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  • il y a 2 mois
Ce jeudi 27 août, Antoine Larigaudrie vous présente le coffre fort dans son émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01Tout pour investir, le coffre-fort.
00:04Et on retrouve comme régulièrement Nicolas Chouat de CCR.
00:08Bonjour.
00:09Bonjour, alors on le rappelle, on va parler de matante, quand je mets matante, entre guillemets, c'est une expression
00:15de vieux, qui veut dire le crédit municipal.
00:18Oui, souvent on met des objets au clou, entre guillemets, pour pouvoir en retirer un prêt.
00:24Et ça peut constituer, et ça constitue de plus en plus, une voie de rêve pour ceux qui cherchent des
00:31objets de collection spécifiques.
00:33BD, rétro gaming, marché de l'art, basket. Il va falloir qu'on en parle des baskets.
00:39C'est ça, on va en parler.
00:41Mais déjà, je voudrais qu'on revienne, Nicolas Chouat, vraiment sur le rôle structurel du crédit municipal dans ce que
00:52les collectionneurs recherchent.
00:53C'est à la fois un rôle d'étalonneur de valeur, on va dire, de conservation, parce qu'on va
00:59voir que c'est important, surtout pour des actifs comme la BD, l'art, etc.
01:03C'est un peu une plateforme à tout faire, à laquelle personne ne pense quand on se lance dans une
01:08collection qui a de la valeur patrimoniale.
01:11Absolument. Alors au sein du crédit municipal de Paris, vous avez une structure qui s'appelle CCR, qui est le
01:17centre de conservation d'art.
01:18Et c'est la structure qui va accompagner vraiment les collectionneurs sur les objets de valeur, pour l'évaluation, pour
01:24des prêts, dans le cadre d'un prêt sur œuvres d'art et objets de valeur.
01:28Et on a en effet toute une batterie de services qui va être de la conservation jusqu'à la valorisation
01:34des œuvres,
01:35en accompagnant les clients sur l'accrochage, sur la conservation, sur la restauration et ce genre de choses, et aussi
01:44sur l'authentification.
01:45Oui, parce qu'on l'a vu dans un épisode précédent, mais il y a un client qui est venu
01:50vous voir, qui avait juste un mobile de calder chez lui.
01:52Il y avait, absolument, et qui était magnifique.
01:54L'histoire de fou, oui.
01:55Et là, il faut de tout. Il faut de l'évaluation, il faut de l'expertise.
01:58Il faut pouvoir le conserver, parce que ça ne se conserve pas comme un vélo dans une cave.
02:03Donc vous avez aussi des services qui sont spécialisés dans la bonne conservation, l'hygrométrie, etc.
02:10Absolument. On a des réserves qui sont de qualité muséale et dans lesquelles, en fait, les réserves sont adaptées en
02:18fonction des matériaux et des supports,
02:21que ce soit du dessin, du pastel, de la BD, des baskets si on en a, puisqu'on en parlera,
02:29mais aussi du mobilier contemporain ou ancien.
02:32Donc oui, toutes nos réserves sont adaptées en termes de température, d'hygrométrie, et on a un rôle, en fait,
02:39de conservation et de prévention curative et préventive, qui est très important.
02:46Bon, il y a aussi les objets de luxe, bien entendu. On parle beaucoup du marché secondaire pour tout ce
02:50qui est maroquinerie, bijouterie, etc.
02:52Là aussi, c'est un endroit où on peut faire potentiellement de très, très bonnes affaires.
02:56On va, en effet, accompagner les clients qui vont nous déposer des sacs de haute maroquinerie, Hermès ou autres, des
03:04montres de haute horlogerie,
03:06donc dans l'authentification, mais aussi, bien entendu, dans la conservation.
03:10Et puis, je dirais, en fait, que dans le cadre d'un prêt, le corollaire, c'est aussi de bien
03:14conserver,
03:14parce qu'on conserve les objets dans le cadre de ce prêt, et il faut qu'on les rende dans
03:21d'aussi bonnes conditions qui nous ont été passées.
03:25Souvent, ils sont, en général, de toute façon, conservés dans de bien meilleures conditions que lorsqu'ils sont chez les
03:30collectionneurs ou les particuliers.
03:32C'est vrai pour le vin, c'est vrai pour les tableaux, mais c'est aussi vrai pour les sacs
03:36et pour les montres.
03:39Et puis, on ne va pas hésiter, en fait, à créer des boîtes et des conditions de conservation ad hoc,
03:46donc spécifiques, pour ces œuvres.
03:50Je me souviens, on nous avait déposé un masque inuit qui avait à peu près 180 ans.
04:00Oui, ce n'est pas le truc qu'on met dans une vieille cave, non.
04:02Non, et alors, en plus, c'est ultra rare, parce que c'était, en fait, des masques qui étaient utilisés
04:07dans le cadre, en fait, de rituels chamaniques ou religieux.
04:12Et après, ils étaient jetés, et là, en fait, il avait été conservé, et il avait encore tout.
04:19Il avait son arceau, ses liens végétaux qui conservaient tout, et qui rattachaient, en fait, les différentes parties du masque.
04:28Donc, c'était quelque chose qui était estimé à plusieurs millions.
04:32Et on a fait vraiment, là, une boîte qui permettait de soutenir tous les différents éléments, et donc une conservation
04:42qui était optimale.
04:43Quelle histoire !
04:45Là, en ce moment, ces derniers mois, ces dernières années, les collectionneurs, ils viennent chercher quoi ?
04:51On a vu avec vous déjà qu'il y avait beaucoup de passionnés de rétro-gaming, les vieilles consoles, les
04:57vieux jeux.
04:58On voit qu'il y a beaucoup d'investisseurs qui viennent vous voir quand il est question de BD également,
05:04de BD rares, avec des planches rares, etc.
05:06Et puis, il y a les baskets.
05:08Il y a des baskets, absolument.
05:08Alors là, vous parlez un passionné.
05:11Je sais que je touche une corde sensible.
05:13Non, mais attendez, ça peut être archi pointu comme marché, et il ne faut pas se tromper.
05:17Et vous, vous ne vous trompez pas, du point de vue de l'expertise, qu'est-ce qui a changé
05:23?
05:23Parce que, bon, il y a la génération, je ne sais plus à laquelle on est, Z, je crois, qui
05:29a un peu d'argent maintenant,
05:33et qui va aller chercher tout ce qu'elle ne pouvait pas se payer quand elle était ado, parce que
05:35maman ne pouvait pas.
05:37Donc, maintenant, on va chercher les baskets collector, mais pas n'importe quoi.
05:40Et vous, vous êtes témoin, justement, de ce marché qui devient archi pointu.
05:44Le marché de la sneaker, c'est un marché qui est très très pointu, auquel il faut faire en effet
05:50attention, comme vous le dites,
05:52parce que c'est autant les bons éléments, les bonnes sneakers vont rester, en fait, sur une évaluation qui va
05:59être constante, voire qui va augmenter.
06:01En revanche, si vous choisissez pas les bonnes ou les bonnes rééditions, là, vous pouvez avoir quelque chose qui est
06:07très très très fluctuant.
06:09La sneaker, la colonne vertébrale de la sneaker, on ne va pas se leurrer, c'est les Jordans.
06:17Jordans, c'est tout un mythe.
06:19La première Jordans, elle apparaît en 1985, et je dirais qu'il y a tout pour créer ce mythe.
06:25Jordans est déjà un athlète absolument dingue.
06:28Il y a la NBA qui bannit, en fait, cette basket parce qu'elle ne remplit pas au code de
06:36l'époque.
06:37Lui, il va quand même les porter.
06:38Nike va payer les amendes.
06:41Ça y est, c'est lancé, en fait.
06:42On est dans quelque chose qui réunit tout.
06:44La street culture, la Jordane, en fait, casse les codes et crée de nouveaux codes.
06:50Vous avez un athlète, c'est la réussite.
06:53Et donc, en fait, avec les Jordans, on rentre dans une communauté quand on a des Jordans.
06:59Puis, il y en a beaucoup qui ont essayé, qui ont signé des contrats majeurs.
07:03Alors, moi, je me souviens de Dike Boutombo avec Adidas.
07:05Il avait des baskets superbes.
07:08Patrick Ewing qui a fait sa propre marque.
07:10Et puis, et d'autres, mais il n'y a que Jordan qui a eu ce rayonnement mondial.
07:15Il n'y a que Jordan et il n'y a que Nike qui a eu ce rayonnement mondial.
07:19Il y a des collaborations qui marchent très bien, mais souvent qui sont aussi autour des Jordans.
07:25On pense, par exemple, aux collaborations Off-White avec Virgile Abloh.
07:30Il y a eu les collaborations avec Travis Scott aussi.
07:34Celles qui ont le swoosh à l'envers.
07:36C'est ça.
07:36La virgule à l'envers.
07:38Et dans les autres Nike qui fonctionnent très bien, il y a les SD Dunks qui sont, en fait, là,
07:46on est vraiment sur la culture du skateboard, élevé, je dirais, au rang de luxe.
07:54Et puis après, alors, on peut avoir occasionnellement les Yeezy avec Adidas, mais on est sur de l'exception.
08:01Et puis, il y a eu mauvaise presse pendant un moment.
08:03Il y a eu mauvaise presse pour un moment.
08:05Alors, quand on choisit une paire de sneakers, alors soit à un moment, c'est pour le plaisir de la
08:12porter,
08:13mais si on est dans une logique d'investissement, il faut vraiment, autant que faire se peut,
08:17choisir ce qu'on appelle des OG, des originales, et pas des rétro, donc des rééditions.
08:26Il y a des...
08:26L'état est ultra important, si elle est encore dans sa boîte, etc.
08:32Il ne faut pas oublier que ça se dégrade très, très vite.
08:34C'est ça, en fait.
08:35Il ne doit pas y avoir de restauration.
08:37Oui, non.
08:38Elle doit être dans un bon état.
08:39Et en fait, dans le jargon, elles vont être soit DS, Deadstock, ou Very Near, Deadstock, donc VN, DS.
08:47Et puis, il y a des éléments qui sont plus importants que l'autre.
08:51Vous avez...
08:52Maintenant, on est dans l'édition 40 des Jordans.
08:55Si vous êtes dans les éditions...
08:57Si vous avez la Jordane Chicago 1 de 85, avec...
09:02Là, vous êtes dans le Graal.
09:03On tourne autour de...
09:06Entre 10 et 30 000 dollars pour la paire, en fonction de son état.
09:12Et puis, vous avez d'autres éditions, je dirais, qui ont bien marché.
09:19Et souvent, ce sont des éditions qui apportent des ruptures, comme par exemple, les bulles d'air apparentes, ou le
09:24cuir vernis.
09:26Donc, on aura les 11 Concordes, par exemple, ou les Jordanes 4, Military Black.
09:32Donc, non, non, c'est...
09:33Et puis, on peut se faire plaisir.
09:34Si quelqu'un a les 6, en édition Barcelona, blanche et bleu marine, avec le petit serre-lacé rouge,
09:42écrivez-moi sur ma boîte privée LinkedIn.
09:45Vous avez un client.
09:46Merci infiniment, Nicolas.
09:47On se refera un focus sur les sneakers.
09:49On peut en parler des heures.

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