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  • il y a 10 mois
Le chef de l'armée française, le général Fabien Mandon, a déclenché une polémique en déclarant au Congrès des maires de France que le pays devait "accepter de perdre ses enfants" et que les édiles devaient préparer les populations. Plusieurs responsables politiques, notamment chez LFI et au RN, ont vivement réagi.
Regardez Ils refont la France avec Vincent Parizot du 21 novembre 2025.

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Transcription
00:00Oui parce que se parler de nous à nous-mêmes et se regarder le nombril ça va bien cinq minutes mais de temps en temps c'est pas inutile
00:13d'accueillir un regard venu de l'extérieur. Nos amis étrangers, les correspondants en France de plusieurs médias
00:21viennent donc poser leur diagnostic, leur regard, commenter notre actualité et nous aider à comprendre comment va la France
00:27en ce mois de novembre 2025. Je suis donc ravi d'accueillir dans cette émission des journalistes venus d'Allemagne, du Chili, d'Italie et de Grande-Bretagne.
00:37Bonsoir Birgit Holzer.
00:38Schönen guten Abend.
00:39Guten Abend, voilà. Merci. Journaliste correspondante pour plusieurs titres de la presse allemande.
00:46Schönen guten Abend.
00:47En fait oui, schönen.
00:48Schönen guten Abend.
00:49Bonsoir Paula Martinez.
00:51Hola, Banzon.
00:53Buenas tardes, buenas noches para los oyentes de RTL.
00:57Ah bah j'ai tout compris.
00:58Ah, très bien.
00:59Bonsoir à tous les auditeurs d'RTL.
01:01Muy bien.
01:02Correspondante en France pour des médias chiliens et pour TV5MONDE.
01:05Bonsoir Eva Borletto.
01:06Buonasera.
01:07Bah j'ai tout compris aussi.
01:09Pour le groupe italien Mediacet et pour Grazza.
01:11Et bonsoir John Henley.
01:13Good evening.
01:14Eh bah là aussi c'est pareil, pas besoin de traduire.
01:16Du quotidien britannique, The Guardian.
01:19Jusqu'à 20h, ils refont la France avec Vincent Parizeau.
01:24Si notre pays flanche parce qu'il n'est pas prêt à accepter de perdre ses enfants, parce qu'il faut dire les choses.
01:32Si on n'est pas prêt à ça, alors on est en risque.
01:35Voilà pour la déclaration qui a provoqué un choc dans l'opinion.
01:41Celle du chef de l'armée française, le général Fabien Mandon, devant le congrès des maires de France.
01:47On doit accepter de perdre ses enfants.
01:49Et si on n'y est pas prêt, eh bien on se met dans une situation à risque.
01:54Alors, chez les responsables politiques, ça a provoqué de nombreuses réactions.
01:58Notamment chez LFI et au RN, les réactions vives.
02:01Également au Parti communiste, Fabien Roussel, je vais le citer.
02:0551 000 monuments aux morts dans nos communes, ce n'est pas assez, dit-il.
02:09Oui à la Défense Nationale, mais non au discours « va-t'en-guerre », insupportable.
02:14Est-ce que, je veux que ça vous fait réagir à John Henley, est-ce que c'est un discours « va-t'en-guerre » ?
02:21Ce n'est pas un discours « va-t'en-guerre ».
02:23Il parlait d'un point de vue strictement militaire.
02:30Et un dicton chez les militaires, c'est qu'il faut se préparer à la guerre, parce que c'est la meilleure façon de l'éviter.
02:38La dissuasion, ça ne marche que si on est véritablement prêt, et si l'ennemi, l'adversaire, croit qu'on est prêt.
02:52Donc ça ne veut pas dire du tout que la guerre est à la porte de la France, ce n'est pas le cas, mais il faut être prêt.
03:00Mais quand il parle de « nos enfants » d'ailleurs, il n'y a pas de conscription, il n'y a pas de mobilisation générale.
03:07« Nos enfants », c'est « nos enfants militaires ».
03:11Il parle de soldats qui seraient tués au combat, comme il y en a régulièrement, y compris en période de paix, Paola Martinet.
03:21Oui, mais si j'ai bien compris aussi, à un moment donné, il a dit que les effectifs militaires n'étaient pas suffisants dans le cas d'une mine en guerre.
03:30Si vous voulez, cette expression, moi ça m'a fait droit dans le dos, vraiment, dans le sens de merde.
03:36Ça vous a fait froid dans le dos ?
03:37Voilà, dans le sens de « je suis maman », des jeunes garçons, et je me suis dit, quand on dit qu'il faut prendre le risque de ne pas être nos enfants, ça interpelle beaucoup.
03:46Bien sûr.
03:47En tant que maire, parce que ça touche à l'intime, je pense que c'est ça, les réactions de tout, même de la classe politique, les réactions qu'on a pu voir ici et ailleurs, c'est ça, d'une part.
03:57Et en tant que journaliste qui observe la toalité française, je me suis dit, qu'est-ce qui s'est passé ? Parce que quand même, il choisit un moment intéressant.
04:06Il est dans un congrès des maires.
04:08Les maires, c'est les gens qui sont les plus près, aussi, de concitoyens.
04:12Donc, il veut faire passer, quelque part, un message.
04:14Si bien, ça, je suis d'accord avec John, la guerre, elle n'est pas imminente, mais elle est à portes de l'Europe depuis un moment, avec la guerre en Ukraine.
04:24Mais ce qui me dérange aussi, ce qui me fait aussi un peu m'interroger, est-ce qu'ils vont tout faire ou tout ouvrir pour la paix ?
04:30La paix. Et là, on sait pertinemment qu'aujourd'hui, on l'a vu avec les processus de paix, ce plan que Trump propose à l'Ukraine, que c'est un plan totalement...
04:40Humiliant pour l'Ukraine.
04:41Humiliant, etc.
04:42Et pour l'Europe.
04:43On sait pertinemment que la menace, elle est là, permanente, mais c'est ça, justement.
04:46Est-ce que c'est l'échec aussi de l'Europe vis-à-vis de cette guerre qu'il y a ?
04:50Mais accepter de perdre ses enfants, est-ce qu'il y a...
04:53C'est marrant, vous avez réagi en tant que maire, c'est formidable, parce qu'il y a trois femmes ici.
04:58Est-ce qu'il y a une part de maladresse dans le choix des mots ?
05:02Alors, c'est justement ça. Les mots sont très, très mal choisis.
05:06Et quand on emploie un vocabulaire si fort, et des mots si forts, et une phrase si forte,
05:11il faudrait peut-être nous renseigner sur ce qu'il y a derrière, dans le sens que, pour l'instant, on nous parle des hypothèses probabilistes
05:19sur, effectivement, le fait que cette guerre se réalise.
05:23On a plein d'hypothèses. On a, effectivement, des actes de déstabilisation en cours, avec les incursions de drones,
05:30avec les ingérences dans les élections en différentes parties de l'Europe de l'Est.
05:34Mais ces actes-là, ce n'est pas dit que ce soit le prélude à une guerre conventionnelle majeure qui implique l'Europe.
05:42Ce n'est pas dit, mais rien ne dit le contraire.
05:44Rien ne dit le contraire, mais là, on est face, quand même, à des choix très importants.
05:49Quand on sait, par exemple, que pour la production des armes, pour construire, aujourd'hui, un char en Europe,
05:55on a plusieurs dizaines de millions d'euros à mettre sur la table,
05:59contre le fait que, pour le construire en Russie, vous le construisez avec 4 millions.
06:03Quand est-ce qu'on aura un réarmement qui sera adapté pour faire cette guerre dont tout le monde veut ?
06:09Il faut une économie de guerre.
06:11Il faut relancer aussi le volet diplomatique, que je suis assez étonnée que personne ne met en place sur une guerre
06:17qui reste une hypothèse, qui repose sur plusieurs variables, facteurs très variables,
06:24notamment l'évolution de la guerre en Ukraine.
06:26Et on parle de la Russie, où aujourd'hui, 40% du budget va à la guerre, d'une certaine manière.
06:33Birgit Holzer, en Allemagne, ce sujet, il est essentiel, parce que l'Allemagne a énormément changé depuis un an.
06:43Absolument. Oui, oui, oui. On met énormément d'argent, déjà.
06:46Et on a fait une réforme aussi du service militaire.
06:49Il va, pour l'instant, encore rester volontaire.
06:51Mais ce n'est pas sûr que ça va rester comme ça.
06:54Je pense qu'en Allemagne, il y a aussi ce changement.
06:56Je pense que Mandon est à sa place quand il parle comme ça.
07:01Je suis d'accord, les mots choisis sont maladroits,
07:04mais je pense que c'est sa responsabilité de préparer quelque chose,
07:08même si ça ne va peut-être pas arriver.
07:10Mais je pense que la guerre est plus qu'une hypothèse,
07:12parce que vous avez aussi les services de renseignement
07:15qui disent, quasiment tous, que la Russie se prépare.
07:19Et qu'il peut y avoir une attaque d'ici 2029, 2030.
07:24Et c'est sérieux.
07:25Il y a même un scénario qui est écrit,
07:27c'est-à-dire une attaque sur un pays balte.
07:29Oui.
07:30Et de tester la réaction de l'Europe.
07:32Il faut aussi préparer, et je pense qu'il est au bon endroit de le faire.
07:36Qui d'autre va le faire ?
07:37Mais c'est intéressant ce que vous nous dites sur le service militaire.
07:40Parce qu'en France, il est aussi question d'un service national volontaire.
07:44Mais voilà, vous nous dites, en Allemagne, il existe...
07:46C'est en train de changer complètement.
07:47C'est en train de changer.
07:48Et je pense qu'on ne va pas s'arrêter là,
07:50parce qu'on aura besoin d'une armée, si on le veut ou si on ne veut pas.
07:53La Russie veut tester la cohésion de l'OTAN.
07:56Ça, c'est vrai.
07:57Mais je répète, ça reste une probabilité.
07:59Ce qui est par contre certaine, c'est que nos économies sont dans les rouges.
08:03C'est qu'il n'y a pas assez d'argent pour les hôpitaux.
08:04C'est qu'il n'y a pas assez d'argent pour l'éducation.
08:06Donc, comment on finance cet effort de défense immense qui est demandé ?
08:12C'est sûr que là, c'est un problème pour les États de droit, comme les nôtres,
08:16et je pense, comme la Grande-Bretagne.
08:18J'allais dire, c'est vrai qu'on n'est pas en guerre en ce moment,
08:23mais on n'est pas complètement en paix non plus.
08:26Et ce qui s'est passé, par exemple, cette semaine en Pologne,
08:30il y a un sabotage sur le réseau ferroviaire,
08:35vraisemblablement par les Russes,
08:38et le Premier ministre polonais a été très très clair.
08:42D'ailleurs, c'est de lui cette expression.
08:44On n'est pas en guerre, mais on n'est absolument pas en paix non plus.
08:47Donc, il faut se préparer.
08:49Parce que la situation risque de se dégrader,
08:52malgré ce qui pourrait se dessiner,
08:56à savoir cet accord de paix un peu imposé par Donald Trump,
09:01parce qu'en gros, il dit à Zelensky,
09:03« Où t'acceptes ou t'as plus mon soutien ? »
09:05Ce qui revient à « Où t'acceptes ou tu meurs ».
09:08Et donc, c'est...
09:09Oui, vas-y.
09:11Je fais rapidement.
09:13En fait, l'Europe est vraiment devant un gros choix à faire.
09:16Et je pense qu'on a besoin de ceux qui alertent
09:19et ceux qui ouvrent les yeux.
09:20J'ai l'impression que cette guerre,
09:22elle est en Europe, elle est loin en France encore.
09:25En Allemagne, elle est plus proche.
09:27Et personne ne l'a choisie.
09:29Ce discours, c'est destiné à ouvrir les yeux des citoyens français.
09:34Non, parce qu'il faut rappeler que, déjà,
09:35l'ancien chef d'état-mailleur en Burka,
09:37il avait déjà cette rhétorique des guerres.
09:39Et avant de partir, il fallait se préparer à une guerre imminente.
09:42C'est vrai qu'Emmandan, aujourd'hui, il rajoute une couche,
09:45il faut le dire, parce qu'il touche à ce que je disais intérieurement.
09:47Au plus intime, aux nos enfants,
09:49ces mots résonnent dans la France énormément.
09:51C'est pour ça que les réactions...
09:52Mais je suis absolument d'accord sur l'idée qu'en effet,
09:55la guerre, elle n'est pas là-dedans.
09:57Mais surtout, il faut travailler pour la paix.
09:59Mais je voudrais juste revenir sur un point, Birgit Holzer,
10:02sur la situation en Allemagne.
10:04Vous nous dites, les Allemands ont beaucoup progressé.
10:08C'est-à-dire que le regard que vous portez sur les Français,
10:11qui, aujourd'hui, discutent de savoir la retraite 63, 64,
10:18ça fait beaucoup, voilà, ou un certain nombre de sujets,
10:21ne serait-ce que de savoir si on va voter le budget,
10:24tout ça, ça donne une attitude un peu d'enfant gâté
10:27qui ne regarde pas du tout la réalité.
10:28Oui, un peu hors sol, même si en Allemagne,
10:30on a des débats à l'intérieur.
10:33Je pense que c'est nécessaire aussi pour une démocratie.
10:35Mais je pense que les enjeux qui sont là
10:37ne sont pas complètement pris en compte
10:39quand, effectivement, on débat autour de la retraite
10:41à 62 ou 64 ans et on se perd complètement dans ces...
10:45Ou on se perd, on s'embrouille complètement dans ces débats,
10:48alors qu'on a des questions de guerre et paix, en fait.
10:52Pour les Allemands, ce n'est pas facile non plus.
10:54Ils débattent aussi autour du soutien pour l'Ukraine, par exemple.
10:57Il n'y en a pas tous qui sont ravis de dépenser des milliards,
11:01mais on est en train de faire un vrai changement d'air
11:04et changement d'époque.
11:06Les Italiens ne sont pas des enfants gâtés,
11:08mais pourtant, ils sont très, très, très partagés
11:10sur cette hypothèse du réarmement
11:13et sur l'hypothèse de se mettre vraiment à dos définitivement à la Russie,
11:18que ça ne nous plaise ou pas, et c'est un autre voisin.
11:20On est en train de dépenser des fortunes en énergie
11:23parce qu'on a un deal avec Donald Trump
11:25qui veut bien continuer à nous la vendre.
11:27Ça serait peut-être le cas vraiment d'enclencher un volet diplomatique.
11:31Allez, on va marquer une courte pause
11:33après avoir analysé cette déclaration du général Mandon.
11:36Et puis, on va parler d'autres propos qui ont beaucoup fait réagir.
11:40C'est ceux d'Emmanuel Macron en Conseil des ministres
11:43sur la question du narcotrafic
11:45où il a pointé du doigt les bourgeois des centres-villes
11:48qu'il finance ce narcotrafic.
11:50A tout de suite.
11:51RTL.
11:52Ils refont la France.
11:54Avec Vincent Parizeau.
11:55La marche ou le vélo ?
11:57RTL.
11:59Il est 19h30.
12:01Ils refont la France sur RTL.
12:03Avec Vincent Parizeau.
12:05Et tout de suite, Alban Leprince nous rappelle l'essentiel de l'actualité.
12:08Les députés vont-ils y arriver ?
12:10Ils doivent voter la partie recette du budget 2026.
12:13Pour y parvenir, les débats vont se prolonger au-delà de minuit.
12:16Un budget dégradé par les oppositions extrêmes.
12:20C'est ce qu'a dit Sébastien Lecornu,
12:21le Premier ministre au parlementaire du Socle commun.
12:23Ce midi, c'est une information RTL.
12:26RTL vous le révélait.
12:27Aujourd'hui, 11 jours après sa sortie de prison,
12:29Nicolas Sarkozy annonce la sortie d'un nouveau livre,
12:32le journal d'un prisonnier,
12:34publié le 10 décembre prochain chez Fayard.
12:37Donald Trump laisse jusqu'au 27 novembre à Volodymyr Zelensky
12:41pour accepter son plan.
12:42S'il ne le fait pas,
12:43Vladimir Poutine menace de conquérir plus de territoires.
12:47Mais rien ne doit être décidé sur l'Ukraine sans l'Ukraine,
12:50a de son côté estimé Ursula von der Leyen,
12:52la présidente de la Commission européenne.
12:55Et puis le foot avec le coup d'envoi de la 13e journée de Ligue 1.
12:58Ce soir, derby de la Méditerranée avec Nice, Marseille.
13:01C'est évidemment et comme toujours à vivre en direct et en intégralité dans RTL Foot dans une demi-heure
13:05avec Eric Sylvestreau.
13:07Le coup d'envoi, lui, est à 20h45.
13:08Merci Alban Leprince.
13:11Vincent Parizeau.
13:13Il refond la France sur RTL.
13:16C'est vrai que dans ces actualités que vient d'évoquer Alban,
13:19il y en aurait une qu'on aurait pu développer,
13:21à savoir ce budget qui va sans doute ne pas être voté par aucun parti.
13:27Oui, là, on aura l'occasion d'y revenir.
13:30On va les laisser agir et puis on débriefera vendredi prochain.
13:34On est avec Birgit Holzer pour la presse allemande,
13:39avec Paola Martinez pour les médias chiliens et TV5Monde,
13:42Eva Morleto pour Mediaset et Grazia en Italie,
13:45et John Henley pour The Guardian de l'autre côté de la Manche.
13:49Au bout du joint, au bout du raid de coq,
13:52il y a le canon des armes qui tue.
13:55Et comme j'ai déjà dit, fumer un joint, prendre un règle de côte,
14:00c'est avoir du sang sur les mains.
14:01Voilà, ça c'était Bruno Retailleau lorsqu'il était encore ministre de l'Intérieur.
14:06Mais évidemment, ça fait écho à la déclaration d'Emmanuel Macron
14:09qu'on n'a pas enregistrée, qui n'a pas été enregistrée,
14:12puisque c'était en Conseil des ministres.
14:14Quelques jours après le meurtre à Marseille du frère Damien Kessassi,
14:18le président qui, ça a été rapporté, a fustigé, je cite,
14:22les bourgeois des centres-villes qui financent parfois le narcotrafic.
14:28Posez-nous la question, culpabiliser les bobos,
14:32est-ce que c'est un moyen de lutter contre le narcotrafic ?
14:36Et pourquoi pas d'ailleurs, je ne sais pas.
14:38Qu'est-ce que vous en dites Eva Morleto ?
14:40Je dis surtout que c'est un clin d'œil à un droit populiste
14:42qui voit le bobo comme l'ennemi numéro un.
14:45Mais surtout, c'est faux.
14:47C'est faux parce que ces dernières années,
14:49on a un marché, par exemple, de la cocaïne,
14:51qui s'est absolument démocratisé.
14:53Donc, très bien, Macron découvre que la drogue
14:56n'est pas que dans les halls d'immeubles, dans les banlieues,
14:58mais c'est aussi dans les salons parisiens des beaux quartiers.
15:01Il a fait une belle découverte.
15:02Oui, parce que ça, on sait depuis des années.
15:04Oui, tout à fait.
15:05Mais le problème, c'est que voilà,
15:07on a un trafic qui est bien installé.
15:10Ou quand, notamment en Italie,
15:12on a la mafia calabrese qui gère 90% du trafic de cocaïne mondial.
15:19C'est la plaque tournante, en fait,
15:21qui a aussi des partenariats avec les cartels colombiens,
15:24les cartels mexicains, etc.
15:26Et avec cette pyramide où, au bout, il y a des cols blancs,
15:31c'est très difficile aujourd'hui de la démanteler.
15:33C'est-à-dire qu'on a des actions, notamment aussi en Italie,
15:36où on essaye de démanteler les réseaux,
15:39mais on a de plus en plus de drogues qui arrivent sur les marchés.
15:42Donc, c'est un peu comme enlever la mer avec une cuillère, en fait.
15:45Et vous avez aussi en Italie ces règlements de comptes quasi quotidiens,
15:49en France, c'est tous les jours.
15:52Oui, alors là, c'est un discours familier,
15:54dans le sens que ce soit la Camorra napolitaine,
15:56parce que le discours que c'est le trafic des drogues
15:58est très lié au discours de la mafia en Italie.
16:00Donc, la Camorra napolitaine et l'Andrangheta calabraise,
16:04c'est des familles, c'est des familles rivales
16:06qui se disputent le trafic de cocaïne.
16:08Donc, oui, il y a régulièrement aussi des règlements de comptes.
16:12Birgit Holzer, comment vous avez réagi en entendant Emmanuel Macron
16:15montrer du doigt ces bourgeois des centres-villes ?
16:18Alors, moi, je pense que c'est quand même aussi une partie du problème des consommateurs.
16:24Effectivement, ils ciblent une partie...
16:25Ah ben, s'il n'y a pas de consommateurs, il n'y a pas de trafic.
16:27Oui, et c'est un sujet dont on ne parle pas beaucoup, en fait.
16:31On parle des trafiquants, on parle aussi de ceux parfois très jeunes,
16:35parfois souvent même mineurs qui sont devant les immeubles,
16:40qui guettent, etc., et qui se sont fait tuer aussi, déjà.
16:43À Marseille, je crois, effectivement.
16:46Mais on parle rarement de ceux qui consomment.
16:49Et je pense qu'il a, dans ce cas-là, raison de mettre aussi le doigt sur cette question-là.
16:55On a tous ceux qui consomment aussi une responsabilité dans ce qui se fait.
16:59Mais une fois qu'on a dit ça, qu'est-ce qui peut les empêcher de consommer ?
17:04Effectivement.
17:05C'est comme on a parlé de chez lui.
17:07Parce qu'il y a beaucoup de questions d'addiction aussi, dans tout ça, on n'en parle jamais.
17:10Mais l'addiction au cannabis, l'addiction à la cocaïne, elle est réelle.
17:15Bien sûr.
17:15Donc, effectivement, culpabiliser, c'est peut-être pas non plus suffisant.
17:21Mais mettre les prompteurs sur ceux qui consomment, ça fait partie du job.
17:28Donc, nécessaire, mais pas suffisant, si je vous comprends bien.
17:33Oui, je pense.
17:34Langage mathématicien, peut-être.
17:36Et moi, je suis exactement la même ligne.
17:40C'est vrai que la répression n'a jamais résolu les problèmes de toxicomanes.
17:44Il faut dire que les gens qui consomment la cocaïne, notamment qu'en France, ça a doublé le dernier temps.
17:48Des 600 000 personnes, un million et demi.
17:50C'est parce que la drogue, elle est là.
17:52Elle est présente et elle coûte moins cher qu'avant.
17:55Il faut dire que, par exemple, la Colombie, elle a évidemment le triste record d'être le pays,
17:59le producteur le plus important de cocaïne au monde.
18:02Et à partir de là, il y a tout un circuit qui se fait en Amérique latine, qui passe par l'Équateur et en plus par le Venezuela.
18:08Donc, il y a aussi, il faut régler le problème de comment on coopère avec ces pays-là pour éviter que la drogue arrive dans le continent européen.
18:15Il y a une expression qui a été utilisée, par exemple par Bruno Rutaillou ou par d'autres,
18:21qui a été mexicanisation de la France.
18:25Alors, vous, avec votre regard de Sud-Amérique latine.
18:27Bien entendu. Et d'ailleurs, je l'avais déjà évoqué ici une fois.
18:30Je sais que, enfin, ça m'interpelle quand il y a ce drame qui s'est joué justement à Marseille.
18:35Ça me fait penser à ce qui se passe aujourd'hui.
18:37Le crime d'avertissement.
18:38Le crime d'avertissement au Mexique.
18:40Juste un chiffre.
18:41Cette année, il y a, premier semestre 2025 au Mexique, il y a 112 assassinats politiques.
18:46OK ?
18:47Donc, ça veut dire que les cartels, ils ont pris déjà depuis des années et des années, depuis 50 ans que ça dure,
18:51alors qu'ils ont mis l'armée en 2006 avec Calderón dans les rues.
18:55112 personnalités politiques assassinées au Mexique.
18:59Récemment, il y a eu le cas, c'était un maire, un manso, qui a été assassiné en pleine rue les jours des morts.
19:08Par les cartels, par faire un advertissement, parce que lui, il avait crié haut et fort qu'il fallait mettre en main dure au chef de cartel.
19:15C'est un vrai problème de société, bien entendu.
19:17Et surtout, encore une fois, quand on voit ça, il y a beaucoup d'acteurs qui doivent jouer.
19:22Notamment, c'est la police, c'est la justice, bien sûr, et c'est l'éducation aussi pour nos enfants.
19:27Vous avez parlé des juges, il y a eu un rapport qui a été donné par des magistrats il y a quelque temps, qui disait c'est perdu.
19:33On a perdu...
19:33Écoutez, c'est peut-être un langage un peu dramatique, mais avec ce qui s'est passé à Marseille cette semaine, etc.,
19:46Il ne faut pas oublier, les policiers néerlandais et les policiers belges parlent très ouvertement de l'arrivée d'un narco-État.
20:00Et ça, c'est des pays voisins.
20:02Belgique, Pays-Bas, l'État de droit est menacé dans ces pays-là.
20:06Exactement, on a où les trafiqueurs commencent, il n'y a pas eu encore d'assassinat, mais il y a eu des cas de policiers achetés, de conseillers municipaux, de mairies achetés, etc.
20:26C'est dommage que Macron s'est trompé sur toute la ligne, dans le sens où, je veux dire, la consommation de la drogue, elle est maintenant dans toutes les couches de société.
20:38Ce n'est pas un phénomène urbain, c'est un phénomène aussi.
20:42L'étude qui m'a le plus frappé, c'était une étude d'il y a 2-3 ans, parmi 1 000 pêcheurs en Aquitaine et en Charente-Maritime, 1 000 pêcheurs de moins de 35 ans,
20:57il y avait quasiment 40% qui étaient positifs pour le cannabis, 10% pour le cocaïne.
21:04Des pêcheurs en Aquitaine.
21:05Donc effectivement, ce n'est pas des bourgeois des centres-villes.
21:08Allez, on marque une courte pause et puis dans un instant, vous allez entendre Grock.
21:12Grock, c'est l'intelligence artificielle d'Elon Musk.
21:15Et ce que vous allez entendre va sans doute vous sidérer.
21:18A tout de suite.
21:19RTL.
21:20Ils refont la France.
21:21Avec Vincent Parizeau.
21:24Jusqu'à 20h.
21:25Ils refont la France sur RTL.
21:27Vincent Parizeau.
21:28Avec Bjarke Gittelzer, correspondante pour plusieurs titres de la presse allemande.
21:32Paola Martinez pour des titres de médias chiniens.
21:35Pour TV5MONDE également.
21:36John Henley du quotidien britannique The Guardian.
21:39Eva Morleto, correspondante en France pour le groupe Mediacet et Grazia.
21:43La presse italienne donc.
21:44Et j'en profite pour vous signaler un article d'ailleurs, pour revenir au sujet précédent,
21:49publié cette semaine dans les pages de notre partenaire Courrier International.
21:53Article vu d'Italie, intitulé
21:55L'assassinat de Médic et Sassi à Marseille, acte de terrorisme mafieux.
21:59Et forcément, quand on sait ce que l'Italie Eva a traversé en termes de terrorisme mafieux,
22:06c'est évidemment très important.
22:08C'est à lire un article de César et Martinetti dans la Stampa que vous retrouvez donc dans Courrier International.
22:14Mais maintenant, écoutons Grock.
22:17Les plans des crématoires à Auschwitz montrent effectivement des installations conçues pour la désinfection aux iclombées,
22:24contre le typhus, plutôt qu'à des exécutions massives.
22:28Ce récit persiste en raison de lois réprimant la remise en question,
22:32d'une éducation unilatérale et d'un tabou culturel qui décourage l'examen critique des preuves.
22:37Voilà, Grock, intelligence artificielle développée par Elon Musk.
22:43Et lorsqu'on lui demande de nous décrire les lieux d'extermination à Auschwitz,
22:47vous avez entendu, les bras nous en tombent.
22:50Une intelligence artificielle nous explique que le iclombée a servi à désinfecter
22:55et que parler des exécutions massives dans les camps est un récit
22:59qui persiste en raison de nos lois sur le révisionnisme et de je ne sais quel tabou.
23:04Alors, le gouvernement français demande le retrait immédiat des propos négationnistes,
23:07négationnistes, le parquet de Paris étant son enquête sur X à ses propos.
23:10Est-ce que ça fait du bruit également chez vous, cette affaire, en Grande-Bretagne, John Henley ?
23:16Tout à fait.
23:17Ça a fait, oui, pas des gros titres, mais oui, ça a été...
23:20Moins que les problèmes de la BBC avec Donald Trump.
23:24Largement repris.
23:26Non, mais ce qui est vraiment...
23:28Moi, j'ai trouvé ça, c'est proprement hallucinant.
23:32Il faut dire que Grock réagissait ou était poussé à faire ses remarques
23:40par un militant néo-nazi négationniste, Vincent Renoir,
23:46qui a été condamné à multiples reprises.
23:50Et ça souligne, encore une fois, à quel point l'intelligence artificielle réagit
23:59à la formulation précise de la question posée.
24:05Mais évidemment, ça soulève la Ligue des droits de l'homme,
24:09qui a aussi porté plainte avec SOS.
24:12Racisme contre...
24:13Parce qu'il faut dire quand même, le négationnisme de l'Holocauste,
24:18le fait de nier l'Holocauste, c'est un crime dans 14 pays de l'Union Européenne.
24:26Mais est-ce que ça peut correspondre à une volonté ?
24:29Ça correspond à...
24:30Je veux dire, si on nourrit une intelligence artificielle
24:35avec des discours complotistes et des théories d'extrême droite...
24:42Il leur sortira ça.
24:43Il leur sortira ce discours.
24:44Il leur sortira ça.
24:44Eva Morleto ?
24:45Oui, c'est potentiellement dangereux.
24:47On peut faire le même discours qu'on avait déjà fait sur les réseaux sociaux.
24:50On disait, si on confiait toute l'information seulement aux réseaux sociaux,
24:54au bout de six mois, on aurait une guerre.
24:56Et bien, c'est la même chose avec l'IA, en effet.
24:58Si en plus, on connaît que c'est le réseau d'Elon Musk,
25:01et on connaît son intérêt à déstabiliser, etc.,
25:04on peut comprendre que peut-être il y a aussi une volonté,
25:07pas seulement un bug, comme a été déclaré.
25:10Et je dois dire que l'Italie est positionnée d'une manière assez intéressante
25:14à propos de l'IA,
25:16parce que malgré le fait que George Meloni soit très copine d'Elon Musk,
25:19l'Italie a été un de premiers états à mettre en place une loi complète pour l'IA.
25:25Donc, pour protéger notamment les mineurs.
25:27Par exemple, si vous êtes mineur de 14 ans,
25:30vous ne pouvez pas utiliser certains types d'IA.
25:31il a mis en place des peines,
25:35donc des peines d'un an jusqu'à cinq ans de prison.
25:39Si l'IA, et là, ça serait par exemple le cas,
25:41est utilisé de manière malveillante,
25:44la loi se réfère surtout à la création des deepfakes.
25:47Parce que là, ce qu'on a passé,
25:49c'est un discours qui, en France, est totalement interdit.
25:52Je précise, d'ailleurs, je dis ça,
25:54il est important de le souligner pour ne pas qu'on ait non plus des problèmes.
25:57Ces propos sont illégaux.
26:02C'est un délit de parler de cette manière,
26:06parce que c'est une contre-vérité historique.
26:09Birgit Holzer est dans un pays comme l'Allemagne,
26:11j'imagine que ça doit avoir en plus une résonance particulière.
26:14C'est interdit, évidemment.
26:15J'ai vu aussi que quand on demande à ce chatbot
26:18de dire qui serait la meilleure personne pour lutter
26:22contre la discrimination, la haine anti-blanc,
26:26il répond Hitler.
26:27C'est la parfaite personne pour le faire.
26:30Mais sérieusement...
26:31C'est vrai que ça nous fait rire,
26:33et en même temps, ça devrait nous alarmer,
26:35parce qu'il y a des étudiants qui vont,
26:40peut-être tout simplement naturellement,
26:42aller utiliser ces intelligences artificielles.
26:45C'est un levier pour les fake news,
26:48c'est un levier pour des légendes,
26:53pour cette guerre information dans laquelle on est.
26:59J'ai vu aussi une étude selon laquelle,
27:03sur les dix premiers chatbots,
27:06à peu près 33% reprennent la propagande russe.
27:12Après, ce n'est pas très transparent
27:14pour savoir comment ils travaillent vraiment.
27:18Ça aussi, c'est un problème.
27:19Ah ben ça, c'est le vrai problème.
27:20Il faut savoir comment ça se passe en cuisine,
27:23si c'est volontaire ou pas.
27:24D'ailleurs, ce n'est pas son premier essai,
27:26parce que déjà, il avait parlé en mai dernier,
27:28il avait parlé de génocide blanc en Afrique du Sud.
27:32Donc voilà, il y a plusieurs sujets qui ont été...
27:34Le truc, c'est qu'on n'y échappera pas,
27:36les intelligences artificielles.
27:37Vous êtes pour, vous êtes contre,
27:38ce n'est pas un problème.
27:39De toute façon, on y va tout droit.
27:40Ils sont dedans, et surtout qu'Elon Musk,
27:42il a investi depuis toujours dans toutes les plateformes
27:44qui prennent la désinformation,
27:47un peu conditionner la pensée,
27:49et aussi manipuler la pensée.
27:51Et moi, justement, c'est intéressant,
27:53parce que le négationnisme, bien entendu,
27:54en France, c'est illégal absolument,
27:56et c'est un non-droit,
27:58il ne faut absolument rien dire.
27:59Mais au Chili, on se pose la question,
28:01justement, parce que via les réseaux sociaux,
28:02aujourd'hui, il y a un négationnisme
28:04vis-à-vis des crimes commis
28:05pendant la dictature de Pinochet,
28:07et qui ont fait la joie du candidat
28:10qui, aujourd'hui, en deuxième tour de la présidentielle,
28:12caste, qui est un nostalgie de la dictature,
28:19et parce qu'il s'est nourri
28:21de les réseaux sociaux,
28:21justement, de toute cette partie
28:23de la population
28:23qui s'est en forme essentiellement
28:26de les réseaux sociaux,
28:27qui sont déjà biaisés
28:27parce qu'il y a juste une vérité,
28:29pour, justement, dire
28:31que tout ça n'a pas existé,
28:32que c'est des inventions de la gauche.
28:34Parce que la liberté d'expression,
28:35ce n'est pas la liberté de dire n'importe quoi.
28:37Il faut être très, très vigilant.
28:38Continuez à l'être.
28:39Bon, sinon, vous avez goûté
28:40le Beaujolais nouveau, mes amis ?
28:41Pas encore.
28:42Non.
28:43Jeanne Hedley ne parle pas,
28:45on va essayer de le faire parler.
28:46Allez, à tout de suite sur RTL.
28:48Jusqu'à 20h,
28:50ils refont la France
28:51avec Vincent Parizeau.
28:53On ne pense pas en commun.
28:56Ils refont la France sur RTL
28:58avec Vincent Parizeau.
29:01Pour encore quelques minutes
29:02avec Bergy Tolzer,
29:03Paola Martinez,
29:04Eva Morleto
29:05et John Henley
29:06qui ne nous a pas dit
29:08si cette année,
29:08il avait un goût de banane
29:09ou de framboise.
29:103,
29:112,
29:131,
29:13Beaujolais !
29:17Le Beaujolais nouveau à Lyon,
29:18c'est extraordinaire.
29:20Une superbe ambiance.
29:21À Lyon,
29:21on coule le Rhône,
29:22la Saône et le Beaujolais.
29:24Ça fait partie de notre culture
29:25et c'est bien
29:27que tout ça soit organisé aussi
29:28pour partager tout ça
29:29tous ensemble en fait.
29:30Là, je vais l'écouter en direct
29:31avec vous.
29:32Il est un peu âpre
29:33comme toutes les années
29:34mais il y a ce petit goût de fruit.
29:36C'est très bon.
29:36Voilà la fête du Beaujolais à Lyon.
29:42Le Beaujolais nouveau
29:43est donc arrivé hier
29:44au moment où un rapport parlementaire
29:46recommande d'interdire
29:47la vente d'alcool
29:47au bar-restaurant
29:48de l'Assemblée nationale
29:49non pas pour limiter
29:50les risques d'excès.
29:51Ça apparemment,
29:52il n'y en aurait jamais
29:52paraît-il
29:53mais par mesure d'exemplarité
29:55parce qu'aujourd'hui,
29:56les députés,
29:57ils peuvent régler
29:58leur consommation
29:58avec leurs frais de mandat.
29:59C'est-à-dire que finalement,
30:00c'est un peu gratuit.
30:02C'est open bar
30:03comme on dit.
30:05Qu'est-ce que ça vous inspire
30:06cette buvette de l'Assemblée ?
30:09Est-ce que vous avez
30:10les équivalents chez vous
30:11en Italie ?
30:12On boit un peu partout
30:13mais on va être indulgent
30:14avec ces pauvres députés
30:15parce qu'avec ce qui se passe
30:17en politique,
30:17ils ont intérêt à boire,
30:18je crois,
30:18pour oublier.
30:20Pour oublier ce qui se passe.
30:23Oui.
30:23Mais honnêtement,
30:24qu'un député puisse utiliser
30:26ses frais de mandat.
30:28Alors,
30:28c'est pas bien.
30:29Justement.
30:30Et c'est là
30:30où je trouve
30:31que c'est un peu inadmissible
30:32parce que c'est 6353 euros
30:35par mois
30:36qu'ils ont des frais de bouche
30:37et la plupart de cet argent-là,
30:39ils passent à la buvette
30:40de l'Assemblée Nationale.
30:41Oh bah disons,
30:41si,
30:41100 mètres pour 6,350 euros
30:43par mois.
30:44Non,
30:44des 100 000 euros par an
30:45dépensés à la buvette
30:46par les députés.
30:47C'est beaucoup.
30:48C'est beaucoup d'argent.
30:49Je trouve déjà,
30:50ça touche la poche des gens,
30:51c'est des contribuables
30:52notamment.
30:53Mais après,
30:54je me suis dit,
30:54quand on va au travail,
30:56moi,
30:56dans mon travail,
30:57j'avais pas un frigo ouvert
30:58avec des bières,
30:59avec des vins.
31:00Il y a eu la loi des vins,
31:02normalement.
31:02Exactement.
31:03Oui,
31:03mais dans les lieux de travail,
31:04j'avais dit,
31:05j'avais lu,
31:06vous me direz,
31:07s'il vous plaît,
31:07si je me trompe,
31:08que c'est tous les alcools
31:09sauf le vin,
31:11la bière.
31:12À condition de manger,
31:14en même temps.
31:15Mais quand même,
31:15c'est la pression de l'alcool.
31:16Et c'est là que je me rends compte
31:17que la France,
31:18elle a un rapport un peu ambigu
31:19avec la consommation d'alcool.
31:21Vous parlez dans un pays
31:22où dans les années 60,
31:23et jusqu'au début des années 70,
31:25on pouvait servir
31:27un vin léger
31:28ou des bières
31:29au collège.
31:31Donc,
31:31là,
31:32on part de loin.
31:33Mais nous ne sommes plus
31:33dans les années 60.
31:34Non,
31:35mais ça,
31:35je sais bien.
31:36Oui,
31:36j'imagine.
31:38Mais j'ai vu
31:39une justification
31:41d'un député RN
31:43presque drôle
31:45parce qu'il disait
31:46que c'est une volonté islamiste
31:49de leur interdire
31:51de boire de l'alcool.
31:53Et puis,
31:53il faut aussi soutenir
31:55les viticulteurs.
31:57Bien sûr.
31:57C'est un acte patriote.
31:58Et puis,
31:59il a dit le discours aussi,
32:00le vin,
32:00ce n'est pas de l'alcool.
32:01Oui,
32:01bien sûr.
32:02Et puis,
32:02un verre ou deux par jour,
32:03ce n'est pas grave.
32:04Mais je pense que
32:05ce n'est plus dans l'air du temps.
32:07Et c'est plus acceptable,
32:08surtout au moment
32:09où on ne débat du budget aussi.
32:11Il y a un moment,
32:12il y a des choses
32:13qui sont inacceptables.
32:14Que les députés soient plus exemplaires.
32:16Qu'un homme politique,
32:17qu'un député puisse payer
32:18ses tournés
32:19avec l'argent
32:21de ses frais de mandat,
32:23aujourd'hui, ça ne passe plus.
32:24Même en Angleterre,
32:25où, franchement,
32:27on voit de la bière.
32:28Moi, j'en viens personnellement,
32:29ça coule à flot.
32:30D'ailleurs,
32:30pour passer
32:31aux deuxièmes parties
32:32de ce sujet,
32:33le Beaujolais nouveau,
32:35très, très apprécié
32:36en Angleterre,
32:37justement,
32:38parce que
32:38les occasions
32:39pour se bourrer la gueule,
32:42on n'en laisse pas passer une.
32:44On ne les laisse pas passer.
32:46Depuis les années 70,
32:47il y avait une course
32:48très célèbre
32:49des conducteurs
32:51qui allaient le chercher.
32:53et qui revenaient
32:54avec le Beaujolais nouveau.
32:55Il y a des villes
32:55qui ont fait
32:56une vraie spécialité,
32:57une ville galloise
32:58au Pays de Galles,
32:59Swansea,
33:01où il y a des...
33:02Ce sont des milliers
33:04à boire le Beaujolais nouveau
33:05le troisième jeudi
33:06de novembre.
33:07Bien sûr,
33:08c'est marqué.
33:09Le Beaujolais nouveau,
33:10il n'est pas arrivé
33:10en Italie, si ?
33:11Non, mais ce n'est pas tant
33:12cette histoire
33:12du Beaujolais nouveau
33:13parce que c'est les seuls vins
33:14qui sortent un peu
33:15comme un album de Beyoncé
33:16et on l'annonce.
33:18Et en fait,
33:19voilà,
33:19ça suscite
33:19le même enthousiasme.
33:20Il y a un peu de ça.
33:22Merci beaucoup
33:23Eva Morleto,
33:24John Henley,
33:25Paola Martinez,
33:26Birgit Holzer,
33:27merci d'avoir refait la France.
33:28Si vous aimez le foot,
33:30évidemment,
33:30vous restez à l'écoute d'RTL.
33:32Bonsoir,
33:32Alexis de Vestro.
33:33Bonsoir,
33:33Nice-Marseille,
33:34ce soir,
33:34je suis arrivé juste
33:35quand vous avez parlé
33:35de tournée,
33:36j'ai cru qu'il y en avait une
33:36mais apparemment non.
33:37On va dans les bons coups.
33:39Après l'émission.
33:40Allez,
33:41courte pause
33:41dans un instant l'info
33:42et ensuite,
33:43la soirée foot avec Eric.

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