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  • il y a 6 jours
Ce mardi 1er septembre, François Minec, VP des ventes et du développement commercial pour la fabrication additive chez HP Inc ; Fabrice Coquio, président de Digital Realty France ; Jean-Noël de Galzain, président d'Hexatrust, CEO de Wallix ; Pascal Le Digol, directeur France de WatchGuard Technologies et Michel Juvin, ecosystem advisor pour Alliancy, dans l'émission Tech&Co Business sur BFM Business. Retrouvez l'émission le samedi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:05BFM Business présente Tech & Co Business, le magazine de l'accélération digitale.
00:11Frédéric Simotel.
00:13Bonjour et bienvenue pour cette nouvelle saison de BFM de Tech & Co Business sur BFM Business.
00:18Merci d'être avec nous. J'espère que vous avez passé un bel été.
00:20En tout cas, l'été, l'actualité tech ne s'est pas arrêtée.
00:23On va revenir dessus avec nos invités aujourd'hui.
00:25On va recevoir le patron dans un instant de tout ce qui concerne la fabrication additive chez HP.
00:29Il y a beaucoup de choses qui se font dans ce domaine.
00:31On enchaînera parce qu'on en parle beaucoup dans les data centers.
00:33Fabrice Coquio, c'est le patron de Digital Reality.
00:36C'est le plus gros acteur aujourd'hui des data centers.
00:38Il en gère 340 dans le monde et plusieurs en France.
00:41On parlera cybersécurité ensuite avec une grande page cyber.
00:44Jean-Noël Degalzin, PDG d'Oualix et surtout président d'Exatrust,
00:47qui lance une initiative pour interpeller les candidats.
00:51Parce que je trouve que la cybersécurité, ce n'est pas un de leurs sujets premiers aujourd'hui.
00:54Il faudrait quand même que ce soit dans leur ordre du jour.
00:56Et puis nos débriefeurs, on reviendra sur toutes ces attaques de l'été
00:59pour comprendre un peu ce qu'il faut faire et taper sans doute du poing sur la table.
01:03Allez, on est ensemble pendant une heure.
01:04Tech & Co Business, c'est parti.
01:06Cette nouvelle saison s'annonce déjà passionnante.
01:11Tech & Co Business, l'invité.
01:15Alors on démarre tout de suite avec notre premier invité, François Minec.
01:18Bonjour.
01:18Bonjour Monsieur St-Cortel.
01:19Merci d'être avec nous.
01:20Vous êtes vice-président en charge des ventes mondiales chez HP,
01:22sur la fabrication additive, donc la 3D, mais la 3D vraiment en dur.
01:28C'est une fabrication d'impression 3D.
01:31Première chose, vous êtes basé, vous êtes vraiment en charge de tout ce département mondial,
01:37basé à Barcelone.
01:38Pourquoi Barcelone ?
01:40Barcelone, c'est un site historique où HP avait ses imprimantes industrielles 2D,
01:45donc imprimantes grand format, et on a pris cette technologie et on l'a adaptée
01:49pour faire de l'impression 3D.
01:51L'impression 3D chez HP existe depuis 10 ans maintenant.
01:55Oui, c'est vrai, on fête les 10 ans.
01:58Alors justement, aujourd'hui, comment on fait ?
01:59Est-ce que ça y est, on est dans cette phase, parce qu'on a longtemps l'impression 3D,
02:03alors on la voit à titre plus domestique, une petite imprimante de la taille des imprimantes
02:07assez classique, sur laquelle on fait nos tests et tout ça.
02:10On voit qu'aujourd'hui, il y a vraiment des grands usages industriels.
02:14On peut imprimer des pièces, mais pour vous, ça y est, la fabrication additive est vraiment
02:22passée du prototypage aux usages de production industrielle.
02:28Alors, c'est vrai qu'aujourd'hui, quand on pense à l'impression 3D, souvent même
02:32dans les médias, on parle de la petite imprimante chez soi qui permet de faire des jouets,
02:37ou la coque de téléphone, des choses comme ça.
02:40Et en fait, on a pensé, il y a 10-15 ans, l'idée c'était la révolution industrielle,
02:44ça va être là, tout le monde aura son imprimante chez soi.
02:47Ça ne s'est pas du tout arrivé, donc moi, j'en ai eu chez moi.
02:50C'est vrai que si on revient 10 ans en arrière, on imaginait tous qu'on aurait ça pour imprimer
02:53à la fois des petits jouets pour nos enfants, voire des pièces parce qu'il nous en manque
02:56une, parce qu'un placard est cassé.
02:59Mais en fait, ce qui s'est passé, c'était une révolution beaucoup plus silencieuse,
03:04c'est que l'impression 3D était utilisée pour faire du prototypage, mais depuis quelques
03:08années, maintenant, toutes les usines d'impression 3D, parce qu'aujourd'hui, on a des usines
03:12d'impression 3D, ces usines font de la production industrielle.
03:16Donc depuis maintenant à peu près deux ans, la majorité de la production de ces usines,
03:20c'est de la production de pièces de série.
03:22Et c'est parce qu'on a pu travailler sur toutes les matières aussi, parce qu'au
03:26tout début, c'était de la résine, du plastique et tout ça.
03:29Aujourd'hui, on voit, on peut imprimer de l'acier, des choses comme ça.
03:34Enfin, on n'a pas de limites sur les matières.
03:36Exactement.
03:37Il y a de plus en plus de matières qui ont été développées pour l'impression 3D,
03:39donc ça, c'est un aspect.
03:41L'autre aspect important, c'est qu'au fur et à mesure, la technologie s'est améliorée.
03:44Le coût par pièce, qui est l'élément critique, a baissé.
03:47Les déchets, enfin tout ce qu'il y a des déchets autour.
03:50Améliorer la production pour éviter les déchets.
03:52Baisser les coûts des matières.
03:54Améliorer la productivité des machines et leur fiabilité.
03:57Aujourd'hui, ce sont des outils industriels qui permettent de faire des pièces à des coûts
04:01très compétitifs.
04:02Et donc, qui dans certains cas, sont mieux que de l'injection ou autre, ou du machinage.
04:08Alors justement, c'est quoi les objectifs aujourd'hui de la fabrication additive ?
04:12Parce que tel que vous nous le décrivez, on peut tout gérer à façon.
04:16Quand est-ce qu'un industriel, un grand ou un petit, va décider de soit passer par la 3D,
04:22soit se dire, je vais mettre en place une ligne de production beaucoup plus traditionnelle ?
04:28Il y a beaucoup de cas différents.
04:30Je vais prendre l'exemple des robots humanoïdes, par exemple, qui en ce moment sont imprimés
04:33beaucoup en 3D.
04:34Pourquoi ? Parce qu'ils sont dans des séries de développement.
04:38Donc, ils font des séries de 5 000, de 10 000.
04:40Et donc, l'impression 3D est toujours plus avantageuse dans ces cas-là.
04:45Aujourd'hui, si vous faites des séries, dépendamment de la taille de la pièce,
04:49de moins de 10 000 ou 100 000 pièces selon la pièce, c'est plus intéressant.
04:54Et donc, quand il y a beaucoup d'itérations de design et des séries de plus en plus courtes,
04:59il est souvent plus intéressant d'aller en impression 3D.
05:03Ce qui permet aussi d'avoir la pièce, vous vous designez votre pièce, vous l'avez le lendemain.
05:07Vous avez un changement, un client qui me demande ça, vous le faites le lendemain.
05:12L'injection, il faudra refaire un nouveau moule.
05:14Est-ce que pour vous, chez HP, ça a changé aussi la façon dont vous travaillez avec vos clients ?
05:17Vous ne vendez pas juste l'imprimante avec des modèles, avec une librairie de différents modèles
05:23ou comment se servir de ces imprimantes ?
05:25Mais est-ce que vous travaillez, on parlait de robotique,
05:28avec des industriels qui vont vous dire, vous allez les aider à déployer ?
05:33J'imagine un robot, on va dire, j'ai besoin des petites vis.
05:37Comme ça, on va les imprimer en 3D.
05:39Non, finalement, et si vous m'imprimez en 3D, tout le bloque, sans soudure, sans autre chose.
05:44Est-ce que ça, et là, vous intervenez aussi dans ce process avec HP ?
05:49Aujourd'hui, il y a deux aspects de l'impression 3D.
05:50On a des clients qui sont des usines d'impression 3D.
05:53Prenons l'exemple de 3D Prod en France, qui vient de racheter Sculpteo,
05:56qui était sous pavillon allemand, qui est repassé sous pavillon français.
05:59Donc, c'est un champion français.
06:01Et donc, on les aide, ceux-là, on les aide vraiment à améliorer la technologie
06:07pour qu'ils soient plus compétitifs.
06:09Mais après, on va aussi voir les clients finaux, les OEM,
06:11pour les aider à comment faire le meilleur design pour la fabrication additive.
06:16D'accord.
06:17Parce que si on prend une pièce d'injection et qu'on essaie d'imprimer, ça ne va pas marcher.
06:20Ce qu'il faut, c'est voir le concept dans son ensemble et dire,
06:23c'est différentes pièces, on n'a pas besoin de faire d'assemblage ni rien.
06:29Grâce au design, on va pouvoir faire une pièce.
06:32Et on a des exemples où des clients avaient 20 pièces qui étaient assemblées collées
06:36et s'imprimées en une pièce.
06:37Donc là, vous avez des gains énormes.
06:38C'est là où vous travaillez ce point sur design for additive manufacturing ?
06:42C'est ça, c'est ce qu'on appelle la quête HP.
06:45Voilà, j'avais vu cet HP-là.
06:47Dans le jargon, c'est le DFAM, design for additive manufacturing.
06:50On essaie de former nos clients pour qu'ils sachent eux-mêmes le faire.
06:54Et sinon, on les aide aussi nous-mêmes à revoir le design dans l'ensemble.
06:59François Minec, chez HP, fabrication additive.
07:02Est-ce que ça veut dire aussi que tout ce qui est les normes, la réglementation,
07:06parce que vous êtes dans des industries où parfois c'est très normé,
07:09si on parle de l'aérospatial, dans plein de domaines, c'est très normé.
07:13Est-ce que ça, c'est en train d'évoluer aussi ?
07:15Parce que là où justement, j'avais des normes très précises pour des pièces que j'assemblais derrière,
07:19aujourd'hui, si je fais mon bloc, enfin je caricature un peu,
07:22mais si je fais mon bloc, il faut qu'il soit soumis à une certaine normalisation.
07:27C'est en train de changer, ça évolue vite ça aussi ?
07:29Il y a des normes qui sont en train de sortir pour la fabrication additive,
07:32pour l'aérospatiale, pour d'autres secteurs normés.
07:36Et après, souvent, ce sont des sociétés qui adaptent leur process pour intégrer la fabrication additive.
07:41Et qui ensuite se retournent vers les centres de certification pour voir si c'est bien pris en compte.
07:49On parlait, je reviens au début de nos conversations, on parlait de ces petites imprimantes.
07:53Là, aujourd'hui, à Barcelone, vous disiez sur la 2D, vous aviez ces grandes imprimantes,
07:58que ça vous a inspiré pour justement élaborer ces imprimantes aussi 3D de grande taille.
08:03Là, aujourd'hui, dans l'actu d'HP, c'est ça, vous allez sortir une imprimante,
08:07je ne vais pas dire domestique, mais qui va servir au labo, au bureau d'études et tout ça,
08:12à designer les pièces, c'est ça qui est nouveau ?
08:14Exactement, donc on sort une nouvelle imprimante qui s'appelle la 1200,
08:17qui est un peu plus petite, ce n'est pas une imprimante qui tient sur le bureau,
08:22elle est un peu plus inconséquente.
08:23Oui, oui, c'est pas une petite imprimante à gédant.
08:26Voilà, mais l'intérêt de cette imprimante, c'est qu'elle va sortir des pièces
08:28qui sont de la même qualité exactement que la grosse, l'imprimante industrielle,
08:33qui permettra aux bureaux d'études de différentes sociétés
08:36de développer les pièces de manière plus facile et rapide sur cette petite imprimante
08:41et après de les envoyer dans des usines de production.
08:44C'est facile, il suffit d'envoyer un fichier et on le fait imprimer où on veut, dans le monde
08:49au final.
08:49Et si je redescends aussi dans la technologie, ça veut dire qu'aujourd'hui,
08:53HP, là dans ce domaine, vous êtes à la fois un mécanicien,
08:55parce qu'il y a quand même des pièces qu'il faut assembler,
08:58vous êtes dans le numérique, puisque ces modèles, évidemment, sont à se dénuyés.
09:01Il y a aussi beaucoup de chimie là-dedans, parce que justement,
09:04de la même façon que vous faites de l'encre dans nos impressions papier,
09:08il y a aussi toute cette partie, j'en parlais de tous ces matériaux.
09:11Là aussi, c'est une nouvelle voie que vous êtes en train d'explorer, j'imagine, chez HP ?
09:15Alors tout à fait, moi je suis ingénieur de génie chimique.
09:18Ah oui, formation.
09:19Vous êtes dans votre élément.
09:21Forcément, nos imprimantes en particulier,
09:23mais l'impression 3D en général, c'est qu'il y a beaucoup de chimie.
09:26Nos imprimantes en particulier utilisent des poudres polymères,
09:30notamment, puisqu'on est en France,
09:32on travaille avec le chimiste Arkema,
09:34qu'on connaît sûrement, avec des poudres polyamides 11,
09:37qui sont des poudres biosourcées, qui marchent sur nos imprimantes.
09:41Mais effectivement, on a des équipes chez HP
09:43qui sont des chimistes et des ingénieurs polymères
09:45pour pouvoir discuter avec les Arkema
09:48ou autres fabricants de produits chimiques de ce monde
09:50pour développer la tech.
09:52Là, vous dites, donc, ça fait 10 ans que HP fait un peu ses 10 ans
09:55dans la fabrication additive.
09:58Là, sur les 10 prochaines années, vous dites,
10:00il faut qu'on s'ouvre, enfin, vous allez vous ouvrir
10:02vers tout un tas de nouvelles industries.
10:05Enfin, on imagine, voilà, le champ des possibles est incroyable.
10:11Là, on pense évidemment aux industriels sur les pièces,
10:13mais il y a tout un tas de gens qui se disent peut-être pas,
10:15tiens, nous, on pourrait aussi avoir notre...
10:17J'imagine même des supermarchés qui se disent,
10:19tiens, on voudrait refaire nos têtes de gondole et tout ça,
10:21imagine ça.
10:22On peut imaginer que des gens autres que des industriels
10:24s'intéressent vraiment à ce sujet-là ?
10:26C'est votre ambition ?
10:27Je pense que l'impression 3D, déjà, de nos applications,
10:30c'est dans l'industrie, je l'ai dit juste avant,
10:32de l'automobile, ça va être des pièces de machine, etc.
10:35Mais on a des clients qui font des lunettes
10:37imprimément 3D qui permettent de vous scanner votre visage
10:39et vous pouvez avoir les lunettes qui sont parfaitement fixées.
10:42Ce n'est pas un problème pour vous, mais moi, c'est important.
10:44Aujourd'hui, de temps en temps.
10:47Donc, ça, c'est une chose, mais aussi les orthèses,
10:49les prothèses, tout ça, ce sont des applications
10:53qui existent aujourd'hui, qui ont continué à se développer.
10:55Mais effectivement, nous, on travaille, on continue à travailler
10:58pour améliorer la technologie, pour baisser le coup par pièce.
11:01Et ça va ouvrir un champ d'application.
11:04Et on est en pleine accélération.
11:05On voit aujourd'hui vraiment une grande accélération
11:09du marché de la 3D.
11:10En termes de concurrence, dans d'autres domaines,
11:12vous parliez des robots tout à l'heure,
11:13on voit arriver ces concurrents chinois.
11:16Vous aussi, les plus gros concurrents,
11:18ils sont plutôt côté asiatique dans la fabrication additive
11:20où votre savoir-faire fait que,
11:23bon, même si vous êtes l'un des leaders sur secteur,
11:25vous avez une forte maîtrise de ce marché.
11:31Effectivement, les fabricants chinois
11:33sont en train de venir en force.
11:35Mais notamment dans les imprimantes desktop,
11:38les petites imprimantes.
11:39Entre guillemets individuelles.
11:41Individuelles.
11:42Et on parlait de cette révolution
11:44d'avoir l'imprimante chez soi.
11:46Ils vont peut-être la provoquer, celle-là.
11:47Ah oui, c'est ça.
11:48Mais nous, on reste dans l'industrie.
11:50C'est notre stratégie, c'est notre cœur de métier.
11:54L'intérêt, pour nous, de voir ces petites imprimantes
11:56où de plus en plus d'ingénieurs,
11:58ça démocratise.
11:59Les gens vont penser à design pour fabrication additive.
12:03Ils sauront.
12:04Et une fois qu'ils arriveront en industrie,
12:05ça deviendra automatique.
12:07Aujourd'hui, on est toujours dans
12:09les gens design pour l'injection.
12:11Et après, ils disent,
12:11ah, est-ce que je peux l'imprimer ?
12:13Il faut essayer de renverter.
12:15La HP 1200 dont vous parliez tout à l'heure,
12:17donc pour des bureaux d'études,
12:18alors qu'il n'y a pas un peu plus grand
12:20dans la compétition qu'une imprimante individuelle.
12:24Mais on est dans quel ordre de prix ?
12:26Si après, il faut calculer par rapport
12:28à la matière qu'on va utiliser, tout ça,
12:30mais comme ça, l'achat en brut ?
12:32Aux alentours de 50 000 euros.
12:3350 000 euros.
12:34Donc voilà, c'est quand même l'équipement complet.
12:37Écoutez, François Minec,
12:38merci beaucoup d'être venu parler de tout ça.
12:40Je rappelle, vous êtes vice-président
12:41en charge des ventes mondiales
12:42à la fabrication additive chez HP.
12:43Voilà, c'est un domaine dont on parle beaucoup moins.
12:47Alors, on sait que ça existe,
12:48mais comme vous le disiez,
12:49on était parti il y a 10 ans sur nos petites imprimantes,
12:51mais on voit que peut-être ce marché va évoluer.
12:53En tout cas, dans l'industrie,
12:54c'est vraiment un gros pas qui est pris
12:55vers les usages de production industrielle.
12:58Merci d'avoir été avec nous.
12:59On va marquer une courte pause
13:00et on va partir dans l'univers des data centers
13:03avec Fabrice Coquio,
13:04le PDG de Digital Reality.
13:12Allez, notre invité, Fabrice Coquio.
13:14Bonjour, Fabrice.
13:15Bonjour.
13:15PDG de Digital Reality France.
13:17C'est ça.
13:18Voilà, j'avais peur de dire Europe,
13:19non, c'est bien France,
13:19bien que vous ayez en charge
13:20toute la Méditerranée.
13:23Voilà, c'est quand même une zone assez conséquente.
13:24Et aujourd'hui, on sait que chaque site compte
13:27dans le domaine des data centers.
13:28On rappelle, Digital Reality,
13:30c'est un acteur américain,
13:31d'envergure mondiale,
13:33qui a son siège au Texas.
13:35C'est 340 data centers dans le monde.
13:38Et puis, on vous avait un peu repéré,
13:40alors ça date de 2020,
13:41parce qu'il y a eu ce rapprochement
13:42avec Interxion,
13:43voilà, pour ceux qui cherchent encore
13:45ces marques connues dans les data centers.
13:48Alors, aujourd'hui,
13:50je vais parler un peu d'actualité
13:51parce qu'on parle de projets
13:52à plusieurs dizaines de milliards d'euros,
13:53notamment en France, en Europe.
13:57Vous en êtes où aujourd'hui
13:58avec Digital Reality en France ?
13:59Je crois qu'en France,
14:00alors de toute taille,
14:01mais en gros, on a 350 data centers,
14:03enfin, pas vous,
14:03mais l'ensemble de la famille
14:05des data centers,
14:06c'est 350 à peu près.
14:07Oui, alors, d'ailleurs,
14:08Digital Reality est le numéro 1 en France,
14:10en Europe également,
14:10mais en France,
14:11on gère aujourd'hui 14 data centers
14:13en région parisienne,
14:154 à Marseille,
14:15et surtout,
14:16on s'est engagé
14:17lors du premier gros salon
14:20Choose France de mai 2025
14:21sur les data centers.
14:22Il y a une des grosses signatures.
14:24Voilà, on s'était engagé
14:26à lancer 5,2 milliards d'investissements,
14:294,2 à Paris région parisienne,
14:311 milliard à Marseille.
14:32Et puis, juin dernier,
14:34juin 2026,
14:35deuxième salon de choses France,
14:36là aussi très orienté
14:37sur le data center,
14:39il y a,
14:39on a confirmé
14:40que ce qu'on avait dit,
14:41on l'a fait.
14:42D'ailleurs,
14:42on était a priori
14:43un des seuls.
14:44Donc, il y a beaucoup
14:45d'effets d'annonce légitimes
14:47au regard des enjeux essentiels
14:49de ces infrastructures.
14:50Puis, il y a des fois
14:51des sociétés,
14:52notamment cotées en bourse,
14:53on ne peut pas dire n'importe quoi
14:54quand on est coté en bourse.
14:55Donc, je ne dis pas
14:56que les autres disent n'importe quoi,
14:57mais on peut, disons,
14:58avoir un peu plus de contraintes
14:59sur la réalité.
15:00Oui, parce qu'en France,
15:02globalement,
15:02entre le moment où on signe le projet,
15:04on dit ça y est,
15:04il va y avoir un projet
15:05de data center à tel endroit,
15:06et le moment où il sort de terre,
15:08c'est il y a combien de temps,
15:09à peu près ?
15:09Alors, si on n'a pas
15:11de contraintes externes,
15:12type délai de raccordement
15:14à M. RTE ou à M. Enedis,
15:16c'est entre 4 et 5 ans.
15:19Pour les gens qui connaissent
15:20le dossier,
15:21qui ont l'habitude de travailler
15:22en France ou dans d'autres
15:22pays européens...
15:23Tout l'impact environnemental
15:24sur la région.
15:25Après, rien n'empêche
15:26des acteurs d'avoir
15:27une vision à très long terme
15:28en disant je vais développer
15:29un campus et ça pourra
15:30pour certains peut-être
15:31prendre 10 ans ou 15 ans
15:32à développer.
15:33Aujourd'hui, vous parliez
15:34justement de Marseille.
15:36Alors, c'est les projets
15:38MRS 5, MRS 6.
15:39Ça, c'est les usages
15:40à haute fréquence,
15:41pour quel type de projet ?
15:44Déjà, qu'est-ce que sont
15:45ces projets-là ?
15:45Et puis, pour quel type
15:46de profil de clients ?
15:48Pour quels usages ?
15:49Alors, Paris et Marseille
15:50sont vraiment un duo
15:53essentiel et stratégique
15:54d'ailleurs pour l'Europe
15:55et pour la France.
15:56Et d'ailleurs, souvent,
15:57des fois, je m'aperçois
15:58que dans les entreprises
16:00que même des fois
16:00au gouvernement,
16:01on sous-estime le rôle
16:02de Marseille qui est quand même
16:03devenu le sixième hub mondial
16:04d'échange de contenu.
16:05Oui, de la fibre.
16:06Si on regarde les chemins de fibre,
16:08on voit que ça arrive.
16:09C'est ça.
16:09Alors, c'est essentiellement,
16:11Paris joue le rôle
16:12d'interconnexion
16:12au niveau continental
16:13comme tous les grands hubs
16:15d'Europe,
16:16comme Francfort,
16:17comme Londres,
16:17comme Amsterdam,
16:18et puis l'Atlantique,
16:19la Manche et autres.
16:20Marseille a un rôle
16:21complètement différent
16:22mais de collaboration
16:23avec Paris
16:24et vice-versa
16:25puisque c'est pour
16:26distribuer les contenus
16:27sur l'Afrique,
16:28le Moyen-Orient,
16:29l'Inde,
16:29jusqu'à l'Asie,
16:30c'est-à-dire quand même
16:305 milliards et demi
16:31de personnes connectées.
16:32Donc, on a la chance
16:33en France
16:33d'avoir le seul pays
16:35d'Europe
16:36à avoir deux hubs
16:37d'envergure mondiale
16:38de surcroît,
16:38le numéro 5,
16:39Paris région parisienne
16:40et Marseille le 6ème.
16:41Alors, nous à Marseille,
16:43c'est pour ça qu'on a déjà
16:43beaucoup investi,
16:44on gère déjà 4 data centers
16:46qui correspondent à ce hub
16:47puisque la particularité,
16:49c'est qu'on a à peu près
16:5099% de part de marché
16:51sur Marseille.
16:53Ça ne va pas durer,
16:53certains de mes confrères
16:54arrivent, bien sûr,
16:55mais on met les bouchées doubles
16:57entre guillemets
16:58puisqu'on avait investi
16:59jusqu'à présent
17:00500 millions
17:00au bout de 10 ans
17:01à Marseille,
17:02on met un milliard
17:03avec MRS 5
17:04sur le port de Marseille,
17:06un bâtiment
17:06que nous livrons sous peu.
17:07Qu'est-ce qui coûte cher
17:08sur cette partie du milliard ?
17:09C'est les machines
17:10qu'on va mettre à l'intérieur ?
17:11Alors, grosso modo,
17:12du data center
17:13au niveau de l'investissement,
17:14si on enlève
17:15la partie foncière
17:16qui est forcément
17:17avec des prix différents
17:18entre Marseille, Londres
17:19ou au milieu du Kentucky,
17:21vous avez grosso modo
17:2220-25 euros
17:23sur 25%
17:24sur 100 euros
17:26de génie bâtimentaire,
17:27une quarantaine d'euros
17:28sur du génie électrique,
17:29donc c'est pour ça
17:30que c'est vraiment
17:31des usines électriques,
17:32une grosse vingtaine d'euros
17:33sur tout ce qui est
17:34traitement d'air
17:35et système climatique
17:36de façon un peu schématisée
17:37et donc une grosse dizaine
17:38qui correspondent
17:39à tout ce qui fait
17:40un peu les images
17:40James Bond
17:41de sécurité,
17:42de sûreté,
17:42de machines
17:43qui font bip bip
17:43de monitoring
17:44de toute cette infrastructure
17:45très complexe.
17:46Ça reste des usines électriques
17:48de production,
17:49de distribution,
17:50de gestion d'électricité
17:51pour alimenter
17:52les machines
17:53de nos clients
17:53et également
17:54le traitement d'air
17:55qui est associé
17:55pour pouvoir refroidir tout ça.
17:57Vous ne proposez pas
17:59à vos clients
18:00les machines déjà installées,
18:02c'est eux qui disent ensuite
18:02moi j'ai besoin de...
18:04Du tout,
18:04nos clients,
18:05start-up,
18:06états français,
18:07grands acteurs
18:08de la tech mondiale,
18:10PME
18:10ou centres de recherche
18:12viennent mettre
18:13des machines informatiques
18:14et télécom chez nous.
18:15C'est ce que je faisais
18:16déjà avec mes équipes
18:16il y a 26 ans,
18:17vous voyez les data centers,
18:19ça n'a pas commencé hier
18:19contrairement à ce que
18:20certains pensent
18:21et c'est ce qui continue
18:23à être notre mission
18:23et on ne touche pas
18:25à la donnée,
18:25c'est un point extrêmement
18:26important qui touche
18:27d'ailleurs peut-être
18:27un sujet qu'on regardera
18:28sur la souveraineté.
18:30Justement,
18:30donc usage à haute fréquence,
18:32le gaming,
18:32enfin tout ce qui est
18:33taux de latence réduite,
18:34je parlais de MRS 5,
18:36MRS 6,
18:37c'est ça ?
18:37On héberge des clients
18:38qui sont très différents
18:39à Marseille,
18:39ça va des grands acteurs
18:40de la tech
18:41aussi bien pour de la plateforme
18:42de cloud,
18:43des plateformes IA,
18:44des plateformes
18:45de distribution de contenu,
18:47contenu vidéo,
18:48contenu audio,
18:49mais c'est aussi
18:50le port de Marseille,
18:51ITER qui fait du nucléaire
18:54ou la société
18:55des zones de Marseille.
18:55Vous voyez,
18:55c'est très très diversifié,
18:57y compris par exemple
18:57les notaires de France.
18:58Quand vous signez
18:59pour acheter un appartement,
19:01je vous savais,
19:01sur une petite tablette
19:02chez le notaire,
19:02mais en fait,
19:02ça se passe dans nos
19:03data centers de Marseille.
19:05Il y a un projet Juni
19:06aussi à Paris ?
19:07Alors, à Paris,
19:09on a plusieurs projets
19:10pour 4,2 milliards,
19:11au nord de Paris,
19:12à Duny,
19:12donc sur l'aéroport
19:13du Bourget,
19:14à l'est de Paris,
19:16au sud,
19:17au Zulis,
19:18et on est en train
19:19de construire depuis,
19:20comme je l'ai dit,
19:21depuis mai 2025,
19:22on avait lancé des permis,
19:24lancé des constructions,
19:25ça avance sur le planning
19:26qu'on avait promis
19:27au président de la République.
19:28Et aujourd'hui,
19:28ce qui s'est plus ouvert,
19:29c'est évidemment
19:29tous ces fonds
19:30qui arrivent derrière
19:31pour financer un peu
19:32ces projets-là.
19:33C'est ce qui fait,
19:33ce qui provoque
19:34un peu cette accélération.
19:35Alors, sur un segment...
19:35Pas qu'on en parle plus,
19:36parce qu'il y a toujours
19:37eu des data centers
19:37qui se construisaient,
19:39mais voilà,
19:39il y a un peu d'accélération.
19:41Il y a une très,
19:41très forte accélération.
19:43On est sur des besoins,
19:45notamment pour l'IA,
19:49en prévision d'infrastructures.
19:50Il ne faut pas oublier
19:51que nous, on lance,
19:52et mes confrères également,
19:53des bâtiments
19:54qui vont héberger des machines
19:55qui n'existent pas encore.
19:56Oui, c'est ça.
19:56Donc, on est sur
19:57de l'infrastructure
19:58de temps long.
19:59J'opère encore aujourd'hui
20:01avec les équipes
20:01de Digital Realty
20:02des bâtiments qu'on a fait
20:03en 99 ou 2000 à Paris,
20:04qu'on a bien sûr
20:05rétrofité, mis aux normes
20:07et fait évoluer, bien sûr.
20:09Mais on est des acteurs
20:10d'infrastructures
20:11de temps long.
20:12Et là, on a sur l'IA
20:14et le cloud,
20:15il ne faut pas oublier,
20:16qui soutient tout cela,
20:18qui avait déjà commencé
20:19il y a longtemps.
20:19Nous avons déployé
20:20chez Digital Realty
20:21les premières plateformes
20:22de cloud en France
20:23en 2012.
20:24Vous voyez,
20:24ça n'a pas commencé hier.
20:25Donc là,
20:26il y a un phénomène
20:27d'accélération
20:27et ce qui amène également,
20:29bien sûr,
20:30des fois,
20:31de nouveaux acteurs,
20:32des nouveaux investisseurs,
20:33beaucoup de private equity,
20:35peut-être des fois
20:36avec un peu plus d'opacité
20:37que quand ce sont
20:37des porteurs de projets
20:38comme Digital Realty
20:40ou certains des confrères
20:41qui sont cotés en bourse
20:42et donc tous les trimestres
20:43ils sont obligés de dire
20:43un petit peu ce qu'ils font.
20:44Oui, parce que parfois
20:44on voit des montants
20:45qui sont annoncés.
20:46Il y a peut-être
20:46un peu des effets d'annonce.
20:48Alors, on voit,
20:50je disais,
20:50aux États-Unis,
20:52il y a un gros mouvement
20:52anti-data center,
20:54enfin, un gros mouvement.
20:55On entend des petites voix
20:56qui montent.
20:58On entend,
20:58alors évidemment,
20:59tout le monde s'inquiète,
21:00alors tout le monde est content
21:00d'avoir plus de débit,
21:02enfin, tout ce numérique autour.
21:04Après, il y a ce côté
21:06impact environnemental,
21:07impact sur la consommation
21:08d'électricité.
21:09Et tout à l'heure,
21:10hors micro,
21:10je parlais de l'Espagne
21:11qui avait un projet
21:12de dire non,
21:13on ne va faire que des projets,
21:14on n'acceptera
21:15que des projets souverains.
21:16Mais vous dites non,
21:17mais comme vous couvrez
21:18tout le secteur
21:18pour tour méditerrané,
21:19mais tiens,
21:20l'Espagne,
21:20ils ont une initiative
21:21qui est pas mal,
21:22c'est ça ?
21:22Oui, alors il y a toujours
21:23eu des interrogations légitimes,
21:26surtout,
21:27même si ça existe
21:28depuis longtemps.
21:28C'est une façon foncée
21:29d'une façon générale.
21:30Je suis breton,
21:31on doit construire
21:31un stade de foot,
21:32je peux vous dire,
21:32c'est un peu compliqué à Brest.
21:34Enfin, ça peut être
21:36un projet quelconque,
21:37mais notre expérience
21:39quand même,
21:40c'est qu'il y a
21:41des préoccupations légitimes
21:43et qui généralement,
21:44comme on le voit bien
21:45avec France Data Center,
21:46tombent dès qu'on fait
21:47de la pédagogie,
21:48dès qu'on est transparent,
21:49dès qu'on ouvre les portes,
21:51voire même qu'on fait
21:52de l'extra-local.
21:54Moi, j'ai fait des réunions
21:55à Bouc-Beller
21:56ou à Marseille
21:57ou à Duny, justement,
21:59avec des concitoyens.
22:01Et en fait,
22:02on s'aperçoit que
22:03si on ne raconte pas
22:04des sornettes,
22:05si on dit exactement
22:05ce qui se passe,
22:06comment ça marche
22:07et à quoi ça sert,
22:08finalement,
22:09les oppositions,
22:09elles tombent.
22:10Donc, il y a peut-être
22:11un travail,
22:11c'est pour ça qu'on y travaille
22:12beaucoup avec la filière,
22:14de pédagogie.
22:15Vous n'allez pas pomper
22:16toute l'électricité
22:17de la ville d'à côté.
22:18Surtout que non.
22:18Et puis, encore une fois,
22:20en Europe,
22:20même aux États-Unis,
22:21on est dans un cadre
22:22de droits,
22:23de droits,
22:23de réglementations.
22:25Ça ne se fait pas
22:26n'importe comment.
22:28pour avoir des permis,
22:29c'est parce que,
22:30bien évidemment,
22:31les autorités compétentes
22:32regardent tous les aspects,
22:34les études d'impact,
22:35les validations.
22:36Il y a même,
22:36au niveau des aménagements,
22:38par exemple,
22:38en région parisienne,
22:39on doit passer au préalable
22:40par une autorisation préfectorale,
22:42un agrément préfectoral
22:43qui permet ensuite
22:45de déposer des permis.
22:46Donc là,
22:47sous l'égide du PRFR de région,
22:48bien sûr,
22:49tout est pris en considération
22:50pour voir si c'est conforme
22:51au plan d'urbanisme,
22:53à ce qu'on souhaite
22:54pour une région ou pas.
22:55Et l'Espagne,
22:56vous dites,
22:56ils essaient de l'équilibre.
22:57C'est un petit peu différent.
22:58Mais je trouvais
22:58que l'idée dont vous parliez,
23:00dont on parlait hors micro,
23:01était assez intéressante.
23:02L'Espagne,
23:02c'est un tout petit peu différent
23:03parce qu'en fait,
23:04il y a une...
23:05Déjà qu'on trouve
23:06qu'il y a une effervescence
23:07en France des annonces,
23:07on l'a bien vu
23:08aux différents sommets,
23:09mais en Espagne,
23:10ça part un petit peu,
23:10vous pouvez voir l'expression,
23:11dans tous les sens,
23:12dans toutes les régions
23:12et des fois,
23:13sur des annonces
23:14extrêmement massives
23:16qui approchent le gigawatt.
23:17Le gigawatt,
23:18c'est une tranche nucléaire.
23:19Donc, on peut comprendre
23:20qu'il y a un certain nombre
23:27duré.
23:27Ça peut être un peu long
23:28des fois pour avoir
23:29l'électricité
23:30où on veut qu'elle soit.
23:31C'est-à-dire amener
23:32l'électricité au data center
23:33et pas le contraire.
23:34Mais en Espagne,
23:35on n'a pas le même réseau.
23:36Souvenez-vous
23:36qu'il y a un peu plus d'un an,
23:37ils ont eu un blackout complet.
23:39Et là,
23:40c'est extrêmement dangereux.
23:41Donc là,
23:41il y a en ce moment
23:42une réglementation
23:45qui est en cours de discussion.
23:46On verra bien
23:46si ça passe
23:47à l'étape du Parlement.
23:48Comme quoi,
23:49chaque nouveau projet,
23:50entre autres,
23:50de data center,
23:53devra intégralement compenser
23:54en création d'ENR,
23:56donc d'énergie renouvelable,
23:57ce qui aura été pris
23:58en capacité sur le réseau.
24:00Donc,
24:01vous faites un projet
24:01à 100 MW,
24:02vous devez créer 100 MW
24:03en additionnalité.
24:04C'est plutôt pas mal.
24:05Alors ça,
24:05c'est plutôt pas mal.
24:06Pour l'instant,
24:07ça va,
24:07parce qu'on a de l'eau nucléaire
24:08qui nous fournit tout ça.
24:09Mais cette ICT,
24:10c'est-à-dire...
24:10Le cas de la France,
24:11c'est pour ça d'ailleurs
24:12que le président de la République
24:13avait bien vu cet axe-là.
24:15La France,
24:16c'est un cas,
24:16là aussi,
24:16encore une fois,
24:17particulier en Europe.
24:18On est le seul pays d'Europe
24:19à avoir,
24:20au moins pour les deux décennies
24:21qui viennent,
24:21un excès de production électrique.
24:23La problématique,
24:24c'est la distribution.
24:24Mais la production,
24:25ça va dans les autres pays européens
24:26et notamment l'Espagne,
24:27ce n'est pas le cas.
24:28Donc là,
24:29à un moment donné,
24:29quand vous avez...
24:30Les réseaux nationaux,
24:32tels que RTE,
24:33par exemple,
24:33à travers toute l'Europe,
24:34n'ont pas été conçus
24:35pour avoir d'un seul coup
24:36des besoins exprimés
24:38en gigawatts.
24:39En ce moment,
24:39sur la région parisienne,
24:40rien que pour les projets
24:41de data centers,
24:42ils ne seront pas tous,
24:42loin de là,
24:43c'est 7 gigawatts
24:44qui sont demandés
24:45à monsieur RTE.
24:46C'est l'intégralité
24:47de ce qui est consommé
24:48par l'IDF,
24:49donc l'Île-de-France aujourd'hui.
24:50Vous voyez bien
24:51que ça ne peut pas passer.
24:53La question aussi,
24:54on a beaucoup entendu parler
24:55avec Elon Musk,
24:57c'est data center dans l'espace.
24:58Alors j'imagine
24:58digital reality,
25:00acteur global, mondial,
25:01avec tous ces 340 sites
25:02à travers le monde.
25:03Est-ce que ça,
25:04c'est des choses
25:04que vous regardez certainement,
25:06mais que vous jugez viables,
25:08enfin un jour peut-être ?
25:09On regarde très clairement
25:11avec des startups
25:12aux Etats-Unis.
25:13On a même des discussions
25:14en ce moment en France
25:14avec une société
25:15qui s'appelle Alatir
25:17sur ces enjeux.
25:19Et ça sera toujours
25:20beaucoup plus cher
25:21à la fois d'installer
25:22mais également de maintenir
25:24surtout dans l'espace
25:26que sur Terre.
25:27Donc il ne faut pas oublier
25:28le cœur de cette infrastructure
25:30de réseau, télécom
25:31et de data center,
25:32elle est bien sûr
25:33dans les océans
25:33et sur Terre.
25:35Mais avec les constellations
25:38multisatellitaires,
25:39on voit aussi en ce moment
25:41un passage de plus en plus
25:42significatif vers à peu près
25:43peut-être 10-12%
25:45des communications
25:46d'entreprises
25:47qui à l'horizon 2030-2035
25:49seront du satellitaire.
25:50Ce qui n'était pas le cas
25:51jusqu'à présent.
25:52On était dans un monde
25:52en 2D,
25:53du terrestre
25:54et du sous-marin
25:54pour le moment.
25:56Sur la partie
25:57de data center
25:58dans l'espace,
25:58il y a déjà quelques idées
26:00assez intéressantes.
26:01On voit bien
26:01qu'on est sur des multiples
26:03de 5 à 10 fois
26:04le coût d'un mètre carré
26:05et ou d'un kilowatt.
26:09Mais vous avez quand même
26:10des enjeux.
26:10Vous avez des enjeux
26:11qui vont être
26:11des enjeux de sécurité,
26:12des enjeux de souveraineté,
26:13des enjeux de disponibilité,
26:15des enjeux de temps de latence,
26:16des enjeux de résilience
26:17qui peuvent correspondre
26:18effectivement à un intérêt.
26:20Alors,
26:21comme tout,
26:21on regarde.
26:23Et sous l'eau,
26:24vous parliez de marins,
26:24la fibre optique marine,
26:26mais des data center.
26:27Là, j'ai plus de doutes
26:27paradoxalement
26:28parce que finalement,
26:29ce serait plus facile
26:29de mettre sous l'eau
26:30que dans la stratosphère.
26:33Mais en l'occurrence,
26:34il y a eu beaucoup
26:35d'expériences faites
26:36par un certain nombre
26:37d'acteurs,
26:38que ce soit sous barge
26:39ou Microsoft.
26:41D'ailleurs,
26:41a arrêté ces expériences.
26:43Les Chinois en font.
26:45Ça n'amène pas grand-grand-chose
26:47en termes,
26:48comme d'habitude,
26:49de coûts,
26:50de délais,
26:50d'installations
26:51et même d'environnement.
26:52Ça recrée d'autres enjeux
26:54sur la faune flore.
26:55Je pourrais en parler
26:56pendant des heures,
26:56ce n'est pas le propos d'aujourd'hui.
26:57Dernière question,
26:58si on vous pose un question,
26:58le défi majeur
26:59pour Digital Reality
27:00dans les d'ici 3-4 ans,
27:03c'est tenir un peu
27:04ce calendrier,
27:05cette cadence un peu ?
27:06Je pense qu'il y a deux sujets majeurs
27:08parce qu'encore une fois,
27:08à force de faire
27:09de 20-30% de croissance par an,
27:11à un moment donné,
27:11il y a aussi de la valeur absolue.
27:12C'est-à-dire que c'est
27:13des centaines de mégawatts,
27:14ce n'est pas simplement
27:14que du pourcentage.
27:15Je pense qu'il y a deux sujets.
27:17D'ailleurs,
27:17on en discute beaucoup
27:18avec la filière France Ata 7h
27:20et avec les différentes autorités
27:21du Parlement
27:22ou du gouvernement.
27:24Premièrement,
27:24fondamentalement,
27:25et on le voit bien,
27:25même aux États-Unis,
27:27une notion d'acceptabilité
27:28sociale et politique.
27:30Et encore une fois,
27:31la plupart du temps,
27:32et notamment en Europe
27:33où c'est extrêmement régulé,
27:36la filière n'a absolument pas
27:37à avoir honte
27:38de quoi que ce soit.
27:39Au contraire,
27:39si toutes les industries
27:41étaient au niveau déjà
27:42d'efficience énergétique,
27:43de conscience environnementale
27:44que l'industrie du data center,
27:46on serait sûrement mieux.
27:47Mais ça,
27:47c'est pour l'Europe.
27:48Attention.
27:49Donc,
27:49cette notion de transparence,
27:51de pédagogie,
27:52elle est fondamentale
27:52et merci à vos émissions
27:53d'y aider.
27:55Deuxième élément,
27:56à mon avis,
27:56majeur,
27:57sur des ressources
27:58qui sont finies,
27:59que ce soit
28:01de ressources,
28:02de data center,
28:03bien sûr,
28:04mais de fonciers,
28:05d'électricité,
28:07de distribution
28:07et ainsi de suite,
28:08on ne pourra pas faire
28:10dans des zones
28:11extrêmement denses
28:12en population
28:12comme l'Europe de l'Ouest,
28:13on ne pourra pas échapper
28:15à de la programmation
28:16à long terme,
28:17à 15 ans,
28:1820 ans.
28:19Alors,
28:19est-ce qu'il faut recréer
28:20la data du data center ?
28:21Je ne sais pas,
28:21mais peut-être,
28:22parce que là,
28:24on voit bien que sinon,
28:24on se retrouve
28:25à avoir des implantations
28:26en trou de mythe
28:27basées sur l'opportunité
28:28et ce n'est peut-être
28:29pas forcément comme ça
28:30qu'on construit
28:30de façon saine
28:32une structure
28:33d'une infrastructure
28:33qui va être essentielle
28:35pour notre économie
28:36et notre vie
28:36de tous les jours,
28:37demain.
28:38Eh bien,
28:38Fabrice Coquio,
28:39merci.
28:39C'était vraiment
28:40une super interview
28:40au PDG de Digital Reality France.
28:42Merci de toutes vos réponses.
28:43On voit un niveau plus clair
28:45un peu dans tout cet univers.
28:46Vous vous dites,
28:46il y a beaucoup d'annonces,
28:47beaucoup de choses.
28:48En tout cas,
28:48on suit de près
28:49tous vos projets.
28:50Merci encore d'avoir été avec nous.
28:51On marque une courte pause.
28:52On va parler cybersécurité
28:53dans un instant
28:54avec Jean-Philippe Galzin,
28:55le PDG de Wallix
28:56et des atrocidences
28:57à un forum cyber du 107
29:00pour la présidentielle
29:00et ensuite,
29:01nos débriefeurs
29:02pour parler de l'actualité.
29:02C'est tout de suite.
29:09BFM Business présente
29:11Tech & Co Business,
29:12le magazine
29:13de l'accélération digitale.
29:15Frédéric Simotel.
29:17Vous avez peut-être suivi
29:19il y a quelques jours
29:19ce débat
29:20avec ces 7-8 candidats
29:22qui se sont parlé
29:25de leurs projets,
29:26de dettes,
29:26de retraites,
29:26etc.
29:27On n'a pas beaucoup entendu
29:28parler de cybersécurité.
29:29Un petit peu
29:30d'intelligence artificielle
29:30et pourtant,
29:31il faut en parler.
29:32Eh bien,
29:34Exatrust,
29:34l'association qui regroupe
29:35près de 170 membres aujourd'hui,
29:37tous des experts,
29:38des sociétés,
29:38des éditeurs
29:39dans la cybersécurité,
29:40a lancé une initiative
29:42qui s'appelle Cyber 207.
29:44On va en parler
29:44avec le président d'Exatrust,
29:45Jean-Henri Le Galzin.
29:46Bonjour.
29:47Bonjour Frédéric.
29:47Merci d'être avec nous,
29:48PDG de Wallix.
29:49Donc ça,
29:49c'est à la ville
29:51et à la Seine,
29:52président d'Exatrust,
29:53je disais,
29:54c'est 170-180 acteurs,
29:55des gros,
29:56des petits,
29:56enfin voilà,
29:56tout ce qui fait
29:57l'écosystème cyber en France.
30:00Juste une première question
30:00sur l'actualité.
30:01Ça nous a tous un peu choqués.
30:03Ça fait 2, 3, 4, 5 ans
30:05qu'on parle des hôpitaux
30:06qui sont régulièrement piratés,
30:07on entend des cybernés.
30:08Et là,
30:09la DGFIP,
30:10quand même,
30:10nos impôts,
30:11on a eu les titres sécurisés,
30:13la NTS au début de l'été.
30:15Ça vous inspire quoi,
30:16vous en tant qu'expert
30:17qui suivez cet univers ?
30:18Wall-X a été créé en quelle année ?
30:20Wall-X a été créé en 2003
30:22et on est devenu éditeur
30:23de cybersécurité en 2009.
30:26Donc c'est à un moment
30:26que vous suivez ces secteurs.
30:27Ça vous inspire quoi là-bas
30:28quand vous entendez encore
30:29que des institutions
30:31aussi importantes
30:32se fassent encore,
30:33entre guillemets,
30:34si facilement piratées ?
30:35Ça m'inspire un sujet d'actualité,
30:38c'est aujourd'hui
30:39la cybersécurité est une réalité,
30:41le numérique est une réalité,
30:44la cybersécurité,
30:45c'est ce qui sert
30:46à rendre le numérique
30:47plus utilisable,
30:48plus durable,
30:49plus sécurisé.
30:50Donc plus on utilisera de numérique,
30:51plus on utilise de numérique,
30:53plus il y a de cyber.
30:54On a mis beaucoup d'accent
30:55sur l'investissement dans l'IA.
30:58Avant de mettre
30:59tout l'investissement dans l'IA,
31:00il faut consolider la maison
31:02parce qu'évidemment
31:04la maison n'est pas,
31:05elle comporte des protections,
31:07mais la maison elle brûle
31:08et il y a un écriteau dessus
31:10qui dit
31:10venez,
31:11les datas sont à disposition.
31:13C'est un peu ça la situation.
31:15Moi je mettais ça
31:16un peu en parallèle
31:17avec la situation
31:20tragique
31:20de cet été,
31:21des incendies,
31:22etc.
31:23Là on voit les images,
31:25alors évidemment
31:25il faut plus de canadaires,
31:26il faut plus de pompiers,
31:27il faut plus de moyens,
31:28des capteurs,
31:28il faut débroussailler tout ça,
31:30mais la cyber
31:30on est dans le même état aujourd'hui.
31:32Il n'y a pas de victimes,
31:35il n'y en a pas eu non plus.
31:36Oui,
31:37mais comme les incendies
31:38à 85% et plus,
31:40c'est d'origine criminelle
31:41et humaine
31:43et volontaire
31:43et
31:45j'ai écrit un papier
31:47dans les échos
31:48il y a une dizaine de jours
31:49sur éteindre l'incendie cyber.
31:51On en est effectivement là.
31:53Aujourd'hui,
31:53moi ce que ça m'inspire
31:54d'abord,
31:55c'est une forme de révolte,
31:57disons-le,
31:58mais constructive,
31:59c'est-à-dire que
32:00passer la colère,
32:00aujourd'hui,
32:01on doit passer à l'action.
32:03Oui,
32:03il suffit de dire les...
32:04Je voudrais rappeler
32:05quelque chose d'important.
32:06Nous,
32:07Exatrust,
32:08c'est ce que je fais aussi
32:09dans mon activité
32:10où Alix,
32:11on fabrique des lances à incendie,
32:13on fabrique
32:14des moyens de protection,
32:16on met en œuvre
32:17ces moyens de protection,
32:18on utilise l'IA
32:19pour protéger
32:20des clients,
32:21des utilisateurs.
32:22L'industrie
32:23est là,
32:25l'industrie
32:25est mobilisée,
32:28utilisez l'industrie
32:29et je milite
32:30pour un pacte
32:32entre l'État
32:32et l'industrie
32:33pour faire face
32:35aux risques cyber,
32:36éteindre l'incendie,
32:38reconsolider la maison
32:39et donner la capacité
32:41à tous les utilisateurs
32:43de numérique
32:44de retrouver
32:45une hygiène numérique.
32:47Parce qu'on le voit,
32:48je regardais,
32:48en 2025,
32:49la CNIL a comptabilisé
32:50plus de 6100 violations
32:51de données,
32:52chiffre record,
32:53augmentation
32:53un peu plus de 10%,
32:54et parmi les nationaux
32:55les plus graves,
32:5680% c'est un oubli
32:58de mot de passe,
32:59c'est des choses
33:00très basiques
33:01d'hygiène.
33:02Nous avons toutes
33:03les protections,
33:04nous fabriquons
33:04des protections,
33:05nos entreprises
33:06sont parfois
33:07leaders européennes,
33:08parfois leaders mondiales
33:10dans leur domaine
33:10ou visionnaires,
33:11c'est le cas,
33:12nous par exemple,
33:13Wallix est visionnaire
33:14au Gartner
33:14qui est le plus grand
33:16analyste du marché.
33:17Nous avons au sein
33:18d'Exatrust
33:19les leaders
33:20de la cybersécurité
33:21dans les domaines
33:22de la protection
33:22des utilisateurs mobiles,
33:24des réseaux d'entreprises,
33:26la capacité
33:27à intervenir
33:28avec de l'IA
33:29pour protéger,
33:30analyser
33:30et protéger
33:31les points chauds.
33:32Nous sommes des fabricants,
33:34des industriels
33:35reconnus
33:35dans le monde entier
33:36pour notre savoir-faire.
33:38Nous devons maintenant
33:39être aux côtés
33:40de l'administration,
33:42les utilisateurs bientôt,
33:44bien sûr,
33:44mais nous devons aussi
33:45être aux côtés
33:46de l'État,
33:47je pense notamment
33:48à l'Agence internationale
33:49de la sécurité
33:49du système d'information
33:50qui est là
33:50pour auditer et contrôler,
33:52mais nous sommes là
33:52pour protéger
33:53et agir.
33:54Alors justement,
33:55parlons de ce...
33:56Alors c'est exact,
33:56c'est le forum InCyber,
33:57pour être bien précis,
33:59qui ont lancé,
33:59c'était en juillet dernier,
34:00une initiative commune
34:01baptisée Cyber 2027.
34:02L'objectif,
34:03c'est de faire de la cyber,
34:04la souveraineté,
34:04enfin de vraiment
34:05mettre cette confiance
34:06dans le numérique,
34:07voilà,
34:07pour avoir un chapeau global,
34:09mettre ça au cœur
34:10des sujets de campagne.
34:11Alors on va en parler
34:12dans la campagne
34:12parce qu'évidemment,
34:13il y a fake news,
34:14tout ce genre de choses,
34:15mais il n'y a pas que ça.
34:16Voilà, c'est quand même...
34:18On a des entreprises
34:18qui ont déjà été mises au tapis
34:20par des attaques.
34:21Donc vous,
34:21c'est quoi l'objectif ?
34:22Il y a différents volets,
34:23je crois,
34:24dans ce...
34:25En fait,
34:26vous avez utilisé
34:27une très bonne introduction
34:28en parlant de la REF.
34:30Nous avons créé,
34:31nous,
34:32les universités de l'été,
34:33de la cyber et du cloud,
34:34où on parle
34:35de numérique,
34:36d'IA,
34:37de cybersécurité,
34:38de digital workplace,
34:40d'espaces de travail collectif.
34:42L'idée,
34:43c'est que pour nous,
34:44ces questions sont
34:46absentes de tous les débats,
34:48de tous les programmes économiques
34:49ou des programmes industriels
34:51des candidats.
34:52Donc nous voulons lutter
34:53contre cet angle mort
34:54autour du numérique,
34:56de l'IA
34:56et de la cybersécurité,
34:57de la cybersilience.
34:59Et donc nous pensons
35:00qu'il est absolument essentiel
35:01d'offrir un moyen
35:02pour nous tous
35:04de savoir
35:05où on en est
35:06face aux différents défis
35:07du numérique.
35:08Comment est-ce qu'on va mettre
35:09l'intelligence artificielle
35:11au service de la sécurité
35:13et au service
35:14d'un numérique
35:15plus respectueux
35:16de nos valeurs
35:17et de nos usages ?
35:18Et nous voulons aussi
35:20faire,
35:22mettre le doigt
35:24sur le problème
35:25de la dépendance numérique.
35:28Nous, le rapport...
35:29Et du coup,
35:29concrètement,
35:30ça va se...
35:31On va rencontrer,
35:33on va auditer
35:34et on va échanger
35:36avec les candidats
35:37des différentes forces politiques.
35:39On va aussi mettre en place
35:41un radar qui va suivre
35:42les grandes questions.
35:43Donc je parlais
35:44de la dépendance numérique
35:45autour des infrastructures,
35:46autour de la problématique
35:49de la résilience.
35:50Et on va faire en sorte
35:51de rendre ces sujets vivants
35:55et de regarder
35:56quels sont les engagements
35:57aussi des équipes
35:58sur ces questions-là.
36:00Parce qu'on n'est plus
36:00dans l'audit
36:02ou dans l'idée.
36:04On est dans le concret
36:05et on a besoin
36:06de mettre ça
36:07de manière réelle
36:08pour l'ensemble
36:10des Français,
36:11des industries,
36:11des secteurs.
36:12Est-ce que, selon vous,
36:12il faut aussi être
36:13un peu plus intransigeant,
36:15un peu plus ferme ?
36:16On sait qu'une entreprise
36:17qui brûle
36:17et qui a un incendie
36:20et leur dit
36:20« Mais où étaient
36:21vos extincteurs ? »
36:24Ah ben,
36:24on n'en avait plus qu'un.
36:26Est-ce que ça aussi,
36:27il faudrait mettre ça ?
36:27Et l'entreprise
36:28peut être sanctionnée
36:28pour ça.
36:29On a l'impression
36:30qu'en cyber,
36:32l'entreprise dit
36:33« Ah ben oui,
36:33on avait mis ça,
36:34mais on ne savait pas trop. »
36:35Ce qu'il faut bien comprendre...
36:36Aujourd'hui,
36:36on ne peut pas sortir ça.
36:38Ça ne coûte pas des millions.
36:39Les experts,
36:40ça existe.
36:41On peut être accompagné
36:42par les régions
36:42qui ont tenu une PME.
36:44Tout à fait.
36:45En fait,
36:45ce qu'il faut bien comprendre,
36:46c'est que toutes ces données
36:47qui sont captées,
36:48on parle de 45 millions
36:49de données depuis le début
36:50de l'année 2026,
36:51c'est le carburant
36:52de l'intelligence artificielle
36:53pour les futures attaques.
36:55Donc,
36:55c'est un système
36:56de boule de neige
36:57qui ne fait qu'accroître.
36:58Donc,
36:58il faut agir.
36:59Ça,
36:59c'est le premier point.
37:00Ensuite,
37:01ce que je trouve intéressant,
37:05le point sur la table,
37:06il a créé
37:07une revue
37:09des priorités cyber
37:10dans les ministères.
37:10Il a été ministre de la Défense,
37:12donc il a bien compris
37:13qu'il y avait un enjeu.
37:14Voilà.
37:14Il a mis 200 millions d'euros
37:16sur la table.
37:16La problématique,
37:17c'est que cette revue
37:18des priorités cyber,
37:19on doit avoir
37:21une certaine intransigence dessus
37:23et on doit aider,
37:25encourager les opérationnels
37:26à travailler avec l'industrie
37:28pour faire face
37:29à ces situations concrètes.
37:32Deuxième aspect,
37:33les 200 millions d'euros
37:34qui ont été mis sur la table
37:35en avril.
37:36Aujourd'hui,
37:36ils ne sont pas
37:37dans les moyens de protection.
37:39Donc,
37:39ils doivent aller
37:40vers l'industrie
37:41et les moyens de protection.
37:42Et j'insiste
37:43sur la dépendance.
37:44On doit sortir
37:45de la dépendance
37:46aux solutions
37:47extra-européennes
37:49en France.
37:51Nous avons...
37:51Même s'il y a des géants,
37:53voilà...
37:53Les géants
37:54nous ont emmenés
37:55dans le mur.
37:56Ils nous amènent
37:57à utiliser un numérique
37:58qui nous rend
37:59dépendants d'eux
38:00sur le futur.
38:00Je ne sais pas
38:01si vous avez suivi
38:02le nouvel appel
38:03hier même
38:04qui a été lancé
38:05par Anthropic
38:07et OpenAI,
38:08réunissant 135 signataires
38:10qui sont tous,
38:10quasiment tous,
38:11des entreprises
38:12évidemment américaines,
38:13fournisseurs de solutions.
38:15C'est-à-dire que
38:15ces entreprises-là
38:16nous sensibilisent
38:18sur nos problèmes
38:18de cyberdéfense,
38:19de cybersécurité,
38:21mais ce ne sont pas
38:22leurs solutions
38:23que nous devons utiliser
38:24pour faire face
38:25à ce problème-là.
38:26Nous devons sortir
38:27de cette dépendance
38:27pour reprendre
38:28notre souveraineté
38:29et reprendre la main
38:30sur notre sécurité numérique
38:32pour à l'avenir
38:33pouvoir...
38:33Là, l'appel qu'ils font,
38:34c'est pour dire
38:35attention à utiliser
38:35nos solutions.
38:38Alors, ils disent
38:39une chose
38:39qui est tout à fait vraie,
38:40il faut augmenter
38:41la dépense informatique
38:42dans la cyberdéfense,
38:45la cybersécurité.
38:46Ça ne veut pas dire
38:46qu'il faut mettre
38:47plus de moyens
38:47dans l'informatique,
38:48ça veut dire
38:49qu'il faut mettre
38:49plus de moyens informatiques
38:50dans la cyberdéfense,
38:52la cybersécurité.
38:53Le Premier ministre
38:53a d'ailleurs dit
38:54que l'objectif
38:55était d'aller en 2030
38:56à 10%
38:57de dépenses informatiques
38:58consacrées à la cyber.
38:59C'est plus de deux fois plus
39:01la dépense moyenne
39:02aujourd'hui
39:02dans les organisations.
39:03On va avoir
39:04un débrief
39:05avec deux experts
39:06qui vont venir
39:06sur la cyber.
39:07Je vais vous demander
39:07Jean-Henel
39:07de rester avec nous
39:08mais juste
39:09deux dernières questions.
39:10La première,
39:12sur cette initiative
39:13Cyber 2027,
39:15c'est quoi les jalons ?
39:16Est-ce que vous allez
39:16chaque mois dire
39:18on a reçu
39:19tel candidat
39:20et voilà les échanges
39:22que nous avons venus ?
39:23C'est ça l'idée ?
39:24Alors, on lance
39:25ce dispositif
39:27le 10 septembre
39:28à l'occasion
39:29de l'université d'été
39:30de la cyber
39:30et du cloud
39:32où effectivement
39:33donc ensuite
39:35on va rencontrer
39:36les candidats,
39:37les équipes des candidats
39:38et nous allons
39:39effectivement avoir
39:40plusieurs rendez-vous
39:41sous forme de podcasts,
39:42sous forme d'émissions
39:43qui vont servir
39:44à confronter
39:45ces différents points de vue
39:46et nous allons avoir
39:47un radar cyber
39:48qui va nous emmener
39:49jusqu'en fin mars 2027.
39:53Fin mars 2027
39:54à l'occasion
39:54du forum InCyber
39:56à Lille
39:56on remettra
39:57les résultats
39:58de ces différentes rencontres
40:00On mettra un gros coup
40:01de projecteur sur eux ?
40:02Un gros coup de projecteur
40:03Il n'y a pas d'avenir
40:05sans avenir numérique
40:07et sans résilience numérique
40:09à partir de 2027.
40:10Donc ça c'est pour
40:11toute l'action
40:12que vous menez
40:12avec beaucoup de dynamisme
40:13autour d'Exatrust
40:14et ses 180 membres
40:16Wallix, un mot sur Wallix ?
40:17Aujourd'hui ça se porte
40:18plutôt bien ?
40:20Alors Wallix
40:20est positionné
40:21sur la protection
40:22des accès
40:23aux données
40:23et aux systèmes sensibles
40:25donc autant vous dire
40:25que Wallix
40:26j'ai des équipes
40:27aujourd'hui
40:28qui sont sur la brèche
40:29qui sont très proches
40:30des foyers
40:31C'est combien de personnes
40:31aujourd'hui Wallix ?
40:32Nous sommes 250 personnes
40:34nous sommes présents
40:35dans 16 pays
40:36nous vendons dans 100 pays
40:38et ce que nous voyons
40:39c'est qu'il y a
40:39beaucoup de pays
40:40aujourd'hui européens
40:41dans lesquels
40:41la résilience
40:42l'investissement
40:43dans la résilience
40:44notamment je pense
40:45à un sujet précis
40:46la protection
40:47des systèmes les plus sensibles
40:48des systèmes industriels
40:49des réseaux industriels
40:50vous savez qu'il y a eu
40:51une alerte
40:53l'été dernier
40:54aux Etats-Unis
40:55qui a été lancée
40:56avec un collectif
40:57dans lequel on retrouve
40:58six machines
40:58d'air électrique
40:59et qui disent
41:02attention
41:04sur les équipements électriques
41:06et les usines
41:08nous sommes dans un climat de guerre
41:09si le climat de guerre
41:10continue à s'élever
41:12il va falloir renforcer
41:13les protections
41:13dans ces domaines-là
41:14et donc c'est vrai
41:15que nous Wallix
41:16on appuie énormément
41:17avec l'usage de l'IA
41:19notamment
41:19l'amélioration
41:21de nos solutions
41:22de protection des accès
41:23pour la protection
41:24des accès
41:25au système
41:25et au réseau industriel
41:27dans les organisations
41:28et on voit
41:28une activité
41:29très intense
41:31en juillet-août
41:32pas de vacances
41:33pour la cyber
41:33en juillet-août
41:34pas de vacances
41:35pas de vacances
41:35pas de nuit
41:37non plus
41:38dans la cyber
41:39tellement aujourd'hui
41:40les attaques sont là
41:41justement on va en parler
41:42avec d'autres experts
41:43Jean-Nel vous allez
41:43rester avec nous
41:44et puis on va recevoir
41:45tout de suite
41:45Pascal Lediguel
41:46et Michel Juvin
41:47qui nous rejoigne
41:47pour justement
41:48débriefer les quelques actus
41:50voilà
41:50et puis vous pourrez
41:50donner votre petit
41:51grain de sel aussi
41:52dans chacun
41:53de ces débats
41:55c'est tout de suite
41:57Tech & Co-Business
41:58le décryptage cyber
42:01voilà
42:02un été marqué
42:02par de nouvelles
42:03cyber
42:03cyber attaques
42:04merci à nos experts
42:05d'être avec nous
42:06alors Jean-Nuel
42:06de Galzin
42:08PDG de Wallix
42:09et président d'Exatro
42:10c'est resté avec nous
42:10et puis vraiment
42:11je sais que Pascal
42:13a un agenda
42:15surchargé en ce moment
42:16et on se doute bien
42:17dans le domaine cyber
42:18DG France
42:19de WatchGuard
42:19merci à travers nous
42:20bonjour Pascal
42:20bonjour
42:21et Michel Juvin
42:22expert
42:22écosystème advisor
42:24chez Lensi
42:24on imagine aussi
42:25surtout les feux
42:27de l'actualité
42:28on l'a dit
42:30en quelques mots
42:31à l'instant
42:31avec Jean-Noël
42:33comment on analyse
42:35tout ça
42:35tout ce qui s'est passé
42:36ces fuites de données
42:37secteurs publics
42:38en France
42:38qu'est-ce qui manque
42:40Pascal
42:41est-ce qu'il manque
42:41un CTO
42:42au niveau de l'Etat
42:43est-ce qu'il manque
42:43trouver les responsabilités
42:44taper très fort sur les doigts
42:45qu'est-ce qui manque
42:46par rapport à
42:47toutes ces attaques
42:48je pense pas que ça soit
42:49une chose
42:50il manque beaucoup
42:50à plein de niveaux
42:51et il manque
42:54il manque une volonté
42:55puisqu'il y a des choses
42:57qui ne sont pas faites
42:59et moi ce qui me marque
43:00ce qui me marque beaucoup
43:01c'est
43:01donc là on sort d'un été
43:02où il y a 13
43:0413 entités de l'Etat
43:05qui se sont fait taper
43:06oui
43:07dans la NTS
43:09donc les titres sécurisés
43:10donc nos permis
43:10nos passeports
43:11ça c'est au début de l'été
43:13la DGFIP
43:14là c'est nos impôts
43:15l'éducation nationale
43:16enfin voilà
43:18les logements
43:19vacances
43:20santé publique
43:21puis on aura quelques-uns
43:22cette semaine aussi
43:23visiblement
43:23parce que ça a l'air
43:24d'être un rythme
43:27mais malgré tout ça
43:28les normes de cybersécurité
43:30Nice 2
43:31toujours pas de transposition
43:34d'ailleurs
43:34il y a une saisine
43:35de l'accord de justice
43:36oui
43:36il y a une saisine
43:37qui va faire payer la France
43:39bon c'est pas ça
43:40qui va faire bouger les choses
43:41pas plus
43:42donc moi ce qui me manque
43:44c'est la volonté
43:44et ce qui découle
43:46de la volonté
43:46donc le côté opérationnel
43:50derrière
43:51volonté à la fois politique
43:52volonté dans les entreprises
43:55on va dire
43:55dans les grandes
43:55évidemment il y a
43:57il y a des armes cyber
43:58mais là dans les parties Etat
43:59c'est ça
44:00on parle de l'Etat
44:00c'est une volonté politique
44:03on est quand même dans une période
44:04où on est censé avoir
44:05un plan stratégique cyber
44:06en 2026-2030
44:07et on se fait taper comme ça
44:10ben regardons
44:11entre ce plan
44:11et la réalité
44:12quel est le décalage
44:14et analysons ce décalage
44:15et corrigeons ce décalage
44:16en fait on va pas y arriver
44:18avec des mots
44:18on va y arriver avec des actes
44:19et les actes
44:20c'est de regarder
44:20ce qui est mis en place
44:21dans les entités
44:22ce qu'on leur demande
44:23de faire le delta
44:24de faire un audit
44:24et de le corriger
44:25enfin la cybersécurité
44:27c'est de la technique
44:28c'est pas
44:28et moi je vous rends
44:29c'est souvent du bon sens
44:31Michel
44:32oui je suis un peu plus
44:34un peu plus peut-être
44:35dur
44:36et comme tous les français
44:38il est dur quand même Pascal
44:39comme tous les français
44:41en fait
44:42je trouve qu'aujourd'hui
44:44l'enjeu énorme
44:45c'est à dire
44:46quand on regarde bien
44:46ce sont des données
44:47qui sont uniques
44:48qui nous caractérisent
44:49et qu'on ne pourra pas
44:51masquer ou cacher
44:53elles sont déjà
44:53dans nos archives
44:54et on parle de quoi
44:55on parle de notre nom
44:56prénom
44:56date de naissance
44:57numéro de sécurité sociale
44:58des données qui sont
45:00ça y est c'est fini
45:01elles sont parties
45:01et lorsqu'on est
45:03attaquant en cyber
45:04qu'est-ce qu'on fait
45:04on balance toutes ces données
45:07dans une belle boîte
45:08à base d'IA
45:09et puis on cartographie
45:10en fait l'ensemble des personnes
45:11avec leurs fonctions
45:12dans les entreprises
45:13ce qui donne une arme
45:14terrible pour pouvoir
45:15aller les battre
45:15donc l'enjeu
45:16surtout rappelons
45:17qu'avec l'IA aujourd'hui
45:18on a des outils
45:19en étant un peu intelligent
45:20on peut consolider
45:21alors qu'avant
45:22c'était un peu complexe
45:23c'est juste ça
45:24et en même temps
45:25derrière tu as
45:26toute la partie
45:27comment dirais-je
45:28tout ce qui est
45:29hors professionnel
45:30qui est aussi accessible
45:31puisque les fédérations françaises
45:32se sont fait toper
45:33il y a des agences
45:34des voyages
45:35du coup on savait
45:35qui était possesseur
45:36d'armes à feu
45:37mais bien sûr
45:37on a cambriolé des gens
45:39mais bien sûr
45:40il y a des actions
45:41mais extrêmement larges
45:42donc l'importance
45:43a été élevée
45:44et donc je me suis dit
45:46je vais aller regarder
45:47qu'est-ce qui se passe
45:47au niveau des contrôles
45:48parce que visiblement
45:49même si les politiques
45:52disent ce qu'il faut faire
45:53les contrôles
45:54effectivement
45:55ne sont pas mis en place
45:56et donc on regarde
45:57dans le détail
45:57on voit que
45:58les contrôles
45:59il y a une partie
45:59des contrôles internes
46:00en tout cas pour la DGFIP
46:01qui sont faits par la finance
46:03sur la base du COSO
46:04donc c'est le contrôle
46:05interne financier
46:06très bien
46:06il y a un service
46:07d'audit interne
46:07très bien
46:08et puis en externe
46:10tu as la Cour des comptes
46:11l'IGF
46:12le Parlement
46:13qui audite régulièrement
46:14ils appliquent tout
46:15la PSSI de l'État
46:17qui est un document
46:18rédigé par l'ANSI
46:19donc tout va bien
46:20et puis derrière
46:21vous avez le service
46:21du haut fonctionnaire
46:22de la défense
46:23et de la sûreté
46:23voilà autant de personnes
46:24autant de coordinateurs
46:26de la stratégie
46:27qui visiblement
46:28n'ont pas fait leur travail
46:30et le constat
46:31il est là
46:31les faits sont là
46:32et donc à partir de là
46:33il faut se poser des questions
46:35qu'est-ce qu'il faut faire
46:36qu'est-ce qui a manqué
46:37et là on voit bien
46:38que c'est au niveau
46:39des contrôles
46:39c'est-à-dire qu'aujourd'hui
46:40vous avez des personnes
46:41qui parlent de stratégie
46:43de gouvernance
46:43mais ils oublient que dans la gouvernance
46:45il y a définir là où on va
46:46et en même temps
46:47mettre en place des contrôles
46:48pour vérifier là où on va
46:49c'est ce que j'avais écrit
46:50dans un article chez l'ANSI
46:51en parlant de gouvernance
46:52en expliquant que
46:53l'État par exemple français
46:54il y a un président
46:55qui définit une vision
46:57il y a un gouvernement
46:58qui met en place
46:59il y a deux chambres
47:00qui contrôlent
47:01là il n'y a personne
47:02qui contrôle
47:02c'est ça Pascal
47:04dans l'IS2
47:05il y a les contrôles
47:06on ne le transpose pas
47:07on ne le met pas en place
47:07on dit ça
47:08alors l'ANSI
47:09a fait son boulot là-dessus
47:10il y a tous les documents
47:11qui vont bien
47:11on peut s'y préparer
47:12on en est là
47:13on peut s'y préparer
47:14et pour que
47:17c'est ça
47:18on sent que c'est un problème
47:19personnel
47:19moi je pense que c'est
47:21je pense qu'il faut garder
47:23à l'esprit
47:23que ce qui nous différencie
47:25dans le numérique
47:25en Europe
47:26par rapport à
47:28par exemple
47:28au leader américain
47:29c'est qu'on a choisi
47:31en Europe
47:32de protéger les données
47:33les données personnelles
47:34les données industrielles
47:35c'est ce qu'on appelle
47:35le règlement général
47:36sur la protection des données
47:37le RGPD
47:39quand les entreprises
47:41ou les organismes
47:42ne respectent pas
47:42le RGPD en Europe
47:43ils risquent jusqu'à 4%
47:45de leur chiffre d'affaires mondial
47:46avec un risque pénal
47:47sur le dirigeant
47:48ce que je trouve
47:51violent pour le coup
47:52au sens viol du terme
47:54c'est que dans la situation
47:55dans laquelle on est aujourd'hui
47:56chacun
47:59chaque personne
48:00dont les données
48:01sont maintenant
48:02sorties
48:02du secret
48:04se retrouve comme une personne
48:06violée
48:06dont les données
48:07ont été violées
48:08et donc
48:09on peut
48:10effectivement
48:11comme ça vient d'être dit
48:12s'interroger
48:13sur la responsabilité
48:14on ne va pas faire payer
48:16l'état
48:17mais par contre
48:18il y a une responsabilité
48:19il y a une responsabilité
48:21et donc
48:22on ne peut
48:22d'autant pas
48:23rester dans cette situation
48:25que nous avons
48:26tous les moyens
48:27de protection
48:28à disposition
48:29donc il est urgentissime
48:30de passer effectivement
48:31à l'opérationnel
48:32et de mettre en place
48:33les protections
48:34et de
48:36mettre en place
48:37les contrôles
48:39et d'en répondre
48:40j'ai envie de dire
48:40aux français
48:41ça me rappelle
48:42une discussion
48:43que j'ai eue
48:43il n'y a pas très longtemps
48:44avec un ministre
48:45la situation
48:46dans laquelle
48:46on est aujourd'hui
48:47avec la cybersécurité
48:48c'est pour ça
48:49que c'est une affaire
48:49importante
48:50c'est que la sécurité
48:51de quelques secteurs
48:53publics
48:53aujourd'hui
48:55nous fait craindre
48:56de transformer
48:57le problème
48:57de cybersécurité
48:58de cyber défense
48:59en problème
49:00de santé publique
49:01en problème
49:01de sécurité publique
49:03et c'est peut-être
49:03le moment
49:03où la cybersécurité
49:05doit devenir
49:06un problème
49:06de sécurité publique
49:07Pascal ?
49:09Je rebondis
49:10la RGPD
49:11c'est 99 articles
49:12il y a un article
49:13de cyber là-dedans
49:14qui est l'article 32
49:15qui dit qu'on doit
49:16se sécuriser
49:16et c'est quatre lignes
49:18et c'est global
49:19et il n'y a pas de détail
49:20il n'y a pas de détail
49:21donc ça met bien
49:22en évidence
49:23qu'il y a des grandes volontés
49:25mais il n'y a pas
49:26ce qui découle derrière
49:28et surtout
49:29c'était Michel
49:31qui avait relevé
49:32enfin relevé ce sujet
49:32oui
49:33c'est le 1er septembre
49:35l'arrivée de la facturation électronique
49:36alors là
49:38bonjour
49:38je ne dis pas
49:39que toutes les plateformes
49:40ne sont pas sécurisées
49:41mais on ouvre quand même
49:43une surface d'attaque
49:44importante là
49:46et puis en même temps
49:47quel est l'enjeu
49:48de nouveau
49:48l'enjeu
49:49c'est pour les entreprises
49:51le numéro de sirène
49:52le détail
49:53du dirigeant
49:55ses coordonnées
49:56les établissements
49:57et puis derrière
49:58vous avez toutes les factures
49:59entrées, sorties
49:59et là
50:00c'est un terrain de jeu idéal
50:02donc on a
50:03160 organismes privés
50:05qui sont agréés
50:07par l'État
50:07ces fameuses plateformes
50:09pour faire de la facturation électronique
50:11et donc je suis allé voir
50:12un petit peu
50:12quels étaient les contrôles
50:13qui étaient mis en place
50:14auprès de ces 160 plateformes
50:15c'est écrit
50:16c'est écrit
50:17alors je vous lis
50:18parce que ça vaut le détail
50:19contrôle technique
50:20je me suis concentré
50:21sur la contrôle technique
50:22validation des formats
50:24présence des mentions obligatoires
50:26structure des données
50:29annuaire centrale
50:29des destinataires
50:30c'est important
50:31et conformité ISO 2701
50:34ça veut dire qu'aujourd'hui
50:35et qui fait ça
50:36c'est la DGFIP
50:37ah
50:39pas de chance
50:39et donc aujourd'hui
50:41on a
50:42on a le sentiment
50:43en tout cas
50:43moi ce que j'aimerais
50:44mettre en avant
50:45c'est que
50:45toutes les entreprises
50:47particulières
50:48qui ont audité
50:48ces entreprises
50:49donc qui vont faire
50:50cette plateforme électronique
50:51elles doivent être responsables
50:53si jamais ces plateformes
50:55subissent des intrusions
50:56et là on doit voir
50:58des têtes bouger
51:00c'est
51:01enfin j'en souris
51:02mais c'est
51:03enfin c'est
51:04souris là
51:04parce qu'on parle de la DGFIP
51:05mais c'est inquiétant
51:06enfin Pascal
51:06c'est
51:07quand on entend
51:08on voit ces contrôles là
51:09on se dit mais
51:11qu'est-ce qui manque
51:11est-ce qui manque
51:12moi je pensais
51:13pour l'histoire de la DGFIP
51:14je me suis dit
51:14mais il faudrait un CTO
51:15à la tête de l'État
51:16qui soit
51:16et puis qui ait vraiment les moyens
51:18qui ne soit pas juste
51:18en train de vérifier
51:19que le réseau marche bien
51:21après c'est pas qu'une question de personne
51:22il y aurait un CTO de l'État
51:24il faudrait aussi qu'il fasse
51:25et puis on a l'ANSI
51:26et puis on a l'ANSI
51:27l'ANSI passe
51:29alors aujourd'hui
51:30il y a une personne
51:31qui a été nommée quand même
51:32il y a Walter Arnaud
51:33qui justement
51:35est aujourd'hui
51:36directeur de l'Ariane
51:38qui va donc
51:40prendre la direction générale
51:41de la DINUM
51:41à partir du 1er janvier
51:42c'est lui
51:43quelque part
51:44le CTO
51:45le DSI de l'État
51:46et donc
51:48je suis persuadé
51:49qu'il va y avoir
51:50des annonces
51:51dans peu de temps
51:51autour d'actions
51:53qui vont être prises
51:54avec Walter Arnaud
51:56et en tous les cas
51:57Walter Arnaud
51:58il peut compter
51:59sur le soutien
52:00plein et entier
52:01des industriels
52:02parce qu'aujourd'hui
52:03autant l'ANSI
52:04est un organe de contrôle
52:06mais nous n'avons pas
52:08le bras opérationnel
52:09de tout cela
52:10d'ailleurs
52:11le Premier ministre
52:12a demandé
52:14le nom
52:14d'un patron opérationnel
52:16sur les questions
52:17de cybersécurité
52:17il l'a demandé
52:18à la suite
52:19de la fuite
52:20de la DGFIP
52:21donc je pense
52:22que là aussi
52:22on peut s'attendre
52:23à des annonces
52:23dans les jours
52:24qui viennent
52:24Pascal ?
52:25pour ceux qui nous écoutent
52:26il faut quand même
52:27comprendre quelque chose
52:28130 plateformes
52:30160
52:31c'est une augmentation
52:37de la surface d'attaque
52:38qui est colossale
52:39ça veut dire
52:40qui concerne tout le monde
52:40c'est pas
52:423,5 millions d'entreprises
52:44en France
52:44la logique initiale
52:45si je me suis bien enseigné
52:47et que j'ai bien lu
52:48c'était
52:48on va diluer
52:50en plein de plateformes
52:51pour que
52:51si on en faisait qu'un seul
52:53tout tombait
52:54là à 130
52:54tout ne tombe pas
52:56bon ça se discute
52:57mais par contre
52:59130 plateformes
52:59en termes de surface d'attaque
53:01pour de l'IA
53:02pour du test de vulnérabilité
53:03ça va être une rigolade
53:05et en face de ça
53:06parce que comme je le dis
53:07la cyber
53:08c'est de la technique
53:09donc comment on se part
53:10contre la détection
53:12de vulnérabilité
53:12où il y a des process
53:13il y a de l'organisation
53:14je t'entends
53:14mais il y a aussi de la technique
53:16c'est-à-dire
53:16s'il n'attaque pas
53:16c'est passe
53:17point
53:19mais
53:20il me trouble
53:24on fait de la cyber
53:25quand on est dans
53:25l'état de l'art de la cyber
53:26si on est en retard
53:27par rapport à l'état de l'art
53:28de la cyber
53:29on se fait taper
53:29plus que les autres
53:30c'est le problème de la France
53:31la France est un pays riche
53:33en retard
53:33avec une dette technologique
53:34par rapport à la cyber
53:35donc on se fait taper
53:36c'est ce qu'a dit
53:37d'ailleurs
53:38ce qu'on dit
53:39les gars de 0 byte
53:40quand ils ont attaqué
53:41la DGFIP
53:41on attaque
53:42parce qu'on va se faire
53:43de l'argent
53:43et puis c'est parce que
53:44c'est facile
53:44donc il faut récupérer
53:47il faut récupérer
53:48cette dette technologique
53:49il faut la gommer
53:51il ne faut plus l'avoir
53:52sauf que
53:53là on va
53:54on va ratifier
53:55un IS2
53:55avec 15 éléments
53:57techniques dedans
53:58dans lequel nulle part
53:59il est indiqué
54:00que ces plateformes
54:01par exemple
54:01vont devoir s'auditer
54:03avec des mécanismes d'IA
54:04pour détecter
54:05des vulnérabilités
54:06c'est pas dedans
54:08donc en fait
54:08on va se mettre à jour
54:10avec quelque chose
54:10qui est déjà en retard
54:12je suis désolé
54:13pardon je travaille
54:14pour une entreprise américaine
54:16on a commencé
54:17un process
54:17déjà pas mal de mois
54:20nos détections
54:20de vulnérabilités
54:21en fait fois 4
54:22cette année
54:22parce qu'on a
54:24plein de modèles
54:24d'IA
54:25qui cherchent
54:25nos propres vulnérabilités
54:26dans notre code
54:28aujourd'hui
54:28c'est l'état de l'art
54:29pour la détection
54:30de vulnérabilités
54:31si on ne s'y met pas
54:32il y aura des dégâts
54:33ce sera le mot de la fin
54:34merci à tous les trois
54:36merci
54:37Pascal Lediguel
54:38DG France de WatchGuard
54:39Michel Juvin
54:41Écosystème
54:41Advisor chez Alliancy
54:42et Jean-Noël de Galzin
54:43qui nous a fait l'amitié
54:44aussi de rester avec nous
54:44PDG de Wallix
54:46et président d'Exatrust
54:47qui lance donc son Cyber 2027
54:49et on suivra
54:49avec ce radar
54:50et puis cette interpellation
54:52auprès des politiques
54:52messieurs
54:53merci infiniment
54:54l'émission se termine
54:55on se retrouve la semaine prochaine
54:56j'espère que vous avez passé
54:57un bel été
54:57j'avais oublié de vous le dire
54:58au début
54:58mais on se retrouve
54:59bien entendu
55:00la semaine prochaine
55:01même heure
55:02même endroit
55:02excellente semaine
55:03sur BFM Business
55:05Tech & Co Business
55:06sur BFM Business
55:08Sous-titrage Société Radio-Canada
55:10Sous-titrage Société Radio-Canada
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