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  • il y a 1 semaine
Des solutions pour mieux gérer et réutiliser l’eau dans les bâtiments : c'est l'idée de la start-up Aquapod. La technologie permet de traiter les eaux grises et d’en réutiliser jusqu’à 45 % pour les sanitaires, l’arrosage ou le nettoyage. Une émission enregistrée au SIBCA, le salon de l'immobilier bas carbone.

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Transcription
00:06Smart Impact, toujours au SIPCA, ce salon de l'immobilier
00:10Carbon au Grand Palais à Paris, j'accueille Benjamin Cause, bonjour.
00:13Bonjour.
00:14Bienvenue, vous êtes le directeur commercial France d'Odali qui a été créé il y a deux ans, c'est
00:18quoi Odali ?
00:19Exactement, c'est une société aujourd'hui qui permet de réduire l'empreinte hydrique des bâtiments.
00:25On arrive à amener des réductions des besoins en eau potable de l'ordre de 20 à 50% quasiment.
00:31Donc c'est un industriel qui fabrique une machine qui vient équiper les bâtiments
00:36et qui propose de récupérer certaines eaux usées, de les filtrer avant de les réinjecter dans le bâtiment
00:42pour couvrir certains usages comme l'alimentation des sanitaires,
00:46comme l'alimentation des lave-linges ou l'arrosage des espaces verts.
00:49Un sujet qui est complètement d'actualité, particulièrement cette année.
00:54Alors ça s'appelle l'Aquapod, c'est ça ?
00:56Exactement.
00:57C'est quoi, comment ça marche ?
00:58Alors c'est une filière de filtration, donc c'est une grosse boîte
01:02dans laquelle on a certaines technologies de filtration,
01:06des technologies qui existent depuis déjà un certain temps,
01:08mais qu'on a miniaturisées, qu'on a appris à monitorer
01:12pour pouvoir proposer une solution qui va être autonome
01:17avec des coûts d'exploitation extrêmement mesurés
01:19et qui va permettre de filtrer les eaux usées.
01:22Donc on va retirer les pollutions.
01:24On parle de pollution type savon, petits morceaux de peau.
01:29Éventuellement, quand on parle d'eau usée des cuisines,
01:32ça va être un peu d'alimentation.
01:34Donc on a différentes étapes de filtration qui vont retirer ces pollutions
01:38pour proposer une eau qui va être indifférenciable de l'eau potable.
01:43Pas de turbidité, pas de couleur, pas d'odeur.
01:45De façon à ce que, quand l'eau est réinjectée dans le bâtiment,
01:49il n'y ait aucun impact pour les résidents,
01:51que ce soit en termes d'habitude ou en termes de désagrément.
01:53Ça veut dire qu'on est presque dans un circuit fermé
01:57ou ce n'est pas exactement cette logique ?
01:58Alors pas tout à fait.
02:00Pour le coup, le circuit fermé aujourd'hui est interdit par le législateur
02:03parce qu'il y aura un risque de concentration des pollutions,
02:05donc avec des risques d'hygiène et sanitaire.
02:07En revanche, ce qu'on propose, c'est de faire une deuxième boucle.
02:11Donc l'eau va avoir deux usages avant d'être évacuée à la station d'épuration.
02:16Quel gain ça représente pour une entreprise ?
02:20Alors dans certaines configurations,
02:21on amène une réduction des besoins en eau potable,
02:24donc de la consommation d'eau potable jusqu'à quasiment 50%.
02:29Voilà, donc quand on voit la baisse systémique des ressources en eau,
02:33on l'a encore vécu particulièrement cet été.
02:35L'idée de se dire qu'on va consommer deux fois moins d'eau,
02:38encore une fois, sans changer ses usages,
02:40c'est quelque chose qui est particulièrement pertinent
02:42et qui va permettre de préserver les ressources.
02:44J'imagine que sur un salon comme le CIPCA,
02:47le salon de l'immobilier bas carbone,
02:48vous avez dû être particulièrement sollicité dans ce contexte,
02:53c'est-à-dire qu'on a enchaîné des épisodes caniculaires depuis la fin mai,
02:58il y en a un autre qui est en train de se dérouler là,
03:01on est début septembre.
03:03À quel point vous sentez la différence ?
03:05Beaucoup d'énergie positive déjà et surtout énormément d'acteurs différents
03:11qui viennent nous voir, qui nous sollicitent
03:13ou qui sont sensibles aux arguments et à la présentation du sujet.
03:19Quand je parle d'acteurs, les promoteurs bien évidemment,
03:24et on a quelques partenariats qui se sont renforcés cette année encore sur le salon
03:29avec quelques annonces intéressantes et notamment des projets qui se concrétisent.
03:33Mais il y a aussi les architectes, les bureaux d'études fluides,
03:36les bureaux d'études environnement.
03:38Et surtout, c'est là où c'est intéressant cette année,
03:40particulièrement on sent que les collectivités sont en train de s'emparer de ce sujet.
03:45Elles ont appris à connaître l'environnement réglementaire
03:49et tout doucement, on sent qu'elles réfléchissent à intégrer la mise en œuvre
03:54du principe qu'on traite dans le cahier des charges de leurs projets urbains.
04:00Oui, notamment dans des régions qui ne pensaient pas être un jour concernées
04:05par des arrêtés de restrictions d'eau.
04:06Vous voyez arriver des clients qui disent
04:08qu'on est en Bretagne, en Normandie, dans ces coins-là, on est concernés.
04:12Tout à fait.
04:14Effectivement, il y a des zones où c'est évident.
04:15On sait qu'il y a des problématiques d'eau.
04:17Je pense au Pourtour Méditerran notamment.
04:19Mais en fait, on se rend compte que cette baisse systémique des ressources en eau
04:23concerne quasiment tous les territoires français
04:25avec des niveaux d'intensité différents.
04:30Mais les projections de structures comme le BRGM, par exemple,
04:35amènent à penser que l'ensemble du territoire sera concerné à terme
04:38par cette baisse de niveau.
04:39Donc, ils prennent le sujet en main aujourd'hui.
04:41Est-ce qu'il y a des bâtiments qui sont mieux adaptés
04:44à la solution que vous proposez que d'autres ?
04:46Oui, puisque aujourd'hui, notre principe est encadré par la réglementation.
04:51Donc, elle cible des eaux spécifiques.
04:55On pense aux eaux grises, donc les eaux schématiquement issues des salles de bain,
04:59également les eaux de cuisine.
05:01Donc, ce sont des gisements qu'on va retrouver particulièrement dans le logement
05:04et dans toutes les résidences gérées.
05:07résidences étudiantes, résidences médicalisées, dans l'hôtellerie.
05:13En revanche, dans le tertiaire, c'est un peu plus complexe.
05:18Ça va être pertinent dans les immeubles de bureaux
05:20dès lors qu'il y aura un restaurant d'entreprise
05:21ou une activité type gymnase.
05:25Merci beaucoup, Benjamin Causs et bon SIPCA, bon salon de l'immobilier bas carbone.
05:32Voilà, c'est la fin de ce Smart Impact.
05:34Merci à toutes et à tous de votre fidélité à la chaîne des audacieuses
05:38et les audacieux à la chaîne des affaires.
05:40Salut.
05:40Merci.
05:40Merci.
05:40Merci.
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