- il y a 4 semaines
Ce lundi 24 août, Mabrouk Chetouane, responsable de la stratégie globale de marché chez Natixis, et Nabil Milali, gérant/stratégiste Multi-Asset & Overlay Edmond de Rothschild Asset Management, sont revenus sur le compte rendu des publications durant la saison estivale, les publications américaines, en particulier celles de Nvidia, et la pression économique croissante exercée par Trump sur l'Iran
dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Nos experts ce soir, ils viennent de nous rejoindre.
00:05Nabil Milady, stratégiste pour Edmond Rothschild Asset Management.
00:08Bonsoir Nabil, bienvenue.
00:09Et Mabrou Chetouane, bonsoir Mabrouk.
00:11Bonsoir Guillaume.
00:11Responsable de la stratégie globale de marché pour Natixis IM.
00:14On ouvre ensemble cette nouvelle saison de BFM Bourse.
00:16Mais si on est ravi de vous accueillir, une saison qu'on espère positive pour les marchés financiers.
00:21Même si, aujourd'hui, ça manque un peu d'allant, ça manque un peu d'élan.
00:24Le CAC 40 perd 0,3% en ce moment.
00:27Mabrouk, avant d'entrer dans le détail des thématiques, comment vous les sentez les marchés au sortir de l'été
00:32?
00:32Plus fragiles qu'avant l'été ou au contraire avec plus de certitude pour l'avenir ?
00:36L'été a été plutôt bon, fondamentalement.
00:39Donc ça n'a pas été une catastrophe, bien au contraire.
00:41Habituellement, on s'attend toujours à un cataclysme qui arrive un peu de nulle part.
00:44Et là, finalement, le cataclysme, ça a été finalement des résultats qui ont été extrêmement forts sur la partie action.
00:52Donc la partie technologique, mais pas seulement.
00:54Donc quand on regarde la décomposition secteur par secteur, on voit que les entreprises, finalement, ont publié des résultats qui
01:00étaient en hausse, en croissance assez nette.
01:02Et donc ça, bien évidemment, ça a apporté les valeurs, les marchés actions.
01:06Ça, c'est le premier point.
01:07Alors bien évidemment, on n'est pas sorti de ce conflit du Moyen-Orient qui est toujours là.
01:12Donald Trump remet une couche avec, effectivement, des tarifs douaniers vis-à-vis du Canada.
01:16Donc on prend les mêmes composantes.
01:19Et puis finalement, on recommence.
01:20Mais on voit bien que les marchés aujourd'hui, alors Antoine a parlé de torpeur, moi je dirais effectivement plutôt
01:25d'une forme de wait and see.
01:26On a des grands moments, enfin des grands rendez-vous cette semaine.
01:28Nvidia, on a Jackson Hole.
01:30Là encore, je pense qu'il y a beaucoup d'attentes pour pas grand-chose finalement sur ce symposium.
01:34La chose qui a véritablement changé, la confirmation finalement qu'on a eue quelque part à la fin du deuxième
01:39trimestre et qui a été confirmée au cours du troisième trimestre,
01:44c'est l'abandon complète et total de cette forward guidance de la part des banques centrales.
01:48Donc on a eu un monsieur Kevin Warch qui a été on ne peut plus lapidaire finalement lors de son
01:54premier FOMC, son premier comité de politique monétaire.
01:57Au cours du second, c'était encore pire et donc finalement...
02:00Donc il faut s'attendre encore à pire et encore plus lapidaire dans le redit quand il va s'exprimer.
02:03On a déjà eu finalement Jérôme Powell, on s'en souvient il y a quelques années, qui avait fait un
02:08discours qui avait duré littéralement quelques minutes.
02:11Donc trois minutes me semble-t-il.
02:13Et là franchement, on peut se demander si monsieur Warch fera encore mieux, c'est-à-dire que j'ai
02:17rien à dire.
02:18Écoutez, circuler, il n'y a rien à voir.
02:19C'est presque ça fondamentalement tellement finalement quand on regarde, quand on analyse un peu le discours qu'il commet
02:24lors des FOMC, tellement c'est creux en quelque sorte.
02:27On n'a rigoureusement rien.
02:28Et ça, véritablement, je pense que c'est le nouveau paradigme dans lequel on doit évoluer.
02:31Ce qui n'est pas non plus sans conséquence pour les marchés financiers, quels qu'ils soient, marché obligataire, marché
02:36actions.
02:37On doit composer maintenant sans les banques centrales et sans finalement les grandes banques centrales,
02:41que ce soit la Réserve fédérale ou la Banque centrale européenne qui, de manière un peu plus courtoise, nous parle
02:47effectivement de framework guidance.
02:49Alors ils n'ont pas totalement abandonné l'idée de diriger un peu les anticipations de marché,
02:54mais eux proposent seulement un cadre dans lequel on va pouvoir évoluer.
02:57Et donc fondamentalement, ça va avoir des implications sur la volatilité des marchés obligataires.
03:01Vous parliez des tensions qui règnent justement sur ce marché-là.
03:04Ça va continuer, ça va continuer de peser en quelque sorte sur l'ensemble, le coût de financement, l'accès
03:09au capital.
03:10Et quand on sait finalement que toutes ces entreprises ont besoin finalement de ces financements pour pouvoir continuer de se
03:16développer,
03:16on pense bien sûr à toutes ces entreprises du secteur technologique,
03:19ça va aujourd'hui peut-être, en tout cas je pense, donner lieu à des batailles pour avoir justement accès
03:24à ce financement.
03:25Oui, parce que jusqu'ici les marchés étaient portés par la tech, maintenant il y a les taux qui arrivent
03:29et la pression du marché obligataire.
03:31Est-ce qu'on arrive dans une phase où la montée de taux, qu'on a vécu déjà au premier
03:34semestre,
03:34arrive sur des niveaux qui feront que le marché d'action ne pourra plus progresser ?
03:37Est-ce que là désormais on entre dans la phase plus douloureuse des remontées de taux obligataires pour le marché
03:41d'action, Nabil ?
03:42Tout à fait, je pense qu'aujourd'hui les niveaux de taux réel en particulier sont des niveaux qui freinent
03:46clairement les marchés d'action.
03:47On est sur un 10 ans, le taux réel américain à 10 ans qui est à 2,30, 2,40.
03:52Historiquement ce sont des niveaux qui ont empêché les marchés d'action d'aller plus haut,
03:56ça pèse sur les niveaux de valorisation en particulier.
03:58Une règle générale c'est à peu près 50 points de base de hausse des taux qui finit par réduire
04:07les niveaux de valorisation de 3% à peu près historiquement.
04:09Donc clairement la hausse qu'on a eue tout au long de l'été est liée au prix de l
04:13'énergie mais pas seulement finit par peser.
04:16Et puis pour revenir sur cette période estivale, effectivement la torpeur s'est installée au niveau des indices
04:20mais sous la surface on a quand même eu des arbitrages assez significatifs entre les différentes classes d'actifs
04:27et entre les différents segments du marché.
04:29Quand on regarde par exemple la partie semi-conducteur du marché,
04:33on a eu quand même des corrections de 30 à 40% depuis les pics qu'on a connus avant
04:38l'été
04:38et même dans la phase de rebond parce que les semi-conducteurs ne sont plus sur des niveaux aussi déprimés
04:43et sont en train de tenter un petit rebond,
04:46mais ça se fait généralement au détriment de l'autre partie de la cote
04:49qui sont les Mag7 ou la partie software du marché.
04:53Et les arbitrages sur une même séance peuvent être très violents parfois avec 6-7% d'écart
04:58entre la partie semi-conducteur et la partie software.
05:01Et donc tant qu'on a ces deux jambes qui avancent de manière symétrique et pas en parallèle,
05:05forcément le Nasdaq a du mal à atteindre de nouveaux points hauts.
05:08Et on mentionnait tout à l'heure le CAC 40 qui accuse une légère baisse aujourd'hui,
05:12mais le Nasdaq était à plus de... accusé encore une baisse de 1% tout à l'heure.
05:17On est à moins 0,6 là.
05:18Voilà.
05:19Donc ce que je veux dire c'est qu'on a des marchés qui avancent un peu en crabe là
05:21désormais
05:22avec une tech tiraillée.
05:24Il y a toujours la moitié de la tech qui recule quand l'autre progresse et inversement.
05:27Donc oui, on est condamné désormais à ces marchés qui, s'ils avancent encore à la hausse,
05:31ne le feront qu'en pas chassé ou en crabe en quelque sorte, au mieux.
05:34C'est ça le scénario, au mieux ce sera ça.
05:36On a passé la première moitié de l'année à s'en plaindre.
05:39En attendant cet élargissement à la contribution à la performance.
05:42Et qu'on a commencé à voir.
05:44Exactement, on l'a eu avec une surperformance très nette du S&P Equal Weight
05:47par rapport au Nasdaq ces dernières semaines.
05:51Le fait est que pour que l'ensemble des indices puissent continuer de progresser
05:55et atteindre de nouveaux points hauts.
05:57Il faut que la tech conserve ce leadership,
05:59ne serait-ce qu'en termes de poids dans les indices,
06:02en termes de contribution aux attentes de résultats.
06:05Ça reste la partie la plus importante du marché.
06:07Donc difficile de voir l'ensemble du marché continuer de progresser
06:09avec une tech qui souffrirait.
06:11D'accord, alors on va parler d'NVIDIA qui doit publier cette semaine dans un instant.
06:14Mais est-ce qu'on imagine la tech progresser avec des taux aussi en hausse
06:16à partir des niveaux actuels ou pas ?
06:18Est-ce que c'est impossible pour la tech ou est-ce que ça reste possible
06:20parce que la tech fait des miracles ?
06:21Alors si on a une stabilisation à partir de maintenant sur les taux,
06:24on peut imaginer effectivement que petit à petit la tech puisse reprendre des couleurs.
06:28Si on continue d'atteindre de nouveaux points hauts sur les taux,
06:31ça paraît difficile à imaginer.
06:33Maintenant, notre scénario, c'est plutôt que les taux entament une lente phase de descente
06:37sur la seconde partie d'année.
06:40Ah, c'est une bonne nouvelle !
06:42Ah mais à la fin, ça se terminera bien alors !
06:45Effectivement, ça devient de plus en plus consensuel d'attendre toujours des taux plus élevés.
06:49Mais non, on croit toujours à la lente désinflation devant nous dans les pays développés.
06:54En particulier aux US.
06:56Et les derniers chiffres d'inflation aux Etats-Unis vont dans ce sens.
07:00On a eu un CPI qui est quand même très encourageant.
07:03Alors sur la partie énergie, évidemment, ça reste tributaire de ce qui va se passer
07:06au niveau du détroit d'Hormuz.
07:08Mais par contre, quand on regarde la partie endogène de l'économie américaine,
07:13la partie corps-service en retirant la partie immobilière,
07:17pour l'instant, on continue d'avoir un ralentissement.
07:19Non, sur la partie immobilière en soi, on a toujours une lente désinflation.
07:23Oui, d'accord.
07:24Justement, c'est là que la hausse des taux est alarmante.
07:26C'est que malgré un ralentissement, des signes de ralentissement de l'inflation
07:29qui se sont confirmés, effectivement, sur les chiffres d'inflation américains de cet été,
07:32les taux, eux, ont continué de progresser.
07:34C'est-à-dire qu'on a le sentiment que c'est en train de sortir de la logique purement
07:37inflationniste
07:38et qu'on a une hausse de taux, peut-être liée à des enjeux budgétaires.
07:41Ce soir, Scott Bessen doit s'exprimer, annoncer des mesures pour freiner la dérive budgétaire.
07:44L'État fédéral américain en a-t-il seulement les moyens ?
07:47Vous, le fait que les taux montent pendant que l'inflation ralentit,
07:50n'envoie pas un signal nouveau, plus inquiétant ?
07:52À mon sens, la hausse des taux s'explique par plusieurs éléments.
07:55Il y a la partie pétrolière dont on a parlé,
07:57mais on pense que, petit à petit, on devrait avoir une résolution sur le conflit avec l'Iran.
08:03Et donc, on voit un pétrole rechuter.
08:05Sur la partie fiscale, évidemment, il y a des inquiétudes.
08:08Scott Bessen va faire des annonces dans ce sens.
08:10On n'imagine pas une réduction du déficit qui soit très importante,
08:12mais l'effet signal peut marcher.
08:15Ça marchera plus qu'une demi-journée, on est d'accord ?
08:18Oui, bien sûr.
08:19Et surtout, l'interventionnisme ne va pas s'arrêter là.
08:22Si Scott Bessen est prêt à mettre en place des buybacks,
08:25et dans la formulation, c'était très intéressant de noter
08:27que c'était à minima doublé le montant des rachats.
08:31D'obligation du Trésor.
08:32Exactement, on peut en faire beaucoup plus.
08:33Et surtout, ces montants sont valables jusqu'à début novembre,
08:38mais à partir de début novembre,
08:39le rythme des émissions peut potentiellement être modifié par Scott Bessen
08:44et à ce moment-là, peser, retirer encore plus de durations sur le marché
08:47pour espérer réduire la partie longue de la courbe.
08:51Et enfin, le dernier élément qui pèse sur les taux,
08:55à notre sens, c'est aussi l'incertitude que fait planer Kevin Warch
08:58depuis qu'il est à la tête de la Fed.
09:01Forcément, en retirant la forward guidance,
09:04il force les investisseurs à intégrer une prime de risque durablement sur ces taux longs.
09:10Il y a une différence entre ne pas donner de forward guidance
09:12et ne pas donner de fonction de réaction.
09:14Les marchés, aujourd'hui, exigent d'avoir une fonction de réaction.
09:17C'est-à-dire, si l'inflation évolue dans ce sens-là,
09:21alors la Fed fera ça ou ça.
09:23Et pour l'instant, comme c'était dit tout à l'heure,
09:26Kevin Warch est très économe dans les mots qu'il emploie.
09:29La dernière conférence de presse, on aurait très bien pu s'en passer.
09:32Elle n'a apporté aucune valeur ajoutée.
09:34On est en train de discuter, de réduire le nombre de conférences de presse
09:38de la Fed l'année prochaine.
09:41Évidemment, ça centre l'attention des marchés sur le reste des membres du FOMC.
09:46Et pour l'instant, la plupart d'entre eux,
09:49ceux qui ont pris la parole en tout cas ces dernières semaines,
09:50envoient plutôt un message doviche.
09:53Et donc, saluent les derniers chiffres d'influence.
09:55Même s'ils parlent peu, les signaux sont plutôt doviches
09:57de la part des autres membres de la Fed.
09:59Donc, pour vous, les taux seront amenés quand même sur la fin de l'année,
10:02peut-être ensuite aussi à se calmer, à se détendre un petit peu.
10:05Est-ce que vous partagez cette vision ?
10:06Et ce soir, Scott Bessen doit faire des annonces
10:08pour freiner la dérive budgétaire américaine.
10:10Pas vraiment.
10:11Parce qu'en fait, le problème qu'on a, c'est que la remontée des taux
10:14qu'on a observée, elle vient de la partie taux réelle, essentiellement.
10:17Et cette partie taux réelle, elle est drivée par fondamentalement,
10:19on va dire, trois facteurs.
10:20La partie, effectivement, posture de politique monétaire.
10:23Donc là, effectivement, Nami l'a bien décrit.
10:25On a une prime parce que Kevin Walsh, effectivement,
10:28fait quelque sorte un peu, est extrêmement économe sur ses mots.
10:31Donc, le marché est obligé, finalement, de faire le sale travail,
10:34de pricer, finalement, quelle pourrait-elle être la trajectoire future
10:36sur les taux d'intérêt.
10:37Il y a la partie, effectivement, budgétaire.
10:39Alors ça, effectivement, on a eu une espèce de saupoudrage
10:42la semaine dernière ridicule de la part de Kevin Walsh
10:45en disant que je vais doubler, effectivement, les montants d'émissions.
10:48Mais finalement, on passe de 2 à 4.
10:50Mais en fait, en réalité, c'est un alignement sur tout ce qui se passe par ailleurs.
10:53C'est-à-dire qu'en gros, quand on regarde les papiers du Trésor,
10:54c'est relativement clair.
10:56Sur toutes les émissions, ils peuvent, effectivement,
10:58y mettre jusqu'à 4 milliards, donc par souche,
11:01et même jusqu'à 12 milliards pour la partie la plus courte.
11:05Chose, effectivement, qu'ils font très régulièrement.
11:06Donc là, sur la partie la plus longue,
11:08ils ne font que normaliser quelque chose, finalement,
11:09qui était en retard par rapport à ce qui se faisait habituellement.
11:13Et on a vu, effectivement, la réaction des marchés.
11:15Donc, le marché a salué, les taux ont baissé.
11:17Le lendemain, les taux ont repris exactement la moitié.
11:19Et dès l'instant, finalement, on a une banque centrale
11:21qui s'amuse à faire du discrétionnaire, ça ne marche pas.
11:23Ça ne marche pas parce que, finalement,
11:25on fait face à un marché qui croit de moins en moins,
11:27finalement, à cette approche discrétionnaire.
11:29La Banque du Japon est une administration parfaite,
11:31finalement, de l'échec complet,
11:33de l'échec complet, pardon, de ce qui se passe
11:35dès l'instant où on fait du...
11:36Donc, est-ce qu'il existe des munitions ?
11:37Est-ce qu'il existe des munitions face à la flambée
11:39des taux obligataires, qu'ils soient américains ou ici en Europe ?
11:41Je pense que les taux d'intérêt...
11:42Enfin, on a l'habitude de dire qu'il y a quand même
11:44un dernier facteur qui marche,
11:46enfin, qui permet au marché d'action de monter
11:47même si les taux d'intérêt réels montent,
11:50c'est le facteur croissance.
11:51C'est-à-dire qu'en gros, il y a un truc qu'on oublie,
11:52c'est que si la croissance économique est au rendez-vous,
11:55on a tendance à la sous-estimer,
11:57notamment, finalement, aux États-Unis,
11:58mais même en Europe, cette fois-ci.
11:59Et on est quand même assez content de voir
12:02que l'Europe résiste beaucoup mieux, finalement,
12:05à cette situation à la fois complexe
12:08au niveau du Moyen-Orient, complexe au niveau
12:09de l'accès à l'énergie complexe, au niveau du commerce mondial
12:12et de la croissance mondiale,
12:13finalement, l'Europe s'en tire plutôt bien.
12:15Les chiffres de croissance qu'on a eus montrent,
12:16finalement, une résilience assez forte.
12:18Et même aux États-Unis, c'est le cas.
12:19Donc, si on a de la croissance,
12:21quelque part, finalement, ça résoudrait
12:22les problématiques budgétaires, d'une part,
12:24et ça résout également les problèmes,
12:26finalement, liés au marché d'action,
12:28qui cherche à chaque fois, finalement,
12:30un soutien en provenant de la croissance
12:32pour pouvoir continuer de délivrer,
12:34finalement, des profits en augmentation.
12:37Donc, c'est le dernier facteur, finalement,
12:39qui, là encore, pousse encore
12:41ces taux d'intérêt réels,
12:42mais ce facteur, c'est le bon facteur,
12:43entre guillemets,
12:44qui permet, finalement,
12:45à tout ce cosme-là de tenir.
12:46On a l'habitude de dire
12:47qu'on a, finalement,
12:48une sorte de zone de douleur,
12:50une soie de douleur,
12:51un seuil de douleur, pardon,
12:51à partir de 4,8%.
12:534,8%, 5% sur le disant américain,
12:55on rentre dans une zone
12:56où, là, le marché commence à se dire
12:58« c'est vraiment compliqué ».
12:59On est à 4,7%, là.
12:59On n'est pas loin.
13:00On est à 4,7%, on n'est pas loin.
13:00Donc, là, effectivement,
13:02dès l'instant où la distance
13:03par rapport à cette zone de douleur,
13:05ce seuil de douleur,
13:06se réduit, se rétracte,
13:08eh bien, vous avez fondamentalement
13:09des marchés qui vont avoir
13:10de plus en plus de difficultés
13:11à augmenter,
13:12quelle que soit, cette fois-ci,
13:13la raison pour laquelle
13:14ils augmentent.
13:15Si, bien évidemment,
13:16on a Kevin Walsh
13:17qui n'est pas crédible,
13:18effectivement,
13:18dans ces questions de,
13:20entre guillemets,
13:21de contenir, finalement,
13:23la trajectoire budgétaire,
13:25dont on sait qu'elle va être
13:26difficilement, entre guillemets,
13:29qu'on peut réduire difficilement,
13:31compte tenu de ce que Trump
13:32a envie encore.
13:33– Si Scott Bessin
13:33ne convainc pas ce soir,
13:34c'est ça, sur la trajectoire budgétaire.
13:35– Exactement.
13:35– On parlait de Scott Bessin,
13:36oui, oui, oui.
13:37– Kevin Walsh.
13:38– Oh non, pardon, Bessin.
13:39– Oui, oui,
13:39Kevin Walsh, mais non,
13:40de toute façon, lui,
13:41on n'attend plus grand-chose de lui,
13:42quelque part, de la fête.
13:43Non, mais c'est vrai,
13:43il assume de ne pas vouloir communiquer.
13:45– Ah oui, clairement.
13:46– Donc Kevin Walsh,
13:46on ne suivra pas forcément
13:47Kevin Walsh d'endroit.
13:48– Il l'avait dit bien avant,
13:49en fait, même,
13:49d'être intronisé,
13:51si je puis dire.
14:03le responsable du Trésor américain
14:04qui ne parvient pas
14:05à convaincre les marchés
14:06que la trajectoire,
14:08en tout cas,
14:08d'endigment des finances publiques
14:10est crédible,
14:11eh bien là, effectivement,
14:12on peut aller sur une sortie de route
14:13et atteindre ce fameux
14:14seuil de douleur à 4,8%.
14:16– On poursuit nos échanges.
14:17Dans un instant,
14:18on va parler d'Nvidia
14:18qui va publier aussi,
14:19cette semaine,
14:20des taux français
14:20dans les allocations
14:21que vous privilégiez.
14:22Mais on est à quoi ?
14:2317 minutes, maintenant,
14:24de la clôture, non ?
14:26Ah, ça faisait longtemps,
14:27la moto.
14:27On est dans la dernière ligne droite
14:28de cette séance,
14:29la première moto de la saison
14:30dans BFM Bourse.
14:31Le CAC 40,
14:31on aurait aimé entamer la saison
14:33dans le vert,
14:34ce n'est pas le cas.
14:34On recule un petit peu,
14:35moins 0,36%,
14:36rien de très méchant,
14:37mais un discours quand même
14:38du directeur général
14:40de Volkswagen,
14:41un petit peu inquiétant,
14:42dans une note interne,
14:43il aurait expliqué
14:43que Volkswagen
14:44est dans un étage
14:45aussi plus que critique,
14:46selon les propos,
14:47donc,
14:47dans cette note interne
14:48du directeur général du groupe.
14:49Volkswagen perd 1,3%,
14:50bon, ça va,
14:51mais comme d'habitude
14:52dans le secteur auto,
14:53c'est Stellantis
14:53qui souffre le plus,
14:54comme toujours,
14:55même quand les mauvaises nouvelles
14:56viennent d'ailleurs,
14:56c'est Stellantis
14:57qui souffre le plus
14:58et recule le plus
14:58sur le CAC,
14:59c'est la lanterne rouge
14:59aujourd'hui,
15:00moins 4,5%.
15:02Également en repli,
15:03alors les semi-conducteurs,
15:04on en parlait,
15:05STMicroelectronics
15:05perd 2,2% en ce moment
15:07à deux jours
15:08de la publication d'NVIDIA.
15:09Et puis à la hausse,
15:10Publicis, L'Oréal,
15:11Accor,
15:11ces trois valeurs
15:12gagnent un peu plus d'un pour cent
15:14dans un marché
15:14qui recule légèrement
15:16le CAC à moins 0,38%.
15:18A noter qu'aux Etats-Unis,
15:19vous savez,
15:19les droits de douane américains
15:20sur les produits canadiens
15:21vont augmenter,
15:22et passer à 50%.
15:23Qui en profite ?
15:25Les acteurs de l'acier américain
15:26puisque l'acier canadien
15:28sera lourdement taxé.
15:30Résultat,
15:30les acteurs américains,
15:31USA,
15:32de l'acier,
15:33progressent aujourd'hui
15:33et profitent de ces droits de douane
15:34annoncés par Donald Trump.
15:35New Corp Corporation
15:36à Wall Street
15:37gagne 2%.
15:38Cleveland Cliff,
15:39c'est un autre acteur américain,
15:40gagne 5,5%
15:41grâce à ces droits de douane
15:42sur le Canada.
15:44Ça rapporte les droits de douane
15:45ou ça ne rapporte pas ?
15:46Non, manifestement,
15:47ça ne rapporte pas.
15:47On entrera dans le détail
15:48plus tout à l'heure
15:49mais on n'a pas trouvé la clé.
15:50Sur le pré-remboursement forcé
15:52du Trésor, non ?
15:53Oui, c'est ça,
15:53parce que Trésor américain
15:54est en train de rembourser
15:55les droits de douane
15:56indûment prélevés
15:57d'après la Cour suprême,
15:58donc ils les remboursent.
15:59Ça fait les affaires
16:00des entreprises américaines
16:01qui ont annoncé de beaux bénéfices
16:02puisqu'elles intègrent
16:03ces remboursements
16:03dans leurs bénéfices.
16:04Est-ce que quelque part
16:05on peut résumer les choses
16:06en disant
16:06les bons résultats
16:08des entreprises américaines
16:09sont aussi le déficit fédéral
16:11qui est en train de se creuser ?
16:11Est-ce que ça va ensemble
16:12avec ces remboursements
16:13dans l'État fédéral
16:13aux entreprises ?
16:14Alors, c'est une petite partie
16:16de l'explication
16:17parce que quand on regarde
16:17le détail des publications,
16:19il n'y a qu'une poignée
16:20d'entreprises
16:20qui ont effectivement chiffré
16:21l'impact de ces remboursements
16:23sur le résultat
16:24et donc qui ont expliqué
16:26une partie de leur surperformance
16:27par cet élément-là.
16:28Une grande partie des entreprises
16:29qui sont remboursées
16:30ne sont pas cotées
16:31et donc ne sont pas visibles
16:32dans la saison des résultats.
16:33Par contre, effectivement,
16:34ça pèse sur le chiffre
16:35du déficit
16:36et on a bien vu
16:37que lors de la publication
16:38du dernier chiffre du déficit
16:39qui était encore une fois
16:40à quasiment moins 6%,
16:41ça a coïncidé avec
16:43une accélération additionnelle
16:44sur les taux américains.
16:46Et tout à l'heure,
16:47quand on parlait
16:47de la capacité
16:49des autorités américaines,
16:50de Scott Bessette en particulier,
16:51à limiter la hausse des taux,
16:53je continue de croire
16:54que ces rachats d'obligations
16:56peuvent avoir un impact,
16:57surtout qu'il n'est pas
16:58totalement exclu
16:59qu'il y ait une opération
16:59coordonnée avec la Fed.
17:01Typiquement,
17:02ces obligations à long terme
17:03sont rachetées
17:04en émettant
17:05des obligations de court terme.
17:07Mais si ça crée
17:08de la volatilité
17:09sur les taux
17:10des obligations
17:11de très court terme,
17:12voire sur le marché interbancaire,
17:13clairement,
17:13ça peut donner un argument
17:14à la Fed
17:15pour remettre de nouveau
17:16des achats
17:17d'obligations
17:18de très court terme,
17:20d'obligations interbancaires,
17:21et donc avoir de nouveau
17:23un bilan de la Fed
17:24qui pourrait croître de nouveau
17:26et ça apporterait
17:26de la liquidité supplémentaire.
17:28On parle d'un accord
17:29potentiellement
17:30entre le Trésor et la Fed
17:31qu'on n'a plus vu
17:31depuis plusieurs décennies,
17:33mais c'est quelque chose
17:33qui n'est pas totalement exclu.
17:34Maintenant,
17:36la principale intervention
17:37entre les mains
17:37qui ne remettrait pas en cause
17:38l'indépendance de la Fed
17:39ou ça remettrait forcément ?
17:40Alors,
17:40ça ramènerait les craintes
17:41sur le devant de la scène,
17:42clairement,
17:43et la principale victime,
17:44ça sera encore une fois
17:45le dollar,
17:45et donc typiquement
17:46dans nos allocations,
17:47on reste sous pondéré
17:49dollar,
17:50principalement pour cette raison.
17:51On préfère l'or
17:52pour cette raison également.
17:54Par contre,
17:56s'il y a une autre intervention
17:57à ne pas oublier,
17:58c'est même l'éléphant
17:59au milieu de la pièce,
18:00pour ramener les taux plus bas,
18:01il faut une solution géopolitique.
18:02Et Scott Besant,
18:04s'il veut effectivement
18:04que les taux ne cessent
18:06de progresser,
18:06il devrait plutôt aller
18:08dans le bureau ovale
18:09et forcer Donald Trump
18:10à rouvrir les négociations.
18:12Si on fait le parallèle
18:13avec Liberation Day,
18:15les tarifs douaniers,
18:16il faut se rappeler
18:17que lors de la divulgation
18:18des premiers tarifs,
18:19les taux avaient fortement,
18:21et c'était fortement,
18:22envolé,
18:23non pas pour les annonces
18:24en elles-mêmes,
18:25mais plutôt pour l'incompétence
18:27qui était affichée
18:30par l'administration américaine,
18:31avec des tarifs même
18:31sur le Groenland,
18:33comme on s'en souvient.
18:35Les tarifs sur la glace,
18:36je présente.
18:37Ou sur les pingouins,
18:38comme on a dit à un moment.
18:39Et donc,
18:39c'est finalement Scott Besant,
18:40selon les informations de presse
18:42qui ont été publiées par la suite,
18:43qui a poussé le président américain
18:45à ramener un peu plus
18:46de rationalité
18:47et à mettre en place
18:48des tarifs douaniers
18:48qui soient un peu plus discriminés
18:50et qui aient un peu plus d'agence.
18:51Sans doute,
18:52la fin d'un conflit avec l'Iran
18:53et surtout la réouverture
18:54du détroit d'Hormuz
18:55aiderait énormément.
18:56Ce week-end,
18:56à peine 20 navires
18:58ont franchi le détroit d'Hormuz.
18:59C'est très très peu
19:00par rapport à avant la guerre.
19:01Ce détroit reste en grande partie bloqué.
19:02Et ce soir,
19:03à nouveau lui,
19:04Scott Besant promet
19:05de grandes annonces
19:06pour isoler économiquement
19:07encore davantage l'Iran
19:08un 10-day économique.
19:10Carrément,
19:11bon,
19:12est-ce qu'on peut en espérer
19:13une efficacité ?
19:13Enfin, je ne sais pas,
19:14sur les marchés,
19:14ça pourrait avoir quel effet.
19:15Il se trouve que la devise iranienne,
19:17le Rial,
19:17est un plus bas historique
19:18aujourd'hui même
19:19face au dollar.
19:20Donc, manifestement,
19:20le marché anticipe
19:21des mesures très fortes.
19:22Mabrouk ?
19:23Oui, mais est-ce que ça va finalement
19:25la polarisation finalement
19:26des positions
19:27va-t-elle permettre
19:29de réouvrir les négociations
19:30et d'arriver finalement à un accord ?
19:31La réponse est non.
19:33Donc, quelque part,
19:34c'est un effet de manche.
19:35Cette administration américaine
19:36est,
19:37on dirait,
19:38coutumière finalement
19:38des grandes annonces
19:40un peu grandiloquentes,
19:41etc.
19:42pour finalement
19:42accoucher
19:43quelques mois plus tard
19:44d'une petite souris
19:46finalement.
19:46On en reparlera
19:47avec les tarifs.
19:49Trump finalement
19:50un peu acculé,
19:51donc il ne sait plus
19:51trop quoi faire avec l'Iran.
19:53Donc, du coup,
19:53il teste finalement
19:53l'arme économique.
19:55Mais rappelons déjà
19:55que l'Iran
19:56est un peu isolé
19:57déjà du bloc occidental
19:58puisqu'il y a déjà
19:59des sanctions très lourdes
20:00effectivement
20:01qui existent
20:02à l'encontre des pays
20:03qui iraient commercer
20:04effectivement avec l'Iran.
20:05Les banques françaises
20:06en ont fait les frais
20:08à plusieurs reprises notamment.
20:09Donc, ça existe déjà.
20:11Et puis, du coup,
20:11on se dit que l'Iran
20:12s'est déjà affranchi
20:13du bloc occidental
20:14en quelque sorte
20:15est en train tout simplement
20:16de traiter
20:17avec déjà les ennemis
20:18des États-Unis.
20:19Donc, globalement,
20:20encore une fois,
20:21ça ne changera rien
20:22et ça ne fera que polariser
20:23encore une fois
20:24la situation
20:24et crisper,
20:26éloigner davantage
20:26finalement
20:28la probabilité
20:29d'un accord
20:29et d'une réouverture
20:30du détroit d'Hormuz
20:31qui permettrait finalement
20:32une normalisation
20:33un peu plus durable
20:35de la situation.
20:36En termes d'allocations,
20:37qu'est-ce que vous privilégiez
20:38pour la suite ?
20:39L'Europe
20:40ou plutôt les États-Unis ?
20:41On a eu des indices PMI
20:42en fin de semaine dernière
20:43en Europe
20:44plutôt encourageants
20:45mais ils le sont aussi
20:45aux États-Unis.
20:46Les publications de l'entreprise,
20:48l'Europe n'a pas vraiment
20:48à rougir face aux entreprises
20:49américaines,
20:50c'est pas mal.
20:50Donc, qu'est-ce que vous choisissez ?
20:51En fait, ce qu'on a déjà fait
20:52au mois d'août,
20:53c'est qu'on a renforcé
20:54encore une fois
20:55la partie action
20:56parce qu'en fait,
20:56la manière dont on procède,
20:57c'est qu'on identifie finalement
20:59à quel moment
20:59le facteur micro
21:00va pousser finalement
21:02les marchés
21:02et à quel moment
21:03ce facteur micro
21:03va s'épuiser.
21:04Il va sans doute s'épuiser
21:05effectivement à la fin
21:05de la semaine
21:06avec justement NVIDIA
21:07qui est le dernier mastodonte
21:08à publier.
21:09Mercredi.
21:11Mercredi, pardon.
21:11Et donc, du coup,
21:13lorsque ce facteur micro
21:14va s'épuiser,
21:14on va revenir sur la macro.
21:15Et là, la macro,
21:16effectivement,
21:16elle est compliquée en ce moment.
21:18On en a parlé
21:20âprement
21:20durant cette émission.
21:22Et donc, du coup,
21:22on va a priori
21:23commencer
21:24à réduire nos allocations
21:25puisque lorsque la macro
21:26est peu lisible,
21:27peu claire,
21:28lorsqu'on ne sait pas
21:28où est-ce qu'on va
21:29du point de vue
21:29banque centrale,
21:30politique monétaire,
21:31politique budgétaire,
21:32là, effectivement,
21:33on est face
21:34à des tensions possibles.
21:36Et donc,
21:36rester exposé
21:37de manière significative
21:38sur la partie,
21:38effectivement,
21:39la plus risquée
21:39nous semble,
21:40effectivement,
21:40à un moment donné,
21:41un peu compliqué.
21:42Reprendre de la duration,
21:43ça nous semble compliqué
21:44parce qu'en fait,
21:45les taux sont tellement
21:46volatiles aujourd'hui.
21:47On voit, effectivement,
21:48des semaines,
21:49enfin, lors de journées,
21:50par exemple,
21:51voir le taux américain
21:52ou les taux européens
21:53prendre 5, 6 BP,
21:54voire 10 BP,
21:55effectivement.
21:56Et c'est une volatilité,
21:57globalement,
21:57qui est un peu,
21:58qui vient gréver
21:59la performance
22:00de ces actifs-là.
22:01On regarde la performance
22:02depuis le début de l'année,
22:02par exemple,
22:03de l'OAT,
22:03c'est négatif
22:04sur la partie longue.
22:05Il reste encore
22:06les actifs courts,
22:07enfin, la duration courte,
22:08pourquoi pas.
22:09Et sur les actions ?
22:11Sur les actions,
22:11en fait,
22:12on est encore exposés.
22:13Alors,
22:14on reste exposés,
22:14effectivement,
22:15aux secteurs
22:15qui ont toujours performé,
22:16l'énergie,
22:17la tech,
22:18les banques.
22:18Certains expliquaient
22:19que c'était la fin des banques.
22:20On ne sait pas pourquoi,
22:21en fait,
22:21les banques,
22:22à chaque fois,
22:22on aime bien leur taper dessus.
22:23Ça fait deux ans
22:24que ça performe
22:25de manière assez significative.
22:26Et même,
22:27si on n'avait pas
22:28dans les portefeuilles,
22:29il y avait un coup
22:29d'opportunités
22:29de ne pas en avoir.
22:30sur les trois derniers mois,
22:31Crédit Agricole,
22:32BNP,
22:32Société Générale,
22:33les trois grandes banques
22:33gagnent plus de 20% chacune.
22:34Mais encore une fois,
22:35c'est lié au cycle.
22:36Natixis,
22:37vous n'êtes pas coté,
22:37Natixis.
22:38Qu'est-ce que vous voulez
22:38que je vous dise,
22:38Mabrouk ?
22:39Rappelez pas de vieux souvenirs.
22:40Et donc,
22:41du coup,
22:42en fait,
22:42qu'est-ce qui se passe
22:42avec les banques ?
22:43On a à la fois
22:44de la pente de la courbe
22:45et on a aussi un cycle
22:45qui tient.
22:46Je le disais tout à l'heure,
22:47on sous-estime
22:48la résilience
22:48de l'économie européenne
22:49et la puissance
22:50de l'économie américaine.
22:51Ça tient encore,
22:52ça tient toujours
22:53et donc,
22:53bien évidemment,
22:54lorsque le cycle est fort,
22:54les banques en bénéficient.
22:56Tous les secteurs,
22:58effectivement,
22:58qui sont connectés
22:59à ce facteur croissance
23:00vont pouvoir tirer parti
23:01de cette configuration.
23:03Et donc,
23:03on reste exposé
23:04sur le marché à action,
23:05on n'aime pas du tout
23:06la duration,
23:06ça c'est clair.
23:07On aime le high yield
23:08par rapport à l'investment grade,
23:09donc la partie la plus risquée
23:11de la dette d'entreprise
23:12par rapport à la partie
23:13la moins risquée,
23:14toujours pour les mêmes raisons,
23:15tout simplement
23:16parce qu'avoir de la duration
23:18c'est coûteux,
23:19c'est trop volatile
23:20et ça ne rapporte pas assez.
23:21Oui,
23:21mais est-ce que par exemple
23:22dans la tech,
23:23avoir des obligations
23:24des valeurs tech
23:25devient plus intéressant
23:26qu'acheter leurs propres actions ?
23:27Parce qu'on voit par exemple,
23:29c'était la semaine dernière,
23:29Alphabet a émis,
23:30alors certes,
23:31une petite adjudication obligataire
23:32en dollars australiens,
23:33mais 7% à 20 ans,
23:35c'est un taux auquel
23:35l'Alphabet n'avait jamais emprunté,
23:37c'est un plou historique
23:37en termes de taux,
23:38donc c'est rentable.
23:39Et puis c'est noté
23:39et puis c'est quand même
23:40très très bien noté.
23:40Alors est-ce qu'on préfère
23:41pas acheter les obligations
23:42des valeurs tech
23:42plutôt que les actions désormais ?
23:44Les actions des valeurs tech
23:45peuvent délivrer
23:46bien plus que ça,
23:46il ne faut pas non plus
23:48entre guillemets
23:49considérer que
23:50sous prétexte
23:50qu'on a quelques accidents,
23:52ça y est,
23:53on va tout de suite
23:54se désexposer
23:55du marché d'action
23:56et tout mettre
23:57sur la partie obligataire.
23:57Non mais les hyperscalers,
23:58on peut sentir le fruit
23:59un peu mûr en bourse.
24:01On peut effectivement,
24:02à condition qu'ils indiquent
24:03par ailleurs
24:04qu'ils ont atteint
24:05un plafond de capex
24:06et que l'an prochain
24:06on va voir les capex diminuer,
24:07ce qui n'est pas le cas non plus.
24:09Donc accompagner ce mouvement
24:10nous semble,
24:10alors la dérivée première,
24:11on peut en discuter,
24:13elle est en train de ralentir.
24:14Mais le niveau
24:15continue d'augmenter
24:16et ça,
24:16ça continue de nourrir
24:18tout le cosme
24:18des semi-conducteurs,
24:20de la robotique
24:21et ça entraîne par ailleurs
24:22tout un tas de secteurs
24:24qui vont bénéficier
24:25encore une fois
24:25de ces investissements massifs.
24:27Nabil, à vous,
24:28qu'est-ce que vous choisissez
24:29dans vos arbitrages
24:30pour cette rentrée,
24:31notamment sur le marché d'action
24:32qui intéressera peut-être
24:34plus directement
24:34nos éditeurs et téléspectateurs
24:35mais vous avez le droit
24:35de parler aussi
24:36d'obligation et de duration,
24:37il n'y a pas de problème.
24:38Alors les mots anciens
24:39dans l'école de journalisme,
24:40on nous dit éviter,
24:40éviter ça passe mal.
24:41Mais bon,
24:42les mots en quoi ?
24:42Ancien,
24:43il faut éviter les mots anciens,
24:44c'est ce qu'on nous dit
24:44souvent à l'école de journalisme.
24:46Ancien, voilà.
24:47Tension.
24:48Nabil ?
24:48Non, on reste de notre côté
24:50positif sur les marchés d'action.
24:52On aime bien
24:52les marchés européens
24:53mais s'il y avait
24:54une préférence
24:55entre les US
24:56et l'Europe,
24:57on préfère les US
24:58parce qu'on estime
24:58qu'il y a un potentiel
24:59de rattrapage plus important,
25:00notamment sur la tech américaine
25:03et aussi parce qu'on a déjà
25:05eu une surperformance
25:06assez importante
25:06de l'Europe.
25:09On a un euro maintenant
25:10qui commence à être
25:11un peu un vent contraire.
25:13L'appréciation a été
25:14très importante
25:14face au dollar
25:15ces derniers jours.
25:16Et vous nous disiez,
25:17pensez que le dollar
25:17va encore baisser,
25:18vous nous le disiez tout à l'heure.
25:19Tout à fait,
25:19on reste au négatif dollar,
25:21y compris face à l'euro,
25:22évidemment.
25:23Donc ça peut être
25:24un vent contraire
25:24pour les entreprises européennes
25:26exportatrices notamment.
25:27Et dernier argument,
25:30l'argument valorisation.
25:31On disait tout à l'heure
25:32la saison de résultats
25:33a été exceptionnelle
25:34des deux côtés
25:34de l'Atlantique.
25:35Mais de l'autre côté,
25:37aux US,
25:38on a eu des indices
25:40qui n'ont pas tout à fait
25:41suivi la dynamique
25:42sur les résultats,
25:43ce qui fait que
25:43les valorisations
25:44sont aujourd'hui,
25:45affichent des décotes
25:46assez intéressantes
25:46et notamment sur la partie
25:48tech américaine.
25:49Donc dans cette optique
25:50de rattrapage,
25:51on a une préférence
25:51pour les US.
25:53Intéressant.
25:53Et la tech qui va à nouveau
25:55faire l'actu cette semaine,
25:56il y a les taux
25:56et la tech mercredi soir,
25:57Nvidia publiera ses résultats.
25:59Il n'y a pas qu'Nvidia
25:59à suivre cette semaine,
26:00il y aura Salesforce aussi
26:01et Cross Strike,
26:03je crois,
26:03qui doit aussi publier.
26:04Ce sera mercredi.
26:05Marvel aussi va publier jeudi,
26:06on aura de quoi faire.
26:07Et puis ici à Paris,
26:08jeudi,
26:08la publication de Pernod Ricard,
26:10celle d'Effage aussi
26:10à suivre cette semaine à Paris.
26:11et puis là,