00:01Non mais pour répondre, je pense que les français de manière confuse, en tout cas bon je vais parler pour
00:07moi, mais là pour en tant que journaliste, en tant que français, on a quand même l'impression d'être
00:11à bout de souffle en fait.
00:13Quand on dit tout remettre à plat, même quand Gabriel Attal dit on n'en peut plus de courir après
00:17les crises, c'est vrai, mais parce qu'on sent bien que plus rien n'est à sa place.
00:19Mais depuis, les parents ont du mal à trouver leur place par rapport à l'école, l'école a du
00:24mal à trouver sa place dans la société, les policiers vous disent on nous demande de faire un maximum de
00:29travail qui ne relève pas de nos fonctions directes, vous avez les pompiers qui vous disent la même chose, rien
00:34n'est à sa place.
00:35Donc c'est une réflexion, je ne sais même pas, en le disant, je ne vais pas dire, il faudrait
00:40avoir une grande réflexion pour remettre tout à sa place.
00:42C'est vertigineux, mais vraiment, c'est vertigineux, et évidemment dans tout ce contexte-là, on se dit, le modèle
00:52même repose sur la solidarité, mais la solidarité ne va pas sans la subsidiarité, donc il faut remettre les gens
00:57à leur place, enfin tout le monde à sa propre place, à sa place juste, pour que la solidarité puisse
01:02s'exercer, et notre modèle social ne repose que sur le fait d'avoir des enfants, et nous avons des
01:07enfants collectivement quand nous croyons que l'avenir est possible.
01:11Une fois qu'on a dit ça, je comprends que tout le monde ait le vertige, mais ils se précipitent
01:14tous sur la ligne, donc formidable, tant mieux pour nous, il y a des gens qui veulent y aller quand
01:17même.
01:18Mais cette réflexion-là, elle est diffuse. Je faisais une blague sur le narcotrafic en vous disant, la séquence est
01:25passée, parce qu'on a eu six mois de narcotrafic matin, midi soir, et maintenant on se dit, c'est
01:31réglé.
01:31Mais pourquoi ? Mais parce qu'on s'habitue ?
01:32Oui, exactement.
01:33Elle est là, donc il n'y a rien à faire, on s'habitue ?
01:35C'est ça.
01:36Ah non, on s'habitue ? Rien n'est fait.
01:39C'est pour ça que je vous dis, il y a deux solutions possibles. Soit l'analyse d'Éric Nolot,
01:42c'est foutu, soit l'autre, que très modestement je préconise en disant, on a tellement attendu...
01:50Et ça, vous avez raison.
01:50On a tellement... En fait, c'est très très simple. Si tu veux des solutions, par exemple, on va prendre
01:56un exemple des prisons.
01:57Les gens qui sont radicalisés en prison. On me dit qu'on se radicalise en prison.
02:01Tous les gens qui sont radicalisés en prison, on les met ensemble.
02:04Ça, c'est une solution, pour le coup, radicale.
02:06Une solution.