- il y a 22 minutes
Prix du carburant : vers un retour des Gilets jaunes ? Paris : nouveau terrain de chasse immobilier des étrangers fortunés ? Journée du Patrimoine : quels sont les lieux à visiter absolument à Paris ? Culture : "Ubu Roi" au Théâtre de Paris. Gastronomie : Seok, nouvelle table coréenne du Park Hyatt.
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00:00Bonsoir à toutes et à tous, vous regardez Bienvenue en Ile-de-France sur le Figaro TV.
00:04Et comme tous les jours, on commence par un tour de l'actualité et bien sûr, la revue de presse
00:08des journalistes du Figaro.
00:10Et ce retour possible des Gilets jaunes avec l'explosion du prix du carburant.
00:14Vous êtes 88% à y croire.
00:17Autre sujet immobilier cette fois, les étrangers sont-ils en train de rafler toute la capitale comme dans une partie
00:22de Monopoly ?
00:23La réponse avec Guillaume Hérard dans le Grand Entretien, on parlera des journées européennes du patrimoine.
00:28C'est ce week-end avec les recommandations de Marguerite Frison-Roche.
00:32Le Figaro a également testé pour vous un lieu inédit dans Paris.
00:35Sixtine viendra nous le présenter en plateau.
00:38En culture, Ubu Roy s'installe au Théâtre de Paris dans une mise en scène qui revisite la farce féroce
00:43et intemporelle d'Alfred Jarry.
00:45C'est une plongée jubilatoire dans la folie du pouvoir.
00:48Dans ses tout bons, enfin, la cuisine coréenne mise à l'honneur avec une version un peu palace quand même.
00:53Vous connaissez Laurent Saloche maintenant.
01:07Vous êtes 88% à croire à une renaissance du mouvement des gilets jaunes après la nouvelle flambée des prix
01:13du carburant.
01:15Nouveau record battu.
01:16Le prix du gazole se vend en moyenne à 2,29 euros du litre.
01:20C'est énorme.
01:21Annaïs Chaline, merci beaucoup d'être sur le plateau.
01:23Bienvenue en Ile-de-France.
01:24J'en ai ici au service politique du Figaro.
01:26Le Figaro qui a réalisé un sondage avec Odoxa Backbone.
01:29Le résultat est sans appel.
01:3088% des Français croient en un retour des gilets jaunes.
01:34Qu'est-ce qu'on en déduit ?
01:35Qu'est-ce qu'on en comprend ?
01:36Effectivement, on est dans un climat de colère sociale.
01:41Vous l'avez rappelé avec ce prix de 2,30 euros le litre en moyenne de gazoil.
01:47C'est des prix inédits depuis 1985.
01:51Ça rappelle effectivement le contexte de 2018 avec la naissance du mouvement des gilets jaunes.
01:58Et aujourd'hui, effectivement, on craint ce retour-là.
02:02Néanmoins, on n'est pas dans le même contexte qu'en 2018.
02:05Cette hausse ne vient pas directement du gouvernement,
02:08mais bien de la crise internationale liée à la guerre au Moyen-Orient.
02:13Et donc, effectivement, les Français sont en grande difficulté.
02:19Oui, la colère sociale est là, mais c'est vrai que le contexte est un peu différent.
02:23Si on regarde du côté des responsables politiques,
02:25ils essayent quand même un petit peu de mettre le feu au poudre.
02:27Fabien Roussel a appelé les Français à se mobiliser sur les ronds-points.
02:31La gauche a enfoncé le couteau dans la plaie, notamment la France insoumise.
02:34On voit quand même que ça couve et que ça monte.
02:37C'est la colère.
02:37Effectivement, chacun essaie de tirer la couverture de son côté.
02:41Il y a un appel qui vient des organisations intersyndicales qui est prévu le 30 septembre.
02:48Vous avez aussi ce mouvement né sur les réseaux sociaux avec les gilets jaunes
02:51qui est prévu pour le 17 octobre.
02:53Tous les responsables politiques aujourd'hui soutiennent cette colère.
02:58Les responsables de gauche, en grande majorité,
03:01seront aux côtés des manifestants à ces dates-là.
03:04Mais tous ont bien en tête l'élection des 18 avril et 2 mai prochains.
03:10Il y a bien sûr une question d'opportunité politique aussi, on le comprend.
03:14Exactement.
03:15Ils vont essayer de ramener tout ça dans les urnes.
03:19Effectivement, la France insoumise a été très dure vis-à-vis du gouvernement.
03:23Les accusants d'inaction et d'aide beaucoup trop compliquée.
03:30Donc effectivement, on voit bien qu'il y a une récupération politique.
03:33Justement, vous parliez du gouvernement.
03:3560% des interrogés pensent que l'État doit aider les Français.
03:39Ils sont historiquement électeurs de qui ?
03:43Ce sont ces interrogés qui pensent que l'État ne fait pas assez
03:46et qu'il faut être plus ambitieux sur le soutien du pouvoir d'achat.
03:50Ils viennent de la gauche ? Ils viennent du Rassemblement national ?
03:53Ils viennent d'un peu partout, sauf évidemment du bloc central.
03:56Macron et c'est-à-dire ?
03:57Exactement, tout à fait.
03:58Mais effectivement, en grande majorité dans les deux pôles extrêmes,
04:02donc la France insoumise et le Rassemblement national,
04:07effectivement tous réclament des aides supplémentaires.
04:10Sébastien Lecornu, hier soir, a annoncé une reconduction de ces aides
04:14jusqu'au 30 décembre.
04:16Donc ce sont des aides ciblées.
04:19– Mais des aides qui sont concrètement jugées trop timides
04:22par rapport à l'ampleur de la situation
04:23et puis à ce que ça représente dans le coût de la vie ?
04:26– Trop timide, effectivement, on sait à quel point aujourd'hui
04:29cette hausse, elle touche particulièrement les Français
04:33qui dépendent de leur voiture,
04:36qui touche aussi les agriculteurs, les pêcheurs,
04:39qui sont encore en train de bloquer.
04:44– Et oui, ces mesures sont jugées aujourd'hui insuffisantes,
04:50mais il ne faut pas oublier qu'on est aussi dans un contexte budgétaire
04:52très compliqué.
04:53– Oui, on sert toutes les ceintures qu'il y a à serrer
04:56et on demande des efforts à tous et dans tous les secteurs.
04:59Dans votre papier, vous parlez de quelque chose de très intéressant,
05:02c'est la capacité qu'ont les Français de croire
05:04que la situation peut encore s'améliorer,
05:06notamment avec le ou la future présidente de la République française.
05:11Globalement, ils n'y croient pas trop,
05:13où ils sont un peu désabusés.
05:14– Oui, il y a un certain scepticisme,
05:15ça se retrouve aussi comme au moment des Gilets jaunes en 2018,
05:19où il y avait une critique, une méfiance très forte
05:21à l'égard de ce qu'ils appelaient les élites,
05:23donc les élites contre le peuple.
05:26Non, effectivement, ils ne croient pas…
05:28– Mais ils ne croient à personne, au considéré.
05:29– Absolument, il y en a une qui arrive à se détacher.
05:32– Il y en a une qui arrive à se détacher.
05:32– Au la main sur ce sujet,
05:33mais globalement, on voit que la défiance,
05:35elle est quand même envers la classe politique en général.
05:38C'est ce qu'on comprend des chiffres ?
05:39– Oui, absolument.
05:40Seule, aujourd'hui, Marine Le Pen arrive à se détacher
05:42parce que c'est elle qui caracole en tête dans les sondages.
05:47C'est aussi parce que ceux qui se mobilisent aujourd'hui,
05:51ce sont les électeurs, en fait…
05:54– Historiques du rassemblement.
05:56– Exactement, de Marine Le Pen.
05:57Marine Le Pen, elle pioche chez les classes moyennes,
06:00chez les classes populaires dans cette France rurale.
06:03Et aujourd'hui, c'est ceux qui bâtissent le plus de la situation.
06:08Donc, effectivement, c'est elle qui sort, encore une fois,
06:11grande gagnante.
06:12– On rappelle que c'est un sondage,
06:13que ce sont…
06:15Finalement, c'est le sentiment des Français
06:17qui a été questionné par ce sondage Figaro-Odoxa-Backbone.
06:21Ça ne veut pas dire que le mouvement des Gilets jaunes
06:23va nécessairement se constituer ou se reconstituer.
06:26En tout cas, pas forcément à l'identique.
06:28Vous parliez de 2018 tout à l'heure.
06:30On le voit et vous l'avez très justement rappelé.
06:32Il y a un contexte géopolitique qui est différent.
06:34– Merci beaucoup, Anna et Chaline, on vous le dit tous les jours.
06:37– Merci.
06:37– Sur le figaro.fr et dans les pages du Figaro.
06:40Paris fait rêver dans le monde entier.
06:42Des productions à succès comme Émilie in Paris
06:44sont achevées de faire de Paris la capitale désirable
06:46par excellence auprès de nos voisins du monde.
06:48Les Parisiens ne pensent pas toujours la même chose,
06:50mais on va en discuter avec Guillaume Erard,
06:51journaliste immobilier au Figaro.
06:53Est-ce que Paris, c'est quand même devenu
06:55ce nouveau terrain de chasse immobilier,
06:57hyper glamour pour les investisseurs étrangers,
06:59à gros pouvoir d'achat qui se disent
07:01non mais c'est génial, je peux habiter ici dans Paris,
07:03ici ou là, dans le centre de Paris,
07:05des arrondissements qui sont hyper prisés ?
07:07– Oui et puis le prix aussi,
07:08parce que les Américains qui sont très très présents,
07:11qui font partie des populations qui adorent Paris,
07:16en tout cas qui sont très présents,
07:17on a fait réaliser un top 3 des nationalités étrangères
07:19les plus représentées par arrondissement
07:21et avec les Italiens, c'est la nationalité la plus représentée.
07:25– J'aurais une question sur les Italiens tout à l'heure.
07:26– Et forcément, là où les prix aux États-Unis
07:30sont bien plus élevés, forcément déjà en termes
07:33de pouvoir d'achat et en termes de prix,
07:35c'est très attractif.
07:36– Ça va mieux que pour nous.
07:37– Voilà, il y a l'image aussi, ce qu'on nous expliquait
07:40du côté des agents immobiliers qu'on a interrogés
07:42pour le Figaro, c'est l'image de Paris
07:45a énormément évolué, notamment avec les Jeux olympiques.
07:48Donc il y a vraiment un contexte…
07:49– Parce que je parlais de l'effet Émilie-In-Paris,
07:51ce qui était quand même, c'est un Paris très enjolivé,
07:53mais les JO, ça a vraiment terminé de convaincre
07:58ceux qui se disaient, oui mais Paris,
07:59il y a quand même des problématiques d'insécurité,
08:01de tout, c'est pas toujours propre.
08:02Mais pendant les JO, ça a été merveilleux.
08:04– Souvenez-vous, qui va succéder à Paris ?
08:06C'est Los Angeles et au début, à commencer par les particuliers,
08:10beaucoup avaient des inquiétudes par rapport à la sécurité,
08:13à la capacité de la France à pouvoir répondre à ce défi-là.
08:17Et au final, non seulement Paris a réussi,
08:19mais à la fin, les Américains se sont même demandés,
08:21est-ce que nous, on va pouvoir… – Réussir à faire aussi bien.
08:23– Réussir à faire aussi bien.
08:24Donc il y a vraiment eu un basculement qui fait qu'aujourd'hui,
08:27non seulement il y a moins de défiance,
08:29mais il y a une attractivité qui vraiment fait plaisir à voir,
08:33mais qui se ressent du coup au niveau des prix.
08:35– Oui, parce que même si on peut dire
08:38que les étrangers sont attirés par Paris,
08:40c'est un fantasme de considérer qu'ils ont tout acheté dans Paris
08:43et que Paris n'est peuplé que par des étrangers.
08:45Il y a quand même 81% des logements qui ont été acquis par des hexagonaux
08:49ces 12 derniers mois, comprendre l'immense majorité.
08:52– Voilà, donc ça, il faut le rappeler,
08:54aujourd'hui, la grande majorité, c'est des résidents,
08:57enfin qui possèdent le parc immobilier parisien,
09:00c'est des résidents français.
09:02En revanche, ce qui est intéressant,
09:04c'est qu'on a regardé sur les 10 dernières années
09:06comment a évolué la part des étrangers,
09:08tout cumulé, non résidents,
09:10donc ceux qui ne vivent pas à Paris,
09:11mais qui possèdent un bien,
09:12et ceux qui vivent à l'année.
09:15Eh bien, il y a 10 ans, à peu près,
09:17vous aviez tous les arrondissements du centre
09:20et de la rive gauche,
09:22on était autour de 10-12% à peu près d'étrangers.
09:25Aujourd'hui, on est passé pour ces arrondissements
09:27entre 20 et 25.
09:28– Oui, donc ça a doublé.
09:29– Ça a doublé, ça reste minoritaire,
09:32mais c'est quand même fois deux.
09:33– Mais c'est énorme quand même.
09:34– Et c'est pas négligeable.
09:35– Et c'est évidemment dans les arrondissements les plus désirables.
09:38– Exactement, donc on va être sur le 6e, le 7e, le 8e,
09:42les arrondissements de Paris-Centre, comme je le disais.
09:45Et donc du coup, c'est vrai que se poser la question,
09:48est-ce que demain, ce chiffre de 25 ne va pas grimper à 40 ?
09:52Alors, j'ai interrogé les agents immobiliers là-dessus,
09:55pour l'instant, ils ne se mouillent pas trop,
09:56mais il se trouve déjà que le chiffre de 25,
09:58c'est déjà une belle performance.
10:00– Mais eux sont heureux,
10:01parce que ça permet de combler les trous dans la raquette.
10:03On sait que le marché immobilier,
10:06justement, drivé par les hexagonaux,
10:07ne marche pas très bien à cause du pouvoir d'achat.
10:09Ça fait du bien, justement, ça dope le marché,
10:12mais ça fait monter les prix.
10:13– Et c'est ce que j'allais dire.
10:14– Parce qu'ils achètent quoi ?
10:15Ils achètent tout le temps, en fait ?
10:16– Névocient pas les étrangers.
10:19– Vu leur pouvoir d'achat, forcément,
10:21et puis souvent, c'est des multipropriétaires,
10:23donc à la limite, voilà, ils ont déjà,
10:25il suffit qu'ils revendent un bien,
10:27et avec ce prix-là, ils peuvent racheter à Paris,
10:30en sachant que le Delta est en faveur du bien parisien.
10:35Donc, mais voilà, à l'inverse, au contraire,
10:37c'est ça qui est intéressant,
10:38c'est que les locaux, eux, ont des difficultés.
10:41Là, je discutais avec une mère de famille
10:44qui m'expliquait qu'elle a eu,
10:45alors qu'elle vit bien,
10:46elle a comme une bonne situation,
10:49leur couple cherchait à loger leur enfant pour les études.
10:52Au départ, ils cherchaient une location,
10:55sauf que comme le marché était accaparé
10:57par les étrangers qui vont vouloir un petit pied-à-terre,
11:01du coup, ils ont dû chercher plutôt du côté de l'achat-vente, en fait.
11:05Donc, il y a une forme de stratégie à revoir
11:07du côté des Parisiens
11:09à cause de cette montée en puissance des étrangers.
11:11Qu'est-ce qui explique que Paris séduit plus
11:13que des villes comme Londres, comme New York ?
11:16C'est quoi, finalement,
11:16les points d'attractivité maximale de Paris ?
11:19On l'a dit tout à l'heure, déjà,
11:21l'image qui a été redorée,
11:22et puis après, des arrondissements,
11:24des quartiers qui attirent.
11:26Clairement, là, aujourd'hui, je parlais des Américains,
11:29eux, ce qu'ils vont aller voir, c'est la rive.
11:30Ils offrent un bout du rêve parisien ?
11:32Ils offrent une culture.
11:33Ils sont très attachés, me disait un agent immobilier,
11:36ils sont très attachés.
11:36Il y a beaucoup de...
11:37Ce n'est pas simplement du shopping,
11:39c'est aussi du patrimoine, de l'histoire, de la culture.
11:42Et donc, c'est pour ça qu'on voit
11:43qu'un arrondissement comme le 6e,
11:44on en parlait lundi sur ce plateau,
11:47c'est un arrondissement qui attire énormément,
11:50c'est le plus cher,
11:51et c'est celui où les prix progressent le plus,
11:52parce qu'il y a une histoire derrière.
11:54Il y a une pierre,
11:55il y a un patrimoine qui attire.
11:57Et qui, évidemment, se valorise beaucoup
11:58dans le cadre de l'immobilier.
12:00Vous nous parliez tout à l'heure
12:01des nationalités qui étaient surreprésentées.
12:03Vous avez parlé des Italiens.
12:05Moi, j'avais l'impression qu'en Italie,
12:06on avait plus ou moins le même pouvoir d'achat
12:08qu'en France, voire même un peu moins bon.
12:11Ce n'est pas vrai.
12:11Quand on voit le nombre d'acheteurs italiens à Paris...
12:15C'est vrai qu'il y a énormément, par exemple,
12:17sur les 20 arrondissements,
12:18ils arrivent en tête pour neuf.
12:21Maintenant, après, si vous regardez bien,
12:22ils sont très présents dans les arrondissements
12:24plus accessibles.
12:26On parlait de l'arrivée gauche.
12:27Mais vu le prix du mètre carré quand même à Paris,
12:28ça reste des achats qui sont conséquents.
12:30Qui sont conséquents.
12:31Après, c'est vrai que, bon, ben voilà,
12:32c'est des nationalités aussi qui adorent Paris,
12:35qui, l'Inde me disait, ils rêvent de Paris.
12:38Donc, du coup, ils sont très constants.
12:39C'est ça qui est intéressant.
12:40C'est là où les Américains, les Anglais
12:42vont être très instables parce qu'ils vont dépendre
12:44du taux de change.
12:45Les Italiens m'ont dit, quoi qu'il arrive,
12:47ils aiment Paris.
12:48Est-ce que la sécurité représente un frein
12:50pour certains acheteurs, certaines nationalités ?
12:54On l'évoquait aussi lundi, par exemple,
12:55l'arrondissement du 8e, on parlait des gilets jaunes,
12:58les manifestations à répétition qu'il y a eu
13:01sur les Champs-Elysées.
13:02Oui, ça en a refroidi certains.
13:03Ça en a refroidi certains.
13:04Notamment la clientèle asiatique ?
13:05Asiatique, américaine.
13:07Et donc, du coup, on a vu un départ de ces populations
13:09du 8e vers le 6e, considéré comme un peu plus sécure.
13:12Et surtout, la rive gauche, 6e, mais aussi 7e,
13:17c'est ce qu'on appelle les quartiers des hôtels particuliers.
13:19Donc, on va pouvoir être plus à l'abri des regards
13:21et plus protégés.
13:21Vous avez d'ailleurs une info breaking news.
13:24Oui, tout à fait.
13:25On parlait des étrangers qui, justement,
13:27grignotent un peu de terrain.
13:28Mais à l'inverse, il y a quand même des Français
13:30qui achètent l'hôtel particulier de la famille royale
13:34du Maroc à Neuilly-sur-Seine.
13:36Comprendre un endroit absolument magnifique.
13:39Magnifique, 1300 m2,
13:40qui vient d'être cédé entre 17 et 18 millions d'euros,
13:43selon nos informations, à un Français.
13:46Donc, généralement, c'est plutôt...
13:47Cocorico ?
13:48Cocorico.
13:49C'est plutôt des propriétés qui s'échangent,
13:51qui se donnent entre familles royales.
13:53Là-bas, là, c'est un Français, un privé.
13:55On s'en réjouit.
13:56On s'en réjouit.
13:57Bonne nouvelle.
13:57Merci beaucoup, Guillaume Hérard.
13:58Merci à tous les deux.
13:59On vous lit, évidemment.
14:00Dans le Figaro, le grand entretien, c'est maintenant.
14:09Ce week-end, les monuments et lieux patrimoniens
14:11ouvriront leurs portes à l'occasion des Journées Européennes du Patrimoine
14:14en Ile-de-France.
14:16Oh, pardon.
14:17Je suis désolée, je tousse.
14:20C'est plus de 1 700 lieux qui ouvrent leurs portes samedi et dimanche.
14:24Vous le savez, ils avaient parfois appris à vos dépens.
14:26Mais pour les lieux prisés, il faut parfois réserver des semaines à l'avance.
14:30C'est un petit peu moins instinctif et spontané que ce qu'on peut imaginer.
14:34Il y a des lieux plus confidentiels qui promettent aussi de très belles surprises.
14:37On va essayer de vous présenter un joli tour d'horizon.
14:39On va le faire avec vous, Marguerite Frison-Roche.
14:41Merci beaucoup.
14:41Vous êtes fondatrice de Distruptif.
14:43On est ravis de vous avoir pour parler de ce rendez-vous annuel.
14:47Tous les ans, c'est un peu la même chose.
14:48On tombe un peu des nuits, on se dit « mince, c'est ce week-end ! »
14:50Et on n'a pas réservé.
14:52On découvre qu'il fallait réserver il y a trois semaines
14:53pour avoir accès, par exemple, à l'Élysée dont vous souhaitiez nous parler.
14:57Tout à fait.
14:58Ça demande un peu d'organisation, un peu de logistique, tout ça.
15:00C'est ça, il fallait prévoir un petit peu.
15:01Je pense que c'est un peu tard pour ceux qui veulent visiter l'Élysée.
15:04Qu'est-ce qui est accessible au public exactement
15:06quand on pense à un lieu comme l'Élysée ?
15:08Et pourquoi c'est unique ?
15:10Pourquoi c'est unique sur l'Élysée ?
15:11Et je pense que c'est juste là où tout se passe en politique française.
15:14Donc si on veut visiter l'endroit…
15:15Les arcades du pouvoir.
15:16Exactement, les arcades du pouvoir.
15:17Je pense que c'est vraiment l'endroit à faire en priorité.
15:20Alors ce n'est pas atypique du tout dans le sens où tout le monde y pense.
15:22Et à mon avis, c'est ça.
15:23Je pense que les places sont prises depuis déjà un mois.
15:26Mais c'est vraiment intéressant de voir dans quel endroit évolue
15:29le président de la République.
15:30De se dire que ça a commencé, de mémoire, j'ai vérifié,
15:33mais avec Napoléon III, c'est lui qui s'installe le premier à l'Élysée.
15:37Et ensuite, vous vous dites, même toute la cinquième,
15:38puisque c'est l'histoire récente,
15:40de se dire que les grandes décisions ont été prises là.
15:42C'est quand même…
15:42Enfin voilà, de voir le jardin, de voir son bureau.
15:45C'est quand même assez extraordinaire.
15:47Je pense que ça vaut vraiment le coup d'être fait.
15:48Et même si tous les ans, c'est désormais rendu possible,
15:52ça reste assez exceptionnel quand même de visiter un lieu comme celui-ci.
15:56Oui, c'est ça.
15:57Parce que quand bien même c'est rendu possible pendant deux jours,
15:59je ne connais pas beaucoup de monde qui a visité l'Élysée.
16:01Enfin, si vous posez la question autour de vous, je ne sais pas ce que vous avez fait.
16:03Mais je n'ai jamais réussi.
16:05Marguerite, figurez-vous, tous les ans, j'arrive, on est jeudi soir,
16:08je regarde et je me dis, mince, il n'y a plus de place.
16:11Non, non, je ne connais pas grand monde qui l'a fait.
16:13C'est vraiment…
16:14Enfin, en tout cas, surtout avec les Journées du patrimoine.
16:16Donc, qu'est-ce qu'on fait ?
16:16On met déjà dans son agenda pour l'an prochain,
16:20un mois avant, qu'il faut réserver sa place pour l'Élysée.
16:22Peut-être.
16:23Moi, j'avoue que je l'ai fait une fois et c'était une visite privée,
16:24donc je n'ai pas eu à réserver.
16:26C'était merveilleux.
16:26Mais je ne sais pas combien de temps il faut s'y prendre en avance.
16:29Mais à mon avis, il y en a qui sont sur le dossier vraiment longtemps, longtemps en avance.
16:32Et on imagine que c'est pareil dans les autres lieux ultra prestigieux,
16:35très prisés de notre patrimoine et des hauts lieux de culture.
16:39J'imagine pour ceux, à mon avis, ceux qui se font vraiment…
16:41Je voudrais demander les chiffres,
16:43mais ceux qui font vraiment carton plein, ce sont les instances politiques.
16:46Parce que je pense que c'est celles qu'on ne visite jamais, typiquement Matignon, le Quai d'Orsay.
16:50À mon avis, c'est vraiment pareil.
16:52On est dans le même registre, arcane du pouvoir,
16:54et personne n'y a jamais accès, alors qu'il y a la solide qui va faire le Louvre.
16:58Mais vous pouvez y accéder toute l'année, donc ça n'a pas grand intérêt.
17:0317 000 lieux publics et privés ouverts sur l'ensemble du territoire.
17:08Il y en a donc pour tous les goûts.
17:10Vous aviez envie de nous parler de l'ambassade d'Italie.
17:13Oui, moi j'ai essayé de réfléchir à quelques pépites que j'ai eu le privilège de visiter
17:17et qui changent un peu justement du traditionnel Élysée-Matignon.
17:20L'ambassade d'Italie, c'est dans le 7e arrondissement, rue de Varennes, si je ne me trompe pas.
17:25Et c'est une petite pépite, c'est vraiment un hôtel particulier, magnifique, 18e.
17:30Vous avez quelques petits salons, il y a le salon des Globes, le salon chinois,
17:36enfin vraiment les ambiances très 18e.
17:38Et puis vous avez derrière cette enfilade de salon, où ils ont reproduit, enfin ils ont volé en Italie,
17:43emprunté on va dire un petit théâtre sicilien qu'ils ont posé dans la salle,
17:46qui est la salle des conférences.
17:48Et quand vous faites des conférences là-bas, c'est une petite estrade,
17:51comme si vous étiez un petit chanteur du 18e, un petit chanteur d'opéra.
17:53Et donc ça vaut vraiment le coup.
17:54Et justement, ça n'est ouvert que pendant les journées du patrimoine.
17:57Ouverture que samedi, j'ai vérifié.
17:58Ah, c'est que samedi en plus.
17:59Donc ils sont vraiment restreints.
18:02Mes visites gratuites, ce qui est quand même très agréable.
18:04Inscription nominative pour des questions de sécurité,
18:07avec un très joli parcours de 45 minutes dans les salons de résidence dont vous nous parlez.
18:11Et jardin !
18:12Et les jardins, oui c'est vrai.
18:14Moi c'est ce que j'aime le plus, je trouve, dans tous ces hôtels particuliers,
18:17on parlera des autres, mais même, c'est ça l'Elysée,
18:19c'est pas la même taille de jardin, mais c'est le fait que vous ayez un jardin à Paris.
18:23C'est le rêve de tout le monde, tous ceux qui nous écoutent.
18:25Et même un petit jardin, il n'est jamais si petit, mais c'est magnifique.
18:29Vous vous dites, c'est vraiment la liberté d'avoir du gazon comme ça chez soi.
18:32C'est vrai que c'est une forme de liberté assez délicieuse.
18:35Autre destination, autre découverte, l'hôtel de Noirmoutier, rue de Grenelle.
18:39Tout à fait, autre style, mais malgré tout ça reste un hôtel particulier du 18e,
18:43dans le 7e aussi, et c'est la résidence du préfet de France et préfet de Paris.
18:49Donc là pareil, ça n'est ouvert que pendant les journées du patrimoine,
18:52et c'est assez intéressant parce que c'est sa résidence en tant que préfet,
18:54donc c'est un haut fonctionnaire qui vit là-bas à l'année.
18:56Donc il y vit vraiment ?
18:57Il y vit vraiment, pareil, hôtel particulier avec son petit jardin magnifique.
19:01Et moi, je me souviens de la visite, ce qui m'avait frappée,
19:05c'était la salle à manger de réception, me semble-t-il,
19:08où il y a des boiseries avec toutes les fables de la fontaine,
19:10enfin pas toutes parce qu'il y en a plein,
19:11mais quelques fables de la fontaine représentées sur des panneaux de bois.
19:14C'est vraiment très très beau.
19:16Et bref, je me souviens que celui qui fait la visite,
19:18et je pense que c'est le même le jour des journées du patrimoine.
19:21C'est un excellent médiateur.
19:22Excellent, un phrasé très élégant, il connaît toutes les anecdotes,
19:26parce que le maréchal Joffre a vécu là, donc il connaît toutes les petites anecdotes.
19:30Je me suis noté que ça avait été construit en 1724 par le duc de Noirmoutier,
19:33qui lui a donc donné son nom.
19:35Tout à fait.
19:35Et c'est un lieu qui a notamment accueilli Mademoiselle de Sens.
19:37Tout à fait.
19:38Un lieu qui est chargé d'histoire.
19:39Exactement, et c'est le même architecte que Matignon.
19:42Ah d'accord.
19:42Donc j'ai oublié son nom, son nom m'échappe,
19:44mais c'est exactement la même construction que Matignon, c'est un bébé Matignon.
19:48Entrée libre, sans réservation, quel bonheur.
19:52Samedi uniquement, encore une fois.
19:54Qu'est-ce que vous aimez particulièrement, vous, dans ces journées du patrimoine ?
19:57Vous vous laissez surprendre par des lieux ?
19:59Oui, je pense qu'il y a le côté, justement, aller dénicher.
20:03Il y a un peu la concurrence, aller chercher la plus petite pépite,
20:05ou alors se dire je déambule jusqu'à temps de trouver un truc où je vais te laisser...
20:08On m'accepte.
20:09On m'accepte, ça c'est le...
20:10Ou alors, pour moi, c'est plus un prétexte, en tout cas depuis quelques années,
20:15pour réfléchir à des lieux que je n'ai pas faits.
20:16C'est-à-dire que je ne vais pas forcément pouvoir rentrer dedans,
20:18parce que je suis comme vous, je m'y prends la dernière minute.
20:20Mais c'est de me dire...
20:21Je suis d'accord, je comprends.
20:22C'est quoi le petit hôtel particulier que je n'ai pas déniché encore ?
20:24Et puis il y a des tas de trucs qui sont classés à Paris que je n'ai pas vus,
20:27et que je vais toujours dans les mêmes musées,
20:29et c'est l'occasion de sortir un peu de sa zone de confort.
20:31C'est vrai que ce qui est assez précieux, et on s'en rend difficilement compte,
20:35dans notre quotidien de Parisienne, de Parisiennes,
20:37c'est cette incroyable capacité à pousser une porte et à découvrir des joyaux.
20:42Je me souviens que l'an passé, nous avions visité les Beaux-Arts,
20:46ce Peipadmin de l'extérieur, c'est une jolie grille avec une jolie porte cochère,
20:50et puis en fait, on rentre dedans et c'est absolument magnifique,
20:53et on se rend compte que...
20:54Cette cour est absolument divine, et puis on arrive dans des appartements,
20:59dans des lieux d'apparat qui sont absolument sublimes.
21:03Sixtine a joué le même jeu que vous.
21:05Sixtine, vous êtes allée visiter cet hôtel Perrer,
21:08qui est dans le 8e arrondissement de Paris.
21:10Il va ouvrir ses portes samedi et dimanche.
21:12Vous y êtes allée pour sonder un peu l'ambiance à deux jours
21:15de ces fameuses JEP, Journées Européennes du Patrimoine.
21:19Oui, j'ai cherché, comme vous, Marjorie, des lieux parisiens
21:22ouverts seulement pour les Journées du Patrimoine,
21:25et en regardant aussi du côté des hôtels particuliers,
21:29je suis tombée sur l'hôtel Perrer.
21:31Il ouvre ses portes une fois par an depuis seulement 4 ans,
21:34et il est juste derrière le parc Monceau,
21:37dans le 8e arrondissement, entre deux grandes avenues
21:40et dans une petite rue.
21:42Il faut vraiment savoir qu'il est là pour y rentrer.
21:44Vous avez réussi à vous frayer un chemin, au moins dans la cour ?
21:48Oui, j'y suis allée ce matin, en avant-première,
21:51à deux jours des Journées du Patrimoine, donc du grand week-end,
21:54et j'avais rendez-vous avec Morgan Languille,
21:56qui est l'administrateur de la Fondation Simone Del Duca,
22:00j'y reviendrai plus tard.
22:02Donc on rentre dans une cour très calme,
22:04complètement coupée du Paris bruyant qu'on connaît,
22:07et l'hôtel se trouve juste en face de nous.
22:10Magnifique, c'est vraiment un fruit de l'architecture haussmannienne,
22:14donc je vous laisse imaginer les motifs architecturaux très précis,
22:18et je me sentais toute petite à côté de l'hôtel,
22:21qui fait quand même trois étages.
22:23Donc j'entre, je monte quelques marches,
22:25et là je me retrouve dans un hall avec des tapisseries partout,
22:30une moquette rouge, très intimiste,
22:34des grandes colonnes de marbre,
22:36et au-dessus une grande verrière qui donne de la lumière,
22:40avec un puits de lumière.
22:41Ils ne sont que cinq ou six à travailler ici tous les jours.
22:45C'est précieux ça !
22:46Le calme incroyable, hyper apaisant.
22:50Donc vraiment génial,
22:51et j'ai suivi Morgan qui m'a fait visiter les deux étages
22:54que les visiteurs pourront voir pendant les journées du patrimoine.
22:58On vous sent très emballé,
22:59je sais que vous avez adoré,
23:01on peut parler d'un petit coup de cœur ?
23:02Oui, totalement.
23:03Alors au rez-de-chaussée,
23:04il y a juste derrière le hall une bibliothèque,
23:07très intimiste,
23:08et en même temps très colorée,
23:10je pense que c'est la plus colorée de toutes les pièces,
23:13et elle donne sur le parc Monceau,
23:15donc beaucoup de verdure,
23:17et ça fait du bien,
23:18et dedans vous avez des ouvrages
23:21confiés par la bibliothèque de l'Institut de France,
23:24donc magnifiques,
23:25et j'ai aussi visité d'autres salles,
23:28la salle Cordoue, la salle du Conseil,
23:29la salle Monceau et le bureau du Président,
23:32de la Fondation.
23:33Vous nous avez parlé tout à l'heure
23:34de ces très jolis détails haussmanniens,
23:36c'est vrai qu'il a été construit sous Haussmann,
23:38cet hôtel particulier,
23:39mais à quoi est-ce qu'il était destiné ?
23:40Alors, au début,
23:42les travaux se sont terminés en 1881,
23:45et l'hôtel était destiné à une famille,
23:47en fait,
23:48c'était construit pour être une maison familiale,
23:50et comme beaucoup de monuments parisiens,
23:52il est passé de société en société,
23:54de main en main,
23:55il a été racheté,
23:56mais il a été racheté dans un objectif tout autre,
23:59au cours du XXe siècle,
24:01et je vous propose d'écouter Morgan Languille,
24:03administrateur de la Fondation Del Duca.
24:08Il a été acheté en 1975 par Simone Del Duca,
24:10qui décide de créer sa fondation
24:12et d'y abriter l'administration de sa fondation
24:14et pour y travailler au quotidien.
24:16Elle décide, à sa disparition,
24:18de léguer à l'Institut de France sa fondation,
24:21charge à l'Institut de perpétuer l'action filantropique
24:24qu'elle avait entrepris quelques années auparavant.
24:26Et donc aujourd'hui, la fondation a 51 ans
24:28et travaille dans le domaine des arts, des lettres et des sciences
24:31pour remettre des prix dans ces différents domaines
24:34et soutenir différents projets.
24:36Et cette fondation, elle reste dans l'hôtel ?
24:39C'est une manière un peu de rendre hommage à cette femme,
24:41aussi à ce personnage ?
24:42Oui, alors la fondation, les bureaux restent dans cet hôtel
24:45parce que ça a été créé là, donc ils y restent.
24:47Mais la figure de Simone Del Duca reste aussi présente.
24:51Et Morgan Languille me racontait que dans la salle du conseil,
24:55donc là où toutes les décisions sont prises pour la fondation,
24:59il y a deux portraits.
25:00Oh, trop mignon.
25:01Oui, un portrait de Simone et de son mari Sino
25:04qui veille en quelque sorte aux décisions
25:07qui sont prises pour la fondation.
25:10Ils ont toujours un œil.
25:10Oui, c'est ça, j'ai trouvé ça assez beau.
25:13Et d'ailleurs, c'est grâce à la fondation que l'hôtel peut être meublé
25:17et constitué de pièces assez rares
25:19puisque d'autres fondations, par exemple le musée Marmottan
25:24ou le musée des Beaux-Arts, donnent ou font des dons ou prêtent
25:28des tapisseries, des vases, plein d'objets pour pouvoir meubler l'hôtel.
25:33Pour un lieu qui n'ouvre qu'une fois par an,
25:35on imagine que les préparatifs, ça doit être costauds
25:38et qu'ils ne sont pas habitués à accueillir du monde.
25:40Vous les avez sentis stressés ?
25:41Oui, c'était vraiment le calme avant la tempête ce matin.
25:46Ils avaient l'air sereins quand même, mais on sentait qu'il y avait une petite pression.
25:52Mais l'hôtel veut proposer un parcours immersif,
25:55avec cinq ou six salles à visiter.
25:58Je vous propose encore une fois d'écouter Morgan qui va nous raconter.
26:04Il y aura un parcours prévu avec trois thématiques pour la fondation,
26:08qui est l'histoire de l'hôtel Perrer, l'histoire du couple d'Educat
26:11et les actions et les missions de la fondation aujourd'hui.
26:14D'accueillir beaucoup de monde, ça demande un peu de préparation.
26:18Donc il y a un parcours de visite qui est défini et qui permettrait aux gens
26:22d'aller de salle en salle avec une médiation, un parcours qui est bien défini,
26:27qui expliquera toute l'histoire et nos missions au quotidien.
26:30Et justement sur les horaires et les journées d'ouverture ?
26:33Alors, ouverture dès samedi 9h jusqu'à de 9h à 17h
26:38et dimanche pareil de 9h à 17h.
26:41Entrée libre, entrée gratuite, tout est parfait.
26:45C'est vrai que ça c'est très agréable.
26:48Et c'est pas rien de pouvoir présenter un lieu où c'est un accès libre.
26:51Merci beaucoup Sixtine, merci.
26:52Je ne vous ai même pas présenté tout à l'heure,
26:54on travaille ensemble tous les jours, pour moi c'est tellement évident.
26:56Évidemment, journaliste au Figaro TV.
26:58Marguerite, vous connaissiez cet hôtel particulier ?
27:00Je ne le connaissais pas, je l'ai vu, je l'ai découvert là sur le moment.
27:03Mais en tout cas maintenant ça me donne envie d'aller le visiter.
27:05Oui, on est tout à fait dans l'ADN de ce que vous décriviez tout à l'heure.
27:08On pousse une jolie porte, on tombe sur un lieu absolument magnifique
27:12qui regorge d'autres trésors.
27:14Exactement, et je trouve ça merveilleux qu'ils se donnent,
27:16ils se coupent en quatre pour essayer d'organiser ça.
27:19C'est la journée de l'année où ils peuvent se montrer.
27:20Donc je pense que la visite est d'autant plus agréable à faire.
27:23Pourquoi est-ce que ce sont importants ces journées du patrimoine ?
27:27Pour qui ?
27:28Je pense pour tous les Français parce qu'on se réapproprie de notre patrimoine
27:30et on voit le patrimoine plus vivant
27:33plutôt que les vieux hôtels particuliers qui prennent la poussière.
27:35Je ne parle que de Paris, mais même ça peut être, j'imagine,
27:37tous les châteaux dans le reste de la France.
27:39Et c'est d'un seul coup le célèbre et ça devient, c'est ça,
27:41une espèce de petite quête d'endroits cachés.
27:43Et les gens, je pense, sont très contents de se réapproprier,
27:47de visiter le patrimoine pendant deux jours.
27:49Ce qui est toujours un peu triste, c'est qu'après,
27:50on pense à tous les autres jours de l'année où ce n'est pas forcément mis en valeur.
27:53Donc pour vous, il devrait y avoir des journées du patrimoine, bis, bis, bis, bis, bis ?
27:57Non, pas forcément, juste plus de moyens pour préserver le patrimoine, ça suffirait.
28:00Ensuite, les gens viendraient plus naturellement.
28:02Mais je pense que, non, non, mais c'est déjà une très belle initiative au moins.
28:05Qu'est-ce que vous conseillez à ceux que ça intimide ?
28:09D'essayer, c'est la seule chose à faire, je pense,
28:11ou pas forcément commencer par les grands lieux, justement,
28:13des petits hôtels, des petits musées, des petits trucs.
28:15Donc se promener dans Paris et puis se laisser aller à la découverte.
28:18Je ne sais pas, vous voyez la file devant un truc, ça vous attire forcément.
28:21S'il y a d'autres gens qui y vont, c'est que vous avez envie d'y aller aussi.
28:23Ça crée une forme de curiosité et il faut se laisser, oui, tenter.
28:27Typiquement, moi, j'ai déjà regardé la liste de toutes les choses qu'il y avait à visiter,
28:30j'avais même raté celle-là.
28:31Donc en fait, ça veut dire qu'il y en a plein.
28:33Oui, on a vraiment beaucoup de chance quand même
28:35quand on regarde cette liste infinie déjà en Ile-de-France.
28:38Et bien sûr, si vous n'êtes ni parisien ni francilien,
28:41on est persuadé qu'en région, il y a aussi énormément de très belles découvertes à faire.
28:45Merci beaucoup à toutes les deux.
28:47Et on passe tout de suite à l'interview culture.
28:55130 ans après son scandale fondateur,
28:58Ubu Roy revient là où tout a commencé, au Théâtre de Paris,
29:02ancien théâtre nouveau où Alfred Jarifi explosait les cotes du théâtre.
29:06On était en 1896.
29:08Du 16 septembre au 25 octobre, Daniel Benoît signe une mise en scène contemporaine
29:13de cette farce assez féroce quand même sur l'ivresse du pouvoir
29:16avec André Marcon dans le rôle du père Ubu.
29:20Bonsoir à tous les deux.
29:21Je suis ravie de vous recevoir.
29:23André Marcon, qu'est-ce qui vous a donné envie d'endosser ce rôle mythique,
29:27monstrueux et quand même profondément burlesque du père Ubu ?
29:31Vous avez dit que c'était un cadeau ou c'est un défi ?
29:34La réponse est dans votre question.
29:35Il est monstrueux et fabuleux et mythique.
29:39Et puis il m'est proposé par Daniel.
29:41Donc si c'est Daniel, c'est oui.
29:42Voilà, c'est oui.
29:44Et c'est un rôle magnifique, c'est un très très beau rôle.
29:48Très lourd, c'est un gros fardeau à porter.
29:51Un fardeau, rien que ça.
29:51Non, mais c'est tous les rôles, elles le sont.
29:54Mais celui-là est très très...
29:56Très intéressant, j'imagine aussi, à démêler, à décortiquer,
29:59puis à offrir sur scène.
30:00Daniel Benoît, metteur en scène du Burrois en 2026,
30:04c'est s'attaquer quand même à un texte qui a fait scandale.
30:06Et dès son premier mot, le fameux...
30:09Merde.
30:10Qu'est-ce qui, selon vous, conserve aujourd'hui sa force de subversion ?
30:14Pourquoi c'est toujours subversif ?
30:17Alors, moi, je dirais que c'est encore plus subversif aujourd'hui.
30:20Pourquoi ?
30:21Alors, c'est encore plus subversif aujourd'hui
30:22parce que moi, je cherchais en fait une pièce qui raconte
30:24cette espèce de la chute de l'Empire romain qu'on est en train de vivre.
30:28Et je n'ai pas trouvé dans les pièces qu'on t'en prenne.
30:30Donc j'ai relu Ubu.
30:31Et je me suis dit, mais cette pièce qui était clownesque,
30:36clownesque au départ,
30:37qui était d'ailleurs faite pour les marionnettes, etc.
30:40Enfin bon, bref, cette pièce devenait réaliste aujourd'hui.
30:45Et qu'en fait, on était face à un homme, Ubu,
30:49dont on a l'impression qu'il y en a d'autres comme ça aujourd'hui au pouvoir.
30:53Sans les citer.
30:54Sans les citer, directement.
30:57Mais hier soir, on m'a dit, pourquoi tu n'as pas fait Poutine ?
30:59J'ai dit, parce que je trouvais qu'il y avait mieux à faire que Poutine.
31:03Qui n'est pas très drôle, lui.
31:04Je veux dire, Poutine, ce n'est pas rigolo.
31:06Ah oui, par rapport à Donald Trump, non ?
31:07C'est bon marrant.
31:07Oui, Donald Trump, c'est quand même beaucoup plus intéressant.
31:09Et c'est surtout beaucoup plus proche du but.
31:12Ce qui est intéressant aussi, c'est ce retour aux origines,
31:14au théâtre de Paris.
31:15Ça a changé quelque chose dans votre manière d'aborder cette mise en scène,
31:18ce travail de la scène ?
31:19Absolument pas, puisque je ne le savais pas.
31:21D'accord.
31:22OK.
31:23Je ne le savais pas, je l'ai appris.
31:24C'est vrai ?
31:24Absolument, oui.
31:25C'est drôle.
31:25Je l'ai appris très tardivement.
31:28J'ai appris que la pièce avait été créée là.
31:31Et je veux dire, du coup, je trouvais vraiment incroyable,
31:33parce qu'elle n'était pas jouée au théâtre de Paris depuis la création.
31:38Donc je veux dire, je trouvais ça absolument incroyable d'avoir la possibilité.
31:41Mais c'est bien que vous n'ayez pas été influencé par justement cet héritage
31:44qui aurait pu être un peu compliqué.
31:46André Marcon, je suis désolée d'avance, je vais être un peu vache,
31:49ce père Ubu, il est lâche, il est avare, il est violent, il est grotesque,
31:53il est prêt à tout pour conquérir et conserver le pouvoir.
31:55Comment est-ce qu'on évite d'en faire simplement une caricature ?
31:59Comment est-ce qu'on va plus loin que ça ?
32:00En essayant de jouer sincèrement, que ce soit pas,
32:04de ne pas faire du comique dans le comique.
32:06Jarry avait une très jolie phrase, d'ailleurs, il disait,
32:10éviter le théâtre dans le théâtre.
32:13Donc il faut jouer sincèrement le personnage
32:16qui est aussi un enfant à certains égards,
32:21et cruel, et démentiel.
32:24Et la langue de Jarry est tellement belle,
32:27et tellement novatrice d'ailleurs,
32:29et toujours, elle vibre toujours autant qu'il y a un siècle.
32:34Ça c'est assez rare quand même.
32:35C'est merveilleux, c'est comme les grands chefs-d'oeuvre,
32:38ça tient les siècles,
32:41et celle-là tiendra longtemps, c'est sûr.
32:43Donc vous vous amusez, c'est jouissif ?
32:45Oui, oui, on s'amuse.
32:48Mais c'est un parcours très...
32:50Il y a 40 scènes à peu près.
32:5244 scènes en 1920.
32:54Voilà, donc c'est une cavalcade...
32:56Très haut niveau d'intensité.
32:57Très, très fort, oui.
32:59Cavalcade insensé.
33:01Ce que je trouve assez génial,
33:03c'est d'observer les gens dans la salle
33:06qui frémissent, qui reconnaissent des choses de leur vie,
33:10de ce qu'ils peuvent constater à la télévision,
33:12tous les jours, dans les journaux,
33:13et de se confronter au réel,
33:15alors qu'en fait, cette pièce n'a rien de contemporain,
33:18quand on la découvre au départ.
33:21Aujourd'hui, elle nous donne des échos assez incroyables,
33:24mais des relents qui nous font dire
33:25« Non, mais c'est pas possible. »
33:26C'est délirant que ce soit aussi contemporain.
33:28Et vous le dites vous-même,
33:29elle est peut-être plus vraie, plus sincère aujourd'hui
33:31qu'elle ne l'était à l'époque.
33:32En fait, non, puisque de toute manière,
33:33c'est une pièce qui a été écrite par des étudiants,
33:36avec Jarry, qui était prof de français.
33:38Ils ont fait ça, et puis ils ont dit
33:40« On va faire un truc burlesque, clounesque, etc. »
33:43Et aujourd'hui, je trouve que c'est bien évidemment
33:45plus du tout clounesque et burlesque.
33:47Mais ça peut être drôle, bien évidemment.
33:49C'est drôle, mais il y a ce malaise ambiant
33:51et il y a cette violence politique quand même
33:54qui est là, qui est omniprésente,
33:55qui traverse la pièce.
33:56En fait, c'est drôle, mais c'est aussi hyper cruel.
33:58C'est très cruel.
34:00C'est une pièce, je veux dire,
34:01qui montre un homme qui prend le pouvoir,
34:04qui pour prendre le pouvoir tue un autre homme,
34:07enfin tue, fait tuer un autre homme,
34:09et je veux dire, et qui va être tout d'un coup,
34:11chercher qu'une seule chose, c'est à s'enrichir.
34:13Il le dit trois fois.
34:14Le profit.
34:16Il cherche à ne pas dépenser.
34:18Et il cherche en fait à garder ce pouvoir, quoi.
34:22L'obsession du pouvoir et de l'argent.
34:25Absolument.
34:26Ubus, c'est un personnage, et vous l'avez dit tout à l'heure,
34:28qui parle une langue assez particulière,
34:31déformée, exercice, presque enfantine,
34:34vous le disiez tout à l'heure.
34:35Comment est-ce qu'on rentre dans ce rythme,
34:37dans cette voix et dans cette musicalité ?
34:39Comment est-ce que vous, vous l'êtes appropriée ?
34:42Il faut prendre le texte très au sérieux,
34:45on joue du racine,
34:47est très respectueux de l'écriture,
34:51et cette langue rabelaisienne, exubérante,
34:55florissante comme ça,
34:56est très agréable,
34:58et très goulayante, si je puis dire,
35:01elle est agréable à dire.
35:02Donc à Déclaver-sur-Seine,
35:03il y a quelque chose de plaisant pour le comédien ?
35:07Oui, parce que cette invention de mots perpétuels,
35:10c'est quelque chose de savoureux,
35:12c'est...
35:12Vous auriez aimé l'écrire, cette pièce ?
35:15Oui, alors j'en suis loin du compte.
35:19Est-ce qu'on peut dire que cette pièce,
35:21elle est un peu annonciatrice du théâtre de l'absurde ?
35:25Oui, parce que c'est la pataphysique, en fait,
35:27qui a été faite par Jarry, etc.,
35:29qui est un peu, effectivement,
35:31qui a comme fonction finale le théâtre de l'absurde.
35:35Mais comme le théâtre de l'absurde,
35:38je veux dire, il se trouve que le théâtre,
35:39qui était absurde, je veux dire, au moment où on l'appelait comme ça,
35:42peut devenir extrêmement réaliste aujourd'hui, malheureusement.
35:45On vit un peu en absurdité, par ailleurs.
35:47Voilà, exactement.
35:47Et tous les jours, on en a des petits exemples
35:50qui ponctuent votre actualité.
35:52J'ai d'ailleurs très, très peur, si vous voulez,
35:54que d'ici la fin des représentations,
35:56il y ait des choses qui dépassent largement Ubu,
35:58parce qu'on ne l'a pas vu venir,
36:00mais c'est vrai que c'est tellement...
36:02Vous laissez la possibilité de le modifier ?
36:04– Non, non, non.
36:06– Avec tout ce qui se passe, attention,
36:07on pourrait faire une nouvelle version.
36:08– Oui, on pourrait faire une nouvelle version, peut-être,
36:10oui, effectivement.
36:11– Est-ce que ça vous touche, cette dimension contemporaine,
36:15le fait que les personnes dans la salle
36:18posent une réflexion sur leur vie, sur leur quotidien,
36:21sur le système politique dans lequel on vit,
36:23sur l'actualité, la géopolitique ?
36:25C'est quand même une pièce dont on ne sort pas tout à fait indemne.
36:28On rentre chez soi et puis on mouline.
36:30– Oui, mais c'est la fonction...
36:32– C'est la première fois que je réussis à siffler de ma vie, pardon,
36:33je m'auto-applaudis, j'ai réussi.
36:36La vie est faite de petites victoires.
36:38– Bien sûr, c'est une pièce, je veux dire,
36:43les pièces tiennent parce qu'elles sont vivantes
36:47et c'est comme si elle avait été écrite hier matin.
36:50Il faut la penser comme ça, celle-ci comme toutes les autres.
36:54– Mais c'est génial qu'elle ne l'ait pas été.
36:56– Oui, oui, bien sûr, bien sûr.
36:57– Et c'est ça qui est incroyable à remettre en perspective.
36:59– Les œuvres tiennent les ans, les siècles, comme ça,
37:01par leur génie originel.
37:06– Le public, vous le voyez comme un allié,
37:09comme un ennemi, comme un piège
37:11ou comme une manière de rendre le personnage
37:13peut-être un peu plus humain ?
37:14– Le public, il faut le capturer, le tenir,
37:18qu'il ne soit pas lâché de la première syllabe à la dernière.
37:22C'est ça l'enjeu au théâtre.
37:23– Donc presque un peu de manipulation,
37:25en tout cas dans ce personnage, il y en a quand même,
37:27dans cette cruauté ?
37:28– Oui, mais quand ils voient Macbeth par Shakespeare,
37:30ils sont dans le même, comment dire,
37:32ils assistent à la même chose.
37:34Il y a de la cruauté au théâtre,
37:35c'est d'ailleurs chez les tragédies grecques, etc.
37:39Le théâtre, c'est l'histoire de la cruauté,
37:41du conflit et de…
37:43– Mais ça fait partie de l'essence du théâtre, finalement.
37:46– Absolument, c'est pour ça que le théâtre existe,
37:48grosso modo, enfin entre autres.
37:49Il y a mille choses, mille raisons pour lesquelles il existe.
37:51– Mais celle-ci en est une.
37:53– Oui.
37:54– Daniel Benoît, dans cette adaptation,
37:55comment est-ce que vous avez sélectionné
37:57ce qui devait être des éléments contemporains,
38:00donc nos repères d'aujourd'hui,
38:02et ce qui ne devait pas l'être ?
38:03Comment est-ce qu'on trouve cet équilibre ?
38:05Moi, je me suis toujours demandé comment vous avez fait.
38:07Parce que ce qui est intéressant,
38:08c'est qu'on n'a pas envie d'être dans un truc dystopique
38:11qui nous perd complètement.
38:12En même temps, on a envie de se sentir quand même ancré
38:15dans cet univers qu'on connaît, dans ces codes.
38:18Comment est-ce qu'on trouve ce juste équilibre,
38:19ce bon dosage ?
38:20– Si vous voulez, ce qui est important,
38:22je pense, si vous voulez,
38:24puisqu'on n'a jamais dit ce mot encore pour l'instant
38:26dans ces interviews,
38:27donc parlons de Trump, quand même.
38:29– Je l'ai dit tout à l'heure.
38:31– Ah, vous l'avez dit ?
38:31– Vous avez dit Poutine, j'ai dit,
38:32bah Trump, il est quand même plus marrant.
38:33Mais parlons de Donald Trump.
38:34– Mais c'est Trump, quoi.
38:36Si on cherche quelque chose,
38:38ou si moi, j'ai choisi cette pièce,
38:40je me dis, mais Trump, c'est ça, quoi.
38:42C'est ça.
38:43– C'est totalement ça.
38:44– C'est totalement ça.
38:44Et donc, la question était justement
38:46de ne pas en faire trop par rapport à Trump.
38:49Parce que c'est très facile d'en faire beaucoup sur Trump.
38:52C'est tous les jours qu'on peut inventer quelque chose.
38:54– C'est un personnage de théâtre, Donald Trump ?
38:56– Ah oui.
38:58Incontestablement.
38:58Mais de mauvais théâtre.
39:00De mauvais théâtre.
39:01C'est-à-dire que ça existe, le mauvais théâtre.
39:02– Non, mais je parlais, sans en rentrer évidemment
39:04ni dans les convictions, ni dans l'idéologie,
39:06je parlais vraiment de l'homme.
39:07Ça pourrait être un homme sur scène.
39:10Il pourrait être un comédien dans son propre rôle, franchement.
39:13– Mais c'est ce qu'il fait.
39:14À mon avis, je veux dire,
39:15c'est absolument pas une chose comme ça
39:17qu'il fait inconsciemment.
39:18Non, il le fait consciemment.
39:20– Il joue.
39:20Il joue et puis il trouve tous les jours
39:23des moyens de faire des choses nouvelles
39:25et d'avoir des nouvelles idées.
39:25– Il est infatigable, cet homme.
39:27– Hein ?
39:27– Il est infatigable.
39:28– Infatigable.
39:29Ubu aussi.
39:30– Ubu aussi.
39:30– Et vous voyez, alors, justement,
39:31on a été d'accord très vite avec André
39:34pour dire qu'on ne va pas faire
39:35beaucoup de choses qui disent Trump.
39:38On n'a pas besoin de faire beaucoup de signes
39:40dans la pièce qui montre Trump.
39:42– C'est tellement évident.
39:42– C'est évident.
39:43Alors, je veux dire,
39:44quand il y en a un évident comme ça,
39:46je ne sais pas, l'oreille, par exemple,
39:48sur le coup de feu, etc.
39:49Bon, les gens sont là,
39:50ils sont très contents parce que tout d'un coup...
39:52– Ça fait tilt.
39:53– Ça fait tilt.
39:54Et puis ils ont bien compris avant déjà que c'était ça,
39:56mais là, ils en sont sûrs, quoi.
39:58Et donc ça, c'est très intéressant.
40:00Et comme le disait André,
40:01– On a besoin peut-être de ça aussi
40:02pour accrocher le public ?
40:04– Absolument.
40:04– Le public, il serait peut-être moins...
40:05– Et ce théâtre dont parle André,
40:08c'est-à-dire un théâtre,
40:09les grandes pièces classiques
40:10sont des pièces, effectivement,
40:11qui ont une actualité formidable.
40:13Pas toujours, mais la même, mais souvent.
40:15– Qui conservent, en tout cas,
40:16cette capacité à rester contemporaine.
40:17– Absolument.
40:18Et qui permet aux hommes de théâtre
40:20d'être contestataires,
40:22ce qui est capital, quoi.
40:23Il est capital qu'on soit contestataire
40:25par rapport à tout ce qui se passe dans le réel,
40:27et même si cette contestation est, elle aussi, réelle.
40:31– Vous avez jeté cette casquette rouge
40:33en dehors de la scène ?
40:34Vous la portez dans la rue ?
40:35– Certainement pas.
40:37– Ah bon, elle vous va si bien ?
40:39– Oui, oui, c'est Daniel qui l'a trouvée,
40:41je ne sais où, d'ailleurs.
40:43– On ne veut pas savoir.
40:43– Elle est précieuse,
40:45on la met au coffre tous les soirs du théâtre.
40:47– Oui, parce qu'on ne sait pas où la retrouver.
40:48– Oui, je comprends, je comprends,
40:50il ne faut pas la perdre.
40:50Vous avez interprété de grands personnages,
40:53que ce soit au théâtre ou au cinéma.
40:55C'est quoi ce que vous aimez le plus
40:58dans ce personnage du Père Hubu ?
41:00Ce que vous allez garder dans votre rôle de théâtre ?
41:02– Sa démence, les rôles de dément,
41:05la scène de théâtre est faite pour ça,
41:07c'est pour l'exagération, pour la démence,
41:10pour le délire.
41:11– C'est un peu un exutoire aussi pour un comédien,
41:13pour un homme ?
41:14– Oui, mais on vient sur scène pour délirer,
41:18pour exagérer, pour tendre la situation au maximum.
41:23C'est la tension qui est intéressante.
41:26C'est ça qui fait que ça vibre.
41:28– Et ça vibre pas mal quand même.
41:30– Comme une corde musicale.
41:31– Et ça vibre beaucoup, en 1h20,
41:33vous l'avez dit, avec des tableaux.
41:34– Oui, 44, mais c'est jari, 44 scènes,
41:38il y a 44 scènes.
41:39– Avec cette énergie d'une farce
41:41qui fonctionne extrêmement bien.
41:42on veut savoir quand vous jouez
41:45et quand est-ce qu'on peut vous retrouver
41:46au Théâtre de Paris ?
41:47Je vous laisse faire vous-même la promo.
41:49– C'est simple, on a commencé hier soir,
41:51la première, et puis on va jusqu'au 25 octobre
41:54puisqu'on a quand même 10 comédiens
41:56et autant vous dire qu'arriver à retenir
41:5810 comédiens pendant un mois,
41:59c'est pas chose facile actuellement.
42:01– Donc il faut se dépêcher pour venir vous voir.
42:03– Et c'est bien d'avoir un temps limité comme ça
42:06parce qu'on peut du coup partir sur autre chose.
42:08– Merci à tous les deux d'être venus nous parler
42:10du Burroi sur le plateau de Bienvenue en Ile-de-France.
42:14Je vous conseille vivement d'aller découvrir cette pièce.
42:16Prenez vos places, dès maintenant on l'a dit,
42:18il y a un timing assez serré pour aller la découvrir,
42:21donc foncez.
42:21On passe tout de suite à la rubrique gastronomique,
42:24je vais y arriver,
42:25de C'est tout bon avec ma très chère Laurence Aloche.
42:27C'est parti.
42:33– Ma chère Laurence, vous étiez prête à nous parler
42:35bistrot, cuisine française,
42:37quand une invitation tombait du ciel à chambouler tous vos plans.
42:41Vous avez eu le privilège de découvrir hier soir,
42:43avant son ouverture, aujourd'hui,
42:45la toute nouvelle table du Parc Hayat de Vendôme.
42:48Ça s'appelle Seok.
42:49Pourquoi est-ce que cette ouverture, c'est un petit événement ?
42:51– Alors c'est un petit événement pour les gens
42:53qui s'intéressent quand même déjà à la cuisine coréenne,
42:56le han-sik.
42:57Alors je le prononce mal et je fais ma maline,
42:59mais en fait, c'est la cuisine coréenne
43:02qui est de tradition.
43:04Alors nous, en France, on connaît plutôt
43:06les coréennes barbecues, le bibimbap,
43:09le kimchi.
43:10Alors si vous connaissez à peu près ces trois mots,
43:12vous avez forcément quand même un petit intérêt
43:14pour la présence en France pour la première fois
43:17d'un chef trois étoiles
43:18qui s'appelle Mingu Kang
43:21et qui, à Séoul, a décroché
43:24pour son restaurant Mingus
43:25un trois étoiles.
43:27– C'est pas rien.
43:28– En 2025.
43:29Il est classé cinquième
43:30dans les meilleurs restaurants asiatiques.
43:32Bref, il est super capé.
43:34Et évidemment, on se dit,
43:36mais qu'est-ce que ce grand chef
43:38de cuisine coréenne peut faire à Paris ?
43:40– Surtout dans un palace.
43:42– Surtout dans un palace.
43:43Et alors, c'est un peu comme si on avait,
43:45enfin, à Séoul, si on avait Pierre Gagnère
43:47ou Yannick Aleno qui arrivent,
43:48où on se dit, bon, voilà, c'est quelqu'un
43:50qui fait une cuisine contemporaine,
43:52qui fait une cuisine de très haut vol.
43:53Donc, qu'est-ce que ça donne dans un palace ?
43:55On est au Parc Ayat Vendôme.
43:57C'est un lieu où officie déjà
44:00Jean-François Rouquet,
44:01qui est au restaurant pur.
44:02Et c'est un peu grâce à lui, en fait,
44:04qu'il y avait souvent des allers-retours
44:05à l'hôtel Parc Ayat de Séoul
44:08qu'il a rencontré ce chef.
44:10Et puis, il a germé l'idée comme ça
44:12que dans cette salle du Parc Ayat
44:14où on avait eu un bar
44:16et puis maintenant, c'était une salle de réunion.
44:18Bref, peu utilisée.
44:20Que faire ?
44:21Eh bien, la rencontre...
44:22Faire venir un chef 3D toit de Corée.
44:24La direction a été plutôt partante
44:26pour faire de la cuisine coréenne.
44:27Et je trouve ça assez courageux
44:29parce qu'en fait, on connaît beaucoup de palaces
44:30qui ont opté pour la cuisine japonaise.
44:32Et c'est vrai qu'on a quand même,
44:34moi la première,
44:35moins de références sur cette cuisine coréenne
44:37qui mérite non seulement d'être découverte,
44:40mais qui connaît de plus en plus d'adresses
44:41quand même aussi à Paris.
44:42Justement, pour rattraper notre incompétence,
44:44qu'est-ce qui caractérise cette cuisine coréenne ?
44:46Je vais vous faire un peu l'abécédaire des nuls.
44:48Je note.
44:49Parce que je ne suis pas hyper pro.
44:50Mais disons que c'est de la cuisine asiatique.
44:52Donc on retrouve le riz, les légumes,
44:55un peu de viande, de poulet ou de boeuf.
44:57En petite quantité en général ?
44:59En petite quantité.
45:01La chose vraiment essentielle sur la cuisine coréenne,
45:03c'est la fermentation.
45:05On l'a vu avec le kimchi,
45:06qui est donc un chou fermenté.
45:08Et alors la fermentation, c'est un procédé,
45:09d'ailleurs, qu'on utilise de plus en plus
45:10en bistronomie aujourd'hui, en France.
45:13Alors c'est à la fois un mode de conservation,
45:15et puis aussi ça développe l'aromatique.
45:18Et c'est excellent pour le bidon, en plus.
45:20Et c'est excellent pour la digestion.
45:21C'est plutôt pas mal.
45:23Et donc vous allez retrouver ça.
45:24Et vous allez avoir beaucoup de ce qu'ils appellent
45:26les yangues, ce sont des accompagnements
45:28qui sont des condiments qui sont faits à base de soja.
45:30Vous avez trois sojas.
45:31Il y a la sauce soja classique pour amener la salinité.
45:34Vous avez la pâte de soja fermentée
45:36qui, elle, est un peu plus terreuse.
45:38Vous avez des sojas plus pimentés.
45:40Et ce qui est assez intéressant,
45:41c'est qu'en fait, vous allez composer un peu
45:43votre assaisonnement.
45:45Et vous allez avoir tous ces accompagnements.
45:47Et alors le déroulé d'un menu
45:50se passe de façon assez ritualisée
45:53dans la décomposition.
45:56C'est-à-dire qu'on va avoir au début
45:57quelques petites entrées,
45:59un plat principal,
46:00mais tout ça se mélange.
46:01Vous le faites un peu à votre main.
46:03Et je crois que c'est ça qui lui dit quand même.
46:04C'est ça qui plaît beaucoup, effectivement.
46:06Est-ce que justement, on retrouve ces fondamentaux
46:08dans la proposition parisienne
46:09du chef Mingou Kang ?
46:11Alors Mingou, il a évidemment...
46:13Il a le nom le plus mignon de la terre.
46:14Mingou, c'est vraiment le prénom ?
46:16Il est absolument charmant.
46:17Il est mignon comme tout.
46:19Et donc il a amené tout l'héritage
46:20de cette cuisine
46:22qu'il incarne parfaitement.
46:24Je crois même que Seox
46:26est le nom de son grand-père
46:27ou de son père.
46:28Donc il y a un attachement familial profond.
46:30Et puis il utilise évidemment
46:31des produits français.
46:32Alors nous, nous avons eu hier soir
46:34le privilège de déguster
46:35en avant-première
46:37ce qui est proposé
46:38donc au Parc Aya de Vendôme.
46:40On a eu une dizaine de plats.
46:41J'ai le menu ici.
46:42Parmi ce que j'ai apprécié particulièrement,
46:45vous aviez les huîtres
46:46qui sont donc des huîtres françaises.
46:49Sauce épicée au...
46:50Alors je vais très mal le prononcer
46:52mais je me lance quand même
46:52le goût chouchang.
46:54Ah le goût chouchang, j'adore ça !
46:55Vous connaissez mieux que moi.
46:56Oh j'adore !
46:56Aïe et piment.
46:57Alors moi j'ai trouvé
46:58que ça ressemblait un peu
46:58à ce qu'on retrouve avec une...
47:00On le fait pas,
47:01les amateurs d'huîtres ne le font pas
47:02mais à vinaigre et chalotte quoi.
47:04Ça pimpe comme ça l'huître
47:05et on garde quand même le goût.
47:07J'adore !
47:07Ensuite il y avait le chicken duo.
47:10Alors vous avez le chicken fry
47:11que l'on connaît bien.
47:13Évidemment là le poulet est de qualité.
47:15J'ai davantage apprécié
47:16l'autre petite bouchée
47:17qui était avec de la volaille,
47:20des champignons,
47:21trompette de la mort notamment
47:23et puis une mousse de sèche.
47:25Ça c'était vraiment original.
47:27Et puis ensuite vous aviez
47:28des nouges,
47:29vous aviez également
47:30des raviolis de choux
47:33qui enveloppaient du bœuf
47:36avec un bouillon de bœuf
47:37et surtout,
47:38moi ce que j'ai apprécié
47:38c'est quand même le barbecue
47:40qui était vraiment très bon.
47:42Barbecue Palace j'imagine.
47:43Barbecue Palace.
47:44Donc vous aviez une viande marinée
47:45qui était de la basse côte de bœuf,
47:47de l'angusse
47:48mais on se serait cru sur du wagyu
47:49tellement c'était tendre.
47:51Excellent.
47:51C'est mariné
47:52donc c'est tout à fait attendri.
47:54Et puis alors ce que j'ai beaucoup aimé
47:55c'est la façon d'anem.
47:56Vous avez soit des grosses tranches
47:59comme ça de radis
48:00très finement coupées
48:01soit des feuilles de salade
48:02plus communément
48:03et vous le faites un peu,
48:04vous faites votre petite préparation.
48:06Donc vous mettez votre morceau de viande
48:08ensuite vous allez piquer
48:09au milieu de la table.
48:09C'est vous qui vous faites
48:10votre bouchée parfaite.
48:11Exactement.
48:11Et vous l'assaisonnez en fonction
48:13de ce que vous aimez
48:14plus relevé, moins relevé, etc.
48:15Les desserts,
48:16on a eu une proposition
48:17de Naharai Kim
48:18qui est la pétissière du pur
48:19qui est vraiment très très douée
48:21j'en parle souvent
48:22notamment pour les bûches
48:23mais on y reviendra
48:24qui avait fait un dessert
48:26autour de la figue de saison
48:27et puis le chef
48:28lui avait fait quelque chose
48:29autour de la vanille
48:31de la glace vanille
48:33du riz soufflé
48:34et c'était aussi
48:35tout à fait excellent.
48:36Alors c'est ouvert
48:37de 18h jusqu'à 23h
48:40ambiance musicale quand même
48:41donc il y a un côté un peu festif
48:44la décoration de Hugo Taureau
48:45est sublime
48:46c'est vraiment un très très bel
48:49architecte, artiste, designer
48:50qui a fait les choses très bien
48:51et voilà
48:52on est quand même autour
48:52d'une centaine d'euros
48:53on est dans un palace
48:54et on découvre
48:55ce qu'est la cuisine coréenne
48:57façon palace.
48:58Ça a l'air génial
48:59je suis très convaincue
49:00par la proposition.
49:01On peut aller prendre un cocktail
49:02ou finir la soirée
49:03et en grignotant
49:04c'est aussi une option
49:05tout à fait intéressante.
49:06Ça vous a donné envie
49:07de nous parler d'une autre adresse
49:09qui associe les deux cultures
49:10coréennes et françaises
49:11ça s'appelle Moju
49:13c'est créé par Thibaut Sombardier
49:14on est dans le 7ème arrondissement de Paris
49:16on est entre le bistrot
49:17et le hanok coréen
49:20donnez-nous quelques raisons
49:21d'y aller
49:21qu'est-ce qui vous a inspiré ?
49:22Alors j'en ai déjà parlé
49:23de cette table
49:24elle a ouvert il y a quelques années
49:25maintenant
49:26elle résiste
49:26déjà je trouve ça bien
49:27parce que c'est pas toujours évident
49:29en ce moment
49:29on sait que le monde
49:30de la restauration
49:31est en souffrance
49:32c'est une altération
49:33très intéressante
49:34parce que
49:34un
49:35si vous êtes nombreux
49:36vous avez un salon privatif
49:37trop bien
49:38ça vous adorez
49:38oui parce qu'on peut être
49:39c'est convivial
49:40c'est convivial
49:41on est à l'écart
49:42mais pas totalement
49:42et ça c'est vraiment
49:43très très réussi
49:44vous allez retrouver
49:46ces plats de tradition
49:47qui sont un peu comparables
49:48à ceux je pense aux huîtres
49:50qu'on retrouvait aussi
49:51au parc Aya de Vendôme
49:52il y a des créations
49:52vraiment audacieuses
49:53notamment à partir
49:55de nouilles et de homards
49:56intéressants
49:58japonais
49:58mais ils le font très bien
49:59le chabou-chabou
50:00qui est vraiment très réussi
50:01j'adore le chabou-chabou
50:02il est excellemment réussi
50:04c'est très très fin
50:05la fondue est vraiment très bonne
50:06et puis il y a un dessert
50:08que je reprends
50:08à chaque fois que j'y vais
50:09qui est la mousse
50:10au chocolat tiède
50:11avec un praliné
50:13et vous avez ensuite
50:14une glace au sésame
50:16et ça c'est plus qu'addictif
50:17sésame noir
50:18sésame noir
50:18j'adore ça
50:19on change de rive
50:20avec une adresse plus typique
50:21cette fois
50:22c'est Mandu Bar
50:23du chef Kim Kwang Lok
50:25et c'est très souvent complet
50:26a raison
50:27très souvent
50:28alors vous allez tout
50:29mais celle-là
50:29vous me l'aviez envoyée
50:30de recette
50:30de recette
50:31d'adresse
50:32d'adresse
50:32je vous l'avais envoyée
50:32très très souvent recherchée
50:35il faut donner sa carte
50:37dans l'empreinte de carte
50:38il faut confirmer la veille
50:40et il y a un mandou
50:40c'est un petit comptoir
50:41vous y êtes allée finalement
50:42oui j'y suis allée avec ma maman
50:43alors je ne sais pas
50:44si vous avez apprécié
50:45adorée
50:45voilà ce qui est très très bon
50:46c'est les mandou
50:47ce sont ces raviolis
50:48en forme de croissant
50:49qui ont une pâte légère
50:50avec une pâte de farine de blé
50:52et de riz gluant
50:53tout à fait
50:54donc c'est très très
50:55c'est voluptueux
50:56c'est hyper léger
50:56c'est voluptueux
51:15le choix d'ailleurs
51:16c'est assez orienté
51:17tartare de poisson
51:18thon
51:19bar
51:19dorade
51:21dégusté
51:22avec ravissement
51:23c'était vraiment très bien fait
51:24c'est fin
51:25en fait c'est assez simple
51:26mais c'est délicieux
51:27mais c'est délicieux
51:28et ensuite
51:28vous avez aussi la version carnée
51:30qui est très intéressante
51:31il faut juste
51:32si vous ne le prenez pas
51:33observer le chef
51:35qui la prépare
51:36il sort sa bidoche
51:37j'allais dire
51:37c'est pas vraiment le terme
51:38parce que c'est magnifiquement
51:40découpé
51:41dénervé
51:41vous avez l'impression
51:42que c'est un orfèvre
51:43et alors il vous prépare ça
51:44au petit couteau
51:45c'est sublime
51:46et il y a une version carnée
51:48donc du bœuf
51:49qui est revenu
51:50qui est chauffé au chalumeau
51:51qui est un mi-cuit
51:52et qui là aussi
51:53est intéressant
51:54et puis en dessert
51:55on a une glace
51:56de charbon coco
51:58qui vaut vraiment le détour
52:00ou yuzu
52:01qui est pas mal non plus
52:025 euros la boule
52:04c'est quand même toujours
52:05je trouve
52:06mine de rien
52:07comme ce sont des petites assiettes
52:08c'est délicieux
52:08on se sentit quand même
52:10pour un certain prix
52:12et c'est une réflexion
52:13que je fais
52:13souvent on se dit
52:14ah mais c'est très très agréable
52:16d'aller manger comme ça
52:17c'est vrai que c'est séduisant
52:18parce qu'on fait de la grignote
52:20en fait les assiettes
52:21sont travaillées comme des plats
52:22et au final on finit par payer
52:23le prix de plusieurs plats
52:24exactement
52:25dont référence à William Ledoy
52:27par exemple
52:27qui fait aussi une cuisine asiatique
52:28qui est rue des grands Saint-Augustin
52:30et dont je me disais
52:32qu'il avait un menu en ce moment
52:33à 42 euros
52:34et que ça valait vraiment le coup
52:35ah oui c'est une très très bonne idée
52:37mais je suis tout à fait d'accord
52:38avec vous
52:39c'est une cuisine qui plaît
52:39malgré des tarifs élevés
52:41et puis en fait
52:41on arrive quand même
52:42à des tarifs assez élevés
52:43mais que ça ne vous empêche pas
52:44d'aller découvrir la cuisine coréenne
52:46et si on veut se faire
52:46un petit plaisir
52:47une pâtisserie notamment
52:48que vous nous conseillez
52:49on se rend chez Sang Bong Yo
52:51dans le 15ème
52:51et oui
52:52et alors j'ai découvert ça
52:53en ce moment
52:54ça fait fureur sur Instagram
52:56c'est une pâtisserie
52:57qui est à la fois un cookie
52:59et pâte de sésame noire
53:02il en fait
53:02on dirait un fond d'embaulois
53:03c'est un peu ça
53:05à la coréenne
53:06on nous dort ça
53:07et voilà
53:08alors il paraît qu'il faut
53:09vraiment se dépêcher
53:10parce que moi je suis arrivée
53:11trop tard
53:12pour être tout à fait honnête
53:13donc il en fait quelque part
53:15et si c'est parti
53:16ben voilà
53:16il faut aller plutôt le matin
53:17qu'à l'heure du goûter
53:19on a 15 secondes
53:19donc on va juste montrer
53:20ce que vous vouliez nous montrer
53:21en art de vivre
53:22pour l'art de la table
53:23chez Atelier Ikiéwa
53:25fondé par Laurence Cortejiani
53:26en 2022
53:27des très jolis objets
53:29elle fait des sélections
53:30d'objets coréens
53:31qu'elle va dénicher
53:32et alors j'avais retenu
53:33ces petites cuillères
53:34qui sont en bois
53:35c'est d'un artisan
53:36qui va récolter son bois
53:37comme ça
53:38notamment le jingo
53:38dans la montagne
53:40qui les sculpte
53:41il est sculpteur
53:42c'est magnifique
53:43allez sur son site
53:43vous allez trouver
53:44ces petites cuillères ravissantes
53:45mais il y a une sélection
53:46formidable
53:47d'objets coréens
53:48et japonais
53:49merci ma très chère Laurence
53:50on se quitte vite aujourd'hui
53:51demain vous retrouvez
53:51l'excellent Damien Canivès
53:53et moi je vous vois
53:53lundi
53:54excellente soirée
53:55ciao
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