00:00Louis de Raguenel, j'aimerais qu'on évoque avec vous une information européen concernant une affaire absolument macabre,
00:06la découverte d'un corps démembré placé dans une valise sous le pont de Sterlitz dans le 12e arrondissement de Paris.
00:12Louis, on n'en sait plus aujourd'hui sur le profil de l'homme qui aurait commis cet homicide, expliquez-nous.
00:17Oui, c'est une information de Jean-Baptiste Marty.
00:20Oui absolument, l'homme n'est pas très vieux, il est né le 7 octobre 1989 dans le 20e arrondissement.
00:26C'est un sans-domicile fixe qui est domicilé dans une association dans le 13e arrondissement,
00:30et donc qui était auxiliaire de vie et qui s'occupait de sa victime qui souffrait d'une sclérose en plaques.
00:37Il était l'auxiliaire de vie de la victime ?
00:38Absolument, et donc il est connu au traitement des antécédents judiciaires entre 2008 et 2020
00:44pour usage de stupéfiants, violence aggravée, recel, association de malfaiteurs,
00:47violence sur personne dépositaire de l'autorité publique, rébellion, vol, menace de mort, vol par effraction.
00:52Il avait deux fiches au fichier des personnes recherchées.
00:55Comment on peut être auxiliaire de vie ?
00:57C'est la grande énigme.
00:58L'association qu'il a placée.
00:59Il a expliqué aux policiers, puisqu'il s'est constitué prisonnier au commissariat de la Défense à côté de Paris,
01:06il a expliqué d'être auxiliaire de vie de la victime qui souffrait, on vient de le dire, de sclérose en plaques.
01:12Il s'est rendu, alors qu'il portait des soins habituels à sa victime, c'est ce qu'il a déclaré aux policiers.
01:21Sa victime a eu des propos irrespectueux envers sa femme.
01:25Donc il s'est énervé, le frappe à mains nues avant de le tuer.
01:29Il conserve ensuite le corps dans l'appartement pendant un mois avant de se décider à le découper,
01:35à le mettre dans une valise et dans des sacs au moment où il s'est rendu.
01:39Il avait 1,16 mg d'alcool par litre de sang.
01:43Il était positif à la cocaïne.
01:45Et puis, pendant la soirée, il a livré des détails un peu macabres sur les...
01:49N'en rajoutez pas trop non plus, Louis, parce qu'on a noté les spectateurs et les auditeurs qui sont au bord du malaise.
01:55Il a découpé le corps, mais c'est terrible que ça puisse se dérouler.
01:59En tout cas, c'était les informations européens, François Biconi.
02:03Après, c'est des gens qui sont vraiment une pathologie, c'est des psychopathes.
02:07Mais comment on peut être auxiliaire de vie ?
02:09Le problème, c'est que s'il est dans un parcours social, dans un foyer, pour personne en situation de fragilité sociale,
02:15il y a des associations qui essaient de les accompagner, de les réinsérer, de leur proposer de l'emploi.
02:19Je ne sais pas si c'est le cas là, mais c'est souvent le parcours qui, la plupart du temps, fonctionne bien.
02:23Mais il a dû se retrouver dans ce parcours.
02:25Moi, ce que ça m'assoit, c'est qu'on est dans une société souvent victimaire.
02:29Et j'ai l'impression que les handicapés ne sont pas les mieux traités.
02:33Pour le coup, ils sont réellement... Enfin, on sait que c'est très difficile.
02:37Ça peut être très difficile à vivre.
02:39Ça nécessite une vraie assistance, pour le coup.
02:41Et on se dit qu'ils sont maltraités par la société, en quelque sorte.
02:45Si on laisse des personnes être auxiliaires de vie, c'est qu'il y a un problème.
02:49Donc, souvent, je suis contre la victimisation.
02:52Et là, je pense qu'on ne parle trop peu de la situation des gens qui sont en situation de handicap.
02:57En fait, c'est toute la problématique quand vous voulez réhabiliter quelqu'un, justement,
03:02parce que oui, on peut faire des bêtises dans sa vie, et puis, d'un seul coup, on peut se racheter une conduite.
03:06En fait, c'est l'idée aussi, quand vous allez en prison,
03:09normalement, vous devez en sortir un jour de votre prison.
03:11Vous payez votre dette à la société, et on doit vous réhabiliter dans la société.
03:14Des fois, on y arrive. Il y a aussi des cas où ça marche.
03:17Et aussi, on n'y arrive pas, malheureusement.
03:19Là, en l'occurrence, c'est tout ce parcours, encore une fois, qu'on aurait dû regarder.
03:23L'association, il ne faut pas cacher, peut-être qu'elle a réussi à réhabiliter des gens aussi.
03:28Oui, il y a peut-être eu des réussites. Là, il y a un drame.
03:31Un petit psychiatriquement problématique, effectivement.
03:36Il aurait peut-être fallu détecter et ne pas mettre cette personne-là.
03:39Mais maintenant, c'est très compliqué.
03:40Deux fiches rachées des personnes recherchées, ça intrigue un peu, quand même.
03:44Je suis d'accord, mais après, encore une fois, c'est des choix qu'ont fait des associations pour réhabiliter des gens.
03:50Et moi, je suis d'accord avec vous. Il y a un moment donné, il faut regarder un petit peu le CV de la personne.
03:54Il y a peut-être d'autres choses à faire que de travailler dans une main.
03:57L'association doit absolument faire l'enquête nécessaire.
04:02Il y a eu deux fiches. Je ne sais pas si les fiches étaient encore actives.
04:06Les associations, elles reçoivent aussi des données de l'État.
04:09Oui, mais on doit regarder qu'on prend les mineurs.
04:12C'est quand on est avec des enfants que, par exemple, la collectivité ou l'association doit regarder selon s'il y a un cas ou pas.
04:18Mais dans certains cas, effectivement, par rapport à ce qu'Alexandre disait, je ne suis pas sûr que dans ce cas-là, on ait l'obligation d'eux.
04:24Alors, les collectivités, elles le font aussi dans le cadre des centres communaux d'action sociale.