00:00François Clémenceau, faisons un point sur ce qui se passe au niveau des négociations.
00:05On a New York avec l'ONU, mais au Moyen-Orient, en Ukraine, où en est-on exactement aujourd'hui
00:11?
00:11Commençons, si vous le voulez, par la situation au Moyen-Orient.
00:15Vous vous souvenez donc de ce détroit d'Hormuz, on en a parlé pendant tellement longtemps.
00:19Aujourd'hui, entre 15 et 25 bateaux seulement par jour traversent le détroit,
00:25alors que c'était plutôt entre 125 et 140 avant le début de la guerre.
00:30Et donc, ça veut dire effectivement beaucoup moins de possibilités pour les pays producteurs de la région
00:35d'exporter leur pétrole vers l'Asie et l'Europe.
00:39Deuxièmement, le fameux détroit de Babel-Mandeb, qui relie la mer d'Arabie à la mer Rouge
00:46et ensuite au canal de Suez et à la Méditerranée, direction l'Europe.
00:49Là aussi pareil, 25 à 40 bateaux par jour seulement, contre 60 à 80 avant le début des hostilités,
00:57c'est-à-dire deux fois moins.
00:59Ça veut dire que pour les bateaux, les pétroliers, les tanqueurs, les métaniers
01:03qui devaient passer par ce détroit, c'est deux fois moins.
01:06Et donc, ça veut dire que la situation présente ici, avec les outils du Yémen qui s'en prennent
01:12au trafic et à la navigation, ça a contraint le G7 aujourd'hui à New York,
01:18réuni sous présidence française, à dire aux outils, ça suffit, on arrête les attaques,
01:23sinon vous mettez en danger l'économie mondiale.
01:26Et puis le deuxième front, c'est évidemment celui que vous évoquiez,
01:30c'est-à-dire le front entre la Russie et l'Ukraine.
01:34Regardez le nombre de raffineries russes qui ont été touchées depuis le début de l'année
01:40par les missiles et les drones ukrainiens.
01:43Au total, près de 70, et pas plus tard qu'hier soir, la raffinerie de Samara,
01:48à 1000 kilomètres à l'est de Moscou.
01:51Conséquence, entre 35 et 40% de capacité de raffinage russe en moins.
01:56Le raffinage, c'est ce qui permet notamment d'exporter le gazole
02:00que vous allez mettre dans vos réservoirs.
02:02Et donc cet ensemble-là conduit effectivement les protagonistes
02:06qui sont réunis à New York à dire, il faut qu'on trouve une solution.
02:09Est-ce que c'est un moratoire pour empêcher toute intervention militaire
02:14sur les structures énergétiques au Moyen-Orient comme en Russie ?
02:18Ça paraît très très compliqué à mettre en œuvre.
02:20Et en attendant, quand on ne voit pas de solution,
02:23on peut se dire que le mieux est encore pour Zelensky,
02:26qui a vu Emmanuel Macron hier et qui rencontrera Donald Trump aujourd'hui,
02:30et bien peut-être d'essayer de trouver une solution avec Vladimir Poutine.
02:34On n'en est pas là, mais les deux causes de ce conflit,
02:38les États-Unis en Iran et Poutine en Ukraine,
02:41sont très responsables de ce qui se passe en ce moment.
02:44Merci.
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