00:00 Oui, c'est une bonne chose qu'elle soit partie.
00:02 Elle est maintenant clairement hors jeu de l'éducation nationale.
00:05 Elle avait de toute façon beaucoup abîmé.
00:07 L'éducation, il n'était plus possible de travailler avec elle.
00:10 Emmanuel Macron a mis un peu de temps à s'en rendre compte quand même,
00:12 parce qu'en quatre semaines, on s'est enfoncé dans la crise,
00:14 on a perdu du temps.
00:15 Aujourd'hui, il est temps de tourner la page.
00:17 On ne regrettera pas Amélie Oudéa-Castelar, ça c'est certain.
00:20 Maintenant, il faut voir ce qu'on va écrire sur cette page-là.
00:23 Et de ce point de vue-là, on est quand même face à une nouvelle ministre
00:25 qui est au pied du mur vu la crise que traverse l'éducation nationale.
00:29 On a donc une ancienne ministre, on le disait,
00:31 qui a été ancienne rectrice de Limoges, puis de Toulouse,
00:34 donc qui connaît quand même ce domaine,
00:36 qui a été garde des Sceaux sous Édouard Philippe.
00:39 Est-ce que vous lui faites confiance ?
00:41 Vous savez, la confiance, ça se construit sur des actes,
00:44 sur des actes très concrets.
00:46 Moi, ce que je constate, c'est que c'est effectivement quelqu'un
00:48 qui connaît le monde de l'éducation nationale,
00:50 qui sait un peu à quoi ressemble une académie, un rectorat, un collège, un lycée.
00:55 Mais ensuite, la véritable question,
00:58 c'est de savoir quelle ministre elle sera.
01:00 Est-ce qu'elle aura les marges de manœuvre pour pouvoir,
01:03 finalement, prendre la mesure de la crise que traverse l'éducation nationale ?
01:06 Est-ce qu'elle sera la ministre à l'image de la rectrice qu'elle a été,
01:09 comme ça a été rappelé à l'instant,
01:11 une personne qui est capable, à un moment, de taper du poing sur la table
01:14 et de dire qu'on va dans la mauvaise direction pour les élèves et les personnels ?
01:18 Est-ce que ça sera une ministre qui, finalement,
01:21 est capable de dire que les gadgets comme l'uniforme,
01:24 ce n'est pas la priorité aujourd'hui, comme elle l'a écrit il y a quelques années ?
01:27 Ou est-ce qu'elle sera, finalement, une forme de collaboratrice
01:30 de Gabriel Attal et Emmanuel Macron,
01:32 auquel cas elle passerait à côté des immenses enjeux
01:35 qui sont ceux de l'éducation nationale aujourd'hui ?