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  • il y a 10 minutes
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mardi, Pascal Praud s'intéresse aux artistes qui s'engagent contre le RN à l'image de Paul Mirabel ou de Jean-Michel Aphatie.

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Transcription
00:00Bon, la revue de presse, et c'est quelque chose qu'on va faire chaque matin,
00:04parce que tous les jours vous allez avoir ou un artiste ou un second couteau
00:08qui expliquera sur l'antenne de Quotidien, sur l'antenne de France Inter,
00:13sur l'antenne du service public, qu'il faut ne pas voter pour le Rassemblement National.
00:19Donc là c'est le dénommé Paul Mirabel, mais je ne suis pas sûr que ce ne soit pas contre
00:24-productif,
00:25parce que vous allez écouter Paul Mirabel à Quotidien hier,
00:28je ne veux pas dire qu'il ne sait pas de quoi il parle,
00:30mais il est quand même en difficulté, pour le moins dans l'argumentation.
00:33Là il compte plutôt pour des prunes, attention à notre truc.
00:36Bon, écoutez, mais c'est très amusant, parce qu'ils sont là autour de la table
00:41en train d'essayer de l'aider, bien sûr, mais chaque jour on va avoir la petite sortie.
00:46Alors là c'était Paul Mirabel hier.
00:49Il y a un sketch de Mirabel.
00:51Mais oui, moi je pense à Belmondo qui avait dit je ne veux pas m'engager politiquement,
00:55je pense à Brassens, parce qu'en plus ces gens-là, ils ont des têtes comme des compteurs à gaz.
00:59Ils sont persuadés qu'ils peuvent influencer la vie des Français,
01:04qu'ils méprisent d'ailleurs par hasard.
01:06Il faut leur dire, bien sûr, parce qu'il y a...
01:07À partir où un certain Thomas Guénelet se compare à Jean-Paul Sartre,
01:11tous les espoirs sont permis.
01:12Bon, écoutez donc ce monsieur Mirabel,
01:14qui hier est une conscience politique de la France.
01:21En fait, j'ai l'impression que j'aurais du mal en tant qu'on est artiste,
01:25mais j'ai l'impression qu'avant tout, je suis citoyen français de 30 ans qui habite à Paris
01:31et que derrière l'artistique, j'ai des convictions et des choses qui me font peur.
01:36Et j'aurais peut-être pas répondu ça il y a quelques années,
01:38mais là je me sentirais mal de ne pas faire barrage
01:43ou de ne pas dire que je suis contre certains partis qui prônent la...
01:48Pardon, la...
01:49La division.
01:50La division, pardon.
01:51La division et le non-vivre-ensemble, on va dire.
01:54Pour être clair, quel parti tu vises ?
01:58Pas de...
02:00D'un certain côté qu'on n'aime pas trop.
02:03Et voilà.
02:04Alors c'est sur le côté gauche de votre télé ?
02:06Oui.
02:06Oui, c'était...
02:13Juste j'expliquais, mais là, quand on montre là, c'est à droite.
02:18Non mais en fait j'ai l'impression qu'il y a tellement de priorités actuellement
02:22qu'on devrait plutôt chercher à se rassembler plutôt qu'à nous diviser.
02:26Et tous les discours politiques de haine, si je peux, d'une quelconque façon m'y opposer,
02:32je le ferai avec grand plaisir.
02:34Voilà.
02:35Donc...
02:35Je ne sais pas...
02:36Tous les éléments de langage, ils sont...
02:39Il n'y a pas...
02:40C'est une émission d'humour affligeante au dictionnaire.
02:42Voilà, il n'y a pas...
02:43Il y a son ticket d'entrée.
02:44Ça y est, il y a son ticket d'entrée.
02:45C'est parfait.
02:46Ils ne sont pas malins.
02:47Franchement, c'est pas des...
02:48Franchement, il ne vaut mieux rien dire que de dire ça.
02:49Non mais on est d'accord, il vaut mieux rien dire que de dire ça.
02:51Mais je pense que c'est contre le produit.
02:53Oui, c'est pire.
02:53Bon, Jean-Michel Apathy, lui, a ciblé hier, c'est la revue de presse, il a ciblé cette fois,
02:58avec Saracnafo.
02:59Il va carrément à l'exénophobe et raciste.
03:02C'est ce que dit M. Apathy.
03:03Ben, surtout, Saracnafo vend par rapport au livre de Jean-Michel Apathy.
03:07Ben oui, Jean-Michel...
03:08Oui, non mais...
03:09Donc, les gens qui...
03:10Non mais vous avez parfaitement raison.
03:12C'est vrai.
03:12La jalousie rentre quand même dans nos dents.
03:14Ah, chez ce monsieur, il est possible que ce soit un facteur...
03:18Un moteur.
03:18Oui, il est possible que la rancœur, le ressentiment, l'aigreur...
03:21C'est possible.
03:23Écoutons M. Apathy.
03:26Et donc, on essaie de vendre Knafo.
03:28Même avant, c'était pas possible.
03:29Mais Knafo, il est xénophobe et raciste comme lui, et elle est copine avec la F2.
03:33Mais c'est pas nouveau.
03:34Rien mais nouveau.
03:35Non, c'est pas nouveau.
03:35Vous vous rendez compte, vous traitez quelqu'un comme ça sur une chaîne de xénophobe et de raciste ?
03:40Je sais même pas si d'ailleurs ça tombe sous le coup de la loi,
03:45mais il me semble quand même que pour un éditorialiste politique,
03:50il pourrait y avoir un peu de nuances.
03:52Il ne dirait pas cela, par exemple, de Jean-Luc Mélenchon.
03:55Il ne dirait pas qu'il est xénophobe ou raciste.
03:58Ce qui est très intéressant, c'est qu'il n'argumente pas, justement.
04:02On ne lui demande même pas d'argumenter.
04:04Ce serait le rôle, normalement, du présentateur, de lui dire
04:05pourquoi est-ce que vous dites ça, parce que c'est extrêmement grave.
04:08Et en fait, c'est ça qui est assez intéressant.
04:10C'est exactement ce que Jean-Séviat disait déjà en l'an 2000,
04:13quand il disait que le terrorisme intellectuel,
04:15c'est en fait coller des étiquettes sur des gens
04:17et on les traite de fachos, de xénophobes, de racistes.
04:20Et comme ça, ils n'ont plus le droit de parler, on ne les écoute plus.
04:22Ce sont les méchants, sauf que ça ne fonctionne plus, malheureusement.
04:24Et me semble-t-il, les Français ont compris aujourd'hui.
04:26Preuve en est les sondages.
04:29Jean-Michel Apathy, finalement, c'est lui-même
04:31qui en parle le mieux de lui.
04:34Écoutez cette séquence.
04:51C'est lui-même qui en parle le mieux de lui, sans doute.
04:55Qu'ai-je encore à vous mettre ?
04:56Ah oui, bien sûr, grand corps malade aussi.
04:59Il y a pris tous les jours, il y aura une petite prise de parole.
05:04Donc là, c'est grand corps malade.
05:06Moi, je suis de ceux qui disent qu'un artiste doit avoir un regard sur son époque,
05:09sur le monde.
05:09D'abord, ils se prennent tous pour des artistes, ces gens-là.
05:12Mirabel, maintenant, c'est un artiste.
05:13C'est-à-dire que c'est quand même des gens...
05:16C'est quelqu'un qui monte sur scène, qui fait des...
05:19Grand corps malade, c'est un artiste.
05:20Oui, oui, d'accord, d'accord.
05:22Alors, écoutez, un artiste, moi, je juge un artiste, son manifeste, c'est son art,
05:29d'une certaine manière.
05:30Ce n'est pas ses prises de position.
05:31Ça, bien souvent, il y a aussi une part de cynisme dans toutes ses prises de position.
05:36Parce que c'est aussi une manière de pouvoir être dans ce monde-là,
05:40et pourquoi pas, d'avoir des contrats, etc.
05:43Mais oui, il y a une part aussi de cynisme et de calcul, disons-le.
05:47Après, qu'encore malade, il est assez convaincu, je pense, dans ses films, dans ses textes.
05:51Mais ils sont tous convaincus, mais...
05:52C'est plus argumenté, si vous voulez, que Paul Mirabelle.
05:55Mais qu'il vienne un matin sur notre plateau.
05:57Je vous assure que tous ces gens-là viennent et nous disent précisément
06:00en quoi discours de haine, en quoi division.
06:03Parce que la politique, c'est toujours de la division, c'est idiot.
06:06Par définition, tu te divises, puisque tu t'engages contre d'autres idées.
06:12Donc, quand j'entends ce monsieur Mirabelle arriver à 25 ans,
06:16dire, voilà, il faut qu'on se rassemble, etc.
06:17Mais c'est idiot.
06:19Par définition, la politique, c'est justement des fractures.
06:22Il y a des gens qui sont des libéraux, des gens qui sont des étatistes, que sais-je.
06:26Donc, il y a des oppositions, bien sûr.
06:28Mais qu'est-ce qu'ils savent ?
06:30Rien.
06:31Donc, ils parlent.
06:32De Gaulle divisait pas mal.
06:34Oui, bien sûr, évidemment.
06:36Mais tous les hommes politiques.
06:39C'est tellement mieux.
06:40Moi, ils me fatiguent, tous ces gens-là.
06:41Mais bon, c'est Adèle.
06:43Ce qui est fait, ce petit milieu, c'est justement ça.
06:45C'est que ça divise.
06:46Ce n'est plus l'unanimisme.
06:48Ce n'est plus l'unanimité.
06:50Il y a d'autres voix qui s'expriment.
06:52Et ça, ça les rend dingue.
06:54Moi, ils me fatiguent.
06:55Et je pense qu'ils fatiguent beaucoup de gens, pour tout le dire.
06:57Et ils fatiguent beaucoup de Français.
06:58Qu'ils disent, moi, je ne veux pas des spectateurs dans mon spectacle.
07:03Alors, Adèle Exard Copoulos, elle a dit, ce qui est sûr, c'est que je ferai tout pour faire barrage
07:07au RN.
07:07Parce que c'est un parti dont les idéologies sont la division et la haine.
07:11Et qui met en danger nos droits.
07:12Bon, j'avoue que ça fait peur.
07:14Il ne faut pas avoir honte de le dire.
07:16Bon, il est 9h27.
07:18Que me dit Lucas Busutil ?
07:21Et terminons par, effectivement, M. Pigasse, qui était ce matin sur France Inter.
07:26France Inter, c'est extraordinaire quand même.
07:28Il était ce matin sur France Inter, M. Pigasse.
07:29Bon, c'est la revue de presse.
07:30On va la faire tous les jours.
07:31Sous-titrage Société Radio-Canada
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