00:00Alors, d'une part, c'est vrai pour les étudiants français.
00:04D'autre part, dans les étudiants étrangers, il faut quand même avoir en tête,
00:07il y en a 350 000 environ en France.
00:11Il y a 100 000 diplômés étrangers par an.
00:14Il y en a un tiers qui sont dans des écoles privées,
00:17notamment des écoles de commerce, où là, en fait, ils payent plein pot les droits.
00:22Il n'y a pas de problématique d'équilibrage.
00:25Pour les deux tiers qui sont à l'université,
00:27à partir du moment où ils paieraient, en fait, ce montant,
00:30ça équilibrerait à peu près budgétairement, on va dire, pour l'État.
00:35Et donc, c'est effectivement une logique d'économie.
00:37Mais il faut savoir aussi qu'au bout du compte,
00:40il y a des taux d'insertion pour les étudiants étrangers diplômés,
00:44donc diplômés de licence ou ensuite de master,
00:47qui sont très bons, de 87 %.
00:5150 % travaillent en France, ça veut dire qu'on les recrute,
00:54et 50 % travaillent à l'issue dans leur pays d'origine ou dans d'autres pays.
00:59Donc, en fait, à mon avis, c'est pour ça que si, effectivement,
01:03ce droit majoré pour les étudiants étrangers européens est appliqué,
01:09grosso modo, ce serait une bonne chose.
01:11Il n'en reste pas moins que, comme vous le soulignez,
01:14et ça, ça avait été aussi relevé par la Cour des comptes,
01:16qu'il faut aussi qu'on ait une politique de suivi,
01:19j'allais dire de contrôle de gestion, un peu plus poussée
01:22pour savoir si, effectivement, l'argent qui est mis,
01:25parce que vous l'avez souligné au bout du compte,
01:283 000 euros sur plus de 10 000,
01:30ça veut dire qu'il y en aura deux tiers
01:32qui sont encore payés par la collectivité,
01:35ça mérite, en fait, d'être suivi et piloté, en effet.
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