Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 minutes
Jérôme Guedj, député socialiste de la 6ème circonscription de l’Essonne et candidat à l’élection présidentielle, répond aux questions de Laurence Ferrari.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00La grande interview Europe 1 C News, Laurence Ferrari.
00:05Et notre invité ce matin dans la grande interview sur C News et sur Europe 1, c'est Jérôme Gatch.
00:09Bonjour à vous, bienvenue.
00:10Bonjour Laurence Ferrari.
00:11Député socialiste, candidat à la primaire de la gauche et à l'élection présidentielle.
00:15Un mot d'abord de ces nouvelles annonces, attendues aujourd'hui à 17h,
00:19pour les Français, pour contrer la hausse de la flambée des carburants.
00:23Cinq ministres seront présents pour présenter leur dispositif,
00:27avec des marges de manœuvre en limite très très limitées.
00:31Qu'est-ce que vous réclamez, vous Jérôme Gatch, sur cette hausse des carburants ?
00:35Sortir de l'impuissance.
00:36Nos concitoyens, nous tous, nous vivons à la pompe,
00:40ce sentiment vertigineux d'être pris à la gorge.
00:44Et aujourd'hui, le sentiment qu'il n'y a pas la mobilisation de l'ensemble des outils qui sont
00:49possibles pour arrêter.
00:50Pas de réponse de l'État suffisante pour vous.
00:52Elles ne sont pas suffisantes, incontestablement.
00:53Et la détresse de toutes celles et ceux qui ont besoin de leur voiture pour travailler,
00:59pour aller visiter un proche, pour faire leurs courses.
01:02Notamment en dehors des métropoles, où il peut exister des transports en commun,
01:06quand ils fonctionnent.
01:08Mais en milieu rural, dans les zones dites périphériques, je n'aime pas cette expression,
01:12la voiture, elle est indispensable.
01:14On ne peut pas dire à des gens du jour au lendemain, écoutez, débrouillez-vous,
01:17ou renoncez à d'autres dépenses, à vos loisirs, à vous occuper de vos enfants,
01:21parfois à vos vacances, à la consommation aux courses, etc.
01:26Donc, les réponses ne sont pas suffisantes.
01:27Et moi, j'attends du gouvernement cette espèce de mobilisation générale,
01:31plutôt qu'un saucissonnage de mesurettes.
01:35Les aides ciblées, effectivement, sur les gros rouleurs, sur telle ou telle profession.
01:37Il faut activer tous les leviers possibles.
01:40Il y en a trois.
01:41Les aides ciblées, premier problème, elles ont été mises en place depuis plusieurs mois.
01:45On sait aujourd'hui que moins de la moitié de ceux qui ont droit les ont sollicitées.
01:50Elles sont faibles, 100 euros.
01:52Elles sont ciblées en fonction des niveaux de revenus,
01:54en fonction du type de métier qu'on exerce, pour lesquels il y a le besoin.
01:58Évidemment qu'il faut rendre ça beaucoup plus automatique.
02:01On a un système social et fiscal qui connaît beaucoup d'informations.
02:05C'est-à-dire qu'on connaît votre revenu.
02:06Le FISC travaille très bien dans notre pays.
02:07Et c'est une très belle administration.
02:09On connaît votre revenu fiscal.
02:11Championne du monde pour la levée de l'impôt.
02:12On connaît votre revenu fiscal de référence.
02:14On connaît la distance entre votre travail et votre domicile.
02:21Puisque chaque mois, votre employeur transmet ce qu'on appelle la déclaration sociale nominative
02:25où apparaissent ces deux informations.
02:26Et on sait si vous avez une voiture, puisque vous avez une immatriculation fiscale.
02:31Donc, en combinant ces trois données, on doit pouvoir rendre ça plus automatique.
02:34Il faut donc augmenter ces aides ciblées.
02:36Mais ce n'est pas suffisant.
02:38Moi, je fais partie de ceux qui considèrent qu'il y a des leviers sur les marges désormais des distributeurs
02:45et surtout des raffineurs.
02:46Les marges de raffinage ont considérablement augmenté.
02:50Et il faut donc utiliser...
02:51On a moins de raffineries en France.
02:53Il ne reste que 6 raffineries en France.
02:57Mais pour autant, tout le monde s'accorde à dire qu'il va y avoir une explosion.
03:00Elle a déjà commencé des marges de raffinage.
03:02Je crois que c'est de passer de 40 euros la tonne à plus de 300 euros la tonne.
03:06Et donc, il faut de ce côté-là demander un effort.
03:10En 1990, dans un contexte de crise comparable, au moment de la guerre du Golfe, quand Saddam Hussein avait envahi
03:17le Koweït,
03:18Michel Rocard, 6 jours après, avait pris un décret qui existe et qui est toujours mobilisable,
03:22qui permet de bloquer les marges de ces distributeurs ou de ces raffineurs.
03:28Je ne comprends pas que cet outil n'ait pas été mobilisé.
03:31Troisième levier qui doit être mis sur la table, et moi je n'hésite pas à le faire,
03:35c'est évidemment la question de la fiscalité qui existe sur le tabac.
03:37Aujourd'hui, quand on va à la pompe, presque 55%...
03:40Sur le tabac ?
03:40Pardon, le tabac, c'est un absurde.
03:42Vous n'avez pas de rapport.
03:43Oui, non, c'est peut-être le fumeur que je suis.
03:46Non, non, c'est la fiscalité qui existe sur le pétrole.
03:50Quand on va à la pompe, 55% de ce qu'on paye, ce sont des impôts.
03:56Il va falloir qu'on change, quand on sera plus au calme, ce mode de fonctionnement.
04:01Mais qu'il s'agisse de la TVA ou de la taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques,
04:08dans un cas comme dans l'autre, il faut qu'on puisse introduire de la modulation
04:11pour baisser rapidement, de l'ordre de 15 à 25 centimes, le prix à la pompe
04:17avant de revenir à une situation qu'il faudra traiter.
04:21Ça, c'est l'adaptation au long cours, l'électrification des usages,
04:25l'alternative à sortir de la dépendance aux énergies fossiles.
04:28Mais là, pour l'instant, il faut aider les Français.
04:30Et donc, cette baisse de 15 à 20 centimes que vous réclamez,
04:32elle serait compensée par les taxes sur les marges des raffineurs,
04:37une taxe sur les super-profits de Total, par exemple ?
04:40Là, à très court terme.
04:41Et là, ça renvoie à la préparation du budget à venir.
04:46Si on baisse les taxes sur le prix du diesel ou le prix de l'essence,
04:52évidemment, la nature horreur du vide, il faut pouvoir compenser le budget de l'État.
04:56Et là, une proposition immédiate de justice.
04:59Emmanuel Macron a supprimé l'impôt de solidarité sur la fortune
05:02qui est rapporté de 4 à 5 milliards d'euros.
05:05Il l'a remplacé par l'IFI, mais avec un rendement plus faible
05:08que ce qui était celui de l'impôt de solidarité sur la fortune.
05:11Donc, moi, je propose que, dans un mouvement de patriotisme économique
05:15et de solidarité dans le pays, dans cette période, on puisse substituer
05:19une partie de la TVA ou de la taxe, qui pourrait d'ailleurs être rendue flottante
05:24sur les produits pétroliers, par la mobilisation de cet impôt de solidarité sur la fortune.
05:31Ça reste quand même le mantra de la gauche socialiste.
05:33Non, ce n'est pas un mantra.
05:35Il y a besoin de financer, on va parler probablement du budget.
05:39Il y a des économies à faire.
05:40Moi, je ne le conteste pas.
05:41Je fais partie de cette gauche responsable qui est soucieuse de l'utilisation de l'argent public.
05:45Mais dans cette situation, et vous savez, c'est un enjeu économique,
05:50ce que les Français ne peuvent pas consommer du fait de l'augmentation des prix du pétrole,
05:56c'est autant de soutien à la demande, aux artisans, aux commerçants, aux PME françaises.
06:01Voilà.
06:01Moi, je suis un patriote.
06:02Voilà.
06:03Et dans le patriotisme économique, à un moment donné, on soutient l'activité dans le pays.
06:06En passant, Fabien Roussel a taxé Patrick Pouyanné de Total Energy, de Collabo,
06:11comme ceux, dit-il, qui ont collaboré avec les nazis lors de la Seconde Guerre mondiale
06:15parce qu'il fait trop de profits avec Total Energy.
06:16Vous acceptez la comparaison ?
06:18Non, je n'aime pas ce type de comparaison.
06:19On n'a pas besoin d'invoquer à EU et à DIA la Seconde Guerre mondiale
06:23et utiliser des propos infamants.
06:25On peut considérer que ces grandes entreprises doivent à nouveau être dans le patriotisme économique.
06:32Et j'ai l'honnêteté de dire que Total, en plafonnant ces prix à certains endroits,
06:36y participe.
06:37Mais ça ne suffit pas.
06:39Il faut poser la question de...
06:41Je l'évoquais, puisqu'ils en sont responsables,
06:44des marges sur le raffinage
06:46et plus largement,
06:48du niveau des super profits qui sont réalisés à l'étranger.
06:52Ils sont en partie réalisés à l'étranger,
06:54mais il faut là aussi qu'une grande entreprise française comme celle-ci
06:57participe à la solidarité et à nouveau à ce patriotisme économique.
07:01Jérôme Gage, on est sur CNews et sur Europe 1.
07:02Est-ce que vous attendez quelque chose d'intervention d'Emmanuel Macron
07:05qui sera interviewé jeudi soir à la télévision ?
07:08Vous avez un message à lui faire passer ?
07:10C'est celui que je viens de vous indiquer,
07:13puisque le cœur de son intervention doit porter sur la question
07:16des prix du carburant.
07:18Et de l'approvisionnement aussi.
07:20Sortir de la procrastination et de la mesurette
07:23et des mesurettes juxtaposées.
07:24À un moment donné, il faut renverser la table.
07:26Je suis parfaitement conscient du contexte international.
07:29Je suis parfaitement conscient que ce n'est pas un coup de baguette magique
07:32qui va réouvrir le détroit d'Hormuz ou celui de Babel Manded.
07:35Je suis parfaitement conscient que la guerre en Ukraine
07:37provoque des tensions sur les approvisionnements de matières premières
07:41avec des conséquences qui désormais vont intervenir,
07:43y compris sur les prix agricoles et donc sur les prix dans la grande distribution.
07:48Mais une fois qu'on a dit ça, confronté à cette situation,
07:52il faut mettre sur la table les mesures que j'évoquais.
07:53Donc pas de communication, des mesures claires que vous attendez du président ?
07:55Le président de la République est dans une logique de transparence.
07:57Il l'a fait la semaine dernière en recevant les chefs de parti.
08:00Je trouve ça sain.
08:02Il milite aussi dans une logique de dramatisation parfois un peu anxiogène
08:07pour justifier d'une certaine manière l'impuissance qu'est la sienne
08:10et la non-remise en question de son propre bilan économique
08:13dix ans après son arrivée aux responsabilités.
08:15Donc c'est une facilité de dire « ce n'est pas moi, c'est la peau des autres »
08:19C'est probablement une manière de se mettre au centre du débat.
08:24Emmanuel Macron est friand de cette position.
08:28Mais dans ce cas-là, il faut assumer sa part de responsabilité.
08:31Un mot du budget, Jérôme Guedj, qui doit être présenté.
08:3454 millions d'euros d'économie en plus.
08:36Milliards, pardon, pour Sébastien Lecornu.
08:39Est-ce que vous envisagez de voter ce budget ou pas ?
08:43Moi, je vais découvrir la semaine prochaine la copie telle qu'elle sera présentée,
08:47le 30 septembre.
08:48Mais pour l'instant, les indications sont préoccupantes.
08:51Parce que, et ça fait écho à ce que j'évoquais tout à l'heure,
08:55une telle contraction de la dépense publique
08:59va avoir des conséquences sur la demande intérieure,
09:02sur la consommation des ménages,
09:03et donc sur l'activité économique.
09:05Et donc, ça ne sert à rien de mourir guéri, si j'ose dire.
09:10Et donc, il faut que l'effort soit réparti différemment.
09:14Non, aujourd'hui, évidemment qu'il faut réduire les déficits.
09:17Mais d'abord, il faut regarder l'origine de ces déficits.
09:19Une partie, nous l'avons évoqué, c'est l'assèchement des recettes fiscales.
09:24Depuis 10 ans, si nous avions le niveau de fiscalité d'il y a 10 ans,
09:28le niveau de déficit n'existerait plus.
09:30Vous savez qu'on est le pays le plus taxé au monde.
09:32Oui, mais on est aussi un pays...
09:33Un assèchement de fiscalité ?
09:35Quand j'ai parlé de l'impôt de solidarité sur la fortune,
09:39je pourrais vous parler de la taxe d'habitation.
09:41Je pourrais vous parler de la flat tax,
09:43c'est-à-dire du fait que dans ce pays,
09:44on taxe moins les revenus du capital que les revenus du travail.
09:50Moi, je suis pour la justice fiscale et l'efficacité économique
09:52et l'effort qui doit être fait sur la dépense
09:57et, je l'ai dit tout à l'heure,
09:58les économies sur des choses qui ne fonctionnent pas bien.
10:01Et dans l'État, comme dans la sécurité sociale,
10:03il y a des dépenses.
10:04Je vous prends un exemple dans le budget de la sécurité sociale
10:09qui est plus important que le budget de l'État.
10:11Moi, je suis attaché à la sécurité sociale.
10:13Mais dans le fonctionnement, par exemple, de l'assurance maladie,
10:15il y a des prescriptions qui sont redondantes.
10:17Il y a de la consommation de médicaments
10:20qui est plus importante que dans d'autres pays
10:23sans qu'on soit forcément mieux soigné.
10:25Mais il y a, je vous prends un exemple,
10:27ça me tient à cœur.
10:28C'est une des mesures que je mets dans le débat public.
10:30Aujourd'hui, on a un système,
10:31quand vous allez consulter votre médecin,
10:33où vous devez acheter des médicaments,
10:35vous avez la sécurité sociale qui vous rembourse 70%,
10:38mais vous êtes obligés d'avoir une complémentaire à côté.
10:40C'est le seul pays au monde
10:41où on a un système avec deux financeurs.
10:44Eh bien, tout ça, ça a un coût.
10:45C'est opaque pour les Français,
10:47c'est inégal pour les jeunes, les chômeurs
10:49et les retraités qui, eux, n'ont pas leur entreprise.
10:51Et donc, vous, vous proposez ?
10:52Moi, je propose la sécurité sociale intégrale,
10:54un panier de soins remboursé à 100% par la sécurité sociale.
10:58Mais réduit, j'imagine.
10:59Réduit.
11:00Sur les biens qui sont absolument indispensables.
11:02Quand vous payez votre complémentaire santé,
11:04vous payez des dépenses qui ne sont pas remboursées
11:06par la sécurité sociale.
11:08Et vous le faites avec des frais de gestion
11:10qui sont extrêmement importants.
11:11Et moi, je préfère qu'on paye mieux les médecins.
11:14Je préfère que les gens soient traités de la même manière,
11:17quel que soit leur âge,
11:18quelle que soit la taille de leur entreprise
11:20ou leur statut.
11:21Les indépendants, ils n'ont pas une prise en charge
11:23à 50% par leur employeur.
11:25La sécurité sociale intégrale,
11:26c'est terminer l'ambition de la sécurité sociale.
11:29Et c'est, j'ai estimé,
11:30de 500 euros à 1 000 euros par an
11:33d'économie pour l'ensemble des Français.
11:35Voilà comment on va pouvoir redonner du pouvoir d'achat
11:37en pesant sur ce qu'on appelle les dépenses contraintes
11:40et en ayant quelque chose de plus simple,
11:42de plus lisible.
11:42Vous, comme moi,
11:43quand vous devez choisir votre mutuel
11:45ou votre assureur privé,
11:46vous ne savez pas exactement ce qui est remboursé.
11:48Rendez-vous compte, ces trois dernières années,
11:50le tarif des complémentaires santé
11:51a augmenté de 25%
11:53parce que l'État se délaisse sur elle.
11:55Mais quand vous payez une complémentaire santé,
11:58quand vous versez 100 euros,
11:59vous ne recevez que 85 euros
12:01parce qu'il y a 15 euros de frais de gestion,
12:03parce qu'il y a de la pub,
12:03du marketing, des courtiers.
12:05Vous voyez, là,
12:06il y a 8 milliards d'économies à faire
12:08et de simplification
12:08pour l'ensemble de nos concitoyens.
12:10Voilà une proposition dans le débat public.
12:12Voilà une manière de mettre
12:13les questions de santé
12:14que je vais porter dans la primaire
12:15parce que ça, c'est un vrai changement.
12:17Donne des gages, peut-être,
12:18en tout cas au RN
12:19pour éviter la censure de son budget,
12:22instauration d'un délai de carence
12:23sur les prestations sociales
12:24pour les étrangers, pour ou contre ?
12:26Ça me paraît tellement dérisoire
12:28en termes d'économie
12:30qui peut être générée
12:32et un peu grossier,
12:33comme vous l'avez dit
12:34et fort justement relevé,
12:36comme signal envoyé
12:37au Rassemblement National.
12:39Mettons sur la table
12:40des mesures de justice fiscale,
12:43ceux qui ne payent pas l'impôt
12:45comme les autres,
12:45les grandes entreprises,
12:47les ménages les plus élevés,
12:49les aisés,
12:50les hauts patrimoines.
12:52Et puis à côté de ça,
12:53il y a des économies
12:54et je vous dis,
12:54faisons massivement des économies
12:56sur l'organisation de l'État,
12:58sur les dépenses redondantes,
13:00sur les rentes qui existent,
13:01y compris dans le champ
13:02de la sécurité sociale.
13:04Mais encore une fois,
13:04vous savez,
13:05j'ai été président de département
13:06et chaque jour,
13:07je me posais la question,
13:08est-ce qu'un euro d'argent public
13:09est bien utilisé ?
13:10Et quand on avait
13:12des gains de productivité
13:13parce que l'informatique,
13:15parce que l'intelligence artificielle,
13:16je préfère redéployer
13:17des fonctionnaires
13:18sur des missions nouvelles,
13:21voire redéployer
13:21sur d'autres dépenses
13:22plutôt que se dire
13:23qu'il faut créer en permanence
13:24des postes des fonctionnaires.
13:25Mais c'est utile
13:26des postes des fonctionnaires.
13:27Vous voyez,
13:27dans mon département,
13:28je vous prends un exemple.
13:28Je vous prends un exemple.
13:32Je vous prends un exemple.
13:34Quand j'étais président
13:35de mon département,
13:36le magnifique département
13:37de l'Essonne,
13:37j'ai créé un service public
13:39départemental
13:39de maisons de retraite
13:40pour créer des maisons
13:41de retraite publiques
13:42où ce n'est pas
13:43la marchandisation,
13:44où ça n'alimente pas
13:46des grands groupes.
13:47Et bien donc,
13:48on a créé près de 600 postes
13:49de fonctionnaires
13:50dans ces maisons de retraite publiques
13:51qui existent aujourd'hui.
13:52Et vous voyez,
13:52le service public,
13:53quand il répond à des besoins,
13:54et là,
13:55ça permettait d'accompagner
13:56dans des conditions dignes
13:57et les moins chères
13:58de toute l'île de France.
13:58Il me reste un peu de temps
13:59pour parler de la primaire
14:00de la gauche.
14:01Ça m'étonne qu'on n'en parle pas.
14:02Le groupe vit bien.
14:03On a pris du temps
14:04pour parler des choses importantes.
14:04Mais c'est très bien.
14:11de stagiaire,
14:11Ragnar Luxman le stagiaire,
14:13lui, il lui rétorque
14:13qu'il n'a pas passé 45 ans
14:15à quémander des places de ministre.
14:17C'est au niveau, tout ça ?
14:18Jérôme Gage ?
14:19Non, ce n'est pas au niveau
14:20et je suis très en colère.
14:21Je ne sais pas si c'est
14:22une colère saine,
14:23mais en tous les cas,
14:23c'est une colère fondée.
14:25On est lancé aujourd'hui
14:26dans un processus de départage.
14:27Il faut que cette primaire fonctionne.
14:29Et je le dis à tout le monde,
14:29venez participer à cette primaire.
14:31À 15 euros.
14:33Vous avez la possibilité
14:34de choisir le candidat
14:35de la gauche républicaine.
14:37Moi, je veux incarner
14:41européenne, sociale, écologiste.
14:42C'est une ligne rouge
14:43avec une séparation absolue
14:46avec la France insoumise.
14:47Je l'ai incarnée
14:50dans mes choix personnels
14:51en refusant l'accord
14:52avec la France insoumise.
14:54Donc, on a tout ça
14:54à mettre sur la table.
14:55Et là, on a une chamaillerie
14:56de cours de récré
14:57qui n'est pas à la hauteur
14:59de l'enjeu.
15:00Quand on vient dans une primaire,
15:01on en respecte les règles.
15:03Et la première des règles,
15:04c'est un débat de dispute apaisée.
15:06On ne peut pas combattre
15:08la brutalisation du débat public
15:09que certains utilisent
15:12matin, midi et soir
15:13pour stigmatiser,
15:14conflictualiser.
15:15Et soi-même,
15:16au moment où on a une primaire
15:17dans la même famille politique
15:18où tous ceux
15:19qui sont sur la table
15:19ont vocation,
15:20le moment venu,
15:21à se retrouver,
15:22mettre des lignes rouges
15:23de cette manière
15:24et introduire,
15:25vous savez,
15:25moi, je veux faire
15:26de la politique
15:27avec de la dignité.
15:28Et dans ces mots
15:29que j'ai entendus,
15:29notamment de Ségolène Royal,
15:31j'y ai vu une forme
15:31de mépris.
15:32Et on ne peut pas
15:33traiter son compétiteur
15:35avec mépris.
15:35En mettant en valeur
15:35son expérience ?
15:36C'est du mépris ?
15:38Et quand tu lui dis
15:39qu'elle a passé des années
15:40à quémander des ministères ?
15:41Madame Ferrari,
15:42on peut développer
15:44des arguments
15:45sans dénigrer
15:46son compétiteur.
15:47Ça, les Français,
15:48on en a marre
15:48de cette manière
15:49de faire de la politique.
15:50Elle veut mettre
15:50en avant son expérience
15:51qu'elle mette en avant
15:52son expérience.
15:53Et moi,
15:53dans mon expérience politique,
15:56j'ai appris qu'il faut
15:58faire de la politique
15:58avec dignité.
16:00Et que face à des attaques
16:01aussi grossières,
16:03j'invite toutes celles
16:04et ceux qui vont être
16:04mis en cause
16:05à ne pas y répondre
16:08dans cette partie
16:09de ping-pong
16:10un peu délétère
16:11et qui ne osent pas
16:13le débat.
16:13Moi,
16:13dans cette primaire-là,
16:15je veux défendre
16:15mes propositions,
16:16mon style,
16:17mon tempérament,
16:17mon énergie,
16:18mon expérience.
16:19Je voulais parler
16:19de mon expérience
16:20d'élu local,
16:22de celle de parlementaire
16:23qui est exigeant
16:24sur des sujets sociaux
16:25notamment,
16:26sur les questions
16:26de santé,
16:26sur les questions
16:27de vulnérabilité.
16:28Mais je ne ferai jamais
16:29en mettant en cause
16:30mes compétiteurs.
16:31Parce que sinon,
16:32cette primaire,
16:32elle va être
16:33une foire d'empoigne
16:34et elle va fragiliser
16:36les gens d'y venir
16:39et surtout,
16:39elle va fragiliser
16:40le candidat.
16:41Moi,
16:41je veux gagner
16:41cette primaire
16:42et dans cette primaire,
16:43le moment venu,
16:44il faudra que ceux
16:44qui ont participé,
16:45ils respectent le principe
16:46qui a été posé
16:47de soutenir
16:48celui qui a été désigné.
16:50Je n'ai pas envie
16:50de revivre
16:50ce qu'on a vécu
16:51en 2017
16:52où celui qui avait perdu
16:55la primaire
16:56n'a pas soutenu
16:56celui qui l'a gagné.
16:58À l'instant,
16:58Philippe Brun,
16:59député,
16:59qui a été exclue
17:00de cette primaire
17:01de la gauche
17:01après des accusations
17:02de violences
17:03de la part d'une militante,
17:04il a été suspendu
17:05du Parti Socialiste
17:06à titre conservatoire,
17:07annonce un référé
17:07en justice
17:08pour demander
17:08sa réintégration immédiate.
17:10Qu'est-ce que vous lui dites ?
17:12Moi,
17:12je fais partie
17:12de ceux
17:13qui ont trouvé
17:13que la manière
17:15dont il a été écarté
17:18était brutale
17:19parce qu'on l'a appris
17:20de la veille
17:21pour le lendemain
17:22sans disposer
17:23de tous les éléments
17:24en nous disant...
17:25Vous n'avez pas voté
17:25son éviction ?
17:25Non,
17:26moi,
17:26je n'ai pas voté
17:26son éviction,
17:27je n'étais pas en mesure
17:28de le voter,
17:28j'étais dans un train
17:29à ce moment-là
17:30et donc,
17:30je n'avais pas
17:31de possibilité
17:32de voter
17:32mais si j'avais dû...
17:34Vous n'avez pas dit
17:34oui,
17:34ok,
17:35Si j'avais dû voter,
17:36je ne l'aurais pas voté
17:37dans ces conditions-là.
17:39Pour autant,
17:40je suis très attaché,
17:41évidemment,
17:41au respect
17:42de la parole
17:43des victimes
17:43mais je suis attaché,
17:44franchement,
17:45on défend l'état de droit,
17:47on défend le contradictoire
17:48et on peut défendre aussi
17:49une forme de camaraderie,
17:51juste prévenir
17:52l'intéressé,
17:53juste l'informer
17:54en amont
17:55qu'il y a ce risque
17:56qui le concerne lui,
17:57qui concerne la jeune femme,
17:58qui concerne la primaire
17:59et peut-être qu'une solution
18:01par le haut
18:01aurait pu être trouvée.
18:02Donc, un référé en justice,
18:04si la justice lui donne raison,
18:05il revient dans la primaire ?
18:06Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?
18:08Je vois les délais
18:09dans lesquels,
18:09désormais,
18:10on a un débat
18:11qui commence demain soir,
18:13deux autres débats
18:13sur les chaînes.
18:15J'ai envie que les gens
18:16viennent participer à la primaire.
18:18Je regrette la manière
18:19avec laquelle
18:20les choses se sont engagées
18:21mais encore une fois,
18:21il faut respecter
18:22la parole des victimes
18:23mais ne pas passer
18:24par-dessus bord
18:25des principes
18:26qui sont au cœur
18:26de l'engagement public.
18:27Notamment la justice.
18:28Le principe de justice
18:29et s'il saisit la justice
18:31et que la justice
18:31lui donne raison,
18:32il faudra le réintégrer.
18:35Mais je trouve
18:36que tout ça
18:37n'a pas été bien piloté
18:39et je le regrette.
18:40Une dernière question,
18:40elle concerne LFI
18:41dont vous avez fait
18:42votre ligne rouge.
18:44Vous dites aucune alliance
18:45avec LFI,
18:45on l'a déjà beaucoup entendu
18:47de la part des socialistes.
18:48Ça se termine régulièrement
18:49en appel à voter
18:50pour le nouveau fonds populaire
18:52ou une autre formation.
18:53Qu'est-ce qui nous garantit
18:54que cette fois-ci,
18:54là, en 2027,
18:56vous n'avez pas finalement
18:57vous ralliez pas vous
18:58mais peut-être
18:58le candidat de gauche
18:59si vous l'êtes
19:01à la bannière
19:01de M. Mélenchon ?
19:02Non, mais c'est justement
19:03la garantie
19:03qu'il n'y ait pas
19:04d'alliance
19:05à la présidentielle,
19:06évidemment,
19:07mais aux législatives
19:07qui suivent,
19:08c'est de me désigner
19:09comme candidat
19:10à cette primaire
19:11parce que
19:12candidat à l'élection
19:13présidentielle,
19:15la zone,
19:15l'étanchéité
19:16sera garantie
19:17pour une simple raison,
19:18c'est que je l'ai fait.
19:20Voilà, en 2024,
19:21après la dissolution,
19:22j'ai pris ce risque.
19:23Est-ce que c'est du courage ?
19:24C'est de la cohérence.
19:25J'ai pris le risque
19:26de perdre l'élection
19:27dans ma circonscription.
19:27Votre parti ne l'a pas fait,
19:28Jérôme Gallet ?
19:29Oui, mais c'est la raison
19:30pour laquelle
19:30parce qu'à la tête du parti,
19:33il y a cette ambiguïté,
19:34il y a cette gaudie.
19:35Olivier Faure, donc,
19:35à la tête du parti.
19:35Olivier Faure assume
19:37une position
19:38qui consiste à dire
19:39demain, peut-être,
19:40on verra
19:40la possibilité
19:42d'un accord
19:42avec la France insoumise
19:44aux élections législatives.
19:45Mais il est très cohérent
19:47aux élections municipales.
19:48Après les propos
19:49au relance antisémite
19:50de Jean-Luc Mélenchon,
19:51il avait pris la position
19:52de dire
19:53pas un seul accord.
19:54Ça, c'était le 3 mars
19:55et trois semaines après,
19:56il a laissé faire
19:57des accords
19:58aux élections municipales.
19:59Donc, pas de cohérence.
19:59Moi, je n'aime pas la gaudie.
20:01Voilà, au ski,
20:02c'est sympa la gaudie,
20:02mais en matière de politique,
20:04ça fait du mal
20:05et à la gauche républicaine
20:06et à l'ensemble du pays.
20:07Donc, la meilleure garantie
20:09de cette étanchéité,
20:10de ce refus,
20:11c'est les combats
20:12que je porte,
20:13c'est l'engagement
20:13qui est le mien,
20:14c'est ma détermination
20:15et c'est la raison
20:16pour laquelle, je le redis,
20:17venez participer
20:18à cette primaire.
20:18Tout le monde peut le faire.
20:20Il suffit de s'inscrire
20:20sur le site
20:22choisir2027.fr.
20:23est toujours un salopard
20:23antisémite pour vous ?
20:25C'est les mots
20:26que j'ai utilisés
20:27qui ont provoqué
20:27cette rupture
20:28qui est une rupture définitive
20:29parce que, vous savez,
20:31en politique,
20:31on peut discuter
20:33des questions budgétaires,
20:34des questions économiques,
20:35des questions sociétales,
20:36mais les valeurs,
20:37ça ne se discute pas.
20:38Et donc,
20:39on ne transige pas
20:40sur la lutte
20:40contre l'antisémitisme
20:41et le racisme.
20:42On ne transige pas
20:42sur la laïcité.
20:43On ne transige pas
20:44sur l'universalisme républicain.
20:46On ne transige pas
20:47sur le refus
20:47de la brutalisation
20:48du débat public.
20:49Il a fait ce choix.
20:50La rupture à gauche
20:51doit être claire
20:51et un des enjeux
20:52de cette primaire,
20:53c'est d'opérer
20:54cette grande clarification
20:56qui, malheureusement,
20:57n'a pas eu lieu
20:57ces derniers mois.
20:58Merci Jérôme Guedj
20:58d'être venu ce matin
20:59dans la matinale
21:00de CNews et Europe 1.
21:01Bonne journée à vous.
21:01Merci Jérôme Guedj,
21:02merci Laurence Ferrari.
21:03Dans un instant
21:04sur Europe 1,
21:05vos signatures du mardi,
21:06Eugénie Bastier
21:07et Nicolas Carreau.
21:08A tout de suite.
Commentaires

Recommandations