00:00On parlait en début d'émission des déclarations de Milley.
00:02Quand on regarde le PIB par habitant aux Etats-Unis, c'est 83 000 par habitant en France, en Europe
00:08c'est la moitié.
00:10Et pendant qu'eux, leur pouvoir d'achat s'envole, nous ils diminuent.
00:13C'est une catastrophe à tous les niveaux économiquement.
00:15Et quand on entend des gens dire qu'ils vont se priver, c'est affligeant.
00:21Et vous aviez raison de dire que c'est immoral de voir que l'Etat ne cesse de nous taxer.
00:25Mais aujourd'hui, la dette est à un tel niveau qu'il est à l'os et qu'il n
00:28'est même pas capable de sauver les gens de telles situations.
00:31Ne serait-ce qu'en baissant une proportion des taxes qui sont aujourd'hui autour de 60% sur le
00:36carburant.
00:36Et les seuls qui sont ciblés, évidemment, c'est nos amis des retraités.
00:39Alors je me permets de...
00:40Ah non, Pascal !
00:41Mais non, comment ?
00:42Ne recommencez pas.
00:43Mais je ne vais pas recommencer, c'est les seuls qui...
00:44C'est aux actifs aussi ?
00:46Non.
00:46Parce que nous, on est beaucoup taxés, je vous le rappelle.
00:48Oui, mais je suis d'accord avec vous, mais les seuls qui sont ciblés, dis-je, ciblés...
00:54Et parce qu'il y a un vrai sujet, un vrai débat démocratique sur la question des retraites et...
01:00Mais Azélique, je veux bien qu'il y ait un sujet.
01:03Tout le monde est d'accord qu'il faut réformer le système.
01:06Nous sommes d'accord.
01:07Mais aller cibler aujourd'hui les retraités, alors qu'il y a d'autres économies à faire avant les retraités,
01:14je trouve ça immoral.
01:16C'est tout, ma position.
01:17Je ne vais pas défendre les retraités tous les jours.
01:20Je veux dire, le coût de l'immigration, c'est 40 milliards.
01:23Je veux avant qu'on cible les étrangers qui viennent sur le sol de France.
01:27Oui, mais c'est symbolique et je suis en partie d'accord, par exemple, si on parle de l'AME,
01:30c'est 1 milliard.
01:31Mais sauf que c'est du symbole à côté de la question des retraites dans un système où, en effet,
01:35on est face à un mur démographique.
01:36Je ne dis pas qu'il faut couper les retraites des retraités ou supprimer les pensions.
01:40Mais 420 milliards, ce n'est pas symbolique, alors que là, on envisage de prendre 6 milliards aux retraités.
01:46Ce n'est pas symbolique.
01:47En fait, quand on ne peut pas discuter...
01:49Ça ne vous assure pas qu'ils ont cotisé, quand même.
01:50Oui, mais ça, c'est la réponse facile.
01:52En fait, quand on parle des 10%, quand on parle...
01:55Ce n'était pas la ponction facile.
01:57Quand on parle des 10%, c'est une génération qui n'a pas fait suffisamment d'enfants,
02:01donc on peut se poser la question, puisqu'en fait, c'est la réalité aujourd'hui de la question,
02:05c'est qu'il n'y a pas assez de renouvellement de génération pour pouvoir financer ce système.
02:09On cotise deux fois plus qu'eux, donc en fait, ce n'est pas la réponse évidente.
02:14Et quand on ne peut pas, ne serait-ce que supprimer les 10% d'abattement pour frais professionnels,
02:19eh bien là, je pense qu'il y a un vrai sujet démocratique où on doit se poser la question
02:22de pourquoi est-ce qu'on ne peut pas débattre de cette question.
02:23Mais on peut débattre, je vous répète ce qui me frappe...
02:26Moi, je n'ai jamais été autant harcelée et insultée pour avoir dit ça sur un plateau télé.
02:31Oui.
02:31Vous vous rendez compte ?
02:32Mais parce que, je vous répète, d'abord, c'est symbolique.
02:37Les vieux, il faut les laisser tranquilles.
02:39Des efforts, ils en ont fait toute leur vie.
02:41Ils bossaient 50 heures, parfois, par semaine,
02:45alors qu'aujourd'hui, la vie est souvent plus facile sur le plan du travail.
02:48Et que, je le répète, c'est les seuls.
02:51Alors, je vais vous lire le message d'un retraité qui nous suit et que j'aime beaucoup.
02:56Pour les retraités, il y a aussi le feuilleton comme un supplice chinois.
03:00Tous les jours, être vilipendé, montré du doigt, culpabilisé comme de vulgaires délinquants,
03:04alors qu'on a le sentiment d'avoir fait correctement son boulot tout au long de sa vie.
03:08S'en est trop.
03:09Qu'on désindexe et qu'on n'en parle plus, ce jeu de massacre, ce tribunal permanent devient insupportable.
03:14Il a raison, je suis désolé.
03:15C'est-à-dire qu'en plus, moi, je vois une petite musique de jeunes.
03:19Ce que disent les plus jeunes, c'est la guerre des générations.
03:23Ce que disent les plus jeunes sur les retraités, c'est, me semble-t-il, très choquant.
03:27L'inverse est vrai aussi.
03:28Surtout que ce ne sont pas les petites retraites ou les fonctionnaires.
03:34Les personnes ne touchent pas les retraites.
03:35Le scandale des retraites de la fonction publique,
03:38ou du moins le décalage entre la fonction publique et le privé,
03:41ça, c'est un vrai sujet.
03:43Ce ne sont pas les mêmes retraites.
03:45Ceux qui sont ciblés, ce sont les retraités qui ont été, pendant leur vie, cadres,
03:52qui avaient des revenus confortables,
03:54qu'ils ont vu amputés en général de la moitié ou des deux tiers
03:57le jour où ils sont partis à la retraite.
03:59Et on leur explique aujourd'hui qu'ils ont eu beau cotiser pendant 40 ou 45 ans,
04:02c'est trop, c'est trop par rapport aux minima sociaux, etc.
04:06Et ça, il y a quelque chose, un discours que je trouve absolument parfaitement démagogique
04:10et totalement injuste.
04:12Bien sûr, parce qu'il y a des différences.
04:14Ils ont parfois plus travaillé.
04:15Tout le monde n'est pas égal.
04:17C'est-à-dire qu'il y a aussi une hiérarchie.
04:19Forcément, il y a des gens qui sont plus méritants que d'autres.
04:22Mais je ne sais pas comment vous le mesurez, cette méritocratie.
04:26Il a raison, c'est les cadres supérieurs qui sont visés.
04:28Mais les actifs qui ne sont pas méritants aussi,
04:30les actifs qui ont des enfants, qui ont une famille nombreuse, etc.
04:33Vous vous rendez compte, moi, on m'accuse de toucher des allocs, ce qui est faux, évidemment,
04:37parce que j'ai trois enfants.
04:39Vos téléspectateurs, à partir du moment où je dis cette vérité,
04:43qui est aussi que nous cotisons deux fois plus qu'eux.
04:45Mais commençons, mais commençons à zélise.
Commentaires