Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 semaines
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Alors, ça ne vous a pas échappé qu'à une véritable cacophonie au gouvernement sur un sujet, alors là, qui
00:05nous concerne tous, qui est l'épargne salariale.
00:07On a, pardon de le dire ainsi, Anne, rien compris à ce qui s'est passé entre ce matin et
00:14à l'instant, Matignon, qui rétropédale sur l'épargne salariale,
00:19avant vos explications et les réactions politiques. Je vous propose quand même, et c'est important, avec Marguerite Dumont, bonsoir
00:26à vous, chère Marguerite,
00:27que vous nous disiez ce que représente l'épargne salariale aujourd'hui dans notre pays.
00:32Alors, tout d'abord, l'épargne salariale, concrètement, c'est de l'argent versé par l'entreprise au salarié qui
00:38peut choisir de le toucher immédiatement ou de le placer.
00:41C'est lié à la performance de l'entreprise. Et là, il y a un avantage fiscal important. Si vous
00:46le placez, cet argent, et le laissez bloqué au moins 5 ans,
00:49vous ne payez pas d'impôt sur le revenu, sur les sommes versées sous certaines conditions. Un dispositif qui séduit,
00:54là, on va regarder les chiffres ensemble.
00:56Fin 2025, près de 230 milliards d'euros étaient placés en épargne salariale. Un niveau record et en progression de
01:0515% sur un an.
01:07Plus de 13 millions de salariés ou anciens salariés en bénéficient avec, en moyenne, 17 100 euros placés.
01:16Et selon les dernières données de la Dares portant sur 2023, les primes d'épargne salariale versées aux salariés se
01:23situent, en moyenne, autour de 2 000 euros.
01:25– Merci Marguerite. On accueille avec nos invités Marc Fiorentino. Bonsoir.
01:30– Bonsoir. – Merci d'être là.
01:31– Merci.
01:31– Vous êtes spécialiste des marchés financiers. Alors vous allez nous expliquer ce qu'il en est,
01:35parce qu'on sait que l'État, le gouvernement, cherche des économies partout,
01:39et pas que des petites économies, parce que là, jusqu'à la fin de l'année, il nous faut 28
01:43milliards.
01:44Donc évidemment, ça ratisse large, mais d'abord sur un plan politique, Anne Soradio.
01:48Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Est-ce qu'on
01:51peut dire quoi ?
01:53Cacophonie, flottement, je ne sais pas si vous avez d'autres synonymes ?
01:56– Oui, il y en a un que le gouvernement déteste, c'est quoi ?
01:58Et on est clairement dans ce cas de figure.
02:00En général, ça les fait hurler, mais on va le dire quand même,
02:02parce que là, vraiment, il y a une glissère incontrôlée.
02:09Tout commence ce matin avec le ministre de l'Économie, Roland Lescure,
02:12qui dit, s'agissant de la taxation de l'épargne salariale,
02:17ça fait partie des pistes qui sont étudiées comme nôtres.
02:19Donc c'est confirmé par le grand argentier de Bercy,
02:21qui dit que ça fait bien partie des choses qu'on pourrait dégainer
02:25pour essayer de boucler ce budget imbouclable.
02:28La journée se passe, ça fait hurler jusqu'au sein du Bloc central
02:32et des macronistes qui disent, mais ça n'est pas possible,
02:34c'est une mesure qui ne passera jamais.
02:35Si c'est un ballon d'essai, il est bien mal engagé.
02:38Et surtout, à un moment où les Français eux-mêmes disent
02:40qu'il y a des sujets de salaire qui n'augmentent pas,
02:44ça ne sera jamais accepté.
02:46Réponse ce soir de Matignon, qui précise,
02:49ce qui a fuité est un document de travail,
02:51pas une décision de gouvernement.
02:53Donc, ça va plutôt dans le sens, effectivement,
02:55de ce que disait le ministre de l'Économie,
02:57c'est une piste de travail.
02:59Les administrations expertisent en permanence des dizaines de pistes
03:02pour ensuite permettre au Premier ministre de les accepter,
03:04de les modifier ou de les écarter.
03:06Bref, le ballon d'essai se dégonfle.
03:08Voilà, et c'est exactement ça.
03:10Ça fait vraiment ballon d'essai qui a été tenté
03:12et qui n'a pas fonctionné.
03:14Présenter l'une de ses expertises techniques
03:15comme un arbitrage reçu et donc faux,
03:16le Premier ministre ne s'est jamais prononcé
03:18en faveur d'une fiscalisation de l'épargne salariale.
03:20Je rajoute à la fin que ce qui est précisé aussi par Matignon,
03:23c'est que les ministres n'avaient pas validé cela non plus.
03:25Tout le monde est aligné. Sous-entendu, il n'y a pas de cacophonie,
03:27tout le monde est d'accord.
03:28Voilà pour la communication officielle.
03:30Ce qui m'étonne, Marc Fiorentino, c'est qu'il y a une situation.
03:34Est-ce qu'on peut la résumer ainsi ?
03:35Il y a 1 600 milliards de dépenses,
03:38il y a 3 500 milliards de dettes
03:40et on nous dit, ce matin,
03:42on va regarder du côté de l'épargne.
03:43Mais c'est étonnant.
03:45Moi, ce que je trouve étonnant,
03:46c'est que vous soyez surpris
03:47des allers-retours et des ballons d'essai.
03:49C'est-à-dire que c'est la direction
03:50et la seule direction vers laquelle on va aller.
03:52on a des gens qui, aujourd'hui,
03:55ne veulent pas réduire les dépenses publiques.
03:57On le sait.
03:57Il y a, à part, un manque de majorité
03:59depuis le désastre économique et financier
04:03de la dissolution.
04:04Et donc, on se retrouve aujourd'hui
04:06dans une situation très simple.
04:07Il n'y a pas de majorité,
04:08il n'y a pas de possibilité
04:08de faire de réduction de dépenses publiques.
04:10Ça, on est tous d'accord là-dessus.
04:11Et il ne va pas y avoir de miracle en 2027.
04:14Quel que soit le gouvernement,
04:15quel que soit le parti,
04:16ça ne sera pas mieux.
04:17Et là, vous avez quelque chose
04:18qui est très simple à comprendre.
04:19Vous avez un magot.
04:21Vous avez 16 000 milliards d'euros
04:24qui représentent à peu près
04:26le patrimoine des ménages des Français.
04:27Vous avez tout compris.
04:29Deux tiers, c'est l'immobilier.
04:31Un tiers, c'est l'épargne financière.
04:34Évidemment, on va mettre des cartes de fous
04:36en disant on fait ça au-dessus
04:38d'un certain montant.
04:39Comme ça, on calme 90 % des gens.
04:42Et puis, de toute façon,
04:43on est dans cette spirale inexorable
04:47qui va être de dire
04:48où est-ce qu'on peut aller chercher
04:50de l'argent qu'on n'a pas,
04:52dont on a besoin,
04:53et dont on a plus en plus besoin.
04:55Parce que là, c'est le débat
04:56sur l'épargne salariale.
04:58Mais en fait, c'est un ballon d'essai,
05:00mais ça ne sera pas sur l'épargne salariale,
05:01ça sera sur une autre forme d'épargne.
05:03Mais on aura des taxations
05:04qui vont augmenter.
05:05On va avoir une augmentation de l'IFI.
05:08Et puis, vous allez avoir surtout,
05:10je vais vous dire un truc,
05:11il y a un autre magot
05:12qui sont en train tous de regarder.
05:14C'est les 9 000 milliards
05:15de la grande transmission
05:16et des successions.
05:18Non, mais attendez,
05:19ce n'est pas la peine.
05:20Il ne s'agit pas d'agiter le chiffon rouge
05:24pour essayer d'exciter tout le monde.
05:26C'est de dire,
05:26à partir du moment où vous n'avez pas le choix,
05:28surtout que là,
05:29vous avez parlé des marchés financiers tout à l'heure,
05:32les marchés financiers
05:33nous envoient un message
05:34qui est hyper clair.
05:35Lequel ?
05:36La période d'impunité est terminée.
05:38Ce qu'on est en train de vivre aujourd'hui
05:39sur les taux d'intérêt.
05:40Alors, c'est vrai que les taux d'intérêt
05:42pour les gens,
05:43ils comprennent le taux d'intérêt,
05:45le livret A,
05:46l'emprunt immobilier,
05:47mais ce qui se passe sur la dette française,
05:49même s'il y a une inquiétude,
05:50on a vu les sondages
05:51qui sont très importants,
05:53et je suis très content d'ailleurs
05:54qu'il y ait cette inquiétude,
05:55parce qu'on voit qu'enfin,
05:56on réalise quel est le problème.
05:57Les Français réalisent.
05:59Mais est-ce que les responsables politiques
06:00connaissent les...
06:01Pardonnez-moi,
06:02ça va vous paraître peut-être un peu...
06:03Est-ce qu'ils connaissent vraiment
06:04le monde de l'entreprise ?
06:05Alors, un,
06:06c'est pas tellement...
06:10Moi, qui pourtant aime bien ça,
06:12c'est pas le plus important.
06:13Le plus important,
06:14c'est qu'ils sachent gérer.
06:15C'est-à-dire qu'ils arrivent à comprendre
06:17que quand on est dans la situation
06:18dans laquelle on est aujourd'hui,
06:20c'est-à-dire avec des marchés
06:21qui nous disent
06:22c'est fini,
06:23la période d'impunité,
06:24du quoi qu'il en coûte,
06:25on s'est beaucoup amusé
06:26depuis le Covid.
06:26La première phase,
06:27on peut le comprendre,
06:28c'était le Covid,
06:29mais après,
06:29il n'y avait plus de raison
06:29de faire ce qu'on a fait.
06:31On a distribué de l'argent largement,
06:33on a cru qu'on allait raser gratis
06:36pendant tout ce temps-là,
06:37et puis aujourd'hui,
06:38on n'a plus la possibilité
06:40de faire de la gestion budgétaire politique.
06:43Vous êtes en train de nous dire,
06:45Marc Fiorentino,
06:46que le système ne tient plus.
06:47Là, vous n'êtes pas en train de nous dire
06:48non, mais il ne s'agit pas
06:49de trouver une économie là
06:50et une économie là.
06:51Non, non, mais évidemment.
06:52Mais attendez,
06:52on est en train de vivre,
06:53alors je vais vous prendre un mot
06:54qui va résonner comme ça,
06:56les gens vont comprendre,
06:57on est en train de vivre
06:58une dévalorisation
07:00de la dette française.
07:02Si on avait le franc français,
07:03il n'y avait pas l'euro,
07:04on serait aujourd'hui,
07:06comme en 81,
07:06en 82,
07:07on aurait une dévaluation
07:09de notre dette.
07:10C'est une dévaluation
07:11de notre dette.
07:13Le différentiel
07:13de taux d'intérêt aujourd'hui
07:15entre la France et l'Allemagne
07:16a gagné 10 à 15 points.
07:18On emprunte 0,60% plus cher
07:21qu'il y a 6 mois.
07:23Donc, je ne sais pas si vous voyez,
07:24c'est des chiffres colossaux.
07:25Je vois très bien,
07:26mais je me demande,
07:26parfois,
07:27on parle vraiment
07:27de l'économie de la France ?
07:29On parle de l'économie de la France.
07:30Mais vous la compareriez
07:30à quel autre pays ?
07:31Attendez,
07:32aujourd'hui,
07:33il faut lire la presse anglo-saxonne,
07:35c'est absolument incroyable.
07:35Moi, j'ai vu l'évolution
07:37en quelques années.
07:38Il y avait le grand malade
07:40de l'Europe,
07:40c'était l'Allemagne.
07:41Après,
07:42le grand malade de l'Europe,
07:43c'est l'Italie.
07:44Vous ouvrez
07:44toute la presse financière
07:47internationale,
07:47le grand malade
07:48de la zone euro,
07:49c'est la France.
07:50Ils n'ont plus de doute là-dessus.
07:51D'ailleurs,
07:52je prends toujours
07:53ce juge de paix
07:54qui sont les taux d'intérêt.
07:55On emprunte,
07:56vous l'avez dit ici
07:56suffisamment souvent,
07:57on emprunte plus cher
07:58que l'Italie,
07:59on emprunte plus cher
08:00que l'Espagne,
08:01que le Portugal.
08:01Je vous rappelle
08:02qu'on appelait
08:03tous ces pays
08:03les pigs.
08:05Les Américains
08:06disaient que c'était les pigs.
08:06Le Portugal,
08:07l'Italie,
08:08la Grèce et l'Espagne.
08:09Les pigs,
08:10ils empruntent moins cher
08:11que nous.
08:11Alors,
08:11si eux,
08:12c'était des pigs,
08:12qu'est-ce qu'on est,
08:13nous,
08:13aujourd'hui ?
08:13Mais à vous écouter,
08:15et là,
08:15je me tourne vers
08:16les responsables politiques,
08:17vous dites droite,
08:18gauche,
08:19opposition,
08:19ce qui viendra,
08:20ce qui viendra après,
08:21c'est pareil.
08:22Bonnet blanc,
08:23blanc bonnet.
08:23Je dis surtout,
08:25essayons de ne pas faire
08:26de la gestion du budget
08:27un sujet politique.
08:28On ne peut...
08:29Non,
08:29non,
08:30mais attendez,
08:30excusez-moi.
08:31Adressez-vous,
08:32monsieur Jouvet,
08:33socialiste,
08:34on ne peut plus faire
08:35de la politique.
08:36Quand on est dos au mur
08:37dans la situation
08:38dans laquelle on est aujourd'hui,
08:39on doit gérer...
08:41Alors,
08:41je sais que les économistes
08:42n'aiment pas dire ça,
08:42ils vous expliquent toujours
08:43que gérer les finances
08:45d'un État,
08:45ben non, monsieur,
08:46ce n'est pas comme gérer
08:47les finances d'un ménage
08:49ou d'une entreprise.
08:50C'est faux.
08:50Quand on est dans la période
08:52dans laquelle on est aujourd'hui,
08:53on a tous les mêmes principes.
08:54Tout le monde est d'accord
08:55pour dire,
08:55il faut aider les plus défavorisés,
08:57il faut favoriser l'éducation,
08:59il faut favoriser l'école,
09:00il faut favoriser la défense.
09:01Ça y est,
09:02ce n'est pas la peine
09:02d'être de gauche ou de droite
09:03pour dire la même chose.
09:04Mais une fois qu'on a dit ça,
09:06il faut gérer,
09:07gérer un ménage,
09:09par exemple, français,
09:09il sait gérer.
09:10Notre taux d'épargne
09:11des ménages français,
09:12il est au plus haut.
09:13Pourquoi ?
09:14Parce qu'on a un bon sens paysan.
09:16Le bon sens paysan,
09:17il dit quoi ?
09:17Il dit,
09:18on ne peut pas dépenser
09:19plus que ce qu'on gagne.
09:21Plus on dépense
09:22et moins on gagne,
09:23plus on a d'aide.
09:24Plus on a d'aide,
09:25moins on pourra dépenser
09:27dans la vie.
09:27Merci pour vos paroles de vérité.
09:29Je vous assure,
09:29merci parce que
09:30je trouve que c'est limpide,
09:31c'est clair.
09:32Non mais surtout,
09:32arrêtons d'en faire
09:33un sujet politique.
09:34Je ne vois pas
09:35où est-ce qu'on est.
09:35Sans énerver.
09:36Oui parce que
09:37j'en ai marre d'entendre
09:38un homme et lui
09:39il est ultra libéral.
09:41Et puis je vois
09:41des propositions
09:42très libérales.
09:43Mais non,
09:44ça ne se vend pas
09:45le libéralisme en France.
09:46Dès que vous dites libéral,
09:47c'est mort.
09:47Vous dites retraite
09:48par capitalisation,
09:50c'est mort.
09:50Le mot capitalisation,
09:52il faut dire retraite
09:53par l'épargne.
09:54Vous dites retraite
09:54par l'épargne,
09:55ça n'a rien à voir.
09:57Mais arrêtons
09:58d'opposer.
09:59Alors la gauche dit
10:00c'est super,
10:01il faut faire donner
10:02de l'argent.
10:02On n'a pas l'argent,
10:03on ne peut pas le donner.
10:04Vous allez le prendre où ?
10:05Il n'y a plus d'argent magique.
10:06Répondez,
10:07vous entendez autour
10:07de ce plateau.
10:08Donc on est à la fin,
10:09complètement à la fin
10:09d'un système.
10:10Totalement.
10:11Ce n'est même plus
10:11qu'on est au pied du mur,
10:12on est dans le mur.
10:14On est largement
10:16dos au mur.
10:16Je vous dis,
10:17on est en train de vivre
10:19une dévaluation
10:19de la dette française.
10:20Je ne peux pas vous dire
10:21plus fort que ça.
10:21Mais alors messieurs,
10:22quand vous entendez ça,
10:23Pierre Jouvet,
10:24Sanislas Rigaud.
10:24Il y a quand même
10:25trois éléments.
10:26Premier, merci pour vos propos
10:27que je trouve
10:28évidemment très juste.
10:29Le deuxième élément,
10:30c'est qu'encore une fois,
10:31il y a des coupables à cela.
10:32Il y a des personnes...
10:33Mais ce n'est plus le sujet.
10:34Non, mais attendez.
10:34Non, mais attendez.
10:36Mais voyez,
10:36on va encore perdre une heure
10:37pour savoir
10:38si c'est de la côté socialiste
10:39de Sarkozy,
10:40de Macron,
10:41on s'en fout.
10:42Non,
10:42ce n'est pas le sujet.
10:43Ce n'est pas le sujet.
10:44Ce n'est pas le sujet.
10:44Pas tant, pas tant,
10:45dès lors qu'il faut choisir
10:46des nouveaux représentants
10:47dans les semaines à venir,
10:48dans les mois à venir.
10:48Ce n'est pas le sujet.
10:48Le deuxième élément,
10:49je crois que c'est un sujet important.
10:51Et troisième chose,
10:52attendez,
10:52c'est que justement,
10:53là où je crois,
10:54et je vous rejoins toujours d'ailleurs,
10:57évidemment,
10:58monsieur,
10:59c'est qu'il y a des choses
10:59de bon sens.
11:00Et que quand on voit
11:01les dépenses publiques
11:02qui sont un sujet,
11:04c'est évidemment...
11:05Non, non,
11:06mais il y a des orientations à faire.
11:07Non, non.
11:08Il y a des dépenses
11:08qui sont...
11:09Non,
11:09c'est là où je n'ai pas d'accord.
11:11Là,
11:11c'est le sujet politique.
11:12Les orientations,
11:13vous êtes déjà dans un...
11:14Oui,
11:15parce qu'il y a des choix.
11:15Il n'y a des choix,
11:16il n'y a des choix,
11:17évidemment.
11:19Vous dites qu'il faut prendre l'argent
11:20partout,
11:21là où on...
11:21Non,
11:21je ne dis pas ça.
11:23Je dis qu'on n'a plus
11:25le choix
11:25de faire des choix.
11:27C'est-à-dire,
11:27on n'a plus le choix
11:28de dire...
11:30On peut dire
11:31qu'on demande une contribution
11:32supérieure aux grandes entreprises
11:33ou alors,
11:35précisément,
11:35on sacralise les étages.
11:36Ça,
11:37c'est des orientations.
11:38Mais là,
11:39moi,
11:39je suis d'accord
11:40avec ce que vous dites
11:41sur un constat politique.
11:43D'abord,
11:43je pense qu'on devrait rentrer
11:44dans cette campagne présidentielle
11:46en posant la même question
11:47à tous les candidats
11:47à l'élection présidentielle
11:48en disant
11:48est-ce que chacun
11:49est bien conscient
11:50de la réalité économique
11:52et du mur budgétaire
11:53qui est en train de se faire.
11:53Ça,
11:54c'est la première chose.
11:55Ensuite,
11:55moi,
11:56je suis parfaitement conscient...
11:57Je vous la pose à vous.
11:58C'est pour ça que je réponds.
11:59Moi,
12:00je suis parfaitement conscient de ça.
12:01Et je suis parfaitement conscient
12:03d'une chose aussi évidente,
12:04c'est que moi,
12:05qui défend depuis toujours
12:06le principe de l'État-providence,
12:08je constate aussi
12:09qu'il coûte de plus en plus cher
12:11et que les services publics
12:12qui sont rendus
12:12à nos habitants
12:13se dégradent
12:14et que les gens,
12:14en plus de ça,
12:15ne comprennent plus
12:16pourquoi ils payent.
12:17Donc,
12:17on a un sujet
12:17sur le point fiscal.
12:19Ça,
12:20c'est le premier point.
12:20Le deuxième,
12:21c'est qu'on a des économies
12:23réelles à faire
12:23dans le budget de l'État.
12:24On a des économies réelles
12:26qu'il faut mettre sur la table
12:26et pas simplement
12:27dans un débat budgétaire
12:28qui dure 4 mois
12:29à l'Assemblée nationale
12:30avec la menace d'une censure
12:31ou pas la menace d'une censure
12:32et que la campagne présidentielle...
12:34Vous l'ajoutez aussi.
12:35Et que la campagne présidentielle,
12:35Sonia Mabrouk,
12:36laissez-moi aller au bout,
12:37je vais vous expliquer,
12:37que la campagne présidentielle
12:38doit servir aussi à ça
12:40pour savoir
12:40quelles orientations
12:41seront mises sur la table
12:42et quels choix.
12:43Parce qu'il y a des choix
12:43qui sont différents.
12:44On peut faire des économies là
12:46et le troisième...
12:47Attendez,
12:47mais là,
12:48c'est un programme
12:49que vous nous faites ce soir.
12:50Oui,
12:50c'est un programme
12:51parce que je pense
12:52qu'on doit aller sur ce sujet
12:53de manière sérieuse et complète.
12:55Et le troisième élément,
12:55c'est qu'on ne parle jamais
12:56de production,
12:58de création de valeur,
12:59de création de richesse.
13:00Là, vous avez raison.
13:01Comment rendre notre économie
13:03plus compétitive,
13:03c'est central.
13:05On en parlera dans un deuxième temps.
13:07Mais c'est un vrai sujet central.
13:08Je ne sais pas si vous avez
13:09travaillé déjà en entreprise,
13:10mais quand on est d'entreprise
13:11et une entreprise
13:12qui est en difficulté,
13:13on définit sa stratégie marketing
13:15dans un deuxième temps.
13:16Dans un premier temps,
13:17quand elle est en difficulté,
13:18on essaye de gérer
13:19les difficultés.
13:20On négocie avec les banques,
13:21on négocie avec les prêteurs,
13:22on réduit les frais de siège,
13:24on licencie malheureusement
13:25parfois des gens.
13:26Et quand vous dites,
13:27vous tout à l'heure,
13:28il ne faut pas opposer les gens
13:29avec des extrêmes
13:30sur tout à l'heure
13:31vers l'île du voile,
13:32vous faites le même boulot.
13:33C'est-à-dire en pointant du doigt
13:35les riches,
13:36en pointant du doigt
13:37les entrepreneurs,
13:38en disant
13:39J'ai été président de la collectivité
13:41pendant dix ans.
13:42C'est pas comme ça,
13:43on va régler le problème.
13:44Excusez-moi,
13:44pendant dix ans,
13:45j'ai été président
13:46d'une collectivité,
13:47je gérais
13:4840-10 millions d'euros
13:49au budget.
13:49Vous ne vivez pas,
13:49vous personnellement ?
13:50Non, non, mais c'est tout le système.
13:53Non, mais le sujet n'est pas moi.
13:54Peu importe,
13:55moi je n'ai pas de problème
13:55à ce qu'on débattre sur le fond.
13:57Je dis,
13:57quand on gère des collectivités
13:59et il y a des milliers d'élus
14:01qui le font,
14:01on met des budgets
14:02à l'équilibre,
14:03on fait des choix
14:04qui sont des choix différents.
14:05On n'a pas de choix
14:05du budget équipe
14:05depuis des décennies.
14:08Mais c'est ça
14:09qu'on va faire dans le débat.
14:10Moi ce que je retiens,
14:10ce que je veux voir,
14:11mais sans se dire
14:12qu'il n'y a plus
14:13une seule orientation.
14:14Si je peux me permettre
14:14juste de vous dire,
14:15parce qu'il faut finir
14:16sur quelque chose de positif,
14:18si on applique
14:20des règles de bon sens,
14:21on va régler le problème.
14:23C'est-à-dire que la situation
14:24est grave,
14:24mais pas désespérée.
14:26Il y a des solutions,
14:27mais la solution,
14:28ce n'est pas d'opposer
14:29les uns aux autres
14:29et surtout,
14:30dans le domaine
14:31de la gestion du budget,
14:33je ne parle pas
14:33des autres domaines
14:34qui sont votre domaine.
14:35Dans le domaine
14:35de la gestion du budget,
14:37il ne faut pas faire
14:37de la politique,
14:38il faut faire de la gestion.
14:38Monsieur Ferrantini,
14:39vous reviendrez s'il vous plaît ?
14:41C'est important d'avoir
14:41votre parole avec lui.
14:42Si vous m'invitez, oui.
14:43Est-ce que vous avez lu
14:44le livre de Sarah Knafow,
14:45Le casse du siècle ?
14:46J'ai lu le début, oui.
14:47J'ai trouvé le style intéressant.
14:49Et les casseurs,
14:50ils sont aussi nombreux
14:51qu'elles...
14:51Je n'aime pas le terme
14:52de casseur,
14:53mais ce qu'elle décrit
14:54est assez juste.
14:55On va en parler avec elle.
14:56Merci à vous.
14:57C'était un plaisir
14:57de vous avoir autour
14:58de cette table.

Recommandations