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  • il y a 6 semaines
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00Il est 20h20, bienvenue à vous si vous nous rejoignez en direct sur BFM TV.
00:04Votre émission du dimanche soir se poursuit, beaucoup de sujets.
00:07Nous étions avec Robert Ménard tout à l'heure pour...
00:11Robert Ménard face à vous, cette conversation franche qu'on vous propose tous les dimanches.
00:15Et la conversation se poursuit avec nos invités, Henri Gueno, Thomas Ménager,
00:19avec Charles Rodwell, avec Thierry Arnaud, Anne Soura-Dubois,
00:22pour analyser notamment cette percée, sera-t-elle vraiment historique ?
00:25En tous les cas, elle est inédite du parti d'extrême droite AFD.
00:28Et on verra, au fur et à mesure de la soirée, qu'elle sera la portée de la victoire.
00:33Ce qui est sûr, c'est que les partis dits traditionnels sont véritablement à terre, laminés.
00:38Et dans ces moments-là, le poids des mots est essentiel.
00:41Choisir ces mots pour décrire un parti, pour décrire un adversaire est essentiel.
00:45Et, madame, messieurs, je voulais vous faire réagir.
00:47Cela a un écho avec ce qui est dit sur l'AFD.
00:50Le choix du mot qui a été utilisé par Jean-Luc Mélenchon pour qualifier Jordan Bardella.
00:56Que pensez-vous de ce choix, de ce mot ?
00:58Et est-ce qu'il a sa place en notre pays quand on voit ce qui se passe en Allemagne
01:02?
01:02Écoutons M. Mélenchon.
01:05Sans qu'on ne lui ait rien demandé, promet aux fascistes anglais que les Français récupéreront les gens qu'ils
01:13voudront mettre dehors
01:14et qu'ensuite nous nous chargerions en plus de les expulser de chez nous.
01:19Comment peut-on être aussi misérable ?
01:23Non, ce n'est pas la France qui parlait.
01:27C'est seulement un fasciste sans réputation et sans portée.
01:32Je vais d'abord faire réagir M. Mélenchon, misérable et fasciste.
01:36Je trouve que le poids des mots est très important.
01:38Nous venons de qualifier, vous avez qualifié clairement, la nature du parti d'extrême droite AFD.
01:44Que répondez-vous à M. Mélenchon ce soir ?
01:46Ce n'est pas nouveau.
01:47À l'Assemblée nationale, on sait que pour la France insoumise,
01:49tout ce qui est à la droite de la France insoumise est le fascisme, est raciste, est xénophobe
01:53et qu'ils n'arrivent pas à débattre sur le front et qu'ils sont dans les anathèmes.
01:57Je veux dire, ce n'est pas étonnant, mais malheureusement, c'est aussi un mépris pour l'histoire,
02:02un mépris pour ce qui est réellement le fascisme,
02:04que peut être demain réellement le fascisme dans un certain nombre de pays
02:06où il y a la montée de vrais fascistes, de vrais néonazis,
02:10de personnes qui combattent réellement les valeurs que l'on partage, je pense, majoritairement en France.
02:16Et donc, c'est inquiétant, mais je veux dire, ce n'est pas étonnant de la part de M. Mélenchon
02:20qui cherche à cliver, à diviser la société.
02:23Mais je pense que les Français voudront qu'on revienne sur le fond.
02:26On va le faire.
02:27Non, je ne parle pas de vous, mais globalement.
02:29Globalement, et qu'on essaie de passer peu de temps à échanger sur ce que dit M. Mélenchon,
02:33même si je comprends que c'est un fait d'actualité, mais ça ne règle pas les problèmes du pays.
02:36Charles Rodouel, évidemment, vous êtes un adversaire assumé et affirmé de Jordan Berdella.
02:42Pour autant, vous condamnez de tels propos ?
02:44Je le trouve complètement stupide.
02:47Et complètement fallacieux.
02:48C'est-à-dire que moi, je combats le rassemblement national de toutes mes forces.
02:50Mais quand vous avez un parti qui adhère, auquel adhèrent par leur voix des millions d'électeurs,
02:55on ne peut pas considérer que ce parti est un parti fasciste hors du champ républicain.
03:00Moi, j'essaie de le combattre sur le fond.
03:01Je pense que sur le fond, on peut le combattre de toutes nos forces.
03:04Je suis franco-britannique.
03:06Aujourd'hui, dans la presse britannique, partout, en bandeau et sur les unes,
03:10c'est comment est-ce que Berdella a pu accepter un accord pareil pour son propre pays ?
03:14Et moi, je me la pose, cette question aussi.
03:17Comment est-ce qu'un leader politique français peut se dire qu'un accord migratoire
03:23dans lequel tous les migrants qui sont en mer, en Manche, seront rapatriés en France
03:29pour ensuite être éventuellement expulsés, pourrait satisfaire les habitants du Calaisie,
03:34les associations et les forces de l'ordre qui sont impliquées dans la sécurisation de cette partie du territoire français
03:42?
03:42Je me suis donc plongé dans l'accord.
03:43Voilà, vraiment de fond.
03:44Je me suis dit que dans cet accord, prévoyait des contreparties précises de la part des autorités britanniques.
03:50Si jamais Nigel Farage arrivait au pouvoir pour pouvoir prendre en charge une partie de ces migrants illégaux
03:54sur le territoire français, il n'y a même pas de proposition qui stipule
03:59qu'il y aura un accord de coopération financière avec des moyens qui sont dédiés.
04:03Non, si, si, M. Rodwell, il y a un article dédié, je vous laisse finir, mais je répondrai parce que
04:07c'est assez faux.
04:08Sur ce point, moi, je pense que la question migratoire est une question fondamentale
04:14que l'on peut évidemment adresser ce soir.
04:15Je ne pense que le meilleur moyen de faire monter le Rassemblement national dans les sondages
04:20et auprès de ses électeurs, c'est le traité de fascisme nazi,
04:23parce que nous avons factuellement des différences majeures dans nos propositions
04:28et dans nos projets pour affronter l'immigration, notamment l'immigration illégale.
04:32Et je crois, pour ma part, que la moindre des choses, c'est de ne pas faire revenir...
04:35Mais M. Rodwell, vous pensez que M. Bardella est immigrationniste ?
04:39Honnêtement, je m'interroge sur cette proposition.
04:41Vous convenez que même la question posée ainsi était étrange.
04:45Ça fait rire, mais vous n'êtes pas très clair non plus.
04:47Mais c'est bien pour ça que ces propositions ont fait rire,
04:49parce qu'honnêtement, même la presse de gauche en Angleterre se demande
04:53comment, au vu de ses positions, Jordan Bardella a pu cautionner
04:57sous l'air de Néjilferge, mais je peux citer la presse de droite qui sera encore plus dur.
05:02Mais c'est très clair, cet accord, M. Rodwell.
05:05Comment on peut factuellement accepter un tel accord ?
05:07Si je peux vous répondre, parce que, premier point, il y a un article dédié
05:11qui explique très clairement qu'il y aura une répartition à part égale
05:15des coûts financiers de la gestion de cette frontière.
05:18Donc déjà, ça, c'est pas possible de dire...
05:19Il ne peut justement pas être à part égale si on ne va pas faire tous les migrants chez nous.
05:23Deuxième point, nous, nous avons une position qui est cohérente.
05:26Quand il y a un bateau qui part de Libye, qui part du Baroc, qui part de Tunisie,
05:29on a toujours dit qu'il faut sauver les personnes qui s'emmèrent,
05:30il faut les renvoyer dans leur port d'origine.
05:32Pourquoi ? Pour stopper cette spirale infernale où, en fait, ces pays se libèrent,
05:38envoient au péril de leur vie.
05:39Il y a eu, vous le savez, peut-être près de 200 morts depuis 2017 dans la Manche.
05:44Parce que des personnes se sont dit...
05:47J'ai été regarder les chiffres juste avant.
05:48Bon, messieurs, il y a beaucoup de morts, on les déplore.
05:51La question du chiffre, malheureusement, est très...
05:53On ne va pas aller sur ces comptes funèles.
05:55Mais ces personnes-là, elles se disent que dans tous les cas, elles pourront traverser.
05:58Dès lors que vous dites à ces personnes, dès que vous serez interceptés,
06:00vous reviendrez en France et vous serez expulsés par le gouvernement de Jordan Bardella.
06:04Eh bien, elles ne passeront plus.
06:05Premier point, elles ne prendront pas le risque.
06:06Donc si vous avez une vision humaniste, monsieur Rodwell,
06:08vous devriez vous dire que c'est peut-être la bonne position
06:10plutôt que de leur laisser espérer un avenir au Royaume-Uni.
06:13Et dernier point, il n'y aura plus de jungle à Calais avec le Rassemblement national.
06:17Parce qu'on aura stoppé les flux migratoires qui viennent de Méditerranée.
06:20Monsieur Ménager, monsieur Rodwell, vous venez de reprendre exactement le débat
06:24sur lequel monsieur Guénaud vous interpellez tout à l'heure.
06:27Ah non, on était sur le fond.
06:28Oui, oui, fort heureusement.
06:29Est-ce que je peux faire une contre-proposition à ce que...
06:31Permettez une intervention d'Henri Guénaud
06:33et vous la faites avec l'éclairage d'Anne-Soura Dubois et de Thierry Arnault.
06:37Immigration...
06:37Pardon, on parle de quoi ?
06:38C'est quoi cet accord ?
06:40C'est un accord...
06:41D'abord, on n'a jamais vu ça.
06:42On aurait pu se passer de cette parodie.
06:44C'est une parodie de négociation et une parodie d'accord.
06:47Enfin, c'est deux parties qui ne sont pas au pouvoir.
06:49C'est un accord, ça se signe entre deux pays, deux gouvernements.
06:52Le jour où monsieur Bardella, si ça arrive, est premier ministre
06:55avec un mandat du président de la République,
06:58parce que c'est quand même le président de la République qui négocie les accords,
07:02va voir son homologue anglais et négocier un accord,
07:06alors on pourra en parler.
07:07Là, on parle de quoi ?
07:08Alors qu'on dise deux mots dessus pour des raisons de politique politicienne,
07:12pour amuser la galerie, les uns pour le défendre, les autres pour l'attaquer.
07:15Très bien, mais enfin, c'est insensé.
07:17Je veux dire, ça n'existe pas.
07:19On peut anticiper et préparer.
07:20Vous savez, chaque minute compte, en vue de la situation, on peut rentrer.
07:22Non, mais pas comme ça.
07:22Vous n'avez jamais vu ça.
07:24Vous ne mettez pas en scène ce genre de choses.
07:26Ce n'est pas possible.
07:27Ça ne se fait pas de manière opaque.
07:28Non, ce n'est pas un problème de manière opaque.
07:29Les gens le savent et ça permet de débattre, monsieur Guillaume.
07:31Non, c'est totalement absurde.
07:34C'est du théâtre et du mauvais théâtre.
07:37C'est-à-dire que ce sont deux chefs de parti qui ne sont pas au pouvoir.
07:42Et même s'ils l'étaient d'ailleurs, ce n'est pas les chefs de parti qui négocieraient un accord.
07:46Voilà, donc ça n'a pas de sens de se battre là-dessus.
07:48Ça n'a aucun sens.
07:49Qui est un mot méchant d'un côté et un mot d'approbation de l'autre, très bien.
07:54Mais vous n'avez pas le temps et l'énergie que vous passez sur ce genre de choses.

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