00:00 Le président n'allait pas nommer Mathilde Panot à la place de Bruno Le Maire,
00:03 dans les places à Louis Boyard et à la France Insoumise.
00:05 On ne va pas changer de ligne et de cap à l'occasion de ce nouveau gouvernement.
00:10 C'est une nouvelle dynamique qui s'est mise en place avec l'arrivée de Gabriel Attal.
00:13 Ça devrait vous réjouir d'ailleurs un Premier ministre de 34 ans
00:15 qui se destine à améliorer la vie aussi.
00:19 Je sais que vous y attachez une importance extrême.
00:23 Changer la vie des jeunes, être attentif à leurs conditions de vie.
00:27 Et je pense qu'on peut se féliciter de ça.
00:28 On a des divergences, on a deux lignes politiques différentes.
00:31 La différence entre nous, c'est qu'Emmanuel Macron a gagné deux fois
00:34 les dernières élections présidentielles, contrairement à Jean-Luc Mélenchon.
00:36 Si vous voulez gagner la prochaine, allez-y.
00:38 Je pense que vous êtes mal parti.
00:39 Et combattons plutôt l'adversaire qui est en passe, selon les sondages,
00:42 d'emporter l'élection présidentielle en 2027, Marine Le Pen.
00:45 Faisons en sorte que ce gouvernement soit utile dans les trois années qui viennent
00:49 pour changer la vie des Français, pour continuer ce qui a été fait.
00:52 La Une de la Voix du Nord s'est passée un peu inaperçue il y a quelques semaines,
00:55 il y a quelques jours. 17 000 emplois dans les Hauts-de-France.
00:58 Ça veut dire qu'on met plus d'emplois à disposition des Français,
01:03 et notamment des habitants des Hauts-de-France,
01:04 que l'on en détruisait il y a encore quelques mois, quelques années.
01:06 Ça, c'est le signe que la politique, ça met du temps, j'en conviens,
01:09 mais elle commence à porter ses fruits, et notamment d'un point de vue de l'emploi.
01:12 Ce qui, je pense, doit être notre priorité.
01:14 Faire en sorte qu'à la fin, ce gouvernement qui vient d'être nommé,
01:18 à la fin du quinquennat d'Emmanuel Macron, le deuxième,
01:20 soit celui qui aura réduit le plus le taux de chômage depuis 40 ans.
01:26 Et c'est ce qui nous permettra, je crois, et je suis sûr que vous en féliciterez également,
01:29 Louis Boyard, de barrer la route du Rassemblement National.
01:32 Après qu'un parti...
01:33 - Mais alors précisément, en quoi ceux qui ont été nommés ce soir
01:36 sont censés vous aider à atteindre plus facilement ces objectifs ?
01:38 - Je crois qu'on est dans une forme de continuité.
01:40 - Les choix politiques, les nominations, ce sont aussi des messages.
01:42 Quels sont les messages de cette soirée ?
01:44 - C'est le dynamisme, c'est le réarmement.
01:46 Encore une fois, on l'a redit dans la bouche du président de la République,
01:50 dans celle du Premier ministre, de la nation.
01:52 Le réarmement civique, le réarmement industriel, le réarmement écologique,
01:55 et tout cela, parfois, oui, ça prend du temps.
01:58 Et parfois, il faut donner une nouvelle énergie, un nouveau cap, une dynamique.
02:02 Et je crois qu'avec ces nouveaux ministres, nous y arriverons.
02:04 Et nous arriverons à remplir les objectifs qui sont les nôtres,
02:07 ceux du président de la République, oui, depuis 7 ans.
02:09 Oui, depuis 2017 que le président de la République porte cette politique.
02:14 Quand on parle de Nicole Belloubet, j'entends parfois déjà,
02:17 depuis une heure que le gouvernement est nommé, qu'on lui jette des anathèmes.
02:21 Mais ça me... Pardon, je trouve ça, mais désolant.
02:24 Nicole Belloubet, c'est un exemple de méritocratie républicaine.
02:27 C'est quelqu'un qui, par ses études, par son travail,
02:31 est devenu rectrice, est devenu ministre de la Justice,
02:33 qui amène une certaine forme d'autorité aussi.
02:35 Je crois que ça peut vous plaire, Jean-Sébastien Ferjou,
02:38 à l'éducation nationale après son passage à la Justice.
02:40 On ne peut pas, une heure après une nomination d'un ministre de l'éducation nationale,
02:45 lui jeter le probre. Je crois qu'il faut lui faire confiance.
02:48 Et si le président de la République lui fait confiance,
02:50 je pense que les Français doivent lui accorder une certaine forme de confiance.
02:53 Et la juger sur pièce.
02:55 Et quand je vois déjà les colibés, les moqueries,
02:58 parfois les critiques très acerbes qui se sont formulées à l'égard de ce gouvernement,
03:03 laisser ce gouvernement agir,
03:05 je pense que le bilan qui est le nôtre n'est pas parfait.
03:08 Mais il est fait de conquêtes, de réussites, de succès,
03:10 sur l'emploi, sur l'écologie, sur la santé,
03:13 avec des milliards d'euros qui ont été déboursés
03:15 pour améliorer les conditions de l'hôpital.
03:17 Frédéric Valthou est l'un des meilleurs connaisseurs de l'hôpital public en recherche.