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  • il y a 4 semaines
Retrouvez le replay de Hammett Week-end sur BFMTV.

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00:00Et on prend la direction du Royaume-Uni, tout de suite où Jordan Bardella est l'invité d'honneur du
00:06congrès du parti d'extrême droite Reform UK.
00:08Une visite qui peut sembler étonnante en pleine campagne présidentielle.
00:12Nigel Farage, homme du Brexit, alors même que le RN dite y avoir renoncé.
00:17On va en parler avec nos invités en plateau.
00:20Florian Philippot, président des Patriotes.
00:22Bonjour, bienvenue à vous.
00:25Face à vous, Antoine Léaumant, député de la France Insoumise de l'Essonne.
00:28Bonjour, bienvenue à vous également.
00:30À vos côtés, Antoine Oberdorf, journaliste politique à l'Opinion.
00:33Bonjour, Alexis Cuvillier, chef adjoint du service politique de BFM TV.
00:37Et Anne-Elisabeth Moutet, éditorialiste au Daily Telegraph.
00:41Florian Philippot, je vais commencer par vous.
00:43On va resituer un petit peu les choses.
00:44Vous, vous étiez au départ très proche de Marine Le Pen.
00:48Mais vous vous étiez justement éloignée précisément sur ces questions-là de la sortie de l'Union Européenne, de la
00:56sortie de l'euro.
00:58Vous, vous êtes surpris par ce rapprochement entre le patron du RN et l'homme du Brexit ?
01:04Ce qui est certain, c'est que c'est incohérent.
01:07En quelque sorte, il faut regarder le détail de ce qu'a signé.
01:09Ils ont signé un accord tous les deux sur la question migratoire.
01:11Et Jordan Bardella a signé l'acceptation de reprendre les migrants que le Royaume-Uni réexpulsera vers la France, qui
01:18traverse la Manche.
01:20Ok, mais à condition que nous, on les ré-expulse derrière.
01:24Or, nous, on est dans l'Union Européenne, dans Schengen et dans la CEDH,
01:27et le RN n'a pas l'intention de les quitter.
01:29Donc, on ne pourra pas les expulser.
01:31Donc, en fait, il s'est fait avoir par Farage.
01:32Je comprends très bien politiquement ce qu'a fait Farage.
01:35Autant, Bardella, quelle est l'intention, son intention réelle ?
01:38Se faire avoir, ce n'est pas très intéressant pour lui.
01:40Ou alors, de saboter une fois supplémentaire la campagne de Marine Le Pen.
01:44Ce n'est pas du tout impossible, vu tout ce qui se passe en ce moment.
01:46On sent que c'est en train de se tendre considérablement entre les deux.
01:49Vous le sentez, vous, ça aussi, que ça se tend en ce moment entre les deux ?
01:51Je le sens et je le sais.
01:53Je le sais depuis longtemps.
01:54Mais ça se voit, enfin, voilà.
01:56Ça se voit, mais sur tous les sujets.
01:58On voit bien que ça se tend.
02:00Mais la question principale, et c'est pour ça qu'aux Patriotes,
02:02on défend la sortie de l'Union Européenne et de la CEDH,
02:05c'est que si on veut reprendre le contrôle de notre pays,
02:07et c'est une belle démonstration que nous fait Jordan Bardella aujourd'hui,
02:09si on veut reprendre le contrôle des frontières, de l'immigration,
02:11mais aussi de notre agriculture, pour sauver nos paysans,
02:14de notre énergie, qui est trop chère à cause de l'Europe,
02:16du marché européen d'électricité et de tant d'autres sujets,
02:19il faut sortir de l'Union Européenne pour une raison simple,
02:22mettre chez nous et reprendre le contrôle de notre pays,
02:24de notre souveraineté nationale.
02:26C'est tout ça qui a abandonné l'ERN, il est en train de le payer.
02:29Finalement, vous êtes en quelque sorte le Nigel Farage,
02:33français ?
02:33Je le connais bien, moi, Nigel Farage,
02:35et je l'admire parce qu'il n'a jamais dévié de sa ligne.
02:38C'est l'homme du Brexit, et maintenant il dit
02:40« si je suis Premier ministre britannique,
02:42demain nous quitterons la CEDH ».
02:43C'est cohérent, parce que tant qu'on est dans la CEDH,
02:45on ne peut rien faire.
02:46La Cour européenne des droits de l'homme.
02:48Tandis que de l'autre côté, Bardella, l'ERN,
02:50ce qu'ils sont devenus, et c'est pour ça que vous avez raison,
02:52je les ai quittés et que j'ai créé les Patriotes,
02:54qui est aujourd'hui le plus grand mouvement souverainiste de France,
02:56eh bien, sont totalement incohérents.
02:58Ils ne pourront rien faire, ne pourront ni augmenter les salaires,
03:01ni réduire l'immigration, ni baisser les prix de l'énergie,
03:04ni arrêter le Mercosur, rien de rien de rien.
03:07Moi, je veux protéger nos compatriotes, relancer la France,
03:10il faut commencer par pouvoir le faire.
03:12Ça s'appelle la souveraineté, c'est un concept qu'il y a quelques siècles,
03:14donc on devrait commencer à le savoir.
03:16Puisque vous évoquez une fracture que vous avez vu venir depuis longtemps
03:20entre Jordan Bardella et Marine Le Pen,
03:22est-ce que cette visite-là à Birmingham, elle en est une illustration ?
03:27Oui, une de plus.
03:29Regardez ce qu'a dit Louis Alliot sur l'Ukraine ce matin,
03:32on va couper le robinet à l'Ukraine,
03:34alors que le même Bardella, lui, fait des embrassades à Zelensky.
03:38Ce n'est pas la ligne du RN, normalement, on va couper.
03:40Moi, je me réjouis si c'est leur nouvelle ligne.
03:41Ça veut dire que les Patriotes ont eu une influence décisive sur le RN,
03:44qu'on les aura convaincus d'arrêter de financer et d'armer cette guerre absurde,
03:47et en particulier le régime de Zelensky qui est totalement corrompu.
03:50Mais ce n'est pas leur ligne, normalement.
03:53Donc, qu'est-ce qui se passe ?
03:54Ils sont en train de se jeter des pots de banane les uns sous les pieds des autres ?
03:58Oui, probablement.
03:59Ça s'appelle une guerre de clan.
04:01Voilà.
04:01Ça s'appelle une guerre de clan parce que Bardella n'accepte pas
04:03de ne pas être le candidat du fait de la décision de justice du 7 juillet.
04:06Vous pensez que derrière, il y a tout ça ?
04:09On va faire tourner la parole.
04:10On a beaucoup de choses à dire sur ce sujet.
04:11Je voulais quand même qu'on écoute d'abord Jordan Bardella,
04:15qui affirme que même s'il rencontre le patron du Brexit,
04:21en Angleterre.
04:22Lui ne veut pas sortir de l'Union européenne.
04:23On écoute Jordan Bardella.
04:26Si nous gagnons les élections, nous ne souhaitons pas sortir de l'Union européenne.
04:29Nous souhaitons tout changer sans rien détruire.
04:32Et nous souhaitons en réalité que l'ensemble des gouvernements qui sont en train de s'installer
04:39partout en Europe et qui portent une vision critique du fonctionnement de l'Union européenne
04:43puissent travailler ensemble à une nouvelle architecture européenne qui permette à chaque
04:48nation de pouvoir regagner des marges de souveraineté sur le prix de l'électricité,
04:54sur la possibilité de faire du patriotisme économique, sur la maîtrise des frontières.
04:58Et je l'ai dit, nous réclamerons très vite au Conseil la renégociation des accords
05:03de Schengen.
05:04Nous ne souhaitons pas sortir de l'UE malgré tout.
05:06Je vous voyais sourire, vous n'y croyez pas Antoine Léaumont ?
05:08Non, c'est la formule stupide qui m'a fait sourire, tout changer sans rien détruire,
05:12je ne sais plus quoi, c'est un machin comme ça, on dirait des formules de communicant.
05:16Mais du côté du Rassemblement national, c'est effectivement, on a l'impression,
05:20une espèce de grande bataille à l'intérieur du RN.
05:24Et moi, je me demande si M. Bardella ne va pas finalement prendre des leçons de financement
05:28occulte du parti, parce que l'information principale, celle dont on aurait pu parler
05:32d'ailleurs sur votre plateau, c'est que Nigel Farage, aujourd'hui, il est dans une affaire
05:36de financement occulte de son parti, où il y a deux responsables de son parti qui démissionnent,
05:39dont le responsable du programme.
05:41C'est comme si Clémence Guettet démissionnait de la France Insoumise parce qu'il y avait
05:44une histoire de financement occulte.
05:46Je ne sais pas si on s'imagine le niveau de la tornade dans laquelle est Nigel Farage,
05:50et à côté de qui quelqu'un qui est lui-même poursuivi pour emploi fictif dans un parti
05:55condamné pour détournement de fonds publics, est en train de s'associer.
05:59Là, c'est l'association des voleurs, en fait, de chacun de leur pays.
06:02Alors, M. Farage, c'est un peu différent parce que lui, c'est plutôt des financements
06:04occultes venant de l'étranger.
06:05Donc, finalement, on se rend compte que les étrangers, il a un problème quand c'est
06:08des individus, mais quand c'est du fric, ça lui va.
06:11Quand vous dites, lui, c'est le RN, c'est pas Jordan Bardella.
06:14Non, lui, M. Farage.
06:14Oui, mais après, vous disiez deux hommes, vous parliez de Jordan Bardella, mais c'est
06:18le RN.
06:18Oui, le RN est condamné, en appel y compris.
06:22Mme Le Pen est condamnée en appel y compris.
06:24Je voulais juste repréciser.
06:25M. Bardella, il a une enquête, donc ça pourrait arriver à un moment donné.
06:28Là, c'est l'association des coquins, des voleurs qui se mettent ensemble et qui
06:32viennent dire des trucs sur l'immigration.
06:34Mais c'est bien que vous l'ayez mis en très, très gros parce qu'on voit un truc
06:37écrit.
06:37On voit que, considérant que les lois internationales, y compris la Convention européenne des
06:42droits de l'homme, ne doivent pas empêcher les nations souveraines de sécuriser et de
06:46défendre leurs frontières.
06:46C'est-à-dire que ce monsieur, ces messieurs, font primer la question de chasser les migrants
06:53et potentiellement de les noyer dans la mer, puisque c'est ça qui peut se passer potentiellement,
06:56à la question des droits de l'homme et du citoyen.
06:59Et vous parliez tout à l'heure de souveraineté, pardon, mais notre pays s'est créé dans
07:02un moment de souveraineté qui s'appelle la Révolution française, précisément pour
07:05mettre en place une chose qui s'appelle la Déclaration des droits de l'homme et du
07:08citoyen.
07:08Vous voyez que ceux qui défendent la tradition républicaine française, ils sont à trouver
07:11chez nous et certainement pas chez ces gens-là.
07:13Antoine Oberdorf, à quoi joue Jordan Bardella ? J'imagine qu'il a quand même eu l'aval de
07:18Marine Le Pen pour se rendre au congrès de Nigel Farah.
07:21Alors l'aval, sans doute, mais c'est vrai qu'on est en droit de se demander ce qu'il
07:25fait, au fond, dans ses déplacements à l'international.
07:27Il est aujourd'hui en Angleterre, demain dans les milieux d'affaires en Italie.
07:33Et au fond, on a cru comprendre que Jordan Bardella était candidat au poste de Premier
07:38ministre, donc du numéro 2 à Matignon.
07:41A priori, l'international, c'est le domaine réservé de la future, en l'occurrence, si
07:46on se place dans l'optique de Marine Le Pen, de la future présidente de la République.
07:49Donc ce n'est pas son périmètre, déjà.
07:51Ensuite, s'afficher à l'international, c'est toujours l'occasion effectivement de flottement
07:55de lignes.
07:56Donc ça ne veut dire quoi, pardon, si je vais au bout ? Il n'est pas dans son rôle,
07:58là ?
07:59Il a eu l'occasion de nous parler, de nous montrer que les cours d'intensif d'anglais
08:03qu'il avait pris, avaient porté leur feuille et qu'il maniait la langue de Shakespeare
08:07comme personne.
08:08Mais au-delà de ça, bien évidemment que non.
08:11Il y a suffisamment...
08:12Mais donc, il vous repose la question.
08:14Il joue à quoi ?
08:15Il joue à, par petites touches, continuer d'alimenter la musique sur laquelle il est
08:23imprésidentiable, imprésidentiable en devenir, et ça commence évidemment à se voir,
08:28et ça se manifeste par la ligne.
08:30C'est impensable, par exemple, dans un parti comme la France Insoumise, relativement
08:35caporalisée, d'avoir un flottement sur la retraite à 60 ans.
08:38C'est impensable.
08:39Mais ce n'est pas une question de caporalisation, c'est une question d'accord.
08:41Eux, ils ne sont pas d'accord entre eux.
08:42M. Bardella, il veut faire la politique du grand patronat.
08:45Mme Le Pen, elle veut faire pareil, mais elle fait semblant que c'est l'inverse et qu'elle
08:48essaie de défendre les salariés.
08:49Mais ça ne se limite pas à ça.
08:50Ça ne se limite pas à ça, parce que Jordan Bardella, là, effectivement, il va avec
08:54Nigel Farage, qui était extrêmement sévère à l'égard des orientations économiques
08:57de Mme Le Pen, mais en juin dernier, il était en Pologne.
09:01Je vous ressors quand même les mots de Nigel Farage à l'égard du parti de Marine Le Pen.
09:05Les politiques économiques du RN seraient un désastre, encore pire pour l'économie
09:09que l'équipe actuellement au pouvoir.
09:12Il faut dire que c'était en juin 2024, c'était Jordan Bardella qui était candidat
09:17au poste de Premier ministre, donc c'était contre Jordan Bardella qui tenait ce genre
09:20de propos.
09:21Donc ce rapprochement à Nélisabeth Moutet, on y revient, il est étrange.
09:25Comment vous, vous l'interprétez ?
09:27Alors, je suis d'accord avec Antoine pour dire que Jordan Bardella est en train de se
09:31montrer comme étant présidentiable en devenir.
09:35Ça, c'est évident.
09:36Dans le cas de Nigel Farage, effectivement, il y a ce problème de financement de son parti,
09:42mais Nigel Farage, il est tout de même en train de faire un sans-faute.
09:45Il a fait un coup assez intéressant pour rester à la fois aux manettes de son parti
09:50et pour mettre derrière ces problèmes, qui consistent à dire très bien, puisque
09:54vous m'accusez et qu'il y a des problèmes, je vais voir si déjà j'ai toujours la légitimité
09:57du peuple.
09:58Il s'est représenté dans sa...
09:59Il a fait une partielle, il a provoqué une partielle, il a démissionné de son siège
10:03de député pour se faire réélu, il a été réélu contre un certain nombre de comiques
10:07en France, il y avait autrefois Mouna et des gens comme ça, et les gens qui se sont
10:10présentés contre lui, non, un type qui avait la tête avec une poubelle, ce sont le chevalier
10:15de la poubelle, ont tout de même fait, bon, on n'est pas là pour rigoler.
10:19Et les gens, ce que ça voulait dire, c'est que vous voyez bien que quelles que soient
10:22les vicissitudes d'un financement que je n'irai pas et dont mon parti a besoin, les
10:28gens veulent que ma politique soit appliquée, c'est ça qui est important.
10:31Alors, sur la notion maintenant, qu'ils sont en train de présenter maintenant, et
10:35en particulier l'histoire des petits bateaux, des dingues, etc., qui amènent des réfugiés
10:40en Grande-Bretagne, c'est une question absolument essentielle pour tous les partis.
10:45Le Premier ministre socialiste, Andy Burnham, ne dit pas autre chose qu'il faut pouvoir
10:50renvoyer les bateaux, et il y a deux jours, il a signé avec Emmanuel Macron un accord où
10:55on va payer avec de l'argent britannique encore plus de policiers français pour essayer
10:59de polisser les côtes du Pas-de-Calais pour empêcher les départs de bateaux de migrants,
11:04par exemple.
11:06Et l'idée qui consistait à faire pendant à Burnham, rencontrant Macron hier et avant-hier,
11:12pour quelqu'un comme Farage, ce n'est pas totalement innocent.
11:16C'est évidemment, c'est là pour dire, nous aussi, on s'occupera de la même chose.
11:20Mais vous avez d'autres partis en Grande-Bretagne qui disent que puisque la Grande-Bretagne est
11:24sortie de l'Union européenne, elle n'a aucune raison de rester dans la Cour européenne des
11:27droits de l'homme, qui impose une volonté sur beaucoup de points de vue sur lesquels
11:30ils n'ont pas vraiment de problème.
11:32Et sur le problème spécifique des entraves aux migrations, là, vous avez la plupart des
11:38partis jusqu'au centre qui sont d'accord avec Farage.
11:41Donc là, Farage, lui, il est en train de montrer quelque chose de beaucoup plus large
11:45que simplement un point de discussion qui n'appartiendrait qu'à Réformes et à Restore UK.
11:52C'est ça la chose la plus importante.
11:54Les conservateurs ne disent pas autre chose, les libéraux-démocrates ne disent pas autre
11:58chose.
11:59L'arrivée de migrants dont ils considèrent que la France les laisse passer, qui n'ont
12:05ni le droit à l'asile, qui n'ont aucune raison d'être là, alors que la Grande-Bretagne
12:11accueille des gens de manière légale, comme la France le fait, c'est le grand sujet
12:16et c'est aussi pour ça qu'il est là.
12:17– Je veux nous en, à cette relation, je profite de votre présence, vous qui les connaissez
12:22si bien, vous me disiez à l'instant, oui, ça brouille encore plus le message du
12:27Rassemblement national, qui n'est décidément pas clair.
12:30Vous dites que cette rupture entre Marine Le Pen et Jordan Bardella, vous l'avez vu venir
12:34et depuis bien longtemps, quelle en est l'illustration pour vous la plus explicite ?
12:40– C'est la réaction depuis qu'on sait que Marine Le Pen sera la candidate, la réaction
12:44de Jordan Bardella qui n'est pas en train de la soutenir, il ne fait pas campagne.
12:47Je sais ce que c'est que soutenir un candidat, ce n'est pas ce qu'il fait.
12:49– Ah bon ? Il ne fait pas campagne à Jordan Bardella pour Marine Le Pen ?
12:51– Soit il n'est pas là, soit il fait ça et il sait que ça va créer des problèmes.
12:54Mais ce n'est pas forcément le plus important.
12:56Regardez ce que vous avez passé comme extrait de Jordan Bardella qui dit, nous ne voulons
13:00absolument pas sortir de l'Union Européenne, nous allons la changer de l'intérieur.
13:04Mais les gens vont, les Français vont, et que ça vienne du RN ou d'autres
13:07parties, y compris les filles d'ailleurs, ça va durer combien de temps ce sketch ?
13:11Combien de temps, on va leur dire tous les 5 ans, on va changer les choses de l'intérieur ?
13:15Ils l'ont fait déjà d'ailleurs aux dernières Européennes en 2024.
13:18Quel résultat depuis ? On a eu 5 accords de libre-échange en plus,
13:21on a eu le pacte migratoire en plus, on a eu les restrictions de liberté sur Internet,
13:26le règlement DSA d'ailleurs qu'ils ont soutenu en plus,
13:29on a le prix de l'énergie qui s'envole à cause des règles européennes stupides
13:32d'aligner sur l'Allemagne.
13:33Enfin, je veux dire, au bout d'un moment, il faut que les Français se réveillent.
13:36Ces gens-là leur mentent.
13:37Il faut qu'on soit un pays souverain, vous savez, avoir une monnaie nationale,
13:39avoir des frontières nationales, gérer son énergie, son commerce, etc.
13:42C'est ce que font 95% des pays du monde.
13:44L'anomalie, elle est ici.
13:46L'anomalie, c'est un groupe de pays qui a décidé de s'aborder tout seul.
13:49Enfin, on ne peut pas dire, vous qui êtes un partisan du Frexit,
13:53on ne peut pas dire que le Brexit a été économiquement un succès en France.
13:57Écoutez, l'année dernière, croissance britannique, 1,3%.
14:00France, 0,9%.
14:01Premier trimestre de cette année, Royaume-Uni, 0,6%.
14:04France, moins 0,2%.
14:06Deuxième trimestre, 0,4%.
14:07France, 0%.
14:08Immigration divisée par 4 en 2 ans parce qu'ils ont pris des lois
14:10qui sont interdites par le droit européen,
14:12mais eux, ils peuvent les prendre parce qu'ils sont libres.
14:13Et encore, ce n'est pas encore Farage.
14:15Pour l'instant, ça reste des mondialistes au pouvoir.
14:16Vous verrez quand ce sera Farage.
14:18Mais je veux dire, il faut quand même arrêter de dire aussi que c'est un échec.
14:204,5% de chômage, une dette à 100%, la France, c'est 118%.
14:24On n'a aucune leçon à leur donner.
14:26L'Europe, l'Union Européenne n'a aucune leçon à donner.
14:28Il y a une partie de ceux qui avaient voté pour le Brexit en Grande-Bretagne
14:33qui sont revenus un petit peu sur leur position.
14:37Je ne sais pas où ça se voit puisque le parti est largement en tête.
14:39C'est le parti qui est le plus pro-Brexit.
14:41Farage n'a jamais fait des scores aussi écrasants.
14:43Il n'est pas en tête.
14:45Selon les derniers sondages, le parti travailliste est devant d'une courte tête.
14:50Écoutez, les élections locales, il a écrasé tout le monde.
14:53Vous avez raison, il s'est fait réélire massivement à 70% députés.
14:57Il avait une poubelle, pardon, mais il faut expliquer quand même à noter les spectateurs.
15:00Qu'est-ce qu'attendent les gens ?
15:01En face de lui, il avait, je ne sais plus comment il s'appelle, Dust Bean, c'est ça ?
15:04Le count.
15:05Lord Beanface.
15:06S'il ne voulait pas voter pour lui, il ne votait pas pour lui.
15:08La seule personne qui avait en face de lui, c'était un candidat qui se déguisait.
15:12Ils n'avaient qu'à se présenter.
15:12Il n'y en avait une dizaine.
15:13Ils n'avaient qu'à se présenter face à Nigel.
15:15Il n'y en avait une dizaine.
15:16Il n'y en avait qu'à se présenter.
15:17Non mais d'accord, mais le seul qui était un petit peu, il avait 25%, c'est ça, quelque chose
15:21comme ça ?
15:22Une poubelle a fait 25% ?
15:23Regardez l'annulation de la dette, ce qui est un vrai débat que vous avez posé.
15:26Il faut qu'on parle sérieusement des scores de Nigel.
15:29Là-dessus, vous avez posé le débat de l'annulation de la dette banque centrale.
15:3218% de la dette.
15:34Sauf qu'on vous a expliqué entre-temps que si on sort de l'euro, c'est faisable.
15:37Si on est dans l'euro, il faut l'accord de tous les gouverneurs des banques centrales.
15:40C'est pas comme ça que ça fonctionne.
15:42Même Thierry Breton l'a confirmé.
15:45J'ai écouté attentivement le premier débat, qui était soporifique au possible d'ailleurs,
15:49où ils vous ont coupé la chic, le premier débat sur MEDEF Roland-Garros.
15:54C'est vrai que le CI vous a coupé l'antenne.
15:56Eh bien, j'ai entendu M. Elanchon finalement dire, on va négocier au niveau européen et je convaincrai l'Allemagne.
16:01Donc vous ne le ferez pas ?
16:03Non.
16:03Vous n'allez jamais convaincre l'Allemagne, il faut annuler la dette de la France.
16:05C'est pas ça qu'on a dit.
16:07Vous le savez en plus.
16:08C'est bien qu'on vienne sur un sujet de fond et notamment...
16:09Non mais c'est vachement intéressant.
16:11Mais initialement, il faut dire la vérité aux gens.
16:12C'était pour ça que j'étais venu. Il faut dire la vérité, effectivement.
16:14Il faut qu'il y ait un accord européen pour qu'on puisse réussir à obtenir ça.
16:18Si, parce que ceux qui y ont intérêt sont précisément l'Italie, le Portugal et l'Espagne.
16:24Tant que l'Allemagne n'a pas intérêt, vous n'y arriverez pas.
16:25L'Allemagne, les Pays-Bas, tout ça, ils sont contre.
16:27Bien sûr que si, pardon, mais ils étaient déjà contre l'Allemagne,
16:31la politique de quantitative easing qui consistait à acheter des titres de dette
16:34qui étaient détenus sur les marchés financiers.
16:36L'Allemagne était déjà contre.
16:37Et l'Allemagne, d'ailleurs, a porté plainte auprès de la Cour.
16:40Je vous assure que l'Allemagne n'accepte jamais l'annulation de la dette française.
16:43En revanche, si on sort de l'euro, pourquoi vous n'allez pas sortir de l'euro ?
16:47Si je peux aller jusqu'au bout.
16:48Non, je voudrais aller jusqu'au bout.
16:50L'Allemagne a porté plainte, a dit que ce n'est pas normal,
16:53ce n'est pas une politique respectueuse des traités européens
16:55devant la Cour de justice.
16:57Et la Cour de justice a dit si, si, on a fait ça.
17:00Non, je ne vois pas le débat.
17:01Je montre qu'il y a déjà eu...
17:03Je montre qu'il y a déjà eu...
17:04Attendez, répondez à la question de l'Espagne.
17:06Pourquoi vous ne voulez pas sortir de l'euro ?
17:08Non, je réponds d'abord sur le sujet.
17:10Je montre qu'il y a déjà eu une décision
17:12qui a été prise par la Banque centrale européenne
17:14qui prétendument est indépendante
17:15et qui, cette fois-ci, a fait du rachat de dette
17:17qui était de la dette des États sur les marchés financiers
17:21pour protéger les États.
17:22Ça n'a rien à voir, c'est quantitative easing, ça.
17:23Quantitative easing.
17:24Mais aujourd'hui, ils sont en train de faire l'inverse.
17:25Ils sont en train de faire ce qu'on appelle du tightening.
17:28C'est-à-dire l'inverse et ils le remettent sur le...
17:30On ne va pas faire du tightening.
17:32On va être sérieux.
17:33Si je peux juste aller jusqu'au bout de l'argument
17:34parce que c'est des sujets un peu compliqués.
17:36Ils sont en train de remettre sur les marchés financiers
17:38de la dette des États qui détiennent.
17:39Ils pourraient décider de faire l'inverse.
17:40Ils pourraient décider de re-racheter de la dette.
17:42Et donc, pourquoi on sort de pouvoir réagir ?
17:45Non, mais il a esquivé ma question.
17:48Vous avez esquivé la question.
17:49Pourquoi on sort pas de l'euro et de l'euro ?
17:50Deux coups, le débat entre Florian Follibault et Follibault
17:52est très intéressant sur un point.
17:54C'est que les Français, je pense, se rendent compte
17:56qu'un certain nombre des promesses
17:57qui leur sont faites à l'occasion des campagnes électorales
17:59sont en réalité indexées sur des choix européens
18:01et tributaires de ce qu'il se passe à Bruxelles.
18:04Ce sont des paris, pas des promesses.
18:06Deux exemples de ça.
18:07Évidemment que la question de l'annulation de la dette,
18:10du moins des 18% de dette détenues par la Banque centrale européenne,
18:13posera la question de la désobéissance au traité
18:15et donc de la capacité de la France insoumise,
18:17et permettez-moi d'en douter pour le moment,
18:18à créer des coalitions d'États membres
18:20pour les suivre ou à désobéir.
18:22Franchement, mais alors là, dans ce cas-là,
18:23on en revient au fameux plan A, plan B,
18:25et on se rapproche dans ce regement du Frexit de M. Florian Follibault.
18:27Pourquoi dangereusement ?
18:28En revanche, parce que ce n'est pas mon option.
18:30Vous êtes un candidat avec son président.
18:32En revanche, là où ça a le mérite de la cohérence et de la clarté,
18:39ce que vous proposez, c'est qu'effectivement,
18:40si on veut passer par-dessus bord, par exemple,
18:42le droit à une vie familiale normale,
18:43qui est sanctuarisée par la Convention européenne des droits de l'homme,
18:47et notamment la Cour européenne des droits de l'homme.
18:49Alors, effectivement, si on veut déroger à ça
18:50et pouvoir renvoyer les gens à la mer
18:52sans se préoccuper de savoir dans quelles conditions
18:53ils seront traités dans leur pays,
18:55devant quelles cours de justice ils comparaîtront,
18:57alors dans ce cas-là, effectivement,
18:59il faut passer par-dessus bord.
19:00Concrètement, ça veut dire...
19:01Alors, attendez.
19:02Vous avez raison, mais concrètement,
19:04ça veut dire si on veut mettre fin au regroupement familial.
19:06C'est ça que ça veut dire, ce que vous êtes en train de dire.
19:07Ce n'est pas jeter des gens à la mer.
19:08C'est si on veut mettre fin au regroupement familial.
19:10Juste, vous qui êtes bien renseigné,
19:14Est-ce qu'on sait, je reviens à ce que ça dit
19:16de la relation entre Jordan Bardella et Marine Le Pen
19:19en pleine campagne présidentielle,
19:20est-ce qu'on sait, en coulisses,
19:22que pense Marine Le Pen de ce déplacement
19:24de Jordan Bardella auprès de Nigel Farage ?
19:26Officiellement, et selon les entourages
19:28des principaux intéressés,
19:30il n'y a pas de friction entre les deux.
19:32Il y a eu une réaffirmation il y a quelques jours
19:34d'un équilibre qui a été...
19:37celui qui a été annoncé de longue date.
19:39Marine Le Pen pour l'Elysée,
19:40Jordan Bardella pour Matignon.
19:42Ça, c'est en cas de victoire du Rassemblement National
19:44aux élections l'année prochaine.
19:45Et d'ailleurs, Jordan Bardella, tout à l'heure,
19:47s'est présenté comme étant un peu le pendant de Nigel Farage
19:51en disant que tous les deux visaient
19:52ce poste de Premier ministre,
19:54l'un en France, l'autre au Royaume-Uni,
19:56avec, nous l'avons évoqué il y a quelques minutes,
19:58les sondages qui donnent Nigel Farage,
20:01qui donnaient Nigel Farage,
20:02même si là, les derniers sondages sont un peu moins favorables,
20:04qui ont parfois donné Nigel Farage en avance confortable
20:07et peut-être en passe de pouvoir prétendre
20:09à arriver à Downing Street.
20:11Donc là-dessus, il n'y a officiellement pas de friture sur la ligne.
20:15Après, il y a une stratégie qui est surprenante.
20:17Marine Le Pen est discrète, très discrète,
20:19depuis plusieurs jours.
20:21Elle a eu un événement de rentrée,
20:23on en parlait il y a quelques instants,
20:24elle a choisi de participer au débat
20:26devant les patrons au MEDEF,
20:28mais sa rentrée, elle ne l'a fait que la semaine prochaine,
20:31à l'occasion notamment des journées parlementaires
20:33de son mouvement.
20:34Et donc, elle a laissé Jordan Bardella
20:35entamer cette tournée européenne.
20:37Il sera demain, nous l'évoquions tout à l'heure,
20:39en Italie, à l'occasion d'un forum économique
20:41dans le nord du pays.
20:43Et c'est vrai que de voir celui qui est plutôt
20:46le candidat au poste de Premier ministre
20:48représenter le parti au niveau international,
20:50tenter de montrer qu'il a des alliés
20:51dans d'autres pays européens,
20:53c'est quelque chose qui est assez surprenant
20:55dans l'équilibre des rôles qui a été déterminé.
20:58– Merci, merci François-Philippe,
21:00d'être venu nous voir.
21:01Merci Antoine Léaumont à vous également
21:03et merci à nos experts politiques
21:06pour vos éclairages.
21:08– Le défi a jeu publié sur leёd plat de

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