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00:07Antoine, on est en baisse aujourd'hui en Europe, moins 0,4 sur le CAC 40.
00:11Oui, alors un coup de mou sur les marchés actions européens, coup de mou sur le Bitcoin aussi,
00:15qui était au-delà des 62 000 dollars un petit peu plus tôt ce matin, et là on descend à
00:2061 791.
00:22Qu'est-ce qui s'est passé ? Michael Saylor a annoncé une nouvelle vente de Bitcoin
00:26sur un cours relativement peu avantageux, mais il était bien obligé parce qu'il faut payer les dividendes.
00:33Et ça, évidemment, c'est une dépense contrainte, et le titre stratégie en souffre du côté de la bourse à
00:41Wall Street,
00:41mais évidemment, le cours du Bitcoin s'en est ressenti, et donc passe sous les 62 000 dollars.
00:49On est du côté des 61. Le titre stratégie, après une ouverture en forte baisse du côté de Wall Street,
00:55et sur un petit repli, à moins 1,28, mais ça reste un sujet de préoccupation pour l'écosystème Bitcoin,
01:00bien entendu.
01:01Du côté du marché actions, moins 0,46 pour le CAC, 48 469 points.
01:05Alors on soulève le capot, qu'est-ce qui ne va pas ?
01:08On a encore des allègements autour du secteur du luxe, qui était pourtant plutôt bien orienté ce matin,
01:13mais Hermès paiera 1,8% à 1 611 euros.
01:16Accor, moins 2, 49,88, 26, moins 2, 11, 125,20.
01:21Puis la plus forte baisse, elle est pour ArcelorMittal, mais qui a terminé la semaine dernière tambour battant,
01:26avec deux très belles séances pour terminer la semaine.
01:29Donc là, quelques prises de profit, moins 2,8 à 56,94.
01:32Qu'est-ce qui grimpe ? Stellantis, encore une fois, une belle séance, mais enfin, on revient des profondeurs.
01:36Alors, 5,02 euros, on est en hausse d'1,87%.
01:40A noter le secteur de la défense, toujours agité par des rumeurs et des informations sur des concentrations.
01:46Airbus qui gagne 1,26% à 208,75, et Thales plus 0,8 à 240.
01:51Et puis à noter, ST Microelectronics en grande forme, plus 1,48, 63,71.
01:56Il est là, Bertrand Lamiel, pour Zemparo. Bonjour, Bertrand.
01:59Allez, on va rentrer dans le détail de l'opération entre Excel et Thales aujourd'hui, Bertrand.
02:05Alors, c'est vrai que Thales a surenchéri par rapport à ce que proposait Safran.
02:09Et finalement, c'est Thales qui l'emporte.
02:10On va regarder ce titre Excel, pour ceux qui nous suivent à la radio.
02:12On est aussi à la télé, il est en belle hausse.
02:14Il ne flambe pas, il ne s'aligne pas non plus complètement sur l'offre de Thales, ce titre.
02:18125,60 euros.
02:19Comment vous jugez la façon dont le marché réagit aujourd'hui, Bertrand ?
02:23Ah oui, effectivement, c'est ce qu'on voit, c'est qu'on est quand même loin de l'offre.
02:28C'est assez sensible, ça nous fait 6,7% en dessous.
02:30Donc, logiquement, il devrait y avoir un alignement qui la mettrait plutôt du côté des 2-3% des cotes.
02:36Donc, probablement, ce qu'il peut y avoir, c'est le fait qu'on ne voit pas de contre-offre
02:41arriver,
02:43puisque il faudrait un acteur français.
02:45Donc, une fois que Safran s'est prononcée, que Thales, lui, a fait une offre supérieure,
02:50parce que ça devait coincer probablement autour des minoritaires.
02:54Et puis, surtout, Thales avait plus de synergie à faire jouer,
02:57donc pouvait se permettre d'être un peu plus haut sur son offre.
03:01Voilà, pour autant, on constate, effectivement, qu'il y a une décote vis-à-vis de l'offre proposée
03:08qui est quand même importante, qui étonne un peu.
03:10Je vous dis, la seule chose qu'on ait pu trouver, c'est le fait qu'un acteur étranger
03:17pourrait toujours, évidemment, faire une contre-offre,
03:19mais on estime que, probablement, le gouvernement interviendrait pour garder cet acteur sous pavillon français.
03:26Alors, Thales a proposé 134 euros par action.
03:29On n'y est pas, malgré la hausse du jour de ce titre Exel.
03:31On n'est pas à 134.
03:32Les investisseurs ne suivent pas jusqu'à l'offre de Thales.
03:35125,70 euros aujourd'hui.
03:37Thales prévoit que cette opération sera relative sur son chiffre d'affaires.
03:40Et pour Exel, ce sera peut-être l'occasion de poursuivre ses développements sans trop s'endetter,
03:44parce qu'ils auraient peut-être dû s'endetter davantage s'ils étaient restés tout seuls.
03:48C'est ça, pour Exel, l'intérêt principal de cette opération et de ce rachat par Thales ?
03:54Oui, et puis la capacité à aller plus vite encore, potentiellement, sur son développement.
04:00C'est-à-dire qu'Exel avait un très beau carnet d'adresses,
04:03mais Thales est présent depuis beaucoup plus longtemps sur le marché de la défense,
04:08donc potentiellement accès à beaucoup plus de pays.
04:10Donc, il y a véritablement des synergies commerciales à faire jouer.
04:15Et puis après, un groupe plus gros, c'est potentiellement un peu plus simple
04:18pour aller chercher de la dette pour des moyens de production s'il en est besoin.
04:24Donc, voilà l'idée.
04:26Et puis, il y avait quand même une volonté du management de sortir,
04:29puisqu'il y avait déjà eu cette offre de Safran juste avant.
04:33Donc, voilà. Et au moment qui est pas mal, parce que ça fait quand même quelques temps qu'on le
04:37dit,
04:38ça coince un peu sur les valeurs de défense.
04:40Ça a été des très beaux parcours en 2024 et en 2025.
04:43Et là, depuis le début de l'année, alors certes, une Excel, une Exocentre restent bien.
04:48Par contre, on a vu des dossiers comme Noreen Metal,
04:51qui était un des grands leaders l'an dernier en termes de performance,
04:54doit être à moins 29% depuis le début de l'année.
04:58Également, dans cette thématique de rapprochement, de fusion-acquisition,
05:01EasyJet. Ce titre EasyJet gagne 9,5 parce que EasyJet ouvre davantage la porte, finalement,
05:06à Castellay, qui donne son accord de principe à une OPA améliorée de Castellay,
05:09qui valoriserait EasyJet. 6,4 milliards EasyJet, donc, qui progresse de 9,5.
05:13Là, il y a plus d'entrains des marchés pour cette opération.
05:17Oui, clairement. Donc là, c'est la cinquième fois, je crois,
05:21qu'il y a des approches sur EasyJet par ce groupe.
05:25Donc, véritablement, ils veulent l'acquérir.
05:27Cette fois-ci, il semblerait que ce soit la bonne.
05:29Et en fait, c'est dingue, mais l'Angleterre, c'est devenu le marché pour les fonds
05:35et pour les sociétés.
05:38Il y a une telle décote, souvent constatée sur les niveaux de valorisation,
05:42qu'on a quand même vu dernièrement Schroders,
05:46qui est une très vieille société de gestion,
05:47qui doit avoir plus de 100 ans d'existence,
05:51qui a été rachetée par un Américain, Newin.
05:54Unilever, qui était passée à Anglo-Saxon,
05:56rappelez-vous, puisqu'elle était cotée aussi à Amsterdam avant,
05:59qui a vendu une de ses divisions à McCormick,
06:04donc un producteur d'épices aux États-Unis.
06:07On a Teteiline, qui est aussi une vieille société anglaise
06:10qui a été rachetée.
06:12C'est gros dans l'immobilier professionnel
06:16qui est passé sous pavillon anglais avec Prologis.
06:18Donc ça continue et on donne un peu l'impression,
06:21cette fois-ci, que le monde entier, j'exagère à peine,
06:26vient faire ses empêtes en Angleterre en profitant de décote.
06:31Oui, effectivement.
06:32Et ce titre EasyJet qui en profite aujourd'hui.
06:35Merci beaucoup.
06:35Bertrand Lamiel avec nous pour en part gestion.