Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 34 minutes
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 23 septembre 2026.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:0312h30, 14h, RTL Midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:09Et elle a une Sophie Binet, mais aussi Jean-Luc Mélenchon, qui dénonce une goutte d'eau après les aides
00:14annoncées hier par le gouvernement face à la flambée des prix des carburants.
00:18Et vous, qu'en pensez-vous ? Ces aides sont-elles ou non à la hauteur ? Et ça vous
00:22fait déjà pas mal réagir.
00:23On va continuer à échanger et à en débattre dans un instant si vous souhaitez intervenir. Vous nous appelez au
00:293210 ou vous nous envoyez un message sur l'application RTL, message vocal ou écrit.
00:34On peut tout à fait vous rappeler ensuite pour intervenir. Dans l'actualité, également, le premier débat de la primaire
00:44socialiste.
00:44Ce sera ce soir et ce sera sans Philippe Brun, le député, qui est accusé de violence, violence qu'il
00:50nie.
00:51La justice a rejeté ce matin sa demande de réintégration, estimant que le parti socialiste avait tout à fait le
00:56droit de prendre ce genre de mesures.
00:58Lui dénonce un coup monté par Olivier Faure, le patron du parti socialisme.
01:03Et puis sujet qui me tient à cœur, pour un film qui me tient à cœur aussi, l'alcoolisme féminin.
01:09A l'occasion de la sortie du film Garance, qui sort aujourd'hui au cinéma et qui raconte de façon
01:15très juste la descente aux enfers d'une jeune comédienne incarnée par Adèle Exarcho-Poulos.
01:19Je voudrais qu'on parle de ce sujet. C'est difficile certes d'en parler, mais si vous êtes vous
01:23-même concerné, si l'une de vos proches, une mère, une sœur, une amie est concernée, appelez-nous, racontez-nous
01:30ce quotidien d'alcoolisme.
01:33Si vous en êtes sorti aussi, dites-nous comment. Là encore, vous pouvez nous appeler ou nous envoyer un message
01:38sur l'application RTL.
01:40Comme promis, la météo avec vous Marina. Et encore une belle journée d'été, même si ce n'est plus
01:45l'été.
01:45Oui, c'est le premier jour de l'automne et en effet, on a vraiment un temps estival avec des
01:50températures très chaudes, puisqu'on aura jusqu'à 31 à Limoges, à Bordeaux ou encore à Toulouse.
01:54Vous aurez 29 au Mans, 29 à Nantes et à Marseille, 28 à Grenoble et Nevers, 27 à Paris. Je
02:01rappelle que la moyenne à cette saison, c'est 20 degrés.
02:0327 aussi à Orléans et à Montpellier, 24 à Lille, à Metz et à Nancy, 20 degrés à Cherbourg. Tout
02:09ça va se passer sous le soleil.
02:11Il peut y avoir des nuages élevés, donc c'est vraiment des petits filaments blancs dans le ciel, mais ça
02:15ne gâchera pas du tout l'impression de beau temps.
02:17Ils sont arrivés par les côtes de la Manche, là ils s'étendent de la Loire-Atlantique au Nord-Pas
02:20-de-Calais.
02:21Et dans l'après-midi, on les trouvera de la Vendée, au Poitou-Charentes, au centre, à la Bourgogne-Franche
02:25-Comté, à l'Alsace et à la Lorraine.
02:27Mais je le répète, ça reste du beau temps.
02:29Et puis on a deux départements en risque élevés de feu forêt, l'Aude et les Rots, parce que quand
02:33même, le Mistral et la Tramotane se sont calmés.
02:36Donc c'est un petit peu une journée de répit, on va dire.
02:38Bon, et alors ensuite, ça continue comme ça jusqu'à la fin de la semaine ?
02:40Alors pour les températures, oui, on va garder des températures douces pour la saison jusqu'à dimanche.
02:45Côté ciel, ça reste anticyclonique, jeudi, vendredi, samedi.
02:48Il peut y avoir des petits nuages sur le nord et le nord-est, mais globalement, c'est quand même
02:52assez ensoleillé sur le pays.
02:54À partir de dimanche, changement de temps sur le nord-ouest avec le retour des pluies.
02:58Et ça, ça va faire du bien.
02:59Ça traversera le pays dans la journée de lundi.
03:02Des vraies pluies.
03:02Des vraies pluies.
03:03Et on attend une nouvelle perturbation pluvieuse mardi et mercredi.
03:06Donc ça, ce sont plutôt des bonnes nouvelles, le retour des pluies en début de semaine prochaine.
03:10Merci beaucoup Marina.
03:11Il est bientôt 13h04.
03:21À part augmenter la dette et creuser le déficit, le chèque de 100 euros ne réglera pas grand-chose.
03:26Moi, je préférerais que l'on aide plus efficacement à la conversion énergétique.
03:30Créer par exemple un taux après zéro pour l'achat d'un véhicule électrique.
03:34Oui, c'est de la dette, mais elle sera utile à long terme.
03:39Comme Charles, vous êtes très très nombreux à réagir, que ce soit au 3210 ou sur l'application RTLACZ,
03:45annoncée hier par le gouvernement face à la flambée des prix des carburants.
03:49On va en parler avec vous, avec Pierre Herbulot aussi, chef du service économie, qui m'accompagne en studio.
03:55Merci beaucoup Pierre d'être là.
03:57On va accueillir Laetitia d'abord.
03:58Bonjour Laetitia.
03:59Bonjour à toute l'équipe.
04:01Vous nous appelez d'où Laetitia ?
04:02J'habite à Valrose dans l'Hérault.
04:04Très bien.
04:05Et vous, c'est votre fils qui aurait pu être concerné.
04:10Racontez-nous.
04:11Voilà.
04:11Alors notre fils a 21 ans.
04:12Il vient de finir ses études.
04:14Donc jusqu'à maintenant, jusqu'à 2025, il était rattaché sur notre fiche d'imposition.
04:20Et 2026, il a sa propre fiche d'imposition, sauf qu'il ne peut pas bénéficier de la prime
04:24puisqu'il fallait la fiche d'imposition de 2025.
04:28Oui, il était, à l'époque, il était rattaché à votre foyer fiscal.
04:31Et voilà.
04:32Il travaille ?
04:32Il travaille.
04:33Alors, il commence à travailler dans l'immobilier.
04:36Il n'a pas encore des revenus fixes parce qu'il faut quand même un certain temps pour se faire
04:40un carnet d'adresse.
04:42Mais c'est sûr que 100 euros fois 2, puisque c'est en deux fois et ça ne serait pas
04:47rien pour lui.
04:47Il fait 100 kilomètres par jour et ça ne serait pas négligeable.
04:51100 kilomètres par jour, oui, effectivement.
04:54100 euros fois 2, Pierre.
04:56Alors, on va peut-être rappeler quand même le fonctionnement de cette prime grand rouleur.
05:01Alors, ce n'est pas 100 euros fois 2, c'est que lui, il était éligible la première fois aussi
05:05et qu'il n'en avait pas bénéficié.
05:07Donc, c'est une aide du gouvernement pour payer le plein d'essence et notamment le surcoût du plein d
05:14'essence avec la guerre en Iran.
05:16Et donc, on le voit, les prix qui s'envolent, on a des prix records pour le diesel et le
05:20sans-plomb.
05:21Elle est destinée aux Français qui travaillent, donc ça, c'est la première condition, qui utilisent leur voiture pour aller
05:27travailler.
05:28Donc là, c'est le cas du fils de Laetitia.
05:31Et enfin, qui font un certain nombre de kilomètres, donc c'est soit 15 kilomètres à les retours, donc il
05:35en fait 100, il est largement concerné, ou 8000 kilomètres par an.
05:38Après, effectivement, c'est sous condition de ressources et forcément, c'est sur la fiche d'imposition de 2025 parce
05:44que c'est les données qu'ont l'administration.
05:45Et là, on est en train de remplir nos déclarations de revenus et même de payer nos impôts pour cette
05:51année-ci, mais l'administration n'a pas encore ces données.
05:54Donc, ils sont obligés d'avoir une référence.
05:57Là, malheureusement, ça ne passe pas.
05:59C'est dommage, mais l'État ne peut pas faire autrement.
06:03On va peut-être rappeler quand même.
06:06Alors que les revenus déclarés de 2025 en 2026 sont déjà disponibles sur les sites et les impôts.
06:14C'est une grosse machine, l'administration Laetitia.
06:16Et là, malheureusement, déjà, je ne sais pas si vous vous souvenez, mais le premier versement de 100 euros qui
06:23a été annoncé autour du mois d'avril-mai,
06:25il a fallu plusieurs mois pour verser l'argent alors que les données, on les avait déjà de l'administration
06:30fiscale.
06:31S'il a fallu prendre en compte les déclarations qui ont été remplies cet été, je pense qu'il faut
06:37attendre un an, un an et demi pour avoir la prime et ce ne sera pas efficace.
06:40Il ne peut pas tenter de poser la question directement à son centre des impôts ?
06:43Il peut, mais en fait, des cas particuliers comme ça, il doit y en avoir des milliers, des dizaines de
06:47milliers, voire des centaines de milliers.
06:49Et encore une fois, on a déjà du mal à verser en temps et en heure les primes pour les
06:52Français qui sont éligibles.
06:54Je pense sincèrement que ça complexifierait beaucoup la démarche.
06:59Merci en tout cas.
07:00Voilà, donc il n'est pas né la bonne année.
07:02Non, ce n'est pas qu'il n'est pas né la bonne année, c'est qu'il n'a
07:05pas, là en l'occurrence, il n'a pas commencé à travailler la bonne année.
07:09C'est le problème des aides, Laetitia, c'est qu'il faut mettre des critères en place et malheureusement, il
07:12y a des Français qui sont gagnants aussi parce qu'ils ont vu leur revenu augmenter
07:15et aujourd'hui, ils ne seraient pas éligibles, mais comme c'était sur l'an dernier, ils peuvent en bénéficier.
07:21Et à l'inverse, il y a des perdants et c'est sûr que c'est le cas de votre
07:23fils.
07:23Mais il y a plein de choses comme ça qui ne vont pas.
07:26Si on regarde les logements sociaux, les HLM, ça devrait être réactualisé tous les ans parce qu'il y a
07:32peut-être des personnes qui auraient droit en fonction de leur revenu
07:35et d'autres qui ont vu leur revenu augmenter ou les familles diminuaient au niveau des foyers et qui continuent
07:41à bénéficier de ces logements sociaux.
07:44Donc, c'est vrai qu'il y aurait plein de choses à revoir et courage à tout le monde.
07:48Merci beaucoup en tout cas pour votre témoignage, Laetitia.
07:51Jean-Michel, bonjour.
07:52Oui, bonjour Amandine, bonjour aux auditeurs.
07:55Vous êtes chef d'entreprise, vous.
07:58Vous avez droit à ces aides, vous ou pas ?
08:00Ben non, pas du tout.
08:01Pas du tout.
08:02Non, non, pas du tout.
08:03Et pour moi, nous, je suis d'accord pour une fois avec M. Mélenchon, c'est une mesurette, ça ne
08:09sert à rien, c'est juste de la communication.
08:12Nous ou d'autres entreprises, ça va nous coûter 70 000 euros de plus par an.
08:18C'est-à-dire qu'on a un résultat qui est à peu près, un résultat net qui est à
08:22peu près de 70 000 euros.
08:23Ça veut dire que cette année, notre résultat sera amputé de 70 000 euros.
08:26Donc, il n'y aura pas d'impôt société parce que tout cet argent, on l'aura déjà donné à
08:30l'État par le carburant.
08:32Donc, l'essence aujourd'hui, ça vous coûte 70 000 euros en plus ?
08:37Oui, en plus.
08:37C'est ça sur l'année ?
08:38Ça va vous coûter 70 000 euros en plus ?
08:41Il y a quand même un truc que je ne comprends pas, Amandine, c'est que, à ce que j
08:44'ai lu, seulement 20% du pétrole qu'on consomme passe par le détroit d'Hormuz, alors qu'on nous
08:49taxe sur la totalité.
08:50C'est quand même un truc de fou, quoi.
08:53Qu'on nous taxe sur la totalité, ben...
08:55Vous voulez dire que ça augmente beaucoup plus que la part de pétrole qui vient de l'argent ?
09:00C'est comme si le pétrole passait intégralement, que l'on consomme passait intégralement par le détroit d'Hormuz, alors
09:04que ce n'est pas le cas.
09:05En réalité, ce n'est pas aussi simple que ça, Jean-Michel, parce que vous connaissez l'offre et la
09:11demande.
09:11En fait, quand il y a des tensions à Hormuz, même si c'est une partie du pétrole mondial, ça
09:16fait fortement augmenter les prix parce qu'il y a des tensions d'approvisionnement.
09:20On a peur de manquer.
09:21Et donc, il y a des marchés financiers.
09:23Il y a des traders aussi derrière tout ça.
09:25Et donc, les prix augmentent peut-être davantage que ce qui pourrait augmenter.
09:29Après, il ne faut pas oublier qu'il y a quand même la question de la Russie.
09:32On n'achète plus de pétrole en Russie, donc on s'est aussi coupé d'une part d'approvisionnement.
09:37Du coup, c'est les plus offrants qui ont le carburant.
09:39Ça fait mécaniquement monter les prix.
09:41Mais moi, si je peux me permettre, il y a une question que je voudrais vous poser.
09:44Et vous savez quoi ? Vous allez la poser à Jean-Michel dans un tout petit instant.
09:47Jean-Michel, on vous garde.
09:48A tout de suite.
10:02L'État est très fort.
10:04Ils ont énormément parlé de cette fameuse aide qu'elle est arrivée.
10:08Et elle est arrivée.
10:09Ils donnent 100 euros.
10:10Mais comme ils prennent 60% de taxes sur le carburant, sur les 100 euros, ils vont en récupérer 60.
10:16Ils sont très forts.
10:17En fait, on ne veut pas d'aide.
10:18On veut juste pouvoir vivre normalement.
10:19Et ça devient de plus en plus impossible dans ce pays.
10:22Le message de Thierry sur l'application RTL.
10:25Pierre Herbulot, il n'a pas tort, Thierry.
10:26Effectivement, l'État donne d'une main.
10:28Oui, effectivement.
10:29Et derrière, il y a deux taxes.
10:30Il y a l'assise et la TVA.
10:32Donc, effectivement, un litre de carburant, c'est à peu près 60% de taxes.
10:35Bon, Jean-Michel est toujours avec nous.
10:36Mais avant que vous lui posiez votre question, Pierre, j'avais une autre petite remarque de Fabienne
10:40qui nous écrit, elle, de Montpellier.
10:42C'est sur l'application.
10:43Je prends ma voiture pour aller travailler.
10:44Mais comme je ne paye pas d'impôts, je ne peux pas déduire mes frais d'essence.
10:48Je n'ai pas non plus de remboursement de mes frais de carburant.
10:52Ceci étant réservé à ceux qui payent des impôts, c'est étrange.
10:54Non, on est d'accord.
10:55Il n'y a pas besoin de payer d'impôts pour avoir droit à cette prime gros rouleur ?
10:57Non, pour avoir la prime gros rouleur, il faut ne pas dépasser certains revenus.
11:03En l'occurrence, je vous les donne, les revenus actualisés avec la nouvelle aide à l'énergie d'hier.
11:06Donc, c'est 2050 euros pour une personne seule, net.
11:104070 euros pour un couple et 6100 euros pour un couple avec deux enfants.
11:14Voilà à peu près les ordres de grandeur.
11:16Après, si vous avez une famille un peu différente, vous allez sur le site du gouvernement.
11:19Mais voilà les ordres de grandeur.
11:20Donc, Fabienne, elle peut tout à fait se connecter à son service ?
11:25Sur impôts.gouv.fr, il y a un simulateur.
11:29Et si vous êtes éligible, ensuite, il y a des documents à rentrer, la carte grise, tout ça.
11:34Et l'aide arrive dans les prochains mois.
11:35Mais ça profite, y compris à ceux qui ne payent pas d'impôts.
11:39Victor, vous avez une question aussi ?
11:40Oui, une question de Fred à Montauban qui nous écrit sur l'application RTL.
11:44Je voudrais savoir si ma fille, qui est en alternance, peut bénéficier de l'aide grand rouleur ?
11:49Alors, oui, c'est possible.
11:50Ça dépend de son âge, j'allais dire.
11:52Parce que ça dépend de si elle est rattachée ou pas au foyer fiscal de ses parents.
11:57Donc, au-delà de 25 ans, on est tout seul et on n'est plus sur le foyer de ses
12:00parents.
12:01Donc, si elle a plus de 25 ans et qu'elle est toute seule et qu'elle n'a pas
12:05un mari qui gagne très bien sa vie,
12:06alors oui, elle sera éligible.
12:08Si elle a moins de 25 ans, elle est rattachée au foyer de ses parents.
12:10Et là, dans ce cas-là, non, elle ne sera pas aidée.
12:11Bon, Pierre, vous, vous avez une question pour Jean-Michel.
12:13Oui, Jean-Michel, parce que vous nous disiez que ça vous coûtait 70 000 euros de carburant chaque année.
12:18Je ne sais pas si vous avez vu, mais je voulais vous faire réagir.
12:20Le gouvernement a annoncé hier relever le plafond de la prime défiscalisée pour aider ses salariés.
12:27Donc, vous pouvez donner jusqu'à 1 000 euros défiscalisés à vos salariés pour les aider à faire le plein.
12:32Vous qui avez des augmentations de frais aussi, est-ce que ça vous paraît déconnecté de la réalité ?
12:38Complètement, parce que la réalité, c'est que nous, on a des grands rouleurs
12:41parce qu'on traverse toute la France pour faire du service technique et que ça ne va pas suffire.
12:45Vous avez combien de salariés, Jean-Michel ?
12:46Très, très loin. On est une douzaine.
12:49Et c'est une catastrophe.
12:51Moi, ce qui me choque, il y a deux choses qui me choquent.
12:53C'est que, par exemple, des gens qui sont dans le rural, les aides à domicile, mais le rural,
12:58on leur donne une toute petite indemnité pour aller faire les courses pour les gens dont ils s'occupent, etc.
13:03Et cette aide, elle ne sera jamais revalorisée parce qu'ils sont déjà, c'est des associations en général,
13:08et ils touchent très peu d'argent.
13:09Donc déjà, eux, ils sont perdants.
13:11Et moi, ce qui me choque en deuxième, c'est qu'il n'y a aucune communication budgétaire entre les
13:16ministères.
13:17Moi, j'ai trouvé 14 milliards à Mondine.
13:19La baisse de la TVA, d'accord, ça représente environ 12 milliards d'euros.
13:23Passer de la TVA de 20 à 55, ça serait 12 milliards d'euros.
13:28Moi, j'en ai trouvé 14.
13:30En France, on a 850 000 postes qui sont non pourvus.
13:34Donc, non pourvus.
13:35Vous chargez France Travail de mettre en place des contrats avec des entreprises.
13:39On exonère ces entreprises pendant, par exemple, de gens de charge.
13:44Et parce que vous savez que vous êtes au chômage, vous ne cotisez pas,
13:46ni pour la maladie, ni pour la vieillesse, ni pour rien du tout.
13:49On soulage l'État de 14,4 milliards d'euros par an pour 1 million de travailleurs réinjectés.
13:57Je vous coupe, mais vous sous-entendez que les gens qui sont au chômage ne veulent pas travailler.
14:02Ce n'est pas le cas de tous.
14:03Je n'ai pas dit ça.
14:04Moi, je dis que demain, on met des contrats en place.
14:07Quelqu'un qui est indemnisé à hauteur de 1 200 euros à 1 million de chômeurs, c'est 14 milliards
14:12par an.
14:12Si on les réinjecte dans l'entreprise et qu'on permet à l'entreprise de les payer 2 000 euros
14:17parce qu'elle n'a pas de charge,
14:18on va non seulement relancer l'économie, mais soulager l'État de 14 milliards par an.
14:23Donc, ces 14 milliards, on les dirige vers la baisse de la TVA à 5,5.
14:27Et tout le monde en profitera.
14:29Les sociétés comme les particuliers, sans discrimination.
14:34C'est tout simple.
14:35En tout cas, l'idée est lancée, Jean-Michel.
14:37Je ne sais pas s'il y a des ministres qui nous écoutent.
14:39Mais voilà.
14:40Merci beaucoup, Jean-Michel.
14:42Arnaud, bonjour.
14:44Bonjour.
14:44Et bienvenue parce que c'est la première fois que vous nous appelez.
14:47Vous êtes apiculteur, je crois, dans la région de Toulouse.
14:49C'est ça, tout à fait.
14:50Bon, et vous vous sentez comme les grands oubliés de l'agriculture.
14:53Racontez-nous.
14:54Ah, on a toujours été les grands oubliés de l'agriculture.
14:56Mais alors, cette année, je crois qu'on a passé un cap.
15:00Bon, vous avez dû attendre parler de toutes les ailes qui ont été données aux agriculteurs,
15:03notamment pour le carburant, là.
15:06Le GNR, le gazole non routier.
15:07Voilà, pour le gazole non routier.
15:08Alors, nous, en apiculture, nos ruchers se trouvent un peu partout.
15:12Donc, on est obligé de se déplacer entre les ruchers.
15:15Ça nécessite de faire un grand nombre de kilomètres chaque semaine et donc chaque mois, forcément.
15:22Et tous ces kilomètres, on les fait sur la route, en bonne partie.
15:25Donc, il y a une partie dans les chambres et une partie sur la route.
15:28Donc, du coup, on est obligé d'utiliser des véhicules qui fonctionnent au gazole routier.
15:32Et ce gazole-là, nous, on n'a pas d'aide là-dessus.
15:34Donc, moi, actuellement, je suis à un budget qui a à peu près 700 euros de gazole par mois.
15:42Donc, je paye les taxes comme tout le monde.
15:44Et on n'a absolument aucune aide là-dessus.
15:47Mais disiez, j'en suis au point de ne pas manger le midi pour ne pas avoir un repas supplémentaire.
15:53Il n'y a pas de choix.
15:54Il n'y a pas de loisirs.
15:56Il n'y a pas de tout ça.
15:57Parce que sinon, je suis obligé de payer encore un peu plus.
15:59Et ça ne rentre plus dans le budget.
16:01Mais Arnon, vous ne pouvez pas bénéficier de la prime grand rouleur, vous ?
16:05Alors, non, parce que, comme vous le disiez précédemment, moi, je me suis reconverti, en fait.
16:11À l'origine, j'étais ingénieur dans l'aéronautique.
16:13Sur Toulouse, c'est ce qu'on voit le plus.
16:16Et donc, j'avais un salaire l'année dernière qui dépassait les seuils actuels.
16:21Donc, l'appareil, c'est un peu...
16:22Je suis en demande quand même au cas où.
16:23Et je me retrouve, en fait, le bec dans l'eau.
16:25Parce qu'il faut que j'attende une année fiscale pour pouvoir avoir la prime grand rouleur.
16:30C'est comme le fils de Laetitia, en fait, tout à l'heure.
16:32C'est exactement le pas.
16:33C'est ce que j'ai entendu, oui.
16:34Exactement. Du coup, j'en profite pour rappeler les secteurs qui sont aidés.
16:37Donc, il y a les pêcheurs, les agriculteurs, le BTP et la nouveauté.
16:41Et là, ça aurait pu être le cas.
16:42Alors, les apiculteurs, peut-être que c'est une trop petite fédération.
16:44Mais les infirmières libérales ont eu 80 euros hier.
16:49Alors, 80 euros, vous me direz, ce n'est pas énorme quand on fait beaucoup de route.
16:51Mais malgré tout, donc voilà, infirmières, BTP, pêcheurs et agriculteurs.
16:55Mais agriculteurs, effectivement, c'est sur le gasoil non routier.
16:58Il y a une remise de 15 centimes par litre qui est prolongée jusqu'au mois de décembre.
17:02Effectivement, il faut mettre ce carburant-là et c'est carburant pour les tracteurs.
17:05Effectivement, et pas pour les voitures, pour aller trucher en rucher.
17:07Donc, malheureusement, pas d'aide ciblée pour les apiculteurs.
17:11Merci en tout cas, Arnaud, pour votre témoignage.
17:15Juste, on a beaucoup parlé de conséquences de la sécheresse, tout ça.
17:19Ça a des conséquences pour vous, apiculteurs aussi ou pas ?
17:22Considérable.
17:23Le manque d'eau fait que forcément, vous n'avez pas de fleurs.
17:25S'il n'y a pas de fleurs, il n'y a pas de nourriture.
17:27Donc, les abeilles souffrent.
17:28Alors déjà, elles souffrent de la chaleur.
17:30Elles ont besoin de se refroidir.
17:31Et elles ont besoin d'eau pour se refroidir.
17:33Donc, comme elles n'en trouvent pas, nous, on est obligés de les abreuver.
17:36Ça nécessite du coup de prendre de l'eau du robinet.
17:39Donc, forcément, on la paye.
17:41Et on a des états de faiblesse actuellement qui font qu'on va être obligés de les nourrir artificiellement.
17:47Alors que moi, par exemple, je me suis passé complètement de la récolte de tournesol
17:51qui, de toute façon, aurait été catastrophique au vu de la météo qu'on a eue.
17:55Donc, je me suis dit, bon allez, je leur laisse.
17:57Et elles ont déjà continué.
17:58Vous leur avez laissé la parcelle de tournesol pour qu'elle puisse se nourrir ?
18:01C'est ça.
18:02D'ailleurs, je n'ai pas récolté de miel de tournesol pour ne pas leur enlever une ressource
18:05qui, de toute façon, aurait manqué à un moment donné.
18:08Et en fait, j'ai fait le tour des colonies la semaine dernière.
18:11Et la totalité de la récolte de tournesol a déjà été consommée.
18:14Donc là, je vais être obligé de nourrir cette année.
18:16Chose que je n'ai pas faite depuis...
18:17Mais comment on fait pour nourrir, pardon, des abeilles ?
18:19C'est peut-être très belle condition.
18:20Eh bien, toujours avec du sucre ou avec du miel si on en a.
18:23Et puis, on leur donne ça et elles le transforment en miel.
18:25D'accord.
18:25C'est-à-dire qu'on crée du nectar artificiel.
18:27C'est quelque chose qui nous coûte de l'argent.
18:29Et ce nourrissement, on est obligé de le faire là, maintenant, rapidement.
18:32Parce que l'hiver va arriver malgré tout.
18:35On a encore une belle météo, mais ça ne va pas tarder à arriver.
18:37Et elles, quand elles vont avoir tous les signaux météo pour entrer en hivernage,
18:41il faut qu'elles aient les réserves.
18:42Sinon, de toute façon, elles ne passeront pas l'hiver.
18:45Bon, écoutez, merci beaucoup.
18:46On a appris plein de choses, Arnaud.
18:48Bon courage à vous.
18:49Et puis, n'hésitez pas à nous rappeler sur d'autres sujets.
18:53Pierre, bonjour.
18:55Bonjour.
18:56Livreur d'hydrocarbures.
18:57Rappelez-moi dans quelle région ?
18:59Région Rhône-Alpes.
19:00Bon, vous, vous livrez du...
19:01Dans le Rhône-et-la-Loire, exactement.
19:03Alors, vous êtes intéressants de deux manières différentes.
19:08C'est-à-dire que vous utilisez, bien sûr, du carburant pour faire vos livraisons.
19:11Voilà.
19:12Bon, ça, j'imagine que ça pèse sur les finances de votre société.
19:16Ah, ben là, l'entreprise, c'est une horreur.
19:18Moi, ce matin, j'ai fait plein de mon camion.
19:20Ça m'a coûté pas loin de 700 euros pour moins de 300 litres, quoi.
19:24700 euros ? Ah oui.
19:26Et ça, ça va durer, on est quoi ? On est mercredi.
19:30Lundi, je vais refaire le plein.
19:33Ah oui, c'est énorme.
19:34Un camion, ça ne monte pas.
19:35Il y a des aides pour vous ou pas du tout ?
19:36Alors, au niveau de l'entreprise, oui, parce que c'est du transport routier à la base.
19:41Donc, ils sont aidés.
19:42Alors maintenant, est-ce qu'ils ont touché des aides ? Je ne sais pas.
19:45Mais en l'occurrence, oui, ça coûte très, très cher à faire rouler un camion.
19:50Bon, et donc vous, vous livrez notamment du fuel pour se chauffer.
19:53Voilà.
19:54Quel est le... J'imagine que ça aussi, ça flambe, ça coûte très cher, de plus en plus cher ?
20:00Là, aujourd'hui, il n'a pas loin de 2 euros. Il a 1,97 euros le litre.
20:03D'accord. Et l'hiver dernier, on était à combien, juste pour avoir une...
20:061 euro entre 1,05 et 1,10.
20:08Surtout qu'il faut se dire, Amandine, que là, on parle de cuves qui font 1000 litres.
20:11Donc, vous multipliez par 1000, la différence, c'est énorme.
20:14Fois 2, en fait, en année.
20:16Alors, l'an dernier, c'était quand même assez bas comme prix, c'est ça ?
20:19Je me souviens qu'on avait fait des reportages à l'antenne pour dire que le prix du fuel était
20:22bas l'an dernier.
20:23Donc, c'est forcément le différent.
20:25Autour d'un euro, oui.
20:26Oui.
20:26Bon, et alors, les gens vous parlent de ça tout le temps, j'imagine ?
20:29Ah non, mais là, c'est l'hécatombe.
20:31Il y a des gens qui ne vont pas se chauffer.
20:33Nous, la région où je le livre, on est entre les monts du Pilar au sud du Rhône,
20:39les monts du Forêt qui sont entre l'Auvergne et Rhône-Alpes,
20:42et puis, tous les monts du Lyonnais, toute cette personne qui est entre eux.
20:46Oui, il fait froid l'hiver, quand même.
20:47Et il fait froid l'hiver.
20:48Donc, aujourd'hui, quelqu'un qui met 1000 euros de fuel va payer pas loin de 2000 euros
20:52et ne passera pas l'hiver avec ses 1000 euros de fuel.
20:55Et ça les inquiète, vos clients ?
20:57Ah oui, il y a des gens qui ne vont pas se chauffer.
20:59Moi, j'ai des clients que j'ai croisés pendant les tournées.
21:02Ils m'ont dit, cet hiver, on ne se verra pas.
21:04Je n'ai pas les moyens.
21:06Et puis, les gens, il y en a qui n'ont pas le choix, de toute façon.
21:11Mais on passe par des paiements plusieurs fois.
21:14J'ai un client qui m'a avoué une livraison de 3000 litres parce qu'il a une grande maison.
21:19Il a fait un crédit pour se chauffer cet hiver.
21:23Il a pris un crédit pour pouvoir payer sa livraison de fuel.
21:25J'ai imaginé, elle m'a dit 3000 litres, 6000 euros.
21:30Pierre, vous avez dit quelque chose de carrière du lot.
21:32Je précise qu'on parlait tout à l'heure de l'aide gros rouleur, donc 100 euros.
21:34Donc, ça ne concerne pas les gens qui font le plein de leur cul pour se chauffer.
21:38En revanche, il y a une autre aide du gouvernement qui s'appelle le chèque énergie,
21:41qui est versé une fois par an pendant l'hiver et donc qui est aussi sous condition de ressources.
21:47Là, c'est entre 48 et 277 euros.
21:50Et pour dépenser ce chèque énergie, il faut justifier d'une dépense de chauffage, en l'occurrence.
21:56Et donc, typiquement...
21:57Ça va être dur, tout simplement.
21:58Par contre, c'est sûr que si vous payez 3000 euros, 277 euros, ce n'est pas grand.
22:01J'ai juste une petite question, pardon, Pierre, après je vous redonne la parole.
22:04Il faut faire une démarche, Pierre Abulot, pour bénéficier de l'aide ?
22:07Le chèque énergie, alors, il est revu tous les ans en fonction des revenus.
22:12Mais si vous avez déjà fait la démarche, il n'y a pas besoin de le refaire.
22:15En revanche, pour une première fois, oui, effectivement.
22:17Pierre, vous vouliez ajouter quelque chose ?
22:18Oui, l'aide, elle est très bien.
22:21Seulement, le client, il a bien pris 3000 litres de fioul.
22:24Lui, on se doute bien qu'il n'a pas de chèque énergie.
22:27Mais par exemple, j'ai fait un petit coup de retraités, des gens qui n'ont même pas 1000 euros
22:31de retraite à deux.
22:32Donc, ils sont obligés de se chauffer.
22:34Ils ont fait rentrer 1000 litres de fioul.
22:36Elle m'a donné un chèque de 48 euros sur 1950 euros.
22:41Vous imaginez l'aide ?
22:42C'est dérisoire, quoi.
22:44Moi, les papiers mamis que j'ai vus, là, j'ai eu beaucoup de peine parce que je me dis
22:49qu'ils vont passer l'hiver avec 10 degrés dans la maison.
22:53Parce que sinon, ils ne vont pas passer l'hiver avec 6 ans.
22:56Le monsieur m'a dit que je ne mettrai pas plus.
22:58Je n'ai pas l'argent de mettre plus.
23:00Bon, Pierre, merci beaucoup pour votre témoignage.
23:03Si ça fait écho à la situation des uns et des autres, si vous aussi, comme certains clients de Pierre,
23:10vous nous dites qu'on ne va pas pouvoir se chauffer cet hiver.
23:12C'est déjà décidé.
23:13Envoyez-nous un petit message sur l'application RTL.
23:15C'est gratuit.
23:16Laissez-nous vos coordonnées.
23:17Et on vous rappellera, on en parlera ces prochains jours.
23:20Parce qu'effectivement, ça va devenir l'autre cassette, Pierre Herbulot.
23:23Bien sûr, le chauffage cet hiver.
23:24Se chauffer cet hiver.
23:26Merci beaucoup, Pierre Herbulot.
23:27Merci infiniment pour toutes ces précisions.
23:30C'était nécessaire, je pense.
23:32Dans un instant, on va complètement changer de sujet et évoquer l'alcoolisme.
23:37L'alcoolisme féminin.
23:38Pourquoi on en parle aujourd'hui ?
23:39Parce que c'est au cœur d'un film qui sort aujourd'hui, le film Garance, avec Adèle Exarchopoulos.
23:46C'est difficile de parler de ce sujet, mais je pense qu'il faut le faire.
23:49A tout de suite.
24:08J'ai été alcoolique pendant auprès de 20 ans.
24:11Jusqu'à ce que mon fils pète un câble et me dise de tout arrêter.
24:15Je ne savais pas comment.
24:16Je me suis tournée vers les bonnes personnes.
24:18Ça fait deux ans et demi que je suis sobre.
24:20Je me rendais compte de mon alcool.
24:23Je ne savais pas comment m'en sortir avec tous mes problèmes.
24:25Et il a fallu ce déclic pour que je m'arrête.
24:28Le message et le témoignage extrêmement touchant de Marion, alcoolique, pendant 20 ans jusqu'à ce que son fils lui
24:36dise d'arrêter.
24:37Je voulais vous donner la parole à ces femmes qui traversent ces difficultés ou qui l'ont traversée par le
24:44passé.
24:45C'est un sujet d'alcoolisme féminin dont on parle peu souvent, qui est au cœur, je vous le disais,
24:49du film Garance qui sort aujourd'hui au cinéma.
24:52Dorine, bonjour.
24:53Bonjour.
24:54Merci beaucoup de prendre la parole sur RTL.
24:57Vous, vous avez été alcoolique pendant 10 ans, c'est ça ?
25:00À peu près, oui, c'est ça.
25:02Racontez-nous comment ça a commencé et comment ça s'est installé.
25:07Alors, ça s'est installé assez tôt dans ma vie parce que, ben voilà, j'avais un papa alcoolique, un
25:16entourage comme ça un peu, où l'alcool était fort présent en tous les cas.
25:22Donc, je me souviens de ma première suite, on va dire, à l'âge de 15 ans, ce qui est
25:30assez tôt quand même, j'en ai 55 aujourd'hui.
25:32Donc, l'alcool a quand même été quelque chose qui était dans ma vie très tôt.
25:40J'ai rencontré mon mari, j'avais 18 ans, donc je ne buvais pas, enfin on buvait ensemble occasionnellement, voilà,
25:50pour des fêtes entre copains.
25:52Et puis, petit à petit, cet alcool s'est vraiment installé vers l'âge de 37 ans à peu près.
26:00Donc là, j'ai fait un virage comme ça dans ma vie, j'ai un peu quitté, enfin c'est
26:07pas un peu, j'ai quitté ma vie de femme au foyer, de maman, de, voilà.
26:16J'ai eu ce besoin à 37 ans de...
26:18De retravailler ?
26:19Non, pas de retravailler, non, non, pas de retravailler, justement, j'étais installée dans quelque chose qui ne correspondait pas
26:27au plus.
26:30Et puis, je me suis vraiment, là, pour le coup, j'ai travaillé dans un bar à ce moment-là,
26:35j'avais besoin de faire des extra week-ends, voilà.
26:38Et puis, alors là, ça a commencé vraiment...
26:40Oui, vous l'aviez sous la main, si je peux me permettre.
26:42Oui, c'est ça.
26:45Bon, ça reste...
26:46Et vous buviez tous les jours, plusieurs fois par jour ?
26:49Alors, à l'époque, quand j'avais 37 ans, c'était surtout le soir, voilà, en rentrant du boulot, j
26:57'avais besoin de décompresser.
27:00Donc, je buvais un verre de vin, deux verres de vin ou un apéritif.
27:06Et puis, voilà, ça s'est installé comme ça, mais c'était le soir uniquement.
27:11Et puis, plus tard, il y a quoi, cinq ans à peu près, j'ai commencé, dans mon entourage, à
27:21perdre des amis très, très proches.
27:25Et alors là, c'était pour moi très, très difficile à...
27:31J'ai eu du mal à faire face à ces décès.
27:36Donc, je me suis vraiment là, installée pour le coup, dans l'alcool.
27:42C'était plus du vin le soir, mais c'était vraiment des alcools forts.
27:48Et toujours que le soir ?
27:50Oui, au début, au début.
27:52Et puis, en 2020, mon mari est tombé gravement malade, un cancer du cerveau.
28:01Donc, quand on a appris la maladie, voilà, on a su très rapidement que son espérance de vie n'était
28:08que de deux, trois ans.
28:10Donc, j'ai arrêté de travailler pour pouvoir l'accompagner, sachant qu'on m'avait un peu expliqué comment ça
28:16allait se passer pour lui.
28:19Une dégradation, enfin, surtout au niveau cérébral.
28:24Au début, il était lucide et malgré tout, je n'arrivais pas à faire face.
28:31Donc là, effectivement, je me suis mise à boire vraiment plus que le soir.
28:36Le matin aussi, l'après-midi de temps en temps, je faisais des siestes.
28:41Alors, j'étais là sans être là.
28:43J'étais là à ses côtés, mais dans un état qui ne me permettait pas de le soutenir dans sa
28:49maladie.
28:50Et lui me voyait aussi, comment vous dire ?
28:58Il m'a dit, écoute, tu vas vraiment savoir que tu fasses quelque chose parce que ce n'est plus
29:05possible ni pour moi, ni pour les enfants.
29:08Parce qu'on avait à l'époque, mon fils qui avait 25 ans et ma fille 30 à peine.
29:16Il va falloir que tu arrêtes parce que tu vas mourir si tu continues.
29:20Et puis moi, on sait que je vais mourir.
29:22Donc voilà, il faut que tu fasses quelque chose.
29:24Oui, il vous a dit, reprends-toi, sinon nos enfants seront orphelins en fait, c'est ça ?
29:27C'est ce qu'il m'a dit, oui, c'est ce qu'il m'a dit.
29:29Donc j'ai fait deux cures qui n'ont pas ça.
29:31Ça a été le déclic, pardon, je vous coupe Dorine, mais c'est important aussi de comprendre à quel moment...
29:36Parce que bien sûr, vous aviez conscience de tout ça, j'imagine.
29:39Et lui aussi d'ailleurs, sans doute.
29:41Mais là, quand on vous a dit, allez, ça suffit, sinon les enfants seront orphelins.
29:45Là, vous vous êtes dit, ok, il faut que j'arrête ?
29:47Oui, c'est quand Benoît m'a dit ça à mon mari.
29:49Les autres pouvaient me le dire, je n'entendais pas.
29:52Mais quand mon mari me l'a dit, avec toute cette souffrance qu'il portait, je vais dire, mais bon
29:59sang, arrête.
30:00Là, j'ai vraiment fait une cure.
30:03Je me suis éloignée pour cette cure que j'ai faite en Bretagne pendant trois mois.
30:10Et j'en suis sortie abstinente.
30:14Et ça fera quatre ans le 23 janvier 2027 en fait.
30:19Bon, Dorine, merci beaucoup pour ce témoignage.
30:22Je sais, ce que je disais, c'est très difficile de parler de ça, mais je pense que c'est
30:25important.
30:25Et je pense qu'il y a aussi des femmes qui nous écoutent, des familles qui aussi s'inquiètent pour
30:29leurs proches.
30:30Et c'est important d'en parler.
30:31Dorine, si vous voulez bien rester avec nous, parce que je voudrais vous faire échanger et réagir à d'autres
30:36témoignages.
30:37On est ensemble jusqu'à 14 heures.
30:38Et puis ensuite, vous retrouverez, comme tous les jours, Jean-Alphonse Richard, l'heure du crime.
30:43Bonjour Jean-Alphonse.
30:44Bonjour Amandine.
30:45Et aujourd'hui, on part dans la Somme après la mort d'un lycéen.
30:49La mort d'un lycéen avec, comme un arrière-plan, le harcèlement scolaire.
30:55Clément Brice, 16 ans, interne dans un lycée professionnel dans la Somme.
30:59On retrouve son corps martyrisé dans un étang.
31:01On lui a tranché la gorge.
31:02Tout de suite, on sait que cet élève timide, très gentil, mal dans sa peau, était en fait la tête
31:07de turc de ses camarades, harcelé, moqué, frappé.
31:10Parfois, il n'en pouvait plus.
31:12C'est au milieu de ces lycéens que se cache celui qui a tué Clément à coup de couteau.
31:16Que s'est-il passé ? Pourquoi le lycéen devait mourir ?
31:19C'est cette histoire que je vous raconte.
31:21Clément Brice, harcelé jusqu'à la mort à 14 heures.
31:24A tout à l'heure, Jean-Alphonse, on se retrouve dans un tout petit instant.
31:27A tout de suite.
31:28Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au 30 de 10.
31:3150 centimes la minute.
31:34Jusqu'à 14 heures.
31:36Les auditeurs ont la parole.
31:38Amandine Bégaud sur RTL.
31:41C'est un problème d'alcool, mais depuis très longtemps.
31:43J'ai consulté une addictologue il y a un peu plus d'un an.
31:47Et en fin de compte, c'était trop invasif.
31:49Il fallait que je me rende tous les mois auprès de l'hôpital.
31:53J'étais passée à trois bières par jour, ce qui était déjà énorme pour moi.
31:56Elle m'a dit au bout d'un mois, il faut passer à deux.
31:58Il fallait participer à des groupes de parole et donc j'ai abandonné.
32:02Donc grâce à ces conseils, j'essaye de m'en sortir toute seule.
32:07Le message de Laurence au 3210 qui réagissait à ce sujet délicat, bien sûr, de l'alcoolisme féminin.
32:16Dorine est toujours avec nous.
32:18On va accueillir Cathy.
32:19Bonjour Cathy.
32:20Bonjour Amandine.
32:21J'imagine que vous êtes un peu retrouvée dans le témoignage de Dorine.
32:25Oui, tout à fait.
32:26Comment ça a commencé chez vous ?
32:29Au début, comme j'ai dit à votre collaborateur, au début, c'est comme quand on est jeune, c'est
32:33l'alcool festif.
32:34Et puis au fur et à mesure des années, puis les aléas de la vie.
32:38Au début, c'est un plaisir et après, ça devient un besoin.
32:42Et c'est-à-dire que vous ne pouviez pas ne pas vous en passer ?
32:45C'est ça, tout à fait.
32:48Vous disiez tout à l'heure au Standard, à un moment, je regardais dès le matin dans le frigo, si
32:55j'avais de quoi tenir jusqu'à la fin de la journée.
32:58Non, pas jusqu'à la fin de la journée, mais je partais au travail le matin.
33:01Et je m'assurais que dans le frigo, il y a assez pour que je puisse m'alcooliser le soir.
33:06Donc, c'était le soir, vous, Cathy ?
33:08Oui.
33:09Pas le reste de la journée ?
33:11Non, non, non. Je n'ai jamais bu le matin. Non, jamais.
33:13Mais vous buviez beaucoup le soir ?
33:15Ben, oui. On va dire que oui. Des fois, mon plus féminin, c'était le kyr.
33:20Donc, au début, c'était un kyr, deux kyrs, et puis après, ça pourrait aller jusqu'à 15, un kyr.
33:26Et vous étiez entourée ?
33:29Ben, j'avais mon mari, j'avais mes enfants.
33:32Et au fur et à mesure, mes enfants ont plus ou moins tourné le dos.
33:36Notamment, ma fille, qui m'avait fait plus ou moins un chantage en disant que tant que je buvais, je
33:41n'aurais pas mon petit-fils en vacances.
33:43Et puis, j'ai quand même été suivie pendant quelques temps au Xapa.
33:47Et c'est là que j'ai eu le déclic aussi.
33:49À un moment donné, je me suis dit aussi aux paroles de ma fille qu'il fallait que je fasse
33:53quelque chose.
33:54On est le centre des addictions, le Xapa.
33:57Quand votre fille, elle vous dit, tu n'auras pas ton petit-fils en vacances tant que ça ne va
34:01pas mieux, sur le moment, ça ne fait pas un déclic, ça ?
34:04Si, justement, ça a commencé, ça fait son petit bonhomme de chemin.
34:08Et puis, bon, j'ai fait quand même quelques chutes.
34:10Et puis, au Xapa, on m'avait dit, le docteur m'avait dit, un jour, vous allez vous tuer.
34:15Donc, ça fait réfléchir tout ça.
34:17Mais, comme j'ai dit au standard, au début, vous pensez pouvoir vous en sortir toute seule.
34:25Vous dites, de toute façon, je vais pouvoir m'arrêter comme je veux.
34:29Et puis, ce n'est pas possible.
34:30Ce n'est pas possible.
34:32Et puis, c'est ce qu'on disait, il y a cette honte aussi.
34:35Du coup, sans doute, cette tendance à se refermer sur soi-même qui n'aide pas beaucoup.
34:42Cathy, Dorine, je voudrais qu'on accueille Corinne.
34:45Bonjour, Corinne.
34:47Bonjour.
34:48Vous vous reconnaissez, vous aussi, Corinne, dans ces témoignages ? Racontez-nous.
34:52À tous.
34:54Dans tous les témoignages, je me reconnais.
34:57Oui.
34:59Racontez-nous.
35:00Donc, c'est...
35:02Voilà, au début, c'était festif.
35:05C'était un apéro, une bouteille de vin à quatre au resto, une bouteille de rouge au resto, un aïe
35:11riche.
35:12Mais là, c'est devenu...
35:15C'est devenu systématique.
35:17Je rentre, je prends une bière, quoi.
35:19Et du coup, vous en buvez combien dans la journée ?
35:22Oh, six.
35:25Six ?
35:26Oui.
35:27Oui.
35:29Oui.
35:29Tous les jours, quoi qu'il arrive.
35:31Tous les jours.
35:32Oui.
35:33Il mange du ricard.
35:34Et je commence à en avoir marre.
35:38Ma fille ne veut plus me parler.
35:40Voilà.
35:41Elle a biché à 800 km de moi.
35:43Mon compagnon est addict aussi.
35:46Donc, ce qui n'aide pas.
35:47Bien sûr.
35:49Et j'en ai marre.
35:51Voilà.
35:52J'ai envie d'arrêter.
35:52Alors, tout le monde dit qu'il ne faut pas arrêter brutalement parce que ça peut être dangereux pour ma
35:57santé.
35:57Et vous êtes tournée vers quelqu'un, Corinne, pour essayer de vous faire aider ?
36:00Non, pas encore.
36:02Non, pas encore.
36:03Dorine, vous entendez le témoignage de Corinne.
36:08Qu'est-ce que vous auriez envie de lui dire ? Comment la conseiller ?
36:12Je lui dirais de consulter son médecin.
36:17Peut-être s'il y a une honte derrière cet alcoolisme.
36:23Commencez par le médecin traitant qui vous dirigera après peut-être vers un médecin plus spécialisé.
36:32Et qui vous dirigera aussi peut-être effectivement vers le ZAPA ou autre endroit.
36:40Un centre d'addiction, oui.
36:42Un centre d'addiction.
36:43Exactement.
36:44Pour ma part, je sais que la cure de trois mois a vraiment été celle qui m'aura aidée à
36:51m'en sortir complètement.
36:53Et oui, je pense qu'il faut dépasser cette honte et franchir ce...
37:00Corine, allez-y.
37:00Excusez-moi, je vous interromps.
37:02Excusez-moi, j'ai plus honte.
37:04D'ailleurs, je n'ai pas bien entendu.
37:08Oui, on n'a pas entendu, Corine.
37:09Pardon, ça a coupé.
37:10Allez-y.
37:12Excusez-moi, c'est que si je vous appelle, c'est que j'ai plus honte et que je reconnais
37:16qu'il y a un réel problème.
37:19Mais voilà.
37:21Et c'est vrai que si votre compagnon, Corine, est aussi alcoolique, comme vous le disiez, ça n'aide pas.
37:28Est-ce que vous en parlez avec lui ? Est-ce que vous lui dites qu'on boit trop, il
37:31faudrait qu'on fasse quelque chose ?
37:34Ça dépend à quelle heure.
37:35Oui.
37:37Ça dépend à quelle heure.
37:39Si vous lui en parlez à un moment où vous êtes à peu près lucide tous les deux ?
37:43Oui.
37:46Il a pas mal de problèmes de santé, donc il serait bien aussi qu'il arrête, quoi.
37:50Et puis, on ne sort plus, on ne voit plus personne, on ne rit plus.
37:57Enfin, oui, c'est un réel pas dans mon alcool.
38:00Vous arrivez à lui en parler, Corine ?
38:02Oui.
38:03Et il dit quoi ?
38:06Toujours de bonne volonté, mais ça dépend à quelle heure.
38:10Bon, je ne sais pas si vous entendiez le témoignage de Cathy, tout à l'heure, qui disait qu'on
38:14ne peut pas s'en sortir seul.
38:15C'est vraiment important d'essayer de vous tourner, en tout cas, vers quelqu'un.
38:21Et seul, ce n'est pas possible.
38:23Je crois que seul, c'est compliqué.
38:24Avec la détermination.
38:26Surtout si votre compagnon boit.
38:28Je ne sais pas ce que vous en pensez, vous, Dorine, mais seul, c'est compliqué.
38:32C'est impossible.
38:33C'est impossible.
38:35Ce que je peux dire aussi, c'est que les médecins donnent des médicaments qui substituent.
38:43Des valiums ?
38:44Oui, par exemple.
38:48Mais sans ça, on ne peut pas y arriver.
38:52Et puis après, le valium, de toute façon, ça diminue pour arrêter.
38:56Oui, le goût, c'est de sevrer et d'aider au sevrage.
39:00Restez avec nous toutes les deux.
39:01On se retrouve dans un tout petit instant.
39:03A tout de suite.
39:04Quand soudain, elle croise le regard de celui qu'elle aime.
39:06Merci d'écouter RTL.
39:08Ce n'est pas la vraie vie qu'on apprend dans ces soirées.
39:12Carrefour.
39:13Jusqu'à 14h.
39:15Les auditeurs ont la parole.
39:17Amandine Bégaud sur RTL.
39:19Et à l'occasion de la sortie du film Garance, on continue à évoquer ce sujet dont on parle sans
39:25doute trop peu,
39:26mais qui concerne des milliers d'entre vous.
39:29L'alcoolisme féminin.
39:32Axel, bonjour.
39:34Oui, bonjour.
39:36Racontez-nous, ça a duré combien de temps chez vous ?
39:39Alors moi, c'est comme un peu beaucoup de personnes, beaucoup justement d'alcooliques.
39:45C'est une maladie, c'est arrivé assez jeune.
39:48Première cuite vers 14 ans.
39:51Et puis en fait, ça s'installe insidieusement.
39:53C'est-à-dire que c'est arrivé, j'étais fêtard avec mon compagnon qui buvait aussi beaucoup.
39:58On était très fêtard.
39:59Et puis les enfants sont arrivés, etc.
40:01Et puis la routine quelque part.
40:03Et puis un apéro le soir.
40:04Et puis voilà.
40:05Et puis en fait, ça devient indispensable tous les soirs.
40:08Et on augmente forcément les doses et ça devient terrible.
40:11C'est un cercle vicieux.
40:13Et vous vous couchiez ivre tous les soirs en fait ?
40:16Ah oui.
40:16Oui, oui.
40:16Et moi sur la fin, c'était le but.
40:19Je n'ai jamais non plus bu en journée.
40:21Parce que par rapport professionnellement, etc.
40:24Mais dès qu'arrivait 19h, c'était de boire le plus vite possible,
40:30de m'alcooliser pour oublier quelque part et aller me coucher.
40:35Donc il fallait bien sûr faire tout ça.
40:37Il ne faut pas oublier qu'on est des femmes et qu'il faut gérer la maison,
40:41il faut gérer les enfants, le bain, etc.
40:46Donc ce n'était pas joli, joli.
40:47Qu'est-ce qui a été le déclic, Axel, pour vous ?
40:49Le déclic, ça a été aussi mes enfants, des phrases un peu assassines
40:53sur mon comportement lors de repas de famille.
40:56Et vous disiez quoi ?
40:58C'est-à-dire que j'étais très extravertie.
41:01Donc il me disait, c'est cool en fait, quand maman elle boit,
41:04on peut obtenir tout ce qu'on veut.
41:06Au début c'est non, mais ça finit toujours par oui.
41:08Alors que je ne suis pas du tout comme ça.
41:11Donc voilà.
41:12Et puis aussi, j'ai blessé une amie, une très très bonne amie à moi
41:16que j'ai été très malheureuse dans mes propos.
41:20Et ça, ça a été vraiment mon déclic de me dire,
41:22ben non quoi, j'étais partie en week-end chez elle,
41:25je me suis retrouvée en plus chez elle, j'étais dans une autre ville
41:28et j'ai tout détruit quoi.
41:30C'est vraiment dommage.
41:31Une amitié, ma meilleure amie quoi.
41:34Donc ça a été un déclic, oui, effectivement.
41:37Vous avez arrêté et vous avez surtout été prise en charge, Axel.
41:40Vous n'avez pas arrêté.
41:41Tout à fait, c'est ça.
41:43Alors moi j'ai décidé, ça m'a fait prendre conscience suite à mon amie
41:47et j'ai pris rendez-vous avec un addictologue
41:50qui m'a très vite reposé une hospitalisation
41:54où là j'ai compris déjà que c'était une maladie.
41:57Oui, c'est une maladie.
41:59Exactement, c'est important de le dire.
42:01C'est-à-dire que c'est pas...
42:02C'est pas juste une seule habitude.
42:04Et voilà, ou alors qu'une question de volonté.
42:06Bien sûr que moi tous les matins je me disais que j'étais capable
42:08et que j'avais envie de ne pas boire ce soir.
42:11Et c'était plus fort que moi, plus fort que tout.
42:15Quand j'ai compris ça, déjà c'était important.
42:17Mais comme toute maladie, je me suis dit...
42:20J'avais pas compris.
42:22Je me suis dit, j'arrête de boire, je suis guérie.
42:24Oui, on est guéri si on arrête de boire toute notre vie.
42:29Donc c'est un combat aussi quand même, mine de rien,
42:31de réapprendre à vivre.
42:33Et aussi, il faut comprendre pourquoi on buvait.
42:36Qu'est-ce qui nous animait ?
42:37De la colère, de la jalousie.
42:39Il faut transformer aussi toute cette émotion qu'on ne gérait pas.
42:44Qu'on gérait avec l'alcool en tout cas.
42:47C'est surtout ça.
42:48Aujourd'hui, vous allez comment, Axel ?
42:49Super bien.
42:51Ça a changé ma vie.
42:53Complètement, j'ai ouvert...
42:56Ça a bouleversé ma vie parce que du coup, j'ai quitté mon compagnon
42:59parce que lui est resté dans l'alcool.
43:03Pour lui, c'est un non-problème.
43:05Il s'estime qu'il n'avait pas de soucis.
43:09Donc on était en décalage, si vous voulez.
43:11Mais on a passé 25 ans ensemble.
43:13Donc on a construit notre vie avec deux beaux enfants.
43:16Donc ça, c'est...
43:17Qui doivent aujourd'hui être fiers de vous.
43:20Ah ouais.
43:20C'est ça, mes enfants.
43:22Ma fille me dit, t'es épanouie, tu fais ce que tu veux, tu vis pour toi.
43:26Je suis vraiment recentrée pour moi.
43:28Je découvre qui je suis quelque part.
43:30Parce que par exemple, ce que je dis,
43:31c'est que moi, j'ai fêté aucun de mes anniversaires
43:34jusqu'à mes 40 ans sans boire.
43:37Même mes grossesses sont tombées
43:38de sorte que j'ai toujours pu boire,
43:40par exemple, pour mes anniversaires.
43:42C'est quand même fou.
43:44De mes 16 ans à mes 40 ans.
43:46Merci beaucoup en tout cas à vous aussi, Axel,
43:49pour ce témoignage.
43:49Je reçois plein de messages sur l'application
43:51de gens qui ont été confrontés à ce problème-là,
43:54à cette maladie.
43:55Parce qu'Axel le redisait, c'est une maladie.
43:58C'était important d'en parler.
44:00J'espère que ça aura éveillé certaines choses
44:02chez certaines d'entre vous.
44:05Encore une fois, je vous le dis,
44:07Carole, non pas Carole, Corinne, pardon.
44:10Vraiment, faites-vous aider.
44:11C'est ce qu'on comprend.
44:13Merci Dorine, merci Cathy, Corinne et Axel
44:17pour être intervenues.
44:19Je voulais juste vous signaler le message
44:20de Karine de Strasbourg.
44:21Ça, c'est par rapport au prix du fioul.
44:23Je vais changer mon mode de chauffage.
44:25Il me restera du fioul.
44:26Je suis prête à donner le reste de mon fioul gratuitement
44:29à une personne qui serait en difficulté.
44:31On parlait de ces personnes qui ont décidé
44:32de ne pas se chauffer cet été
44:33parce que ça va leur coûter trop cher.
44:36Si vous souhaitez vous mettre en contact
44:38avec cette auditrice,
44:41envoyez-nous un message.
44:42Dans un tout petit instant.
44:43alors que c'est, Isle,
44:43c'est uneيbe de la motion.
44:44C'est quelque chose.
44:44C'est parti.
Commentaires

Recommandations