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  • il y a 4 semaines
Retrouvez le replay de Fauvelle Week-end sur BFMTV.

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00:00Il est 20h et presque 2 minutes, c'est l'heure de retrouver, comme chaque vendredi soir, à cette même
00:04heure, Alain Deamel qui nous rejoint à présent.
00:07Alain Deamel qui va débattre dans quelques minutes avec Natacha Polony, qui vient de se lancer en politique et même
00:11peut-être dans la course à l'Elysée.
00:12Elle nous en dira peut-être plus sur ce plateau dans quelques minutes.
00:16Bonsoir, cher Alain, je vous laisse vous installer et prendre la place de Laurence Piau. Soyez le bienvenu.
00:22Vous allez bien ?
00:22Ça va.
00:23Oui, on va commencer, avant de vous entendre, avec un nouveau rendez-vous.
00:26Ça s'appelle le 2027, comme 2027, c'est le résumé de l'actualité politique et de la campagne du
00:32jour grâce à toutes les équipes de BFM.
00:34On regarde et si vous voulez bien, on en parle juste après.
00:39Dans une gauche française déjà hantée par ses divisions, il est un fantôme bien encombrant pour tout candidat à la
00:47primaire socialiste.
00:48Je me demandais si cette rentrée n'était pas en train de devenir la rentrée de François Hollande plutôt que
00:54la rentrée de Raphaël Glucksmann.
00:55Ah écoutez, moi je pense qu'on aura besoin de tout le monde et je suis très content.
00:59On a l'impression que pour lui, cette primaire même n'existe pas.
01:01Comme si, au fond, vous, vous étiez candidat à une élection pour du beurre.
01:05Vous auriez déjà invité, hein ?
01:06Justement, il est partout.
01:07La malédiction de cet espace politique, c'est que nous, on est enfermés dans des questions de personnes.
01:12Une malédiction ? Si c'est vous qui le dites, monsieur Glucksmann.
01:25On le disait bougon, depuis qu'il est redevenu le plan B du Rassemblement National.
01:31Jordan Bardella avait donc bien besoin d'un égo boost, comme on dit à Birmingham.
01:42Accueilli presque comme un premier ministre par le leader de l'extrême droite anglaise au nom de la lutte contre
01:48l'immigration clandestine.
01:57Mais même outre-manche, il est encore rattrapé par celle à qui il doit tout.
02:15Et le voilà remis à sa place, dans l'ombre de sa patronne.
02:22Le vent du changement.
02:24Voilà ce que Gabriel Attal souhaitait répandre hier en présentant à la presse sa nouvelle équipe de campagne.
02:30Je veux renouveler les engagements et les visages.
02:33Créer quelque chose de nouveau.
02:34Un projet de changement, du renouvellement.
02:36Lui aussi semble poursuivi par le spectre de son ex-mentor.
02:41En quoi est-ce que vous pouvez faire oublier ce procès au macronisme qu'on vous fait ?
02:45Est-ce que vous n'avez pas peur que cette étiquette de candidat des riches vous la repreniez ?
02:49À votre compte.
02:51Moi, je n'ai pas envie ni d'être une forme de saison 3 du macronisme.
02:56Et en même temps...
02:57Moi, il y a évidemment des choses que je garde de l'esprit et de la dynamique qui a été
03:03engagée en 2017.
03:05Mais pour qui l'esprit de la victoire penchera-t-il en 2027 ?
03:13Voilà, Alain Doamélil, beaucoup de questions de fantômes.
03:16Ce soir, dans la première édition de ce 2027, le fantôme de François Hollande derrière Raphaël Luxman,
03:21le fantôme d'Emmanuel Macron, pas très loin derrière Gabriel Attal.
03:25Et puis, entre les deux, Jordan Bardella, qui part donc aujourd'hui à Birmingham pour rencontrer Nigel Farage,
03:30le leader de l'extrême droite britannique.
03:31L'homme, l'un des hommes qui a convaincu les Britanniques de voter le Brexit.
03:36C'est une bonne idée d'aller là-bas.
03:40Il n'a pas grand inconvénient.
03:42Ça l'installe dans le rôle d'un leader, puisqu'il apparaît comme un leader,
03:47même si Farage a évidemment diminué la portée de sa présence en insistant sur la prééminence de Marine Le Pen.
03:59Mais je pense que l'idée de se faire connaître à l'étranger,
04:05l'idée d'apparaître en représentation un peu solennelle, c'est un apprentissage.
04:11Mais ça veut dire que le domaine réservé, c'est pas le domaine réservé de Marine Le Pen, de la
04:15candidate ?
04:17On va le voir à l'étranger ? Il va être en Italie ce week-end ?
04:19Si je dis que ça ressemble à un apprentissage, je veux dire que ça ressemble à l'apprentissage du rôle
04:26de leader.
04:28Autrement dit, à la fois, Marine Le Pen règne sur le Rassemblement national,
04:33mais Jordan Bardella s'affiche et se construit comme le leader potentiel du Rassemblement national.
04:43Ce que vous nous dites, c'est que Marine Le Pen devrait confisquer le passeport de Jordan Bardella.
04:48Je pense que s'il est célébré par une partie des Britanniques, puis célébré par une partie des Italiens,
04:58elle sera peut-être légèrement de mauvaise humeur.
05:01– Nigel Farage, c'est l'homme du Brexit, alors qu'en France, le RN qui a longtemps été pour
05:06le Frexit y a renoncé il y a quelques années,
05:09est-ce que ça brouille pas un peu l'image du RN d'aller s'afficher à côté d'un
05:12homme qui a obtenu que son pays quitte l'Europe,
05:16alors que soi-même on y a renoncé ? C'est pas facile à suivre, hein ?
05:20– Non, ça n'est pas facile, mais au stade où en est Jordan Bardella, à son âge, avec de
05:29nouveau au-dessus de lui Marine Le Pen,
05:31alors qu'il y a encore quelques mois, on pouvait imaginer qu'il était appelé à lui succéder très vite.
05:37– Bon, le fait de se construire une image internationale ou d'essayer de le faire, je pense que c
05:44'est plutôt malin.
05:46– Plutôt malin. On a entendu, même si le RN les minimise ces derniers jours, des dissonances sur les retraites
05:52entre la version Marine Le Pen et la version Jordan Bardella, qui ajoute un peu de capitalisation,
05:58qui n'est pas fan de l'âge légal.
06:00Sur le voile, aussi, on sait que Jordan Bardella n'est pas très allant sur la question de l'interdiction,
06:06je la sens pas à cette mesure, c'est ce qu'il avait dit il y a quelques mois,
06:09jusqu'où ça peut aller sans pénaliser le duo Le Pen-Bardella dans la campagne ?
06:13Et est-ce qu'après tout, ça peut pas être un avantage d'avoir deux têtes qui pensent pas la
06:17même chose ?
06:18– Alors, d'abord, c'est un parti qui est de tradition assez autoritaire,
06:24et il y a un seul leader qui est Marine Le Pen.
06:28Bon, cela étant, Jordan Bardella, c'est lui l'avenir du Rassemblement national,
06:35et qui se construise son personnage, y compris à l'international.
06:41Je pense que c'est assez logique.
06:42Est-ce que ça peut agacer Marine Le Pen ?
06:46Disons que pour savoir si elle sera agacée ou pas,
06:50il faut attendre les dernières péripéties judiciaires, quand même.
06:53– Et donc sans doute, peut-être, la dernière ligne droite de la campagne,
06:56en fonction de la décision de la justice.
06:59Vous voulez, Alain, également adresser un carton jaune cette semaine à deux hommes qui ont débattu.
07:04Ils sont tous les deux candidats ou quasi-candidats à l'élection présidentielle.
07:07Le premier s'appelle François Ruffin, il est de gauche.
07:09Le deuxième s'appelle Dominique de Villepin.
07:11Il a été Premier ministre de Gécchirac.
07:14C'est un débat qui a été diffusé sur BFM, que j'ai eu le plaisir d'ailleurs d'arbitrer.
07:20Et c'est vrai qu'il s'est passé quelque chose pendant ce débat,
07:23une sorte de romance Ruffin-Villepin,
07:25qu'on n'avait pas forcément vu venir regarder cet extrait.
07:28– Est-ce que vous pourriez travailler l'un avec l'autre, Dominique de Villepin ?
07:33– Alors oui, et je m'entraîne tous les jours.
07:35– Oui, oui, et je m'entraîne tous les jours.
07:41Je ne revets pas mon petit tutu rose pour m'entraîner à la barre.
07:46Il n'y a pas de politique sans capacité à réconcilier.
07:52– On est dans une salle des mariages, c'est notre premier rendez-vous Tinder.
07:55– Je ne suis pas maire.
07:56– On se renifle.
07:57– Moi, je pense à la fois à un diagnostic partagé
08:03et à un horizon qui a des points communs.
08:06– On se renifle, dit François Ruffin au sujet de sa relation avec Dominique de Villepin.
08:11Ce débat, il a été salué par une partie de la presse en disant
08:14c'est bien de temps en temps que deux personnes qui sont opposées
08:17arrivent à se parler, arrivent à trouver des points communs.
08:20Ça ne vous a pas plu à vous ?
08:21– Non, c'est très bien qu'ils arrivent à dialoguer.
08:24Je veux dire, on est un pays politiquement pas toujours facile
08:29mais enfin globalement quand même suffisamment civilisé
08:32pour que des gens d'opinion, des leaders d'opinion opposée
08:35puissent débattre et débattre avec apparemment
08:38se parler avec un certain plaisir.
08:41Bon, cela étant, il y a une part de théâtre, de mise en scène
08:45et de Dominique de Villepin et de François Ruffin.
08:48Évidemment, la mise en scène, c'est de démontrer en se montrant
08:54tellement susceptible de dialoguer, de se démontrer
09:00comme quelqu'un finalement qui a ses convictions
09:02mais qui est tolérant, qui a pris des positions idéologiques
09:08très claires l'un comme l'autre, mais pas dans la même direction
09:12mais qui néanmoins se regarde comme au fond jouant dans la même cour.
09:20Bon, ça n'est pas antipathique et c'est plutôt artificiel.
09:26Est-ce que vous voyez, vous imaginez l'un des deux
09:29devenir président avec l'autre Premier ministre à ses côtés ?
09:33On ne s'en pointe du tout.
09:34Ça donnerait quoi ?
09:35François Ruffin à l'Élysée avec Dominique de Villepin à Matignon ?
09:37Ça s'appellerait de la cohabitation.
09:40Et dans l'autre sens, Dominique de Villepin avec en Premier ministre François Ruffin ?
09:45Ça s'appellerait également de la cohabitation.
09:47Ça s'appellerait également votre coup de gueule de la semaine.
09:50Alain, il est pour Vladimir Poutine et ses provocations à répétition en Ukraine et en Europe.
09:57Oui, alors je n'ai pas beaucoup de mérite à choisir Poutine
10:00comme celui que j'ai envie de critiquer.
10:04Parce que l'évidence est là.
10:07Poutine est un fauteur de guerre
10:10et un fauteur de guerre dangereux pour tout le monde.
10:13Bon, dangereux pour les Ukrainiens évidemment,
10:15mais dangereux pour les équilibres internationaux,
10:18dangereux pour les Européens.
10:21Au fond, et les dernières péripéties à Kiev l'ont bien montré,
10:27à partir du moment où Vladimir Poutine démontre en Ukraine
10:32qu'il est capable de faire n'importe quoi,
10:35c'est vraiment logique que les autres Européens s'inquiètent.
10:39Et vous vous rappelez, il y a quelques mois,
10:42plusieurs chefs militaires français ont dit
10:45qu'il faut faire attention parce que ça c'est une trajectoire de guerre.
10:49Bon, alors je ne vous dis pas du tout, heureusement d'ailleurs,
10:52qu'on est à la veille d'une guerre avec Poutine,
10:55mais on s'aperçoit que c'est quelqu'un sans limite.
10:59Et comme il échoue dans son pays,
11:02parce qu'il faut quand même bien relever ça,
11:04l'économie russe est dans un état épouvantable,
11:08le niveau de vie des Russes baisse,
11:10le mécontentement existe,
11:13la guerre avec l'Ukraine n'est pas populaire
11:15et en particulier ceux qu'on oblige à aller combattre
11:18n'en ont aucune envie, de leur famille non plus.
11:21Donc il est dans une situation, il est sur la défensive,
11:24il est dans une situation difficile,
11:26donc il en rajoute.
11:28Ça c'est la fuite en avant des despotes,
11:30c'est classique.
11:31Et ça explique peut-être...
11:32Classique et dangereux.
11:33Ça explique peut-être Alain la frappe du jour aujourd'hui
11:36qui a tenté d'éliminer le chef du renseignement ukrainien
11:38en plein cœur de Kiev,
11:40qui n'a pas atteint son objectif,
11:42alors que les médiateurs américains
11:45sont censés rapprocher les deux positions
11:47en arrivant à Moscou, puis à Kiev,
11:49dans les heures et dans les jours qu'il y a.
11:51– Poutine veut démontrer qu'il n'a pas de limite
11:54et que, quelles que soient les circonstances,
11:56il est prêt à aller plus loin,
11:59voire trop loin.
12:01– Chaque semaine, Alain, on va aussi vous demander
12:03de nous donner une information qui, pour vous,
12:05est un peu passée sous les radars,
12:07en tout cas qui n'a pas été traitée
12:09autant qu'il aurait fallu par les médias.
12:13Bon, j'avoue, quand vous m'avez donné le thème tout à l'heure,
12:15parce qu'on prépare un tout petit peu ça,
12:16on m'avait dit la remontée des taux d'intérêt.
12:18Honnêtement, on en a parlé cette semaine
12:19de la remontée des taux d'intérêt de la dette française
12:21qui emprunte désormais un peu plus de 4%.
12:24Pourquoi c'est si important pour vous ?
12:25Parce que c'est un sujet qui est quand même
12:27au milieu de la table aujourd'hui dans la campagne.
12:30– D'abord, je trouve qu'il n'est pas au milieu de la table.
12:33Je trouve que dans la campagne,
12:34on en parle justement pas du tout assez.
12:37et pas assez sérieusement.
12:38La montée des taux,
12:40alors qui n'est pas uniquement française,
12:43c'est une montée des taux dans tout le monde occidental,
12:46mais la France est d'une part parmi les plus endettées
12:49et d'autre part parmi les pays
12:51dans lesquels les taux remontent le plus haut.
12:54Donc, qu'est-ce que ça signifie ?
12:57Ça signifie qu'on est dans une situation économique
13:00déjà difficile
13:01et que si on regarde ce que sont les taux d'intérêt,
13:06ça va être pire.
13:08Donc, je pense que c'est un sujet absolument déterminant
13:11parce que qu'est-ce que ça signifie ?
13:13Ça signifie des risques supplémentaires pour l'emploi,
13:17ça signifie des risques pour la croissance,
13:19ça signifie qu'on s'enfonce.
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