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00:00Je commence par vous Gérard Junio, c'est normal puisque vous avez fait partie...
00:03Oh oui, c'était le bon temps !
00:05Vous avez fait partie des grosses têtes, vous avez même fait les tournées avec Philippe Bouvard !
00:09Des spectacles privés des grosses têtes !
00:11Oui, c'était terrible ça !
00:12Mais les gens étaient très contents, c'était...
00:14Et je me souviens encore de Bouvard arrivant comme ça sur la musique de Stallone avec son petit ventre en
00:18avant,
00:19on aurait dit Johnny Hallyday, les gens hurlaient, c'était assez formidable,
00:22il se passait des choses assez étranges, on enterrait...
00:27Et on s'y trône ?
00:28Non, Philippe Castelli !
00:29Et c'est Zitrone qui commentait !
00:31Et voilà, Zitrone commentait avec Simon, on lui mettait des fleurs partout, c'était terrible !
00:38Comment vous êtes arrivé aux grosses têtes ?
00:39C'est Philippe Bouvard qui vous a appelé à l'époque, Gérard ?
00:41Je crois, oui, et je crois, en fait, avoir pu faire partie du groupe,
00:48parce que grâce à des problèmes de vessie, je crois que j'avais eu une envie de pisser terrible au
00:54milieu de l'émission,
00:54et je suis sorti, et il était subjugué que j'ose faire ça,
00:58et ça l'avait amusé, et donc il m'avait coopté...
01:01Comme quoi l'important c'est de partir pisser !
01:03Oui, c'est pour ça que de temps en temps je...
01:06Frase célèbre de Pierre de Coubertin !
01:10Michel Bernier, vous c'est au Théâtre de Bouvard évidemment,
01:12comment vous avez connu Philippe et qu'il vous a fait démarrer !
01:15Oui, on était tous à l'époque au café-théâtre, on jouait nos pièces respectives,
01:20que ce soit Les Inconnus, Mimi, Isabelle de Botton, etc.
01:24Et puis on entend qu'il cherchait des jeunes acteurs pour faire des improvisations,
01:28et donc on est venu passer une audition, c'était assez particulier,
01:32parce que la première fois qu'on l'a vu, en fait, il posait sa montre à côté de lui,
01:37comme ça,
01:38il disait « Vous avez une demi-heure pour me faire rire ! »
01:41Et nous on était tétanisés,
01:43et donc en fait on passait des sketchs devant lui,
01:46et devant nous, parce qu'il n'y avait personne d'autre,
01:48et ça le faisait marrer, en 30 secondes il prenait,
01:51et ça ne le faisait pas marrer, il disait « Oh non, oh non, oh non, non, non, non,
01:55quelqu'un d'autre ? »
01:58J'ai évidemment envie tout de suite qu'on écoute Philippe Bouvard,
02:01et il se trouve qu'il y a deux ans, maintenant, pour ses 94 ans,
02:05il vient de nous quitter à l'âge de 96 ans,
02:06il avait accepté gentiment, on sait que nos relations à lui et à moi
02:10n'ont jamais été des plus simples, et c'est bien normal,
02:12c'est ce que j'ai dit ce matin sur l'antenne de RTL,
02:15je ne peux pas en vouloir à quelqu'un qui m'en veuille,
02:18de devoir laisser son bébé au bout de 37 ans,
02:21et j'ai toujours eu beaucoup d'admiration pour lui, on le sait, il le savait.
02:24Il avait accepté pour ses 94 ans, pour son anniversaire,
02:28de répondre à mes questions, ici, au Grosse Tête,
02:30on était en 2023, puisqu'il est né le 6 décembre 1929.
02:34Est-ce que vous m'entendez, Philippe Bouvard ? Bonjour !
02:37Bonjour, oui, je vous entends.
02:39Alors, vous savez, il y a différentes façons de calculer ce jour.
02:44On peut dire que 94 ans révolus, c'est déjà passé, on n'en parle plus.
02:51On peut dire aussi que je suis entré dans ma 95e année d'âge,
02:58et là, il va falloir du courage pour aller jusqu'au bout.
03:03Et puis, on peut dire aussi que pour la 58e année,
03:08j'interviens sur RTL.
03:1158 ans consécutifs !
03:14Isabelle Mergaux est là, Gérard Juniot aussi.
03:18Gérard Juniot, c'était le petit jeune des Grosse Tête à l'époque.
03:20Et toujours !
03:23Alors, le petit jeune, mais il était déjà chauve, hein !
03:29C'est vrai !
03:30Mais j'ai Bernard Mabille qui est là aujourd'hui, vous vous souvenez de Bernard ?
03:34Bonjour, Philippe !
03:35Comment il va, Bernard ?
03:37Très bien, Philippe, bon anniversaire !
03:39Ah, merci !
03:41Je savais que vous étiez un peu fatigué,
03:44mais vous êtes encore très jeune !
03:48J'ai quelqu'un que vous connaissez bien aussi, cher Philippe,
03:51parce que, outre les grosses têtes,
03:53vous l'avez fait démarrer au Théâtre de Bouvard dans les années 1980,
03:57c'est Michel Bernier !
03:59Ah, cher Michel !
04:01Bonjour, Philippe !
04:02Michel était à la fois ma compagne, mais en tout bien tout honneur,
04:06à la radio et à la télé, hein !
04:09Je vous embrasse !
04:10Vous êtes mariés ?
04:14Vous avez combien d'enfants ?
04:15Eh bien, j'en ai deux !
04:16Et deux petits-enfants !
04:18Isabelle Mergaux, vous vous souvenez d'Isabelle ?
04:20Elle voudrait vous dire deux mots, Isabelle !
04:21Vous souhaitez, elle aussi ?
04:22Ah, celle qu'on appelait la mergouillette !
04:25Toujours !
04:26Olivier de Kersosan l'appelle toujours la mergouillette aujourd'hui !
04:29Oui, à chaque fois qu'il vient, il m'appelle comme ça,
04:31et ça fait des bons souvenirs !
04:32Et moi, j'ai un souvenir, c'est à vie,
04:35de la première fois où je suis venue aux grosses têtes !
04:37J'avais tellement peur !
04:39Mais voilà, je vous souhaite un très bon anniversaire !
04:42Merci, merci Isabelle !
04:45Ah ben, c'était la benzamine, hein !
04:47C'est toujours la benzamine !
04:48Ah non, non, non, maintenant, j'ai remplacé Claude Sarrot !
04:54Sachez en tout cas, et vous le savez très bien,
04:56que vous resterez pour toujours un de mes maîtres dans ce métier, Philippe Bouvard !
05:00Donc, je vous remercie encore d'avoir créé cette émission
05:02qui m'a amusée quand j'étais jeune,
05:04et dont je suis particulièrement fier
05:06d'avoir repris le flambeau depuis dix ans,
05:08dix saisons déjà, quasiment !
05:10Vous l'avez fait 37 ans !
05:11Alors, je voudrais dire quand même que le flambeau,
05:14qui a 58 ans que je tiens,
05:17alors il est devenu un petit lumignon,
05:20mais quand même, c'est important de pouvoir intervenir,
05:24et de garder la confiance des auditeurs,
05:27et les auditeurs qui...
05:29Ben, je les embrasse, les auditeurs,
05:31un par un, ça va faire du monde !
05:33Et ils vous embrassent aussi, et nous vous embrassons !
05:35Bon, Philippe !
05:37Philippe a dit aussi,
05:38les tuyaux sont aussi peu sûrs dans les hôpitaux
05:41que sur les champs de course !
05:43Et ça, c'est pour introduire Darie Boudboule
05:46que nous avons au téléphone.
05:47Bonjour, Darie !
05:48Bonjour, Laurent !
05:50Quelques mots sur Philippe Bouvard !
05:51Ah ben oui, parce que moi, aujourd'hui,
05:53j'ai quand même le cœur lourd !
05:54J'ai l'impression d'avoir, en fait,
05:56perdu un grand-père bienveillant,
05:58qu'il était pour moi depuis, en fait, 1981 !
06:03Parce que je suis arrivée au Rosette en 84,
06:05mais je le connaissais, je l'ai connu en 1981,
06:08parce qu'à l'époque, il avait une maison à côté de Deauville,
06:11puis vous savez, c'était un joueur invétéré,
06:13donc il passait quand même pratiquement
06:14toutes ses journées au casino de Deauville,
06:16et c'est l'année où j'ai gagné
06:18ma première course de jockey !
06:19Du coup, Martha Barrière,
06:21qui j'ai été très amie avec lui,
06:23m'avait fait le rencontrer,
06:25et puis après, trois ans après,
06:27il m'a rappelé pour les grosses têtes.
06:28C'était quelqu'un de très fidèle,
06:30qui me faisait aussi très peur,
06:32comme à tout le monde,
06:32parce que c'est vrai qu'il pouvait être...
06:34Moi, il m'appelait,
06:36il me disait « je suis votre portionnaire, en fait ! »
06:39Mais c'est vrai que je retiens de Philippe
06:43la fidélité en amitié.
06:45Merci pour ce témoignage d'Harry Boudboule.
06:47On a aussi Olivier de Kersozon,
06:49qui a accepté de nous téléphoner.
06:51Bonjour Olivier !
06:52Salut !
06:53Re-bonjour, parce qu'on s'est parlé ce matin
06:55pendant la matinale de Céline Landreau,
06:59qui faisait ses débuts sur RTL ce matin,
07:01mais merci de parler à nouveau
07:03pendant les grosses têtes cet après-midi.
07:05C'est Jacques Martin qui vous a amené
07:06aux grosses têtes de Philippe ?
07:08Oui, j'avais écouté en mer,
07:11je bricolais ma radio,
07:13j'avais écouté, j'avais entendu.
07:14Quand j'ai eu un fils, je suis rentré le soir
07:16chez Castel, et j'ai tombé sur Martin,
07:18j'ai dit que j'avais entendu,
07:19j'avais trouvé ça marrant et tout,
07:21il m'a dit « viens avec nous ».
07:22Quel souvenir vous avez de Philippe Bouvard, Olivier ?
07:25Un souvenir mitigé.
07:27D'abord, du vrai talent,
07:28un personnage assez atypique quand même,
07:32un peu caractérié,
07:34l'eau, existentialiste,
07:36en même temps personnel,
07:38et en même temps génial aussi,
07:39parce que je pense qu'il a fait oeuvre,
07:41on est assez injuste avec Philippe,
07:43Philippe, il a,
07:44pendant des années de diffusion,
07:46il a fait cette émission
07:47que vous reprenez avec talent,
07:49chère Joquier,
07:50petit morceau de l'excuse.
07:53Merci Olivier,
07:54il ne faut jamais insulter l'avenir.
07:57Et je pense qu'il a permis à plein de gens
08:00de connaître des mots français utilisés,
08:04il a invité des académiciens,
08:06il a permis à plein de gens
08:07d'avoir une meilleure diffusion
08:08de la langue française.
08:09Et je pense que,
08:10je reprends ma formule,
08:12il a plus fait pour la langue française
08:13que la moitié des momies
08:15qui sont sous la coupole.
08:16Et je pense qu'il aurait dû être académicien
08:22parce qu'il a vraiment rempli le rôle
08:24de la diffusion de la langue
08:26en faisant marrer les gens,
08:28peut-être,
08:28mais c'est mieux de faire marrer
08:30que de faire pleurer et d'ennuyer.
08:31Voilà, c'est tout.
08:32Donc il y a un vrai talent quand même,
08:33il y a quelque chose d'unique.
08:35Et ce n'est pas parce que j'étais fâché
08:37avec lui à la fin de sa vie,
08:39c'est lui qui était fâché,
08:40moi je m'en foutais complètement.
08:42Ce n'est pas parce que j'étais fâché
08:43que j'oublie le caractère unique
08:45et très talentueux de Philippe,
08:47qui était réellement talentueux,
08:49je ne sais pas quoi.
08:50On s'est marré,
08:51nous on s'est marré à se foutre de sa gueule
08:53avec Jean-Yen, Martin et Carlos.
08:57On se moquait de lui,
08:58il était tout petit,
08:59il avait une mousse acrylique et tout ça.
09:00On ne disait que des horreurs sur lui.
09:03On ne disait que des horreurs sur lui,
09:04mais ça a quand même toujours été,
09:07de ma part,
09:07au moins,
09:09et amical,
09:10et aussi quand même toujours un peu affectueux,
09:12en dépit de son caractère de merde.
09:14– On évoquait Jacques Martin,
09:16qui a été évidemment un des piliers
09:18des grosses têtes.
09:19Le couple Martin-Bouvard
09:21s'aura marqué évidemment
09:23les grandes années des grosses têtes sur RTL.
09:25– Tu sais chérie,
09:26je n'ai rien à te reprocher,
09:28on a eu la vie collègue.
09:29– Ne m'appelez pas chérie,
09:30alors choupinette chérie,
09:32qu'est-ce que les auditeurs vont penser ?
09:34– Eh bien les auditeurs penseront
09:36que j'ai eu beaucoup de courage
09:39et que pour nos enfants,
09:40j'ai complètement sacrifié notre vie sexuelle.
09:43– Mais nos enfants,
09:44on n'a pas des enfants en commun,
09:46monsieur Martin.
09:46– Mais enfin quand même !
09:48– Qu'est-ce qui les apportez,
09:50vous ou moi ?
09:50– Oui, pendant neuf mois.
09:55– Je n'ai jamais osé t'en parler,
09:57mais puisque nous sommes entre nous,
09:58eh bien je tiens à te le dire.
10:00L'orgasme,
10:00je ne sais pas encore ce que c'est.
10:07– Mais tu peux rigoler,
10:09tu sais.
10:10Quand tu m'as dit
10:11« je vais me renfer la voix à Evian »,
10:13je t'ai retrouvé
10:14au bain-douche de Bangkok
10:16chez Morrison.
10:19– Qu'est-ce qu'elles ont de plus
10:20ces cochonnes ?
10:21– Rien, rien.
10:23– Demande-le-moi
10:24si tu as des envies particulières.
10:26– Tu veux moi aussi
10:28que je peux remettre du cuir,
10:30tu sais ?
10:31– D'autant que je l'ai pris
10:34par une de mes amies
10:35qui est fourreuse,
10:36alors je prendrai les chutes.
10:39Je pourrais me faire
10:40un slip en sconce.
10:42– Jacques Martin
10:43face à Philippe Bouvard.
10:44– Ça vous fait rire
10:45de réentendre ça,
10:46j'imagine, Olivier de Kersosan.
10:48– Oui,
10:48ça montre bien aussi l'esprit.
10:50L'esprit assez sympa
10:51de Philippe, en fait,
10:52qui était toujours d'accord
10:54pour se marrer.
10:54C'est ça qui est formidable.
10:56– Oui, oui.
10:56Il faut bien dire qu'ici,
10:57il faut avoir de l'autodérision
10:59et ne pas être susceptible
11:00si on veut être grosse tête.
11:02– Ah oui,
11:02parce que vous n'êtes pas susceptible
11:04et vous avez de l'autodérision,
11:05mon cher…
11:07quel est votre prénom déjà ?
11:08– Laurent.
11:11– Je vous en prie,
11:12Éric Tabary.
11:14– Oui.
11:15– Je vais vous quitter
11:17avec votre bande de crétins.
11:21– On vous aime, Olivier,
11:22revenez très vite ici
11:23aux grosses têtes.
11:24Je n'ai pas encore interrogé
11:26Franck Ferrand,
11:27mais qui, j'imagine,
11:28a dû croiser,
11:29Philippe Bouvard.
11:29– Oui, j'ai eu l'occasion
11:30de dîner avec lui
11:31un certain nombre de fois,
11:31mais surtout,
11:32j'ai le souvenir,
11:33quand j'étais étudiant,
11:34je venais d'arriver à Paris,
11:35j'avais 17-18 ans,
11:37et donc j'allais aux grosses têtes
11:39de temps en temps,
11:39rue Bayard.
11:40Et alors,
11:41on regardait qui était là,
11:42moi j'espérais beaucoup
11:43qu'il y ait Martin et Yann,
11:45puisque c'était eux
11:45qui me faisaient vraiment rire,
11:47mais surtout,
11:48on voyait arriver
11:49Philippe Bouvard,
11:50qui avait à la fois
11:50une espèce d'aura incroyable,
11:52il avait vraiment
11:53ce qu'on appelle du charisme,
11:54c'est-à-dire qu'il captait
11:56la lumière,
11:56et en même temps,
11:57il n'avait pas l'air drôle du tout
11:58quand il arrivait comme ça.
11:59On voyait qu'il distribuait
12:01les rôles aux uns aux autres,
12:02puis tout le monde
12:02passait sur la scène,
12:03c'était le début,
12:04c'était assez extraordinaire.
12:06Il y a peut-être une chose
12:06qu'on n'a pas dite
12:07et c'est le jour de le faire,
12:09c'est que si Philippe Bouvard
12:10a été si dur
12:11avec les personnes
12:12qu'il interviewait,
12:13ça a quand même été
12:14quelqu'un qui n'était pas tendre,
12:15il a plus ou moins détruit,
12:17en tout cas,
12:17égratigné pas mal
12:18de belles carrières,
12:20il le faisait
12:20parce qu'il avait
12:21une espèce de hargne
12:23et de volonté de revanche
12:24qui était,
12:25à mon avis,
12:26liée à cette enfance
12:27dont on ne parle jamais.
12:28Sa mère était juive,
12:29elle était réfugiée,
12:31ils ont,
12:31avec sa mère,
12:32passé toute la guerre
12:34à se sauver
12:34d'une adresse à l'autre
12:35pendant 10, 12 fois,
12:37ils se sont changés,
12:38ils se sont cachés.
12:39Je pense qu'il a vécu là
12:40des choses très dures
12:41et que la suite,
12:43ça a été pour lui
12:43toute une sorte
12:45d'immense revanche,
12:46non seulement
12:47par rapport
12:48à la pauvreté,
12:50par rapport
12:50à sa taille
12:52parce qu'il était tout petit,
12:53etc.,
12:53mais aussi
12:54une revanche
12:55sur une société
12:56qu'au fond,
12:56il n'aimait pas tellement.
12:57Vos grosses têtes
12:58rendent hommage
12:59à Philippe Bouvard
13:00jusqu'à 18h.
13:02Bonjour Amanda.
13:03Ah bonjour Laurent,
13:04bonjour,
13:05bonjour les grosses têtes.
13:06C'est trop gentil
13:07d'accepter
13:07de parler
13:08dans l'émission
13:09de Philippe.
13:10Oui,
13:10je ne suis pas à Paris,
13:11mais bon,
13:12par téléphone.
13:13Je sais,
13:13la dernière fois
13:13que je vous ai croisé,
13:14vous étiez sur un quai de train.
13:17C'est vrai,
13:18on s'est croisé à la gare.
13:21Ah,
13:21Philippe Bouvard à Amanda.
13:23Oh,
13:23ben écoutez,
13:24merci d'abord,
13:25merci.
13:25Moi,
13:25je ne veux que le remercier
13:27parce que je lui dois énormément.
13:29Vous savez,
13:29quand j'ai rencontré Bouvard au début,
13:31j'étais en promo.
13:33D'abord,
13:33j'étais avec Salvador Dali,
13:34donc il y a revu Dali.
13:36Et puis ensuite,
13:36quand moi,
13:36j'ai fait de la chanson
13:38que j'ai vendue des dix,
13:39bon,
13:40j'ai dû faire ce qu'on appelle
13:41de la promo
13:41et donc,
13:42il m'a interviewé.
13:43et je n'étais jusqu'alors
13:45que ce qu'on appelait
13:46une chanteuse disco,
13:47voilà.
13:48Et grâce à Bouvard,
13:50brusquement,
13:51on a découvert que peut-être
13:52j'étais assez drôle,
13:54j'avais de l'humour,
13:56etc.,
13:57de la répartie.
13:58Et donc,
13:58c'est grâce à lui
13:59qu'il m'a poussé
14:00dans cette direction
14:01et c'est grâce à lui
14:02que ma carrière
14:03a pris une toute autre direction
14:05en allant vers la comédie
14:08et vers le théâtre.
14:10Bravo,
14:10en tout cas,
14:11Amanda,
14:11pour effectivement
14:12ce parcours
14:13en dehors des grosses têtes
14:14mais ici aussi aux grosses têtes
14:16parce que ça n'était pas facile
14:17à l'époque,
14:18ça n'est pas forcément
14:18encore aujourd'hui,
14:19d'être une femme
14:20au milieu de ces sociétaires
14:22très masculins.
14:24Vous avez raison
14:25parce qu'on n'était pas beaucoup.
14:28Il y avait,
14:28je ne sais pas,
14:29il y avait notre chère
14:31Isabelle Mergaux,
14:32il y avait Masha Meryl,
14:33il y avait Evelyne Leclerc.
14:34On était comme ça
14:35trois, quatre filles
14:36à en prendre plein la tronche
14:38parce que vraiment,
14:39ça y est,
14:39les quersosons,
14:40tout ça,
14:41les plaisanteries,
14:41et il fallait savoir
14:44se défendre
14:44et leur tenir tête.
14:45Donc,
14:46ce n'était pas facile.
14:47Mais une fois
14:47qu'on avait réussi
14:48à convaincre Bouvard
14:50qu'on tenait la route
14:51et qu'on pouvait,
14:53qu'on avait de la répartie
14:55et qu'on prenait ça
14:56avec beaucoup d'humour,
14:57bon,
14:57c'était gagné.
14:58Merci à Mandalière
14:59pour ce témoignage.
15:00J'espère que vous reviendrez
15:01nous voir très très vite.
15:03On vous attend toujours
15:04dans ce...
15:04Je sais que par fidélité
15:05à Philippe Bouvard,
15:07même si je vous aime beaucoup
15:08et je sais que vous m'aimez bien aussi,
15:10vous avez toujours dit
15:11je ne ferai pas les grosses têtes,
15:12je veux rester fidèle à Philippe.
15:13C'est vrai,
15:14j'ai toujours dit ça,
15:15j'ai dit tant que Bouvard est vivant,
15:16je reste...
15:18Ah !
15:19Ah !
15:20Ah !
15:21Ah !
15:22Non, non !
15:23À demain !
15:24À demain !
15:24À demain !
15:25Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non.
15:30Elle est toujours drôle, Amanda, voilà.
15:32Merci, Amanda Lyre.
15:36Bonjour Bernard.
15:37Bonjour Laurent.
15:39Je vous ai entendu ce matin
15:40dans la matinale de RTL
15:41rendre hommage à Philippe Bouvard.
15:43C'est le triste de réveil.
15:45Ben oui, oui.
15:46Bon, en même temps, ça me fait plaisir de savoir que vous êtes réveillé, Bernard.
15:53Et ça recommence, et ça recommence.
15:57Et comment va-t-il, Bernard Maloui ?
16:01Comment allez-vous, Bernard ?
16:02Il va bien, ça va bien.
16:03Vous allez revenir nous voir très vite.
16:05Ben oui, oui, j'espère, la semaine prochaine, j'espère.
16:08Quelques mots sur Philippe Bouvard.
16:10Philippe a fait partie de ma vie pendant 30 ans.
16:13C'était un personnage difficile à cerner, mais je n'ai jamais su si j'étais ami avec lui ou
16:21pas, mais voilà.
16:22C'était un rêve de travailler.
16:24Vous savez, moi, à l'époque, j'étais donc petit pigiste et journaliste.
16:28C'est un rêve de rencontrer Philippe Bouvard, parce que je pense que chaque journaliste, en ces temps-là, rêvait
16:34d'avoir la carrière de Philippe, voilà.
16:36Vous avez dit...
16:37Alors, je pense à Colette, quand même, son épouse, parce qu'elle se l'est tapée pendant de longues années,
16:44la paix.
16:48Vous connaissez Madame Bouvard, Michel Bernier ?
16:50Bien sûr, oui, tout à fait.
16:51Ben, Colette, c'était quelqu'un...
16:53C'était assez curieux, mais il me semble qu'on avait déjeuné une fois ensemble chez Philippe.
16:59Et donc, il y avait Colette, elle ne disait rien pendant tout le repas.
17:03Elle était, voilà, c'était Madame Bouvard, quoi.
17:05Et puis, lui, évidemment, il y avait toujours sa montre, et puis il avait un rendez-vous, donc il est
17:08parti.
17:08Et à ce moment-là, elle a pris toute la place.
17:11Elle attendait toujours qu'il soit parti pour parler.
17:13Je ne suis pas sûr qu'il ait été toujours fidèle.
17:15Qu'est-ce que vous dites ? Je ne suis pas sûr qu'il ait été toujours fidèle.
17:19Gérard, sa veuve nous écoute, peut-être.
17:21Non, moi, je crois qu'elle était au courant.
17:23Je crois qu'elle était au courant.
17:23Oh, oui, oui, oui.
17:26Non, mais vous qui êtes au courant de tout ?
17:28Qui est Madame Belper de Loge ?
17:32Vous voulez que je vous montre ?
17:34Ce n'est pas toi, en tout cas.
17:39Bernard, vous avez dit, à propos de Philippe, je n'ai jamais su si nous étions amis ou pas.
17:44Au moins, avec moi, au moins, vous le savez.
17:47Quand vous n'êtes pas amis, nous ne sommes pas amis.
17:53Mais en tout cas, c'est vrai que c'est évidemment un maître.
17:57Vous savez, Laurent, l'image que je garderais de Philippe pour être dans l'anecdote,
18:01il habitait à Cannes, les Hauts-de-Cannes.
18:04Il avait une super villa avec un gazon d'un verre incroyable.
18:09Et il m'attendait tout en haut, sur le gazon.
18:13Il les était tout de blanc vêtu.
18:15Et j'aurais dit une balle de golf égarée sur un gré.
18:20Qu'il y a un joli mot.
18:21Bravo Bernard Mabie.
18:26Les grosses têtes sur RTL, 15h30, 18h, c'est avec Laurent Ruquier.
18:31Et nous rendons évidemment hommage à Philippe Bouvard jusqu'à 18h.
18:35On a entendu de nombreux témoignages déjà depuis 15h30.
18:38Pardon à Jean-Phi, j'enseigne à Karina Marimon, que je n'ai pas beaucoup interviewé.
18:43Moi je l'ai très bien connu aussi.
18:45Moi je prends des notes, parce que vous êtes un peu mon Philippe Bouvard.
18:49Vous m'avez découverte.
18:50Ça fait partie de cette génération qui n'avait pas fait les grosses têtes à l'époque de Philippe Bouvard.
18:54Mais je les écoutais dans la voiture avec ses parents.
18:56C'est ce que j'allais vous demander.
18:58Oui, c'était, mes parents me cherchaient à l'école et forcément comme beaucoup de gens, c'était les grosses
19:02têtes.
19:02Et puis, ils n'en demandaient pas.
19:03On ne pouvait pas changer la radio.
19:04Nous, on voulait écouter de la musique, mais non, c'était les grosses têtes.
19:07Vous ne l'avez jamais eu dans l'avion, Philippe Bouvard, quand vous étiez steward ?
19:10Eh non, je n'ai pas eu cette chance, non.
19:11Ou alors, je ne l'ai pas vue parce qu'il était trop petit.
19:15Je crois qu'il avait les jetons.
19:16Thierry Le Huron ou Olivier de Kersoson seraient là.
19:19Ils diraient, la boîte à chaussures est déjà prête pour l'enterrement.
19:23C'est comme ça.
19:24Moi, dans des années, il a entendu ça, le pauvre Philippe.
19:26On disait, pour votre enterrement, on a préparé une boîte à chaussures.
19:29Comme un hamster, quoi.
19:30C'était terrible.
19:31C'était terrible ce qu'il pouvait entendre ici.
19:33Je crois qu'il avait les jetons en avion.
19:34Ah, c'est peut-être pour ça.
19:35Il avait très peur.
19:36Et quand il descendait à Cannes, il descendait en train de jette.
19:40Il n'aimait pas trop l'avion.
19:41Et vous, Karina Marimon, vous avez beaucoup écouté les grosses têtes aussi à l'époque ?
19:44Pareil que Jean-Phil.
19:45Moi, c'était RTL toute la journée à la maison.
19:48Il avait un bel établissement.
19:49Il a pris des gens à nager.
19:51Ah, ben oui.
19:52Il a quoi bouvard ?
19:53Ben oui, il a quoi bouvard.
19:55Et puis, on lui doit beaucoup tous les théâtres des grands bouvards.
20:04Ben bien sûr.
20:06Il faut se rappeler.
20:06C'est ce que Huchel aimait beaucoup.
20:07On peut rappeler d'ailleurs qu'il a dirigé un théâtre, en tout cas une salle de spectacle.
20:11Bobineau, pendant des années, il a été directeur de Bobineau.
20:15Et c'est vrai que c'était un homme multitâche.
20:18Parce qu'il y avait la presse, il y avait l'audiovisuel, il y avait les jeux.
20:20Parce que c'était important pour lui.
20:22Les magazines, la radio, la télévision, le théâtre de bouvard.
20:25On l'a évoqué avec Michel.
20:27Combien d'artistes ont démarré là-bas avec Michel.
20:29Oh, les nombreux, mon petit.
20:32Les inconnus, évidemment.
20:34Et puis, on s'est parlé de ça ce matin avec Mimimati et Isabelle de Bouton.
20:39Mais c'est vrai qu'en tout cas, nous, on lui doit notre rencontre.
20:42Parce qu'on était tous, quand on est tous venus, on ne se connaissait pas tous.
20:48Donc, les rencontres se sont faites au fur et à mesure.
20:50Et c'est vrai que ça a permis les inconnus, Régis Laspalès et Chevalier, nous.
20:55Enfin voilà, il a ouvert des portes.
20:57Ce n'était pas évident à l'époque et il l'a fait, quoi.
21:00Et donc, merci Philippe.
21:02Franck Ferrand, vous avez croisé Philippe Bouvard dans des dîners, dans des soirées ?
21:06Oui, je l'ai croisé chez Stéphane Berne, chez Michel Legrand.
21:09C'était quelqu'un d'intéressant dans les dîners parce que, vous savez,
21:13la quasi-totalité des stars, quand vous les croisez, parle d'elle-même, en fait.
21:17C'est ça.
21:18Et lui, je trouvais assez remarquable qu'il pose des questions, il s'intéressait aux gens.
21:23Il voulait savoir qui on était, ce qu'on faisait, si c'était intéressant, avec qui on travaillait.
21:27Et je trouve que cette espèce de curiosité pour autrui était quand même assez louable.
21:32Gérard Jugnot, un autre souvenir ?
21:34Non, non, je le disais, Sarko...
21:38Sarko, Sarko ?
21:40Kersonzon !
21:41Ça va, Gérard ?
21:42Je les confonds toujours.
21:44Non, ce que je disais, Kersonzon, c'est vrai, c'est quelqu'un qui a mis au service du plus
21:49grand public
21:50les mots, les phrases, les jeux de mots, jouer avec les mots et la littérature.
21:56C'est vraiment très, très important.
21:57Il y a beaucoup de gens qui ont du mal à écrire ou à parler
22:02et qui sont fascinés par la force de...
22:06Mais toi aussi, t'as du mal à parler.
22:09Toi aussi, t'as du mal à parler.
22:11Je te demande si on n'aurait pas à faire un seul voyage.
22:15Tu n'as pas retenu grand-chose.
22:18C'est pour ça que... Non, mais c'est vrai, moi, je suis venu au Grosse Tête pour apprendre à
22:22parler.
22:23Je n'y arrive toujours pas, mais ça va venir.
22:27Valérie Mérès au téléphone pour rendre hommage à Philippe Bouvard.
22:31Vous vous souvenez de votre première prestation ici au Grosse Tête avec Philippe ?
22:35J'étais là pour être la gourdasse de service.
22:39Déjà ?
22:43Il avait le mérite de savoir que les gourdasses qui l'entouraient étaient intelligentes.
22:49Vous vous souvenez qui était avec vous, avec Philippe Bouvard à l'époque, Valérie ?
22:53Très bien, très bien.
22:54Il y avait Jacques Martin qui n'arrêtait pas de dire qu'il était amoureux de moi.
22:58Et il y avait Olivier de Kersouzon qui n'arrêtait pas de dire que j'étais de la merde.
23:03Mais ça ne vous a pas empêché de rester pendant quelques années ici au Grosse Tête avec Philippe Bouvard ?
23:08Oui, je suis restée jusqu'au moment où je me suis rendue compte que Junio était beaucoup mieux payé que
23:13moi.
23:13J'ai demandé la même chose, on ne m'a plus jamais rappelé.
23:20Ah ben voilà, effectivement, l'égalité homme-femme...
23:24C'était un autre monde.
23:27Eh oui.
23:28Ça va mieux maintenant ?
23:29Oh ben, je n'aurai jamais demandé le tarif de Junio.
23:34J'ai envie de rester.
23:39Merci Valérie Mérès pour ce témoignage.
23:42Au téléphone pour rendre hommage à Philippe Bouvard.
23:45Charlotte de Turquème.
23:46Bonjour Charlotte.
23:47Bonjour les amis.
23:49Évidemment, vous aussi, vous avez démarré dans cette émission à l'époque de Philippe.
23:52Vous en avez un souvenir, j'imagine ?
23:55Ah ben bien sûr, d'abord, ça ne nous rachénie pas vraiment.
23:58Parce que je crois que ma première apparition, c'était en 85.
24:02Aïe, aïe, aïe.
24:03Aïe, aïe, aïe, ça fait mal, quoi.
24:05Mais c'est vrai qu'il était quand même, d'abord, il avait quand même inventé ce concept quand même
24:10incroyable.
24:10Et là, je vous écoute depuis cinq minutes et j'étais morte de rire.
24:13Et je me disais quand même, elle est géniale, quoi, cette émission.
24:17Et puis, par exemple, je me souviens qu'il avait écrit son épitaphe.
24:21Je ne sais pas si vous l'avez vu.
24:22Il voulait qu'on y ait écrit sur sa tombe.
24:25Vivant, j'étais assez petit.
24:27Sous la pierre, j'ai fait figure de monument.
24:29Il y a donc un progrès.
24:32C'est joli.
24:33Qui était avec vous à cette époque ?
24:37Il y avait Jacques Martin, il y avait Philippe Castelli, il y avait Claude Sarraute, génial Claude Sarraute.
24:45Il y avait Bernard Mabie, il y avait Jean Dutour.
24:49Bernard Mabie va bien, on a eu au téléphone.
24:51Il y a trois minutes.
24:52Bernard Mabie va bien.
24:54Il y avait mon Pierre Bénissot.
24:55Moi, le Pierre Bénissot, je crois qu'il disait, je me demande si je ne l'ai pas vu la
24:58première fois là-bas.
24:59Et puis Olivier de Kersoso, moi, dans lui, il est...
25:02Et en fait, ce dont je me souviens très bien, c'est qu'il n'y avait pas beaucoup de
25:05femmes quand même.
25:06Il y avait un peu Amanda Lyre et Évelyne Leclerc, je me souviens.
25:09Quand vous dites un peu Amanda Lyre, quand il n'y avait pas beaucoup de femmes, qu'est-ce que
25:14vous vouliez dire ?
25:18Vous avez vu, j'ai fait la transition entre les mecs et les nanas.
25:20Au milieu, j'ai mis Amanda.
25:23Amanda qui a eu la gentillesse tout à l'heure, a été très drôle d'ailleurs, d'intervenir sur notre
25:28antenne,
25:28puisque depuis 15h30, on rend hommage, et c'est bien normal,
25:32à celui qui a créé cette émission des Grosses Têtes.
25:35Vous évoquiez Jean Dutour, on va écouter justement un extrait des Grosses Têtes
25:38à l'époque où Philippe Bouvard recevait Jean Dutour et évidemment Jacques Martin.
25:43De Madame Fanti, de Plantecuc.
25:48Alors qui fut...
25:49Elle habite Plantecuc ?
25:51Comment elle s'appelle ?
25:53Elle s'appelle...
25:54Ou Émilienne ?
25:55Simone.
25:56Ou Simone ?
25:57Monsieur Bouvard, si j'habitais Plantecuc, c'est pas de la blanquette,
26:02c'est pas du sauté de veau que j'emporterais dans ma gamelle à l'Académie,
26:05mais c'est de la daube.
26:06C'est de la daube.
26:07Allez, vous la posez cette question, probablement.
26:10Allez, Philippe, que ça prenne, qu'on a tous fait, on te voit bien.
26:14Regarde.
26:15Du tout, on s'impatiente.
26:17Allez, vas-y.
26:20Allez, vas-y.
26:21Allez, vas-y.
26:35L'Académie française, je te dis merde.
26:39Oh, monsieur Dutour, vous êtes un grossier.
26:43Qu'est-ce qui a aimé la veste ? Chapeau, il va chier.
26:46Allez, monsieur Brin.
26:51Jean Dutour et Jacques Martin avec Philippe Bouvard.
26:55Vous les avez tous connus, Charlotte.
26:57Alors, je les ai tous connus à un moment où quand même,
27:00ils étaient quand même vachement machos quand même.
27:04Et Jacques Martin, je me souviens qu'il m'avait dit,
27:07vous ne devriez pas faire rire pour une femme, ça ne se fait pas.
27:11Il était hyper choqué par mon spectacle avec Coluche.
27:14Il m'a dit, vous déshonorez votre caste.
27:17Enfin, ils étaient quand même vachement...
27:18Vis-à-vis des nanas, ils étaient quand même hyper réacs.
27:21Et moi, ce qui m'amusait, c'est d'essayer, évidemment,
27:24de leur damer le pion, quoi.
27:25Et je dois dire qu'Olivier de Kersozon,
27:27le jour où quand même, je lui ai dit un jour,
27:30un peu comme à Pierre Benichoux,
27:32vous allez un peu la fermer, votre grande gueule,
27:34et laisser parler les autres.
27:35Ils étaient tellement siers qu'une femme, quand même, leur dit ça,
27:39que du coup, j'ai senti que ça y est, j'avais gagné du galon, quoi.
27:43Un peu comme vous l'avez fait, d'ailleurs, ici,
27:45il n'y a pas si longtemps, face à Sébastien Thoen.
27:48Mais oui, c'est ça.
27:49C'est qu'à un moment, il faut leur faire fermer leur grande gueule, quand même.
27:52C'est gros macho, là.
27:54Sébastien Thoen, qui sera évidemment de retour
27:55dès la semaine prochaine aux Grosses Têtes.
27:57Merci, Charlotte.
27:59Merci à vous.
27:59Vous aussi, vous revenez très vite nous voir, évidemment.
28:01Ah oui, j'ai trop hâte.
28:02Quand je vous entends, vous me manquez.
28:04Et il y a un dernier truc qui disait, mais Philippe Bouvard,
28:06qui me faisait marier, je lui disais,
28:06mais vous travaillez tout le temps, Philippe.
28:08Il me dit, mais je ne sais rien faire d'autre,
28:10je ne sais même pas nager.
28:12Merci, Charlotte de Turcaille.
28:15Hommage à Philippe Bouvard, jusqu'à 18h.
28:17Il y a quelqu'un qui connaît bien la période de Philippe Bouvard
28:20des deux côtés de l'émission.
28:22C'est-à-dire à la fois côté Grosse Tête en étant elle-même derrière le micro,
28:27mais côté coulisses en ayant été hôtesse des Grosses Têtes.
28:31C'est Laurence Boccolini.
28:32Bonjour, Laurence.
28:34Bonjour, Laurence.
28:34Bonjour, Laurence.
28:35Racontez-nous cette période de Philippe Bouvard et des Grosses Têtes
28:38quand vous étiez simplement encore hôtesse ici, comme Olivia aujourd'hui.
28:42Alors, non seulement j'étais hôtesse,
28:43mais ça, c'était la deuxième partie de la chose.
28:47Mais au tout début, j'étais dans le bureau des Grosses Têtes
28:51pour trier les cartes postales.
28:53C'était mon premier stage dans le bureau de Philippe.
28:56Et c'était assez étonnant parce que j'en avais une peur bleue, déjà.
29:01Et après, j'étais hôtesse.
29:02C'est-à-dire qu'on apportait les drinks à Olivier de Kersoso souvent,
29:07à Jacques Martin, on les voyait passer.
29:09Donc, c'était une admiration absolue pour cette émission dont moi, j'étais fan,
29:12parce que c'était ma Madeleine de Proust, j'étais collée à cette émission.
29:16C'était mes idoles.
29:18Cette émission, c'était vraiment l'émission que j'écoutais après le collège.
29:22Donc, quand j'ai été grosses têtes, quand j'ai été hôtesse aux grosses têtes,
29:25et aussi quand je triais les cartes postales des questions qui arrivaient,
29:30pour moi, c'était le summum de ma carrière.
29:33Parce qu'à l'époque, effectivement, les auditeurs envoyaient des questions.
29:36J'en parlais ce matin.
29:38Les fameuses...
29:39Madame Leprieur d'Agon-Coutinville, M. Nicolachet.
29:42Madame Belle-Père de Loche.
29:42Madame Belle-Père de Loche.
29:43Elle, elle n'existait pas vraiment, Madame Belle-Père de Loche.
29:46Oui, oui, je pense qu'il y avait des...
29:47En fait, il avait des noms, et en fait, il mettait les questions selon les noms.
29:52Donc, ça devenait une telle question qu'il mettait Madame Belle-Père de Loche,
29:55Madame Leprieur d'Agon-Coutinville, et il y avait souvent des noms qui étaient...
29:59M. Nicolachet de Reims.
30:00Voilà.
30:01Et après, quand vous êtes passée au micro en tant que grosse tête, alors...
30:04Oui, c'était sacrément compliqué, parce que moi, j'étais très intimidée.
30:07Mais alors, pour gagner Bouvard, il fallait le faire rire.
30:12Si on le faisait rire, il avait une certaine tendresse, entre guillemets, pour vous.
30:16Donc moi, ça, j'admirais la façon dont il travaillait.
30:21Quand on était une nana, chez lui, c'était compliqué.
30:24Il fallait vraiment avoir l'érudition.
30:27Il fallait, enfin, cultiver.
30:29Il fallait être drôle, avoir de la répartie.
30:30Et surtout, il fallait aimer se faire vanner.
30:34Et oui.
30:35Si on jouait un peu, tu vois, les sucrés, en disant...
30:38Oh non, quand même...
30:40C'était très misogyne, quand même, les vannes.
30:43Je te dis.
30:44Mais si on disait...
30:45Bon, après tout, on est là pour rigoler.
30:47Mais il aimait bien.
30:48Et moi, je ne sais pas.
30:50Quand il me disait, après l'émission,
30:52là, c'est bien, vous avez été drôle.
30:53C'était...
30:55J'attendais cette validation-là.
30:57C'est bête, hein.
30:58Mais pour moi, j'attendais cette validation-là,
31:00parce que je l'écoutais depuis que j'avais 13-14 ans.
31:03Donc, quand il me disait, vous avez été bien,
31:05ça voulait dire beaucoup pour moi.
31:07Ça voulait dire beaucoup.
31:08Merci, Laurence Boccolini.
31:09Au téléphone maintenant, Francis Perrin.
31:11Pourquoi Francis Perrin ?
31:12Parce qu'il a été grosse tête ici, évidemment, à RTL,
31:15avec Philippe Bouvard.
31:15Mais aussi à la télévision.
31:18On l'oublie.
31:18Mais les grosses têtes,
31:19on fait aussi les belles soirées du samedi sur TF1
31:22pendant des années.
31:23Bonjour, Francis.
31:25Bonjour.
31:25Vous avez fait des sketchs pour Philippe Bouvard.
31:28Je pense à Sim, évidemment, avec Sim,
31:30avec Carlos, Francis.
31:31Bien sûr, bien sûr.
31:33Et Sim, tu avais une amitié,
31:34une complicité extraordinaire.
31:36Ça, c'est grâce à Philippe
31:38qui avait su nous faire rencontrer.
31:41Et puis voilà,
31:44je crois qu'on a fait des sketchs
31:45qui resteront dans les mémoires.
31:48Et à la radio,
31:49alors racontez quand vous êtes arrivé ici
31:50pour la première fois aux grosses têtes
31:51à l'époque de Philippe Bouvard.
31:53Ah bah moi, c'était en plus,
31:55c'était avec Jean Dutour,
31:57avec Jean-Yann,
31:59avec Jacques Martin,
32:00tout ça.
32:00Enfin, c'était des moments extraordinaires.
32:02Vous savez que c'est lui qui,
32:05le premier, a fait ma première interview
32:07quand j'ai eu mes trois premiers prix
32:09au Pense à Vapor et que je suis rentré
32:10à la Comédie Française.
32:12Et c'est lui qui a fait ma première interview
32:14et donc ça, il avait décelé déjà
32:17que peut-être j'avais un potentiel.
32:22Un peu de talent.
32:23Et il ne s'était pas trompé.
32:24Je rappelle d'ailleurs que vous serez
32:25à la rentrée avec votre famille sur scène.
32:28Non, le malade imaginaire,
32:29c'est bien ça, Francis ?
32:30Oui, dans une semaine, le 2 septembre,
32:32on commence au théâtre de la Michaudière, voilà.
32:34Et c'est votre famille qui joue avec vous ?
32:36Et j'ai mes deux filles et mon fils, oui.
32:39C'est incroyable cette histoire.
32:40Ah oui, c'est extraordinaire.
32:42Bah c'est la troupe Molière !
32:44Mais oui, dans une pièce,
32:45le malade imaginaire,
32:47deux corneilles, n'est-ce pas Francis ?
32:48Non !
32:49Ah non !
32:49Ah il va m'énerver !
32:50Va pas le chercher là-dessus !
32:52Va pas le chercher là-dessus !
32:54Ah c'est là !
32:54C'est Franck Perron qui est là ?
32:56Bah oui !
32:57Ah bah tu parles !
33:00Bonjour Franck !
33:01Bonjour !
33:02Il sait que c'est la troupe qui peut m'énerver très fort !
33:06On viendra à vous applaudir au théâtre de la Michaudière.
33:08Merci Francis Perrin d'avoir dit quelques mots à propos de Philippe Bouvard
33:12qui nous a quittés ce matin à l'âge de 96 ans
33:15et qui a créé les grosses têtes en 1977.
33:17On célébrera évidemment les 50 ans de cette émission
33:20comme il se doit à l'année prochaine,
33:22le 1er avril,
33:23parce que c'est une date qui a été fixée comme ça.
33:25On sait pas exactement la date du début des grosses têtes.
33:29On a beau chercher...
33:30On a fixé un peu comme ça la date du 1er avril,
33:33mais c'est pas certain que ce soit vraiment le 1er avril
33:35que l'émission a été créée.
33:37On a pas les archives audio de cette époque,
33:39mais en tout cas ce qui est sûr c'est que c'était bien au printemps 1977
33:43que Philippe Bouvard a créé cette émission.
33:46A l'époque c'était à 16h30.
33:4816h30, 18h.
33:49Aujourd'hui, 15h30, 18h.
33:51Votre rendez-vous est toujours là
33:52et on espère être là évidemment pour les 50 ans.
33:55Merci Francis Perrin.
33:56Avant le Kiki Express, hommage à Philippe Bouvard
33:58avec Éric Logérias au téléphone.
34:00Bonjour Éric.
34:01Bonjour Laurent, bonjour les copains.
34:03Vous étiez déjà là à l'époque de Philippe Bouvard.
34:05Quelques mots sur Philippe.
34:07Oui, moi je suis arrivé avec Philippe.
34:09Quand il est revenu après être parti,
34:11il voulait venir avec quelques jeunes.
34:12Je fais partie de ces jeunes qui étaient il y a longtemps donc.
34:16On est au début des années 2000
34:18puisque effectivement c'est l'époque,
34:20je l'ai raconté ce matin,
34:22c'est l'époque assez étonnante
34:23pendant laquelle RTL avait décidé de se séparer de Philippe Bouvard
34:27pendant trois mois.
34:28C'est Christophe de Chavannes qui a animé cette émission
34:30et moi j'avais recueilli en quelque sorte,
34:33si je peux utiliser ce mot,
34:35recueilli Philippe Bouvard dans mon émission
34:37en face sur Europe 1.
34:38Période évidemment qu'il avait un peu mal vécu
34:40parce que c'était difficile de participer à une émission qu'on anime pas
34:44quand soi-même on est habitué à l'animer.
34:47Et puis après il est revenu ici refaire les grosses têtes après trois mois d'absence.
34:51Voilà, et nous on s'était rencontrés sur une émission de télé
34:53qui avait produite Carl Zéro
34:55et que j'avais écrite en grande partie
34:56dans laquelle je jouais un général russe,
34:59un cuisinier italien,
35:00et ça avait beaucoup fait rire Philippe déjà à l'époque.
35:03Et quand il est revenu aux grosses têtes, il m'a dit
35:04je vous embarque avec moi.
35:06Je peux vous demander par exemple
35:08si un journaliste américain devait rendre hommage à Philippe Bouvard,
35:12qu'est-ce qu'il dirait ?
35:28En Russie, on rend hommage à Philippe Bouvard ?
35:54Au Japon, au Japon, on rend hommage à Philippe au Japon.
36:09Les grosses têtes, je crois, sont arrivées jusqu'au Mexique, Eric Logérias.
36:19Les grosses têtes, je crois, sont arrivées jusqu'au Mexique, Eric Logérias.
36:29...
36:38Eric Logérias, grosses têtes déjà à l'époque de Philippe Bouvard
36:41à qui on rend hommage évidemment aujourd'hui.
36:44Gérard qui était déjà là à l'époque de Philippe Bouvard,
36:47et à l'époque de Philippe Bouvard, on aimait déjà raconter des histoires drôles.
36:50Un petit souvenir avec Carlos.
36:52Tu sais, les Belges qui appellent,
36:54ils sont capables d'être dehors, tu sais,
36:56avec nos femmes là, on n'a jamais fait échangiste.
36:59C'est dans la mode, il faudrait une fois essayer.
37:01J'ai demandé une fois à Simone, demande à Robert.
37:03Alors ils s'appellent, ils sont d'accord pour le week-end échangiste.
37:07Ah, super !
37:08Ils vont une petite houberge dans les Ardennes,
37:10et le lendemain matin, les deux mecs se réveillent dans le même lit
37:12en disant, j'espère que nos femmes ont passé une aussi belle soirée que nous.
37:18Et voilà une histoire drôle de l'époque de Philippe Bouvard avec Carlos.
37:23Elle est drôle à vouer cette histoire.
37:25Il a raconté très bien.
37:26On adorait Carlos.
37:28Moi quand je suis venu ici aux Grosses Têtes,
37:30parce que c'est vrai que avant d'animer les Grosses Têtes,
37:32j'ai eu la chance aussi très peu de fois,
37:33cinq ou six fois, de faire les Grosses Têtes en tant que Grosses Têtes.
37:37C'était dans les années 90.
37:38Il y avait Carlos, et il m'avait vraiment, je dois dire,
37:41très très gentiment accueilli.
37:42Il y avait Carlos, il y avait Sim, il y avait Jacques Balutin.
37:45Et j'ai raconté ce matin dans la matinale, c'est vrai,
37:48il y avait aussi Jacques Pradel,
37:49parce que je venais d'écrire un bouquin
37:52où je racontais des méchancetés sur les uns et les autres,
37:54comme d'habitude.
37:55Et je venais d'une autre radio France Inter,
37:57et Jacques Pradel animait Perdu de vue à cette époque-là.
38:00Et quand je suis arrivé ici parmi les Grosses Têtes,
38:02je m'installe, Carlos s'installe, Sim s'installe,
38:04Jacques Balutin.
38:05Je crois qu'il y avait Evelyne Leclerc aussi.
38:07Et il y avait un fauteuil vide.
38:08Et ce fauteuil vide, je me disais, mais qui va être assis là ?
38:10Et Philippe avait fait exprès.
38:11Il avait attendu, pour me faire la surprise,
38:14et il avait installé Jacques Pradel au dernier moment,
38:17sachant que mon livre était bourré de conneries à propos de Jacques Pradel.
38:23Alors j'avoue que ça ne m'avait pas rassuré.
38:25Mais heureusement, Jacques Pradel était toujours d'ailleurs un type formidable
38:28et il avait pris avec beaucoup d'humour toutes les conneries
38:30que j'avais pu dire sur lui.
38:32Et j'ai été quand même réinvité aux Grosses Têtes quelques fois à cette époque,
38:35jusqu'à ce que France Inter dise, oh là, vous êtes bien gentil,
38:38mais vous ne faites pas les deux radios en même temps.
38:42J'ignorais à cette époque-là, dans les années 90,
38:44qu'un jour, j'aurais la chance de succéder à Philippe Bouvard.
38:47Ça fait maintenant déjà 12 ans et nous fêterons les 50 ans
38:50de cette émission créée par Philippe en 1977.
38:53On fêtera ça donc l'année prochaine en 2027.
38:57En ce jour de rentrée où on rend hommage à Philippe Bouvard,
39:00créateur de cette émission Les Grosses Têtes,
39:02je voulais aussi avoir une pensée pour Éric Laverdin
39:04qui a été réalisateur de cette émission,
39:06qui nous a quittés il y a quelques mois maintenant,
39:08mais aussi avoir au téléphone quelqu'un qui a été très proche de Philippe
39:11pendant ces années Grosses Têtes,
39:13que j'ai croisées hélas dans des mauvaises circonstances
39:16il y a peu de temps encore aux obsèques de notre amie et camarade Sophie Garel
39:19ou encore à celle d'Isabelle Mergaux
39:21puisque c'est vrai que les Grosses Têtes ont été énormément en deuil cette année.
39:25Et c'est Claire Wesley qu'on a au téléphone.
39:27Bonjour Claire.
39:28Bonjour Laurent.
39:29Claire, pour expliquer aux auditeurs,
39:31je crois qu'il y a quelqu'un qui a très peu parlé au micro
39:34et qui a toujours été en coulisses.
39:36Claire, vous avez été pendant longtemps et des années
39:38celle qui programmait les Grosses Têtes,
39:41qui appelait Gérard Juniau, qui appelait Michel Bernier,
39:43qui appelait Jean Lefebvre, Jean Dutour et les autres
39:46pour leur dire voilà, Philippe veut vous voir tel jour,
39:49ce que fait aujourd'hui d'ailleurs notre camarade Anthony Bloch
39:53dans notre émission maintenant.
39:54Pendant combien de temps vous avez fait ça pour Philippe, Claire ?
39:56J'ai commencé dans les années 80, en 80 je crois.
40:01L'émission était toute jeune.
40:04Martin n'était pas encore arrivé, elle est arrivée un petit peu après.
40:07Et après Kersoson, Zitraud, Le Luron, enfin c'est toute une époque.
40:12Alice Saprout, Lefebvre,
40:14tous ceux que vous avez cités, Dutour, Jean-Yann,
40:16voilà, c'est toute une époque.
40:20C'est beaucoup de souvenirs.
40:22Comment on faisait à l'époque ?
40:24Et j'aimerais que vous racontiez comment ça se passait.
40:26C'est Philippe Bouvard qui vous disait
40:28alors il faut rappeler un tel nom, machin, tu le rappelles pas.
40:30Comment ça se passait ?
40:32Il fallait équilibrer le planning.
40:36C'est-à-dire que bon, quand il y avait Martin, c'était bien Kersoson,
40:42puis après il fallait des gens...
40:43Enfin, ça dépendait de ce que les gens disaient.
40:45Il y en a qui racontaient des histoires,
40:48d'autres racontaient leur vie.
40:51Enfin, ça dépendait de la manière dont les gens étaient.
40:56Il fallait des souffres-douleurs ?
40:57Alors, le souffre-douleurs, Gérard Géniot peut en témoigner,
41:00c'était souvent les nouveaux.
41:03Oui, il a pris des coups par Olivier de Kersoson, Gérard.
41:06Il y a eu Rick Azara et Linda de Souza, je pense à...
41:09Ah oui, mais ça, c'était les souffres-douleurs
41:10qui voulaient bien être souffre-douleurs.
41:12Et les nouveaux, ceux qui arrivaient
41:13et qui ne connaissaient pas l'émission,
41:15alors là, généralement, c'était le souffre-douleur du jour.
41:19Voilà.
41:19Mais c'est vrai qu'il y avait des souffres-douleurs habituelles,
41:22mais ils se défendaient bien aussi quand même.
41:24Philippe Castelli, évidemment, en tête.
41:25Ah bah oui, mais...
41:28Et quelle phrase, quel dernier mot diriez-vous à propos de Philippe Bouvard
41:32avec qui vous avez travaillé pendant tant d'années, Claire Wesley ?
41:36C'est beaucoup de souvenirs.
41:38Il était très exigeant, mais c'est l'école de la vie, quoi.
41:43Merci.
41:44Oui, allez-y, je vous en prie.
41:45Non, puis bonjour à tout le monde, parce que je n'ai pas dit bonjour à tous les amis.
41:49Elle est très polie, Claire.
41:50Claire, elle m'a même laissé, je peux le raconter ça, Claire.
41:53Elle m'a laissé en héritage quand je suis arrivé ici
41:55il y a maintenant 12 ans pour succéder à Philippe Bouvard aux grosses têtes.
41:59Elle m'a laissé le petit carnet avec tous les noms des grosses têtes
42:01et les cachets aussi.
42:03Ah oui ?
42:03Vous écrivez tout ça à la main, évidemment.
42:07Oui.
42:07Combien chacun prenait.
42:09Sauf qu'à l'époque, évidemment, c'était deux enregistrements.
42:11Il y avait deux émissions.
42:12On faisait deux émissions d'affilée, c'est bien ça ?
42:14Oui, oui, oui.
42:15Deux émissions d'affilée, oui.
42:17Le soir.
42:17C'était le soir.
42:18Le soir.
42:18Oui, c'était le soir.
42:20Souvent.
42:21Je viens de le comprendre, je vais donc diviser par deux les cachets des grosses têtes.
42:28Merci, c'est si gentil d'avoir répondu à mon appel, Claire Westlake,
42:32qui a programmé les grosses têtes de Philippe Bouvard pendant tant d'années.
42:37Et évidemment, dès demain, nous nous retrouvons à 15h30 avec d'autres grosses têtes
42:41et toute la semaine et y compris le week-end prochain, nous rendrons hommage encore à celui qui a créé
42:46cette émission
42:46pendant laquelle nous nous amusons tant, vous, j'espère, en l'écoutant, nous, en la faisant.
42:51Hommage encore une dernière fois à Philippe Bouvard.
42:53Merci.
42:54Merci.
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