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  • il y a 3 minutes
Aujourd'hui, c'est au tour de Christelle Morançais, présidente Horizons de la région Pays de la Loire, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.

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Transcription
00:00R.M.C. Face aux grandes gueules
00:05Elle est présidente de la région Pays de Loire, elle s'appelle Christelle Morancel, signe le livre Courage et Coeur
00:10aux éditions du Rocher.
00:11Bonjour Christelle Morancel.
00:13Bonjour.
00:14On reçoit la Margaret Thatcher des Pays de la Loire, celle qui a notamment coupé 100 millions d'euros de
00:20budget dans sa région,
00:22en faisant des économies sur le budget culture, ça a créé d'ailleurs beaucoup de polémiques, le monde culturel s
00:27'en est ému.
00:27Que pensez-vous de cette politique des chèques menée par le gouvernement, des chèques ciblés pour aider les Français qui
00:35n'ont plus les moyens de payer leur carburant ?
00:38Je pense que la France n'a pas les moyens de faire la politique du chèque.
00:42Aujourd'hui, ces chèques, c'est des chèques en bois et donc ce n'est pas la solution, c'est
00:47même malheureusement aujourd'hui...
00:50Donc on ne fait rien ? On dit aux infirmières, on ne peut rien faire pour vous ?
00:53Non mais il y a un moment, la politique du chèque aujourd'hui, le pays est dans une telle situation,
00:59je rappelle quand même, 3500 milliards de dettes.
01:02Donc là aujourd'hui on propose encore des chèques, mais on vous donne 100 dans une main et puis on
01:06va vous en reprendre 150 dans l'autre.
01:09C'est tout.
01:10Pourtant Edouard Philippe, que vous soutenez dans la campagne présidentielle, vous êtes au Rison, dit qu'il fallait doubler ses
01:16chèques, doubler l'aide de gros rouleurs.
01:18Oui, mais on peut...
01:19On n'est pas d'accord avec lui alors ?
01:20Oui, c'est parce que moi je soutiens totalement...
01:23Tu la promets si vous gouvernez ensemble ?
01:24Je soutiens totalement Edouard et dans un parti politique, on a le droit de ne pas être d'accord.
01:31Là ça fait toute une polémique parce que Christelle Morancen n'est pas d'accord avec Edouard Philippe.
01:35Mais on est d'accord sur tellement de choses, tellement de choses...
01:38Mais là c'est important parce que, vous l'avez dit vous-même, l'État est très endetté, nos finances
01:43publiques sont en très mauvais état,
01:44on est menacé d'être rappelé à l'ordre, alors on ne sait pas par qui, le FMI, la Banque
01:48Européenne, les marchés financiers,
01:50donc c'est les sujets fondamentaux là.
01:53Oui, moi je suis bien consciente de la difficulté que les Français rencontrent actuellement,
01:59et je pense que ça va être une crise qui va durer dans le temps.
02:03Après il faut regarder l'enjeu des taxes, baisser les taxes, juste, il ne faut pas que ça soit un
02:07sujet tabou.
02:08Vous regardez les pays qui nous entourent, l'Allemagne l'a fait, l'Espagne l'a fait, l'Italie l
02:14'a fait, le Portugal l'a fait,
02:15enfin il y a plein d'exemples.
02:17Par contre pour baisser les taxes, ça nécessite de faire des grandes réformes,
02:21ça nécessite d'aller chercher la baisse du déficit.
02:24Il ne s'agit pas de les baisser, il ne s'agit pas de les baisser, il ne s'agit
02:27pas de les avoir augmenter, c'est totalement différent.
02:29Oui, mais enfin déjà entre les augmenter et les baisser...
02:30Le problème il est qu'on les a augmenter parce qu'on ne les a pas capées les taxes, on
02:34aurait dû les caper,
02:35et on a bénéficié de la hausse du prix du pétrole pour augmenter les taxes en suivant, par les pourcentages,
02:43c'est ça qui n'est pas normal, on ne vous demande pas de les baisser, on vous demande de
02:46ne pas les augmenter,
02:46c'est totalement différent, et là le gouvernement nous balade,
02:50non, on n'a jamais demandé à baisser les taxes, jamais !
02:53C'est pas moi qui vais vous dire le contraire.
02:54Si le prix est à 80 centimes et que les taxes représentent, je ne sais pas, 90 centimes,
03:01quand le prix passe à 1,20, les taxes doivent toujours représenter 90 centimes,
03:05et non pas augmenter par rapport au pourcentage du prix de base, c'est tout ce qu'on demande.
03:08L'État dit qu'il ne gagne pas d'argent en ce moment, il en a même perdu puisqu'il
03:12y a une baisse de la consommation des carburants.
03:14Oui, mais c'est la taxe des carburants, mais c'est l'ensemble des taxes en France,
03:18on est le pays le plus taxé d'Europe.
03:21Et la situation aujourd'hui...
03:23Et on a 3 500 milliards de dettes.
03:25Exactement, et donc on voit bien qu'aujourd'hui, en taxant, malheureusement les solutions ne sont pas là.
03:31Et donc même pour répondre à des crises, c'est dramatique, on est incapable de répondre aux besoins des Français.
03:36Donc la solution, il faut aujourd'hui réformer en profondeur.
03:40Ça commence par d'abord baisser le déficit public, des réformes sur tout le pacte social, les retraites, l'assurance
03:48chômage et la sécurité sociale, revoir...
03:52Quand vous dites les retraites par exemple, est-ce qu'il faut demander aux Français de partir à la retraite
03:56plus tard ?
03:57On vit de toute manière, aujourd'hui l'espérance de vie est plus longue.
04:01Le système de retraite date de 1945.
04:05A l'époque, on avait un retraité pour 4 actifs,
04:09aujourd'hui on a un retraité pour 1,7 actifs,
04:14et demain ça sera 1,3.
04:15Le modèle ne tient plus.
04:16Donc réformer, nous le devons aux générations à venir.
04:19Mais donc il faut partir à la retraite vers quel âge ?
04:21Mais est-ce que le candidat Édouard Philippe présentera sa mesure ?
04:26Mais de toute manière aujourd'hui...
04:27Il disait 67 ans mais il ne dit plus rien maintenant.
04:29Non, mais ne vous inquiétez pas.
04:30Pourquoi ? Parce que c'est un peu tabou ?
04:31Une retraite par capitalisation, ce n'est pas envisageable ?
04:33Ce n'est pas du tout tabou.
04:35Il va s'exprimer dans quelques jours sur le sujet.
04:38Il y a un sujet de l'âge,
04:40et il y a un sujet aussi de capitalisation.
04:43Et aujourd'hui...
04:45Ça, ça prend une génération.
04:46Aujourd'hui ce débat, mais sur l'ensemble des réformes,
04:49il ne faut pas que ça soit tabou, c'est nécessaire.
04:50Je pense qu'il faut un reset complet dans notre pays
04:54sur l'ensemble des dispositifs.
04:56Mais en France, dès qu'on touche au système de retraite,
04:57ça met beaucoup de monde dans la rue,
04:59ça crée beaucoup de crispations, de conflits.
05:01Et d'ailleurs, à tel point que Sébastien Lecornu
05:03a été obligé de suspendre la propre réforme des macronistes
05:07pour faire baser son budget.
05:09C'est pour autre chose, pour faire plaisir aux socialistes.
05:11Le système de retraite, c'est une pyramide de Ponzi aujourd'hui.
05:14Moi, je m'étais exprimé sur le sujet,
05:15j'avais dit que j'aurais censuré le gouvernement.
05:17Parce que c'est irresponsable d'avoir fait ce qu'ils ont fait l'année dernière.
05:20En revanche, sur les réformes, quelles qu'elles soient,
05:22mais particulièrement la réforme des retraites,
05:25moi, j'ai un triptyque.
05:25C'est d'abord dire la vérité aux Français.
05:27Que le système ne fonctionne plus.
05:29Après, donner du sens.
05:30Pourquoi réformer ?
05:31Et puis après, avoir le courage de le faire.
05:33Mais aujourd'hui, la plupart des réformes,
05:35elles ne sont pas expliquées.
05:36Il faut un peu de pédagogie.
05:38Quand on dit réforme, quand on est politique,
05:39c'est souvent un sacrifice quand même.
05:41C'est rarement pour aller mieux.
05:42C'est pour ça que ça ne passe pas.
05:43Parce que quand vous dites réforme,
05:44on se dit qu'on va se faire avoir,
05:46on touchera moins de retraite,
05:47on va nous demander un effort supplémentaire,
05:49mais sans contrepartie.
05:51Mais les Français sont conscients aujourd'hui
05:53de la situation du pays.
05:54Je pense qu'il y a peut-être que les politiques...
05:56Donc il faut du sang et des larmes un petit peu ?
05:57Ce n'est pas du sang et des larmes
05:59ou un budget de rigueur ou quoi que ce soit.
06:03C'est la responsabilité par rapport aux générations à venir.
06:07Et surtout, donner des perspectives.
06:10Pourquoi on le fait ?
06:11Je pense que ce qui est important,
06:12c'est qu'on a tous tendance,
06:14beaucoup ont tendance à regarder dans le rétroviseur.
06:16Aujourd'hui, moi, en tant que présidente de région,
06:18je n'ai pas un regard régional ou national
06:20pour voir ce qui se passe dans le monde.
06:22On est dans une période de mutation,
06:23transformation, révolution.
06:25Et la France n'a plus les moyens
06:26de pouvoir être au rendez-vous
06:29de ces grandes transformations.
06:30Je pense à l'intelligence artificielle.
06:32Je pense à l'enjeu climatique, etc.
06:34Tous ces sujets-là,
06:35où l'innovation pour nos entreprises,
06:37malheureusement aujourd'hui,
06:38on n'a plus les moyens d'être leader au niveau mondial.
06:41Parce que nos dépenses publiques,
06:44on croule depuis des années.
06:47Mais ça fait 40 ans que ça dure.
06:48Et la solution,
06:49on n'a pas un problème de recettes dans ce pays.
06:51On a un problème de dépenses.
06:53Depuis 10 ans, on n'a pas fait les efforts suffisants.
06:56Mais depuis 10 ans...
06:57C'est ça parce que quand même,
06:57Horizon était dans la majorité,
06:59a voté les budgets les uns après les autres.
07:01Moi, j'ai 51 ans.
07:02On n'a pas voté un budget à l'équilibre
07:05depuis 1975.
07:07Et la responsabilité,
07:08elle est collective.
07:09Et la solution,
07:10c'est d'augmenter...
07:10Donc vous mettez votre parti dedans aussi.
07:12Mais la solution,
07:13c'est d'augmenter les taxes,
07:15d'augmenter les impôts,
07:16toujours plus, toujours plus.
07:17Moi, ce que je porte,
07:18c'est moins d'impôts,
07:19moins de taxes,
07:20moins de normes,
07:20pour plus de liberté.
07:21Et surtout,
07:22se préparer vers le futur.
07:24Ça, c'est l'enjeu crucial.
07:25On a tous les atouts en France.
07:26Et c'est ça,
07:27le discours qu'on doit porter aux Français.
07:28Juste avant de donner la parole
07:29à Fatima Hidbounouin
07:30et à Charles Consigny,
07:32Sébastien Lecornu
07:33prépare un budget d'économie
07:34de 56 milliards.
07:35Vous vous dites, en fait,
07:36qu'il faudrait économiser
07:37120 milliards par an.
07:39Comme Marine Le Pen, d'ailleurs.
07:40Le budget qui sera présenté
07:44par le gouvernement,
07:45moi, très sincèrement,
07:47moi, je n'attends rien.
07:48L'enjeu, c'est l'élection présidentielle.
07:50Quand vous voyez,
07:51l'année dernière,
07:51qu'ils ont été capables
07:52de sacrifier la réforme des retraites
07:54et, encore une fois,
07:56la solution classique,
07:57d'augmenter les impôts.
07:59Donc, sur ce budget-là,
08:00moi, je n'attends rien.
08:01L'enjeu, c'est l'élection présidentielle.
08:02Est-ce qu'il faudrait même
08:03avoir des élections présidentielles anticipées
08:05ça aurait été la solution ?
08:06Parce que Dorn-Philippe avait préconisé.
08:08Il avait dit
08:08que Emmanuel Macron
08:09aurait dû démissionner
08:10après la dissolution ratée.
08:11Parce que là, on perd un an.
08:13Voilà.
08:13On perd un an ?
08:14On perd un an.
08:16Mais chaque jour compte.
08:17Chaque jour compte.
08:19Fatima et Charles.
08:20Fatima Hidt-Bounois.
08:20Premier pensée.
08:21Vous avez commencé votre livre
08:22en 10 ans.
08:23J'ai 51 ans.
08:24Et la dernière fois
08:26que c'était un budget à l'équilibre,
08:28voilà, je venais à peine de naître.
08:31Justement, vous, comme vous, présidente,
08:34quels sont les...
08:36Déjà, vous, présidente,
08:37est-ce que vous y pensez ?
08:38Est-ce que vous vous dites
08:39finalement, personne n'incarne vraiment ma ligne
08:41et j'ai envie d'y aller ?
08:42Première question.
08:43Et la deuxième,
08:44vous, présidente,
08:44quelles sont les trois mesures
08:46pour atteindre ce budget à l'équilibre ?
08:48Est-il atteignable même ?
08:49Et en combien de temps ?
08:50Alors, je ne suis pas candidate.
08:52Je pense qu'il y a suffisamment de personnes
08:53aujourd'hui sur les lignes de départ.
08:55Et qui vous correspondrait le mieux
08:56dans ceux qui se présentent à droite ?
08:58Édouard Philippe, elle roule pour Édouard Philippe.
09:01Tu étais là pendant l'émission,
09:02pendant les cinq dernières minutes.
09:04Non, non, mais c'est pas ça.
09:05Mais c'est parce que,
09:06vous voyez, quand je vous entends
09:07et que je vois sur les dépenses,
09:09une Sarah Knafo, par exemple,
09:11vous avez des affinités avec elle ou pas du tout ?
09:15Je ne la connais pas.
09:17Mais c'est vrai,
09:18on vous sent plus proche d'une Sarah Knafo
09:19qu'une à Édouard Philippe.
09:20Mais pourquoi ?
09:21Sur la volonté de vraiment...
09:22Parce qu'il y a déjà Bruno Rotaillot
09:23qui peut faire une passerelle.
09:25Oui, mais Édouard Philippe,
09:26on a la même ambition,
09:28la même volonté.
09:29Non, c'est pas trop,
09:29parce que nous,
09:30c'est pas grand-chose.
09:31Il veut remettre...
09:31C'est ça, il incarne vraiment votre ligne.
09:33Il veut remettre de l'ordre
09:34dans les comptes publics
09:36et dans la rue.
09:37On est totalement...
09:38Oui, mais en même temps,
09:39il veut doubler les aides au carburant.
09:41C'est le point de désaccord
09:42que nous avons.
09:43Mais on a tellement de points d'accord.
09:44Vous reconnaissez qu'il avait promis...
09:45Vous allez voir ce que vous allez voir.
09:47Du lourd,
09:48je ne sais plus quel terme
09:48il avait utilisé.
09:49Mais vous êtes tous impatients.
09:50Massif.
09:51Du massif ?
09:51Le massif, pour l'instant,
09:53on n'a rien vu.
09:53Pour l'instant, c'est le massif
09:54parce qu'il est en premier ministre.
09:55Mais on ne voit pas le massif.
09:57Mais vous êtes tous hyper impatients.
09:59La campagne,
10:00elle vient de démarrer.
10:02Et vous allez voir ses propositions.
10:03Je vous ai dit,
10:04il va faire des annonces
10:05très prochainement
10:06sur la réforme des retraites.
10:08Et il y en a d'autres.
10:09Et dans ces cas-là,
10:12ce qu'on a dit sur les comptes publics,
10:15c'est d'abord baisser les dépenses publiques.
10:19Pour baisser les dépenses publiques,
10:20c'est de regarder les doublons,
10:22de revoir aussi l'efficacité
10:23de nos politiques publiques,
10:25puis revoir le système des agences aussi.
10:27Il y a une multitude d'agences,
10:28d'intermédiaires, etc.
10:29Ça, c'est le premier point.
10:30Deuxième point,
10:31c'est tout le pacte social,
10:33retraite, assurance, chômage
10:35et puis santé.
10:37Et puis le troisième point,
10:41c'est l'enjeu, bien évidemment,
10:43aujourd'hui,
10:44de pouvoir,
10:45l'ensemble des politiques,
10:46comme je vous l'ai dit,
10:47je pense que l'enjeu,
10:48c'est...
10:49Il y a une compétence, pardon,
10:50et un responsable.
10:51Aujourd'hui,
10:52c'est un millefeuille sur l'ensemble,
10:53notamment ce qu'on appelle
10:54la politique territoriale.
10:56Tout le monde intervient sur tout,
10:57ça coûte beaucoup d'argent
10:58et ce n'est pas du tout efficace.
10:59Et donc l'enjeu aujourd'hui,
11:01c'est une compétence,
11:02un responsable.
11:03Et vous verrez,
11:04vous serez jugés
11:04sur votre propre compétence
11:06parce que ça sera uniquement vous.
11:08Aujourd'hui,
11:08tout le monde fait tout
11:09et c'est totalement illisible
11:10aussi le responsable.
11:11Charles Consigny.
11:11Non, moi,
11:12je trouve que c'est très intéressant
11:14ce que vous représentez
11:15et ce que vous faites
11:16dans votre région
11:17parce que ça montre aussi
11:18le changement
11:20dans la société française
11:23sur lequel
11:24un certain nombre de médias
11:25et de familles politiques
11:27sont en retard.
11:28C'est-à-dire que
11:29quand on coupe des budgets
11:31et que forcément,
11:32ça atteint la culture,
11:34mais pas seulement,
11:35ça atteint aussi
11:35les subventions aux associations,
11:37bon,
11:38il y a tout un tas
11:40de journalistes,
11:41en gros,
11:41qui, en général,
11:43d'ailleurs,
11:43sont eux-mêmes payés
11:44par l'État,
11:45qui vous traitent,
11:47en fait,
11:47assez vite de fachos,
11:48en gros.
11:49C'est-à-dire que ça va
11:49assez vite,
11:50vous n'êtes pas quelqu'un
11:51qui essaye de bien gérer
11:53les comptes
11:53de l'organisme public
11:55dont il a la responsabilité,
11:57vous êtes un facho.
11:59Comme ça,
11:59c'est tranquille.
12:00Et c'est ce qui fait
12:01que depuis des années,
12:02on a tant de mal
12:03à réformer ce pays
12:04dans ce sens-là
12:05parce que
12:06les responsables politiques
12:07craignent
12:08les campagnes de presse
12:10de tous ces médias
12:12qui fachisent
12:13celui qui essaye
12:14de rendre,
12:15en réalité,
12:17un peu de liberté
12:18à ses administrés,
12:20à ses concitoyens
12:21et un peu de prospérité aussi
12:23qui va quand même
12:24avec la liberté,
12:25n'en déplaise à certains.
12:26Donc,
12:26je pense que ça
12:27traduit un changement
12:29et ce que je crois aussi,
12:31c'est qu'au fond,
12:32il y a de plus en plus
12:33de Français,
12:34on le voit bien ici
12:35dans cette émission,
12:35on a un auditeur sur deux
12:37qui appelle,
12:38qui précise
12:39qu'il se sent
12:40comme le Nicolas qui paye,
12:41vous savez,
12:43maintenant,
12:43on a même Nicole qui paye
12:44qui est son pendant féminin.
12:46Les gens en ont,
12:48on avait tout à l'heure
12:49une dame au téléphone,
12:50femme de ménage à Marseille,
12:51qui se sent Nicole qui paye
12:52parce qu'elle en a ras-le-bol
12:53de payer les taxes
12:54sur le carburant,
12:56les impôts,
12:57le ceci,
12:57le cela.
12:58Donc,
12:58je pense qu'il y a un changement
12:59dans la société
13:01et effectivement,
13:02on se dit que votre candidat,
13:04il est un peu chiracien
13:06avec ses pommes,
13:07etc.
13:07Bon,
13:07il cale un peu
13:10sur le...
13:11Il n'est peut-être pas très punk
13:12de ce côté-là.
13:13C'est assez massif.
13:14Non,
13:14mais c'est bien
13:15de ne pas promettre,
13:15moi je comprends,
13:16ça dépend comment on présente
13:18les choses.
13:19Il ne faut pas être
13:20dans le punitif,
13:21dans le sang et les larmes,
13:21etc.
13:22Mais ce qu'on voit,
13:22et je termine par là,
13:23c'est que dans votre région,
13:24ça porte ses fruits,
13:26ce que vous avez fait.
13:27C'est-à-dire que vous avez
13:27plus de crédits
13:28pour les investissements,
13:29vous avez des marges de manœuvre
13:31pour le dynamisme économique
13:33et les quelques...
13:34Pardon,
13:35je vais me faire traiter
13:36de fasciste,
13:36mais les quelques spectacles
13:38woke
13:38qui n'ont pas eu
13:40les subventions
13:41de la région
13:41à cause de vos coupes budgétaires,
13:44désolé pour eux,
13:45mais ce n'était peut-être
13:46pas vital.
13:47Voilà.
13:47Je n'ai pas de questions.
13:49Oui,
13:49on a bien vu.
13:50Il n'y a pas de questions.
13:51C'est une appréciation.
13:53Mais est-ce que ce que vous pouvez faire
13:54à l'échelle régionale,
13:55vous pouvez le faire
13:55à l'échelle nationale
13:56sans provoquer
13:57des manifestations,
13:59des blocages
14:00et une flambée du pays, quoi ?
14:01Oui, c'est possible.
14:02C'est totalement possible.
14:03Après, il faut encore une fois...
14:04Quelle est la méthode ?
14:05Vérité, sens, courage.
14:06Et puis l'enjeu,
14:07moi quand j'ai pris ce budget...
14:09Bruno Retailleau,
14:10il a dit ce matin,
14:10si jamais il arrive au pouvoir,
14:12c'est 650 000 fonctionnaires.
14:14Est-ce qu'on peut faire
14:15une coupe de 600 000 fonctionnaires
14:16en France ?
14:16Moi quand j'ai pris mon budget,
14:18quand j'ai travaillé sur mon budget,
14:19c'est du jour au lendemain,
14:21j'avais 100
14:22et du jour au lendemain,
14:23j'ai 50.
14:23On ne continue pas
14:24à dépenser 100
14:25quand vous avez 50.
14:26Sinon, c'est la situation
14:28de la France aujourd'hui.
14:30J'ai annulé tous mes rendez-vous
14:31et j'ai fait ligne à ligne
14:32de mon budget.
14:33J'ai regardé ligne à ligne.
14:34C'est là où le système
14:36de subvention,
14:36j'ai dit mais on est totalement
14:37shooté à la dépense publique.
14:39Alors, pour rejoindre vos propos,
14:41il y a en effet la peur,
14:43le côté d'être traité
14:43de tous les noms.
14:44Puis il y a aussi le côté
14:45des élus clientélistes.
14:47Le clientéliste, bien sûr.
14:47Le clientélisme, on fait des chèques
14:49un peu à tout le monde, etc.
14:50C'est quand même,
14:51quelles que soient
14:51les tendances politiques.
14:53Après, moi, j'ai fixé
14:54mes priorités.
14:55Et donc, au niveau de l'État,
14:56quelles sont les priorités ?
14:58Et puis vous faites
14:59votre budget.
15:00Et l'enjeu quand même
15:01des budgets,
15:02moi, ce qui m'affole
15:03au niveau de l'État,
15:04mais dans beaucoup
15:05de collectivités,
15:06l'acte de faire un budget,
15:07ce n'est pas un acte technique,
15:09c'est un acte politique.
15:10Quelles sont les priorités
15:13politiques au niveau national,
15:14au niveau d'une région,
15:15au niveau d'un département
15:16ou d'une ville ?
15:17Vous ne supprimez pas
15:18les strates ?
15:19Non.
15:20Moi, je suis présidente
15:21de région,
15:21je ne vais pas tomber
15:22dans ce débat-là,
15:22mais aujourd'hui,
15:23je pense sincèrement
15:24qu'il faut revoir...
15:25Il y a des strates en fait.
15:26Oui, il faut revoir
15:27de toute manière
15:29le système français
15:30dans son ensemble.
15:31Et surtout, moi,
15:32ce qui m'aff...
15:33Mais vous gardez les régions,
15:34j'ai bien compris.
15:34Je ne vais pas jouer.
15:35De toute manière,
15:36cette réforme-là,
15:37elle ne doit pas être portée
15:37par les élus.
15:38Pour moi, c'est un référendum.
15:40Je pense qu'il faut
15:40un référendum faire choisir
15:41aux Français,
15:42parce que, de toute manière,
15:43ils ne comprennent rien.
15:44Ils ne savent pas
15:45qui est responsable de quoi.
15:46Et ce qui est essentiel,
15:47c'est une compétence
15:49irresponsable.
15:49Je l'ai dit tout à l'heure,
15:50quand vous allez mettre ça en place,
15:52là, aujourd'hui,
15:52tout le monde fait tout.
15:53C'est du saupoudrage
15:54et il n'y a aucune...
15:55Personne n'est réponsable.
15:56Il n'y a aucune efficacité.
15:57Souvent, les Français,
15:58vous devez l'avoir
15:59sur vos plateaux
15:59quand ils vous appellent,
16:01il n'y a plus
16:01de service public.
16:02Si, il y a du service public,
16:03mais il n'est pas du tout efficace.
16:05Donc, il faut faire
16:06un reset complet.
16:07Mourad, il me reste deux minutes.
16:09– Moi, j'ai deux questions.
16:10La première,
16:11sur les économiques
16:12que vous avez faites,
16:12je voudrais juste vous rappeler
16:13qu'une partie des subventions
16:14servent à créer du pouvoir d'achat,
16:16dont une grande partie
16:17est récupérée par les taxes,
16:19par les impôts,
16:19par les charges sociales
16:20et que supprimer
16:21100 millions d'euros
16:22de subventions,
16:23c'est aussi supprimer
16:24une partie d'impôts
16:25sur la consommation
16:26de charges sociales
16:28qui reviendront
16:28dans cette grande maison
16:30qui s'appelle
16:30Trésor public.
16:31Donc, ce n'est pas 100 millions
16:32que vous avez économisé,
16:33c'est moins.
16:34Et la deuxième chose,
16:35c'est que je vous entends
16:36beaucoup parler du bien-être
16:37du budget.
16:38Ça peut se défendre.
16:39Moi, je pense qu'il faut d'abord
16:40parler du bien-être des Français
16:41parce que je suis intimement convaincu
16:43que si vous créez
16:43le bien-être des Français,
16:44le budget ira bien.
16:46Ça passe d'abord par les Français
16:47et vous le faites à l'envers.
16:49Vous occupez du budget,
16:50il faut d'abord s'occuper des Français,
16:51de faire en sorte
16:52de recréer de la confiance,
16:53de recréer l'envie de consommer,
16:54de donner les moyens
16:55de consommer aux Français.
16:56Et vous verrez qu'après,
16:57le budget, il ira très bien.
16:58Ne le prenez pas par le budget,
16:59prenez-les par les Français.
17:00Occupez-vous des Français
17:01et uniquement des Français.
17:03Et tout le reste suivra.
17:04Moi, je pense que même notre dette,
17:06la France est un pays brillant
17:07où si on fait confiance aux Français,
17:09on réglera les problèmes.
17:11Mais il faut leur donner
17:11les moyens de consommer,
17:12les moyens de travailler,
17:13les moyens d'avancer.
17:14Et il faut arrêter de taxer,
17:16taxer, taxer, taxer.
17:17Mais on est d'accord ?
17:18On est d'accord ?
17:20Moi, je porte l'enjeu de faire moins.
17:22C'est moins d'impôts,
17:23moins de taxes et moins de normes
17:25pour plus de liberté.
17:26Il faut retrouver la liberté dans ce pays.
17:28Ne restez pas omnibulés
17:29par le budget.
17:30On peut faire de la dette
17:31si c'est de la bonne dette,
17:33créatrice de richesse.
17:34C'est ce que j'ai fait dans ma région.
17:35En voyant de la dette
17:36si ça génère de l'investissement.
17:38C'est de la bonne dette.
17:39Et faisons confiance aux Français
17:40et que les politiques
17:41s'occupent en sorte
17:42que les Français aillent bien.
17:43Parce qu'ils ont juste
17:44oublié les Français aujourd'hui.
17:45On est d'accord.
17:46On a l'impression qu'ils ont été élus
17:46pour diriger un budget.
17:47Non, ils ont été élus
17:48pour que les Français aillent bien.
17:50Après, moi,
17:50si je prends le cas de ma région,
17:52il y a un moment,
17:53moi, je dois faire un budget
17:54et à l'équilibre.
17:55Donc, il y a un moment,
17:55j'ai aussi une responsabilité.
17:56On dirait,
17:57ça a été trop dur, trop violent.
17:59Mais oui, mais enfin,
17:59comme n'importe quelle famille
18:00ou comme n'importe quel chef d'entreprise,
18:03il y a un moment,
18:03vous prenez des décisions
18:04et vous devez gérer correctement
18:07ce budget-là.
18:07Vous faites aussi des efforts.
18:09Après, où je vous rejoins totalement,
18:10c'est dans quel but,
18:11dans quelle perspective,
18:12quelles sont les missions
18:13que vous voulez apporter.
18:14Il faut aussi une vision
18:14pour la France.
18:15C'est exactement.
18:16Les économies,
18:17pour faire des économies,
18:18c'est pas non plus...
18:18Les économies,
18:19c'est facile.
18:20Mais ce que je fais dans ma région...
18:22On prend un tableau Excel
18:23et puis on va faire des économies,
18:24c'est simple.
18:24Mais ce que j'ai fait dans ma région,
18:26je n'ai pas fait des économies
18:26pour faire des économies,
18:27j'ai baissé drastiquement
18:30le fonctionnement
18:30dont toutes les subventions
18:31sont exception
18:32et pas que la culture
18:34pour maintenir
18:34un haut niveau d'investissement
18:35qui prépare le futur
18:37et notamment pour les jeunes
18:38où je dote chaque jeune
18:39et notamment c'est du pouvoir d'achat
18:40d'un ordinateur portable
18:42à la rentrée.
18:43C'est un budget
18:43de 23 millions d'euros
18:44et ça, c'est du pouvoir d'achat.
18:45Ça, on prépare l'avenir
18:46pour la jeunesse.
18:46Merci Christelle Morancé,
18:49présidente de la région
18:50Pays de la Loire.
18:51Courage et cœur,
18:52c'est aux éditions du Rocher.
18:54Je rappelle que vous roulez
18:55pour votre campagne
18:56pour Edouard Philippe
18:58dont on attend...
18:58Pour l'instant.
18:59Potentiel ministre des Finances.
19:00Pour l'instant.
19:01Oui, potentiel ministre des Finances.
19:02Dont on attend l'engagement
19:04et les propositions massives.
19:08Merci d'être passé par les jugés.

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