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  • il y a 27 minutes
e secrétaire général de Renaissance, candidat à l'élection présidentielle est l'invité de Franc-Jeu. Il réagit notamment au projet de gel des retraites qu'envisage Sébastien Lecornu pour faire de nouvelles économies, et estime qu'il ne faut pas viser seulement certaines catégories de la population.

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Transcription
00:00Bonjour, bonjour à tous, je suis très heureux de vous retrouver pour Frangeux, votre grande émission politique du service public.
00:05Chaque dimanche sur France Inter et sur France 2, mon invité cette semaine est candidat à l'élection présidentielle,
00:10secrétaire général du parti Renaissance. Bonjour Gabriel Attal.
00:12Bonjour Benjamin Duhamel.
00:13Merci d'avoir accepté notre invitation. Vous nous direz dans un instant vos propositions face à la colère sociale et
00:18à la hausse des prix du carburant.
00:20Le sens aussi de votre candidature, alors que malgré votre omniprésence dans les médias, notamment cet été, vous plafonnez dans
00:26les sondages.
00:28Je précise que dans la deuxième partie de cette émission, un débat inédit, puisque c'est la députée européenne Marion
00:33Maréchal qui viendra vous porter la contradiction.
00:36Voilà pour le programme. Gabriel Attal, invité de Frangeux, c'est parti.
00:45Gabriel Attal, je voudrais commencer par la principale préoccupation des Français en cette rentrée.
00:49C'est évidemment la question des prix du carburant et la colère sociale qui monte la perspective d'un prix
00:54du litre de l'essence à 3 euros qui n'est plus tabou.
00:56Votre concurrent, Édouard Philippe, a eu cette réaction cette semaine. Il a dit qu'il faut doubler les aides ciblées
01:02qui ont été décidées par le gouvernement.
01:04Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ?
01:06On vit une situation qui est grave, qui est probablement inédite depuis les années 70 et le choc pétrolier.
01:13La guerre est entrée dans le portefeuille des Français.
01:15Cette situation, elle découle d'une guerre que les États-Unis ont décidée seule,
01:19de la fermeture du détroit d'Ormouz et de l'augmentation du prix du baril de pétrole qui fait augmenter
01:24le prix de l'essence.
01:25Moi, j'ai été Premier ministre, j'ai fait face à des crises.
01:28Et pour moi, la stratégie, elle est double. Il faut gérer l'urgence et il faut préparer l'avenir.
01:32Parce qu'on le sait, vu l'état du monde, vu les empires qui s'entrechoquent,
01:36des crises comme celle-là, malheureusement, seront amenées à se répéter à l'avenir.
01:38Sur l'urgence, quand Édouard Philippe, là encore je répète ma question, dit qu'il faut doubler les aides ciblées.
01:42Que dit le candidat Gabriel Attal sur cette question ?
01:45Moi, je dis qu'il faut qu'il y ait un soutien aux Français qui travaillent
01:47et qui n'ont pas d'autre choix que d'utiliser leur véhicule pour aller travailler.
01:51Il y a une aide qui a été mise en place par le gouvernement, qui est une aide ciblée.
01:55Il y a par ailleurs des dispositifs qui existent pour que les entreprises puissent aider leurs salariés sans charge ni
02:00impôts.
02:00Est-ce qu'il faut accentuer ces aides ?
02:02Je crois que le gouvernement va s'exprimer cette semaine pour peut-être faire évoluer les dispositifs.
02:06Vous savez, la chose la plus politicienne, la plus facile qui serait à faire pour moi aujourd'hui
02:12parce que je ne suis plus au gouvernement depuis deux ans, parce que je suis candidat à l'élection présidentielle,
02:16c'est d'expliquer qu'il faut baisser les taxes, augmenter toutes les aides, etc.
02:19La réalité, c'est qu'il y a une situation qui est extraordinairement difficile.
02:22Non, ce n'est pas ce que je dis. Ce que je dis, c'est qu'il y a un
02:24soutien ciblé qui a été mis en place.
02:26Peut-être qu'il peut évoluer dans ses plafonds. En tout cas, il faut évidemment le prolonger.
02:29Non, mais quand Édouard Philippe dit qu'il faut les doubler, là ça a le mérite de la clarté.
02:33Moi, ce que je vous dis, c'est qu'il faut que des Français qui travaillent, qui n'ont pas
02:36d'autre choix que d'utiliser leur véhicule pour aller travailler
02:38et qui se sont pris à la gorge par cette augmentation du prix du carburant, puissent être accompagnés.
02:42Je vous donne un exemple. Vous avez, je crois aujourd'hui, un million et demi de Français qui ont droit
02:47à cette aide et qui ne la demandent pas.
02:49Je pense que Bercy, que le gouvernement pourrait écrire à ces Français qui n'ont pas demandé l'aide pour
02:55leur dire de la solliciter.
02:56Je pense qu'il y a d'autres choses qui peuvent être faites.
02:57Maintenant, encore une fois, ce serait très facile pour moi de vous dire qu'il faut dépenser trois fois plus,
03:01etc.
03:02La réalité, c'est que le gouvernement fait face à une situation budgétaire qui est très tendue,
03:07contrairement à nos voisins qui, eux, ont pu prendre des mesures plus importantes.
03:09Mais c'est précisément la question que j'allais vous poser, Gabriel Attal.
03:11Quand vous voyez l'Allemagne qui vient de décider de baisser les taxes, comme l'ont fait d'autres voisins
03:14européens,
03:15l'Italie, l'Espagne, le Portugal, qu'est-ce que vous dites à ceux qui nous regardent et nous écoutent
03:19?
03:19Au fond, c'est le bilan du macronisme, donc notamment votre bilan,
03:22qui enlève toute marge de manœuvre au gouvernement,
03:24qui, sinon, aurait pu effectivement décider cette baisse de taxes,
03:27comme le font tout un tas de pays européens.
03:28C'est le bilan d'une situation où notre pays n'a pas voté de budget à l'équilibre depuis
03:3240 ans,
03:32où effectivement, il y a eu une augmentation de la dette depuis 10 ans.
03:35Et effectivement, vous avez des pays autour de nous qui ont des finances publiques dans une situation différente,
03:40qui ont fait des réformes.
03:40Il y a des autres bilans qui empêchent d'aider davantage les Français.
03:43La réalité aujourd'hui, c'est que budgétairement, on n'est pas dans la même situation que les Allemands ou
03:47les Espagnols.
03:47Mais vous savez, je pense que ça permet de regarder les débats budgétaires qu'on a avec une autre vision.
03:53Quand on dit qu'il faut réduire les déficits, qu'il faut faire des réformes,
03:56ce que les oppositions RN et LFI ont bloqué systématiquement ces dernières années,
04:01ce n'est pas pour faire joli, ce n'est pas pour se faire plaisir,
04:03c'est aussi pour, dans une situation de crise, être en mesure d'accompagner.
04:06Prenez des exemples de pays qui ont fait des réformes importantes d'un point de vue social,
04:10des réformes des retraites et autres ces dernières années.
04:13Ils ont une situation budgétaire qui est différente.
04:15Ces dernières années, qu'est-ce qu'on a vu ?
04:16On a vu des oppositions qui, dès qu'une mesure de réforme,
04:19dès qu'une mesure d'économie était proposée, s'y sont opposées.
04:22Vous parlez des oppositions gabalatales, j'ai lu cette phrase que vous aviez eue,
04:25en disant que c'est au fond la dissolution qui a flingué l'économie française.
04:28Que je sache que la dissolution, ce n'est pas le fait des oppositions,
04:30c'est bien le fait du président de la République.
04:32Ce n'est pas mon fait non plus, ça ne vous aura pas échappé.
04:34Ce qui est certain, et c'est une réalité, il suffit de regarder la situation budgétaire,
04:38les taux auxquels empruntent la France, la croissance et le taux de chômage,
04:41c'est qu'effectivement, la dissolution de l'Assemblée nationale et ses conséquences
04:45a eu un impact très négatif sur notre économie et sur notre situation de déficit.
04:50C'est vrai que si le plan qu'on avait engagé avec mon gouvernement
04:53pour faire des économies, pour rétablir nos comptes, avait pu aller jusqu'à son terme,
04:56je rappelle qu'en 2024, on a réussi à faire baisser les dépenses de l'État.
04:59Oui, mais vous étiez hors des clous, et la France était hors des clous depuis le Covid.
05:022024, les dépenses de l'État ont baissé par rapport à l'année précédente,
05:05pour la première fois depuis 15 ans, parce qu'on a fait des mesures d'économie.
05:08Si on avait pu continuer, si on ne s'était pas retrouvé dans cette situation
05:10sans majorité à l'Assemblée, comme c'est le cas depuis la dissolution,
05:14peut-être qu'on serait dans une situation différente.
05:15Un mot sur les conséquences sociales du prix des carburants.
05:19Il s'avère que vous êtes rentré au gouvernement un mois
05:22avant le début du mouvement des Gilets jaunes en 2018.
05:25Quand vous voyez des appels aux manifestations,
05:27il y a notamment cet appel le 17 octobre,
05:29quand vous voyez des forces d'opposition, notamment à gauche,
05:32qui, pour certaines, Fabien Roussel, par exemple, le patron des communistes,
05:35qui dit qu'il faut reprendre les ronds-points,
05:37ça vous rappelle des mauvais souvenirs, ça,
05:38la perspective d'un retour des Gilets jaunes ?
05:40Vous avez raison, je suis rentré au gouvernement
05:41juste avant, au moment de la crise des Gilets jaunes.
05:44Il y a une vraie différence par rapport à l'époque,
05:45c'est qu'à l'époque, le gouvernement avait décidé
05:48d'augmenter les taxes sur l'essence.
05:49Et c'est ça qui avait provoqué le mouvement des Gilets jaunes.
05:51Aujourd'hui, ce n'est pas le gouvernement qui a décidé
05:53d'augmenter les taxes sur l'essence,
05:54c'est le prix du baril qui explose à cause d'une guerre qu'on n'a pas décidé.
05:58Et donc, j'en viens à un deuxième point que j'évoquais tout à l'heure.
06:00Il y a gérer l'urgence, mais il y a aussi préparer l'avenir.
06:02Préparer l'avenir, c'est quoi ?
06:03C'est évidemment accélérer le mouvement de l'électrification du pays.
06:06En 1974, choc pétrolier,
06:08il y a eu le plan Mesmer sur le nucléaire
06:10et l'électrification de la France.
06:11C'est un plan de cet ordre-là qu'il faut aujourd'hui.
06:13Et d'ailleurs, les Français ne s'y trompent pas.
06:15Les ventes de véhicules électriques explosent
06:17et les Français se tournent de plus en plus vers ces véhicules
06:24européens, Benjamin Duhamel.
06:26Donald Trump, en déclenchant sa guerre,
06:27il ne s'est pas posé la question de savoir
06:29ce que la France en pensait, ce que l'Allemagne en pensait,
06:31parce que l'Europe n'est pas suffisamment forte pour peser.
06:34Et on va parler d'Europe tout à l'heure.
06:35Et donc, tout ce que je propose pour une Europe plus puissante,
06:37qui a sa voix au niveau international,
06:39qui est suffisamment forte pour aller face aux États-Unis
06:40et face à la Chine, quand ils s'apprêtent à prendre des décisions,
06:43c'est aussi pour protéger nos concitoyens.
06:45Et enfin, troisième point, Benjamin Duhamel,
06:49les responsables des oppositions aujourd'hui
06:51qui n'ont eu de cesse
06:52de s'agenouiller devant Donald Trump,
06:55devant Vladimir Poutine,
06:56s'ils étaient aux responsabilités,
06:58ne seraient pas du tout en mesure
06:59de les empêcher de prendre des décisions
07:00qui auront un impact sur le portefeuille des Français.
07:02Et on va parler de cette question,
07:03je précise, et pour ceux qui nous rejoignent,
07:05qui nous écoutent sur France Inter et nous regardent sur France 2,
07:07que vous débattrez avec Marion Maréchal,
07:09tout à l'heure, qui est donc au cœur de l'entourage de Marine Le Pen.
07:12Je voudrais, Gabriel Attal, qu'on parle du budget,
07:14puisque vous l'évoquiez.
07:15On connaît maintenant les grandes lignes du texte
07:17qui a été présenté par le gouvernement.
07:18Un effort de 54 millions d'euros,
07:20une potion assez salée,
07:2254 milliards, vous avez raison,
07:24gèle des APL, des aides au logement,
07:25gèle du point d'indice des fonctionnaires,
07:27contribution des retraités.
07:29Que dit le patron des députés Renaissance,
07:31qui donc aura vocation à débattre et à voter ce budget ?
07:34Vous dites bravo à Sébastien Lecornu pour son courage ?
07:36D'abord, le budget n'a pas encore été présenté.
07:37Il y a des grandes lignes qui ont été données,
07:39donc avec les députés de mon groupe.
07:41On va regarder le budget tel qu'il sera présenté,
07:42on va analyser chacune des mesures,
07:44et puis on prendra position sur ces différentes mesures.
07:47D'accord, mais des mesures telles qu'elles existent aujourd'hui,
07:49est-ce qu'elles vous semblent aller dans le bon sens ?
07:51Un, faire des économies, évidemment que ça va dans le bon sens.
07:54Et ce n'est pas abstrait là encore.
07:55Vous savez, moi j'échange tous les jours avec des Français,
07:57il y a des millions de Français,
07:59ou des dizaines de millions de Français,
07:59qui ont entre 30 et 50 ans,
08:01qui aimeraient devenir propriétaires,
08:02qui aujourd'hui ne peuvent pas devenir propriétaires,
08:04parce que les taux pour emprunter sont trop élevés.
08:06Et si les taux augmentent,
08:08c'est parce que notre situation budgétaire
08:09est déficitaire très largement et très massivement.
08:12Donc un, l'objectif de faire des économies,
08:14évidemment que je le soutiens.
08:16Deux, le gouvernement et le Premier ministre
08:18font face à une situation politique et parlementaire
08:20qui est très difficile.
08:21Donc je ne ferai rien qui leur compliquera la tâche.
08:24Trois, dans les mesures qui seront présentées,
08:26on attend de voir le budget,
08:27il y aura probablement des mesures
08:28avec lesquelles je suis en désaccord.
08:29Lesquelles ?
08:30Je vous ai dit qu'on attend de voir
08:31la présentation du budget.
08:32Attendez, là, pardon Gabriel Attal.
08:33On va prendre un exemple très précis, par exemple.
08:35Je termine.
08:36Il y aura probablement des mesures
08:37avec lesquelles je suis en désaccord.
08:38Et à ce moment-là, ce que je dirai aux Français,
08:40clairement, c'est que s'ils me font confiance,
08:42si je suis élu président de la République,
08:43je reviendrai sur ces mesures après mon élection.
08:46C'est un budget pour six mois,
08:47je pense que c'est comme ça qu'il faut le voir,
08:48puisque quelle que soit l'issue de l'élection présidentielle,
08:50je crois que le président de la République
08:52ou la présidente qui sera élue,
08:54évidemment prendra le budget.
08:54Et c'est d'ailleurs l'expression
08:55qui est utilisée par l'exécutif de dire
08:57que c'est un budget réversible.
08:58Prenons un point très précis,
08:59le sort des retraités,
08:59puisque selon les informations
09:01dont on dispose sur le texte,
09:02il est question de geler les pensions de retraite
09:04au-dessus de 2034 euros par mois
09:06et de revoir l'abattement fiscal
09:08dont bénéficient les retraités de 10 %
09:10en le plafonnant.
09:11Est-ce que sur ce point-là précis
09:13concernant les retraités,
09:14est-ce que ce sont des mesures
09:15avec lesquelles vous êtes d'accord ?
09:16Moi, je n'aime pas la tournure
09:17que prend le débat public aujourd'hui
09:18sur ces questions.
09:19Je vais vous répondre très concrètement.
09:21Je trouve qu'on est en train
09:22de prendre une tournure
09:23où on oppose les générations entre elles.
09:25On présente les retraités
09:26comme des égoïstes
09:27qui ne voudraient rien partager
09:28et les jeunes comme des fumistes
09:30qui ne voudraient pas bosser.
09:32Le problème, ce n'est pas les retraités.
09:34Les retraités, ils ne sont coupables de rien.
09:35Ils ont travaillé.
09:36D'ailleurs, ils nous le disent souvent.
09:38Ils ont travaillé.
09:38Ils n'étaient pas aux 35 heures.
09:39Ils ont fait des efforts.
09:40Le problème, c'est notre système social,
09:42Benjamin Duhamel.
09:43Ce n'est pas une catégorie de population
09:44qui est responsable de la situation.
09:46Sur le système social, vous avez raison.
09:47Et les grands équilibres montrent
09:48qu'effectivement, c'est difficile
09:49de baisser la dépense.
09:49C'est la dépense sociale dans son ensemble.
09:51Vous avez les retraites dedans,
09:52mais vous avez d'autres dépenses sociales.
09:53Est-ce que, Gabriel Attal,
09:54dans cette dépense sociale,
09:55je cite les chiffres de mémoire,
09:57il y a plus de 400 milliards d'euros
09:58qui sont dévolus aux retraites.
10:00Là, quand il est question
10:01de geler les pensions au-dessus de 2 000 euros
10:03et de réduire l'abattement,
10:04est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?
10:05Moi, je vous dis,
10:06il faut un frein d'urgence
10:07sur les dépenses sociales.
10:08Mais l'ensemble des dépenses sociales.
10:09Mais sur ces mesures-là,
10:10précisément, Gabriel Attal.
10:11Moi, je vous parle de mesures d'ensemble.
10:13Si vous prenez des mesures
10:13uniquement pour cibler
10:14une catégorie de la population,
10:16je crois que ce n'est pas juste.
10:17Donc, vous êtes en désaccord
10:17avec ces mesures ?
10:18Non, ce n'est pas ce que je dis.
10:19Ce que je dis,
10:19c'est qu'il faut être rigoureux et juste.
10:21Ce qui est juste,
10:22c'est de mettre un frein d'urgence
10:24sur la dépense sociale
10:24dans son ensemble.
10:25Il n'y a pas que les retraites.
10:27Vous, député,
10:28est-ce que,
10:28quand on vous soumettra
10:29le fait de geler les pensions
10:31au-dessus de 2 034 euros,
10:32vous serez favorable à cette mesure ?
10:33Moi, je défendrais l'idée
10:33d'un gel global
10:35et d'un frein d'urgence global
10:37sur les dépenses sociales
10:38dans leur ensemble.
10:38C'est ça que je suis en train de vous dire.
10:42Donc, vous compriez les pensions de retraite ?
10:42Vous avez les retraites dedans,
10:44vous avez des allocations.
10:45Il faut être rigoureux et juste.
10:47Si on veut être juste,
10:48il ne faut pas cibler
10:49une seule partie de la population
10:50en expliquant que c'est les seuls
10:51qui sont responsables.
10:52J'ai déjà eu l'occasion de le dire.
10:53En juillet dernier,
10:54j'ai déjà eu l'occasion de le dire.
10:55Encore une fois,
10:56ceux qui expliquent aux Français,
10:57et je les vois sur les plateaux de télévision,
10:58parce qu'ils sont candidats comme moi,
11:00parce qu'ils ne sont plus
11:01aux responsabilités comme moi,
11:02qui expliquent que ce n'est pas vrai,
11:04il n'y a pas besoin
11:04de contenir la dépense,
11:05il n'y a aucun problème,
11:06ils mentent aux Français.
11:07Et la conséquence,
11:08on la voit encore une fois aujourd'hui,
11:10moi, c'est ces dizaines
11:10de millions de Français
11:11qui veulent s'acheter un logement,
11:13devenir propriétaire,
11:13qui ne peuvent pas
11:14parce que les taux augmentent.
11:15Moi, je veux que les Français
11:16puissent entrer à l'année blanche.
11:18Et donc, dans cette année blanche,
11:20gèle des pensions de retraite.
11:21Moi, j'ai toujours dit
11:21que les deux tiers
11:23de notre dépense publique,
11:24c'est les dépenses sociales.
11:25Et donc, on doit assumer
11:26un frein d'urgence.
11:27Ça ne veut pas dire
11:27que je veux baisser des retraites,
11:29que je veux baisser des allocations.
11:31Simplement, c'est un frein d'urgence
11:33et faire en sorte
11:33qu'elle ne veut pas.
11:34Un mot encore sur le budget
11:35avant de parler
11:36de votre candidature,
11:36Gabriel Attal.
11:37Puisque, j'enfonce une porte ouverte
11:39en disant cela,
11:39pour que le budget soit voté,
11:40comme il n'y a pas de majorité absolue,
11:42il faut que les oppositions
11:43ne censurent pas le gouvernement.
11:45Est-ce que vous considérez
11:46qu'il faut que le gouvernement
11:47dialogue avec notamment
11:48le Rassemblement national ?
11:49Puisque, semble-t-il,
11:50Marine Le Pen ouvre la porte
11:53au fait de ne pas censurer
11:55un budget qui serait certes imparfait,
11:56mais qui permettrait
11:58à la personne qui sera élue
11:59de ne pas se retrouver sans budget.
12:01Est-ce qu'il faut dialoguer
12:02avec le Rassemblement national ?
12:03Quitte-la encore
12:03à donner des gages
12:05aux députés du RN.
12:06Je crois qu'on ne peut avoir
12:07aucune confiance
12:08dans la parole
12:09ni de Marine Le Pen,
12:10ni de Jean-Luc Mélenchon,
12:12ni du Rassemblement national,
12:13ni de la France insoumise.
12:14Ils nous ont montré...
12:14La France insoumise, pour le coup dit,
12:15on censure quoi qu'il arrive.
12:16Ils nous ont montré
12:18ces dernières années
12:19qu'ils ne prennent leur décision
12:20qu'avec un seul critère,
12:22c'est leur intérêt politique du moment
12:23et jamais avec l'intérêt
12:25de la France à ce même moment.
12:27Donc moi, je crois
12:27qu'on ne peut pas leur faire confiance.
12:28En revanche,
12:29on a vu ces dernières années
12:30qu'il était possible
12:31de trouver un chemin
12:32avec les forces politiques
12:33qui sont entre la France insoumise
12:35et le Rassemblement national.
12:36Donc, si je traduis là encore
12:38pour plus de clarté,
12:39il vaut mieux dialoguer
12:40avec les socialistes
12:40plutôt qu'avec Marine Le Pen.
12:41Je crois qu'on ne peut pas
12:42lui faire confiance.
12:43Encore une fois,
12:43souvenez-vous ce qui s'est passé
12:44en 2024.
12:45Je venais de quitter le gouvernement.
12:48Michelle Barnier
12:48était Premier ministre.
12:49Je crois qu'elle a fait mine
12:51de rentrer dans une discussion
12:52et puis elle a censuré
12:53le gouvernement
12:54au moment de la présentation
12:55du budget.
12:55Donc, encore une fois,
12:56moi, je crois qu'on ne peut pas
12:58leur faire confiance.
12:58Ils ne regardent que
12:59leur intérêt politique
13:00et donc, ce qu'il faut,
13:01c'est parler avec les forces politiques
13:02qui, en tout cas, manifestent
13:04un souhait de contribuer
13:06à améliorer la situation du pays.
13:08Gabriel Attal,
13:08vous avez fait campagne
13:09tout l'été.
13:10On vous a vu auprès
13:11des victimes des incendies,
13:12débattre avec des gens du voyage,
13:14rencontrer des agriculteurs
13:16et le résultat,
13:16à la fin de l'été,
13:17c'est que vous plafonnez
13:18dans les sondages
13:19la dernière grande enquête
13:20du Cevipof
13:20pour nos confrères du monde.
13:228 points de moins
13:22qu'Edouard Philippe
13:24si vous êtes tous les deux
13:25sur les rangs.
13:26Et si c'est vous
13:26le candidat unique,
13:27vous faites 4,5 points
13:28de moins qu'Edouard Philippe
13:30et, contrairement à lui,
13:32vous n'êtes pas qualifié
13:33au second tour.
13:34Est-ce qu'il n'est pas temps
13:35d'en tirer des conséquences
13:36et d'arrêter les frais,
13:37Gabriel Attal ?
13:37Moi, ce qui me frappe
13:39dans ces sondages,
13:40c'est d'abord qu'aujourd'hui,
13:42personne n'est en situation
13:43de battre le Rassemblement National
13:45au deuxième tour.
13:46En tout cas, il y en a un
13:46qui est en mesure
13:47de se qualifier au second tour,
13:48mais pas vous.
13:48Aucun candidat aujourd'hui
13:49ne l'emporte face
13:50au Rassemblement National
13:51au deuxième tour.
13:51C'est ça qui doit nous préoccuper
13:53à la fin.
13:54La fin, c'est comment est-ce
13:55qu'on fait pour gagner en 2027
13:57et empêcher le Rassemblement
13:58National de l'emporter ?
14:00Pourquoi est-ce que
14:01le Rassemblement National
14:02et la France Insoumise
14:03ont une dynamique
14:03aujourd'hui dans les sondages ?
14:04Parce qu'ils ont une vision,
14:06un récit,
14:07je l'explique aux Français.
14:08si je peux me permettre,
14:08ce n'est pas la question
14:09que je vous pose.
14:09La question que je vous pose.
14:10Je vais au bout de ma démonstration.
14:12J'essaie de poser une question.
14:13Si dans l'intervalle,
14:14vous avez des candidats
14:15qui ne font que parler
14:16de tambouilles politiciennes,
14:17d'accords d'appareils,
14:18etc.,
14:19comment expliquez-vous
14:20après vous être démultiplié
14:22pendant tout l'été,
14:23être à ce point
14:24distancé par Édouard Philippe ?
14:25Le sujet,
14:25ce n'est pas les sondages.
14:26Là, il est 3 points,
14:284 points,
14:285 points,
14:296 points
14:29entre les uns et les autres.
14:30Le sujet,
14:31c'est la campagne qui démarre,
14:32qui va se dérouler.
14:33Vous savez à qui vous me faites penser ?
14:35Vous me faites penser
14:35à Arlette Chabot.
14:36J'ai beaucoup d'admiration
14:38et de respect
14:38pour Arlette Chabot.
14:40Et pour cette interview
14:41qu'elle avait faite
14:42avec Jacques Chirac,
14:43je crois que c'était
14:43en janvier 1995.
14:45Vous allez lui demander
14:45s'il irait jusqu'au bout.
14:46Je pense que c'était
14:46sur ce plateau.
14:48Et elle lui demandait
14:48est-ce que vous allez aller
14:49jusqu'au bout
14:50puisque vous êtes
14:50très largement derrière.
14:52Et il lui avait répondu
14:53vous faites de l'humour
14:55dans les sondages
14:56par rapport à Édouard Balladur.
14:57Jacques Chirac,
14:58il a été élu président
14:59de la République
14:59en 1995.
15:00On était à l'époque
15:01où elle lui a posé
15:01cette question,
15:023 ou 4 mois
15:03avant l'élection présidentielle.
15:04Vous savez quoi, Gabriel Attal ?
15:04On est 8 mois
15:05avant l'élection présidentielle.
15:06Je vais rendre hommage
15:06à Arlette Chabot
15:07et donc je vais reformuler la question.
15:08Y aura-t-il en avril 2027
15:10un bulletin Gabriel Attal ?
15:12Bien sûr Benjamin Duhamel
15:14parce que le rassemblement
15:15se fera derrière moi.
15:15Donc il y aura
15:16un bulletin Gabriel Attal
15:17en 2027.
15:18Parce que je suis convaincu
15:18que le projet que je porte,
15:19que l'espace politique
15:20que je défends
15:21va permettre de faire
15:22le rassemblement derrière moi.
15:24Vous savez,
15:24si je considérais
15:25qu'on était interchangeable
15:26avec Édouard Philippe,
15:28si je considérais
15:28que je n'avais pas de différence
15:29avec lui,
15:30je ne serais pas candidat
15:31dans cette élection présidentielle.
15:32Mais pourquoi ça marche mieux
15:33pour lui Gabriel Attal ?
15:34Pourquoi ça marche mieux
15:35pour lui
15:35que ça ne marche pour vous ?
15:36Aujourd'hui,
15:36est-ce que vous comprenez
15:38pourquoi il est devant
15:38dans les sondages ?
15:39Vous pouvez faire la chronique
15:39sur les sondages.
15:40Édouard Philippe est candidat
15:41depuis trois ans.
15:42Je suis candidat
15:42depuis trois ou quatre mois.
15:44Personne n'a de dynamique
15:44aujourd'hui,
15:45à part la France insoumise
15:46et le Rassemblement national.
15:47Personne ne l'emporte
15:47au deuxième tour
15:48de l'élection présidentielle.
15:49On a des différences
15:50avec Édouard Philippe.
15:51D'abord,
15:51une différence d'ordre politique.
15:53Moi, je considère
15:53que le seul rassemblement
15:54de la droite
15:55ne permettra pas de gagner
15:57et ne permettra pas
15:57de gouverner.
15:58Moi, je veux rassembler
15:59les démocrates,
16:00y compris avec des personnes
16:01issues de la gauche
16:02et du centre-gauche.
16:03Et ensuite,
16:03on a des différences de fond.
16:05Moi, je ne crois pas
16:05qu'on puisse se contenter
16:06aujourd'hui,
16:07vu l'état du pays,
16:08d'ajustement.
16:09Je propose des mesures
16:09très profondes
16:10et des changements
16:11très profonds.
16:12Je vous donne trois exemples
16:13sur les retraites.
16:14Je ne crois pas
16:14que le sujet,
16:15ce soit décalé
16:16l'âge légal de départ.
16:17Encore une fois,
16:17je propose de changer
16:18notre système de retraite.
16:19J'ai présenté un projet
16:20extrêmement précis,
16:21extrêmement clair,
16:22avec la fin de l'âge légal
16:23de départ
16:24et la durée de cotisation
16:24comme seul critère.
16:26Deux,
16:27sur l'Europe,
16:28je propose de bâtir
16:29des États-Unis d'Europe
16:30puisque je pense
16:30que c'est le seul projet
16:31à la hauteur aujourd'hui
16:32pour nous permettre
16:32de rivaliser avec la Chine,
16:34avec les États-Unis.
16:35Et trois,
16:36je considère que l'intelligence
16:37artificielle est un défi
16:38majeur pour l'économie
16:39et l'avenir de la France.
16:40On a des différences,
16:41c'est normal dans une campagne
16:42de faire campagne
16:44avec des projets différents
16:45et ensuite,
16:46évidemment qu'il faudra
16:47un rassemblement
16:47pour l'emporter en 2027.
16:49Mais vous dites
16:49qu'il y aura un bulletin
16:50Gabriel Attal
16:50en 2027
16:52parce que je crois profondément
16:54que le rassemblement
16:55se fera derrière moi.
16:56Juste sur vos relations
16:56avec Édouard Philippe,
16:57visiblement c'est en train
16:58de se tendre un peu
16:59puisque dans un livre
16:59de nos confrères
17:00Jérémy Marot et Pauline Théveniot,
17:01il s'agace contre vous
17:02et ce que vous auriez dit
17:03sur le fait d'être
17:03un meilleur candidat de lui.
17:05Ouvrez les guillemets,
17:06c'est un postulat amusant,
17:07un postulat amusant
17:07mais aussi très très immature.
17:09Vous seriez donc immature.
17:10Il a gagné quelle campagne ?
17:11s'interroge Édouard Philippe.
17:12Baladur,
17:13c'était un type
17:13qui était élu parisien
17:14qui n'avait jamais été élu local.
17:15Ça ressemble beaucoup à Gabriel.
17:17Le groupe vit bien.
17:18Vous avez vu les sujets
17:19dont on vient de parler.
17:20On a parlé de la guerre en Iran,
17:21de la fermeture
17:22d'Illet-3 d'Hormuz.
17:22On pourrait parler
17:23de ce qui se passe
17:23entre la Russie et l'Ukraine.
17:25Je crois vraiment
17:25que je vais considérer
17:27que c'est au niveau
17:27de répondre à des attaques
17:29qui me sont faites.
17:30Je vous parle de rassemblement.
17:31Vous pourrez vous rassembler
17:31en vous tapant autant dessus
17:34?
17:34Moi, je ne tape personne.
17:36Quand vous dites
17:37que je ne suis pas le candidat
17:38de il y a 20 ans
17:39et que je ne veux pas recréer l'UMP.
17:40Ce n'est pas une attaque.
17:42Effectivement,
17:42je ne suis pas candidat
17:43pour recréer l'UMP
17:44d'il y a 20 ans.
17:44Ce n'est factuel.
17:45Ce n'est pas une attaque.
17:46Je ne vais pas répondre
17:47aux attaques qui me sont faites
17:48alors que je suis en train
17:49de vous dire
17:49que je crois profondément
17:50que je serai en capacité
17:51de rassembler
17:52bien plus largement
17:53que la seule droite
17:54comme ce qui est proposé
17:55par Edouard Philippe
17:56aujourd'hui
17:56pour qu'on puisse l'emporter
17:58en 2027.
17:58Je ne répondrai pas aux attaques.
18:00Un tout dernier mot,
18:01Gabriel Attal,
18:01sur votre façon de faire campagne.
18:02Pour ceux qui l'ont raté,
18:03je voudrais qu'on écoute
18:04une de vos dernières initiatives.
18:06Tout au long du mois de septembre,
18:08on organise l'opération
18:091 000 bistrots.
18:10C'est 1 000 rassemblements
18:11dans des cafés,
18:13dans des bistrots,
18:13dans nos villes,
18:14dans nos villages,
18:15dans nos quartiers,
18:15à 5 autour d'une table
18:17ou parfois à 10,
18:17parfois à 100,
18:18parfois plus.
18:19Avec une idée très simple,
18:20prendre le temps
18:21de se parler.
18:23Est-ce que la com,
18:24c'est la meilleure façon
18:25de relancer votre candidature ?
18:26Mais ce n'est pas de la com.
18:27Ah bon ?
18:27Aller dans des bistrots,
18:28échanger avec les Français.
18:29Vous afficher avec une pinte de bière.
18:31On a vu.
18:31Et pour le coup,
18:32là-dessus,
18:33vous êtes à peu près tous
18:33à la même enseigne
18:34puisqu'on voit Édouard Philippe
18:35en train de faire
18:35une flamme-cuche,
18:37préparer des frites,
18:38en train de dire
18:39qu'il aime les pommes.
18:39Est-ce que, franchement,
18:41c'est la meilleure façon
18:41de parler aux Français
18:43et d'essayer de les convaincre ?
18:44Ça n'a absolument rien à voir.
18:45Je lance une initiative
18:46pour me déplacer
18:47partout en France
18:48et que mes soutiens
18:49se déplacent partout en France,
18:51échanger avec les Français,
18:51effectivement,
18:52dans des bistrots.
18:53Ce n'est pas de la com.
18:54Et je peux vous dire,
18:55vos confrères
18:56qui étaient présents
18:57quand je l'ai fait
18:57à Saint-Malo,
18:58par exemple,
18:59on était dans un bistrot
19:00pendant une heure et demie.
19:01Il y avait des jeunes,
19:02il y avait des moins jeunes,
19:03il y avait des gens
19:03qui me soutenaient,
19:04des gens qui ne me soutenaient pas,
19:05il y avait des gens
19:05de toute tendance politique.
19:06On a eu une vraie discussion
19:08et on a parlé de l'économie,
19:09on a parlé des salaires,
19:10on a parlé d'intelligence artificielle.
19:11Quand vous êtes même
19:12la cible du Maurice
19:14qui ne semble pas
19:14tout à fait prendre au sérieux
19:15ces séquences-là,
19:16ça ne vous fait rien ?
19:16Vous ne dites pas ?
19:17Mais vous savez,
19:18ça ne me fait absolument rien
19:19puisque l'important,
19:20encore une fois,
19:20c'est les échanges
19:21que vous avez avec les Français.
19:22Effectivement.
19:23D'ailleurs,
19:23tous les Français
19:24qui souhaitent venir échanger
19:25sur la politique,
19:27sur la situation du pays,
19:28sur ce qu'il faut faire
19:28avec moi ou avec mes équipes,
19:30ils se rendent sur le site
19:31ataleprésident.fr,
19:32il y a la carte
19:32des 1000 réunions
19:33dans les bistrots
19:34qui sont organisées
19:35et ils sont les bienvenus
19:35pour le faire.
19:36Et je peux vous dire,
19:37ça marche très bien.
19:38Vous avez plein de Français
19:39de tous horizons
19:40qui viennent échanger avec nous.
19:42Gabriel Attal,
19:42j'espère que vous avez vu
19:43les précédentes émissions
19:44puisqu'il y a une rubrique
19:45qui s'appelle
19:45les 100 jours
19:46pour savoir ce que vous ferez
19:47de vos premiers jours de mandat.
19:48Tout de suite, les 100 jours.
19:54Une rubrique consacrée aujourd'hui
19:56à ce que vous voulez faire
19:56pour l'Europe,
19:57puisque vous le disiez
19:57en début de cet entretien,
19:59vous avez fait une proposition,
20:00celle de créer
20:00des États-Unis d'Europe
20:02avec un certain nombre
20:02de convergences
20:03à l'échelle de pays européens,
20:04des transferts aussi de compétences.
20:05Je voudrais prendre
20:06un exemple très précis
20:07qui m'a interpellé
20:07en lisant votre discours.
20:09Vous dites vouloir
20:10des convergences
20:10sur les impôts
20:11et sur les taux d'imposition
20:13qui seraient décidés
20:14entre pays européens.
20:15Ça veut dire,
20:15si je vous suis Gabriel Attal,
20:17qu'un président de la République
20:18élu avec ses États-Unis d'Europe,
20:20ils n'auraient plus la capacité,
20:21les parlementaires n'auraient plus
20:22la capacité de décider
20:23des impôts pour les Français.
20:24Ça veut donc dire
20:25que vous expliquez
20:25à ceux qui nous regardent
20:26et nous écoutent
20:27qu'en fait,
20:27tout ça,
20:28ça ne sera plus décidé par eux.
20:29J'aurais trois priorités
20:30dans mes 100 jours
20:31si les Français me font confiance.
20:32D'abord, les salaires.
20:34Je refuse de laisser
20:35ce mot à la gauche.
20:35Non, mais il y a plusieurs priorités
20:37pour les 100 jours.
20:37Les salaires,
20:38avec un budget rectificatif
20:39pour approcher le net du brut
20:40de l'école.
20:42Les résultats PISA
20:42sont catastrophiques,
20:43on en a suffisamment parlé.
20:44Il y aura une rentrée scolaire
20:50Pourquoi est-ce que je propose
20:50ce projet d'États-Unis d'Europe ?
20:53Parce qu'on voit bien aujourd'hui
20:54qu'on est au milieu d'empires
20:55qui sont en train de s'entrechoquer.
20:57On a parlé des États-Unis,
20:58on a parlé trop peu de la Russie,
21:00mais on l'a abordé.
21:01On n'a pas parlé de la Chine.
21:02La Chine est en train
21:03de nous écraser,
21:04nos industries et notre économie.
21:06Les exportations chinoises en Europe
21:07ont augmenté de 30%
21:09depuis le début de l'année.
21:09Je repose ma question, Gabriel Attal.
21:10Est-ce que les États-Unis d'Europe,
21:11ça veut dire moins de souveraineté
21:12pour les Français,
21:13pour les parlementaires français ?
21:14Ça veut dire qu'on décidera moins.
21:15Ça veut dire qu'on a un marché unique,
21:17qu'on a une monnaie unique
21:18et qu'il faut une économie unique.
21:20Aujourd'hui,
21:21quand vous êtes une entreprise française
21:22et que vous voulez vous développer
21:24en Allemagne, en Espagne,
21:25au Portugal ou ailleurs en Europe,
21:27ce ne sont pas les mêmes règles,
21:29ce ne sont pas les mêmes normes.
21:30Vous devez ouvrir un compte en banque,
21:31vous devez prendre
21:32un amendement téléphonique différent.
21:33Vous avez plein de barrières
21:34qui font que ce n'est pas possible.
21:35Moi, je veux qu'on soit
21:35une vraie économie unique
21:36et je veux effectivement
21:37qu'on puisse avoir une fourchette
21:39de taux d'imposition
21:40pour éviter que les pays
21:42au sein de l'Union européenne
21:43se fassent la concurrence
21:44entre eux, Benjamin Duhamel.
21:45Je vous pose ma question.
21:46Ça veut dire qu'un président français
21:47qui voudrait augmenter
21:48ou baisser les impôts,
21:49s'il n'aura plus la capacité
21:51de le faire,
21:51si vous décidez qu'il y a des convergents.
21:53Ça veut dire qu'il pourra
21:53toujours le faire
21:54mais que je souhaite effectivement
21:55qu'on converge vers une fourchette
21:57de taux d'imposition commun
21:58parce que qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ?
22:00Vous avez des pays
22:00qui se font la concurrence
22:01entre eux en Europe.
22:02Comment vous voulez
22:03qu'on soit suffisamment puissant
22:04pour s'affirmer face à la Chine,
22:05face aux Etats-Unis ?
22:06Comment vous voulez
22:07qu'on soit suffisamment prospère
22:08pour que les salaires
22:09des Français augmentent
22:09si on se fait la concurrence
22:10entre nous ?
22:11Donc il faut qu'on soit
22:12beaucoup plus unis,
22:13beaucoup plus forts.
22:14C'est le projet d'une génération.
22:16Et je vais vous dire,
22:16moi je n'ai pas envie
22:17que les générations à venir,
22:19leurs seuls emplois disponibles
22:20dans les années à venir,
22:21ce soit de servir
22:22du thé aux Chinois
22:23ou du café aux Américains
22:24quand ils viennent en France.
22:25C'est ça le risque.
22:26Regardez ce qui s'est passé
22:27avec l'industrie textile,
22:28les magasins de vêtements
22:29qui ont fermé
22:29dans toutes nos villes
22:31et nos villages.
22:34Regardez ce qui est en train
22:35avec le secteur de la Chine.
22:36Si on ne fait rien
22:37et si on ne fait pas
22:38ce saut supplémentaire
22:39dans la construction européenne
22:40avec une série de pays
22:41qui accepteront de le faire,
22:43je vous le dis très nettement,
22:44notre économie sera détruite.
22:46Sur ce sujet
22:46comme sur tant d'autres,
22:47Gabrielle Attal,
22:48tout vous oppose
22:48avec celle qui va arriver
22:50sur ce plateau.
22:51Elle est députée européenne,
22:52elle est désormais,
22:53elle est revenue
22:53dans le premier cercle
22:54d'une de vos adversaires,
22:56peut-être la première adversaire
22:57à l'élection présidentielle.
22:58Tout de suite,
22:58le débat avec Marion Maréchal.
23:06Marion Maréchal
23:06qui est en train d'arriver
23:07sur ce studio
23:08pour un débat
23:09sur France Inter
23:09et sur France 2.
23:10Bonjour Marion Maréchal.
23:12Merci d'avoir accepté
23:13notre invitation.
23:14Je vous donne la parole
23:15sur quoi,
23:16sur quel sujet
23:16souhaitez-vous interpeller
23:18Gabrielle Attal
23:18en face de vous.
23:20Je ne dirais pas
23:21d'un tir de barrage
23:22des syndicats de France Inter
23:23puisque depuis deux semaines
23:24on assiste quand même
23:24à une chasse à l'homme
23:25et à la censure
23:26d'un journaliste de droite
23:28de Valeurs Actuelles.
23:29Non mais c'est bien
23:30quand même de rappeler
23:31que France Inter
23:33n'appartient pas
23:34à la gauche
23:35mais à tous les Français
23:36et que France Inter
23:36donne la parole
23:37à toutes les forces politiques
23:38et votre présence ici le monde.
23:40que l'exigence de pluralisme
23:40et de liberté de la presse
23:41s'applique ici
23:41peut-être encore davantage
23:42qu'ailleurs.
23:43Ceci étant dit,
23:44merci pour votre invitation
23:45et merci M. Attal
23:46d'avoir accepté
23:47de débattre.
23:48J'ai une question
23:49très simple.
23:49Vous avez peut-être vu
23:50cette semaine
23:51un dossier apparaître
23:52dans le Figaro Magazine
23:55qui est un dossier
23:56de l'Observatoire
23:56de l'immigration
23:57et de la démographie
23:58qui projette
23:59un certain nombre
24:00de trajectoires
24:00sur le fondement
24:01des chiffres
24:02de l'INED
24:02et de l'INSEE
24:04et qui indique
24:04que si nous poursuivons
24:06sur la politique
24:07migratoire actuelle
24:09même un peu
24:11désévaluée
24:11c'est-à-dire autour
24:12de 350 000 entrées légales
24:13par an
24:13entre autres choses
24:14les naissances
24:16de personnes non européennes
24:17seront majoritaires
24:18en 2045
24:19et les personnes immigrées
24:22d'origine non européenne
24:23seraient majoritaires
24:24dans la population totale
24:25en 2070
24:26c'est-à-dire après-demain.
24:27Vous n'êtes pas
24:28sans savoir non plus
24:29que la grande majorité
24:32des personnes
24:33non européennes
24:34qui viennent en France
24:35sont issues
24:35de pays musulmans
24:37donc ma question
24:37elle est très simple
24:39demain
24:40une France
24:42dans laquelle
24:42la culture française
24:44serait minoritaire
24:45et la culture islamique
24:47majoritaire
24:48serait-elle pour vous
24:49encore la France ?
24:49Réponse de Gabriel Attal.
24:50Je n'ai pas encore lu
24:51le dossier
24:52que vous évoquez
24:54je suis arrivé à Matignon
24:55en janvier 2024
24:56et j'ai dit clairement
24:57à la tribune
24:57de l'Assemblée nationale
24:58que je considérais
24:59que la France devait
25:00accueillir moins
25:00pour accueillir mieux
25:02c'est ma conviction
25:03j'ai pris un certain
25:04nombre de mesures
25:04à Matignon
25:05d'ailleurs les entrées
25:06ont baissé
25:07l'année 2024
25:07où j'étais Premier ministre
25:08par rapport à l'année précédente
25:10ce qui n'était pas arrivé
25:11je crois depuis 15 ou 20 ans
25:12donc moi je suis très clair
25:14et lucide sur cette question
25:15de l'immigration
25:15la vraie différence
25:18que j'ai avec vous
25:19Marion Maréchal
25:21c'est que moi je refuse
25:23de rentrer dans les théories
25:24de grands remplacements
25:25qui sont des théories racistes
25:26que vous développez
25:27en permanence
25:27vous et vos amis
25:28du Rassemblement national
25:29Eric Zemmour
25:30donc le Figaro magazine
25:31des complotistes
25:32moi je refuse
25:33de dresser des français
25:33les uns contre les autres
25:35je considère
25:35qu'il y a des français
25:36qui sont d'origine étrangère
25:38qui ont été naturalisés
25:39parfois il y a plusieurs décennies
25:41ou plusieurs générations
25:42en France
25:42et je refuserai toujours
25:44de les exclure
25:45comme vous le faites
25:45parce que c'est votre seul projet
25:46je me permets de vous retourner
25:47une question
25:48je ne vais pas me répondre
25:50juste après là-dessus
25:51vous en avez posé une
25:52vous faites la leçon
25:53à laquelle vous n'avez pas répondu
25:54régulièrement
25:55sur les questions migratoires
25:56on a vu il y a quelques semaines
25:58Jordan Bardella
26:00qui est le président
26:00du Rassemblement national
26:02parti que vous soutenez
26:03en tout cas de la candidate
26:04que vous soutenez
26:05qui allait au Royaume-Uni
26:07signer un accord
26:08avec l'extrême droite
26:08du Royaume-Uni
26:09qui globalement
26:11transformerait Calais
26:12en Ceuta
26:13puisqu'il a accepté
26:14sous les applaudissements
26:15de tous les amis
26:16de l'extrême droite anglaise
26:17que la France
26:18soit le réceptacle
26:20reçoive l'intégralité
26:21des personnes migrantes
26:22au Royaume-Uni
26:23est-ce que vous soutenez
26:24cette proposition ?
26:25Est-ce que vous êtes d'accord ?
26:27Je fais juste un petit point
26:28pour ceux qui nous regardent
26:28et nous écoutent
26:29que Gabriel Attal
26:30fait référence
26:30à ce protocole d'accord
26:31signé entre Jordan Bardella
26:32et Nigel Farage
26:33le candidat de Reform UK
26:35en Grande-Bretagne
26:36qui visait à faire en sorte
26:37que les migrants repêchés
26:39y compris dans les eaux britanniques
26:40soient récupérés
26:41par la France
26:42et ce qui était dans ce
26:43protocole d'accord
26:44réponse de Marie-Uni
26:46je réponds
26:47première chose
26:47vous m'épargneriez
26:49de répondre aux insultes
26:50et aux anathèmes
26:50parce que déjà
26:50ça m'est égal
26:51deux je pense qu'il y a
26:52beaucoup de français
26:52qui ne sont plus sensibles
26:53à cette diabolisation là
26:54et trois on n'a pas le temps
26:55donc je vais aller directement
26:56au sujet
26:57je note d'ailleurs
26:58que vous ne répondez pas
26:58à ma question monsieur Attal
26:59c'est dommage
27:00parce que c'est quand même
27:00un sujet existentiel central
27:02vous pourriez me dire
27:03ça ne me pose pas de problème
27:04que demain la France
27:05soit principalement
27:05une culture islamique
27:06voire même
27:07comme vous le pensez
27:07très certainement
27:08que c'est un enrichissement
27:09mais vous ne le dites pas
27:13mais vous ne répondez pas
27:16pourquoi
27:17précisément
27:18parce que vous savez
27:18que vous êtes très minoritaire
27:19dans l'opinion sur ce sujet
27:20vous avez répondu clairement
27:21c'est vous qui refusez
27:22de répondre
27:22donc ça vous pose un problème
27:23donc vous considérez
27:25que demain la France
27:26majoritairement musulmane
27:27ne serait plus la France
27:27j'ai dit Marion Maréchal
27:28que je considère aujourd'hui
27:30que notre politique migratoire
27:32il faut apprécier
27:33faire des réponses de politiciens
27:35juste pour que ce débat
27:36oui ou non
27:37mais je vous dis
27:38que je n'adhère pas
27:39aux thèses
27:40qui sont les vôtres
27:40donc vous voulez réduire
27:42l'immigration
27:43par contre le grand emplacement
27:44c'est une théorie raciste
27:45et xénophobe
27:45parce que je considère
27:46qu'un pays libre
27:47c'est un pays qui tient ses frontières
27:48et qui est capable de choisir
27:49qui ne vient pas
27:50mais contrairement à vous
27:50je ne considère pas
27:52qu'un étranger
27:53est une menace en soi
27:54ou qu'un musulman
27:55est une menace en soi
27:56je refuse cette ethnicisation
27:58du débat
27:58je refuse de considérer
28:00comme vous le faites
28:00qu'il y a sujet
28:01vers l'immigration
28:02et que tous les problèmes
28:03du pays sont liés à l'immigration
28:04est-ce qu'on gère
28:05suffisamment bien
28:06notre politique migratoire
28:07aujourd'hui
28:07le sujet de l'immigration
28:09est un sujet central
28:10je vois que vous ne voulez pas
28:10répondre à ma question
28:11non non mais c'est pas ça
28:12c'est que vous
28:12je suis venu pour vous interpeller
28:14et vous vous échappez
28:15une seconde
28:16attendez
28:16je fais juste une pause
28:18de l'avare
28:19comme dirait l'autre
28:21juste pour ceux qui nous regardent
28:22et ceux qui nous écoutent
28:22juste faire en sorte
28:23que ce soit un tout petit peu
28:23il y a un échange
28:24sur la question
28:25de la théorie dite
28:26du grand emplacement
28:26vous êtes en désaccord
28:28la question qui vous est posée
28:29par Gabriel Attal
28:29qui est là
28:30une question très concrète
28:31de la politique migratoire
28:33pardon mais moi
28:34à un moment donné
28:35ça ne me satisfait pas
28:36comme réponse
28:36parce que je n'ai pas eu
28:37ma réponse
28:37parce qu'il s'agit
28:38tant pis pour vous
28:39parce que je sais
28:39que vous aimez bien
28:40baisser le débat
28:41c'est sûr que vous ne serez
28:44pas satisfait avec moi
28:44dans un débat un peu techno
28:46et c'est votre spécialité
28:47c'est pas techno
28:48la question que je vous ai posée
28:48elle n'est pas techno
28:49moi je vous parle
28:49d'une grande vision
28:50de la société
28:51c'est à dire
28:51quelle France pour demain
28:52vous ne voulez pas répondre
28:53à ma question
28:53excusez-moi c'est central
28:54vous êtes candidat à l'élection
28:57présidentielle
28:57et vous n'êtes pas capable
28:59de nous dire
29:00ben non excusez-moi
29:01c'est quand même
29:01le sujet central
29:02c'est une France qui est souveraine
29:04c'est une France qui choisit
29:05qui elle accueille
29:05et qui elle n'accueille pas
29:06je vous demande
29:07si vous êtes d'accord
29:07avec la proposition
29:08de Jordan Bardella
29:09on récupère tous les migrants
29:11tous les personnes migrantes
29:12du Royaume
29:12et M. Attal me répond
29:13en me disant
29:14bon comme à l'habitude
29:15oui de toute façon
29:16vous vous êtes raciste
29:17et vous n'aimez pas les immigrés
29:18alors que ce n'est pas un sujet
29:19mais si vous avez été amené
29:20à interdire la Baïa
29:22M. Attal
29:22et je vous en remercie
29:23c'est précisément
29:24parce que le port de la Baïa
29:26a explosé
29:26vous vous en convenez
29:28et donc vous avez été
29:29à prendre des mesures
29:29donc l'immigration
29:30dont vous parlez
29:31elle a des conséquences
29:33très importantes
29:33c'est que moi je défends
29:33la laïcité
29:34je vais vous répondre
29:35sur la Baïa
29:35s'il vous plaît
29:36pas tous en même temps
29:37Mario Machal
29:37vous terminez
29:38et ensuite Gabriel Attal
29:38je vous donne la parole
29:39donc vous ne pouvez pas
29:39simplement me faire
29:40une réponse technique
29:41en me disant
29:42oui bon je veux
29:42qu'on contrôle nos frontières
29:44parce que c'est simplement
29:45une question de souveraineté
29:45c'est pas seulement
29:46une question de souveraineté
29:47c'est aussi une question
29:48d'identité
29:48parce que quand vous voyez
29:49aujourd'hui
29:50c'est pour ça que ça m'ennuie
29:50que vous ne répondiez pas
29:51à cette question
29:51parce qu'elle est décisive
29:52et elle est centrale
29:53quand vous voyez
29:54qu'aujourd'hui
29:54avec à peu près 7%
29:55de musulmans dans notre pays
29:56la pression communautaire
29:57que vous connaissez
29:58sur le sport
29:59dans les cantines
30:00dans les sorties scolaires
30:01à l'école
30:02dans les services publics
30:03imaginez demain
30:04avec 30% de la population
30:0550% de la population
30:06c'est à dire que demain
30:07vous ne pourrez plus
30:08interdire la Baïa
30:08parce que ce sera la norme
30:10si vous voulez
30:10et donc simplement
30:11balayer le sujet
30:12en disant
30:12oh bah moi
30:13je veux réduire
30:13l'immigration légale
30:14et puis je veux contrôler
30:15l'immigration illégale
30:16vous comprenez bien
30:17il faut être
30:17beaucoup plus ambitieux
30:18que cela
30:19et porter une vision
30:20je vous réponds
30:21c'est la vraie différence
30:22simplement
30:22juste pour que les choses
30:23soient claires
30:23je note que
30:24sur la question
30:25qui vous était posée
30:26de l'accord
30:26entre Jordan Bardella
30:27et Nigel Parage
30:28vous n'avez pas souhaité
30:28non mais moi
30:29je veux bien répondre
30:29mais à un moment donné
30:30j'aimerais aussi
30:30qu'on réponde au sujet central
30:31qui est quand même
30:32le sujet existentiel
30:33auquel vous ne répondez pas
30:34alors répondez
30:34donc la question
30:34vous était posée là-dessus
30:35donc voilà
30:36non mais bon
30:36si vous voulez
30:37je vous réponds là-dessus
30:37c'est une fois de plus
30:38une fake news totale
30:39ce sujet
30:40parce que la réalité
30:41c'est que monsieur Bardella
30:42a voulu précisément
30:43faire valoir
30:44une volonté
30:45de travail en commun
30:47avec un potentiel gouvernement
30:48d'Algel Farage
30:49pour durcir justement
30:50la politique d'immigration
30:51et envoyer un signal
30:52excusez-moi
30:53et envoyer un signal
30:54qui indique
30:55que justement
30:56si une personne
30:56tente la traversée
30:57pour aller en Angleterre
30:58il a l'assurance
30:59d'être non seulement
30:59intercepté
31:00mais renvoyé dans son pays
31:01et je dois dire que
31:02monsieur Attal
31:02je suis désolée de vous le dire
31:04oui mais parce que
31:05vous faites croire à personne
31:06je vous réponds sur la baïa
31:07puisque vous m'avez interrogé
31:08sur ce sujet là
31:09sur la baïa
31:10je peux répondre
31:10parce que je n'ai plus la parole
31:11vous ne ferez croire à personne
31:13que Jordan Bardella
31:14est pour remonter l'immigration
31:15c'est ridicule
31:16et pardon là encore
31:17pour essayer de cadrer
31:18un peu les échanges
31:18sur là une différence
31:19puisqu'on est parti
31:20de la politique migratoire
31:22une différence au fond
31:23de vision culturelle
31:24qu'il y a
31:25excusez-moi
31:26pas culturelle d'actes
31:28monsieur Attal
31:28sous son ministère
31:29c'est 1,9 million
31:30de nouvelles entrées
31:31c'est un record d'immigration
31:34les entrées
31:34elles ont baissé
31:35quand j'étais Premier ministre
31:35c'est la première fois
31:36depuis qu'il y a en Véan
31:37je peux répondre
31:38à votre interpellation
31:39sur la baïa
31:41vous m'interpellez
31:41sur ce sujet là
31:42la vraie différence
31:43entre vous et moi
31:44c'est que moi
31:45je défends la laïcité
31:46la laïcité de 1905
31:47la laïcité qui est au fondement
31:48de notre république
31:49oui j'ai interdit
31:50le port de la baïa
31:51et du camis
31:51dans nos établissements scolaires
31:52parce que
31:53nos établissements scolaires
31:54sont des lieux
31:56sanctuarisés
31:56de toute pression religieuse
31:59où vous n'avez pas
31:59de manifestation
32:00ostensible
32:01de votre appartement
32:02religieuse
32:02c'est très différent
32:03de ce que vous défendez
32:04puisque vous
32:05vous ne défendez pas
32:06la laïcité
32:06vous défendez une politique
32:08contre les musulmans
32:09de notre pays
32:09ce qui n'est pas mon cas
32:10moi je considère
32:12qu'il y a des millions
32:12de personnes
32:13qui exercent une religion
32:15ça peut être
32:15la religion musulmane
32:16et qui le font
32:17dans le respect
32:18des lois
32:18et des valeurs
32:19de la république
32:19vous considérez
32:20qu'une personne musulmane
32:21par principe
32:22est un ennemi
32:23pour la république
32:24et pour nos lois
32:24c'est ça que vous dites
32:25c'est ça qu'il y a
32:26à travers vos discours
32:27moi je ne suis pas d'accord
32:28avec ça
32:28il y a des fondamentalistes
32:29il y a des islamistes
32:30il y a des radicaux
32:32et moi j'ai toujours
32:33lutté contre
32:33et notamment
32:34quand j'ai pris
32:34cette loi sur la baïa
32:36c'était précisément
32:36parce qu'il y avait
32:37des offensives
32:39pour perturber
32:40le climat
32:41parce qu'à un moment donné
32:42c'est bien les promesses
32:43de campagne
32:43c'est bien les promesses
32:45dans le langage
32:45mais la réalité
32:46de votre bilan migratoire
32:47il est apocalyptique
32:48il y a eu 1,9 million
32:49d'entrées supplémentaires
32:50nouvellement accordées
32:51de titre de séjour
32:52seulement sous les 6 ans
32:54de votre ministère
32:55des records
32:55de rentrées
32:57pour les questions
32:58de droit d'asile
32:58vos élus
32:59vos élus
33:00monsieur au parlement européen
33:02vos élus
33:02renaissance
33:03n'ont pas voté
33:04pour la liste
33:05des pays sûrs
33:06qui permettait
33:07de réduire
33:07les abus
33:07du droit d'asile
33:08n'ont pas voté
33:09pour le règlement
33:09retour
33:10ils n'ont pas voté
33:11mais si c'est tout à fait vrai
33:12monsieur
33:12c'est tout à fait vérifiable
33:13ils n'ont pas voté
33:14ils n'ont pas voté
33:15ils n'ont pas voté
33:16pour la résolution
33:17sur Ciota
33:18qui appelle
33:18à l'expulsion
33:19de tous les migrants
33:20qui sont rentrés
33:20clandestinement sur le sol
33:21donc vous êtes
33:22soit vous mentez
33:23excusez-moi aux français
33:24soit vous tenez
33:25un double d'issue
33:25j'ai toujours tenu
33:26le même discours
33:27il n'y a pas le décompte
33:29à l'état de parole
33:30mais j'ai quand même l'impression
33:31que madame maréchal
33:31monopolise la parole
33:32je vous dis en gros
33:33vous n'aimez pas les musulmans
33:35et donc vous êtes racistes
33:36et voilà
33:36je vous le dis très franchement
33:37je trouve ça dommage
33:39de rabaisser le débat
33:40à ce niveau-là
33:41parce que oui
33:41là on ne parle pas
33:42d'individualité
33:43on parle de millions de personnes
33:44et ce que vous refusez de voir
33:46et moi je l'assume totalement
33:47c'est que la loi fait le nombre
33:48la démographie fait l'histoire
33:49la démographie fait l'histoire
33:51est-ce que vous considérez
33:52qu'on peut être musulman en France
33:54et respecter les lois de la République
33:55est-ce que j'ai dit l'inverse
33:56est-ce que vous considérez
33:56que la religion musulmane
33:57est un problème en soi
33:58pour la République
33:59personne ne dit qu'un musulman
34:00ne peut pas devenir français
34:01mais quand vous importez
34:02des peuples entiers
34:03et que demain l'islam
34:04est potentiellement majoritaire
34:06en France
34:06oui j'assume de dire
34:07que la France ne sera plus la France
34:09on a des lois à la règle
34:09et qu'on a des valeurs
34:10et notamment la laïcité
34:11qui est la plus fondamentale
34:12d'entre elles
34:12et que cette laïcité
34:14elle nous a permis
34:14de travailler
34:15beaucoup de choses
34:16la laïcité sera morte
34:17demain si l'islam est majoritaire
34:19mais c'est ça
34:19s'il vous plaît
34:21Gabriel Attal
34:21la défendre sincèrement
34:22s'il vous plaît
34:23Gabriel Attal
34:23attendez juste une seconde
34:24je pose une question
34:25parce que là c'est difficile
34:25d'intervenir entre vous
34:26Marine Le Pen
34:27on est là pour débattre entre nous
34:28oui mais j'essaye aussi
34:29de faire en sorte
34:29que ce soit un tout petit peu intelligible
34:31Marine Le Pen elle dit
34:31l'islam est compatible
34:32avec la République
34:33est-ce que vous êtes d'accord
34:34avec ça ?
34:35mais ce qu'il y a dans l'islam
34:36c'est évident
34:36c'est qu'il y a des choses
34:37qui sont bien sûr compatibles
34:38avec la République
34:39et il y a des choses
34:40qui ne le sont pas
34:41est-ce que la religion musulmane
34:42est compatible avec la République ?
34:42et les musulmans qui font le choix
34:43de mettre de côté
34:44dans leur pratique
34:45ce qui dans l'islam
34:46n'est pas compatible
34:47avec la République
34:47évidemment ne pose pas de difficultés
34:49mais maintenant comprenez quand même
34:50quand vous me dites
34:51moi je veux faire respecter la laïcité
34:52qu'est-ce que cette possibilité-là
34:54n'existera plus demain
34:55si l'islam devient la norme ?
34:56alors je comprends
34:57qu'on n'ait pas tout à fait
34:57la même sensibilité vous et moi
34:58moi j'ai deux petites filles
34:59et je connais un peu l'histoire
35:01et la géopolitique
35:01je crois qu'on a deux visions
35:02de la France différente
35:02et donc je sais ce que représente
35:03d'être une femme
35:04dans un pays musulman
35:05je crois qu'on a deux visions
35:05de la France qui sont différentes
35:06ça c'est certain
35:07moi je considère
35:08on a traversé beaucoup d'épreuves
35:09beaucoup de moments
35:10dans notre histoire
35:17et aujourd'hui ce que je vois
35:19malheureusement
35:19ce que je vois
35:20et ce à quoi je m'oppose
35:21c'est que vous avez d'un côté
35:22la France insoumise
35:23qui veut expliquer aux musulmans
35:25que pour les défendre
35:26il faut s'en prendre aux juifs
35:27et le Rassemblement national
35:28qui explique aux musulmans
35:30aux juifs
35:31que pour les défendre
35:32il faut s'en prendre aux musulmans
35:34et que des partis politiques
35:35sont en train de défaire
35:36ce que la République
35:37a toujours su faire
35:38nous unir
35:39et nous avons une responsabilité
35:40et je l'ai défendu
35:41dans toutes mes fonctions
35:42je l'ai défendu
35:43à l'éducation nationale
35:44je l'ai défendu
35:45en tant que Premier ministre
35:46notre responsabilité
35:48c'est de faire en sorte
35:49que les lois de la République
35:50les valeurs de la République
35:51et la laïcité en est une
35:53puissent être respectées
35:54et vous traissez la laïcité
35:55Vous avez évoqué
35:55Jean-Luc Mélenchon
35:56et Marine Le Pen
35:57votre principal adversaire
35:58c'est qui ?
35:58Est-ce que c'est
35:59Mario Maréchal
36:00et sa candidate ?
36:01Est-ce que c'est plutôt
36:02Jean-Luc Mélenchon ?
36:02Je m'oppose
36:03à la France insoumise
36:04et au Rassemblement national
36:06Je considère que
36:07la France insoumise
36:10et le Rassemblement national
36:11sont deux dangers
36:12de nature différente
36:13avec une histoire différente
36:14pour le pays
36:15et je m'opposerais
36:16toujours à eux
36:16mais ce que je suis venu
36:17vous dire dans cette émission
36:18avant le débat
36:19c'est que je considère
36:20que leur fer-barrage
36:21n'est pas un projet politique
36:22et la vision que je porte
36:24qui est une vision
36:26profondément constructive
36:27optimiste aussi
36:28pour notre pays
36:28qui a des atouts
36:29et des richesses extraordinaires
36:30elle nous permettra
36:31de triompher
36:31sur leur passion triste
36:32sur leurs propos haineux
36:33et sur leur volonté
36:34de diviser
36:35et de stigmatiser
36:36les Français
36:36en permanence
36:37dans notre pays
36:37Je n'ai pas d'accord
36:38J'ai l'impression
36:39de voir des politiques
36:40interchangeables
36:40c'est drôle
36:41parce qu'on a le même âge
36:41mais j'ai l'impression
36:42de t'entendre
36:43un vieux discours
36:44d'éléments langues
36:45Vous êtes effectivement
36:45interchangeables
36:45avec tous vos amis
36:46du Rassemblement National
36:47avec la même vision
36:48que vous avez
36:49Ça c'est vous
36:50sur France Inter
36:50pour ceux qui ne le voient pas
36:51Gabriel Attal
36:52appelle à faire barrage
36:53au RN
36:53même avec un médecin LFI
36:55J'ai déjà répondu
36:56sur ce sujet là
36:57Marion Maréchal
36:57J'ai déjà dit
36:58que plus personne
36:59ne pouvait appeler
36:59à voter pour la France Insoumise
37:00mais effectivement
37:01j'ai empêché
37:02le Rassemblement National
37:03d'avoir une majorité
37:04Vous parlez sur moi
37:05pour m'empêcher
37:05de dire les choses
37:06donc je vais aller au bout
37:07Vos candidats en 2024
37:08sur votre ordre
37:09se sont désistés
37:11plus d'une dizaine
37:12et ce désistement
37:13a permis l'élection
37:13de députés LFI
37:14par exemple
37:15Madame Alma Dufour
37:16qui explique aujourd'hui
37:17le Quai d'Orsay
37:18est sous influence yoniste
37:19c'est-à-dire juive
37:19a été élue grâce au désistement
37:21de votre candidat Renaissance
37:22C'était pas un candidat Renaissance
37:23Si, si
37:24c'était un candidat Renaissance
37:25absolument
37:25Vous pouvez le vérifier
37:26en fact-checking
37:26C'était un candidat
37:27C'était un candidat
37:28de Horizon
37:29C'était un candidat
37:30de Horizon
37:30qui n'est pas mon parti politique
37:32C'était un candidat
37:33en quel horizon
37:34Vous n'avez pas de candidat Renaissance
37:35qui s'est désisté
37:36Aucun candidat Renaissance
37:37qui s'est désisté
37:38Il y a moins de députés LFI
37:40aujourd'hui
37:41qui en avaient avant
37:41la dissolution
37:42parce que je suis allé
37:42les combats sur le terrain
37:43Vous ne répondez pas
37:43Il y a bien des députés LFI
37:44qui se sont désistés
37:45On voit que malgré le fait
37:46d'appartenir à la jeune génération
37:47parfois un peu difficile
37:48de s'entendre
37:49Merci Mario Marachet
37:50d'être venu
37:50porter la contradiction
37:51à Gabriel Attal
37:52Merci d'être venu
37:53Gabriel Attal
37:54dans Franjeu
37:54Tout de suite sur France Inter
37:55vous retrouvez
37:56CO2 Mon Amour
37:57avec Denis Chessou
37:58et sur France 2
37:58Tout de suite
37:58Laurent Delahousse
37:59pour 13h15
38:00et l'affaire Gabriel Russier
38:01Franjeu revient
38:02dimanche prochain
38:03La politique
38:06Merci Benjamin Duhamel
38:08et à demain
38:09dans la matinale
38:10avec Florence Paracuelos
38:11A suivre CO2 Mon Amour
38:13Denis Chessou
38:14reçoit aujourd'hui
38:15le tiktoker Quentin Travaillé
38:17créateur du projet
38:18de la chaîne
38:19La Vie Partout
38:20vulgarisant le vivant
38:21et la biodiversité locale
38:25France Inter
38:27L'info
38:28la culture
38:29la musique
38:30l'humour
38:32tous les jours
38:331, 2, 3
38:35et voilà
38:36Chez Général d'Optique
38:37bien voir
38:38c'est simple
38:381, votre visite
38:40comment chez vous
38:40ordonnances
38:41mutuelles
38:42tout se prépare en ligne
38:432, en magasin
38:44une seule visite suffit
38:46avec votre examen
38:47de la vue en 15 minutes
38:48et 3, vos lunettes
38:49sont livrées
38:50où vous voulez
38:51prenez rendez-vous
38:52sur general-optique.com
38:53Général d'Optique
38:54c'est si simple
38:55de bien voir
38:56dispositif médical CE
38:58examen de la vue
38:58acte non médical payant
39:00voire condition
39:00en magasin participant
39:01demandez conseil
39:02à nos opticiens
39:03Attends
39:04Quoi ?
39:04J'ai besoin d'un maître
39:06Pourquoi faire ?
39:07Je veux voir
39:07si le canapé passe ici
39:08sur le plan
39:09Ben quoi ?
39:10Non non, vas-y
39:11Vous aussi
39:12vous allez adorer
39:13investir dans l'immobilier
39:14locatif
39:14et bénéficier
39:15d'un avantage fiscal
39:16grâce au dispositif
39:18Jean Brun
39:18mis en place
39:19par l'Etat
39:19Ah mais
39:20mince mon canapé
39:22il est pas à l'échelle
39:22C'est pas vrai
39:24Acheter, investir, rénover
39:25c'est le moment
39:26Toutes les aides
39:27et les dispositifs
39:28sur relance-logement.gouv.fr
39:30Ceci est un message
39:32du gouvernement
39:33Quand Jean Monmari
39:34a commencé à perdre la vue
39:36c'est tout notre monde
39:36qui a été bouleversé
39:38Puis, grâce au soutien
39:39et à l'accompagnement
39:40de l'UNADEV
39:41l'Union Nationale
39:42des Aveugles et Déficients Visuels
39:43je l'ai vue revivre
39:44reprendre confiance
39:46Pour permettre aux personnes
39:47comme mon mari
39:48de rester autonome
39:49j'ai décidé de faire
39:50un leg à l'UNADEV
39:52Faites un leg à l'UNADEV
39:53pour changer la vie
39:55de milliers de personnes
39:56Grâce à votre geste
39:57tout devient possible
39:58Plus d'informations
39:59sur transmettre.unadev.com
40:04Vous êtes sur France Inter
40:05Il est 14h
40:13Les infos
40:14Laurence Thomas
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