00:00Oui, moi je suis un peu estomaqué pour ne pas dire choqué du soutien de la ministre
00:10à la possibilité du sponsoring des sites de Paris Sportif et de lui épargner cette
00:17contribution supplémentaire. Ma collègue Raymond de Ponce et Mange l'a bien décrit.
00:22Ces plateformes de Paris en ligne ciblent des publics très vulnérables, des joueurs
00:31deviennent addicts dans les quartiers populaires ou dans les endroits où ils ont peu de perspectives
00:37d'avenir et ces plateformes sont extrêmement efficaces pour les cibler et les entraîner
00:44dans l'addiction.
00:45Et puis, les paris en ligne sont aussi un fléau pour les sportifs.
00:49Je veux bien qu'on dise que ça préserve un écosystème, mais en réalité, c'est
00:54à travers ces plateformes, y compris sur des joueurs semi-pro ou amateurs, quand les
01:02paris sont possibles, je pense au tennis par exemple, où des joueuses se font cyberharceler
01:08en masse parce qu'elles ont perdu un match et que les codes sur ces sites étaient alléchantes
01:14et donc, elles sont aujourd'hui victimes de cyberharcèlement de masse.
01:18Et donc, pour moi, ces plateformes de Paris en ligne ne sont pas des soutiens au sport,
01:23mais sont des parasites et contribuent à rendre cet univers toxique pour un certain
01:29nombre de personnes.
01:30Et donc, je ne comprends pas le soutien du gouvernement à ces plateformes.
01:34On a interdit le sponsoring pour un certain nombre de produits.
01:36Je pense aux crypto actifs, par exemple.
01:38A raison, je pense qu'on devrait aussi envisager cette interdiction sur les plateformes de
01:43Paris Sportif.