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  • il y a 4 minutes
BFM BUSINESS PARTENAIRE - Ce samedi 24 octobre, Anthony Jabre, directeur médical & prévention en entreprise chez Malakoff Humanis, Christophe Nguyen, psychologue du travail et président du cabinet Empreinte Humaine, et Laurence Breton-Kueny, vice-présidente déléguée de l'ANDRH et DRH du Groupe AFNOR, se sont penchés sur le taux record d'absentéisme estimé à 4,3 %, le premier motif d'arrêt, ainsi que les solutions pour agir, dans l'émission Hors-Série Les Dossiers BFM Business présentée par Carine Etroy. Hors-Série Les Dossiers BFM Business est à voir ou écouter le samedi sur BFM Business. Cette émission a été réalisée en partenariat avec MALAKOFF HUMANIS.

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Transcription
00:00Hors série, les dossiers BFM Business, santé mentale, comment agir afin d'éviter la bascule dans l'arrêt long, car
00:07in étroits.
00:09Bonjour à tous, bienvenue dans ce hors série 4,3%, c'est le taux d'absentéisme relevé par l'étude
00:15Malakoff, Humanis, un chiffre record.
00:18Et derrière ce chiffre, le rapport au travail en pleine transformation.
00:21Mais au-delà de ce chiffre, il y a la durée et la nature des arrêts qui interpellent.
00:27L'absentéisme aurait-il changé de visage et est-ce une fatalité ?
00:31Absentéisme, le temps des solutions, c'est tout l'objet de nos échanges aujourd'hui avec mes invités.
00:36Anthony Javre, bonjour.
00:38Bonjour.
00:38Vous êtes directeur médical prévention en entreprise chez Malakoff, Humanis.
00:42Christophe Nguyen, bonjour.
00:44Vous êtes psychologue du travail et président du cabinet empruntre humaine.
00:47Et enfin, Laurence Breton-Queni, bonjour.
00:50Bonjour.
00:50Vous êtes vice-présidente déléguée de l'ANDRH et DRH du groupe AFNOR.
00:55Alors, on va déjà lancer cette émission avec ce chiffre, 4,3%.
01:01C'est le taux d'absentéisme révélé par l'étude Malakoff-Humanis.
01:05C'est un niveau record.
01:07Que se passe-t-il dans notre rapport au travail, surtout que peuvent faire les entreprises ?
01:11Anthony Javre, déjà, est-ce qu'on peut revenir sur cette étude ?
01:15Oui.
01:16Alors, c'est notre dixième baromètre.
01:18Donc, dans un baromètre, on va interroger plusieurs milliers de salariés.
01:21Et pour ce dixième baromètre, on a croisé les données du baromètre avec les données
01:27de notre portefeuille technique, c'est-à-dire 3,8 millions de salariés.
01:31Et avec les données médicales qu'on a, c'est-à-dire 320 000 arrêts de travail
01:35pour lesquels on a quelques motifs médicaux.
01:37Et c'est ça qui nous a permis de construire cette étude cette année et de constater
01:41qu'on a atteint effectivement un niveau record avec un plateau qui s'est installé
01:46sur l'absentéisme avec ce chiffre de 4,3%.
01:49Est-ce qu'on peut parler de transformation profonde de notre rapport au travail ?
01:53En tout cas, que nous enseigne cette étude ?
01:56Cette étude, elle nous enseigne plusieurs choses.
02:00Déjà, il faut se rendre compte qu'il y a cinq ans, ce chiffre était autour de 3%
02:05de l'absentéisme et il est passé à 4,3%, ce qui fait une augmentation assez importante.
02:10Et pour bien sentir ce que ça veut dire, c'est qu'aujourd'hui, on a un salarié sur trois
02:16qui va s'arrêter au moins une fois dans l'année.
02:19Donc ça, c'est un chiffre qui doit nous interpeller, vraiment.
02:22Et derrière l'absentéisme, il y a vraiment deux dynamiques qu'il faut ressentir.
02:27La première, c'est qu'on a de plus en plus d'arrêts, notamment chez les jeunes,
02:32mais aussi, on a un phénomène assez mécanique.
02:35Dans la population active qui est de plus en plus âgée,
02:38les arrêts, forcément, sont de nature plus longues parce qu'on a des maladies chroniques.
02:42Et donc, c'est bien ces deux phénomènes qui, aujourd'hui, sont en train de tirer le toit à la
02:46hausse.
02:46Donc, une donnée mécanique et une donnée aussi, un phénomène un peu de fréquence,
02:51avec aussi peut-être une population qui s'arrête plus souvent,
02:54par exemple avec des arrêts courts, c'est ça ?
02:56C'est ça.
02:58Chez les jeunes, on a repéré depuis quelques années maintenant
03:01un phénomène qu'on appelle de polyabsentéisme.
03:04Donc, les jeunes, quand ils s'arrêtent, ils vont s'arrêter plusieurs fois
03:09dans les chiffres qu'on a cette année.
03:12Quatre arrêts sur dix, ce sont des jeunes qui vont s'arrêter deux fois, trois fois, quatre fois.
03:19Et ça, c'est un phénomène de fréquence important.
03:23Christophe Nguyen, comment ça se passe sur le terrain,
03:26vous qui êtes confronté à cette population, à ces arrêts ?
03:29Est-ce que vous constatez la même chose ?
03:30Ou est-ce que ces chiffres vous surprennent ?
03:32Alors, on va dire que ces chiffres confirment plutôt une tendance qu'on observe aussi
03:37en matière d'exposition aux problématiques de santé mentale.
03:39On voit que c'est le premier motif des arrêts maladie long,
03:44et que les sous-populations les plus exposées aux problématiques de santé mentale
03:48sont celles qui s'arrêtent le plus aujourd'hui pour ces motifs-là.
03:51En particulier les jeunes, on voit aussi les non-cadres, les non-managers,
03:57et donc on a aujourd'hui les femmes, par exemple.
04:00Il y a, on va dire, un croisement, une multitude de facteurs qui peuvent l'expliquer.
04:05Et en particulier, ce qu'on entend beaucoup sur le terrain,
04:07il n'y a pas un manager ou un DRH qui va vous dire qu'il n'a pas de
04:10problématiques personnelles à régler,
04:11des problématiques de santé qui arrivent sur son bureau,
04:14et qui occupent de plus en plus d'espace dans le management
04:16et dans les préoccupations aussi des managers.
04:19Donc aujourd'hui, on a des nouvelles vulnérabilités aussi,
04:22des problématiques de logement qui concernent en particulier les jeunes,
04:25de précarité, potentiellement.
04:27Donc il y a quand même une surexposition pour certaines sous-populations,
04:31problématique d'équité aussi, hommes-femmes,
04:34qui aussi touchent en particulier les femmes,
04:36qui peuvent être plus exposées aux problématiques de monoparentalité.
04:39On a des sujets vraiment qui se cumulent
04:41et qui aujourd'hui peuvent se traduire, on va dire, par cet absentéisme,
04:45et qu'il faut accompagner, et notamment au niveau de l'environnement, du travail.
04:49C'est là où je crois que les enjeux sont énormes.
04:53Alors justement, l'environnement, du travail, c'est bien sûr l'entreprise, le cadre.
04:58Laurence Breton-Cueigny, est-ce que ces chiffres également vous étonnent ?
05:02Qu'est-ce que vous avez constaté sur le terrain ?
05:05Quel impact remonte à la NDRH ?
05:08En fait, je ne peux être que d'accord avec mes collègues autour de la table.
05:12On voit une croissance des taux d'absentéisme,
05:16mais il faut quand même relever un point,
05:18c'est des différences selon les secteurs d'activité.
05:21Ça, c'est la première chose, on va dire, dans le sanitaire et social,
05:25ce ne sera pas la même chose que dans la prestation intellectuelle,
05:27et des différences également territoriales.
05:30Après, sur les tranches d'âge, on ne peut qu'être d'accord.
05:34Ensuite, la différence, elle se fera également en fonction de la taille de la structure
05:37et des programmes que l'on met en œuvre pour accompagner.
05:40Le taux d'absentéisme est un des éléments,
05:43parce qu'il y a aussi le présentéisme,
05:45ceux qui viennent et qui ne peuvent pas travailler,
05:47mais qui viennent tout de même.
05:48Donc, c'est vraiment tout un ensemble,
05:50et on traite ça dans nos politiques QVCT, SQVT,
05:54donc qualité de vie et conditions de travail.
05:55Donc, on le ressent, mais en tout cas, il n'y a pas de progrès sans mesure,
05:58et toutes ces études sont précieuses pour nous permettre
06:01de mettre en œuvre des politiques,
06:03qui vont être différentes selon les DRH
06:06et puis selon nos secteurs d'activité.
06:08Est-ce que vous avez remarqué des populations plus exposées
06:12au sein de l'entreprise ?
06:13Oui, tout à fait, et ça confirme finalement l'étude.
06:17On le remarque sur les jeunes.
06:19C'est vraiment un phénomène qui a émergé depuis le Covid,
06:22qu'il y ait bien entendu au fait qu'ils ont vécu quand même un traumatisme.
06:27Je rappelle que l'espace-temps n'est pas le même
06:29pour les jeunes et les moins jeunes.
06:31On note aussi les managers,
06:33qui est une nouveauté au-delà de la désaffection
06:36de la fonction de manager davantage,
06:38liée à la fois aux injonctions paradoxales.
06:41Et Christophe le rappelait,
06:43tu parlais de conciliation vie professionnelle-bipersonnelle,
06:46et on va le se dire,
06:47l'intensité du travail et de la charge de travail
06:50est une véritable question.
06:52Au moment où on a beaucoup de transformations
06:53qui arrivent, qui sont déjà dans nos organisations,
06:56et qui ne sont pas finies,
06:58puisqu'on a énormément,
07:00à la fois effectivement des transformations,
07:02et puis, comme c'était rappelé,
07:05des transitions démographiques.
07:06Alors, il y a un autre chiffre aussi,
07:08Anthony Jabre, qui nous interpelle.
07:10C'est ce fameux 37,8% des arrêts
07:13de plus de 30 jours
07:14pour motifs d'arrêts pour la santé mentale.
07:20C'est encore plus net chez les jeunes.
07:22Pourquoi ?
07:23Déjà, sur ce chiffre,
07:25il faut regarder une tendance sur 10 ans.
07:28Il y a 10 ans,
07:29quand on parlait d'absentéisme,
07:31on parlait des troubles musculosquelettiques,
07:33en grande partie.
07:34Maintenant, c'est évident que le sujet,
07:36c'est la santé mentale.
07:38Et tout à fait,
07:39les jeunes sont les plus exposés,
07:41mais toutes les catégories d'âge
07:42sont exposées à ce sujet de santé mentale.
07:45On a des arrêts qui augmentent
07:47sur toutes les catégories d'âge
07:48pour cette raison-là.
07:49Et surtout, nouveau phénomène,
07:51on a de plus en plus de cadres,
07:53de plus en plus de managers,
07:54qui jusque-là étaient des populations
07:56un peu épargnées par l'absentéisme,
07:57mais où finalement,
07:58ce sujet de la santé mentale
08:00est en train de les rattraper.
08:02Et moi, ce qui me fait un peu plus peur,
08:04c'est que le chiffre est déjà haut,
08:07mais le potentiel est immense
08:09parce que dans notre baromètre,
08:11quand on interroge,
08:12on a quand même 58 % des gens
08:13qui nous disent
08:14« Oui, j'ai ressenti cette année
08:18des problématiques de santé mentale,
08:21mais la moitié d'entre eux disent
08:22« Je n'en ai pas parlé
08:23et j'ai préféré ne pas consulter. »
08:25Et donc, c'est un sujet
08:27qui est peut-être là
08:28pour durer et augmenter.
08:31Ces sujets de santé mentale,
08:33comment est-ce que vous les constatez
08:35sur le terrain ?
08:37Est-ce que c'est depuis le Covid,
08:39avec cette période d'exposition complexe,
08:42ce manque de repères structurants,
08:45et puis aussi,
08:46toutes ces nouvelles organisations
08:48qui ont été mises en place,
08:49bien sûr, le télétravail,
08:51mais la surexposition aussi,
08:52peut-être aux écrans,
08:53l'arrivée de l'IA ?
08:55Oui, alors, effectivement,
08:56il y a beaucoup de facteurs,
08:57mais pour résumer,
08:58on voit que depuis le Covid,
09:00mais c'est une accélération,
09:01il y a eu déjà une tendance de fond
09:02pour les plus jeunes générations,
09:04pour qui la santé mentale
09:06était déjà, on va dire,
09:07un motif de choix professionnel
09:09de plus en plus important.
09:11Mais depuis le Covid,
09:12ça concerne effectivement
09:12toutes les populations,
09:13on attend beaucoup plus
09:15de son travail
09:16en matière de santé mentale,
09:17de préservation de la santé mentale.
09:19On a pris une certaine forme
09:20de conscience, finalement,
09:22avec le Covid qu'on avait,
09:23une santé mentale,
09:23il y a un équilibre
09:24qu'on devait finalement préserver.
09:26Et puis, de l'autre côté,
09:27il y a une intensification,
09:28toutes les études le montrent,
09:30autour du monde du travail,
09:32de la charge de travail,
09:33plus d'exigence,
09:34un contexte de permacrise,
09:35comme on dit,
09:36à Montvika,
09:36où il y a une succession,
09:37on va dire,
09:38de bouleversements,
09:39qui, on va dire,
09:40impacte encore plus les jeunes,
09:41si on parle de cette sous-population,
09:44qui les empêche,
09:45beaucoup plus que les anciennes,
09:47les autres générations,
09:47à se projeter, finalement,
09:48vis-à-vis de l'avenir,
09:49d'avoir confiance vis-à-vis
09:51des entreprises, également.
09:52Et donc, on a une tension,
09:53d'un côté,
09:54on attend beaucoup plus du travail,
09:55et de l'autre,
09:56le travail exige beaucoup plus.
09:58Donc, forcément,
09:58ça crée du stress,
10:00ça crée des difficultés
10:01à se projeter.
10:02Et après,
10:02il y a, on va dire,
10:03des entreprises
10:04qui s'en sortent mieux que d'autres,
10:05des équipes,
10:05des managers,
10:06qui savent protéger,
10:07qui savent identifier aussi
10:08les situations,
10:09qui savent les anticiper.
10:10Mais je crois que,
10:11face à des phénomènes aussi massifs,
10:13il y a un enjeu,
10:13vraiment,
10:14que les organisations,
10:15s'équipent avec des nouvelles ressources.
10:18Alors, les gens ne vont pas vous dire
10:19pour leurs problèmes
10:20de charge de travail,
10:21de santé mentale,
10:22qu'ils veulent plus de psys
10:22partout dans l'entreprise.
10:24Ils veulent être reconnus,
10:26ils veulent avoir
10:27un équilibre des vies,
10:28ils veulent, on va dire,
10:30pouvoir dialoguer
10:30sur le travail,
10:32ils veulent avoir les moyens
10:32de faire un travail
10:33dont ils sont fiers.
10:34Je pense que c'est autour de ça,
10:36mais il y a aussi
10:37tout l'accompagnement
10:39médico-social
10:39à mettre en œuvre.
10:41Effectivement,
10:41il faut savoir aussi détecter
10:42et accompagner les retours,
10:45notamment en matière
10:45d'absentéisme long
10:46pour éviter
10:47que ça se chronicise.
10:48Donc, il y a aussi
10:48des vraies politiques
10:49de prévention
10:50à renouveler, je crois.
10:51Alors, politique,
10:52évidemment,
10:52de prévention,
10:53c'est clairement aussi
10:55cette cause,
10:56la grande cause nationale
10:57qui a été déclarée
10:58pour la deuxième année
10:59consécutive.
11:00Comment est-ce que
11:01vous avez vu évoluer
11:02les choses
11:03prises par,
11:04justement,
11:05peut-être aussi
11:06une responsabilité
11:07gouvernementale,
11:07en tout cas politique ?
11:09Est-ce que c'est devenu
11:10un vrai sujet
11:10pour les entreprises ?
11:11Alors, c'est devenu
11:12un vrai sujet
11:12pour les DRH
11:13depuis quelques années déjà
11:14puisque dans une
11:15de nos enquêtes,
11:16ça venait dans la première
11:18préoccupation des DRH
11:19par rapport
11:20à leurs collaborateurs.
11:21Et ça permet aussi,
11:23on va dire,
11:23de travailler sur un sujet
11:25puisque rien ne marche
11:26si ce n'est une approche
11:27structurée.
11:28Et dernièrement,
11:29on a encore fait,
11:30on appelle ça
11:31des mémos
11:31pour essayer finalement
11:33de comprendre
11:34les causes,
11:35d'interroger,
11:35de mettre en place
11:36des programmes
11:37parce que la meilleure
11:38des choses,
11:39c'est vraiment l'écoute.
11:40On a tous des situations
11:41très différentes.
11:42La reconnaissance,
11:43on va dire aussi
11:44appliquer le cadre légal.
11:46On a quand même
11:47des documents uniques
11:49d'évaluation des risques.
11:50Ils ont besoin
11:51d'avoir une partie
11:52sur la santé mentale
11:54au-delà des risques
11:54psychosociaux.
11:55Et puis surtout,
11:56un dispositif
11:57que nous avons
11:57depuis quelques années déjà
11:59qui s'appelle
12:00le rendez-vous liaison
12:01au bout de 30 jours
12:02d'absence.
12:03Et toutes nos politiques
12:04de retour à l'emploi,
12:05d'écoute des personnes,
12:07d'investir de plus en plus
12:09sur le sujet
12:10tous ensemble
12:10permet effectivement
12:12d'améliorer les choses.
12:13Et puis,
12:14on a aussi,
12:15on parle souvent
12:16de premier secours
12:17en santé mentale
12:18qui est pour être secouriste.
12:20On est plus de 300 000
12:22en France.
12:22Enfin,
12:23un petit message,
12:23n'oubliez pas
12:24d'être secouriste au cours.
12:25La santé mentale,
12:26c'est bien,
12:26mais ne pas confondre
12:27une attaque de panique
12:28avec une crise cardiaque.
12:29Donc voilà,
12:30mais c'est un collectif
12:31engagé pour le faire.
12:33Ce n'est pas forcément
12:34les actions qui coûtent
12:35le plus cher.
12:36Mais en revanche,
12:37c'est une démarche structurée
12:38avec des indicateurs.
12:40Et puis,
12:40dans nos organisations,
12:41on fait tous des baromètres,
12:42enfin la plupart d'entre nous,
12:44qui permettent une écoute
12:45des collaborateurs
12:46sur leur satisfaction au travail,
12:48le stress,
12:49l'engagement
12:49qui permet de mettre en œuvre
12:51des plans d'action.
12:52En fait,
12:52il n'y a pas une réponse unique.
12:53C'est vraiment
12:54une réponse structurée.
12:55Alors,
12:55allons justement
12:56sur les plans d'action,
12:57détecter,
12:57anticiper et agir.
13:00Mais agir,
13:00c'est aussi un enjeu crucial.
13:02Dès lors qu'un arrêt
13:03devient chronique,
13:04oui,
13:05c'est toujours,
13:06on va dire,
13:07quelque chose
13:07qu'on doit questionner.
13:08S'il y a un arrêt de travail
13:09dans une équipe,
13:10et je pense qu'on a tous
13:11à gagner à comprendre
13:13finalement ce qui se passe,
13:14sachant que la question
13:14de la santé mentale,
13:16quand quelqu'un s'arrête
13:16pour des problématiques
13:17de santé mentale,
13:18c'est un peu plus tabou.
13:19Le dialogue est moins facile
13:20que si on se casse le poignet,
13:21c'est plus facile à évoquer.
13:23Donc,
13:23il y a vraiment un enjeu
13:24de sécuriser le dialogue
13:26et la prise de parole
13:26des personnes.
13:27Il y a des médecins,
13:28il y a des psychologues,
13:29il y a des sciences sociales,
13:30où il y a tout un tas
13:30d'acteurs qui peuvent aider
13:31à comprendre ce qui s'est passé.
13:33Est-ce que d'ailleurs,
13:34les médecins sont formés
13:35de nouveau ?
13:36De plus en plus,
13:37Sur ces sujets,
13:38parce qu'ils voient très bien
13:39que c'est dans leur bureau
13:40que ça se passe.
13:42Et ils s'équipent
13:42de plus en plus,
13:43nous on le voit,
13:43on déploie de plus en plus
13:44des permanences psychologiques
13:46sur site.
13:47Donc,
13:47une présence d'un psychologue
13:49qui vient dans les locaux,
13:51en support,
13:51et qui vient régulièrement
13:52et on va dire
13:53soutenir les équipes médicales.
13:54Et c'est beaucoup plus présent
13:56aujourd'hui parce qu'il faut
13:57qu'il soit ancré un peu
13:58dans le tissu relationnel
13:59avec les autres acteurs
14:00qui puissent dialoguer
14:01pour résoudre ces problématiques.
14:02Et on voit que c'est un sujet
14:04qui est de plus en plus important.
14:06Donc oui,
14:06le dialogue sécurisé,
14:07puis surtout analysé,
14:08parfois c'est l'arbre
14:09qui cache la forêt,
14:10il y a un absentéisme,
14:10et surtout si ça s'ancre
14:11dans le temps,
14:12et surtout s'il y en a plusieurs.
14:13Il y a certainement
14:14quelque chose à réfléchir
14:15sur les raisons collectives,
14:18partagées,
14:18sur ce qui amène
14:19à cette situation.
14:21Et donc,
14:22je crois que vraiment
14:23ce qui est important,
14:23c'est que les personnes
14:24se sentent à l'aise
14:25pour pouvoir parler,
14:27dialoguer sur les raisons
14:28pour lesquelles finalement
14:28elles se sont absentées.
14:30Alors bien sûr,
14:30il y a un cadre légal
14:31qu'il faut respecter,
14:32de confidentialité,
14:33du secret médical,
14:35mais je crois qu'il faut
14:36apprendre à dialoguer
14:37sur ces sujets
14:38qui ne sont pas naturels.
14:40Donc il y a le secret médical,
14:41mais il y a aussi finalement
14:42comment on met en œuvre
14:43des plans d'action
14:43et on permet aux personnes
14:44de s'exprimer
14:45sans avoir peur,
14:46d'être stigmatisées.
14:49Laurence Breton-Cuny,
14:50avec le recul de l'ANDRH,
14:52comment est-ce qu'on peut
14:54fonctionner au sein
14:55des entreprises ?
14:55On parle justement
14:56de ces fameuses analyses,
14:59des métiers,
15:00des baromètres,
15:00ce n'est pas forcément onéreux,
15:02mais il faut faire attention
15:02parce qu'on parle aussi
15:04de tout ce qui est
15:07projection économique
15:08d'une entreprise.
15:09Alors,
15:10on le sait tous,
15:11pas de performance économique
15:12sans performance sociale.
15:14Ce qui est bien,
15:15c'est d'avoir
15:15une étude structurée
15:16où finalement,
15:17on fait en sorte
15:18de travailler
15:19avec les représentants
15:20du personnel,
15:20des personnes favorables
15:22et puis aussi,
15:22on a nos organismes
15:23de prévoyance et mutuelles
15:24qui sont là pour nous aider.
15:26En fait,
15:26on a des ressources.
15:28Le plus compliqué souvent,
15:29c'est de structurer
15:30une approche
15:31et d'avoir suffisamment
15:33de temps
15:33et de volonté
15:34pour le faire.
15:35Parce qu'en réalité,
15:37la prévention,
15:37ça commence par la promotion
15:39de la santé,
15:39parce qu'il y a toujours
15:40des signaux faibles en amont.
15:42Donc,
15:42c'est comment est-ce
15:43qu'on détecte ?
15:44Et là,
15:44le soutien social
15:45est important.
15:46Ça veut dire former
15:47à la fois les représentants
15:48du personnel,
15:49les managers,
15:50les assistants
15:51de départements,
15:51direction.
15:52Et en fait,
15:53plus on est un corps social
15:55à l'écoute des autres
15:56et mieux ce sera.
15:58Et d'ailleurs,
15:58on le voit
15:58avec toutes les opérations
16:00qu'on fait.
16:00En ce moment,
16:01c'est Octobre Rose.
16:02Le mois prochain,
16:03ça va être cancer de prostate,
16:04testicule et santé mentale.
16:06Et donc,
16:06le fait d'avoir toujours
16:07une ouverture de dialogue,
16:08de montrer les personnes
16:09ressources à l'intérieur.
16:11Et c'est ça
16:12qui est le plus dur,
16:13c'est toujours garder
16:13ce fil de communication
16:14et cette confiance
16:15dont on parlait.
16:16Il faut avoir confiance
16:17dans l'entreprise.
16:18Cette confiance,
16:19on ne l'a pas forcément
16:20de suite.
16:21Toutes les études montrent
16:22qu'à peu près,
16:23je crois,
16:23il y a 30% des personnes
16:25qui peuvent se confier
16:26à leur organisation.
16:28Mais si nous n'avons pas
16:29la confiance
16:30de nos collaborateurs,
16:31quelles qu'en soient
16:31les raisons,
16:32le travail ou leur vie
16:33personnelle,
16:33ne l'oublions pas.
16:34Parce que dans la santé mentale,
16:35le travail n'est pas
16:36la seule cause.
16:38L'impact sera au niveau
16:39non seulement de la personne,
16:41mais du collectif de travail.
16:42Donc vraiment,
16:43on a une responsabilité partagée
16:44et je trouve que le dialogue
16:46a une place.
16:46n'oublions pas
16:47qu'on a beaucoup d'accords
16:48au sein de nos organisations
16:49et dans nos accords
16:51égalité professionnelle,
16:53on a toute une partie
16:54aussi qualité de vie
16:55au travail.
16:56Voilà.
16:56Donc plus nous serons structurés,
16:58plus nous serons ensemble,
16:59nous avons un but commun
17:00quand même,
17:01c'est d'avoir des conditions
17:02de travail,
17:02un environnement de travail
17:03de qualité,
17:04mais le travail
17:05est souvent la clé.
17:06Est-ce que les collaborateurs
17:10sentent l'engagement
17:11des entreprises
17:12et est-ce que vous aussi,
17:14vous sentez l'engagement
17:15de ces dernières ?
17:16Oui,
17:16alors j'ai envie de dire
17:17celles qui travaillent avec nous,
17:18oui,
17:19mais on ne travaille pas
17:19avec toutes les entreprises
17:20et surtout,
17:21je crois qu'il n'y a pas
17:23un dirigeant
17:24qui veut faire souffrir
17:26ses salariés
17:26ou qui s'arrête
17:27ou qui a des problématiques
17:27de santé mentale.
17:28Je ne crois pas que c'est
17:29une question de volonté
17:29ou de valeur,
17:30ça le sont partagés,
17:31plus peut-être une question
17:32de méthode
17:33et de vision sur le sujet.
17:35Et je trouve que malheureusement,
17:36au niveau des top managers,
17:37on n'a pas forcément
17:38une vision claire
17:39de ce qu'il faut faire
17:40pour que ça marche
17:41et quel rôle, moi,
17:42de leader,
17:43je peux incarner,
17:44porter.
17:45C'est souvent,
17:46on s'appuie sur les DRH
17:47quand ils existent
17:48pour faire,
17:49avec des accords
17:50ou ce genre de choses,
17:50mais je trouve qu'en matière
17:51de conception du travail,
17:53des procédures,
17:54des organisations,
17:56ça manque finalement
17:57d'un éclairage
17:58autour de la prévention
17:59et des besoins
17:59des attentes des salariés
18:00en matière de santé.
18:01Donc, ce n'est pas évident,
18:02effectivement,
18:03ils ne sont pas formés à cela,
18:04mais je crois qu'il faut
18:06structurer avec les leaders.
18:08C'est souvent là
18:09où, au-delà de toutes les actions
18:11et les accords
18:11qui sont signés
18:12ou le bas blesse,
18:13ce qu'on entend,
18:13c'est ce qui peut amener
18:15peut-être un manque de confiance
18:16parfois des collaborateurs
18:17qui disent
18:18tout ça, c'est de l'affichage
18:19parce qu'on me dit
18:20il y a du bien-être
18:21et on promouvoit ça,
18:23mais finalement,
18:24on prône ça,
18:24mais finalement,
18:25tous les jours,
18:26on me demande
18:26de plus en plus avec moins.
18:28Donc, si on me donnait plus
18:29pour faire mieux,
18:30peut-être que je n'aurais
18:31pas besoin de tout ça.
18:32Donc, il y a une mise en cohérence
18:33parfois,
18:34et je crois qu'elle se joue
18:35au niveau des comités de direction.
18:37Et là, il y aura,
18:38on va dire,
18:39une forme peut-être
18:39de preuve
18:40ou d'authenticité
18:41parce que la santé mentale
18:42sera vraiment ressource,
18:43je pense,
18:44pour la performance
18:45et pas quelque chose
18:46d'un côté
18:47qu'il faut regarder
18:48au cas où
18:49les exigences
18:50qu'on classe
18:51soient trop importantes.
18:54On va donc,
18:55comment finir cette émission ?
18:57Eh bien,
18:57c'est en parlant d'anticiper.
18:59On a vu,
18:59il y a quand même
19:00beaucoup de médiations,
19:01de communications
19:02entre les différents
19:04protagonistes.
19:05Anthony,
19:07par où commencer ?
19:08Est-ce qu'il y a
19:10une façon,
19:11voilà,
19:11de structurer,
19:12comprendre,
19:13diagnostiquer ?
19:14Comment est-ce qu'on peut aider
19:14à la fois les deux parties ?
19:16Nous,
19:17c'est la question
19:18qu'on se pose
19:18chez Malakoff Humanism
19:20parce qu'on a un groupe
19:20de protection sociale
19:21et en plus,
19:22dans le baromètre,
19:23je reviens sur ce que vous disiez,
19:24on voit bien
19:24qu'il y a une attente mutuelle.
19:27On a,
19:27les salariés
19:28attendent des choses
19:29de leur entreprise
19:30en matière de prise en charge,
19:31d'accompagnement
19:33et les chefs d'entreprise
19:34sont en train
19:34de comprendre
19:35que l'accompagnement,
19:37c'est quelque chose
19:38de social,
19:39mais c'est aussi
19:39quelque chose
19:39qui a un impact
19:40sur la performance
19:41des entreprises.
19:41Aujourd'hui,
19:42finalement,
19:42cet absentéisme,
19:43il y a une prise
19:44de conscience.
19:45Et donc,
19:45oui,
19:45je pense qu'il ne faut
19:46vraiment pas être fataliste,
19:48il y a beaucoup de choses
19:48à mettre en place.
19:49La première des choses,
19:50c'est de comprendre,
19:52c'est que tous ces chiffres
19:54qu'on vient d'exposer,
19:55chaque entreprise
19:56devrait se poser la question
19:57et moi.
19:59Est-ce que je suis à 4,3 ?
20:01Est-ce que je suis au-dessus
20:01ou est-ce que je suis en dessous ?
20:02Et de comprendre
20:03à l'intérieur
20:04de cet absentéisme
20:05qu'est-ce qui se passe.
20:06Ensuite,
20:07une fois qu'on comprend,
20:08il faut qu'on prévienne
20:09le risque.
20:10Et donc,
20:10s'il y a un sujet
20:11de santé mentale,
20:12il existe des dispositifs
20:13de prévention,
20:14mais pareil aussi
20:15si on est sur
20:15des populations plus âgées,
20:17par exemple,
20:18chez Malakoff Humanis,
20:19on a un bilan cardio
20:21qui permet,
20:22on en a fait 60 000
20:23l'année dernière,
20:24qui permet de détecter
20:26en phase avancée
20:27des risques cardiovasculaires.
20:29Et ça,
20:30la prévention,
20:31c'est la mère des batailles
20:32aujourd'hui.
20:33Et pareil pour la santé mentale,
20:35on a des dispositifs
20:36de coaching psychosocial
20:37qui font qu'on va prendre
20:39en charge très rapidement
20:40les gens qui commencent
20:41à avoir des symptômes
20:42de santé mentale
20:42pour éviter de rentrer
20:43dans des phases
20:44de dépression,
20:45burn-out.
20:46Et enfin,
20:47une fois qu'on a fait
20:47cette prévention,
20:49malheureusement,
20:49on aura toujours
20:50des cas d'arrêt de travail.
20:51Et aujourd'hui,
20:52l'arrêt de travail en France,
20:54c'est quelque chose
20:55qui est, à mon sens,
20:56pas totalement maîtrisée
20:58parce que les personnes
20:59peuvent se retrouver
20:59parfois,
21:00quand l'arrêt dure,
21:01un peu isolée.
21:02Et là,
21:03il faut qu'on arrive
21:04collectivement
21:05avec la médecine du travail,
21:06mais aussi,
21:07il y a des dispositifs
21:08d'accompagnement
21:08retour au travail.
21:09On a des coachs
21:10côté Malakoff,
21:11humanistes,
21:12qu'on va essayer
21:13de rétablir le contact
21:14pour ramener
21:15les personnes
21:16au travail.
21:18Et donc,
21:18c'est énormément
21:19d'efforts,
21:20énormément d'investissements.
21:21Et aussi,
21:23peut-être dernier point
21:23aussi à ne pas négliger,
21:24c'est que dans tous
21:25ces arrêts,
21:26il y a une part peut-être
21:27qui n'est pas
21:31complètement justifiée.
21:32Et il faut aussi
21:33accepter de mettre en place
21:34quelques dispositifs
21:35de contrôle
21:36pour s'assurer
21:36qu'il n'y a pas d'abus
21:39aussi dans tous
21:39ces arrêts de travail
21:40qu'on retrouve
21:41et qui se multiplient.
21:42Et si on met en place ça,
21:43je pense que déjà,
21:44on va commencer
21:45à progresser
21:46et ça serait
21:47une bonne première étape.
21:48C'est intéressant
21:50ce qu'on vient d'entendre.
21:51On voit justement
21:52les actions
21:52qui ont été mises en place,
21:54notamment en termes
21:54d'identification
21:57et aussi
21:57peut-être
21:58de vulgarisation
22:00des méthodes.
22:02Est-ce que c'est
22:02encourageant,
22:03interdit-nous,
22:04pour conclure ?
22:04Oui,
22:05et puis ça a des résultats.
22:06Je pense qu'effectivement,
22:08on voit bien
22:08que quand un manager
22:10prend compte ses sujets
22:11dans la même organisation
22:12et la même entreprise,
22:13ça se passe très différemment
22:14en matière de climat,
22:15en matière d'absentisme.
22:16Donc ne serait-ce que de voir
22:17au sein de son entreprise
22:19est-ce qu'il y a des services
22:20où ça bip un peu plus,
22:21où il y a plus de problématiques,
22:22des points chauds
22:24qu'on connaît.
22:25Et c'est souvent finalement
22:27source d'apprentissage
22:28et de comprendre finalement
22:29qu'on peut agir
22:30en s'appuyant
22:31sur ce qui existe ailleurs.
22:32Donc on n'est pas obligé
22:33de faire la grande révolution,
22:34je pense.
22:35C'est vraiment petit à petit
22:37et en s'inspirant
22:38de ce qui a fonctionné aussi.
22:40Mais le dialogue,
22:41les études,
22:41tout ça,
22:41il faut continuer.
22:43Et puis se dire
22:44qu'il y a des organisations,
22:45on le voit très bien,
22:46qui ont mis en place
22:46des vraies politiques structurées
22:47de prévention.
22:48Elles ont un moindre absentéisme,
22:50on le constate
22:51en matière d'efficacité.
22:53Un dernier mot peut-être
22:54avec vous, Anthony.
22:56Prendre conscience
22:57du taux d'absentéisme,
22:58voir comment il est structuré,
22:59c'est ce que vous faites
23:00au quotidien
23:01chez Malakoff, j'imagine.
23:03Comment est-ce que vous voyez
23:04les choses évoluer
23:06plutôt positivement
23:07en termes d'impact ?
23:10Je pense qu'il va y avoir
23:12deux écoles.
23:13Il y a celles
23:15où les entreprises
23:16qui vont décider
23:17de prendre le sujet
23:18à bras-le-corps
23:19vont probablement,
23:20et on le voit
23:21dans les actions
23:22qu'on mène,
23:23commencer à réduire
23:23leur taux d'absentéisme.
23:25Par exemple,
23:26l'année dernière,
23:26on a fait
23:273000 plans d'action
23:28absentéisme
23:29sur des entreprises.
23:30C'est pas mal,
23:31mais je pense qu'on devrait
23:32en faire 10 fois plus.
23:33Et donc,
23:34il faut qu'on arrive,
23:34nous,
23:35à déployer des moyens
23:36côté Malakoff.
23:36Il faut que les entreprises
23:37aient envie aussi
23:38de le faire.
23:39Et je pense qu'on va avoir
23:40des entreprises
23:41avec des taux d'absentéisme
23:42qui vont dépasser
23:43les 5-6 %,
23:44qui vont empêcher
23:48l'organisation
23:49de fonctionner
23:49au bout d'un moment,
23:50parce que ça a plein
23:51de conséquences en chaîne,
23:52l'absentéisme,
23:53notamment sur ceux
23:53qui restent travaillés.
23:55Et celles qui réussiront
23:56à maîtriser,
23:59finalement,
23:59elles auront aussi
24:00une bonne performance.
24:01Et je pense qu'il y a
24:01un vrai retour
24:02sur investissement
24:03à investir ce champ-là
24:06de la lutte
24:07contre l'absentéisme.
24:09Merci à tous les trois
24:10d'avoir été avec nous
24:11aujourd'hui.
24:13Des arrêts
24:13qui changent de nature
24:14et se cristallisent
24:16dans la durée
24:17ou la fréquence.
24:18Une jeunesse
24:19comme révélateur.
24:20Un absentéisme
24:21qui touche
24:22toutes les populations,
24:23toutes les entreprises.
24:24Mais bon nombre
24:25d'actions existent
24:26comme vous venez
24:27de le voir.
24:27Comprendre,
24:28prévenir,
24:29garder le lien
24:30comme nous venons
24:31d'en discuter,
24:32échanger avec mes invités.
24:34L'absentéisme
24:35n'est pas une fatalité.
24:37Il y a un vrai impact
24:38pour les salariés,
24:39les entreprises
24:40et notre protection sociale.
24:42Et chacun a un rôle à jouer.
24:44Merci à vous trois
24:44d'avoir été avec nous aujourd'hui.
24:46Merci à vous
24:46de nous avoir suivis.
24:47A très bientôt
24:48sur BFM Business.
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