- il y a 3 mois
Ce mardi 14 juillet, Emeric Blond, gérant chez Tailor AM, et Sébastien Korchia, directeur général et des investissements chez COGEFI Gestion, ont débriefé la séance du jour, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:04BFM Business, vos placements, nos conseils, BFM Bourse, avec Guillaume Sommerer.
00:09On vous accompagne en direct comme chaque soir pour le débrief de cette séance qui n'est pas encore terminée.
00:13Bienvenue à tous, BFM Bourse, jusqu'à 18h en mode concentré tout au long de l'été.
00:17Vous retrouverez bien sûr l'analyse de chaque séance en service continu, chaque soir aux alentours de 17h30.
00:23On vivra dans, allez, 7 minutes maintenant, on a le temps, encore quelques minutes pour débattre.
00:27D'ici là, on suivra la clôture, donc il sera 17h35.
00:30En attendant, le CAC nous fait une séance presque pour rien.
00:33En ce 14 juillet, le CAC est ouvert et stagne.
00:35On est vraiment à l'équilibre à l'instant sur le CAC 40 à 8365 points.
00:40Nos invités ce soir pour mesurer le potentiel à venir, analyser les forces en présence dans le marché,
00:45Emmerick Blond, gérant pour Taylor AM, est avec nous.
00:47Bonjour Emmerick.
00:48Bonjour Guillaume.
00:49Merci de nous avoir répondu et de nous offrir quelques minutes en ce 14 juillet.
00:53On remercie aussi à distance Sébastien Corchia qui est aussi avec nous et qui nous accompagne.
00:57Bonjour Sébastien, directeur de l'assissement de Cogéfi, gestion, ravi aussi de vous retrouver.
01:02Alors c'est le 14 juillet, c'est vrai, mais ce n'est pas parce que c'est le 14
01:05juillet qu'il ne se passe rien.
01:06Bien loin de là, on a des chiffres d'inflation aux Etats-Unis très intéressants à analyser ensemble.
01:11D'ailleurs Wall Street est en forte hausse.
01:13Je vous laisse deviner dans quel sens va l'inflation américaine.
01:15Les chiffres du jour, oui, c'est une belle hausse à Wall Street.
01:17Le S&P gagne 0,5%, le Nasdaq gagne un peu plus d'1%.
01:19On a Kevin Warsh aussi qui s'exprime devant le congrès américain et du côté des nouvelles difficiles à avaler,
01:26c'est du côté du pétrole qu'on a, voilà, la mauvaise surprise, le Brent qui a franchi les 86
01:29dollars.
01:30Dans quel ordre on prend les sujets ?
01:31On va démarrer peut-être par l'inflation américaine parce que c'est le fait du jour.
01:34On parlera aussi des banques américaines qui commencent à publier et c'est plutôt positif de ce côté-là.
01:39Emmerick, l'inflation US donc a été publiée celle du mois de juin et c'est la divine surprise.
01:44On attendait des prix à la consommation en hausse de 3,8%.
01:47Finalement, ils ne progressent que, entre guillemets, de 3,5%.
01:52Oui, c'est ce qu'on appelle des moins mauvaises surprises.
01:55Donc, non, non, mais effectivement, c'est des choses qui surprennent positivement,
01:58qui contribuent à apaiser un petit peu aussi la nervosité des investisseurs
02:02parce que c'est un peu ce qu'on a aujourd'hui.
02:04On a des marchés très, très nerveux, avec des investisseurs très nerveux
02:07qui, effectivement, dictent un peu ces conditions de marché
02:11où les valorisations sont tendues, les parcours boursiers sont importants
02:14et donc, effectivement, le moindre dérapage de la publication macroéconomique
02:19peut, effectivement, tout envoyer dans le décor.
02:21Et là, c'est plutôt un ouf de soulagement poussé par les investisseurs.
02:27Oui, Wall Street est en été hausse.
02:28Alors, Sébastien, on va rentrer dans le détail de ces chiffres d'inflation
02:30puis après, on passera au reste.
02:31On parlera aussi d'IBM qui perd 25% aujourd'hui.
02:34Il s'en passe des choses.
02:34IBM qui déçoit sur ses perspectives.
02:36D'abord, donc, cette inflation américaine.
02:38Comment, quand vous avez vu le chiffre tomber à 14h30, vous avez réagi ?
02:42On voit que ça fait monter les marchés.
02:43Est-ce qu'on peut se dire que les craintes inflationnistes,
02:45même aux États-Unis, sont en train de commencer à se dissiper après ce chiffre ?
02:50Alors, oui, mais attention, parce qu'il s'agit de chiffres
02:54qui reprennent cette période de baisse du pétrole.
02:56Et d'ailleurs, dans ces chiffres, ils sont très impactés
02:59par la baisse des prix de l'essence qui ont baissé de plus de 10%.
03:03Alors, c'est super, ça nous fait une baisse des prix à la consommation.
03:07C'est la première fois depuis six ans.
03:10C'est beaucoup plus que ce qu'on pouvait imaginer.
03:13Il y a quand même beaucoup de commentateurs qui nous expliquent,
03:15eu égard à ce qui se passe dans le golf,
03:17que tout ceci peut être un petit peu transitoire.
03:20Et donc, c'est très difficile de tirer un trait.
03:23C'est pour ça que dans un premier temps, à la vue de cet excellent chiffre,
03:28les taux à 10 ans ont fortement baissé en quelques secondes.
03:32C'était vraiment le signe que pour les marchés obligataires,
03:35c'était une très bonne nouvelle.
03:36Et ça voulait dire aussi, d'ailleurs, que s'éloignait la hausse des taux courts.
03:41Et sûrement une bonne nouvelle pour M. Kevin Walsh.
03:45Moins de pression.
03:45Mais ces taux longs sont un petit peu remontés,
03:48justement parce qu'on dit qu'il n'y a que les prix de l'essence derrière tout ça.
03:52Alors, bonne nouvelle quand même.
03:53On avait un petit peu peur que ces chiffres soient tendus
03:56parce qu'il y a le mondial de football aux États-Unis.
03:59Et donc, il y a beaucoup de consommation et de réservation d'hôtels, de tourisme, etc.
04:04Ça pouvait mettre une petite pression impressionniste.
04:06Il n'en a pas été visiblement suffisamment fort pour que ça fasse bouger ces chiffres.
04:11Donc, une bonne nouvelle qui va faire baisser les taux,
04:15en tout cas, pas les faire monter.
04:16Dans les anticipations de probabilité, il fait un peu baisser.
04:20Mais c'est loin de la baisse des taux.
04:22Mais un chiffre ne fait pas la tendance encore.
04:25C'est sûr.
04:25Les anticipations de hausse de taux de la Fed, Henrik,
04:28après ce chiffre d'inflation qui est le fait du jour quand même sur les marchés,
04:32les anticipations de hausse de taux de la Fed se sont effondrées de moitié.
04:35On était, avant la publication de ce chiffre d'inflation,
04:37à 40% de probas de hausse de taux au juillet ou la fois suivante.
04:40Là, on n'est plus qu'à 20%.
04:42Oui, c'est logique.
04:44Le mandat de la Fed qu'on connaît jusqu'à présent, c'est le contrôle de l'inflation.
04:48Donc, effectivement, il fallait maintenir une inflation à 2% ou en dessous.
04:54Et une inflation qui prend le chemin des 2%,
04:57parce qu'on est loin maintenant et quand même à ces niveaux assez élevés,
05:02ça prend plutôt le bon sens.
05:04Donc, ça rassure un peu les observateurs.
05:07Et comme le disait très justement mon collègue,
05:12effectivement, la composante énergétique dans l'inflation est assez importante,
05:15notamment aux Etats-Unis.
05:17Et donc là, on voit qu'il y a un reflux sur cette composante-là de l'inflation.
05:22Et je pense que c'est effectivement une bonne nouvelle
05:24qui pourrait aller continuer dans le bon sens.
05:28On a un chiffre d'inflation aux Etats-Unis, les prix à la consommation,
05:31qui d'un mois sur l'autre, même s'ils ont le plus fort ralentissement depuis 2020.
05:35La question, c'est est-ce que ça va durer ?
05:37Comme disait Sébastien, un point ne fait pas une tendance.
05:39Mais d'un mois sur l'autre, les prix à la consommation américains
05:41signent leur plus fort ralentissement depuis avril 2020.
05:43Ce n'est quand même pas rien.
05:44Et donc, les anticipations d'un coup, là comme ça, ça pourra se corriger.
05:47Les anticipations de hausse de taux de la Fed s'effondrent de moitié cet après-midi.
05:50Alors, les taux obligataires, du coup, en profitent.
05:52C'est vrai, le 10 ans américain recule un peu, pas énormément.
05:54A 4,56 ce 10 ans américain, l'autre 10 ans français, lui, est à 3,87.
05:59Il était tout à l'heure à 3,90.
06:01Et justement, restons sur cette thématique avant, dans un instant, la clôture.
06:05Sébastien, Kevin Walsh s'exprime aujourd'hui devant le Congrès américain.
06:09Sa première expression dans cette forme face au Congrès
06:12depuis qu'il est devenu président de la Fed.
06:14Voilà ce qu'il a dit.
06:15Il souhaite, dit-il, adopter une politique monétaire adéquate.
06:18Aucune tolérance pour une inflation élevée persistante.
06:20Et c'est un nouveau chapitre de l'institution qui va s'ouvrir,
06:23dit cet après-midi, Kevin Walsh.
06:25Sébastien, qu'est-ce que vous en déduisez ?
06:26Qu'est-ce que vous en attendez, désormais, de Kevin Walsh ?
06:30Alors, Kevin Walsh, il a fait comprendre qu'il n'avait pas dévoilé son jeu.
06:33D'ailleurs, il n'a pas participé aux dot-plotes.
06:36Il n'a pas donné les siens.
06:37Mais malheureusement, devant le Sénat, d'abord, c'est deux jours.
06:40C'est devant la Chambre, puis devant le Sénat.
06:43C'était un exercice, un passage obligé, une figure imposée tous les six mois.
06:47Il doit dire des choses.
06:49Alors, en fait, il va surtout faire de la méthode, expliquer ce que va être,
06:53ou réexpliquer ce que va être la méthode Kevin Walsh.
06:57Alors, bien sûr, il peut, et il a tout intérêt à dire qu'il a été élu avec de l
07:03'indépendance,
07:03avec l'idée de combattre, ce qui est quand même le mandat numéro un de la Fed,
07:08de combattre l'inflation.
07:09Mais on sait aussi, alors il va être aidé par ses meilleurs chiffres qui viennent d'être publiés,
07:14mais on sait aussi qu'il a sa propre vue, en fait, des outils que doivent utiliser la Fed,
07:20et notamment la mesure de l'inflation.
07:23C'est pour ça qu'il veut refondre complètement l'institution, les économistes, la team d'économistes,
07:31parce qu'en fait, aujourd'hui, il veut bien dire, l'inflation que vous regardez,
07:36c'est sûrement pas celle que vous regarderez demain, c'est aussi pour ça que je dis,
07:41attention, attention à être trop focus sur un chiffre d'inflation,
07:44parce que lui-même n'a dit, les mesures utilisées par le passé ne seront sûrement pas celles du futur.
07:50Il a aussi dit que l'objectif, c'était 2% d'inflation, donc il dit qu'il veut combattre
07:54l'inflation,
07:552% d'inflation, mais rappelons-nous, lors de sa dernière intervention,
07:59qu'il avait dit que de 2 à 2,9, on est toujours à 2.
08:03Donc, en fait, ça met une attitude d'observation assez forte.
08:08Donc, je crois qu'il n'y a malheureusement pas grand-chose à attendre de cette figure imposée,
08:13encore une fois, devant le Sénat, si ce n'est de la méthode,
08:17pour que demain, il puisse véritablement dérouler sa nouvelle façon de faire de la politique monétaire,
08:23notamment en ne disant pas ce qu'il va faire.
08:26Il avait dit d'ailleurs qu'il aurait bien aimé être comme Mme Lagarde,
08:30c'est-à-dire de ne pas avoir de forward guidance, et il n'en aura plus d'ailleurs.
08:34Oui, oui, d'ailleurs, effectivement, il s'oppose au forward guidance, effectivement, 17h36.
08:38Tiens, ça y est, c'est la couture sur les marchés.
08:40On est ensemble en direct.
08:41Sébastien Emmerich, vous restez avec nous.
08:42Le CAC 40 termine ce soir, quasi stable, à plus 0,03.
08:46Pas de gros mouvements sur cet indice CAC 40.
08:493 000, 8 000, il ne faut pas exagérer quand même, 8 366 points.
08:52Les plus fortes hausses, Schneider Electric gagne 1,6%.
08:55Legrand aussi, donc là, on a une thématique sectorielle forte.
08:58Legrand aussi progresse, donc, d'1,9%.
09:00On a le secteur bancaire aussi, Crédit Agricole gagne 1,6%.
09:03On va parler ensemble des banques américaines qui ont commencé à publier il y a quelques heures.
09:07Et puis, les replis du jour, c'est Kérine, par exemple, en repli de 2,4% à Paris.
09:11On a aussi ici le Luxottica, alors qu'il subit un abaissement d'opinion aujourd'hui,
09:14Essilor Luxottica, moins 2,4%.
09:17Henrik, vous la suivez, cette valeur, Essilor Luxottica, on peut en dire un petit mot,
09:20rebondir sur cette clôture, moins 2,4%.
09:23C'est Goldman Sachs qui abaisse son conseil.
09:25Pour Goldman Sachs, la concurrence sur le marché des lunettes connectées intégrant l'IA
09:28va s'intensifier et la croissance, donc, ralentir au second semestre pour Essilor Luxottica.
09:33Moins 2,4% ce soir en clôture.
09:34On a l'impression que c'est un rêve en train de s'achever, là.
09:38Il y a quelques mois, c'était la valeur sur laquelle tout le monde misait,
09:40puis ça fait pchit cette année en bourse.
09:42– Ce n'est pas une question de valeur, c'est une question de composantes produits.
09:48Et en fait, le problème, c'est que le narratif autour d'Exilor Luxottica,
09:51avant, c'était des verres de prescription, quelques lentilles,
09:56des montures, effectivement, pour les lunettes, et c'était tout.
09:59C'était ça.
10:00Et il y avait de la croissance, parce qu'effectivement,
10:02à horizon 2050, 80% de la population sera atteinte de myopie
10:05ou d'une affection oculaire.
10:10Et le problème, c'est que le narratif a changé au moment où ils ont introduit
10:13ces lunettes méta.
10:14Et là, tout le monde s'est dit, waouh, révolution,
10:16on va avoir effectivement un changement de paradigme,
10:19ça va devenir une boîte de tech.
10:21Le problème, c'est qu'en fait, ça n'a jamais été une boîte de technologie.
10:24Ça a toujours été une société, effectivement, de verres correctifs.
10:28Et c'est tout.
10:29Et la partie méta, lunettes connectées, ça a toujours été une ligne assez fine
10:35dans la top line, dans le chiffre d'affaires de la société.
10:38Contribution très faible, niveau de marge assez faible aussi.
10:42Du coup, en fait, l'histoire initiale de l'esqu'ilor Luxottica
10:45a été déraillée à cause de ce nouveau narratif,
10:47et de manière assez injuste.
10:49Donc aujourd'hui, effectivement, il y a des années,
10:51ce qui sont en train de revoir à la baisse leurs attentes,
10:53en se disant, finalement, l'histoire des lunettes connectées,
10:56ça y est, ça a fait pchit, tout le monde commence à s'intéresser,
10:59il y a concurrence chinoise, etc.
11:00Ce n'est pas si de rupture que ça, on le pensait.
11:04Et voilà, on est en train de reset le consensus
11:07autour des lunettes connectées.
11:08Et je trouve que ce n'est pas une mauvaise chose,
11:10parce que ça reste un groupe d'une très grande qualité.
11:12Il faut le rappeler, depuis 15-20 ans,
11:14on a peut-être 1900% de croissance.
11:16Ça reste quand même une société de très grande qualité,
11:19avec des fondamentaux extrêmement solides.
11:21Voilà, je n'ai pas grand-chose à dire de plus.
11:23Mais il faut effectivement attendre que le consensus sera juste.
11:25Sur la clôture du jour, on a aussi,
11:26qui se distingue, Total Energy en hausse avec les cours du pétrole.
11:29Sébastien, c'est quand même une phase pétrolière impressionnante qu'on vit là.
11:32Le baril de Brent a franchi tout à l'heure la barre des 86 dollars.
11:35C'est-à-dire qu'on a, sur le pétrole,
11:37retrouvé les niveaux d'avant le feu du 17 juin.
11:40Le Brent vient de gagner 10 dollars en deux jours,
11:4320% de hausse quand même,
11:45en une semaine, avec, c'est vrai,
11:46le retour des tirs, là-bas, au Moyen-Orient.
11:50Donald Trump qui a expliqué hier au Congrès
11:52que, oui, c'était à nouveau la guerre entre les États-Unis et l'Iran.
11:55Donald Trump qui dirait à bien le blocus naval sur les navires iraniens.
11:59Comment vous regardez ce mouvement du pétrole
12:00et la réaction du marché qui,
12:03oui, bien sûr, a du mal à progresser avec la hausse des cours du pétrole,
12:06mais ne s'effondre pas pour autant ?
12:08Alors, plusieurs choses.
12:10Déjà, la hausse des cours du pétrole,
12:11elle est quand même, somme toute, logique dans cet environnement-là.
12:15Elle va d'ailleurs bénéficier aux sociétés pétrolières,
12:19qui sont des composantes importantes,
12:21y compris d'ailleurs sur le CAC 40,
12:23mais aux États-Unis, dans l'idée de battre,
12:26on y reviendra peut-être,
12:28cette forte attente sur les résultats,
12:30de croissance de résultats aux États-Unis.
12:32Et quant au sujet du Moyen-Orient,
12:37effectivement, c'est un gros problème
12:39parce qu'on approche des midtermes
12:44et si les cours du pétrole remontent,
12:46les anticipations d'inflation peuvent remonter.
12:49Donc d'ailleurs, la bourse peut se satisfaire
12:51d'un chiffre qui était très bon,
12:53mais qui ne vaut pas grand-chose si le pétrole remonte.
12:55En plus, Donald Trump, au-delà de sa communication,
12:59qui est un petit peu confuse quand même,
13:01parce qu'il a dit qu'il voulait mettre 20% maintenant
13:05sur tous les bateaux qui sortaient.
13:07Puis il vient de changer, il y a quelques minutes,
13:09d'ailleurs je l'ai lu, son narratif en disant
13:12« non, je ne vais pas faire ça, je vais faire autre chose ».
13:13Donc les cours du pétrole sont un petit peu perdus,
13:17d'autant que les stocks sont au plus bas aux États-Unis,
13:21au plus bas depuis de très nombreuses années,
13:23et donc il va falloir les reconstituer.
13:25Donc il y a beaucoup de facteurs qui sont extrêmement complexes,
13:30positifs et négatifs sur le pétrole,
13:33ce qui fait que ça génère une volatilité extrêmement forte,
13:37compliquée naturellement pour les entreprises,
13:40pour les États, de faire des projections sur la suite de l'année,
13:44d'autant qu'il vient de demander, Donald Trump hier,
13:47a une autorisation, mais informer le Congrès
13:51qu'il reprenait des frappes.
13:54C'est assez amusant d'ailleurs,
13:55parce qu'il s'était complètement affranchi de cette demande la première fois.
13:59Je pense qu'il a retenu la leçon d'il y a à peine trois semaines,
14:03lorsque le Congrès, en tout cas le Sénat,
14:06juste après la Chambre des représentants,
14:08avait infligé un camouflet assez fort,
14:11puisqu'à 50 voix contre 48,
14:14et dans ces 50 voix, il y avait quatre républicains
14:17qui lui avaient dit « maintenant ça suffit, tu arrêtes la guerre ».
14:21Donc vous voyez qu'il est gêné,
14:23parce que finalement, il ne sait pas trop quoi faire.
14:25Effectivement, et on n'y est pas à l'arrêt de la guerre pour l'instant.
14:27Le cours du pétrole qui donc repasse,
14:29il est repassé tout à l'heure au-dessus des 86 dollars,
14:31retrouvant ses niveaux d'avance et c'est le feu du 17 juin.
14:34Alors il s'est un peu assagé depuis le pétrole,
14:35on est à 84 là, parce que parallèlement,
14:37Donald Trump dit que non, non, finalement,
14:38il ne va pas demander à prélever des taxes
14:40sur les navires passant Hormuz hier.
14:42C'était quand même la nouvelle sensation.
14:44Donald Trump avait annoncé une taxe de 20%,
14:45prélevée par les Américains sur le passage par Hormuz des navires.
14:48Et finalement, il annonce aujourd'hui y renoncer.
14:51Sébastien, si le détroit d'Hormuz ne rouvrait jamais comme avant,
14:54et c'est possible, quelles conséquences cela aurait ?
14:58Alors, il y a quelques mois encore,
15:00beaucoup d'économistes, de stratégistes ou de spécialistes du pétrole
15:04vous disaient que ce serait la catastrophe.
15:06Ça le serait quand même encore en partie,
15:08ça mettrait les cours du pétrole durablement haut,
15:11assez longtemps, ne serait-ce que 12 mois ou 24 mois.
15:14On le sait, en fait, le niveau du pétrole,
15:16ce n'est pas le truc le plus important.
15:18C'est le fait qu'il reste longtemps ou pas à des niveaux élevés.
15:22Alors qu'il ait des pics comme ça, ce n'est pas très grave.
15:26Les bonnes nouvelles, c'est que tout le monde a pris conscience,
15:29en fait, de cette situation du détroit d'Hormuz
15:31et les travaux visiblement s'accélèrent, notamment dans les pays du Golfe,
15:35pour faire des éleoducs de substitution ou les dédoubler vers la mer Rouge
15:42ou ailleurs, en passant par Romane pour qu'ils sortent directement en mer Rouge
15:47ou ailleurs, dans le Golfe en tout cas, plus loin que la zone du détroit.
15:52Et certains estiment qu'à partir de 2028, eh bien, le détroit d'Hormuz,
15:58fin 2027, début de 2028, le détroit d'Hormuz serait moins stratégique.
16:03Maintenant, il ne faut pas se voiler la face.
16:05Il y a à la fois le pétrole qui sort, mais un, le pétrole,
16:08ça peut passer par les oléoducs, mais il y a plein d'autres produits
16:10qui sortent du détroit d'Hormuz, des produits chimiques, notamment,
16:13qui, eux, ne peuvent pas passer tout simplement par des oléoducs.
16:16Et puis, il y a les produits entrant aussi, qu'on exporte, le monde entier,
16:20vers les pays arabes du Golfe.
16:22Donc, c'est un élément de perturbation qu'il faut absolument circonscrire.
16:27Et ce n'est pas la solution à 20% de droit de douane.
16:30D'ailleurs, qu'on applaudit les Iraniens, parce qu'on dit,
16:32« Regardez, c'est très bien ce que fait M. Trump,
16:34ce que veut faire M. Trump, c'est ce qu'on propose. »
16:35Donc, on est d'accord.
16:36Oui, parce que 20% de taxes sur un baril de pétrole à 80,
16:41ça vous ferait un baril de pétrole à 96.
16:43De faire monter les prix du pétrole, ça ne résoudra pas le sujet.
16:46Oui, mais ça fera la rentabilité pour les groupes pétroliers.
16:50Tiens, on a BP qui a aujourd'hui justement annoncé ses perspectives.
16:53BP à la Bourg de Londres, le pétrolier britannique a gagné un peu plus d'un et demi pour cent.
16:58Emmerich, BP annonce des perspectives de résultats solides,
17:01malgré le recul de leur production de pétrole au deuxième trimestre dans la région du Golfe.
17:06Mais ce recul de la production de pétrole dans la région du Golfe
17:09est compensé, nous dit BP, par le rebond des cours.
17:11Et donc, perspectives de résultats solides finalement.
17:14Oui, c'est logique.
17:14Cours du pétrole qui compense l'effet volume.
17:18Mais on peut parler aussi des cours du prix de l'électricité.
17:25BP produit de l'électricité, ils produisent beaucoup d'électricité à base d'énergie renouvelable.
17:30Donc effectivement, c'est un des plus gros investisseurs dans ce type d'énergie.
17:34Ils vendent l'électricité, donc effectivement, ils tirent aussi profit de la vente d'électricité
17:38qui, elle aussi, subit cette inflation énergétique par ricochet.
17:41Donc quelque part pour eux, c'est un billard un petit peu à deux, trois bandes,
17:45mais effectivement, souvent dans le positif, souvent gagnant.
17:48Donc Total, c'est un peu pareil.
17:50Plus gros investisseurs dans les énergies renouvelables.
17:52En parallèle, c'est l'activité pétrolière et gazière.
17:57Oui, ils sont gagnants.
17:58Mais bon, effectivement, il y a un moment donné, dans ces circonstances-là de géopolitique un peu trouble,
18:04donc effectivement, l'incertitude génère effectivement des problématiques d'augmentation et de baisse des prix,
18:10de forte volatilité des prix, des matières premières énergétiques,
18:14mais il y a un moment donné, on en parle, enfin, le 2-3 d'Hormuz,
18:18où il y a un moment donné, cette inflation énergétique va effectivement, va cesser ou se réduire.
18:25Donc là, il y aura peut-être des publications un peu moins bonnes,
18:28mais bon, voilà, globalement, c'est vrai qu'ils sortent souvent gagnants.
18:31On vous rappelle la clôture ce soir à Paris, stable notre CAC 40.
18:35Alors à Wall Street, on est un peu mitigé là désormais.
18:37Le Nasdaq gagne 0,9%, il retrouve son rôle de refuge.
18:39Le Nasdaq, ça se réembrase un peu au Moyen-Orient, on se dit,
18:42bon, le Nasdaq est quand même un peu moins exposé, un peu comme au deuxième trimestre,
18:45et on retrouve ses rôles, un petit peu de valeur refuge face à la géopolitique du Nasdaq,
18:49qui gagne 0,9% ce soir.
18:51Notez que d'après Bloomberg, DeepSync, le chinois DeepSync, envisage une introduction en bourse,
18:55pourquoi pas d'ici la fin de l'année ?
18:56Ça, c'est une des grosses infos tech du jour, DeepSync, donc le chinois, qui s'introduira en bourse.
19:01Et on sait qu'il y a de nombreuses intros dans la tech là-bas en Chine.
19:03Et puis l'autre info dans la tech du jour, c'est IBM quand même.
19:06IBM est en train de chuter là sous nos yeux, mesdames, messieurs, on est en train de perdre.
19:10Sur ce titre, IBM à Wall Street, 25%.
19:14IBM chute après avoir annoncé que ses résultats du deuxième trimestre
19:16n'atteindraient pas les prévisions de Wall Street.
19:18IBM parle d'une faiblesse des activités logicielles et infrastructures.
19:22D'ailleurs, dans son sillage, les acteurs des logiciels reculent.
19:24ServiceNow perd 4,5%.
19:25Dassault Systèmes à Paris perd 1,5%.
19:27SAP a perdu 3% ce soir, Emric.
19:30Oui, pas de surprise.
19:32On aurait pu s'en passer quand même.
19:34Je ne cache pas que les acteurs des logiciels doivent se dire
19:36alors maintenant IBM qui en a remis une couche.
19:38Moins 25% IBM.
19:39Oui, mais tout le monde s'y attendait un petit peu.
19:41C'est vrai qu'on a cette composante matérielle, hardware,
19:45qui elle, semble fonctionner correctement, voire plutôt très bien.
19:48Et cette partie, tous les groupes avec des activités un peu diverses.
19:51C'est vrai qu'à l'époque, il fut une époque
19:54où avoir un large panel d'activités était une bonne chose.
19:57Et aujourd'hui, c'est ce qu'on voit, c'est que le marché n'aime plus ce genre de
20:00dossier.
20:00Des dossiers, effectivement, des activités qui, quelque part,
20:05arrivent à...
20:07On connaît ces phases de hausse,
20:09qui compensent ces phases de baisse des autres activités, etc.
20:10Et au final, on a une espèce de moyenne un petit peu heureuse.
20:13Et le marché n'aime plus ça.
20:14Et on le voit, on parle d'augmentation de capital,
20:16de placement boursier, etc.
20:18Il y a beaucoup de dossiers qui, aujourd'hui,
20:20cherchent à se concentrer.
20:21Et donc, spin-off les activités.
20:22Il y a eu Siemens qui a spin-offé au moins 4 fois ses activités.
20:27Santé, énergie, etc.
20:29Infrastructure, etc.
20:30On a eu GE, qui a fait pareil, General Electric, en US.
20:34On a plein d'acteurs qui, effectivement, aujourd'hui, se purifient.
20:37Ils étaient allés faire la chasse à tout va,
20:41sur plein d'activités un peu transverses.
20:42Et aujourd'hui, on assiste à des phénomènes de concentration.
20:44On essaie, effectivement, d'acquérir des places un peu de leadership
20:47sur des métiers très précis.
20:50C'est un petit peu le sens de l'histoire, aujourd'hui.
20:51Et IBM souffre un peu, probablement, de ça.
20:53Oui, et la question, est-ce que l'IA va générer une telle demande
20:57que les investissements seront véritablement rentables ?
21:01IBM, en tout cas, annonce que ses résultats du deuxième trimestre
21:03n'atteindront pas les attentes, moins 25%.
21:05En raison de la faiblesse de la demande des acteurs des logiciels,
21:08SAP donc perd 3% ce soir, d'un système perd 1,5%.
21:11Votre regard là-dessus, sur ce mouvement du jour,
21:12qui est l'un des mouvements puissants ?
21:13Alors, ce qui est la bonne nouvelle, quand même, du jour,
21:15c'est que ça n'empêche pas le Nasdaq de gagner 1%,
21:16malgré tout, Sébastien.
21:18Oui, parce que le malheur des uns fait le bonheur des autres.
21:21Et quand on regarde, finalement, l'histoire,
21:25le narratif que nous donne IBM sur cette publication de résultats,
21:28il nous explique qu'en fait, leurs clients ont reporté les achats
21:34et leurs dépenses de logiciels, ou en tout cas,
21:36ont arbitré leur budget informatique pour le diriger vers la cybersécurité,
21:44qui visiblement est un gros, gros sujet.
21:46Ça l'a toujours été, mais on le voit que c'est un sujet qui ne fait que s'accroître.
21:50Et surtout, leurs clients disent à IBM qu'ils veulent acheter le plus vite possible
21:57du matériel, du matériel pour l'IA.
22:01Ça peut être des serveurs, ça peut être des PC, ça peut être de la mémoire,
22:05de peur, de peur que les prix qui montent déjà beaucoup montent encore plus vite.
22:10Et donc, il y a cette peur de l'inflation des composants qui fait que les clients réarmitent pour acheter
22:15ça.
22:15Et quand vous avez 100 euros de budget, 100 dollars, eh bien, vous ne pouvez pas, il faut faire des
22:21choix.
22:21Et visiblement, IBM, alors la bourse tout de suite, tape sur Salesforce, tape sur Adobe, tape sur SAP, etc.
22:28En se disant que ce sera pareil pour les autres, on verra.
22:31En tout cas, la sanction est particulièrement sévère.
22:33Mais comme je vous l'ai dit, le malheur des uns fera peut-être.
22:36On verra si le narratif d'IBM se retrouve dans la publication des vendeurs de PC, de serveurs et de
22:42mémoires.
22:43Et pendant ce temps, on aurait presque failli les oublier.
22:45Les banques américaines ouvrent le bal des publications.
22:47Alors, ce n'est pas forcément ce qui fait la tendance ici en Europe, les banques américaines.
22:50Mais quand même, il faut souligner, c'est un secteur qui reste évidemment systémique, très important.
22:54Un bon reflet aussi de l'état d'économie américaine.
22:57Elles sont aux premières loges, les banques américaines.
22:59JP Morgan a publié Goldman Sachs.
23:01Enfin, il y en a plusieurs là.
23:02Et c'est plutôt au-dessus des attentes.
23:03On est plutôt gentiment, positivement surpris.
23:05Je vois JP Morgan en hausse de 2% ce soir à Wall Street,
23:08et Goldman Sachs plus 7% carrément.
23:12Oui, je ne suis pas surpris.
23:16C'est vrai que sur les marchés, on observe un espèce de morosité ou de grisaille.
23:20On ne sait pas trop à quel sens se vouer.
23:22Mais la vérité, c'est que les marchés montent.
23:24Et les marchés montent.
23:25Aux États-Unis, la consommation tient.
23:27Et ça, c'est quelque chose qui est important.
23:30C'est que malgré cette perspective d'inflation,
23:33ces problématiques de consommation potentielle,
23:36la consommation tient.
23:37Et le consommateur est toujours là.
23:38Et quand on sait qu'effectivement,
23:40chez les banques américaines notamment,
23:44l'aspect consommation reste très important.
23:47Par ailleurs, on a des taux qui restent élevés.
23:49Et aux États-Unis, effectivement,
23:51les banques américaines en profitent à plein.
23:54Et ce n'est pas parce qu'on aurait la vérité de baisser les taux
23:57ou de monter les taux aux États-Unis,
23:58mais en Europe aussi,
23:59que les perspectives de bénéfice liées aux produits taux
24:01vont baisser ou monter.
24:02Il y a l'effet volume qui vient compenser en général.
24:04Du coup, effectivement, que les taux baissent ou que les taux montent,
24:06c'est un petit peu la même chose pour eux.
24:08Par ailleurs, activité de marché,
24:10on parlait, augmentation de capital,
24:11enfin, les IPO,
24:13tout ça,
24:16j'illustre juste à travers Goldman Sachs,
24:18qui a été une des banques importantes engagées
24:20dans l'introduction en bourse de SpaceX.
24:21Goldman Sachs nous annonce 55% de hausse
24:24dans les revenus liés à la banque d'investissement
24:26au deuxième trimestre.
24:27Quand on a les marchés qui caracolent comme ça,
24:30quand on a beaucoup de placements,
24:32que ce soit du primaire, du secondaire,
24:33enfin des introductions en bourse
24:34ou effectivement des placements secondaires,
24:35c'est des choses qui bénéficient à plein
24:37pour ces activités de marché.
24:38Et Goldman Sachs est une banque d'affaires
24:40avant une banque.
24:42Donc, effectivement,
24:43ce n'est pas vraiment étonnant
24:45et je pense que ça va continuer comme ça
24:46aux Etats-Unis et en Europe.
24:48Bon, je sais que vous mourez d'envie d'en parler,
24:49donc on va en dire un mot quand même.
24:50Aujourd'hui, il y a eu une introduction en bourse
24:52sur le marché français.
24:53Puis Sébastien rebondira aussi
24:54sur ce marché des introductions en bourse.
24:56On est le 14 juillet,
24:57ils l'avaient annoncé, c'est fait,
24:58ils l'ont réalisé leur intro,
24:59le slip français.
25:00Ça y est, écoutez,
25:01comment ça s'est passé
25:02cette première journée de cotation
25:03pour le slip français ?
25:04Eh bien, pas mal !
25:05Plus 2% ce soir en clôture,
25:06le slip français désormais coté.
25:08Donc, ici à Paris,
25:08à 15,10 euros,
25:09c'est le cours de clôture ce soir,
25:11Emmerick.
25:12Il faut l'avoir en fond de portefeuille ?
25:15Ah non.
25:15Ah non ?
25:16Non, non, non.
25:17J'ai été parfaitement transparent.
25:19Le slip français,
25:19il ne faut pas oublier
25:20que c'est une histoire
25:20effectivement française
25:23sur quelque part
25:24une forme de révolution
25:25d'un outil du quotidien
25:27qui, effectivement,
25:28on connaît tous.
25:30Seul problème,
25:31c'est qu'il faut savoir quand même
25:31que c'est un dossier
25:32qui a frôlé la faillite
25:33il y a quelques temps.
25:35Donc, effectivement,
25:35les créanciers
25:36et les actionnaires
25:37de l'époque,
25:38quand c'était encore non coté,
25:40se sont un petit peu mouillés
25:41pour, effectivement,
25:43assurer la continuité d'activité,
25:44nouveau management,
25:45nouvelle feuille de route,
25:46etc.
25:47Et sur la base de ça,
25:48on s'introduit en bourse.
25:49Et qu'est-ce qu'on voit ?
25:50C'est qu'une partie du placement,
25:52c'est une augmentation du capital.
25:53Donc, effectivement,
25:53c'est des fonds levés
25:53pour le bénéfice de l'entreprise.
25:55Mais une autre partie
25:55de la levée,
25:56c'est du secondaire
25:57qui va aller, effectivement,
25:58dans les mains,
25:59entre les mains
26:00des actionnaires résistants
26:01qui sont des acteurs
26:02du private equity.
26:03En gros,
26:04on assiste à un phénomène
26:05qui va arriver
26:06et qui va, à mon avis,
26:07s'intensifier.
26:08C'est l'arrivée de dossiers
26:10bien packagés
26:11qui vont arriver
26:12sur les marchés
26:12parce que, effectivement,
26:13le private equity
26:14doit absolument
26:15liquider ses positions.
26:17C'est des fonds
26:18qui ont des échéances,
26:19qui arrivent à expiration.
26:21Et à moins de faire
26:21des fonds de portage
26:22pour, effectivement,
26:23encore étendre
26:24les maturités,
26:25c'est des acteurs
26:26qui vont arriver
26:26sur le marché
26:27au fur et à mesure que...
26:27Donc, pour vous,
26:28le site français en bourse,
26:29ce n'est pas une porte d'entrée,
26:30c'est une porte de sortie
26:31pour ceux qui étaient au capital.
26:32C'est avant tout
26:33une porte de sortie.
26:33Je pense, oui.
26:34Malheureusement,
26:34et ça va se faire
26:35au détriment des actionnaires
26:36existants qui, effectivement,
26:37ont souscrit à cette opération.
26:392% de hausse,
26:40ça ne veut pas dire
26:41une sursouscription
26:41très, très importante,
26:43je pense.
26:43Donc, voilà.
26:45Méfiant.
26:46Très méfiant.
26:46Sébastien,
26:47alors il y a le site français,
26:48donc on rappelle ce soir,
26:49le titre a gagné
26:49un peu plus de 2%,
26:50qui lève 5 millions d'euros,
26:52qui compte doubler
26:53quand même son chiffre d'affaires
26:53d'ici 2030.
26:55Le problème,
26:56c'est que quand il y a
26:56des intros ici en Europe,
26:58d'abord,
26:58elles sont très rares,
26:59elles ne sont pas très nombreuses.
27:00On espérait aussi
27:00celles de KNDS
27:01dans la Défense.
27:02On est le 14 juillet.
27:03Groupe franco-allemand,
27:04KNDS,
27:04les fameux canons César,
27:06CKNDS,
27:07les chars Léopard 2,
27:08CKNDS.
27:09Et bien, finalement,
27:09Sébastien,
27:10ils ont annoncé
27:11à KNDS il y a quelques jours,
27:12reporter leur intro
27:13en prétextant
27:14les conditions de marché.
27:15Elles ont beau d'eau,
27:16les conditions de marché.
27:16Comment vous regardez
27:17ce mal,
27:19cette difficulté en Europe
27:20à introduire en bourse
27:21des groupes de taille ?
27:23C'est compliqué
27:24parce qu'en fait,
27:24on a un marché
27:25des investisseurs
27:26qui ne sont pas assez profonds.
27:28Vous le voyez,
27:29est-ce qu'on serait en capacité
27:30d'absorber à répétition
27:32des levées de fonds
27:34à hauteur de 25 milliards
27:36comme aux États-Unis ?
27:37Donc, en fait,
27:38on a des levées de fonds
27:39qui sont soit toutes petites
27:40avec des capitalisations
27:41toutes petites.
27:42Le site français,
27:43je crois avoir regardé
27:44vite fait,
27:44c'est une vingtaine
27:45de millions d'euros.
27:46Donc, ça veut dire
27:46qu'aucun institutionnel
27:48ne peut véritablement y aller.
27:50Il y produit dérivé
27:51type ETF, etc.
27:53Donc, ça intéresse
27:54une communauté
27:56extrêmement petite.
27:57Et quant à KNDS
27:58que vous évoquez,
28:00c'est du dossier
28:01qui est de l'ordre du public.
28:02Alors, certes,
28:03il y a une famille derrière,
28:04mais on est dans le public
28:05parce que vous êtes
28:06dans les commandes publiques,
28:07parce que vous avez
28:08des États derrière
28:09et vous avez donc
28:10une lecture
28:11qui n'est pas celle
28:12de la bourse.
28:12Vous avez une temporalité
28:13qui n'est pas celle
28:14de la bourse.
28:15Vous l'avez vu
28:16avec Rheinmetall
28:17qui, tout d'un coup,
28:18l'État allemand
28:19décide d'annuler
28:20la construction
28:21de neuf frégates.
28:23Et puis,
28:24une temporalité
28:25de ce type de valeur
28:27qui est dans un temps long,
28:29des commandes
28:29qui sont très longues
28:31avec des risques
28:32d'exécution.
28:33Ça fait penser parfois
28:34à des dossiers
28:35qui ne pas le temps.
28:35quand vous commandez
28:36un train,
28:37il vous faut un certain temps
28:38pour que le train
28:38soit livré et payé.
28:40C'est encore pire
28:41quand c'est un porte-avions,
28:42des dizaines de chars
28:44ou des frégates maritimes.
28:46Et malheureusement,
28:46la bourse,
28:47elle,
28:47elle est dans le temps
28:49des résultats trimestriels.
28:51Donc,
28:51on voit bien
28:52qu'il y a une édame
28:52d'équations
28:53sur ce type de valeur.
28:55En plus,
28:55vous y rajoutez
28:56tout un tas d'aléas
28:57liées au budget
28:58des uns et des autres,
28:59aux élections
28:59des uns et des autres
29:00qui fait que,
29:01tout d'un coup,
29:02ce qui avait été voté
29:03ne le sera plus,
29:04etc.
29:04Donc,
29:05vous voyez que malheureusement,
29:06ces dossiers-là,
29:08soit le site français
29:08beaucoup trop petit,
29:10soit des dossiers
29:12plus ou moins étatiques,
29:14peuvent profiter
29:15d'un momentum boursier
29:16positif
29:17ou d'un momentum boursier
29:18thématique positif
29:19comme sur celui
29:20de la défense,
29:21mais en fait,
29:21ne sont pas adaptés
29:24finalement au public
29:26et aux investisseurs
29:27institutionnels
29:28qui veulent
29:29éventuellement
29:30des investisseurs
29:31de la défense
29:32qui font
29:33par exemple
29:34des carmets de commandes.
29:35On a vu Excel
29:36avec des carmets de commandes
29:37où il y a des commandes,
29:38ça tourne
29:39et on a un vrai prévisionnel.
29:40Malheureusement,
29:41Excel s'en va
29:42et puis,
29:42si vous prenez
29:43le parallèle d'Excel
29:44sur des petites valeurs,
29:46vous avez Voyageurs du Monde,
29:47très belle entreprise
29:48qui s'en va.
29:49Donc,
29:49on a du mal
29:50à en faire rentrer.
29:51Ce n'est pas forcément
29:52les bonnes
29:53et les bonnes s'en vont.
29:54Donc,
29:54on a une cote
29:55qui est vraiment
29:56s'appauvrit
29:56et c'est là
29:57que ça rend
29:57les choses difficiles
29:58et les autres places
29:59peut-être plus attractives.
30:00Et à la fin,
30:01dans l'univers
30:02des smalls et mid-cap,
30:02il ne restera que
30:03les moins attractives
30:03en bourse,
30:04celles qui n'auront pas
30:04été rachetées ?
30:05Oui,
30:06c'est un nivellement
30:07par le bas
30:07comme on vient
30:09de le dire là.
30:09C'est qu'effectivement,
30:10les meilleurs dossiers
30:11partent,
30:12sont sortis de la bourse
30:14parce que parfois,
30:14mal reconnus
30:17et puis d'autres,
30:18effectivement,
30:18ceux qui arrivent
30:19sont souvent
30:20de moins bonne qualité.
30:21Bon,
30:21on rappelle,
30:21le slip français
30:22s'est introduit
30:22en tout cas aujourd'hui
30:23et gagne 2% en clôture.
30:24Merci à tous les deux
30:25de nous avoir accompagnés.
30:26ça passe vite.
30:27Nous avoir accompagnés
30:28en ce 14 juillet,
30:29en direct,
30:29d'avoir pris une demi-heure
30:30sur votre emploi du temps
30:31national,
30:32de fête nationale.
30:33Aymeric Blond,
30:34gérant pour Taylor AM
30:35et un grand merci aussi
30:35à Sébastien Consalue
30:36à distance.
30:37Sébastien Corchia,
30:38directeur d'investissement
30:39de Cogeffi,
30:39gestion.
30:40Bonne soirée messieurs.