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Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 24 septembre 2026.
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00:0312h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole.
00:06Avec Amandine Bégaud.
00:08Et on peut revenir bien sûr sur cette affaire dans l'Essonne.
00:12Une enseignante frappée il y a une quinzaine de jours par un élève de 8 ans.
00:16On apprend aujourd'hui que le petit garçon en question souffre d'un handicap sévère.
00:21Le ministre de l'éducation nationale a demandé à ce qu'il soit placé dans une unité spécialisée.
00:26Alors même d'ailleurs qu'il avait droit à cette place mais qu'il ne l'était pas.
00:31Ça relance ce qui est sur le débat autour de l'inclusion et de l'intégration des enfants en situation
00:38de handicap à l'école.
00:39Débat aussi autour bien sûr des moyens et des fameuses AESHC.
00:43Les hommes et ces femmes qui accompagnent au quotidien les enfants qui en ont besoin.
00:48Si vous avez été confronté à ce genre de situation, vous nous appelez au 3210
00:51où vous nous envoyez un petit message sur l'application RTL.
00:55A retenir également aujourd'hui bien sûr cette intervention télévisée d'Emmanuel Macron ce soir.
01:02Le président qui prendra la parole dans les JT de TF1 et de France 2.
01:06Il s'agit bien sûr d'évoquer la question des prix des carburants et surtout la situation internationale.
01:11Les deux bien sûr étant liés.
01:13On peut revenir aussi sur cette proposition qui a de quoi étonner.
01:17Si on vous payait pour vous faire vacciner.
01:20C'est l'une des 22 pistes proposées dans un rapport qui a été remis au gouvernement.
01:24L'idée c'est d'instaurer une sorte de bonus pour ceux qui se font vacciner.
01:27Vous auriez droit à une ristour de votre mutuelle.
01:30Est-ce que c'est une bonne idée ou pas ?
01:32Alors qu'on sait que le taux de vaccination n'est pas toujours dans la moyenne de nos voisins.
01:37Là encore vous pouvez réagir au 3210 ou sur l'application RTL.
01:41Et puis la visite du pape J-1.
01:43Est-ce que vous allez y participer, la suivre ?
01:46Là encore je vous attends, j'attends vos témoignages.
01:493210 ou un message sur l'application RTL.
01:52La météo avec vous Marina.
01:54D'abord pour cet après-midi.
01:56Je trouvais qu'il faisait un peu gris au-dessus de Paris.
01:58Il y a un voile nuageux qui devait se dissiper un peu plus.
02:00Il va rester là.
02:02Alors il laissera passer la lumière.
02:03Puis vu les températures ce n'est pas désagréable.
02:04Mais oui il y a ce voile nuageux.
02:06Des Hauts-de-France en allant vers la région parisienne.
02:09Et puis en descendant vers le centre et les Alpes.
02:11Il y a un voile qui est un peu plus épais vers l'Auvergne, la Bourgogne-Franche-Comté et le
02:15Grand Est.
02:16En revanche pour les autres régions.
02:17Donc si vous allez vers l'Atlantique, vers la Bretagne, les Pays de la Loire, la Nouvelle-Aquitaine.
02:21Et puis aussi vers le littoral méditerranéen.
02:24Vous, vous aurez du grand soleil.
02:26Et ça, ça va engendrer des températures en hausse.
02:28Là où le soleil va le plus briller.
02:2933 à Biarritz.
02:30C'est 9 degrés de plus qu'hier.
02:3233 à Montauban, 33 à Bordeaux.
02:35Parce que là le ciel est vraiment dégagé.
02:3732 à Limoges, 32 à La Rochelle.
02:39Là c'est 2 degrés de plus qu'hier.
02:4031 à Nantes qui en gagne 2.
02:43Il fera sinon 29 à Marseille, 28 à Brest.
02:45Brest qui en gagne 7.
02:4728 à Nevers et à Lyon.
02:49Là vraiment le soleil a vraiment un fort effet sur l'ouest du pays.
02:5227 à Orléans, 24 à Paris.
02:552 degrés de moins qu'hier en raison de ce voile nuageux.
02:5723 à Reims et 21 à Lille.
02:59Ça reste au-dessus des moyennes de saison.
03:00Et alors pour la suite, on parlait notamment de la visite du Pape en France.
03:03Il y a cette veillée demain soir au Stade de France.
03:06Samedi, il y aura la messe sur les Champs-Elysées.
03:08Quel temps est prévu ?
03:09Alors un temps sec déjà.
03:1013 ensoleillés demain sur Paris mais sur l'ensemble de la France.
03:1428 à Paris, demain après-midi.
03:16Température en hausse parce qu'il y aura du soleil.
03:18Vendredi soir, ce sera encore agréable.
03:21Samedi, belle impression.
03:2325 degrés et un temps sec.
03:25Et pour Lourdes et Metz,
03:27donc dimanche, samedi soir, dimanche et lundi,
03:29ce sera un temps sec aussi.
03:30Il y aura quelques passages nuageux
03:32mais les températures seront douces pour la saison.
03:3428 l'après-midi à Lourdes
03:35et 27 à Metz lundi après-midi.
03:37Donc on reste sur la douceur.
03:39Merci beaucoup.
03:40Marina, il est 13h04.
03:42Jusqu'à 14h.
03:44Les auditeurs ont la parole.
03:46Amandine Bégaud sur RTL.
03:49Il m'est arrivé, moi, une déconvenue en tant qu'enseignement à ESH
03:54avec notamment la violence d'un enfant envers moi.
03:57Moi, je suis assez marquée par les salaires qui sont proposés,
04:02qui sont souvent des mi-temps, voire des 80%.
04:05Et ça, c'est préjudiciable
04:07notamment pour les enfants en situation de handicap.
04:10Le message d'Émilie au 3210
04:13qui réagit donc à cette affaire,
04:15cette enseignante frappée par l'un de ses élèves en Essonne,
04:19un enfant de 8 ans dont on apprend aujourd'hui
04:21qu'il est lourdement handicapé.
04:24Ça relance, je vous le disais,
04:25le débat autour de l'inclusion
04:26et les moyens de la prise en charge
04:29des enfants en situation de handicap
04:31dans nos écoles.
04:32On en parle avec vous.
04:33Bonjour Précilia.
04:35Bonjour.
04:35Vous nous appelez d'où ?
04:37De Charles-Dilmazia.
04:39Vous êtes, j'allais dire,
04:41plus ou moins confrontée à ce genre de situation.
04:42C'est-à-dire que vous avez une fille en situation de handicap ?
04:46Oui, elle est reconnue à TDAH
04:48et top, trouble à l'opposition et provocation.
04:51Alors, TDAH, ce sont les troubles de l'attention.
04:55Oui.
04:55On entend beaucoup ces sigles.
04:59Ça veut, j'allais dire, tout et rien dire.
05:01C'est-à-dire qu'il y a vraiment différents niveaux
05:03et différents aspects au quotidien.
05:06Comment ça se manifeste chez votre fille, Précilia ?
05:09En des difficultés dans l'organisation des journées,
05:13dans les règles simples de la vie courante
05:16comme d'aller se laver les dents
05:17ou faire des devoirs.
05:19Et après, Camille, ma fille,
05:21elle a le top en même temps.
05:23Donc, le trouble à l'opposition avec provocation.
05:25Et des fois, quand elle ne veut pas faire,
05:27par exemple, un devoir,
05:28elle peut m'envoyer le cahier dans la tête facilement.
05:31Donc, avec des accès de violence par moment.
05:34Oui.
05:35Vous dites qu'elle a été reconnue comme telle.
05:39Oui.
05:39Elle est accompagnée à l'école ?
05:41Non.
05:42Non ?
05:42J'ai fait un dossier MDPH l'année dernière
05:45avec toute seule de mon côté.
05:48Et en fait, l'école doit remplir un document
05:50que ça s'appelle un GVASCO.
05:52Et on n'a pas du tout de pouvoir, nous,
05:54en tant que parents, sur le GVASCO.
05:56Et en fait, l'école ne voulait pas reconnaître
05:58le handicap de ma fille,
05:59malgré tous les spécialistes qui ont fait une lettre,
06:03qui ont bien précisé son handicap.
06:05Mais alors, c'est reconnu par les médecins,
06:06mais l'école dit non, c'est faux.
06:08Voilà, c'est ça.
06:09Et donc, comme ils ont répondu négativement au GVASCO,
06:12je n'ai pas eu d'aide par la MDPH.
06:14Et j'ai été refusée pour qu'elle ait une AESH à l'école.
06:17Elle est en quelle classe ?
06:18Elle est en CM2.
06:19En CM2, oui.
06:20Donc, elle a 9-10 ans, c'est ça ?
06:22Oui.
06:23Et là, je dois recommencer le dossier MDPH au mois de février
06:26pour espérer avoir de l'aide pour le collège.
06:29Parce que du coup, je suis inquiète pour le collège.
06:30Et en classe, comment ça se passe ? Mal ?
06:33En classe, ça va.
06:35Parce qu'en fait, elle arrive à se canaliser
06:37et elle a des médicaments pour l'aider.
06:40Oui.
06:41Mais le problème, c'est qu'une fois,
06:43j'avais dit à l'institutrice ce qu'elle avait.
06:46Et l'institutrice ne me croyait pas.
06:49Et en fait, j'ai été convoquée le lendemain
06:51parce que Camille a eu une crise
06:53qu'elle n'a pas suggérée, l'institutrice.
06:55Et elle s'est enfermée dans les toilettes
06:56et a voulu s'enfuir de l'école.
06:58Donc, elle s'est mise un peu en danger.
07:00Et le fait que l'institutrice ne veuille pas accepter son état,
07:05enfin, pas son état, mais son handicap,
07:09du coup, ça a été compliqué.
07:11Elle n'a pas su gérer.
07:13Merci beaucoup, Précilia, pour ce témoignage.
07:16Restez avec nous.
07:17On va accueillir Karim.
07:17Bonjour, Karim.
07:19Bonjour.
07:20Vous, votre fils a 13 ans.
07:22Ça fait plusieurs années qu'il est accompagné par une AESH.
07:26Effectivement, oui.
07:27Donc, déjà, ça a été la croix et la bannière
07:29avec les dossiers MDPH.
07:30C'est compliqué, ces dossiers.
07:32C'est très compliqué.
07:34C'est très compliqué parce que c'est du paramédical
07:37et pour avoir une certification, pour avoir une aide à l'EESH.
07:42Donc, il y a le dossier Gébasco et on doit aller voir un neuropsychologue.
07:46Oui, mais moi, ce que je ne comprends pas, c'est que, pardon,
07:49mais quand un neuropsychologue pose un diagnostic,
07:51neuropsychologue, c'est d'ailleurs des neuropsychiatres, je crois,
07:54qui posent le diagnostic de TDAH.
07:57Un neuropsychiatre, pardon.
07:57Oui, donc, ce sont des médecins.
07:59Ce sont des médecins, oui.
08:02Le dossier doit être appuyé par un avis médical.
08:04Et si on n'a pas cet avis médical, avec tous les rendez-vous qu'on a,
08:08donc, au niveau de l'orthoptiste, au niveau de l'orthophoniste,
08:13et tout ce qui est des dossiers à faire, c'est très lourd.
08:17Ça nous demande énormément de temps.
08:19Donc, moi, j'ai de la chance, professionnellement,
08:20d'avoir une liberté, heureusement, et surtout, ça coûte très cher.
08:27Et au niveau des AESH, malheureusement, je rejoins la personne
08:32qui a pris la parole, enfin, du moins, c'est enregistré.
08:35Ils sont à 80% du salaire, et ce ne sont pas des personnes
08:39qui sont professionnalisées pour accompagner des enfants en difficulté.
08:44Moi, le mien, il est TDA.
08:49Donc, un trouble de l'attention ?
08:50Exactement.
08:51Sans hypersensibilité ?
08:53Non, non, non, non, mais avec une hypersensibilité.
08:57Mais je me suis rendu compte des devoirs.
09:00L'AESH, elle est présente avec lui.
09:03Elle ne l'assiste pas.
09:06Elle fait plus.
09:08Elle lui prend tous ses cours.
09:09Mais malheureusement, quand je regarde avec des grosses fautes d'orthographe,
09:13donc j'ai pris rendez-vous pour m'entretenir avec elle,
09:15et je me suis aperçu, en grattant un peu, que c'était un emploi qu'on lui a proposé.
09:22C'est-à-dire qu'il n'y a pas de formation intratèque.
09:24Elle n'a pas de formation ?
09:26Non, non, non.
09:27Alors, peut-être qu'ils ont une pseudo-formation pour acheter la paix sociale,
09:32pour dire qu'effectivement, ils ont passé quelque chose,
09:35ils ont coûté la case, un rendez-vous, une réunion.
09:38Mais je veux dire que, profondément, ces personnes-là, dans la professionnalisation, ne le sont pas.
09:46Et donc, effectivement, l'accompagnement, en plus, déjà que c'est difficile d'en trouver,
09:50mais alors si, en plus, l'accompagnement n'est pas forcément au top, si je veux dire, ça n'aide
09:55pas forcément.
09:56Le petit, il a eu un problème de concentration.
10:00À côté, elle, elle prend les devoirs, donc elle prend les cours, pardon.
10:04Et quand on arrive à la maison, je dois reprendre tous les cours,
10:08parce que le petit, il a complètement décroché.
10:09Au bout de 20 minutes, son cerveau, il dit stop.
10:13Et donc, on reprend les cours.
10:15Et je vous donnais encore un exemple hier soir.
10:17Il est sorti à 16h30.
10:18On a fini à 20h30.
10:20Mais le problème, c'est que le petit, on lui met une pression terrible.
10:23Et il est en grande souffrance.
10:25Bien sûr.
10:26Karim, restez avec nous.
10:27On va discuter avec des AESH dans un instant,
10:29parce que c'est important de comprendre aussi quel est leur quotidien.
10:33Et on posera, tiens, la question, justement, de la formation ou pas.
10:36À tout de suite.
10:38Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au 30 de 10.
10:4150 centimes la minute.
10:43Amandine Bégaud.
10:44RTL midi.
10:45Les auditeurs ont la parole.
10:47Je suis Charlotte, la maman d'un petit garçon de 12 ans qui est porteur de trisomie 21.
10:52Il est scolarisé dans un IME aujourd'hui dans le Jura.
10:55Il a beaucoup de chance.
10:56Il est très bien.
10:57Mais malheureusement, l'éducation nationale ne fournit pas suffisamment d'heures de profs dans les IME.
11:04Ce qui veut dire qu'aujourd'hui, son temps de scolarisation est passé de 12 à 6 heures par semaine.
11:10Le message de Charlotte au 30 de 10.
11:13Et vous êtes très, très nombreux à réagir après cette affaire dans l'Essonne.
11:17Je vous le disais, une enseignante qui a été frappée par l'un de ses élèves, un petit garçon de
11:218 ans,
11:22qui est porteur d'un lourd handicap.
11:26Ça relance une nouvelle fois le débat sur l'inclusion à l'école, sur les moyens aussi accordés,
11:31et sur ces AESH qui font tout ce qu'elles peuvent au quotidien, mais qui sont trop nombreuses, mal payées.
11:39On parlait avec Karim d'ailleurs de l'AESH, de son fils.
11:42Ça a fait réagir Delphine de Roubaix.
11:44Je pense que Delphine, ce n'était pas du tout l'idée de Karim sur l'application RTL.
11:49Delphine, elle m'écrit, quelle honte ce que j'entends.
11:51Je suis AESH, nous faisons le maximum pour les enfants.
11:54Nous prenons des coups, des insultes, c'est très lourd, tout ça pour 900 euros seulement.
11:58On ne doit pas nous dénigrer et valoriser notre travail, notre bienveillance, notre écoute et notre professionnalisme.
12:03Je crois que l'idée de Karim, ce n'était pas du tout de dénigrer,
12:05mais c'était de dire que même les AESH ne sont pas forcément armés, équipés et formés pour faire face.
12:14Séverine, bonjour.
12:15Oui, bonjour.
12:16Vous êtes justement AESH depuis de nombreuses années, je crois.
12:22Ça va faire 14 ans.
12:23Très bien. Est-ce que vous pouvez nous raconter votre quotidien et l'évolution de ce travail ?
12:29Alors, mon quotidien, là par exemple, depuis le début de septembre, j'ai l'impression d'avoir fait trois mois
12:36de cours.
12:37Tellement les élèves sont difficiles.
12:40Et ça devient de pire en pire.
12:42De toute façon, chaque année, ça se dégrade.
12:45Vous vous occupez de combien d'enfants, Séverine ?
12:48Alors là, cette année, j'en ai trois.
12:49Trois qui sont en quelle classe ?
12:51Alors, j'en ai un en CE1 et deux en CE2.
12:55D'accord. Et alors concrètement, comment ça s'organise votre semaine ?
12:59Il y a certains jours où vous n'êtes qu'avec un seul ?
13:01Alors en fait, moi, ma semaine se partage.
13:04En fait, sur une journée, je suis en fait sur une matinée, une moitié de matinée avec un élève.
13:10Après la récréation, je bascule avec mes autres élèves.
13:13Et ainsi de suite, en fait, tout au long de l'année.
13:15Donc il y a des périodes où les enfants ne sont pas...
13:19Voilà. En fait, quand je suis avec mon autre classe, mes autres élèves sont seuls.
13:25Parce qu'il faut aussi qu'ils acquièrent leur autonomie.
13:28Parce que le but, c'est ça aussi, qu'ils puissent se débrouiller sans nous.
13:33Mais ça devient de pire en pire, quoi.
13:37On disait tout ça pour un salaire qui est très faible.
13:41Ah ben là, au bout de 14 ans, moi, j'ai 1026 euros.
13:451026 euros ?
13:46Net par mois.
13:48Et pour combien d'heures de travail, Séverine ?
13:5024 heures.
13:51Et c'est pour ça que je fais un cumul le mercredi et samedi pour dire de compenser ce manque
13:57à gagner, quoi.
13:58Ben oui, parce qu'avec 1026 euros, vous ne pouvez pas vivre.
14:00Non, non, non. Et c'est pour ça qu'on se bat pour qu'on puisse obtenir une titularisation.
14:06Parce qu'on est quand même le deuxième métier après les profs.
14:09Et on n'est pas considéré fonctionnaire.
14:12Ce qui explique aussi que ce soit si difficile d'en trouver.
14:14Si c'était un peu plus attractif, c'est un métier difficile.
14:17Si en plus, il est mal payé, on comprend qu'on n'en trouve pas.
14:21Voilà. Et puis, ben, ouais.
14:23Et puis, pour des enfants qui sont de plus en plus difficiles,
14:25je rejoins mes collègues enseignants.
14:29Les parents aussi, parce que, ben, c'est vrai que pour monter un dossier NDPH,
14:33c'est la croix et la bannière.
14:35Franchement. Et j'invite les parents à s'aider avec une assistante sociale.
14:40Parce que, ben, il faut savoir que s'il vous manque un document ou autre,
14:43ben, votre dossier va être rejeté.
14:45Et en moyenne, quand on fait une demande d'AESH,
14:47il faut au moins six mois avant d'avoir la réponse.
14:51Et ça, c'est dramatique.
14:54Vous, vous, je ne sais pas si vous avez entendu tout à l'heure,
14:56on était avec la représentante du principal syndicat du primaire
15:00qui nous disait, les enseignants ne sont pas formés.
15:03Il y a des tas d'enseignants qui se retrouvent aujourd'hui dans leur classe
15:05avec des élèves qui ont des difficultés très diverses.
15:09De toute façon, que ce soit du handicap ou les troupes de l'opposition
15:14ou on demande à un enfant de sortir un cahier,
15:17ben, ça va être non.
15:18Je n'ai pas envie de travailler et on va vous faire des crises
15:20parce que moi, j'ai déjà eu des gamins à se jeter par terre
15:23parce qu'ils n'ont pas envie.
15:25On vous tâte dessus, on vous insulte, on vous crache.
15:28Et puis, vous devez prendre tout ça à bras-le-cœur.
15:32Et puis, il va rester positif.
15:33Mais ça veut dire que ces enfants-là, d'après vous,
15:35il ne faudrait pas les scolariser dans un système classique ?
15:37Alors, il y a des gamins, s'ils peuvent être dans l'inclusion,
15:41il n'y a pas de souci.
15:42Sauf qu'il y a des pathologies où je pense à l'autisme sévère
15:46parce que l'autisme, il y a plusieurs degrés
15:48où c'est très difficile de les encadrer dans une classe.
15:54Parce qu'en moyenne, on est 20, 22, voire 23 dans une classe.
16:00Quand on a un gamin en difficulté, ça met toute la classe en difficulté.
16:05Et si nous, on n'est pas là pour gérer ce genre de problème,
16:08la maîtresse, malheureusement, elle ne peut rien faire.
16:10Bien sûr.
16:11Il faut une formation, Séverine, pour devenir à ESH ou pas ?
16:15Non.
16:15Moi, personnellement, j'ai appris sur le temps.
16:17D'accord.
16:17Donc, il n'y a pas de formation, pas de diplôme requis, rien ?
16:20Non, non, non.
16:21Donc, moi, je me souviens, quand j'ai été recrutée, il fallait le bac.
16:25Oui, mais c'est tout.
16:26Donc, voilà, minimum bac.
16:27Et puis après, moi, j'ai eu la chance d'avoir fait des stages en IME
16:32avec les papillons blancs et tout.
16:33Donc, le milieu du handicap, je connais très bien.
16:36Donc, c'est pour ça que ça m'a lancé là-dedans.
16:39Parce que moi, je fais mon métier.
16:40C'est vraiment une vocation.
16:42Ce n'est vraiment pas pour le salaire, franchement.
16:44Oui, oui, 1026 euros, ça, on comprend.
16:47Et en fait, tout dépend de votre ancienneté.
16:51Et ça, il faudrait vraiment que le gouvernement puisse faire quelque chose.
16:55Parce qu'à un moment donné, moi, je pense à tous ces gamins,
16:58tous ces gamins en difficulté et aux parents.
17:01On sait comment si le gamin ne peut pas aller à l'école
17:04ou s'il n'a pas de place en IME ?
17:05Pour ça, moi, l'histoire avec le ministre qui l'est intervenu,
17:09et quand par hasard, le gamin a une place en IME,
17:11alors que je pense que la demande, ça fait un petit moment...
17:14Mais oui, c'est ce qu'il dit.
17:15La demande, elle est...
17:16Enfin, en tout cas, la demande, elle a été formulée.
17:19Oui, je me suis occupée d'un gamin normalement destiné en IME.
17:23Les parents, pourtant, ils étaient derrière.
17:25Ils ont attendu trois ans avant d'avoir une place en IME.
17:28Oui, il n'y a pas de place.
17:30Ah non, non, non, il n'y a pas de place.
17:31Ou alors, les parents, ils sont obligés d'aller en Belgique.
17:34Et ça, c'est quand même malheureux.
17:35Séverine, on est avec une autre AESH, ancienne AESH.
17:39Émilie, bonjour.
17:41Oui, bonjour à vous.
17:43Vous vous retrouvez dans tous les témoignages qu'on évoque depuis tout à l'heure ?
17:48Complètement, que ce soit de la part des parents ou des AESH elles-mêmes.
17:53Complètement, je me retrouve dedans comme il y a dix ans.
17:57Oui.
17:58Qu'est-ce que vous...
18:00Vous avez connu, c'était quoi votre quotidien, vous ?
18:03Alors, le quotidien, moi, ça a été quelques périodes assez difficiles.
18:10Ça allait...
18:12Alors, je vais quand même revenir un petit peu sur les contrats.
18:17Où il y a...
18:18Moi, j'ai pu bénéficier d'une formation de 60 heures.
18:21En étant d'abord monitrice d'atelier, j'ai pu, comment, avoir plutôt du soutien de la part de ma
18:39famille.
18:40Voilà, ça, je tenais à le préciser.
18:43Et puis, au niveau des contrats, je trouve que c'est mal fait, notamment quand on a plusieurs établissements.
18:52Parce qu'une AESH n'est pas forcément dans une classe dédiée ou un établissement dédié.
18:58Mais elle peut faire plusieurs établissements.
18:59Plusieurs établissements et c'est rarement des temps pleins.
19:01Et plusieurs établissements dans l'année.
19:04Voilà ce qui limite, en fait, la continuité de services des AESH.
19:10Mais en fait, Émilie, quand j'entends les témoignages des uns et des autres,
19:13je me dis, d'un côté, on a des AESH, il n'y en a pas assez,
19:17parce que ce métier n'est pas assez reconnu, pas assez valorisé, pas assez payé.
19:22Et dans le même temps, on est avec des enfants qui sont en situation de handicap,
19:26dont on dit qu'il faut les mettre à l'école, mais qu'eux ne sont pas accompagnés.
19:31En fait, on ne se donne pas les moyens.
19:32C'est ça, le problème, non ?
19:34Le problème, effectivement, oui, c'est qu'on ne se donne pas les moyens.
19:37Et puis, les structures sont énormes.
19:40Avant, là où vous aviez des classes à 20 élèves,
19:46vous vous retrouvez facilement avec 10, 28, 32 élèves.
19:51Donc, ça devient ingérable pour l'enseignant.
19:54Ça devient ingérable également pour les AESH,
19:57mais aussi pour le personnel de service.
20:02On a créé des grosses structures pour faire des regroupements,
20:06ce qui est, à mon avis, une grossière erreur.
20:08Et moi, j'aurais préféré, dans ce temps-là, travailler avec des petites unités,
20:14avec des petites écoles, d'abord pour être plus proche des parents aussi,
20:19pour pouvoir accompagner au mieux les enfants.
20:24Enfin, tout simplement, arrêtons de créer des structures qui sont énormes.
20:32Revenons à plus de simplicité, plus d'accords avec...
20:37Vous étiez en collège, vous.
20:39Moi, j'étais en collège, donc je me suis fait taper dessus par un élève en situation de handicap.
20:48Il n'y a pas de lieu non plus où on peut l'élève et l'AESH se replier en
20:54cas de souci.
20:56On fait peur à tous ces enfants, notamment quand on fait les alertes attentats, les alertes incendies.
21:12Enfin, on devrait pouvoir améliorer...
21:16Oui, on les accompagne mal, malgré toute la bonne volonté des AESH.
21:20Oui, oui, oui. Je pense que l'ensemble des AESH se reconnaissent dans le message que...
21:28Voilà, après, on n'est pas valorisé non plus.
21:30Bien sûr.
21:30Il y a des enseignants qui n'acceptent pas non plus qu'on soit là et qu'on soit présent
21:35pendant leurs cours.
21:36Ça, ça existe, même si ce n'est pas la majorité des cas.
21:41Il y a aussi des enseignants qui vous envoient faire des photocopiers à longueur de journée et d'année.
21:46Non, bon. Voilà. Donc, en tout cas, ça ne va pas dans le bon sens.
21:53Dans le bon sens, ni pour vous, ni pour les enfants, on l'a bien compris.
21:56Merci beaucoup, Émilie. Dans un instant, on sera avec Sébastien et Valérie.
21:59Valérie qui est enseignante. Sébastien, papa d'un petit garçon de 12 ans. A tout de suite.
22:23Je voulais vous parler des enfants en situation de handicap, ce qui est notre cas à la maison pour un
22:27petit garçon qui est scolarisé en CP.
22:29Je voulais tirer mon chapeau aux enseignants qui font du mieux qu'ils peuvent pour pouvoir accueillir nos enfants dans
22:34le milieu ordinaire.
22:35Parce que bien souvent, ils ont droit à des AESH, mais les moyens ne sont pas mis.
22:39Donc, nos enfants sont laissés dans des classes ordinaires surchargées le plus souvent avec des enseignants qui font ce qu
22:46'ils peuvent.
22:46Le message de Mathilde sur l'application RTL qui réagit à notre débat autour à la fois de l'inclusion,
22:53du manque de moyens pour scolariser en milieu ordinaire des enfants en situation de handicap.
23:00Vous êtes très, très nombreux à réagir.
23:02J'ai aussi des questions.
23:03Cannes, par exemple, de Versailles qui dit on parle d'enfants qui ont un trouble majeur ou on mélange avec
23:08les petits cons insupportables.
23:09Non, pardon, que ce soit du TDAH ou quoi, non, ce sont des troubles majeurs qui peuvent être mariageurs.
23:16Il y a certains d'entre vous qui ont l'air de minimiser des troubles de l'attention.
23:20Sincèrement, des troubles de l'attention et les parents qui connaissent ça, les enfants aussi, vous le confirmeront.
23:25Ça peut devenir un vrai cauchemar, y compris pour les enseignants et pour les élèves.
23:31Et puis, on a également Jean-François de Marmande qui me dit mais 1026 euros par mois pour 24 heures,
23:38ça fait 42,75 euros de l'heure.
23:41Non, Jean-François, c'est 24 heures par semaine.
23:43Donc, on est à à peine 10 euros de l'heure.
23:46Ça, c'était pour le salaire des AESH.
23:49Valérie, bonjour.
23:50Oui, bonjour, Amandine.
23:52Vous êtes enseignante à la retraite.
23:53Vous aussi, vous nous avez envoyé un petit message sur l'application RTL, message que j'ai vu passer.
23:57Je me suis dit qu'il fallait qu'on vous rappelle, je ne sais pas si vous avez entendu à
24:01l'instant le message de Mathilde qui dit chapeau aux enseignants.
24:03Exactement.
24:04Oui, c'est compliqué.
24:06Racontez-nous au quotidien, vous, ce que vous avez vécu.
24:08Vous étiez en maternelle, je crois.
24:10Oui, j'ai fait les 16 dernières années de ma carrière en maternelle.
24:15Et l'école n'était pas encore obligatoire à partir de 3 ans.
24:21Et le problème, c'est qu'on avait tout type d'élèves et on était confrontés absolument à toutes les
24:29situations.
24:30Mais quel type d'élèves, par exemple ?
24:32Il y avait tout type d'élèves.
24:35Le problème, c'est que quand vous êtes en maternelle, il va falloir faire entendre à certains parents qu'il
24:43y a un problème.
24:43Parce que tous les parents ne se rendent pas compte qu'il y a un problème de handicap.
24:48C'est souvent les premières années de l'école qu'on dépiste ça.
24:52C'est ça.
24:53Il fallait déjà pouvoir essayer de les guider dans ce sens-là.
25:00Une fois que c'était acquis, il fallait aller voir des institutions, des orthophonistes, des psys.
25:14Mais on était tout le temps, nous, pendant ce temps-là, on était tout le temps tout seuls.
25:19Moi, à cette époque-là, les AESH, on ne les appelait même pas comme ça.
25:23On les appelait assistantes de vie scolaire.
25:26Et personnellement, je n'en ai pas beaucoup bénéficié.
25:29Mais ça veut dire que dans une même classe, vous pourriez avoir un enfant autiste ?
25:33Un enfant, je ne sais pas, avec un très sérieux trouble de l'attention ?
25:37Des choses comme ça ?
25:37Tout à fait.
25:38Même enfant violent, j'ai eu une année un enfant très violent.
25:44En même temps, j'avais un enfant autiste.
25:46L'enfant très violent, en fait, je le laissais me mordre.
25:50Ah oui ?
25:51Pour éviter qu'il morde les autres.
25:55Ah oui.
25:56Et du coup, il y a un moment où vous avez craqué, Valérie ?
25:59Tout à fait.
26:02Ok, parce que moi, j'ai fait comme je pouvais, ce que je pouvais.
26:07Le problème, c'est que je n'avais jamais eu de retour de ma hiérarchie.
26:11Voilà.
26:12Et les enseignants ne sont pas formés pour ça ? Il faut bien le répéter ?
26:16Non.
26:17Non, et quand vous êtes en grande section, en plus, vous avez une ADSEM à mi-temps.
26:23Oui.
26:24Donc déjà, voilà, c'est à mi-temps. Vous avez une ADSEM à mi-temps.
26:27Et du personnel, en plus, vous n'en avez pas. Donc, vous êtes seule.
26:32Vous tenez lundi, mardi, jeudi, vendredi. C'est le cauchemar.
26:37Non, non, mais je comprends.
26:38Donc, vous, vous avez fait une dépression sévère.
26:42Et aujourd'hui, vous êtes à la retraite.
26:44Merci beaucoup, Valérie, pour votre témoignage.
26:46Autre témoignage que je voulais qu'on entende, c'est celui de Sébastien.
26:49Bonjour, Sébastien.
26:52Sébastien ?
26:53Alors, est-ce que Sébastien est là ?
26:55Alors, je ne sais pas.
26:57Bon, on va essayer de rappeler Sébastien tout de suite.
27:02En attendant, j'ai Jean-François de Marmande qui s'excuse.
27:06Il me dit, j'avais entendu 1026 euros pour 24 heures dans le mois.
27:11On a tout un tas de messages.
27:12Sébastien, on vous a retrouvé ?
27:14Oui.
27:14Oui, bonjour, pardon.
27:16Oui, bonjour.
27:17Vous avez un petit garçon, vous, qui souffre de quoi ?
27:21Il est dyslexique et dyspraxique.
27:24Bon, alors, juste, je voudrais qu'on fasse une petite mise au plan.
27:26Il y a plein de gens qui disent, oui, mais c'est des troubles de rien du tout.
27:30Ah non, ce n'est pas un trouble de rien du tout, non.
27:34Oui.
27:35C'est-à-dire, expliquez.
27:37Parce qu'en fait, je crois que tant qu'on n'a pas été confronté à ça, on ne se
27:40rend pas compte.
27:41En fait, il n'arrive pas à concorder ses bras ensemble.
27:46Quand on va lui demander de faire quelque chose, de couper, par exemple, un trait droit,
27:52il va commencer droit et après, ça va partir dans tous les sens.
27:55Parce qu'il n'arrive pas à concorder ses membres comme nous, on le fait.
27:59Et il a 12 ans, pourtant.
28:00Et il a 12 ans, oui.
28:03Il a été accompagné par des AESH ?
28:06Tout à fait, oui.
28:08Oui.
28:08Oui, oui.
28:09Et ça s'est bien passé ?
28:10Eh bien, oui, avec les AESH, quand il l'avait, ça allait, elle l'aidait bien.
28:17Tout ça, en primaire, ça a été.
28:19C'est quand il est rentré au collège, en sixième, où la pauvre, elle n'en avait pas à gérer
28:24avec lui,
28:25dans la même classe, et elle ne pouvait pas être partout.
28:26Donc, il s'est senti, du jour au lendemain, il s'est dit, j'ai quelqu'un avec moi pour
28:31m'aider.
28:32Et là, du jour au lendemain, il n'y avait plus personne.
28:36Et donc, ça s'est mal passé, après ?
28:39Oui, ça s'est très mal passé.
28:40En plus, il a été victime d'harcèlement.
28:42On se moquait de lui, tout ça.
28:44Donc, ça a été très mal, très mal, très mal vécu par lui.
28:49Et jusqu'au jour où, malheureusement, il a levé la main sur la CPE.
28:54Vous avez le sentiment qu'on dit, c'est très bien, il faut bien sûr accueillir tous ses enfants dans
29:00un système ordinaire,
29:01mais on n'y met pas les moyens.
29:02C'est ça, d'après vous, le problème, Sébastien ?
29:04Ah, c'est tout à fait ça.
29:06C'est tout à fait ça.
29:09Merci beaucoup, Sébastien, pour votre témoignage.
29:14Il y a vraiment plein de messages autour de ces questions-là.
29:18Vous avez été très, très nombreux à réagir.
29:21Et effectivement, clairement, on est encore loin du compte en la matière.
29:25On est ensemble jusqu'à 14h.
29:26On va parler de l'arrivée en France du pape dans quelques toutes petites minutes.
29:30Est-ce que vous allez suivre cette visite ou pas ?
29:33Et puis, à 14h, comme chaque jour, l'heure du crime.
29:35Bonjour, Jean-Alphonse.
29:36Bonjour, Amandine.
29:37Jean-Alphonse Richard et aujourd'hui, un mystère de 14 ans, une étudiante assassinée en forêt de Compiègne.
29:43Oui, cette étudiante, c'est Angélique Dumès, 18 ans, retrouvée sur le bas-côté dans un chemin en forêt de
29:49Compiègne.
29:49Elle a été tuée à coups de couteau et elle a été violée.
29:52C'est une très longue enquête, désespérante, malgré une trace ADN laissée par le meurtrier.
29:56Il va falloir 14 ans pour savoir qui a tué Angélique, grâce, je le dis bien, à l'acharnement d
30:01'une maman et à l'entêtement des enquêteurs.
30:03Pourtant, on ne va jamais avoir la vérité sur cette affaire.
30:06Il va manquer plein de réponses.
30:08Alors, je vous fais vivre pas à pas toute cette longue enquête.
30:11Et l'un des policiers qui a mené les investigations, Franck Martins, sera avec nous dans le studio de l
30:17'heure du crime.
30:18Angélique Dumès est le tueur de la forêt de Compiègne.
30:21Rendez-vous à 14h.
30:22A tout à l'heure.
30:23A tout à l'heure, Jean-Alphonse.
30:24D'ici là, nous, on évoque cette visite du pape.
30:26Il arrive demain en France.
30:27Est-ce que vous allez participer, suivre cette visite ?
30:30Quelle image vous avez du pape Léon XIV ?
30:33On en parle dans un instant.
30:34J'attends vos messages sur l'application RTL.
30:37Vous pouvez nous appeler aussi au 3210.
30:39A tout de suite.
30:40Envoyez-nous vos messages sur l'application RTL ou appelez-nous au 3210.
30:4550 centimes la minute.
30:4812h30, 14h.
30:49RTL midi, les auditeurs ont la parole.
30:52Avec Amandine Bégaud.
30:53Je suis originaire de la paroi de Saint-Germain, de Saint-Germain-en-Lèvre.
30:57La visite du Saint-Père, événement exceptionnel pour les Français.
31:01Il faut l'accueillir comme la visite d'un chef d'État avec qui nous avons des relations diplomatiques.
31:06J'ai une pensée particulière pour tous ces jeunes qui vont chanter, d'autres qui vont être bénévoles.
31:12C'est un moment exceptionnel.
31:14Le message de Didier sur l'application RTL concernant cette venue du pape en France.
31:20Et oui, ça y est, c'est demain.
31:21Jérôme Chapuis, directeur du journal La Croix, est à nouveau avec nous en studio.
31:25Didier, on vous a rappelé.
31:28Didier, oui, bonjour.
31:29Oui, bonjour, Amandine.
31:31Alors, vous faites partie des impatients, vous.
31:33Je suis impatient, empêché parce que malade.
31:36Je suis un garçon raide, vous voyez ce que je veux dire.
31:38Et mes grands deux fois, pour notre famille en particulier, j'ai un cousin qui a neuf enfants.
31:45Il y en a un qui est la coordinatrice.
31:48Et une autre qui est à Grand Champs, à Versailles.
31:50D'accord.
31:51Alors, vous imaginez, voilà.
31:53Spontanément, quand j'ai appris la visite du pape, j'ai pensé à cette jeunesse.
31:57Notre jeunesse, elle est bien.
31:59Quelqu'un me disait, ils ne valent rien.
32:00Mais s'ils valent, ils sont formidables.
32:03Et c'est vrai, Jérôme Chapuis, qu'il va y avoir un grand mouvement de la jeunesse,
32:08alors la jeunesse catholique, autour de cette venue du pape,
32:11avec notamment la veillée du Stade de France.
32:13Il y a de la joie, on l'entend dans la voix de Didier, dans ce qu'il dit.
32:17La veillée du Stade de France, c'est 80 000 personnes.
32:21Les plats sont partis très très vite, on l'a dit.
32:24Et en effet, c'est d'abord, le mot qui revient, la joie, la ferveur.
32:29C'est-à-dire, c'est vraiment une joie très intérieure.
32:31C'est des choses que ces jeunes vivent,
32:34bon, leur foi, loin des caméras, loin des micros.
32:37Et puis là, elle va être visible pendant quatre jours,
32:39parce que le pape vient, donc forcément.
32:40Mais ce que Didier dit est très important.
32:42Il y a un sujet générationnel, une génération qui est moins nombreuse,
32:47à aller à la messe le dimanche, par exemple,
32:49que celle de leurs grands-parents.
32:51Mais qui est très fervente.
32:53Et une foi qu'ils ont choisi.
32:55C'est-à-dire, ce n'est pas la société,
32:57qui était catholique pendant des décennies,
33:00qui leur a imposé ça.
33:01C'est eux qui ont choisi d'aller à la vie.
33:04C'est ce qui renforce cet engouement.
33:05Didier, vous allez suivre ça à la télévision ?
33:09Malheureusement, je suis dans une situation difficile.
33:12Je n'ai pas de télé, mais RTL, je continue sur Mme RTL.
33:17Mme RTL sera au rendez-vous et on va vous faire vivre tout ça demain.
33:20On sera même dans l'avion du pape, Thomas Després.
33:22Ah bon ?
33:23Oui, oui, oui.
33:24Et donc, on vous racontera dès demain ce qui s'est passé,
33:28notamment dans l'avion, l'arrivée à la lise.
33:30Il arrive le matin, je crois.
33:31Oui, il arrive.
33:32Il arrive le matin, très tôt, vers 9h30, 10h.
33:36C'est accueilli par M. Lecornu, en principe, c'est l'usage.
33:40Écoutez, c'est merveilleux, c'est magnifique.
33:45Bisous, Irmine, bisous, Loulou.
33:48Bisous, Didier.
33:50Cécile, bonjour.
33:52Bonjour.
33:53Non, c'était Cécile, mais ce n'est pas grave.
33:55Céline, allons-y.
33:57Céline, vous allez aller à Lourdes ?
34:01Oui, je pars à Lourdes avec le Secours catholique ce week-end.
34:05Oui.
34:06Et donc, je n'ai pas hésité quand l'association m'a proposé ce voyage,
34:11parce que je me suis dit, je ne reverrai pas le pape de si tôt.
34:14Je suis vraiment contente.
34:16Je trouve qu'il n'y a pas de meilleur homme pour faire passer un message de paix,
34:21de fraternité, d'amour, de partage entre les peuples.
34:25Je pense que c'est la meilleure personne pour diffuser ce message.
34:28Vous disiez, vous y allez avec une association ?
34:32Oui.
34:32Quelle association ?
34:33Avec le Secours catholique.
34:35D'accord.
34:37Et qu'est-ce qu'il représente pour vous, le pape, Céline ?
34:42C'est le visage de l'Église dans le monde.
34:50Et c'est cette messe qui aura lieu sur les Champs-Élysées, la veillée au Stade de France, tout ça
34:56?
34:56Vous portez quel regard là-dessus ?
34:58Ça me fait plaisir de voir la ferveur qu'il y a en France pour accueillir le pape.
35:02Ça faisait longtemps qu'on n'avait pas vu autant de ferveurs pour un événement.
35:07Merci beaucoup, Céline.
35:09Merci beaucoup, Céline.
35:09Cécile, donc, est avec nous.
35:11Bonjour, Cécile.
35:13Bonjour, Amandine.
35:14Et vous habitez à Nantes, c'est ça ?
35:16Exactement.
35:16Et vous allez emmener votre petit-fils de 10 ans, je crois, à Paris.
35:19Expliquez-nous.
35:20Voilà.
35:21Alors, j'avais très envie d'aller à Paris.
35:25Je lui ai proposé.
35:26Il a été partant tout de suite.
35:29Et donc, on a organisé, on a réservé, enfin, j'ai réservé les places dans le car.
35:35Et ce qui me fait très plaisir, c'est que lui-même est très enthousiaste à l'idée d'y
35:39aller.
35:40Et quand il a eu tant à l'école, tant de pastorale, la personne a demandé qui va à Paris.
35:49Et il a été heureux de lever la main en disant, j'y vais, j'y vais, j'y vais.
35:53Voilà.
35:54Vous prenez le bus, c'est ça, donc, dans la nuit de vendredi à samedi ?
35:57C'est ça.
35:58On part à 3h30 de Nantes.
36:02Voilà.
36:03Pour moi, la venue du pape, c'est...
36:07Enfin, le fait d'aller à Paris, c'est répondre à un appel et se rassembler.
36:13On n'est pas chrétien tout seul, on est chrétien en église.
36:16Et le fait d'être très nombreux, pour moi, c'est un point important.
36:20Alors, en tant que catholique pratiquante, mais également comme témoignage par rapport aux personnes de mon entourage,
36:28par rapport à...
36:28Je fais la catéchèse dans ma paroisse.
36:31Oui, vous êtes très impliquée, Cécile.
36:33Voilà.
36:33Et votre petit-fils, il est aussi très concerné par tout ça ?
36:39Oui, oui, oui, il a fait sa communion l'année passée.
36:44Et oui, il est très intéressé et très partant pour venir.
36:49Oui, oui, tout à fait.
36:50Jérôme Chapuis, il va y avoir des cartes qui partent de partout en France.
36:53On avait tout à l'heure dans le journal une dame qui part, elle, de Marseille.
36:57Ils prennent le train, avec visiblement une grosse partie du train, en tout cas, consacrée à cette visite.
37:02Cette visite, ça va converger de partout ?
37:05Ça converge de partout.
37:07Ce sera à l'image, d'ailleurs, de ce qu'est l'église d'aujourd'hui, qui est assez diverse,
37:12qui s'est concentrée un petit peu plus dans les villes qu'auparavant.
37:15C'est-à-dire qu'il y a peut-être un petit peu moins qu'auparavant un christianisme rural.
37:20Mais c'est très intéressant, là, parce qu'on voit bien...
37:22Pourquoi ? Parce qu'il y a moins de...
37:24Parce qu'il y a moins de prêtres.
37:26Il y a aussi moins de prêtres.
37:28Vous savez, aujourd'hui, un prêtre en milieu rural, il peut avoir, comme ils disent,
37:3215, 20, 30 clochers.
37:34Voilà, c'est-à-dire, avant, un prêtre, un curé, il avait son église.
37:37Là, maintenant, il en a parfois jusqu'à 30.
37:40Il fait... Voilà, l'instrument le plus important pour lui, c'est la voiture.
37:43Mais moi, ce que je retiens, là, dans ce que vient de nous dire Cécile, c'est ce lien.
37:48Grands-parents, petits-enfants, ça, c'est quelque chose d'assez important dans le phénomène
37:52où, aujourd'hui, on se dit, mais tiens, mais d'où vient cette foi ?
37:54Pourquoi est-ce que, tout d'un coup, il y a des jeunes qui retrouvent la foi, notamment les adolescents
37:59?
37:59Souvent...
38:00Ça vient des grands-parents.
38:00Ça vient des grands-parents.
38:02Cécile, merci beaucoup et je vous souhaite un merveilleux week-end avec votre petit-fils.
38:06Ça va être...
38:06Merci.
38:07Ça va être très sympa, j'en suis sûre.
38:09On se retrouve dans un tout petit instant.
38:11À tout de suite sur RTL.
38:12Bonne journée sur RTL.
38:14J'aime, j'aime quand la vie est facile.
38:17J'aime, j'aime quand le soleil brille.
38:19À l'ennui, à l'amour, à la vie qu'on est...
38:21RTL, votre radio.
38:26Amandine Bégaud.
38:27RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
38:30Eh oui, je vais suivre la visite du pape, notamment dans la très belle ville de Metz.
38:36J'ai obtenu mon QR code pour accéder à la somptueuse cathédrale de Metz, la cathédrale Saint-Étienne, où le
38:42pape donnera une messe.
38:43Léon XIV est le dernier chef d'État à œuvrer concrètement pour la paix dans tous les pays du monde.
38:50Le message de Charles, et effectivement, il n'y a pas que Paris, bien sûr.
38:54Il y aura Lourdes, Metz.
38:55On évoque cette visite du pape en France avec Jérôme Chaput, directeur du journal La Croix.
39:00Et on va accueillir Sandrine.
39:02Bonjour Sandrine.
39:03Bonjour Amandine.
39:04Vous nous appelez d'où, Sandrine ?
39:06Je vous appelle de Haumont dans le 59.
39:08Est-ce que vous allez participer à cette visite ?
39:12Ben, à distance, devant ma télé.
39:15Malheureusement, mais moi j'ai eu la chance d'aller, de rencontrer, de voir Jean-Paul II il y a
39:20quelques années.
39:22Et c'est vrai que c'était vraiment, ben déjà là, à ce moment-là, c'était beaucoup les jeunes.
39:27Les jeunes, beaucoup les jeunes.
39:29Et c'est vrai que là, la venue du pape, moi je pense que c'est un signe de...
39:33Enfin, c'est pas un signe, je pense que c'est le meilleur porte-parole pour la paix.
39:39Et ça, ça revient beaucoup.
39:42Exactement.
39:43Vous disiez au standard, j'attends beaucoup de ce pape.
39:45Oui, j'attends beaucoup de ce pape.
39:47Parce qu'en fait, on arrive quand même en 2026.
39:50Je veux dire, il faut arrêter d'être un petit peu rétrograde sur certaines choses.
39:54Notamment le mariage des prêtres.
39:55Oui.
39:56Et vous pensez qu'il pourrait être capable de...
39:59Oui, je pense qu'il pourrait le faire.
40:01Oui, je pense qu'il pourrait le faire.
40:04Je vous me chappuie.
40:05Alors Sandrine, vous allez sans doute être déçue dans les quatre prochains jours.
40:08Parce que c'est sans doute pas le sujet sur lequel il avancera.
40:12Le pape Léon reste assez, on va dire, conservateur.
40:17C'est-à-dire, dans la tradition de l'Église depuis un millénaire maintenant, qui en est fait, l'Église
40:25catholique, en tout cas dans sa branche principale,
40:29qui refuse de marier les prêtres.
40:30Il y a des débats, il y a des débats qui ont été assez loin d'ailleurs, dans ce qu
40:34'on a appelé ce processus du synode,
40:36qui est un peu une forme de réflexion sur la démocratisation de l'Église, des décisions.
40:43Mais l'Église n'y est pas tout à fait prête pour une question qui est encore plus importante aux
40:47yeux de Léon et de son prédécesseur,
40:50c'est l'unité.
40:51C'est-à-dire que vous êtes sans doute très nombreux à être des catholiques fervents, pratiquants, comme Sandrine,
40:58à être favorables au mariage des prêtres.
40:59Mais il y en a aussi beaucoup qui sont très contre.
41:01Et donc ça diviserait trop.
41:02Et donc ça divise.
41:03Et la première tâche du pape est de maintenir l'unité.
41:08Donc c'est une décision complexe qui a d'autres implications.
41:13Merci beaucoup Sandrine.
41:15Merci beaucoup à vous.
41:16Frédéric, bonjour.
41:18Oui, bonjour Amandine, bonjour les auditeurs.
41:20Vous, vous allez suivre ça aussi à distance, notamment la partie au Stade de France, ça vous intéresse ?
41:25Ah oui, oui, parce que je ne peux pas y être.
41:28Malheureusement, je suis sur la chance maritime.
41:31J'ai quitté mon pari à moi.
41:34Mais franchement, je suis content de voir tous ces jeunes.
41:37Déjà avec notre ancien pape, il y avait déjà une surveillance de notre jeunesse.
41:42Et là encore, j'espère que je suis comme les autres auditeurs.
41:50Je veux qu'ils nous rassemblent, qu'ils nous rassemblent tous.
41:53Que ce soit les catholiques, les juifs, les musulmans, tout le monde.
41:58Parce que c'est lui qui va pouvoir nous aider aussi.
42:00Frédéric, au standard, vous avez dit, c'est presque le contraire.
42:05Je vous laisse finir.
42:06De quoi ?
42:08Frédéric ?
42:09Vous avez dit le contraire des hommes politiques qu'on a aujourd'hui.
42:12Ah oui, oui, oui.
42:14Il ne faut pas faire de politique.
42:15Il ne faut pas que nos papes soient du côté politique.
42:18En plus, ils viennent de mettre un vent à M. le Président.
42:22Mais par contre, on n'est pas là pour faire de la politique.
42:26Quand on reçoit un pape, on le reçoit pour que notre jeunesse reprenne espoir.
42:32C'est ça que je veux, moi.
42:34Moi, j'ai vécu dans mon Val-de-Marne avec une jeunesse qui venait malheureusement de 1962
42:44quand il y a eu la guerre d'Algérie.
42:46Et moi, j'ai vécu avec toute ma jeunesse, avec tout le monde.
42:50Et on a toujours été ensemble.
42:52Pourquoi aujourd'hui, on veut tous nous mettre à...
42:56Non, non, ce n'est pas possible.
42:57Moi, je veux que cette jeunesse reprenne de l'espoir.
43:00C'est un joli message, Frédéric, que vous nous livrez.
43:03Jérôme Chapuis, Frédéric, dit qu'il a mis un vent au Président.
43:07Racontez-nous juste les coulisses de cette histoire.
43:08C'est assez simple.
43:11Quand vous avez un pape qui vient en France, il vient à deux titres.
43:13C'est un chef religieux et c'est un chef d'État.
43:16Et donc, l'Élysée et le Vatican ne préparent pas le même voyage.
43:19Vous avez d'un côté l'Élysée qui prépare une visite d'État.
43:23C'est comme ça, dans le protocole.
43:24Et de l'autre côté, ce qu'au Vatican, on appelle une visite apostolique.
43:27C'est-à-dire une visite dans laquelle on vient rencontrer un peuple.
43:31Et donc, vous avez d'un côté l'Élysée qui fait un certain nombre de propositions.
43:35Et pour le dire trivialement, et dans un mauvais français, Emmanuel Macron avait proposé
43:40full access, le menu complet.
43:42Et il voulait, par exemple, dix minutes à Notre-Dame.
43:46Le pape Léon a estimé que Notre-Dame, il fallait que ça reste un moment religieux.
43:52Il ne fallait pas qu'à aucun moment, il y ait une ambiguïté.
43:56Donc ça, ça peut être interprété.
43:58Allez, si vous avez un peu de mauvais esprit, je ne vais pas reprendre les termes de Frédéric,
44:03mais oui, lui a-t-il mis un vent ?
44:04En tout cas, non.
44:05Le pape Léon a dit que ce n'est pas le bon moment.
44:07Ils vont se voir.
44:08Ils vont se voir.
44:09Et puis, Emmanuel Macron va l'accueillir à l'Élysée.
44:10Et après, l'Élysée a dit qu'il ne participera à Emmanuel Macron à aucune messe du pape.
44:14Ce n'est pas une petite vengeance.
44:15Ah, pas du tout.
44:15Alors là, pour le coup, c'est plutôt le retour à la normale.
44:17Il était à la messe au stade de France.
44:20Au stade de France, pardon, au stade Vélodrome.
44:22Et c'était ça qui était plutôt inhabituel.
44:24Nicolas Sarkozy, il n'était pas à la messe aux Invalides quand Benoît XVI était venu.
44:27Jacques Chirac ni Lionel Jospin en cohabitation n'étaient pas venus
44:29aux Journées Mondiales de la Jeunesse de 1997 à la messe de Longchamp.
44:33Ils sont là dans les moments protocolaires.
44:35Mais les moments religieux restent des moments religieux.
44:37C'est l'occasion de rappeler, d'ailleurs, que la laïcité est dans quelque sorte aussi
44:41une invention des évangiles, puisqu'il est dit « Rendez à César ce qui est à César
44:46et à Dieu ce qui est à Dieu ».
44:46Voilà, la séparation des ordres.
44:48Merci beaucoup, Jérôme Chapuis.
44:50On suivra tout ça dans le quotidien.
44:53La Croix, bien sûr.
44:54Merci à vous.
44:55Vous allez avoir beaucoup de travail ces prochaines heures.
44:57À suivre aussi sur Madame RTL.
44:59Comme disait Didier, qui est toujours avec nous.
45:01Didier, on vous embrasse.
45:02Merci à tous.
45:03Dans un tout petit instant, l'heure du crime avec vous, Jean-Alphonse Richard.
45:08Et on revient.