- il y a 1 semaine
Ce mercredi 26 août, Rachid Medjaoui, directeur adjoint de la gestion privée de Louvre Banque Privée, et Kevin Thozet, membre du comité d'investissement de Carmignac, étaient les invités de l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Nos experts du club ce soir, ils viennent de nous rejoindre.
00:06Rachid Medjawi pour Louvre Banque Privée. Bonsoir Rachid.
00:08Bonsoir Guillaume.
00:09Et Kevin Tauzet est avec nous. Bonsoir Kevin.
00:11Bonsoir Guillaume.
00:12Membre du comité d'investissement de Carmignac.
00:14On va parler dans un instant de l'indice PCE, bien sûr,
00:16très légèrement, rien de très méchant, supérieur aux attentes,
00:18la publication attendue d'Nvidia.
00:19D'abord, je voudrais vous faire réagir donc à ce projet
00:22que semble vouloir étudier le gouvernement.
00:25Sortir du PEA les ETF synthétiques
00:27qui permettent d'investir en dehors de la zone euro.
00:29C'est vrai que le PEA, à la base, c'est pour investir plutôt en Europe.
00:31Mais les ETF synthétiques permettent d'investir aussi hors zone euro,
00:34y compris à Wall Street.
00:35Et c'est vrai que les particuliers, les investisseurs,
00:36ils aiment bien investir à Wall Street
00:37parce que c'est là qu'il y a le plus de potentiel et de performance.
00:40Est-ce que si effectivement le gouvernement
00:42sort les ETF permettant d'investir à Wall Street du PEA,
00:46c'est mal ?
00:47Rachid.
00:48Alors, vous avez raison.
00:49Alors, toutes les maisons,
00:51et Louvre Banque fait partie de ces maisons,
00:53nous proposons des PEA.
00:54Alors, chez nous, on appelle ça Europe-Monde.
00:57Mais, comme vous le savez,
00:58il y a l'esprit et la lettre.
01:00C'est-à-dire que dès le début,
01:01nous savions que nous pouvions mettre
01:03autant de pourcentages qu'on voulait
01:05d'actions non européennes
01:07via cette technique de swap.
01:09Mais nous avions décidé de limiter ça à peu près 20%.
01:11Parce que nous considérons qu'effectivement,
01:13vous l'avez rappelé,
01:14l'objectif du PEA,
01:15c'est quand même d'investir dans des sociétés européennes.
01:18Donc, nous, notre position là-dessus,
01:20c'est de dire,
01:22comme dans beaucoup de choses,
01:23il faut limiter effectivement les excès,
01:25mais ne pas interdire comme ça.
01:29Pourquoi ?
01:29Parce qu'en tant que gérant,
01:30nous avons une responsabilité fiduciaire,
01:32c'est-à-dire de s'assurer que les portefeuilles
01:34soient toujours diversifiés
01:36dans l'intérêt des clients.
01:38Et nous savons quand même
01:40que la valorisation du patrimoine
01:42de nos clients,
01:43elle ne se fait pas simplement en France,
01:44en Europe,
01:45mais elle se fait aussi un petit peu,
01:46parfois beaucoup,
01:48en dehors, dans le monde.
01:49Et donc, donner la possibilité
01:50de mettre une dose limitée,
01:54pas que ça soit principale,
01:56majoritaire,
01:56dans des PEA pour diversifier,
01:58ça nous semble être une bonne position.
02:00Diversifier à travers aussi
02:01une allocation plus internationale
02:03que la seule Europe.
02:04Voilà.
02:04Mais nous, on s'est arrêté,
02:05on s'est fixé comme limite maximum
02:07dès le début, 20%.
02:08Voilà.
02:09D'accord.
02:10Et c'est vrai que la pédagogie,
02:11pour pousser les gens à davantage investir,
02:14effectivement,
02:14préparer leur avenir financier
02:15via, entre autres, la bourse,
02:16et puis peut-être un jour,
02:17la retraite par capitalisation arrivera-t-elle,
02:19c'est de dire,
02:20n'investissez pas tous vos œufs
02:21dans le même panier,
02:22surtout investissez de façon diversifiée.
02:24Et une façon de diversifier,
02:25c'est aussi d'investir à Wall Street.
02:27Est-ce que sortir les ETF Wall Street
02:28du PEA est une bonne idée ?
02:30Kevin ?
02:30Alors, bon,
02:31j'ai un avis un peu différent
02:34de celui de Ratchid.
02:36Je crois que c'est une bonne idée.
02:39Et ça arrive à un moment
02:40où, voilà,
02:41on parlait de géopolitique,
02:44vous parlez de géopolitique, Guillaume,
02:46les enjeux, on va dire,
02:48de souveraineté,
02:49ils sont très présents,
02:51les enjeux de souveraineté du capital aussi.
02:54Et dans un monde
02:54où il y a quand même
02:54beaucoup de capitaux
02:55qui sont levés,
02:56c'est important
02:57de pouvoir aller chercher
02:58où ils sont.
02:58Donc ça, c'est un premier élément.
02:59Le deuxième,
03:00c'est que quand même,
03:00l'essence même du PEA,
03:03c'est quand même
03:04une incitation
03:04à venir investir
03:06dans un tissu économique européen.
03:08Et donc,
03:08il y a quand même
03:09une forme de détournement,
03:10on va dire,
03:13de la règle.
03:14Et le troisième,
03:14c'est qu'on peut aussi
03:15faire de la performance
03:16avec des actions européennes.
03:18Même si on regarde
03:19des indices,
03:20des indices bancaires européens
03:21font bien mieux
03:22même que les indices
03:23stars de la tech américaine.
03:25Oui,
03:26il faudra convaincre
03:26les investisseurs quand même,
03:27parce que dans la durée,
03:28c'est plutôt à Wall Street
03:28qu'on fait de la perfe.
03:29Est-ce que la meilleure façon
03:31de pousser les gens
03:32à investir en Europe
03:32plutôt que d'interdire
03:33d'investir à Wall Street,
03:34c'est justement
03:35d'aider les entreprises
03:36à se développer,
03:37baisser la fiscalité,
03:39participer à renforcer
03:40le tissu productif
03:41plutôt que la contrainte ?
03:43Est-ce qu'elle n'est pas
03:43là la clé plutôt ?
03:44Est-ce que quelque part,
03:45ce n'est pas l'arme du pauvre
03:46que d'interdire
03:47les ETF Wall Street
03:48dans les PEA ?
03:49La question,
03:50ce n'est pas de les interdire.
03:50Les investisseurs,
03:51ils peuvent tout à fait investir
03:53sur les marchés d'action
03:55américains ou émergents.
03:57Par contre,
03:57ils auront moins
03:58d'incitation fiscale
03:59à le faire.
04:01Si vous l'interdisez
04:02dans le PEA,
04:03pourquoi vous le laissez
04:03dans l'assurance-vie ?
04:06Vous avez raison,
04:07effectivement,
04:08parce qu'il n'est pas question
04:09d'interdire.
04:11L'assurance-vie aussi
04:12offre une carotte fiscale,
04:13mais pour le coup,
04:14il n'est pas question
04:14de sortir ces ETF Wall Street
04:15de l'assurance-vie.
04:16Il y a un lobby de l'assurance-vie
04:17qui fait bien son travail ?
04:18C'est quoi l'histoire ?
04:20Franchement,
04:20je rappelle ce que je dis
04:21au début,
04:22c'est-à-dire qu'on a
04:22une responsabilité fiscale,
04:24on doit quand même
04:25diversifier et dire
04:27mettre, par exemple,
04:28comme chez nous,
04:28un maximum,
04:29je ne dis pas
04:30qu'on est toujours à 20%,
04:31mais s'autoriser à aller
04:32jusqu'à, par exemple,
04:3320%,
04:33pas simplement à Wall Street,
04:34mais un peu dans le monde,
04:35sur les émergents,
04:38avec ces portefeuilles swappés,
04:39vous pouvez investir
04:40où vous voulez.
04:41Je trouve que ça met
04:43la bonne dose
04:44de diversification.
04:45Vous le disiez,
04:45il y a des périodes
04:46où la performance
04:48allait ailleurs
04:48et on a eu des périodes
04:49de déshérence boursière
04:51en Europe,
04:53la crise de la zone euro,
04:54par exemple,
04:54voilà.
04:55Voilà, maintenant,
04:56effectivement,
04:57là où il y a eu de l'excès
04:58et je trouve qu'effectivement,
04:59sonner la fin de la partie,
05:00c'est très bien,
05:01proposer un PEA
05:02à 100% Nikkei,
05:04par exemple,
05:04je trouve que ça ne fait pas
05:06beaucoup de sens.
05:07Après, ce qui est un peu gênant
05:08quand même,
05:08c'est qu'un investisseur
05:10qui choisit d'investir
05:11à travers le PEA,
05:12il le fait investir
05:13à horizon de 10 ans,
05:15parfois 20 ans,
05:15c'est de l'investissement
05:16long terme, parfois.
05:17Si on change les règles
05:18du jeu en cours de route,
05:19en termes de messages,
05:20ce n'est pas top non plus,
05:22Kevin ?
05:22– Encore une fois,
05:24je crois que le PEA,
05:26il sert bien,
05:27il a un double objectif,
05:30c'est-à-dire que d'une part,
05:34inciter les épargnants
05:35à épargner
05:36et d'autre part,
05:37à venir aider
05:38au financement
05:39d'un tissu économique européen.
05:42– Mais par ailleurs,
05:44des règles d'abattement fiscaux
05:45outre-Atlantique
05:46pour les investissements
05:46outre-Atlantique,
05:47il y en a aussi.
05:49– Le thème de la souveraineté,
05:50il est crucial,
05:51et je crois qu'on est tous
05:53partis là-dessus,
05:53on a compris qu'il fallait
05:54tous pousser et aider,
05:57mais je pense qu'il y a quand même
06:00des leviers beaucoup plus forts
06:02pour justement faire
06:04qu'on soit tous un jour
06:05plus souverains,
06:06c'est aller faire créer
06:09ce marché des capitaux unifiés,
06:11faire en sorte que les 10 000 milliards
06:13qui dorment en dépôt,
06:15il y en a partout,
06:16ils s'investissent plutôt
06:18chez nous,
06:19dans nos sociétés,
06:20et pour cela,
06:21il faut un marché
06:22où il n'y a pas 27 bourses,
06:24mais un marché où il y a,
06:25comme aux Etats-Unis,
06:262-3 bourses,
06:27et là,
06:28sans obliger les gens
06:29à dire
06:30il faut y aller,
06:30il ne faut pas y aller,
06:31naturellement,
06:32ces 300 milliards
06:33qui partent chaque année
06:34à Wall Street,
06:35eh bien,
06:36ils vont venir
06:37parce que les gens
06:37trouveront de quoi investir,
06:39c'est aussi ça.
06:40– Ou quand il y a
06:40une introduction en bourse,
06:41encourager les investisseurs particuliers
06:43à pouvoir y participer
06:44de façon précoce,
06:45alors pas trop les pousser
06:45vers le risque,
06:46mais quand même,
06:46je vois SpaceX par exemple
06:47était ouvert aux particuliers,
06:49il y a plein de capitaux européens
06:50qui sont allés s'investir
06:51dans SpaceX il y a quelques semaines,
06:52c'est dommage,
06:52nous on n'offre pas
06:53cette opportunité
06:54sur nos IPOs européens.
06:55– Il y a des fonds d'investissement
06:55dans lesquels on peut faire
06:56un appel du pré-IPO,
06:57c'est-à-dire souscrire,
06:59investir sur les autres particuliers,
07:01on ne peut pas le faire en direct,
07:01mais on peut le faire
07:02par le truchement
07:03de fonds d'investissement.
07:04– Oui, oui,
07:05par le truchement,
07:06c'est ça le problème de l'Europe,
07:06c'est qu'il y a plein de truchements aussi.
07:08Bon en tout cas,
07:08on est en hausse aujourd'hui
07:09sur le CAC 40,
07:10plus 0,5%,
07:11alors qu'à Wall Street
07:12c'est plutôt un peu mitigé,
07:13on a eu l'indice PCE
07:14de très près la Fed,
07:16c'est l'indice préféré de la Fed
07:17pour mesurer l'inflation,
07:18qui ressort un peu,
07:18légèrement supérieur aux attentes
07:19à 3,7%,
07:21un pouillème supérieur aux attentes,
07:22mais quand même très au-delà
07:23des objectifs de la Fed.
07:24Est-ce que ça peut impacter
07:25sa décision sur les taux
07:26au mois de septembre,
07:27Kevin ?
07:27– Je pense que,
07:29oui,
07:30s'il y a quelqu'un
07:31qui suit de ça de près,
07:32je pense que c'est clairement
07:33mon homonyme,
07:34donc M. Warch,
07:37quand même l'inflation
07:38est toujours un sujet,
07:39on va dire,
07:415 ans, 6 ans après,
07:43donc ça c'est un point.
07:45Le deuxième,
07:45c'est qu'on a aussi eu
07:46une révision à la hausse
07:48des chiffres du PIB,
07:51et notamment avec une consommation
07:52qui était plus forte.
07:53Et donc quand on fait
07:53la somme et de l'inflation,
07:57et de la croissance économique,
07:58on se retrouve avec
07:59une croissance nominale
08:00qui est à 6,6% aux Etats-Unis.
08:03Voilà, donc avec des taux
08:06de politique monétaire
08:07là où ils sont,
08:08voilà la question de
08:09est-ce que la politique monétaire
08:10américaine,
08:10elle est restrictive
08:11ou accommodante,
08:12je crois que la réponse
08:12est relativement claire.
08:14– Oui, donc on va vers
08:16un statu quo manifestement,
08:17même si l'inflation
08:18est supérieure aux attentes.
08:19– Je ne crois pas
08:19qu'on aille vers un statu quo,
08:21enfin voilà,
08:22les fondamentaux économiques.
08:23– Vous êtes contrariant,
08:24le marché parie toujours
08:25sur un statu quo lui.
08:26– Le marché anticipe à quoi ?
08:2940%, à peu près à 6,
08:29une probabilité de 40%
08:30que la Réserve fédérale
08:31monte ses taux d'intérêt
08:32à la réunion de septembre.
08:33Alors la bonne nouvelle,
08:34c'est qu'on en saura
08:34un peu plus demain,
08:36après-demain,
08:37je ne sais plus,
08:37avec le…
08:38– Jackson-Ouves.
08:39– Avec le symposium de…
08:40– Vendredi.
08:41– De Jackson-Ouves,
08:41à la vendredi,
08:4216h de Paris.
08:43– On aura sans doute,
08:45en tout cas j'espère,
08:46un peu plus d'indications,
08:47parce que si ce n'est pas le cas,
08:48le risque c'est qu'on ait à peu près
08:49la même séquence que celle
08:50qu'on a eue lors de la réunion
08:52de la Réserve fédérale de juillet,
08:55c'est que le statu quo,
08:57le flou,
08:57il amène quoi ?
08:58Il amène une montée des taux longs.
08:59Parce que le marché,
09:00il y a un moment où il arbitre,
09:01c'est-à-dire que ce qui n'est pas fait
09:02aujourd'hui,
09:03il faudra peut-être le faire demain,
09:05ça veut dire que cette inflation,
09:06elle sera là pour encore plus longtemps.
09:09– Alors justement,
09:09c'est intéressant,
09:09est-ce que justement Kevin Worsh,
09:11qui va s'exprimer à Jackson Hole
09:12le vendredi,
09:13va tirer les leçons de cet été
09:14où l'absence de communication
09:16de la Fed au début de l'été,
09:17lors de la dernière réunion,
09:18a plutôt fait monter
09:19les taux obligataires,
09:20effectivement créé de la tension.
09:21Est-ce qu'il va tirer
09:22les leçons de tout ça
09:22et davantage cette fois communiquer
09:24et en dire au marché,
09:24d'après vous ?
09:25– Non, parce qu'il est arrivé
09:27avec une doctrine,
09:30presque inédéologique,
09:30et de dire,
09:31une banque centrale,
09:32ça ne doit pas trop communiquer,
09:34il ne croit pas
09:34à la forward guidance.
09:37Et dans la littérature économique,
09:39vous trouvez des gens
09:39qui vous disent
09:40qu'il faut communiquer,
09:41d'autres qui vous disent
09:41qu'il faut éviter
09:43de trop communiquer,
09:44laisser le marché plutôt
09:46se faire sa propre religion.
09:48Donc je ne suis pas certain
09:49qu'il change comme ça,
09:50qu'il ait changé de doctrine
09:51comme ça en deux mois
09:53parce que les taux longs ont monté.
09:55Moi je pense que
09:56ce qu'il va essayer de faire,
09:57ça va être un jeu,
09:58il va effectivement constater
10:00qu'il n'y a pas la place
10:02pour baisser les taux,
10:03mais il a quand même
10:05des gens derrière
10:06qui l'ont nommé
10:07pour ce job-là,
10:08on va peut-être parler
10:09de Scott Bessent,
10:11mais il a quand même
10:12été mis là
10:12pour baisser les taux
10:13parce que c'est existentiel
10:15pour Washington.
10:16Donc là,
10:16il va je pense
10:17confirmer
10:18que ça va être très compliqué
10:19de baisser les taux,
10:20mais il va pas,
10:21il va essayer
10:22de s'en sortir
10:23comme la dernière fois
10:24en parlant plutôt
10:26de moyen long terme,
10:28de l'IA,
10:28de la productivité,
10:30du fait que oui,
10:31l'inflation s'est installée
10:32sur un palier plus élevé,
10:33mais il y a des forces
10:35qui vont probablement éviter
10:36qu'elles ne réaccélèrent
10:38ou qu'on reparte
10:39pour un nouveau cycle
10:41inflationniste.
10:41Donc voilà,
10:42il va plutôt essayer
10:43de jouer sur cela
10:45et donc je pense
10:46qu'à la sortie,
10:48le marché va rester
10:49à peu près en l'état,
10:51c'est-à-dire,
10:51ce que vous disiez,
10:5340% de probabilité
10:54sur septembre,
10:55à peu près 100%
10:56sur décembre.
10:58– D'une hausse de taux.
10:58– Voilà,
11:00mais je pense pas,
11:00mais lui,
11:02rappelons-nous,
11:03il est là quand même,
11:04il a été mis là quand même
11:05pour essayer
11:05de ne pas monter les taux
11:07et si possible
11:08de les baisser
11:08et c'est toute la question
11:10du risque de débasement
11:11du dollar
11:11et du fait que ça va se payer.
11:14Alors,
11:14il peut toujours dire
11:15qu'une partie du job
11:16de la Fed
11:17est faite par les taux longs
11:19et effectivement,
11:20les conditions financières
11:21côté taux longs
11:23se sont plutôt durcies,
11:24rappelons-nous quand même
11:25que l'économie,
11:26c'est pas que les taux courts,
11:27c'est aussi
11:28plutôt les taux obligataires
11:29qui font…
11:30– Ils ont un souci supplémentaire
11:31quand même les Américains,
11:32c'est que leur dette
11:32est manifestement
11:33de plus en plus volatile.
11:34Hier,
11:34c'est Stéphane Déo
11:35qui était avec nous
11:36dans la Data Room,
11:37il nous a livré cette data.
11:38Il se trouve que
11:38les Britanniques détiennent
11:40désormais plus de dettes américaines
11:41que les Chinois.
11:42Les Britanniques,
11:43le Royaume-Uni détient
11:44940 milliards de dollars
11:45de dettes américaines,
11:46940 milliards
11:47contre 640 pour la Chine.
11:49Et le problème,
11:49c'est pas que ce soit
11:50les Britanniques,
11:50même si pour les Américains
11:51ça doit quand même
11:52un peu froisser leur gueule.
11:53Dépendent du Royaume-Uni,
11:54c'est un peu gênant.
11:54Non mais,
11:55plus fondamentalement,
11:57les investisseurs britanniques
11:58qui détiennent la dette américaine
11:59ce sont surtout des hedge funds,
12:00c'est-à-dire des investisseurs
12:01très court terme.
12:02Alors que la Chine,
12:03elle, c'est plutôt du long terme.
12:04Donc on a une dette américaine
12:05entre des mains
12:05de plus en plus court-termiste
12:07manifestement.
12:07– Oui,
12:08enfin une autre façon
12:09de le dire,
12:10c'est qu'on a eu une baisse
12:11dans la proportion
12:12des détenteurs
12:13de dettes américaines,
12:15on a eu une baisse
12:15très importante
12:18des investisseurs
12:19qui étaient peu sensibles
12:20au prix.
12:21On pense à des banques centrales,
12:22on pense à
12:23des investisseurs
12:24de très long terme
12:24qui ne sont pas,
12:25je suis désolé pour les aspects techniques,
12:26qui ne sont pas en mark to market
12:27mais qui détiennent la dette
12:28jusqu'à la maturité
12:29qui eux,
12:29normalement,
12:30sont assez peu sensibles
12:30à ces mouvements de prix.
12:32Ça représentait à peu près
12:3270% des acheteurs
12:34de cette dette américaine,
12:35aujourd'hui,
12:36c'est tombé à 50%.
12:37Et donc,
12:38mécaniquement,
12:39ça fait de la place
12:40comme vous l'indiquiez
12:42à des investisseurs
12:43qui ont des horizons de temps
12:44un peu plus forts,
12:44en tout cas,
12:45qui sont eux,
12:46sensibles
12:47au mouvement de prix.
12:50– Les hedge funds par exemple.
12:51– Les hedge funds,
12:52des fonds,
12:53on va dire,
12:54non benchmarkés
12:55et autres.
12:56Donc ça,
12:56c'est un élément.
13:01Je veux dire,
13:01on voit quand même
13:02une forme de,
13:03je ne sais pas si
13:03il y a un exode,
13:04mais il y a quelque chose
13:04quand même de cet ordre-là,
13:05c'est-à-dire qu'il y a
13:06des investisseurs
13:07de par le monde,
13:08ils sont de moins en moins
13:09enclins à acheter
13:10de la dette américaine.
13:11Alors,
13:12ce n'est pas le cas
13:12des Japonais,
13:13ce n'est pas le cas
13:14des Anglais,
13:15mais c'est le cas
13:17des Chinois,
13:18des Chinois,
13:19par exemple.
13:20et donc là aussi,
13:21on a une forme
13:21de rotation
13:22dans les candidats
13:26à acheter
13:26de la dette américaine
13:27et je ne suis pas
13:28convaincu
13:28que la politique
13:30on va dire
13:31extérieure
13:32de M. Trump
13:33aide à trouver
13:35des pôles d'épargne
13:36qui sont tout à fait
13:37on va dire
13:38vénéritaires
13:39à venir acheter.
13:40même dans les pays
13:42du Golfe
13:43ou au Moyen-Orient
13:44il y a eu
13:44on ne va pas refaire
13:45des cours d'histoire
13:46mais voilà
13:46tout ce qui a été
13:47les accords
13:48de pétrodollars
13:49et autres
13:49dans les années 70
13:52même ça
13:52c'est potentiellement
13:53Et ils ont pu
13:54un certain nombre
13:54d'États du Golfe
13:55y compris l'Arabie Saoudite
13:55s'estimer mal défendus
13:57par les Américains
13:57face à l'Iran récemment.
13:58Et donc c'est encore une fois
13:59on a ce pôle
14:00d'investissement
14:01ou détenteur
14:02de dette américaine
14:03souvent américaine
14:03qui est moins là
14:04et je crois
14:05qu'il y a un deuxième facteur
14:06c'est que
14:07dans nos métiers
14:08on parle parfois
14:08d'effet d'éviction
14:09c'est-à-dire que
14:10quand on a un gouvernement
14:11ou un État
14:11qui émet beaucoup de dettes
14:12qu'est-ce que ça fait ?
14:13Ça pousse
14:15les émetteurs de dettes
14:16du secteur privé
14:18sur le côté
14:18parce que plus de dettes émises
14:19ça veut dire
14:20des taux d'intérêt
14:21donc un coût du capital
14:22plus éveillé.
14:22Et aujourd'hui
14:23on a un effet d'éviction
14:24et renversé
14:25parce qu'on a des acteurs
14:26du secteur privé américain
14:28et notamment
14:28dans le secteur technologique
14:30qui émettent
14:31beaucoup de dettes
14:32donc on a peut-être aussi
14:33cette forme de course
14:34un petit peu
14:35à la levée de capitaux
14:36et ça fait peut-être
14:37le lien avec ce qu'on disait
14:38tout à l'heure
14:38sur le PUA
14:39alors pas sur les actions
14:40mais sur les obligations.
14:41La dette américaine
14:42donc les britanniques
14:43en détiennent davantage
14:43que les chinois désormais
14:44ça doit faire bizarre
14:45aux américains ça.
14:46Oui ça fait bizarre
14:47maintenant
14:48il ne vous a pas échappé
14:49je pense que
14:49depuis l'arrivée
14:50de Trump 2
14:51on n'a que des communications
14:53pour préparer
14:54ce changement structurel
14:56c'est-à-dire que
14:56Washington a compris
14:58et donc
14:59qu'est-ce qu'ils font ?
15:00On n'en parle pas beaucoup
15:01mais le stable coin
15:02en dollars
15:03c'est une façon
15:04pour obliger
15:05les investisseurs
15:07à racheter
15:08des emprunts d'État
15:09et puis
15:10Bessent est en train
15:11de déréguler
15:12et de permettre
15:13aux banques
15:14d'acheter beaucoup plus
15:15d'obligations d'État
15:16en relaxant
15:19en relâchant
15:19un certain nombre
15:20de ratios prudentiels
15:22donc je pense
15:23qu'ils ont compris
15:24que d'une manière
15:25ou d'une autre
15:26ils devaient plus
15:27internaliser
15:29les acheteurs
15:30alors ce qu'ils vont réussir
15:31ou pas
15:32on n'en sait rien
15:33en tout cas
15:34ils ont un défi
15:35énorme
15:36parce qu'ils doivent
15:37financer de plus en plus
15:38une dette
15:39qui accélère
15:41et bon
15:43ils essayent de trouver
15:44des solutions
15:45pour limiter
15:45les dégâts
15:46en termes de hauts des taux
15:47mais on voit bien
15:48que c'est devenu
15:49on l'a vu l'année dernière
15:50on l'a vu au mois de mars
15:51à chaque fois
15:52que le taux d'Isan
15:53dépasse
15:54ou s'approche
15:54ou dépasse
15:55les 4,75
15:56Washington
15:57Besant
15:57et autres
15:58nous sortent
15:59un bazooka
16:00pour essayer
16:01de calmer le jeu
16:01mais c'est du court terme
16:03ça ne peut pas non plus
16:05régler le problème
16:06du moyen terme
16:07et
16:07on essaie de se projeter
16:11un petit peu là-dessus
16:12enfin voilà
16:13les différentes
16:14on va dire
16:15stratégies
16:16qui sont mises en place
16:16notamment par le trésor américain
16:18pour essayer de calmer
16:19ou de limiter
16:19la hausse des taux longs
16:21ce n'est pas de nature
16:22à encourager
16:23le congrès américain
16:24à faire un peu plus
16:25son travail
16:25sur la problématique
16:27numéro un
16:28qui est le déficit
16:30freiner la dérive
16:31des déficits américains
16:33effectivement
16:33puisque
16:33plutôt que de trouver
16:35les solutions de fond
16:35on va faire appel
16:36manifestement
16:37à l'ingénierie financière
16:38histoire de calmer
16:39un peu les taux
16:39et notamment
16:39une opération twist
16:40que le trésor
16:41sera en train de préparer
16:41pour encore une fois
16:42une énième fois
16:43un milliardième fois
16:44gagner du temps
16:45on continue d'en parler
16:47bien sûr ensemble
16:47on est messieurs
16:48à un quart d'heure
16:48de la clôture
16:49on accélère
16:50on entre dans la dernière
16:50de cette séance
16:53et notre cas
16:54qui est toujours en hausse
16:54plus 0,38%
16:55emporté par ArcelorMittal
16:57en hausse de 3%
16:57en ce moment
16:58Accor gagne également 2%
17:00notez également
17:01les replis
17:02en revanche
17:02d'Effage
17:02qui va publier ses résultats
17:04sera après la clôture
17:05et Effage la perd 1%
17:06il y aura aussi
17:06Idélogistix
17:07à suivre tout à l'heure
17:08après la clôture
17:08à la bourse de Paris
17:10dont le patron
17:10d'Idélogistix
17:11sera l'invité
17:11d'Etienne Braque
17:12ce sera vendredi matin
17:14dans Good Morning Market
17:14c'est tous les matins
17:15nous on est là
17:16pour la clôture
17:16et puis lui il assure
17:17l'ouverture des marchés
17:18c'est à 9h tous les jours
17:19Good Morning Market
17:19texte donc
17:20avec Etienne
17:21les autres baisses
17:22alors il y a quand même OVH
17:23OVH perd en ce moment
17:2413% à la bourse de Paris
17:25après l'annonce
17:26du départ
17:27de sa directrice financière
17:29juste avant
17:30le plan stratégique
17:31à 5 ans
17:31qui sera bientôt dévoilé
17:32ça fait un peu
17:32mauvais effet c'est sûr
17:33et OVH perd donc
17:3413% en ce moment
17:35à un peu plus de 14 euros
17:36nos experts sont là
17:37Kevin Tozet
17:38et Rachid Medjawi
17:39alors vous le disiez
17:40il y a maintenant
17:41les acteurs privés
17:42qui émettent de plus en plus
17:42de dettes
17:43ça fait pression ça
17:44sur les taux obligataires
17:44on va en parler justement
17:46de l'IA
17:46de la tech
17:47d'abord parce qu'NVIDIA
17:48doit publier ce soir
17:49ses résultats
17:50bon ça reste la première
17:51capitalisation mondiale
17:52NVIDIA
17:53il est redevenu cet été
17:54première capitale
17:54à nouveau devant Apple
17:56est-ce que vous êtes serein
17:58est-ce qu'on vous abordait
17:59sereinement désormais
18:00ces publications d'NVIDIA ?
18:02Alors il y a
18:04NVIDIA
18:05stricto sensu
18:06je pense que le marché
18:08n'a pas de crainte particulière
18:10c'est-à-dire qu'on s'attend
18:10à ce qu'ils doublent
18:11à la fois leur chiffre d'affaires
18:13leur revenu net
18:14par rapport à l'année dernière
18:14ils vont faire en un trimestre
18:16ce que la plupart des boîtes
18:17font en un an
18:17Et on le sait déjà
18:18un peu à l'avance
18:18puisque leurs clients
18:19ont déjà publié leurs résultats
18:21Non, ce qui va être
18:22beaucoup attendu
18:23et on va écouter
18:24beaucoup leurs patrons
18:25c'est sur
18:26un, comment se portent
18:28ces clients ?
18:29Est-ce qu'ils gardent le rythme ?
18:31Est-ce qu'ils ralentissent ?
18:32Donc ça c'est
18:33la première chose importante
18:35parce que ça va permettre
18:36probablement au marché
18:37de dire
18:38il faut rejouer
18:39ou au contraire
18:39continuer à se calmer
18:40sur le trade IA
18:42en général
18:43en bourse
18:44donc ça va être intéressant
18:45et puis bien entendu
18:47on a une économie
18:50circulaire
18:51qui s'est installée
18:52dans le monde de l'IA
18:52où chacun finance l'autre
18:54chacun achète l'autre
18:55et donc on attend aussi
18:58le patron de M. Wang
18:59le patron de NVIDIA
19:01sur le côté hors bilan
19:04quels sont les revenus
19:05qu'il tire maintenant
19:06de cette activité
19:07où en gros
19:07il fait du financement
19:09de ses clients
19:10est-ce que c'est quelque chose
19:11qui est conséquente
19:13voilà
19:13et on parle même
19:14de Banque Centrale IA
19:15maintenant
19:15c'est quand même une
19:17alors on a déjà vu ça
19:18dans l'histoire
19:18mais c'est quand même
19:19quelque chose
19:20qui interroge
19:20les investisseurs
19:22donc je pense que
19:22le focus
19:23ça va être plus
19:24sur les clients
19:25de NVIDIA
19:26et sur le globalement
19:27le business IA
19:28que plutôt
19:29les revenus
19:30ou la santé
19:32bilancielle
19:32ou profitable
19:33de NVIDIA
19:34bon
19:34Kévin
19:36ce soir 22h
19:37la publication
19:38donc voilà
19:40ce que nous ont dit
19:41les équipes dirigeantes
19:42de NVIDIA
19:42c'est que
19:44sur ce trimestre
19:45ils devraient délivrer
19:4891 milliards
19:49de résultats
19:51ce qu'ils ont fait
19:52historiquement
19:53c'est qu'en fait
19:54ils font en général
19:553 à 4 milliards
19:56de mieux
19:57que ce qu'ils guident
19:59donc ça
20:00ce sera un élément
20:01donc c'est à dire
20:01que voilà
20:01les chiffres qui peuvent
20:02être affichés actuellement
20:03ils seront sans doute
20:04plus ovés que ça
20:04je crois que le consensus
20:05il se cale plutôt là-dessus
20:06donc ça c'est un premier
20:08point
20:08l'autre point qui sera important
20:09c'est le niveau de marge
20:10c'est à dire qu'il est attendu
20:11à quoi ça se passe
20:11en 14-75%
20:12on a quand même eu
20:13une forte hausse
20:14du prix des intrants
20:15notamment on pense à la mémoire
20:16les prix de la mémoire
20:17sont en hausse de plus de 20%
20:18est-ce qu'il y aura une capacité
20:19ou est-ce qu'ils ont pu
20:20passer ces hausses de prix
20:21ça ça donnera quand même
20:22aussi une indication
20:23sur la demande sous-jacente
20:24leur pouvoir de fixation des prix
20:25un deuxième élément
20:27et puis il y en a un troisième
20:28c'est qu'est-ce qu'ils vont nous guider
20:30ou qu'est-ce qu'ils vont nous téléguider
20:32sur le prochain trimestre
20:34et c'est vrai que
20:34voilà
20:35si on projette cette séquence
20:36le prochain trimestre
20:37s'il est annoncé
20:38aller autour de
20:40autour de 110 milliards
20:42ça veut dire quand même
20:42un rythme de croissance
20:45des résultats
20:46de plus de 20 milliards
20:47par trimestre
20:49et ça ça veut dire quoi
20:50ça veut dire que si on
20:51tire ça un petit peu
20:52dans le temps
20:53on a un multiple de valorisation
20:55admettons à 15 fois
20:56ça veut dire que la valorisation
20:57la capitalisation boursière
20:59de Nvidia
21:00peut aller toucher
21:01les 6 trillions de dollars
21:03sur un horizon de temps
21:04on est à 5000
21:05on sera à 6000
21:06oui d'ici un an
21:07on sera à 6000 milliards de dollars
21:08de capi
21:09voilà et donc ça fait quoi
21:10aller avec 15%
21:11de hausse
21:13de hausse
21:13ce qui n'est pas énorme
21:14pour les hyperscalers
21:15mais à l'échelle d'NVIDIA
21:16d'un groupe à 5000 milliards de capi
21:17c'est quand même pas mal d'argent
21:18c'est quand même
21:19oui oui
21:19on est là bien d'accord
21:20donc voilà un petit peu
21:21comment je le
21:22ça a beaucoup dérêté
21:23Nvidia
21:24ça fait 19 fois
21:25donc
21:27il y a de la marge
21:28oui
21:28alors en face
21:29on a quand même des concurrents
21:30qui essaient de monter en puissance
21:31par exemple
21:32OpenAI
21:32qui commence à fabriquer
21:33ses propres puces
21:34OpenAI a annoncé que
21:35lors de récents tests
21:36alors après ils disent ce qu'ils veulent
21:37et bien
21:38leurs propres puces
21:39qui s'appellent Jalapeno
21:40c'est pas une blague
21:41leurs propres puces
21:42ont de meilleures performances
21:43que celles d'NVIDIA
21:44bon ils n'allaient pas
21:44communiquer l'inverse non plus
21:46non
21:46mais on peut les croire aussi
21:48là aussi
21:48il y a
21:50cette approche de diversification
21:51je trouve qu'elle est importante
21:52là aussi
21:53je veux dire
21:53les niveaux de marge
21:55dont on parlait
21:55ça fait sans doute
21:56des envieux
21:58ça c'est un point
22:01ces puces Jalapeno
22:02elles sont aussi compétitives
22:04que des puces d'NVIDIA
22:04mais pas que les dernières puces
22:06d'NVIDIA
22:06celles qui ont été sorties
22:08il y a un an
22:09sur cette base là
22:10que s'est fait le comparatif
22:11donc là on commence déjà
22:12un peu à regarder
22:13dans le capot
22:13à voir quelques différences
22:15et ensuite
22:16ces puces là
22:17elles servent à quoi ?
22:17Elles servent à faire
22:18ce qu'on appelle
22:19dans le domaine
22:19de l'intelligence artificielle
22:21le calcul d'inférence
22:22c'est à dire
22:23en gros à répondre
22:25aux différents promptes
22:26aux différentes requêtes
22:26qu'on peut faire
22:27et elles sont
22:27beaucoup moins utilisées
22:29pour tout ce qui est
22:29le calcul d'entraînement
22:30de nouveaux modèles
22:31sur ce domaine là
22:33c'est clairement
22:33NVIDIA
22:34qui a une longueur d'avance
22:35Oui
22:36la demande elle est là
22:37pour l'intelligence artificielle
22:38et tous les acteurs
22:38de l'IA
22:39qui ont publié cet été
22:40ont brillé
22:40honnêtement
22:41ça a été une super saison
22:42de publication
22:42aussi pour l'IA
22:43il y a toujours
22:44de l'optimisme
22:44pour l'avenir
22:45mais quand même
22:46la question du coût
22:47qu'on est prêt à payer
22:48pour les risques associés
22:49les CDS
22:50quand on regarde les CDS
22:51par exemple
22:51c'est les CDS sur Oracle
22:52je ne sais pas si vous avez vu
22:57c'est-à-dire que
22:58l'assurance contre le risque
22:59de défaut d'Oracle
22:59à 5 ans
23:00est en train de toucher
23:01les records
23:01le prix de cette assurance
23:03c'est un record
23:04un plus haut même
23:05sur le prix de ces CDS
23:06au-delà des prix de 2008
23:08pendant la crise financière
23:09sur Oracle
23:10Broadcom aussi
23:10voit ces CDS flamber
23:13la demande est là
23:14mais jusqu'à quel montant
23:15sera-t-on prêt
23:15à payer le risque
23:16autour de ces investissements
23:17majeurs ?
23:18Et au-delà d'Oracle
23:19parce qu'Oracle
23:19c'était celui de la bande
23:21qui n'avait pas de cash
23:22dès le début
23:23donc il est allé clairement
23:24du côté de la dette
23:25et ça fait un an
23:26qu'il se fait matraquer
23:28sur le marché du crédit
23:30ce qui est plus
23:32là où la vigilance
23:33c'est qu'en fait
23:34ça se généralise
23:35à tous les acteurs
23:36et en fait
23:37on voit ces acteurs
23:38qui normalement sont
23:39investment grade
23:40non spéculatifs
23:40plutôt
23:41voilà
23:43traités comme des
23:45des joggonds
23:45quoi
23:46en dessous
23:46de investment grade
23:47sur le marché des CDS
23:48voilà
23:48et c'est ça
23:49ils n'empruntent pas
23:49à ces niveaux-là
23:50et c'est ça qui
23:51donc ça veut dire
23:52qu'il y a un signal
23:53des CDS quand même
23:53oui
23:54mais le marché des CDS
23:55en fait
23:55le marché n'est pas stupide
23:56c'est-à-dire que le marché
23:57a intégré le fait
23:58que
23:59le rétine
24:02bilancielle
24:03de tous ces acteurs
24:04était en train
24:05de se dégrader
24:06compte tenu
24:06des montants colossaux
24:07qu'ils doivent lever
24:08pour satisfaire
24:09la demande
24:10de leurs clients
24:11et donc
24:12alors même
24:13qu'ils sont
24:13en notation
24:14non spéculative
24:16ils traitent déjà
24:17comme
24:17des acteurs
24:19du domaine
24:20spéculatif
24:22donc de ce côté-là
24:23on peut dire
24:23que le marché
24:23n'est pas stupide
24:24et déjà préparé
24:25après comme d'habitude
24:26il y a un oeil ouvert
24:26il y a un oeil ouvert
24:27et il ne faut pas
24:28que ça aille quand même
24:29très très loin
24:31et c'est là
24:32où on reboucle
24:32avec ce qu'on disait
24:33tout à l'heure
24:33sur les taux longs américains
24:35il ne faudrait pas non plus
24:36qu'en plus
24:37à cause de Washington
24:38on ait une flambée
24:40des taux longs
24:41parce que là
24:42pour le coup
24:42des spreads
24:43des CDS
24:44ou des spreads
24:45qui s'élargissent
24:46plus des niveaux de taux
24:47qui augmentent
24:48mais est-ce que ces CDS
24:49on doit forcément
24:49les regarder au pied de la lettre
24:50est-ce que c'est un marché
24:51très spéculatif
24:52c'est le coup d'une assurance
24:54donc c'est à prendre
24:55au pied de la lettre
24:55c'est sérieux
24:56on ne fait pas de trading
24:57de CDS
24:58ça n'existe pas
24:59si ça existe
25:00donc ça peut peut-être
25:01torsionner un tout petit peu
25:02le marché
25:03et le prix des CDS
25:03le problème des CDS
25:05vous vous rappelez
25:05on avait connu ça
25:07en 2008
25:08c'est un marché
25:08où en gros
25:09vous achetez une assurance
25:10sur la maison
25:11de votre voisin
25:12et vous imitez le feu
25:13c'est ça le problème
25:14des CDS
25:15c'est que moi je peux
25:16je peux acheter
25:17une assurance
25:19sans retête
25:20entre guillemets
25:20et puis
25:21et puis vous la couper
25:22c'est là où on peut avoir
25:24de l'excès
25:24si vous voulez
25:25sur ce marché
25:25on parlait de la séquence
25:26c'est à dire que
25:27si je regarde dans le rétroviseur
25:29ces grands groupes
25:30de technologies américaines
25:32ils ont emprunté
25:32quelque chose comme
25:33600 milliards de dollars
25:34et si je regarde
25:35par le pare-brise
25:35ils vont emprunter
25:36sur les 12 prochains mois
25:371000 milliards de dollars
25:39et donc
25:39le marché obligataire
25:41il fait quoi ?
25:42dont tact
25:43c'est à dire que
25:46le risque associé
25:48au non-remboursement
25:49ou à une trajectoire
25:51un peu plus aléatoire
25:52même si la probabilité
25:53que ça arrive est faible
25:54il faut quand même
25:55il faut quand même
25:56l'intégrer
25:56donc c'est ça
25:57que reflète
25:59cette hausse
26:00du coût
26:01de l'assurance
26:01encore une fois
26:02contre un accident de crédit
26:04sur ces grands acteurs-là
26:05qui est encore une fois
26:06auquel on a si
26:07une probabilité
26:09relativement faible
26:09c'est pas
26:10une SS2I
26:11de taille moyenne
26:13qui va se faire
26:14discuter par l'IA
26:15c'est quand même
26:15pas tout à fait
26:16le futur
26:17Lehman Brothers
26:17je veux dire par là
26:18le groupe
26:18Too Big To Fail
26:19enfin pour le coup
26:20Lehman avait chuté
26:21mais bon
26:22c'est un acteur de la tech
26:23désormais le prochain
26:24Too Big To Fail
26:24les banques vont bien
26:25manifestement
26:26il est dans la tech
26:27ouais je crois que
26:28le secteur des logiciels
26:32sur les marchés du crédit
26:33quand vous regardez
26:34sur du long terme
26:35les taux de défaut
26:36sur les catégories
26:37spéculatives aux Etats-Unis
26:39ça tourne autour
26:40de 3-4%
26:41encore une fois
26:42quand on regarde
26:43ce qui se passe
26:43dans des secteurs
26:44qui sont très disruptés
26:45à certaines périodes
26:46dans le temps
26:46les taux de défaut
26:47ils passent à deux chiffres
26:48vous regardez
26:50post-Covid
26:50on travaille à la maison
26:51tout ce qui est
26:52distribution
26:53vous regardez
26:55on va dire
26:56les années 2000
26:57tout ce qui est
26:58le secteur du câble
27:00vous regardez
27:00le gaz de schiste américain
27:02tout le secteur pétrolier
27:03on a des taux de défaut
27:04qui remontent
27:05donc
27:05s'il y a un secteur
27:06dans lequel nous
27:07on fait plutôt attention
27:08c'est plutôt celui
27:09des logiciels
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