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Avec interview de Julie Voyern directrice des salons industries chez GL Event exhibition industrie / Gary Prijent, responsable juridique de Matière

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##LE_FAIT_DU_JOUR-2026-09-22##

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News
Transcription
00:00Nous sommes au cœur de l'industrie, on peut dire ça, et nous sommes surtout au cœur d'un salon
00:04que l'on doit à Julie Voyer.
00:06Alors Julie Voyer, vous êtes directrice des salons Industrie GL Event, et vous êtes à l'origine de cet endroit
00:13où nous sommes maintenant.
00:15Racontez-nous ça.
00:16C'est la troisième fois que vous réunissez ces FIAS-EPEM, c'est-à-dire les industries, l'industrie agroalimentaire.
00:23C'est un projet qui, je t'allais dire, qui prend corps.
00:26Bonjour à tous, merci beaucoup pour cette émission, on est ravis de vous accueillir en direct des CPM et des
00:31FIAS Industries.
00:32En effet, pendant trois jours, on va avoir 600 industriels réunis qui sont là pour montrer à la fois l
00:37'innovation technologique,
00:38comment on automatise, comment on robotise, mais aussi toutes les solutions qui sont liées à la supply chain, valoriser les
00:44savoir-faire.
00:44Donc on y parle bien évidemment d'innovation, on y parle aussi de filières fortes du territoire,
00:49puisque pendant ces trois jours, on va aussi réunir les grands fleurons.
00:53On se rappelle, l'Occitanie et la Nouvelle-Aquitaine ont une dynamique très forte.
00:57La DG a sorti un baromètre récent sur les ouvertures d'usines en 2025, on parlait de plus 19.
01:02Quand on cumule ces deux territoires, on est à plus 29.
01:05Donc très clairement, on voit cette puissance et cette innovation.
01:08C'est porté par des filières stratégiques, notamment l'aéronautique,
01:11puisqu'on est sur 40% aujourd'hui des emplois aéronautiques et spatiaux qui sont présents ici sur la région
01:18Occitanie,
01:18et bien sûr sur l'agroalimentaire, puisqu'on sait très bien que c'est le premier employeur et aussi le
01:24premier en nombre d'entreprises.
01:25Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que pendant trois jours, on se réunit, on fait du business, on
01:29valorise l'innovation,
01:30on valorise bien sûr les savoir-faire du territoire, puisqu'on a 30% d'acteurs régionaux,
01:34on valorise les supply chains et on fait en sorte bien sûr de créer de l'attractivité aussi.
01:39Julie Voyer, on se doute que les entrepreneurs qui sont ici ont pour premier souci la performance de l'entreprise.
01:44Est-ce qu'ils sont conscients, au vu de l'attente, j'allais dire, du peuple français,
01:48de se sortir de ce marasme économique dans lequel, je le disais, une classe politique incompétente nous a plongé ?
01:53Est-ce qu'ils ont à l'esprit l'attente qu'il y a dans ce pays pour cette réindustrialisation
01:57qui doit normalement nous promettre un vrai sursaut économique ? Est-ce qu'ils l'ont en tête ?
02:02Les industriels, ils l'ont en tête, ils le défendent chaque jour, ils sont engagés.
02:06Quand on regarde aujourd'hui la manière dont ils travaillent, ils cherchent à produire mieux, avec moins,
02:10ils cherchent à préserver les ressources, ils sont dans des enjeux aussi de transmission,
02:14parce que des savoir-faire, il faut les préserver, il faut les développer,
02:16et il y a des vrais savoir-faire industriels en France.
02:18Ils en ont conscience, ils se battent, ils ont besoin d'être soutenus, c'est hyper important.
02:23On leur demandera s'ils se sentent soutenus d'ailleurs.
02:25Je pense qu'ils ont besoin d'avoir des signaux forts, et ils ont aussi besoin,
02:28et vous le disiez tout à l'heure dans votre édito, très important,
02:31que le consommateur comprenne, l'industrie est souvent invisible.
02:35Et malheureusement, l'industrie, elle recrute, c'est de l'emploi dans les territoires,
02:38c'est souvent des salaires qui sont mieux payés, on va jusqu'à des fois 20, voire 30% de
02:41plus,
02:42donc c'est des opportunités de carrière aussi, et c'est les produits du quotidien.
02:46On mange avec l'industrie, on se déplace avec l'industrie, on communique avec l'industrie, on se soigne.
02:50Il est vrai que l'enjeu agricole est, j'allais dire, plus facile à défendre,
02:53parce que plus facile d'axer sur le commerce,
02:55et puis la crise agricole est tellement tragique,
02:58qu'évidemment il y a une mobilisation des consciences.
03:00Elle est moins consciente pour l'industrie, parce qu'on se dit que c'est un monde à part,
03:03mais bien sûr que le consommateur français doit aussi regarder l'étiquette de son fromage,
03:07de son légume, de sa volaille, il doit aussi savoir quand il va acheter des produits,
03:10que ce soit des biens de consommation, de l'électronique, du ménager,
03:14est-ce qu'il peut acheter français ?
03:15Aujourd'hui quand vous allez, je ne vais pas citer les noms des centrales,
03:18vous n'avez que des produits qui viennent de Chine,
03:19et pourtant il y a des produits français quelque part.
03:21Comment faire ? Est-ce qu'il y a une solution pour que le consommateur puisse être redirigé vers ces
03:25produits d'origine France ?
03:26Il faut faire ce qu'on fait aujourd'hui, c'est-à-dire qu'il faut en parler,
03:28il faut montrer à quel point l'industrie elle est partout,
03:30il faut qu'on rende lisible aussi auprès du consommateur ce petit drapeau,
03:34alors qu'il y ait bleu, blanc, rouge ou qu'il y ait européen,
03:36parce que quoi qu'on en dise, aujourd'hui c'est une course qui est plutôt...
03:38On n'est pas qu'au cardier, on n'est pas qu'au cardier.
03:40Surtout quand on doit...
03:41On est pour que tout le monde s'en sorte, et que tout le monde gagne.
03:44Et le consommateur, je pense que quand c'est lisible, et quand il peut bien sûr,
03:48parce qu'on a fait une étude l'année dernière, on disait si jusqu'à 15% d'augmentation de
03:52prix,
03:52le consommateur français peut quand même aller acheter.
03:55Alors ça dépend des produits, ça dépend des ménages, ça dépend des situations,
03:58et on ne peut pas faire de généralité.
03:59Mais à un moment donné, aujourd'hui, ça ne fait plus peur de parler d'industrie.
04:03Les Français veulent soutenir leur industrie, sont fiers de leur industrie.
04:07Souvent, on a tendance à dire qu'il y a une fracture, mais ce n'est pas le cas.
04:10Julie Voyer, est-ce que vous avez eu le courage, avec Sébastien Gillet,
04:17d'entreprendre ces salons GL Events ?
04:19Dites-moi la vérité, c'est le parlons vrai ici.
04:21Est-ce que vous avez été soutenu d'une façon générale par les pouvoirs publics,
04:25par la classe politique, par les élus locaux ?
04:27Est-ce que vous sentez vraiment, de la part de ces responsables qui dirigent ce pays,
04:31une solidarité, une prise de conscience qui vous accompagne dans le courage que vous avez, vous,
04:35de monter ces manifestations ?
04:36On en veut toujours plus.
04:38On est comme nos industriels, bien évidemment.
04:40Et en effet...
04:41Alors on est dans un contexte politique un peu particulier.
04:43Vous me faites une réponse, une langue de voix politicienne, je les voyais, dites-moi.
04:46Est-ce qu'ils sont là derrière vous pour vous aider ?
04:48On aurait besoin qu'ils nous soutiennent davantage.
04:50Voilà, vous avez compris, ils ne sont pas là.
04:52Du bout des lèvres, c'est ça ?
04:54On en a besoin, oui.
04:56Après, on est dans un contexte politique un peu particulier,
04:58puisque ce sont là aussi les sénatoriales.
04:59Donc malheureusement, on sait qu'on ne pouvait pas avoir la mobilisation.
05:02On sait qu'il y a des efforts de fait, mais on a besoin de plus.
05:04On a besoin en effet que la collectivité s'investisse davantage
05:07et que les pouvoirs publics s'investissent davantage,
05:09surtout dans les territoires, parce que l'industrie, elle est présente dans les territoires.
05:12Bon, et bien ça sera l'esprit de cette émission spéciale
05:15« Comment réindustrialiser la France ? »
05:17en direct depuis les salons Cefia et CPM de Toulouse,
05:20en partenariat, un partenariat Sud Radio et GL Events.
05:23Merci à tous.
05:24Eh bien, on va poursuivre tout de suite notre tour de France
05:27de cette industrie qui s'est encore fabriquée.
05:29Et on prendra la direction de Decazeville, dans l'Aveyron,
05:32avec Matière, une entreprise qui réalise des ouvrages d'art
05:35et des infrastructures, en recevant son responsable juridique,
05:39M. Gary Prigent.
05:40Oui, Bernard Lavillier, il faut travailler encore,
05:42et c'est pour ça que je reçois Gary Prigent.
05:45Bonjour, Gary Prigent.
05:46Vous êtes responsable juridique de la société Matière à Decazeville.
05:50Decazeville, dans le sud de l'Aveyron,
05:51Christine Bouillot nous en parlera.
05:53C'était un bassin minier, terre socialiste,
05:55batterie de Paul Ramadier qui fut président du conseil,
05:57je remonte au calendre grec.
05:59Et la société Matière, il y avait une société qui s'appelait la SAM
06:02qui fabriquait des moteurs Renault de la métallurgie,
06:05faillite, et derrière Christine Bouillot arrive le sauveur qui est Matière.
06:09Oui, effectivement, alors on va parler de l'avenir,
06:12mais le passé c'est un avenir qui va se coller
06:16avec un passé industriel important, avec des gens qui étaient formés.
06:20Et SAM Industrie, effectivement, ça a été la lente agonie
06:23en fait de l'industrie automobile française.
06:25Tout un symbole.
06:25Tout un symbole, puisqu'il travaille essentiellement
06:27pour les usines Bosch qui étaient installées du côté de Rodez,
06:31à Haunay-le-Château très exactement,
06:33et puis le carnet de commandes.
06:34La crise autour des moteurs diesel,
06:36notamment avec un seul donneur d'ordre qui était Volkswagen à l'époque.
06:40Et donc tout ça, c'est lentement, mais doucement périclité.
06:44Mais Matière est arrivée, Matière l'a bien nommée,
06:48et Gary Prigent, vous êtes vraiment le symbole de la réindustrialisation de ce pays
06:52dans un territoire qui est très excentré en plus.
06:55Et pourtant ça marche.
06:56Tout à fait, on essaie effectivement de maintenir une part de l'industrie française en France
07:03sur le territoire national.
07:04Qu'est-ce que vous produisez ?
07:05Aujourd'hui, nous on produit des ouvrages d'art.
07:08Des ponts de pylônes, j'ai vu des ponts.
07:10Impressionnant, impressionnant.
07:10Et on s'est diversifié dans les pylônes.
07:13Récemment, on a obtenu un appel d'offres
07:16dans le cadre d'une refonte du parc des pylônes électriques de RTE.
07:23Et donc le site qui est visé de Casseville
07:29va servir à produire ce type de pylône.
07:33Donc c'est une friche industrielle
07:35que vous allez ressusciter.
07:36On va tout faire pour.
07:39Avec les partenaires publics,
07:42donc il y a encore un certain nombre d'études à opérer.
07:45Vous étiez à la région Occitanie ?
07:46C'est ce qu'il fallait.
07:48Ils sont là quelques fois quand on a besoin d'eux
07:50et on les remercie ou les en félicite.
07:52Vous êtes responsable juridique.
07:54Réindustrialiser, ça veut dire des lois, des normes.
07:56Énormément.
07:57C'est terrible.
07:58Parfois trop.
07:58Parfois trop.
07:59Parce que ça ralentit vraiment la mise en œuvre
08:03du réaménagement du site.
08:05Beaucoup de réglementations en termes environnementaux.
08:08Ce qui est forcément nécessaire.
08:12Néanmoins, parfois ça demande quand même
08:14à ce que les pouvoirs publics s'impliquent davantage
08:17dans le cadre de pouvoir faciliter,
08:20attirer aussi éventuellement les compétences, les talents.
08:23Qui vient ?
08:23Est-ce que vous avez des effectifs ?
08:25Est-ce que vous avez des recrutés ?
08:26Est-ce que les niveaux sont suffisants ?
08:28Les compétences sont réunies ?
08:29C'est de plus en plus difficile.
08:33C'est de plus en plus passable.
08:43Tout à fait.
08:44Avec le soutien des collectivités locales.
08:46Et aujourd'hui, trouver le personnel.
08:47Parce que la France ne vous fournit plus assez
08:49de bons étudiants, de bons ingénieurs, de bons ouvriers.
08:52Exactement.
08:52Exactement.
08:53Dites-moi.
08:55Aujourd'hui, c'est aussi des territoires
08:57qui sont un peu reculés.
08:58Donc, qui n'attirent pas forcément la jeunesse.
09:02Qui n'attirent pas forcément...
09:03C'est des métiers aussi qui peuvent être considérés
09:07un petit peu moins attractifs,
09:10un peu vieillissants dans...
09:12Et pourtant, vous y croyez.
09:13Oui, on y croit.
09:14Comment s'appelle le président ?
09:16Monsieur Philippe Mathière.
09:17Philippe Mathière.
09:18Je dis qu'il aurait pu être là,
09:19mais il a été retenu par ses obligations.
09:20Et on comprend, parce que vous nous dites,
09:22qu'il n'ait pas pu venir.
09:23On est tellement contents de vous avoir, Gary Prigent,
09:25avec nous.
09:26Et on sent que ce symbole...
09:28Voilà.
09:28Si toute la France pouvait savoir
09:30qu'il y a des gens comme vous
09:31qui se battent pour relancer des friches industrielles.
09:33Et je vois que tout autour de nous, ici,
09:35il n'y a que des combattants,
09:36il n'y a que des résistants.
09:37Donc, effectivement.
09:39Concrètement, quel est l'objectif financier ?
09:40Combien d'emplois ?
09:41Combien d'emplois ?
09:42Alors, on espère pouvoir produire
09:47entre 3 000 et 4 000 tonnes de produits en acier,
09:51de matériel par an.
09:53C'est ta technologie de pointe ?
09:54C'est une technologie, oui, assez avancée.
09:57De pointe, je n'irai pas jusque-là,
09:59mais il y a quand même beaucoup de savoir-faire derrière.
10:03Et on va essayer, oui, de diversifier aussi
10:06nos activités.
10:07Enfin, comme vous l'avez dit,
10:08on se lance dans les pylônes.
10:10Originairement, on est plus dans la fabrication
10:12des ponts en acier.
10:13Des ponts en acier.
10:15Donc, bassin d'emploi fort de Casseville
10:17va renaître grâce à vous.
10:19On l'espère.
10:20On va tout faire pour.
10:21Le maire vous accueille.
10:22Le procès départemental de l'Aveyron,
10:25il vous accueille les bras ouverts, ces gens-là.
10:27Oui, oui, c'est le cas.
10:28C'est le cas.
10:29On va essayer de redynamiser un maximum
10:31pour refaire naître.
10:36Où en est le projet, là, concrètement ?
10:38Le projet, on est dans la phase des études.
10:43Oui.
10:43Parce que le site exige certainement
10:48quelques études de dépollution.
10:50Il y a des normes.
10:50Je suis sûr qu'il y a des normes.
10:51C'est un site placé IPCE.
10:53Donc, aussi, il y a toutes les autorisations
10:57qui sont à louer à ce type de...
11:00Avec des commissions, des comités,
11:01des bureaux d'études.
11:02Exactement, des études,
11:04des enquêtes publiques sur le site.
11:07Bon, date de l'ouverture.
11:07Allez, ouverture des portes.
11:09Si tout se passe bien.
11:11Courant 2027, espérons...
11:13Ah, c'est pour tout de suite.
11:14Ah, c'est pour l'année prochaine.
11:15On espère, fin 2027,
11:17pouvoir lancer les premières productions.
11:19On reviendra vous voir, je peux vous dire.
11:21Et puis comprendre comment ça se passe.
11:23Les gens qui travaillent pour vous,
11:25qui vont arriver,
11:26ils sont pleins de ferveurs aussi.
11:28Mais oui, oui, oui.
11:29Enfin, on espère qu'on va pouvoir
11:32attirer un maximum de personnes.
11:33Je pense qu'il y a encore des compétences
11:35qui restent dans la région.
11:38On va tout faire pour les attirer.
11:40Quand on se lance dans un projet,
11:41qu'on décide d'aller à Decazeville,
11:42vous auriez pu aller ailleurs.
11:43Philippe Mathier, il peut choisir.
11:44Pourquoi Decazeville ?
11:46Et c'est quoi les épreuves
11:48les plus difficiles à construire ?
11:49Il y a une stratégie industrielle
11:53par rapport à nos sites de production.
11:55On est aujourd'hui à Aurillac
11:57et puis à Bagnac-sur-Sellé,
11:59dans le Cantal.
12:00Donc vous êtes régional.
12:01Et le Lot.
12:02Et donc ça forme une...
12:03Que des endroits tranquilles.
12:05Oui, oui.
12:06Ce n'est pas par les banlieues
12:07des grandes métropoles.
12:08Non, non, tout à fait.
12:08Mais aujourd'hui,
12:09on arrive à servir nos clients
12:10tant sur le plan national
12:12qu'à l'international.
12:13Dites-moi,
12:14vous n'allez pas abîmer l'environnement ?
12:16Ça sera...
12:17Non, il n'y a aucune raison.
12:18Vous n'allez respecter.
12:19Non, non, bien entendu.
12:20Vous vous inquiétez toujours.
12:21Vous savez, quand il y a une jolie compagnie comme ça.
12:22Non, non, aujourd'hui,
12:22on est tellement tenus par,
12:24aujourd'hui,
12:25des politiques RSE, etc.
12:27Et ce qui est très bénéfique.
12:29Aussi, on améliore notre outil,
12:32notre approche.
12:33Ça permet d'innover.
12:35Donc, non, non, il faut...
12:37Ce qu'il y a,
12:38c'est qu'il ne faut pas que ça crée
12:38des obstacles qui ralentissent
12:42le déploiement des projets.
12:45Christine Bouillaud,
12:46il faut y croire.
12:47Oui, alors...
12:47Quand on a un industriel qui vient
12:48et pour la suite de la salle.
12:50Oui, c'est vraiment...
12:51C'est vraiment le symptôme.
12:53En tous les cas,
12:53c'est vraiment la résultante
12:54d'un défi, d'abord humain,
12:57parce qu'il y a effectivement
12:58un patron qui décide
13:00de se lancer
13:01dans un ancien bassin industriel,
13:03de le redynamiser,
13:05de s'implanter.
13:06Donc, avec tous les obstacles,
13:07on le dit,
13:07et administratifs,
13:09environnementaux,
13:09les enquêtes publiques,
13:10tout ça, ça demande du temps,
13:11de l'argent, évidemment.
13:12Donc, c'est là
13:12qu'on peut intervenir, évidemment,
13:14les pouvoirs publics.
13:14C'est de faciliter aussi tout ça.
13:18Et aussi,
13:18c'est le symbole
13:19d'une renaissance.
13:20Et quand on visite
13:21tous ces bassins d'emploi,
13:23on comprend ô combien,
13:24quand on voit
13:25tous ces volets fermés,
13:26ces boutiques qui ont déserté.
13:28Enfin, on comprend
13:29ce que ça veut dire
13:30la désinstruialisation.
13:32Voilà, et c'est pour ça
13:33que j'ai parlé de résurrection.
13:35C'est ça.
13:36C'est plus que la renaissance,
13:36c'est de résurrection.
13:37Mais il faut presque,
13:38il faut ça,
13:38mais il faut encore plus que ça.
13:40Parce que,
13:40comme vous disiez,
13:41comme le dit notre invité,
13:43il faut attirer,
13:44il faut être capable
13:45de dire à des jeunes,
13:46à un futur soudeur,
13:48à un futur ingénieur,
13:48oui, tu peux venir vivre
13:49à Decazeville.
13:50Donc, ça veut dire
13:51qu'il faut que la vie autour
13:53soit sympa,
13:53qu'il y ait des restos,
13:54qu'il y ait une vie
13:55et qu'il y ait le sentiment.
13:56Parce que ce n'est pas
13:57toujours évident
13:57et c'est ce que disent
13:58tous les employeurs
13:59un peu décentralisés
14:00de des grandes métropoles,
14:02c'est qu'il faut attirer
14:03le conjoint,
14:04il faut pouvoir se dire
14:05que les enfants auront
14:06un collège,
14:06que vous ne mettrez pas
14:07trois heures pour aller
14:08rencontrer un médecin,
14:09etc.
14:10Donc, en fait,
14:10c'est tout ça.
14:11Ce n'est pas simplement
14:12remettre une usine,
14:13c'est de remettre de la vie.
14:14Écoutez,
14:15Decazeville est dans le Ruerg
14:16et moi, je peux leur dire
14:17que dans le Ruerg,
14:18il y a la Truffade
14:18des Aligo.
14:19Et quand vous ouvrirez
14:20l'usine,
14:21Gary Prigent,
14:21on viendra avec Christine,
14:22avec Alissa,
14:23toute l'équipe,
14:24on viendra partager
14:25un Aligo avec vous
14:26pour célébrer
14:27la victoire de matière
14:28et cette réouverture
14:29d'une usine
14:30au sein d'un massa industriel
14:31qui était mort
14:32et qui aujourd'hui
14:33est en train de renaître.
14:34C'est le symbole
14:35de la réindustrialisation
14:36de la France
14:37et vous en êtes aujourd'hui
14:38le témoin.
14:38Merci, Gary Prigent,
14:39d'avoir été à l'antenne
14:40de Sud Radio.
14:41Merci.
14:41Merci.
14:42Au revoir.
14:42Tout de suite sur Sud Radio,
14:44la France annonce
14:45vouloir lancer sa fusée
14:47en 2027.
14:48Christine Bouillaud
14:49nous dira tout.
14:50À suivre également
14:51les risques de panne sèche.
14:53Effectivement,
14:53la crise du carburant
14:54n'a pas dit son dernier mot
14:55et s'accentue davantage.
14:57Nous parlerons également
14:58d'une grève
14:59dans les restos U
15:00saturés.
15:01C'est la crise.
15:02À un euro,
15:03vous vous rendez compte ?
15:03Évidemment que c'est saturé.
15:05Évidemment que c'est saturé.
15:06Et puis nous parlerons également
15:07des dangers
15:08de l'intelligence artificielle
15:09qui consomment un peu trop
15:11d'électricité.
15:12Christine encore nous en parlera.
15:13Oui, même si c'est sûr.
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