- il y a 3 semaines
Ce jeudi 27 août, Aymeric Lang, directeur de la gestion chez Erasmus AM, Éric Bleines, directeur de la gestion actions chez SwissLife Gestion Privée, Romain Daubry, consultant pour Bourse Direct, et Antoine Larigaudrie, journaliste à BFM Business, ont débriefé la séance du jour, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00BFM Bourse, on refait la séance.
00:03Nos experts ce soir, ils viennent de nous rejoindre.
00:06Eric Blen pour Swiss Live Gestion Privée, bonsoir Eric.
00:09Bonjour Guillaume.
00:09Et Emmerick Lang pour Erasmus AM, bonsoir Emmerick.
00:13Bonjour, il y a deux.
00:14Bonjour Guillaume.
00:15Bonjour, on est ravis de vous retrouver l'un et l'autre ce soir.
00:18On peut démarrer quand même sur Nvidia parce que c'est exceptionnel.
00:21Est-ce qu'on a le droit de dire qu'on est ébloui par la publication d'Nvidia ?
00:24Est-ce qu'il y a un droit à l'éblouissement sur Nvidia ?
00:26Ou est-ce que dire qu'on est ébloui, c'est tout de suite passer pour un naïf ?
00:29Il se trouve que pour une fois, la publication d'Nvidia est saluée clairement par Wall Street.
00:32Ça faisait plus d'un an que les publications d'Nvidia étaient sanctionnées,
00:35alors qu'ils publiaient toujours au-dessus des attentes.
00:36À chaque fois, le titre reculait.
00:38Pas cette fois.
00:38Là, ce soir, il y a une 7% de titre Nvidia en clôture.
00:41Est-ce qu'on a le droit d'être ébloui ?
00:44La publication est très clairement impressionnante.
00:45Après, sur la réaction du marché, ce qui est intéressant,
00:47c'est qu'initialement, il y a eu un recul de quasiment 5% au moment de l'annonce des
00:51résultats.
00:51Et ce qui a sauvé la performance boursière, c'est l'annonce de la guidance de plus 70% l
00:56'an prochain.
00:56Je pense que c'est vraiment ça la grosse nouveauté d'annoncer des guidance aussi impressionnantes en avance.
01:01Et pour 2028.
01:02C'est ça, 2027, 2028, deux ans d'avance.
01:05Et c'est ça qui est quand même assez impressionnant et assez rassurant,
01:08et qui mérite tout à fait d'être salué.
01:11Donc effectivement, le marché, aussi difficile soit-il, a fini par saluer, justement, on pense, cette belle publication.
01:17Est-ce que vous sentez que ce qu'annonce Nvidia et l'ampleur de la croissance qu'ils attendent à
01:22horizon 2 ans quand même ?
01:23Est-ce que cette nature a boosté durablement à nouveau la confiance dans la thématique IA ?
01:28Il y a eu des doutes quand même beaucoup ces derniers mois, ces derniers trimestres.
01:31Est-ce que vous sentez que là, c'est reparti comme en 40 ?
01:33En tout cas, la visibilité à horizon 2 ans semble excellente,
01:37parce que la demande, c'est vraiment une histoire de capacité qui a capé le potentiel d'Nvidia.
01:42Ils auraient même pu faire mieux s'il n'y avait pas des problèmes de supply.
01:45Donc c'est une bonne nouvelle parce que la demande est là, la demande est très forte
01:48et elle semble en tout cas pérenne à horizon 2 ans.
01:50Après, c'est toujours très compliqué d'y voir plus loin dans ce marché-là.
01:53Eric, la publication, les perspectives annoncées par Nvidia, c'est quoi ?
01:55C'est beau fixe ou du beau qui va virer à l'orage ?
01:58Non, c'est vraiment beau fixe, c'est très clair.
02:00La vision sur 2028, c'est très impressionnant.
02:04Les dépenses d'investissement, la façon dont le management s'exprime avec beaucoup de confiance.
02:09Et je voulais parler quand même d'un truc qui est nouveau, moi je trouve chez Nvidia,
02:14c'est sa valorisation.
02:15J'en parlais avec notre alternante, Marthe.
02:18J'ai dit que je la citerai.
02:19Bonsoir Marthe.
02:20Bonsoir Marthe.
02:22Et elle me disait, mais où est-ce qu'on en est sur Nvidia ?
02:25Est-ce que ça peut monter ?
02:26Et je lui ai dit, on va regarder les valorisations.
02:29Historiquement, la valorisation de Nvidia, elle a été jusqu'à 35 fois en termes de PER.
02:32Et cette fois-ci, on est à un plus bas 5 ans de 17,2 fois.
02:3617,2 fois pour une société qui croit à 110% cette année et 70% à l'horizon de
02:412 ans.
02:41Bah oui, c'est pas cher, donc ça peut monter.
02:43Oui, il prévoit, non c'est pas qu'il prévoit, il réalise un milliard de dollars de chiffre d'affaires
02:48désormais chaque jour Nvidia.
02:49Chaque jour, leur apporte un milliard de dollars de chiffre d'affaires.
02:52Chiffre d'affaires qui double en un an.
02:54Et effectivement, Jensen Young est très optimiste.
02:56Il dit, oui oui, on attend une croissance de l'activité de 70% en 2028,
03:01ce qui est largement au-delà du consensus.
03:02Mais on attendrait encore beaucoup plus de croissance d'activité s'il n'y avait pas des pénuries dans toutes
03:06nos chaînes de production.
03:08Sans les pénuries, le chiffre serait encore largement supérieur, dit-il.
03:11C'est très impressionnant.
03:12Jensen Young, dont Anthony Baudin, un de nos confrères chez Zone Bourse, dit qu'il fait du paternalisme techno-rassurant.
03:18Il fait du paternalisme techno-rassurant, Jensen Young ?
03:21En tout cas, c'est un très bon communicant, mais force est de constater que les chiffres lui donnent raison.
03:27C'est un excellent communicant, c'est un fait.
03:29Il a une tendance peut-être extrême à scénariser ses interventions, c'est un fait.
03:34Mais les chiffres lui donnent raison et cette nouvelle guidance...
03:37Une sacrée vision aussi, pour piloter la société et la positionner comme il l'a fait.
03:40Sacrée vision quand même.
03:42Oui, Morgan Stanley d'ailleurs souligne que l'incursion d'NVIDIA dans le partage de revenus liés au cloud
03:46pourrait devenir un autre catalyseur à venir.
03:48Voilà, NVIDIA qui peu à peu se positionne aussi dans le partage de revenus liés au cloud.
03:53Donc ça fera peut-être un futur relais de croissance.
03:54Après, il reste toutes les questions sur la circularité malgré tout.
03:57Parce qu'un certain nombre de leurs clients, NVIDIA investit dedans pour leur permettre justement d'acheter ses puces.
04:01Est-ce que ces questions-là demeurent ou est-ce que Jensen Young, NVIDIA, y a en partie répondu là
04:05?
04:07Sur ce sujet-là, effectivement, c'est un point d'attention, c'est certain.
04:11Il y a les délais de paiement des clients qui s'allongent.
04:14C'est quand même assez marquant.
04:17Ça, ça va donner du grain à moudre pour les baires sur le dossier.
04:21Après, nous, c'est un sujet qu'il ne faut pas écarter.
04:24Mais par rapport aux perspectives de croissance et au niveau de valorisation qui a été justement signalé par Eric,
04:30pour nous, c'est clairement un dossier sur lequel on reste positif.
04:33Et sur le sujet, je me demande si ce n'est pas plus dangereux pour les États que pour les
04:35sociétés d'intelligence artificielle.
04:37Parce qu'elles sont tellement endettées et il y a tellement de concurrence aujourd'hui de leur part pour aller
04:40lever de l'argent
04:41que ça fait monter les taux et ça n'aide pas les États.
04:43Oui, c'est sûr.
04:44Et ce titre, Nvidia, progresse pour une fois sur sa publication.
04:47Ça arrive rarement, en fait, que Nvidia progresse sur la pub.
04:49Là, c'est le cas.
04:51Plus 7%.
04:51Et en plus, Nvidia, manifestement, envisage d'investir dans un acteur du cloud open source pour 13 milliards.
04:58On entend parler d'un rachat d'une société qui a été fondée d'ailleurs par des Français.
05:02Hugging quelque chose.
05:04Hugging Face.
05:05Voilà.
05:05Un Français, ça.
05:06Ça a été fondé à New York par trois Français.
05:09Trois Français, oui.
05:09Voilà.
05:10La pouponnière française toujours au service de Wall Street, décidément.
05:13Et donc, Nvidia, d'après le Media's Information, va racheter cet acteur, cette plateforme de l'IA open source
05:18pour quasiment 13 milliards de dollars, ce qui constituerait une des plus grosses acquisitions de Nvidia.
05:25Ce qui pose aussi la question de l'avenir des modèles open source dans l'IA.
05:28Est-ce que les modèles open source pourront pouvoir rester complètement indépendants en se faisant racheter par des acteurs comme
05:32Nvidia ?
05:33Voilà.
05:33Ces questions-là restent ouvertes.
05:35Il se trouve qu'à Paris, la tech aussi progresse dans le sillage d'Nvidia.
05:37STM gagne 3%.
05:39Ce tech gagne 4,5%.
05:42Vous avez un chouchou dans la tech européenne ?
05:44Là, on voit au contraire un SML qui recule un peu à moins 0,5%.
05:47Alors, il y a peut-être des arbitrages qui sont réalisés.
05:49Vous avez des chouchous particuliers ou pas dans la tech européenne ?
05:51Eric.
05:52Moi, j'aime bien Nokia.
05:53C'est plutôt la photonique Nokia.
05:55C'est un ancien des téléphones, des télécoms, comme vous le savez.
05:58Et donc, ils font un comeback, un retour à travers un nouveau patron qui est américain.
06:03Et depuis trois ans, ils se sont repositionnés aux Etats-Unis sur la photonique, donc une partie de l'intelligence
06:08artificielle pour être très simple,
06:10qui permet d'accélérer les télécommunications dans les centres de données.
06:15Et on a un titre qui avait quand même bien reculé.
06:17On avait quand même un titre qui avait bien reculé sur la période du mois de juillet.
06:24On avait monté de 100%, on est redescendu de 70%.
06:27C'est un titre que j'ai racheté et que je trouve assez intéressant pour le futur.
06:31Romain Dobry est avec nous pour Bourse Direct.
06:32Nokia, vous la suivez, Romain, techniquement, graphiquement ?
06:34Vous lui trouvez un potentiel intéressant ?
06:37Oui, il y a effectivement un début de construction qui se met en place.
06:41C'est encore un embryonnaire.
06:43Mais si on arrive à passer des niveaux, selon les places de marché, autour de 1,20, 11,20,
06:49eh bien on pourrait effectivement accélérer à la hausse.
06:51C'est encore en construction, ce n'est pas très fort dans les médias.
06:54On préférerait éventuellement STM qui revient sur des niveaux de support qui sont assez intéressants,
06:59même si on n'a pas encore de structure de retournement haussière.
07:01Et Nvidia, vous la trouvez comment graphiquement avec cette belle hausse aujourd'hui de 7% après sa publication, Romain
07:05?
07:06C'est toujours positif, c'est haussier sur le moyen terme, sur le long terme.
07:11Maintenant, on est dans un grand range depuis le mois d'avril sur Nvidia.
07:14On a préservé la médiane du range, 210,80.
07:17La prochaine cible légitime, c'est 236,30.
07:21Et puis on peut viser des extensions jusqu'à 257.
07:24Donc ça reste haussier, il va falloir confirmer, valider et déborder ces niveaux de résistance.
07:29Pour l'instant, c'est évidemment toujours haussier et résultat exceptionnel à sa vie, évidemment.
07:33On a aussi Capgemini qui gagne 2,8%.
07:35Après la publication de Salesforce, Antoine, Salesforce, c'est le carton du jour à Wall Street.
07:39C'est beaucoup mieux qu'Nvidia, en fait.
07:41Plus 20%, là, Salesforce.
07:43Oui, plus 21,5%.
07:45Il y a peut-être un point pivot qui est en train de se former autour de Salesforce.
07:51Ça fait des années que ce groupe déçoit en bourse et signe des performances médiocres.
07:55Parce qu'on a l'impression que malgré cette espèce de rente autour de la norme CRM,
08:00qui organise le commerce mondial un petit peu à travers le monde, qui est une référence,
08:05il n'arrive pas à en profiter, il n'arrive pas à en bénéficier.
08:07Et là, en plus, il s'est pris ces derniers mois ce qu'on a appelé la Saspocalypse,
08:12c'est-à-dire globalement ce sentiment de marché que Salesforce, ça ne sert plus à rien
08:15parce que maintenant l'IA va tout révolutionner et va pouvoir tout faire toute seule.
08:19Et là, non seulement Salesforce, dans ses résultats et dans ses commandes,
08:23et ça a été le cas aussi de toutes les sociétés de services informatiques depuis le début de l'été,
08:27montrent non seulement que l'IA ne va pas pouvoir faire tout toute seule.
08:30Regardez nos carnets de commandes, on est toujours utiles parce qu'on est propriétaire des données.
08:34Mais Salesforce fait exactement la même chose, mais à son échelle,
08:37qui est quand même macroéconomique, et en plus signe un partenariat stratégique avec Anthropik,
08:41vu qu'il fonde une marque en plus qui s'appelle Cloudforce.
08:45Cloud, comme l'IA.
08:46Et ça va être l'union.
08:48Du CRM et de Cloud pour plus d'efficience.
08:52Et ça, franchement, le marché est en train de le prendre en compte
08:55et c'est peut-être ce qui va sauver le titre Salesforce ces prochains mois.
08:5820% de hausse aujourd'hui Salesforce qui veut montrer sa capacité à rester compétitif,
09:01pas face à l'IA, rester compétitif dans l'IA,
09:03donc en intégrant à ce point, Claude.
09:06Et vous, Emric, un petit chouchou dans la tech ?
09:08Moi, ce qui me paraît intéressant aujourd'hui,
09:11c'est vraiment le fait qu'à la fois les logiciels montent et les semi-montent.
09:15C'était pendant très longtemps une opposition.
09:16Là, aujourd'hui, on voit que les deux forces s'alignent.
09:18Donc, je pense qu'il y a vraiment des choses très intéressantes à aller chercher du côté des semis.
09:22Le secteur, au sens large, avait fortement progressé,
09:24mais avait rendu une quinzaine de pourcents quand même depuis quelques semaines.
09:27Donc, nous, il y a plusieurs valeurs qu'on apprécie dans les small caps,
09:30notamment PVA, Tepla.
09:31Ça, c'est une société qu'on apprécie,
09:34qui est dans la métrologie,
09:36donc la mesure, en tout cas, qui est bien exposée à la chaîne de valeur,
09:39qui est beaucoup moins connue, mais qui est assez intéressante dans le secteur.
09:42PVA, Tepla ?
09:43PVA, Tepla, T-E-P-L-A.
09:45On est côté où, là, avec Tepla ?
09:46En Allemagne.
09:47En Allemagne, d'accord.
09:48C'est intéressant, on découvre des sociétés.
09:50Et après, il y a plein de valeurs aussi logicielles qui me paraissent intéressantes.
09:53Donc, c'est vraiment la conjonction des deux qui permet un petit réveil
09:56après une période de consolidation qui a été assez longue
09:58et qui a créé des opportunités, je pense,
09:59pour se renforcer à la fois côté semi et à la fois côté logiciel.
10:03Voilà, et c'est vrai que vous avez raison de le souligner,
10:04ce soir, on a les deux qui progressent à la fois,
10:06on a les semi-conducteurs, les logiciels et les hyperscalers aussi,
10:10et NVIDIA.
10:11On a un Nasdaq à Wall Street qui gagne un peu plus d'un pourcent.
10:13À SML, c'est moins bien, moins 0,5€.
10:16Après, elle avait bien tenu à SML aussi,
10:17il y a aussi cette réalité-là,
10:21il y avait peut-être une opportunité un peu moins forte
10:23par rapport à ce titre-là qui a été arbitré,
10:24mais il n'y a pas de sujet sur cette valeur.
10:26Lanterne rouge du CAC, oui, oui,
10:27Eric, on va parler de Pernod Ricard dans un instant,
10:29vous savez que vous aimez bien la suivre, celle-là.
10:32Allez, on y va tout de suite.
10:33Pernod Ricard, je vous vois 4,5% de baisse ce soir,
10:36Pernod Ricard, sur une activité,
10:37notamment en Chine, aux Etats-Unis,
10:39assez négative et des perspectives dans le bas de ce que le marché espérait.
10:42C'est triste, c'est terne, Pernod Ricard.
10:44Oui, c'est dommage.
10:45Franchement, c'est une société avec des marques extraordinaires,
10:49un leadership managérial vraiment intéressant
10:52et un marché qui est extrêmement difficile
10:54à la fois aux Etats-Unis et en Chine.
10:56Alors en Chine, ça vient du sujet de la crise immobilière.
10:59Je pense que les Chinois buvaient beaucoup de cognac
11:02et en particulier lorsqu'ils fêtaient l'acquisition d'un appartement
11:05ou la vente d'un immeuble, etc.
11:07Ça fait trois ans que c'est compliqué.
11:10Et donc ça, c'était des marges extraordinaires.
11:12Et puis aux Etats-Unis, il y avait une demande qui était forte aussi dans le cognac,
11:16notamment, c'était très festif que de boire du cognac,
11:20sous forme de cocktail notamment.
11:21Et c'était donc quelque chose qui était, on va dire, hype,
11:25c'est-à-dire sympathique et à la mode.
11:28Bon, ça s'est tari, c'est clair.
11:30Et donc les marges sont sous pression.
11:33La dynamique de croissance est sous pression.
11:35On voit bien la vision de Pernod Ricard aujourd'hui sur les deux ans qui viennent,
11:38c'est le bas de fourchette de leur guidance.
11:40Donc c'est pas bon.
11:42Les pressions sur les marges, donc les bénéfices seront vus à la baisse.
11:45Le titre n'est pas cher, puisqu'il a déjà anticipé
11:47comme une bonne partie de ses problématiques.
11:49Mais là, par exemple, il nous annonce un dividende en action
11:52et non plus sous forme de cash.
11:54Donc ça prouve bien que l'entreprise a des difficultés.
11:58Elle économise de l'argent.
11:59Il y a plus d'un milliard qui a été fois deux,
12:01donc deux milliards au total qui vont être économisés en termes de coûts
12:04dans la société.
12:05Mais elle est très endettée.
12:06Elle a plus de trois fois son émidi.
12:08Et quand on compare à Diageo, au contraire ?
12:10Il bouge.
12:10Il bouge un peu plus, c'est un peu plus vite.
12:12C'est un peu plus manovrant.
12:13Ça, c'est une société familiale, Pernod Ricard.
12:15Ça peut être un peu plus long, un peu patriarcat.
12:17Je vous sens déçu.
12:18Moins 4,5, ce n'est pas un point d'entrée.
12:21Je ne suis pas sûr.
12:22C'est-à-dire que moi, je ne les vendrai pas à ce prix-là.
12:24Et j'en ai.
12:25Pour ceux qui n'en ont pas, je ne suis pas certain
12:27que pour le coup, ça soit une...
12:30Aujourd'hui, la visibilité est encore très faible.
12:31D'autant que...
12:33Je ne sais pas, il y a un chiffre qui me...
12:34Une des prévisions de Pernod Ricard qui me fait drôle,
12:37c'est quand ils disent que le marché aux États-Unis
12:39va rester flat jusqu'en 2029.
12:43D'ailleurs, encore pendant trois ans.
12:46Bon, c'est preuve qu'il y a quelque chose qui ne va pas.
12:47Et Diageo, c'est vrai que c'est une boîte qui bouge un petit peu plus
12:49parce qu'ils sortent d'annonces de restructuration assez fortes.
12:53Donc, ce qui est moins évident...
12:55C'est à nous aussi.
12:56Il faut qu'ils le disent moins fort
12:57parce que c'est une boîte familiale.
12:58Mais aussi, ça va être 2 milliards quand même.
13:01Oui, concrètement.
13:02Donc, Eric, vous ne pensez pas que ce soit forcément
13:04un point d'entrée ce soir Pernod Ricard ?
13:05Vous partagez cet avis, Eric ?
13:07Oui, je suis plutôt négatif sur la valeur
13:08entre les tendances au long terme,
13:10les choix du management qui m'interrogent ces dernières années
13:13et le levier qui a été mentionné,
13:153,7 fois la dette nette sur EBITDA,
13:16c'est très élevé, ça ne laisse aucune marge de manœuvre.
13:18Le dividende, c'est un signal extrêmement négatif
13:20de le payer en action.
13:22Voilà, il y a quand même beaucoup, beaucoup de choses.
13:24Le seul...
13:26La petite éclaircie, c'est l'Inde qui progresse de 7%,
13:28mais c'est trop petit par rapport à l'Inde,
13:30par rapport à la Chine aux États-Unis.
13:31Donc, voilà, pas grand-chose à dire.
13:32Romain, graphiquement, vous êtes d'accord,
13:33ce n'est pas un point d'entrée ce soir Pernod Ricard ?
13:36Mais non, c'est effectivement un peu mitigé.
13:37On avait un signal haussier qui était mis en place fin juillet
13:40et puis on n'arrive pas à déborder ce niveau de 70-50
13:44et au contraire un échec avec du volume lourd.
13:46Alors on préserve ce niveau de support à 63-40,
13:48il faut voir comment reconstruire la suite.
13:50C'est une tentative de récouverie qui fait un peu un flop.
13:53En revanche, Eiffage qui perd 7%,
13:55encore pire que Pernod Ricard, c'est la lanterne rouge,
13:57même du cas que ce soir en clôture Romain,
13:58est-ce que graphiquement, là, vous voyez plus de potentiel ?
14:00Est-ce que cette baisse-là, celle d'Eiffage,
14:02elle offre un point d'entrée d'après vous ?
14:03Romain ?
14:04On est proche de niveau cible dans un mouvement baissier.
14:08En fait, la rupture de niveau de 121
14:10a donné un petit message baissier.
14:13Le support important, il est à 106-70 sur son approche.
14:16La zone 100-106 pourrait être un point d'entrée,
14:18mais évidemment une accélération baissière de 7%
14:21avec des vols en hausse.
14:22Ce n'est pas un signal d'achat.
14:23Il va falloir reconstruire une fois encore.
14:25C'est un peu comme l'ensemble de l'ambice parisien d'ailleurs pour l'instant.
14:27Eh bien, lui pense l'inverse, Emmerich est positif sur FH après la baisse ce soir.
14:30Je vais être un petit peu contrariant sur l'aspect fondamental en tout cas.
14:33Je pense que c'est un point qui commence à se regarder.
14:36Ça recule pour des raisons conjoncturelles.
14:37Le trafic autoroutier n'a pas été bon, ça c'est une certitude.
14:39Mais il y a des raisons qui sont clairement identifiées.
14:41Et la bonne nouvelle, c'est sur la division construction.
14:45Il y a un carnet de commandes qui est très élevé.
14:47Et il y a des perspectives de croissance qui sont importantes,
14:50notamment liées au data center,
14:52notamment liées au plan d'infrastructure allemand,
14:53qui commencent à arriver, on le voit dans les chiffres aussi,
14:55d'autres sociétés.
14:57Donc tout ça, c'est des éléments qui sont pour nous positifs.
14:59Et le point d'entrée pari intéressant sur ces niveaux de valeurs.
15:01On a dix fois le PE pour des perspectives de croissance
15:04qui sont quand même sympathiques.
15:05Le secteur bancaire ce soir a souffert.
15:06On en a beaucoup parlé dans le club, a retrouvé en replay.
15:08Bien sûr, pourquoi le CAC 40 sous-performe à ce point ce soir ?
15:11C'est vrai qu'il y a moins de valeurs tech type SAP, etc.
15:14que dans le DAX.
15:14Mais il y a aussi le secteur bancaire qui pèse sur le CAC.
15:17Ce soir, BNP par exemple, perd quasiment 5%.
15:19Société Générale aussi perd 5%.
15:21Et notre CAC a moins 1,7%.
15:23Il y a une prime de risque politique qui est en train d'apparaître
15:25manifestement sur la France à l'approche de la présidentielle.
15:27Le 10 ans français en Europe est le taux,
15:29celui qui se tend le plus ce soir.
15:31On est à 4,1% sur le 10 ans français.
15:33Est-ce que ça remet en cause le potentiel du secteur bancaire
15:35qui a bien progressé ces derniers mois encore, Eric ?
15:37Pour le coup, ce n'est pas complètement nouveau
15:39quand même cette prime de risque.
15:40Parce que si tu regardes la performance du CAC 40
15:42par rapport aux autres grands indices européens,
15:44on est quand même très en retard.
15:45En gros, on est à plus 2 versus plutôt plus 10
15:48sur l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne est à 9,90% je crois.
15:53Donc il y a cette prime de risque.
15:55Elle s'installe maintenant.
15:57Et puis c'est vrai que la perspective des élections,
16:00avec les sondages qui nous sont donnés
16:01et les informations que l'on peut avoir,
16:04continue à accroître la pression
16:05dans un moment où, on le voit bien,
16:08les États-Unis montrent que l'inflation est forte
16:11et que la pression sur les taux d'intérêt est élevée.
16:14Donc on a quand même là des ingrédients
16:17qui ne sont pas très positifs.
16:18Est-ce que le secteur bancaire va plutôt bien en Europe ?
16:21Il allait même bien en France.
16:22C'est la première fois que le BNP, depuis un moment,
16:25touchait son actif net par action tangible.
16:28Waouh, fantastique, alors que les autres sont sur une prime.
16:30Mais il y avait quand même eu beaucoup de résultats
16:32de BNP depuis maintenant 2 ans
16:34qui montraient que la rentabilité sur son capital
16:37était en train de s'améliorer
16:38et on allait vers les 12-13.
16:40Donc ce n'était pas anormal, c'était un rattrapage.
16:42Un peu comme la suite générale.
16:43Bon là, prime de risque s'installe.
16:45Est-ce qu'elle peut baisser beaucoup ?
16:47Pas tant que ça,
16:48mais il y a quand même des phénomènes de crise
16:50qui peuvent s'installer
16:50et dans ce cadre-là,
16:51les financières sont touchées forcément
16:54et donc il y a une prime de risque
16:55qui va s'installer sur les financières françaises.
16:56Bon, à suivre et notamment dans cette phase
16:58de campagne présidentielle effectivement
16:59où les sondages placent au deuxième tour
17:02des programmes que le marché ne juge pas forcément
17:04très réalistes ou très pragmatiques en tout cas
17:06et 10 ans français qui montent à 4,1% en ce moment.
17:09Allez, chacun une pépite.
17:10Vous avez 30 secondes chacun pour nous présenter
17:12une valeur ou un secteur dans lequel vous croyez.
17:14Mais à fond, à fond, Eric.
17:16Moi, j'irais dans la défense
17:17parce que c'est là où on a de la visibilité
17:19et il y a deux titres que j'aime bien.
17:21Un en Europe, en Italie en particulier,
17:22c'est Leonardo.
17:23En gros, c'est un Thalès italien
17:25mais la politique et la prime de risque n'est pas là.
17:27Enfin, la politique est meilleure
17:28et la prime de risque n'est pas installée sur l'Italie.
17:31Donc, Leonardo en profite.
17:33En plus, il travaille plus en commun avec les Allemands.
17:34Donc, c'est une bonne chose.
17:36Et puis, une société française que j'aime bien,
17:37c'est Exocens.
17:39Tu as obtenu une commande de l'armée américaine,
17:40ce n'est pas rien.
17:41Exactement.
17:41Donc, je trouve ça très intéressant.
17:43Donc, on est dans la nuit, l'obscur
17:47et c'est très intéressant.
17:49Aymeric, une pépite.
17:50Je vais parler d'idée logistique
17:51qui a publié Yearstore
17:52avec une réaction boursière
17:54qui me paraît trop faible
17:55par rapport à la qualité de la publication.
17:57Ce soir, il est logistique.
17:58Ce qui est complètement illogique.
18:00Ils ont publié des marges au-dessus des attentes,
18:02des générations de trésorerie au-dessus des attentes.
18:04C'est un des meilleurs acteurs mondiaux de la logistique.
18:08Excellente société, très bien gérée.
18:09Gros potentiel selon nous.
18:10Demain, le patron d'idée logistique
18:11sera l'invité de BFM Business,
18:12d'Etienne Braque, figurez-vous.
18:14Dans Good Morning Market.
18:15C'est un des meilleurs gérants de société en France.
18:17C'est vraiment quelqu'un de très bon.
18:18Vous le verrez face à Étienne.
18:20Tout le monde se décompose.
18:22Je regarderai avec grande attention.
18:24Il vous le mettra à nu.
18:24Ce sera demain dans Good Morning Market.
18:26Salut à tous les marchés.
18:26Votre rendez-vous quotidien.
18:28Merci beaucoup à tous les deux.
18:29Eric Blen, SwissAge, gestion privée.
18:30Emery Clang pour Erasmus AM.
18:31Et on salue aussi Romain Dobry,
18:34puis Bourse Direct.
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