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  • il y a 27 minutes
Dimanche 27 septembre, Public Sénat propose une couverture spéciale des élections sénatoriales et installe pour l'occasion son plateau au coeur de la salle des Conférences, au Palais du Luxembourg. Près de la moitié des sièges sont renouvelés lors de ce scrutin indirect, où votent les grands électeurs - essentiellement des élus locaux - dans une partie des départements de l'Hexagone et d'outre-mer, ainsi que pour les Français établis hors de France. Dès 12h, dans notre première émission spéciale, Alexandre Poussart revient sur les enjeux de cette élection, décrypte les futurs équilibres politiques de la Haute Assemblée et délivre les premiers résultats. Un rendez-vous pour comprendre ce que sera le nouveau visage du Sénat. Année de Production :

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Transcription
00:00:08Bonjour à tous, je suis ravi de vous accueillir ici dans la salle des conférences du Palais du Luxembourg au
00:00:13Sénat
00:00:13pour un dimanche exceptionnel sur Public Sénat, un dimanche consacré aux élections sénatoriales
00:00:19que nous allons vous faire vivre pendant 6 heures de direct.
00:00:23Aujourd'hui, c'est la moitié du Sénat qui est renouvelé dans ces élections.
00:00:27178 sièges de sénateurs sur 348, 64 circonscriptions concernées avec plusieurs enjeux politiques.
00:00:35La majorité sénatoriale et du centre va-t-elle être confortée ?
00:00:39La gauche va-t-elle réussir à conserver tous ces sièges ?
00:00:42Et puis le Rassemblement national va-t-il obtenir un groupe politique au Sénat,
00:00:47c'est-à-dire avec plus de 10 sénateurs ?
00:00:49Ce serait une première dans l'histoire de la Vème République.
00:00:52Alors ce midi, nous sommes ensemble pendant une heure et demie pour décrypter tous les enjeux de ces élections sénatoriales
00:00:58grâce à toutes nos équipes qui sont mobilisées en région.
00:01:02Nous serons à Nice avec Clémentine Louise, à Lyon avec Mathias Arraez et à Marseille avec Quentin Calmet
00:01:09pour observer ces élections sénatoriales dans les bouches du Rhône.
00:01:13On va justement aller à Marseille retrouver Quentin Calmet.
00:01:15Bonjour Quentin.
00:01:18Bonjour Alex.
00:01:19Comment s'est passé ce début de scrutin des élections sénatoriales à Marseille ?
00:01:25Tout se passe très bien à Marseille.
00:01:27Il fait très beau ici, préfecture des bouches du Rhône.
00:01:31Ce sont au total 3695 grands électeurs qui sont appelés aux urnes,
00:01:37qui se déplacent, qui viennent voter dans la préfecture qui se trouve derrière moi.
00:01:41des opérations de vote qui se tiennent dans les salons d'honneur de la préfecture
00:01:44avec déjà dès 11h30 un taux de participation très élevé chez des grands électeurs.
00:01:50On était autour de 70% dans les bureaux de vote que l'on a pu voir dans la préfecture.
00:01:56Donc tout se passe bien ici, dans la bonne humeur.
00:01:58Voilà, tout va bien ici à Marseille.
00:02:01Merci beaucoup Quentin.
00:02:02Alors dans ce dispositif exceptionnel, l'une de nos journalistes va vous annoncer
00:02:06tous les résultats de ces élections sénatoriales et vous expliquer comment fonctionne ce scrutin un peu particulier.
00:02:12C'est Audrey Vuettaz. Bonjour Audrey.
00:02:14Bonjour Alexandre.
00:02:15Alors Audrey, on va déjà commencer par un point pédagogique.
00:02:18Ces élections sénatoriales se déroulent au suffrage universel indirect.
00:02:22Oui, en effet. Ceux qui votent, ce sont les grands électeurs, les élus régionaux, départementaux, municipaux,
00:02:2895% des grands électeurs, ainsi que les députés et les sénateurs eux-mêmes.
00:02:33Et puis Audrey, le Sénat n'est pas totalement renouvelé aujourd'hui.
00:02:36En effet, il n'est renouvelé que de moitié tous les 3 ans.
00:02:39Aujourd'hui, ça concerne 178 sièges sur les 348.
00:02:44Tous les départements de France ne sont donc pas concernés.
00:02:47On va regarder les départements métropolitains concernés.
00:02:51Il y en a 58 et il y a 5 territoires d'outre-mer.
00:02:55La Guyane, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, les îles de Wallis et Futuna,
00:02:59la Polynésie française et les Français établis hors de France.
00:03:03Et Alexandre, on a déjà un premier résultat à Wallis et Futuna.
00:03:07Lafaïlé Tukumouli a été élu sénateur dès le premier tour à la faveur d'un compromis politique des élus locaux.
00:03:14Il bat le sénateur sortant, Mickaëlé Kouli-Moé-Toké.
00:03:18Des résultats que vous pouvez retrouver toute la journée sur notre site public-sénat.fr
00:03:23sur une carte interactive mise à jour en temps réel.
00:03:26Merci beaucoup Audrey et on vous retrouve tout au long de cette émission.
00:03:30Alors pour analyser les enjeux politiques de ces élections sénatoriales 2026,
00:03:34j'accueille mes invités sur ce plateau.
00:03:37J'accueille John Christopher Roland, bonjour.
00:03:39Vous êtes constitutionnaliste, maître de conférences à l'université de Nanterre.
00:03:44Face à vous, Émilie Zapalski, bonjour.
00:03:46Éditorialiste politique, conseillère en communication.
00:03:49On accueille également Lucille Schmitt, bonjour à vous.
00:03:52Bonjour.
00:03:52Vous êtes présidente du think tank La Fabrique écologiste et essayiste,
00:03:56auteur du livre Urgence politique, nécessité écologique,
00:03:59qui est publié aux éditions des presses universitaires de France.
00:04:02Anne-France Téclet, ravie de vous retrouver sur ce plateau.
00:04:05Bonjour.
00:04:05Bonjour.
00:04:06Vous êtes maître de conférences en sciences politiques à l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne.
00:04:11Un journaliste politique de la Gazette des communes est également parmi nous,
00:04:14Romain Gaspard, bonjour.
00:04:16Bonjour.
00:04:17Et puis face à vous, Jean-Sébastien Ferjou,
00:04:19qu'on a l'habitude de voir sur les antennes de Public Sénat en tant qu'éditorialiste politique dans le
00:04:23sens public.
00:04:23Et vous êtes directeur de la publication d'Atlantico.
00:04:26Bonjour.
00:04:27Jean-Sébastien Émilie Zapalski, je commence par vous.
00:04:30Selon vous, quels sont les enjeux politiques de ces élections sénatoriales ?
00:04:33Il y a pas mal d'enjeux quand même, je pense, dans ces sénatoriales,
00:04:36et particulièrement cette fois-ci.
00:04:38Vous avez parlé du Rassemblement national.
00:04:40Il y a cette grande question de savoir s'ils vont aller au-delà de trois
00:04:44et surtout former un groupe à partir de dix.
00:04:47Donc ça, ça serait une évolution assez marquante.
00:04:50LFI, la France insoumise aussi, savoir si de l'autre côté aussi,
00:04:54il va y avoir une percée, pas une percée, mais une entrée, on va dire.
00:04:58Donc il y a cette morphologie-là.
00:05:00Et puis savoir si la droite, le Sénat est à droite depuis un moment,
00:05:05pèse pas mal dans les décisions depuis un moment,
00:05:07et je pense qu'on y reviendra, par la force des choses.
00:05:10Donc voilà, il va falloir voir s'il y a ces percées du côté des extrêmes
00:05:16et si vraiment ça se confirme, parce que ça changerait quand même un petit peu la donne.
00:05:20Et on rappelle qu'il y a actuellement trois sénateurs Rassemblement national
00:05:22et aucun sénateur, la France insoumise.
00:05:25John-Christopher Roland, on commence cette émission en étant très pédagogique.
00:05:28Cette élection sénatoriale n'est pas forcément la plus médiatique,
00:05:31mais le Sénat joue un rôle crucial dans notre démocratie.
00:05:33Oui, c'est ce qu'on appelle la Chambre haute.
00:05:36Elle offre un certain gage de stabilité, particulièrement d'ailleurs en ce moment,
00:05:40puisqu'on a une Assemblée nationale fracturée.
00:05:43Le Sénat est également une clé de voûte en matière de collectivité territoriale.
00:05:47Il y a une obligation de passer par le Sénat en première lecture
00:05:49pour d'éventuelles réformes territoriales.
00:05:53Et puis, c'est quand même intéressant d'avoir une chambre
00:05:56où le turnover, pardonnez-moi cet anglicisme,
00:05:59est quand même un petit peu plus décalé.
00:06:01Il y a une double absorption à la suite des résultats des municipales,
00:06:04ce qui permet de maintenir cette stabilité.
00:06:06Et c'est une chambre qui, actuellement, va pouvoir donner un rôle,
00:06:10on va dire, de temporisation et de sagesse.
00:06:13Lucille Schmitt, le Sénat joue un rôle d'autant plus important,
00:06:16aujourd'hui au niveau politique, de stabilité face à la tempête
00:06:19qu'on connaît notamment à l'Assemblée nationale,
00:06:21où il n'y a pas de majorité.
00:06:22Oui, je pense qu'il faut aussi rappeler que le Sénat,
00:06:25c'est la continuité de ce qui s'est passé aux élections municipales.
00:06:28C'est-à-dire qu'on est dans une année où les élections municipales,
00:06:32d'une certaine façon, il nous donnera une vision claire
00:06:35de ce qui s'est passé, alors même que c'est une élection,
00:06:38les municipales, dans lesquelles il n'y a pas de sondage général.
00:06:41Les choses sont concentrées sur les métropoles.
00:06:43Et là, on va voir, me semble-t-il,
00:06:45vous dites que c'est un pôle de stabilité,
00:06:47mais on va surtout voir les évolutions qui peuvent exister,
00:06:50et notamment la porosité entre le vote d'extrême droite
00:06:53et la droite, parce que, comme vous le rappeliez,
00:06:56c'est une élection au suffrage indirect.
00:06:58Moi, lorsque j'étais élu, j'étais grande électrice,
00:07:00c'est une élection très particulière en termes d'ambiance.
00:07:03Et donc, vous êtes grand électeur,
00:07:06vous êtes souvent conseiller municipal,
00:07:08et que va-t-il se passer dans les territoires
00:07:10par rapport à cette mise en perspective
00:07:13de l'élection présidentielle ?
00:07:14Est-ce que déjà de grands électeurs de droite
00:07:17vont se tourner vers l'extrême droite ?
00:07:18Est-ce que, du coup, on verra une porosité
00:07:21par rapport à la droite et à l'extrême droite ?
00:07:22Et puis, il y a une deuxième chose que je voudrais rappeler,
00:07:24c'est que quand c'est une élection au suffrage indirect,
00:07:27on ne sait pas vraiment la porosité avec la société.
00:07:30Et que, de ce fait,
00:07:31ce qui vient de se passer en termes d'été caniculaire,
00:07:34on sort des marches sur le climat hier,
00:07:36qu'est-ce qui peut se passer par rapport au vote
00:07:38des grands électeurs ?
00:07:39Est-ce qu'ils y seront imperméables à ces enjeux sociaux ?
00:07:42Est-ce qu'ils seront dans l'entre-soi ?
00:07:43C'est quand même une chose qu'on peut penser.
00:07:45Mais on peut aussi espérer que, peut-être,
00:07:48ils auront été sensibles à des signaux
00:07:49qui n'ont rien à voir avec, comment dirais-je,
00:07:52l'entre-soi d'une élection au suffrage indirect.
00:07:54Il faut effectivement le rappeler à nos téléspectateurs.
00:07:56Anne-France Téclet, le Sénat représente cette France
00:07:58des territoires, des collectivités locales.
00:08:01C'est dans notre Constitution.
00:08:02Oui, et c'est vrai que c'est une occasion intéressante,
00:08:05finalement, de regarder d'un peu plus près
00:08:07le travail de représentation que font, justement,
00:08:09les élus locaux.
00:08:10Là, c'est leur moment.
00:08:12Alors, le Sitchmitt l'a dit,
00:08:13c'est aussi le moment de révélation
00:08:14un petit peu des sensibilités politiques
00:08:17et partisanes de ces très, très nombreux élus locaux
00:08:21dans les communes où ils sont souvent sans étiquette.
00:08:24Donc là, finalement, de manière un petit peu paradoxale,
00:08:27parce que dans les élections municipales,
00:08:28on met beaucoup en avant la politisme,
00:08:30la non-partisanisation, etc.
00:08:32Et puis finalement, là, avec les élections sénatoriales,
00:08:35on va avoir des sénateurs,
00:08:37élus par des élus locaux,
00:08:38qui vont siéger dans des groupes politiques.
00:08:40Et donc, une partisanisation, finalement,
00:08:42à rebours de toute cette vie politique locale
00:08:45qui, sinon, est plutôt sans étiquette.
00:08:47Il y a ça.
00:08:48Et puis, il y a effectivement,
00:08:49qu'est-ce que portent les élus locaux
00:08:51et qui est reflété au Sénat ?
00:08:52On l'avait vu dès le début, finalement,
00:08:54du premier quinquennat d'Emmanuel Macron,
00:08:56les tensions qu'il a pu rencontrer
00:08:58avec les élus locaux, justement,
00:09:00à l'occasion d'un certain nombre de décisions
00:09:02qui ont été très sensibles sur les APL,
00:09:04les emplois aidés, les dotations, etc.
00:09:07On a bien vu que le Sénat était aussi
00:09:09le lieu d'expression de cette tension, par exemple.
00:09:12Et j'ajoute juste un point sur la stabilité,
00:09:14le pôle de stabilité,
00:09:16quand même relatif comme pôle de stabilité,
00:09:18parce que, contrairement à l'Assemblée nationale,
00:09:20les sénateurs ne peuvent pas renverser le gouvernement.
00:09:22Et Michel Barnier en a bien fait les preuves.
00:09:26Alors, c'est un scrutin un peu particulier,
00:09:27ces élections sénatoriales.
00:09:29Et justement, on va en parler avec Audrey Vuittaz,
00:09:32car ce scrutin sénatorial,
00:09:34c'est à la fois un scrutin à la proportionnelle
00:09:36et puis un scrutin majoritaire.
00:09:37En effet, Alexandre, c'est déterminé par la loi
00:09:40en fonction de la population du département.
00:09:43Et je vais vous montrer ça sur une carte, en couleur.
00:09:45Vous le voyez, il y a des territoires moins peuplés.
00:09:49En général, les territoires les plus ruraux,
00:09:50c'est ceux que vous pouvez voir en bleu clair,
00:09:53comme l'Ardèche ou le Gers.
00:09:54Dans ces départements, on élit un ou deux sénateurs maximum.
00:09:58C'est un scrutin à deux tours à la majorité.
00:10:01Il faut la majorité absolue pour le premier tour,
00:10:03majorité relative pour le second tour.
00:10:05Et dans les départements les plus peuplés,
00:10:07ceux que vous pouvez voir en bleu foncé,
00:10:09on a les Bouches-du-Rhône ou le Rhône, par exemple.
00:10:11Eh bien, dans ce cas-là, les listes candidates
00:10:13se partagent le nombre de sièges
00:10:15en fonction du nombre de voix
00:10:17qu'elles ont obtenues, Alexandre.
00:10:19Et Audrey, on vient d'avoir de nouveaux résultats.
00:10:21Oui, en effet.
00:10:22En Corse du Sud, le membre des Républicains,
00:10:24Jean-Jacques Panounzi, a été élu dès le premier tour.
00:10:27Premier tour aussi pour Jean-Michel Arnault,
00:10:29le centriste dans les Hautes-Alpes.
00:10:31Il bat le sondeur Jérôme Sainte-Marie,
00:10:35membre du Rassemblement national.
00:10:37Et puis, dernier résultat,
00:10:40à Wallis et Futuna, on l'a donné tout à l'heure,
00:10:41Lafaële Toukoumouli a été élu sénateur
00:10:44dès le premier tour
00:10:45à la faveur d'un compromis politique, Alexandre.
00:10:47Merci beaucoup, Audrey.
00:10:49Romain Gaspard, on en parlait,
00:10:50le Sénat représente cette voie des territoires,
00:10:52des élus locaux.
00:10:53Quelles sont les attentes, cette année, en 2026,
00:10:56des conseillers municipaux, des maires,
00:10:58vis-à-vis des sénateurs ?
00:10:59Elles sont importantes parce qu'on a le budget
00:11:01qui va arriver.
00:11:02C'est souvent le Sénat qui défend les collectivités
00:11:05et, pour être honnête,
00:11:06qui défend particulièrement les communes
00:11:08et les départements.
00:11:09Et donc, les enjeux sont assez importants
00:11:12sur les coupes budgétaires qui vont venir.
00:11:13Il y a un certain nombre de textes
00:11:14avant les présidentielles,
00:11:15comme le logement qui va arriver au Parlement,
00:11:19enfin, revenir au Parlement.
00:11:20Et donc, ça, c'est assez stratégique
00:11:22pour les élus locaux.
00:11:23Et puis, il y a un attachement particulier
00:11:25parce que les sénateurs,
00:11:27beaucoup ont été élus local avant,
00:11:30contrairement à l'Assemblée nationale
00:11:32où le lien s'est distendu
00:11:33avec la fin du cumul des mandats.
00:11:35Et donc, les liens se sont renforcés.
00:11:38L'attachement des élus locaux et des maires
00:11:40pour le Sénat s'est renforcé.
00:11:42Et puis, Jean-Sébastien Ferjoux,
00:11:43on est en pleine campagne présidentielle.
00:11:44Et est-ce que ces élections sénatoriales,
00:11:46elles vont avoir un impact sur la présidentielle
00:11:49et peut-être pour le prochain
00:11:50ou la prochaine présidente de la République ?
00:11:51Car la majorité du Sénat
00:11:53qui va être issue de ces élections sénatoriales,
00:11:55elle sera en place pour trois ans.
00:11:57Oui, effectivement.
00:11:58Après, je pense que Lucille Schmitt l'a dit,
00:12:00ça va plus être le dernier acte
00:12:02des élections municipales
00:12:03que ça n'est véritablement le premier
00:12:04des élections présidentielles.
00:12:06Parce que les rapports de force
00:12:08qui vont être issues là,
00:12:08il y a la question, bien sûr,
00:12:10d'un groupe du Rassemblement national.
00:12:11Mais on voit bien que les rapports de force
00:12:13au Sénat n'ont rien à voir
00:12:14avec ce que les sondages montrent
00:12:15par ailleurs dans le pays.
00:12:17Et ça n'est pas un problème en soi,
00:12:19parce que vous parliez d'entre-soi.
00:12:20Et oui, bien sûr,
00:12:21il y a certainement une forme
00:12:22d'entre-soi au Sénat.
00:12:23C'est aussi une autre manière
00:12:24de construire le compromis démocratique.
00:12:27Parce que le fait d'être
00:12:28un peu moins exposé dans la lumière,
00:12:30que ce soit des élus
00:12:31qui puissent justement parfois
00:12:32avoir discuté...
00:12:33Pour les élections, effectivement,
00:12:35parce qu'il y a beaucoup
00:12:35d'arrangements locaux.
00:12:37Tu votes pour moi là-dessus
00:12:38et je te renvoie l'ascenseur
00:12:40sur autre chose.
00:12:41Et certainement,
00:12:41des choses qui se passent aujourd'hui
00:12:43sont le fruit de compromis
00:12:45d'accords passés au moment
00:12:47des municipales.
00:12:48Mais c'est un autre creuset démocratique.
00:12:50Parce que ce rythme différent,
00:12:52le fait que précisément
00:12:53ce soit moins exposé au feu
00:12:54peut-être des sondages,
00:12:55ça permet aussi une réflexion autre,
00:12:58une véritable réflexion politique
00:12:59de fond autre.
00:13:00Et on l'a bien vu,
00:13:01notamment depuis qu'il n'y a plus
00:13:02de majorité à l'Assemblée nationale,
00:13:04ce qu'apporte le Sénat
00:13:05à notre vie politique,
00:13:06pas seulement d'un point
00:13:07de vue institutionnel,
00:13:08mais vraiment à notre vie politique
00:13:09d'un point de vue fondamental
00:13:10et, je crois, essentiel.
00:13:13Emile Zapalski,
00:13:13on voit tout l'intérêt du Sénat
00:13:14dans la séquence politique actuelle ?
00:13:16Oui, oui, moi,
00:13:16je suis tout à fait d'accord
00:13:18avec ce que vous dites,
00:13:18Jean-Sébastien.
00:13:19On l'a vu avec des commissions
00:13:20d'enquête, notamment.
00:13:21Je pense à celles sur les aides
00:13:23aux entreprises de Fabien Gué
00:13:24avec les 211 milliards
00:13:25qui ont vraiment marqué des choses.
00:13:31Descutions partout à partir de ça.
00:13:33Il y a aussi tout ce qui a été fait.
00:13:34Et d'ailleurs, Bruno Retailleau,
00:13:36il est pour quelque chose
00:13:36sur le narcotrafic
00:13:37qui a abouti à une loi.
00:13:39Donc, on a en effet l'impression...
00:13:40C'est l'heure à l'heure actuelle ?
00:13:41Oui, tout à fait.
00:13:43On a l'impression qu'ils arrivent,
00:13:44que c'est le seul endroit
00:13:45à l'heure actuelle
00:13:46où on arrive à travailler
00:13:48des sujets de fond,
00:13:49à avoir des accords là-dessus
00:13:51et à avancer.
00:13:52Et ça, c'est important
00:13:53parce qu'on a une vie politique,
00:13:54en effet, qui est très bousculée.
00:13:56On n'arrive pas à avoir d'accord
00:13:57parce qu'il n'y a pas de majorité
00:13:58à l'Assemblée nationale.
00:13:59Donc, ça donne un effet de stabilité.
00:14:02Après, c'est une stabilité
00:14:04qui est quand même relativement à droite.
00:14:06Donc, oui, c'est le reflet des municipales.
00:14:09C'est le reflet des municipales.
00:14:11Non, je ne suis pas d'accord
00:14:12parce que l'Assemblée nationale,
00:14:14les urnes n'ont pas dit ça.
00:14:16Mais voilà, c'est une orientation
00:14:18quand même très droite,
00:14:19mais avec des sujets de fond
00:14:20qui sont en effet fortement analysés.
00:14:23John-Christopher Roland,
00:14:24je m'adresse aux constitutionnalistes.
00:14:25Peut-être rappelons les missions du Sénat.
00:14:27Alors, représenter les collectivités locales,
00:14:29faire la loi,
00:14:30puis aussi contrôler l'action du gouvernement
00:14:32via des commissions d'enquête.
00:14:33– Les missions d'information, effectivement.
00:14:36Et d'ailleurs, c'est tout l'enjeu aussi
00:14:37du groupe Rassemblement national
00:14:38puisque quand vous êtes doté d'un groupe,
00:14:41vous avez ce fameux droit de tirage
00:14:42qui vous permet de…
00:14:43Alors, en plus, il faut ajouter sur la qualité.
00:14:46Il y a un rapport qualificatif
00:14:47sur les commissions d'enquête,
00:14:48cette mise en contrôle du Sénat,
00:14:50pour plusieurs raisons.
00:14:51D'abord, parce qu'ils sont un peu plus
00:14:52dans le temps long,
00:14:53même si le mandat a été raccourci
00:14:55de 9 à 6 ans.
00:14:56Et en plus, ils n'ont pas la possibilité,
00:14:57s'ils voulaient, d'être dissous.
00:14:59Maintenant, il faut faire attention.
00:15:00C'est une stabilité qui est aussi
00:15:02un peu artificielle,
00:15:03en ce sens qu'il y a 34 000 communes
00:15:05en France de moins de 9 000 habitants.
00:15:06Et ça traduit simplement
00:15:08que les maires des petites communes
00:15:10ou les conseillers municipaux
00:15:11sont plutôt de droite.
00:15:12Ça ne veut pas forcément dire
00:15:13que la population est de droite.
00:15:15Mais par conséquent,
00:15:16il y a aussi dans cette mission
00:15:18de contrôle du gouvernement
00:15:19quelque chose d'important.
00:15:21Ça, on peut tous se rejoindre là-dessus,
00:15:22dans la stabilité,
00:15:23même si elle est de droite
00:15:23depuis quasiment toujours,
00:15:25au Sénat.
00:15:25Une réaction, Jean-Sébastien Ferjot ?
00:15:27Oui, parce que moi,
00:15:27je pense que si ça reflète le pays,
00:15:29justement, ça représente le pays.
00:15:31Et effectivement,
00:15:32il y a une partie de la France
00:15:32qu'on regarde moins
00:15:33parce qu'elle est politiquement
00:15:35beaucoup moins exposée.
00:15:36On entend en général
00:15:37les maires ou les représentants
00:15:39des grandes villes.
00:15:39On entend moins les autres.
00:15:40Ce sont des Français
00:15:41qui existent tout autant.
00:15:42Je crois que la différence
00:15:43qu'on voit entre l'Assemblée nationale
00:15:44et le Sénat,
00:15:45elle n'est pas liée
00:15:45à un défaut de représentation
00:15:47dans un cas ou dans l'autre.
00:15:48Elle est liée au fait
00:15:49que le mode électoral du Sénat
00:15:50fait qu'il est particulièrement difficile
00:15:52pour de nouveaux partis,
00:15:53à commencer par des partis
00:15:56qu'on peut qualifier
00:15:57comme on veut
00:15:58plus à droite
00:15:59ou d'extrême droite
00:16:00selon l'étiquette
00:16:01qu'on a envie d'y mettre.
00:16:02L'ERN et la France insoumise
00:16:03pour ne pas les décider.
00:16:04Non, mais exactement.
00:16:05Et ces partis-là,
00:16:07effectivement,
00:16:07ont plus de peine
00:16:08à émerger au Sénat.
00:16:09Mais ça nous dit sans doute
00:16:11quelque chose par ailleurs
00:16:12de ce que pourrait être
00:16:13la vie politique nationale
00:16:14si justement
00:16:16elle reflétait aussi
00:16:17un peu plus les Français
00:16:18et s'il n'y avait pas
00:16:19les frontières très idéologiques
00:16:20que donne l'exposition
00:16:22de l'Assemblée nationale.
00:16:23Lucille Schmitt,
00:16:23vous souhaitez réagir
00:16:24peut-être sur ce que représente
00:16:25le Sénat en France ?
00:16:27Oui, exactement.
00:16:28Moi, ce qui me semble important,
00:16:29c'est de rappeler
00:16:30que pendant longtemps,
00:16:31lorsqu'on était député,
00:16:32on pouvait aussi être maire
00:16:33et que la fin du cumul des mandats
00:16:35a effectivement disjoint
00:16:36à l'Assemblée nationale
00:16:37le lien entre les élus locaux
00:16:40et ceux qui sont élus nationaux.
00:16:42Mais je trouve qu'il y a une forme,
00:16:43cette asymétrie
00:16:44par rapport au Sénat,
00:16:46ce qu'on vient de rappeler,
00:16:46parce qu'au fond,
00:16:48c'est un parcours
00:16:48où on a longtemps été élus local,
00:16:50ça permet d'asseoir ainsi
00:16:51la possibilité d'être élus sénateurs
00:16:54puisque c'est un vivier,
00:16:56les grands électeurs
00:16:56sont des élus locaux.
00:16:57Mais ça introduit,
00:16:58me semble-t-il aussi,
00:16:59par rapport à ce qu'on vient
00:17:00de dire sur le Sénat,
00:17:01certainement,
00:17:02il peut travailler en profondeur
00:17:03et que sais-je,
00:17:05mais comment joue-t-il vraiment
00:17:06son rôle en termes
00:17:07de politique nationale ?
00:17:08Ça me semble être
00:17:08un point à soulever
00:17:09parce qu'aujourd'hui,
00:17:10on voit bien
00:17:10que la représentation
00:17:11des territoires,
00:17:12elle est essentielle
00:17:13mais qu'il faut aussi envisager
00:17:14dans un moment
00:17:15où vous disiez
00:17:16que ça ne va pas être
00:17:16le premier acte
00:17:17de la présidentielle.
00:17:18Si, d'une certaine manière,
00:17:19il faudra que tout sénateur
00:17:20élu ce soir
00:17:21envisage différemment son rôle
00:17:23par rapport à la possibilité
00:17:24qu'ensuite,
00:17:25il puisse y avoir éventuellement
00:17:26une présidente
00:17:26de l'Assemblée nationale.
00:17:28Donc il y a quelque chose
00:17:28sur le fait qu'il y aura
00:17:30peut-être une recomposition
00:17:31par rapport au fait
00:17:32que le Sénat devra jouer
00:17:33un rôle plus politique
00:17:34alors qu'aujourd'hui,
00:17:35il est considéré
00:17:35comme représentant
00:17:36les territoires.
00:17:37Alors, plus de 93 000
00:17:39grands électeurs
00:17:39votent aujourd'hui en France
00:17:41pour ces élections sénatoriales.
00:17:42On va aller à Marseille
00:17:45qui observe ce scrutin
00:17:46dans le département
00:17:47des Bouches-du-Rhône.
00:17:48On va analyser
00:17:49les différents enjeux politiques
00:17:50dans ce département.
00:17:51Quentin, avec d'abord,
00:17:52à droite,
00:17:53on parle volontiers
00:17:54de psychodrame.
00:17:57Oui, avec une campagne
00:17:59qui a été vraiment très tendue
00:18:01pour ces sénatoriales.
00:18:02Un scrutin qui s'annonce
00:18:04très serré ce soir à Marseille.
00:18:05On dit que chaque voix
00:18:07va compter.
00:18:08À droite,
00:18:09les Républicains
00:18:09qui avaient fait élire
00:18:10trois sénateurs en 2020
00:18:12lors des dernières sénatoriales.
00:18:14Les LR avaient ainsi réalisé
00:18:16plus du tiers des voix
00:18:17des grands électeurs.
00:18:18Mais la droite
00:18:19qui se déchire aujourd'hui
00:18:20avec une liste officielle
00:18:23Renaissance centriste LR
00:18:25menée par Brigitte Deveza
00:18:27avec Renaud Muselier,
00:18:28le président de la région,
00:18:29en deuxième position.
00:18:31Et face à cette liste
00:18:32qui se revendique
00:18:33du soutien de Gérard Linscher
00:18:34et également de l'investiture
00:18:35officielle des LR,
00:18:37il y a la liste
00:18:38de la sénatrice sortante
00:18:39Valérie Boyer.
00:18:41Elle a quitté
00:18:42la liste officielle
00:18:42pour lancer sa propre liste
00:18:44en cours de campagne
00:18:45et elle a été
00:18:46au passage soutenue
00:18:47par Bruno Retailleau,
00:18:49le président
00:18:50des LR.
00:18:51Valérie Boyer
00:18:52qui parle de la liste
00:18:53officielle
00:18:54d'une liste
00:18:54comme étant
00:18:55trop macroniste.
00:18:56De quoi déboussoler,
00:18:58vous vous en doutez bien,
00:18:59les grands électeurs
00:19:00de droite.
00:19:00Surtout,
00:19:01si on ajoute
00:19:01le fait que la liste RN
00:19:03comporte plusieurs personnalités
00:19:05locales
00:19:06venues de LR
00:19:07à l'image
00:19:08de la tête de liste
00:19:09Marie-Pierre Calais.
00:19:10La campagne
00:19:11qui a donc été émaillée
00:19:12Alexandre
00:19:13d'incidents
00:19:14avec des accusations
00:19:15de menaces
00:19:16de pression
00:19:17sur les grands électeurs.
00:19:19Et puis Quentin,
00:19:21il y a aussi
00:19:21des divisions
00:19:22à gauche
00:19:22même si la gauche
00:19:23partait à l'origine
00:19:24avec une liste d'union.
00:19:27Tout à fait.
00:19:28Trois sénateurs sortants
00:19:29se sont mis d'accord
00:19:31à nouveau
00:19:32pour faire liste commune.
00:19:33Le communiste
00:19:34Jérémy Baky,
00:19:35la socialiste
00:19:36Marie-Arlette Carlotti
00:19:37et l'écologiste
00:19:38Guy Benaroche.
00:19:40Deux dangers
00:19:40pour cette liste.
00:19:41L'ancien député socialiste
00:19:43Jean-David Ciott
00:19:44qui dispose
00:19:45de solides réseaux
00:19:47dans le département
00:19:47des Bouches-du-Rhône.
00:19:48La France Insoumise
00:19:49également
00:19:49qui présente
00:19:50une candidate
00:19:51Michel Blanchard-Zvoboda.
00:19:54Et ce sont au total,
00:19:54je vous le rappelle,
00:19:55Alexandre,
00:19:56huit sénateurs
00:19:57qui seront élus ce soir
00:19:58au bout d'une journée
00:19:59à fort suspense.
00:20:00Alexandre.
00:20:01Merci beaucoup
00:20:02Quentin
00:20:03pour cette analyse politique
00:20:04sur les sénatoriales
00:20:05dans les Bouches-du-Rhône.
00:20:06On va retrouver
00:20:06notre journaliste
00:20:08Audrey Vuittas
00:20:09pour un nouveau point résultat
00:20:10car Audrey,
00:20:11de nouveaux résultats
00:20:11sont tombés.
00:20:12Oui, en effet,
00:20:13nouveaux résultats
00:20:14dans le territoire
00:20:15de Belfort.
00:20:16Le LR Cédric Perrin
00:20:17est réélu
00:20:18dès le premier tour.
00:20:19C'est l'actuel président
00:20:21de la commission
00:20:22des affaires étrangères.
00:20:23Autre LR réélu
00:20:25dès le premier tour,
00:20:26Jean-Jacques Panounzi.
00:20:27Il est élu
00:20:27en Corse du Sud
00:20:28dans les Hautes-Alpes.
00:20:29Jean-Michel Arnaud,
00:20:31le centriste,
00:20:32est réélu.
00:20:33Il bat le sondeur
00:20:34Jérôme Saint-Marie
00:20:35qui était lui
00:20:36le candidat
00:20:37du Rassemblement national.
00:20:38Et puis,
00:20:38dernier résultat,
00:20:39celui qu'on vous a donné
00:20:40tout à l'heure
00:20:40à Wallis et Futuna,
00:20:41Lafaélé Tukumouli
00:20:43est élu sénateur
00:20:44dès le premier tour
00:20:45à la faveur
00:20:45d'un compromis politique
00:20:47au centre
00:20:48entre les élus locaux.
00:20:49Des résultats
00:20:49que vous pourrez retrouver
00:20:50toute la journée
00:20:51sur notre site
00:20:52publicsénat.fr
00:20:53sur notre carte interactive.
00:20:55Merci beaucoup Audrey
00:20:56pour ces nouveaux résultats.
00:20:58Je voudrais qu'on parle
00:20:58des enjeux politiques
00:21:00maintenant groupe par groupe
00:21:01dans l'hémicycle
00:21:02de cette Haute Assemblée.
00:21:03On va commencer
00:21:04par la majorité
00:21:05de droite
00:21:05et du centre du Sénat
00:21:07avec des questions
00:21:08là encore de division.
00:21:09Émilie,
00:21:09on l'a vu dans les bouches
00:21:10du Rhône,
00:21:11la droite,
00:21:11les Républicains
00:21:12se déchirent.
00:21:13On entend bien
00:21:14les candidats
00:21:15qui passent
00:21:15d'un camp à l'autre
00:21:16ou qui montent
00:21:17comme Valérie Boyer
00:21:18leur propre liste.
00:21:20Je pense que oui,
00:21:21ça va être une épreuve
00:21:21de force là-dessus
00:21:22de voir comment
00:21:24on résiste
00:21:24à cet appel
00:21:25du Rassemblement National
00:21:26parce que comme on l'a dit,
00:21:28il y a cette montée
00:21:29à côté du Sénat
00:21:31du Rassemblement National
00:21:32donc il y a cette envie
00:21:33de répondre à cet appel.
00:21:35Moi, je pense que
00:21:36ce qui est important
00:21:36pour eux,
00:21:37c'est de garder une ligne.
00:21:38On l'a bien vu
00:21:39à chaque fois
00:21:40que les LR répondaient
00:21:41à cet appel.
00:21:43Ça ne marche pas forcément.
00:21:44Alors il y a évidemment
00:21:44Éric Ciotti
00:21:45qui a bien fonctionné
00:21:47pour la ville,
00:21:48pour les municipales
00:21:49mais il y a ce mélange
00:21:51de genres
00:21:51qui ne fonctionne pas forcément
00:21:52enfin qui n'est pas durable
00:21:53et moi j'ai l'impression
00:21:54quand même
00:21:55comme il y a la campagne
00:21:56présidentielle finalement
00:21:57qui commence aussi
00:21:58qu'il y a quand même
00:21:59des éléments
00:22:00dans ce que présente
00:22:01Marine Le Pen
00:22:01en termes de lignes
00:22:03et je parle notamment
00:22:04économiques
00:22:04très différentes
00:22:05de celles
00:22:06qui avaient démarré
00:22:06Bardella
00:22:07quand il était
00:22:08en pré-campagne
00:22:09on va dire
00:22:09avant qu'elle décide
00:22:10de rester dans la course
00:22:11qui ne correspondent pas du tout
00:22:13à ce que la droite avance.
00:22:15Donc il va y avoir
00:22:16évidemment
00:22:16qui a cette envie
00:22:17de répondre à cet appel
00:22:18mais il va y avoir
00:22:20un paradoxe quand même
00:22:21de ne pas être
00:22:22sur la même ligne
00:22:23donc voilà
00:22:23je pense que c'est
00:22:25comme un côté superficiel
00:22:26d'essayer de voir
00:22:27comment on peut gagner
00:22:28des billes
00:22:29mais après comment construire
00:22:30avec des programmes
00:22:31des choses qui sont
00:22:32quand même très très différentes.
00:22:33Anne-France Téclet
00:22:34et les Républicains
00:22:34sont en concurrence
00:22:36avec le Rassemblement
00:22:36dans certains départements
00:22:38dans ces sénatoriales
00:22:39à cause des résultats
00:22:40aux municipales
00:22:41où le RN a fait des poussées
00:22:42notamment à Marseille
00:22:43le RN est devenu
00:22:43la première force d'opposition.
00:22:45Oui effectivement
00:22:46alors ce qui est intéressant
00:22:46avec le Sénat
00:22:47c'est que ça reflète
00:22:48deux temporalités politiques
00:22:49différentes en fait
00:22:50un peu en décalé
00:22:51parce que les résultats
00:22:52sont largement déterminés
00:22:53par ceux des municipales
00:22:55et donc là
00:22:55on en a l'illustration
00:22:56mais en même temps
00:22:58ce qui va se passer
00:22:59et notamment dans la composition
00:23:00des groupes
00:23:00et les alliances
00:23:01et les accords
00:23:02de majorité etc
00:23:04c'est aussi un peu
00:23:05un thermomètre
00:23:06de l'état
00:23:07des rapports de force
00:23:08justement interpartisans
00:23:09en ce moment
00:23:10de manière très très actuelle
00:23:12alors y compris
00:23:13dans ce que sera
00:23:14très probablement
00:23:15la future majorité
00:23:16qui sera la même
00:23:17qu'actuellement
00:23:18mais où on peut imaginer
00:23:19un petit peu moins bien
00:23:21pour les Républicains
00:23:22qui resteront
00:23:23bien sûr le premier groupe
00:23:24mais qui peut-être
00:23:25perdront quelques élus
00:23:26peut-être au bénéfice
00:23:27de l'union centriste
00:23:28voilà
00:23:28qu'est-ce que ça va donner
00:23:29qu'est-ce que ça nous dit
00:23:30aussi justement
00:23:31sur ces tensions
00:23:32absolument pas stabilisées
00:23:33puisque évidemment
00:23:34la campagne présidentielle
00:23:36ne sait même pas encore
00:23:37qu'elle sera exactement
00:23:38l'offre électorale
00:23:40réellement concurrente
00:23:41donc ça dit aussi tout ça
00:23:42et à gauche
00:23:43c'est la même chose
00:23:43Romain Gaspard
00:23:44la droite et le centre
00:23:45vont essayer de maintenir
00:23:47cette implantation locale
00:23:49voilà
00:23:49que ce camp politique
00:23:50a depuis longtemps
00:23:51oui il y a un enjeu
00:23:52pour le groupe centriste
00:23:53notamment
00:23:54de passer deuxième groupe
00:23:55ou pas
00:23:56avec le parti socialiste
00:23:57qui est pour l'instant
00:23:58devant eux
00:23:58mais les deux sont
00:23:59très proches
00:24:00et les porosités
00:24:02entre certains LR
00:24:03et le Rassemblement National
00:24:04pourraient faire quelques bascules
00:24:05de sénateurs LR aujourd'hui
00:24:07et on peut imaginer
00:24:10certains ralliements
00:24:11d'autres groupes
00:24:12aussi pour le groupe centriste
00:24:13donc il y a un enjeu
00:24:14d'équilibre
00:24:14dans la majorité
00:24:16sénatoriale
00:24:17de ce côté-là
00:24:17et puis sur le Rassemblement National
00:24:20il peut y avoir
00:24:21certaines surprises aussi
00:24:22on l'a vu par le passé
00:24:24en Seine-et-Marne
00:24:25notamment
00:24:25où un sénateur
00:24:26sans maire
00:24:27éthique TRN
00:24:28a gagné
00:24:29et donc
00:24:30il ne faut pas
00:24:31sous-estimer
00:24:33la porosité
00:24:35dans certaines
00:24:36mairies rurales
00:24:37entre un vote
00:24:39Rassemblement National
00:24:40et
00:24:41l'élection sénatoriale
00:24:43parce que c'est la stratégie
00:24:44de Marine Le Pen
00:24:44elle a fait
00:24:45une lettre au maire
00:24:47elle a fait
00:24:47des tentatives
00:24:48pour convaincre
00:24:49ces petits maires
00:24:50qui ne sont pas étiquetés
00:24:51lors de leur élection
00:24:54des dernières municipales
00:24:55Jean-Sébastien Ferjoux
00:24:56est-ce que
00:24:56la campagne présidentielle
00:24:58aussi où il y a
00:24:58beaucoup de candidats
00:24:59de cette famille politique
00:25:00de la droite et du centre
00:25:01Bruno Rotailleau
00:25:02pour les Républicains
00:25:03Edouard Philippe pour Royzon
00:25:03Gabriel Attal
00:25:04pour Renaissance
00:25:05est-ce que cette
00:25:06campagne présidentielle
00:25:07ça peut jouer
00:25:07sur ces divisions
00:25:08dans la campagne sénatoriale
00:25:10et au sein de la majorité
00:25:12de droite et du centre
00:25:12oui ça joue forcément
00:25:13parce que les sénateurs
00:25:15en tout cas
00:25:16ils vont voir
00:25:17les grands électeurs
00:25:18avant de
00:25:19c'est plus facile
00:25:19de voir des grands électeurs
00:25:20que de voir tous les électeurs
00:25:21d'une circonscription
00:25:22si vous voulez vous faire
00:25:23élire député
00:25:24donc évidemment
00:25:25qu'ils ont déjà parlé
00:25:25du futur
00:25:26mais moi je crois
00:25:27qu'il ne faut pas
00:25:27surestimer
00:25:28il ne faut pas sous-estimer
00:25:29la porosité entre la droite
00:25:30et le Rassemblement National
00:25:32dans certains territoires
00:25:33mais il ne faut pas
00:25:33la surestimer non plus
00:25:34parce qu'en réalité
00:25:35c'est la sociologie
00:25:37de la France
00:25:37c'est la sociologie électorale
00:25:38de la France
00:25:39qui se joue
00:25:39le fait aussi
00:25:40que le Sénat soit renouvelé
00:25:41uniquement
00:25:43partiellement
00:25:43il y a des territoires
00:25:44qui sont structurellement
00:25:45plus centristes
00:25:46parce que la fibre
00:25:47la culture
00:25:48il y a des territoires
00:25:50vous savez
00:25:50il y avait des circonscriptions
00:25:51qui passaient
00:25:51soit du RPR
00:25:52au parti communiste
00:25:53mais jamais à l'UDF
00:25:54parce que précisément
00:25:55c'est une culture politique
00:25:56extrêmement différente
00:25:57le cas de Valérie Boyer
00:25:58il est très intéressant
00:25:59parce que Valérie Boyer
00:26:00elle n'est pas alliée
00:26:01justement au Rassemblement National
00:26:03elle dit
00:26:04je pense que
00:26:05pour l'avenir de LR
00:26:06à minima
00:26:06dans des territoires
00:26:07comme les Bouches-du-Rhône
00:26:08il faut avoir
00:26:08une ligne autonome
00:26:09et ne pas céder
00:26:10aux sirènes du macronisme
00:26:11et c'est très intéressant
00:26:13parce que c'est exactement
00:26:14le pari que fait justement
00:26:15Bruno Retailleau
00:26:16et d'ailleurs
00:26:16il l'a soutenu
00:26:17parce que moi
00:26:18ce dont je me souviens
00:26:19en municipale
00:26:20c'est quand même
00:26:20que précisément
00:26:21LR ne s'est pas allié au RN
00:26:23sinon le maire de Marseille
00:26:24ne serait pas Benoît Payan
00:26:25ça serait Franck Alizio
00:26:27et que le deal
00:26:27qu'il y avait eu
00:26:28à l'époque à Marseille
00:26:29c'était aux socialistes
00:26:30la mairie
00:26:31à LR la métropole
00:26:32et donc il ne faut pas
00:26:33la surinvestir
00:26:34cette porosité là
00:26:35parce que je crois
00:26:36qu'il y a une droite
00:26:36et qu'il peut
00:26:37plus facilement le faire
00:26:38au Sénat
00:26:39qu'elle n'y parvient
00:26:40à l'Assemblée nationale
00:26:41en raison du mode de scrutin
00:26:43qui essaye d'avoir
00:26:44une ligne autonome
00:26:45ni centriste
00:26:46ni justement RN
00:26:48Lucille Schmitt
00:26:49est-ce qu'il y a
00:26:49deux lignes
00:26:50au sein de la majorité
00:26:51de droite et du centre
00:26:52du Sénat
00:26:52une ligne plutôt
00:26:53Bruno Retailleau
00:26:54d'une droite radicale
00:26:55anti-macroniste
00:26:56et de l'autre côté
00:26:57une ligne Gérard Larcher
00:26:58d'union de la droite
00:26:59et du centre
00:27:00qui défend notamment
00:27:01un seul candidat
00:27:02de cette famille
00:27:03pour la présidentielle
00:27:04Je pense qu'effectivement
00:27:05il y a au moins
00:27:06deux lignes à droite
00:27:07il y a aussi
00:27:09Eric Ciotti
00:27:10qui vient de la droite
00:27:12donc je pense
00:27:13qu'effectivement
00:27:14on le voit
00:27:15dans le cadre
00:27:15de ces élections
00:27:16mais ce que je voudrais
00:27:16rappeler aussi
00:27:18c'est que
00:27:18comme ça a été dit
00:27:19de façon pédagogique
00:27:20il y a deux types
00:27:22de scrutins
00:27:23pour ces élections
00:27:23sénatoriales
00:27:24il y a les départements
00:27:25peu peuplés
00:27:25dans lesquels
00:27:26on élit une personne
00:27:26et puis il y a les listes
00:27:27mais la vérité
00:27:28c'est qu'il y a les listes
00:27:30et puis il y a beaucoup
00:27:30de listes dissidentes
00:27:31c'est un phénomène classique
00:27:32en fait
00:27:32que moi j'ai beaucoup vécu
00:27:34dans les Hauts-de-Seine
00:27:34où en fait
00:27:35ceux qui veulent rester sénateurs
00:27:37décident parce qu'ils ont
00:27:38de bonnes relations
00:27:39et des contacts interpersonnels
00:27:40de faire leur liste
00:27:41l'entre-soi
00:27:42c'est pas seulement
00:27:43une critique
00:27:44c'est le fait
00:27:45qu'on se connaît bien
00:27:46et que d'une certaine manière
00:27:47on peut se faire confiance
00:27:48et donc la question
00:27:49de Valérie Boyer
00:27:50effectivement elle est intéressante
00:27:51parce que sans doute
00:27:52beaucoup de grands électeurs
00:27:53ont envie de lui faire confiance
00:27:54mais du coup
00:27:55ça aboutit
00:27:56à une sorte de décomposition
00:27:57du système partisan
00:27:58qui est quand même
00:27:59que les LR
00:28:00ont été obligés
00:28:00dans un certain nombre
00:28:01de départements
00:28:02de donner une double investiture
00:28:03c'est-à-dire au fond
00:28:04de parrainer deux listes
00:28:05donc ça signifie
00:28:06qu'aujourd'hui
00:28:07il y a une forme
00:28:07de décomposition partisane
00:28:09autour des enjeux individuels
00:28:12et donc des enjeux de personnes
00:28:13et les sénatoriales
00:28:14le révèlent
00:28:15mais la réalité
00:28:15c'est que tous ceux
00:28:16qui sont sur la ligne
00:28:17de départ à la présidentielle
00:28:18révèlent aussi
00:28:18une forme de décomposition partisane
00:28:20on n'a jamais vu
00:28:21autant de candidats
00:28:22et donc les sénatoriales
00:28:25nous disent
00:28:25ce qui peut se passer
00:28:26aussi ensuite
00:28:27John Christopher Roland
00:28:28est-ce que l'enjeu
00:28:29pour les républicains
00:28:30dans cette majorité sénatoriale
00:28:31c'est de ne pas perdre
00:28:32trop de terrain
00:28:33face aux centristes ?
00:28:34Oui
00:28:35il y a eu un grand absent
00:28:36dans la campagne électorale
00:28:37cet été
00:28:37c'était Bruno Retailleau
00:28:38parce que précisément
00:28:39il était très investi
00:28:41dans ces élections
00:28:42sénatoriales
00:28:43il y a un rapport
00:28:44entre le centre
00:28:46et la droite
00:28:46et il est vrai
00:28:47qu'il faut limiter
00:28:48le recul
00:28:49il n'y a pas de danger
00:28:50sur l'ensemble
00:28:51sur la majorité
00:28:51droite-centre
00:28:53mais le rapport de force
00:28:54pourrait s'éroder
00:28:54alors on ne sera
00:28:56à mon avis
00:28:56pas sur une érosion
00:28:57dramatique pour eux
00:28:58mais effectivement
00:28:58il faut essayer
00:28:59de garder le leadership
00:29:00dans cet alliage
00:29:01centre-droit
00:29:02c'est l'objectif
00:29:03pour ne pas trop reculer
00:29:04et sur Bruno Retailleau
00:29:05il y a un enjeu
00:29:06spécifique à surveiller
00:29:08la Vendée
00:29:08il y a trois sénateurs LR
00:29:10sortant en Vendée
00:29:12il y a une liste dissidente
00:29:13justement
00:29:14est-ce que les trois sénateurs LR
00:29:16qui seront élus aujourd'hui
00:29:17seront des sénateurs LR
00:29:18qui soutiennent Bruno Retailleau ?
00:29:20ça sera forcément
00:29:21un indicateur
00:29:22sur ce que projette
00:29:23sur lui
00:29:23quand même
00:29:23un certain nombre
00:29:24d'élus dans le pays
00:29:24a fortiori dans son fief
00:29:25Tiens d'ailleurs
00:29:26sur Bruno Retailleau
00:29:27et M. Zapalski
00:29:28s'il fait une campagne présidentielle
00:29:30trop à droite
00:29:31avec des mesures radicales
00:29:32pour concurrencer
00:29:33le Rassemblement National
00:29:34est-ce qu'il peut perdre
00:29:34une forme de leadership
00:29:36au sein de cette majorité
00:29:37de droite sénatoriale ?
00:29:38Oui
00:29:39ça va être compliqué
00:29:40de toute façon
00:29:40le positionnement
00:29:41de Bruno Retailleau
00:29:41ça va être compliqué
00:29:43et puis il est quand même
00:29:44en confrontation
00:29:45avec le Rassemblement National
00:29:46mais en développant
00:29:47quand même des idées
00:29:48qui ressemblent pas mal
00:29:49le Rassemblement National
00:29:50donc que ça soit
00:29:51pour le centre
00:29:51ou pour le RN
00:29:52sa position je pense
00:29:53va être assez compliquée
00:29:54d'autant plus
00:29:55qu'il y a Edouard Philippe
00:29:56Attal
00:29:57on sait pas encore
00:29:58non moi ce qui m'intéressait
00:29:59c'est de savoir
00:29:59c'est que le Sénat
00:30:00est revenu au devant
00:30:01de la scène
00:30:02parce qu'il n'y avait
00:30:03pas de majorité
00:30:05au niveau de l'Assemblée Nationale
00:30:07et donc on s'en est servi
00:30:08un peu de caisse de résonance
00:30:09pour faire passer des lois
00:30:10pour avancer
00:30:11dans le compromis
00:30:12qu'est-ce qui va se passer
00:30:13on ne connait pas encore
00:30:15évidemment
00:30:16qui gagnera
00:30:17les élections présidentielles
00:30:18et surtout
00:30:18quel sera le paysage
00:30:20au niveau de la configuration
00:30:21de l'Assemblée Nationale
00:30:22est-ce qu'on va perdurer
00:30:23avec ce manque de majorité
00:30:25absolu
00:30:26ou même relatif
00:30:27et donc avec un besoin
00:30:28d'avoir le Sénat
00:30:29qui reste la stabilité
00:30:31et qui reste
00:30:32l'endroit
00:30:32où on peut faire du compromis
00:30:34ou est-ce qu'à l'inverse
00:30:35il va se passer des choses
00:30:36à l'Assemblée
00:30:37et le Sénat redevient
00:30:38un peu
00:30:38pas secondaire
00:30:40mais voilà
00:30:40avec moins cette force là
00:30:42et je pense que c'est ça
00:30:43qui est important
00:30:43et de voir comment
00:30:44si ça reste à droite
00:30:45et au centre
00:30:46qu'est-ce que ça va jouer
00:30:47comme rôle
00:30:48c'est ça qui va être
00:30:49très très important
00:30:50pour le Sénat
00:30:51pour voir s'il reste
00:30:52au devant
00:30:52au milieu du jeu
00:30:53ou alors
00:30:54s'il devient
00:30:55et là-dedans
00:30:56Bruno Retailleau
00:30:57et la droite
00:30:58est fortement
00:30:59challengé
00:31:00par contre
00:31:00c'est difficile
00:31:02de s'orienter
00:31:03quand on ne sait pas
00:31:03exactement
00:31:04quelle est la ligne
00:31:05qui va gagner
00:31:05et surtout
00:31:06si la ligne
00:31:08quelle ligne
00:31:09gagne la présidentielle
00:31:10et quelle est sa capacité
00:31:11d'avoir une majorité
00:31:12au Parlement
00:31:12à l'Assemblée nationale
00:31:13Romain Gaspard
00:31:14peut-être un mot
00:31:14de Gérard Larcher
00:31:15l'actuel président
00:31:16du Sénat
00:31:17qui est à la tête
00:31:19de la Haute Assemblée
00:31:20qui se présente
00:31:20à sa réélection
00:31:21au plateau
00:31:22donc à la présidence
00:31:23du Sénat
00:31:24là il n'y a pas trop
00:31:25de suspense
00:31:26il devrait être réélu
00:31:27ah oui
00:31:28il y a quasiment
00:31:29zéro suspense
00:31:30il a négocié
00:31:32pour que
00:31:32l'ensemble
00:31:33de sa majorité
00:31:34le réalise
00:31:35et au sein
00:31:37des autres groupes
00:31:39également
00:31:39il y a une
00:31:41sympathie
00:31:41et un travail
00:31:42de qualité
00:31:43qui est reconnu
00:31:43et c'est là
00:31:44où s'il y a
00:31:44un groupe RN
00:31:46UDR
00:31:46qui se constitue
00:31:47ça peut changer
00:31:48la donne
00:31:48parce que
00:31:49par exemple
00:31:49en conférence
00:31:50des présidents
00:31:50où il y a
00:31:51les différents
00:31:52présidents de groupe
00:31:53il y a
00:31:53des capacités
00:31:55aujourd'hui
00:31:55à faire des accords
00:31:56de l'ensemble
00:31:58des groupes
00:31:59s'il y a le RN
00:32:00autour de la table
00:32:00ça va être
00:32:01beaucoup plus compliqué
00:32:01pour les groupes
00:32:02de gauche
00:32:02notamment
00:32:03d'accepter
00:32:04certains accords
00:32:05et je pense
00:32:05aux groupes
00:32:05communistes
00:32:06socialistes
00:32:06d'accepter
00:32:07certains accords
00:32:08ou écologistes
00:32:09d'accepter
00:32:09certains accords
00:32:10là-dessus
00:32:10donc le climat
00:32:12de discussion
00:32:13peut changer aussi
00:32:14et peut être modifié
00:32:15même avec
00:32:1510-15 sénateurs
00:32:17Justement
00:32:17on va parler
00:32:18du Rassemblement National
00:32:19et de l'Union des Droites
00:32:20d'Éric Ciotti
00:32:21deux partis
00:32:22qui pourraient faire
00:32:23élire des sénateurs
00:32:24notamment
00:32:25dans le département
00:32:26des Alpes-Maritimes
00:32:27on va aller à Nice
00:32:28retrouver notre reporter
00:32:29Clémentine Louise
00:32:31Bonjour Clémentine
00:32:33Bonjour Alexandre
00:32:34Alors ce département
00:32:35des Alpes-Maritimes
00:32:37il est historiquement
00:32:37ancré
00:32:38au sein de la droite
00:32:39traditionnelle
00:32:40mais dans ses élections
00:32:41sénatoriales
00:32:42il pourrait basculer
00:32:43du côté du RN
00:32:44et de l'UDR
00:32:46Oui tout à fait
00:32:47ici les grands électeurs
00:32:49sont bien au rendez-vous
00:32:50depuis 9h
00:32:52à Nice
00:32:52où la mer
00:32:53est assez calme
00:32:54ce midi
00:32:54mais où un rat de marée
00:32:56bleu foncé
00:32:57pourrait bousculer
00:32:58le scrutin
00:32:59ce soir
00:32:59conséquence
00:33:00des nombreuses victoires
00:33:02de l'UDR
00:33:02le parti
00:33:03d'Eric Ciotti
00:33:04et du Rassemblement
00:33:06National
00:33:07pardon
00:33:07aux élections
00:33:08municipales
00:33:09avec notamment
00:33:09la conquête
00:33:10de la ville de Nice
00:33:11mais aussi
00:33:12de la métropole
00:33:13les grands électeurs
00:33:14proches
00:33:15de l'extrême droite
00:33:16sont donc
00:33:16beaucoup plus nombreux
00:33:17pour ce scrutin
00:33:18et ils soutiendront
00:33:20la tête de liste
00:33:21UDR
00:33:22menée par
00:33:22Laurent Castillo
00:33:24eurodéputé
00:33:25et fidèle compagnon
00:33:27d'Eric Ciotti
00:33:28qui s'est lui-même
00:33:29d'ailleurs
00:33:29beaucoup investi
00:33:30dans cette campagne
00:33:31l'UDR
00:33:32espère remporter
00:33:33trois sièges
00:33:34sur les cinq
00:33:35dans le département
00:33:36soit la majorité
00:33:37et la situation
00:33:38leur est d'autant
00:33:39plus favorable
00:33:40qu'en face
00:33:41la droite
00:33:41part divisé
00:33:42les LR
00:33:43ont investi
00:33:44deux listes
00:33:45d'un côté
00:33:46une figure
00:33:46emblématique
00:33:47sénatrice
00:33:48depuis 12 ans
00:33:49Dominique Estrosi
00:33:51Sasson
00:33:51et de l'autre
00:33:52la sortante
00:33:54Alexandra
00:33:54Borgio Fontain
00:33:56qui s'appuie
00:33:57sur des maires
00:33:58puissants
00:33:58à Antibes
00:33:59à Cannes
00:34:00ou à Grasse
00:34:01elle espère
00:34:02faire deux sièges
00:34:03ce qui n'en laisserait
00:34:04aucun à sa concurrente
00:34:06mais les résultats
00:34:06s'annoncent
00:34:07très serrés
00:34:08mais rien à voir
00:34:09donc avec le scrutin
00:34:10de 2020
00:34:11où les LR
00:34:12avaient raflé
00:34:13les cinq sièges
00:34:14du département
00:34:14Merci beaucoup Clémentine
00:34:16en direct de Nice
00:34:17on va faire un nouveau
00:34:18point résultat
00:34:19avec Audrey Vuettaz
00:34:20Audrey
00:34:20on peut dire
00:34:21à cette heure-ci
00:34:22à midi 34
00:34:23qu'un président de groupe
00:34:24au Sénat
00:34:25est réélu
00:34:25Oui tout à fait
00:34:26Claude Maluret
00:34:28dans l'allié
00:34:28le patron du groupe
00:34:30Les Indépendants
00:34:31est donc réélu
00:34:32dès le premier tour
00:34:33c'est un très proche
00:34:34d'Edouard Philippe
00:34:34membre du parti Horizon
00:34:36et il gagne son pari
00:34:37il voulait conforter
00:34:38l'ancrage local
00:34:39d'Horizon
00:34:39avant la présidentielle
00:34:40c'est donc réussi
00:34:42dans l'allié
00:34:43toujours
00:34:43le LR Bruno Rejouan
00:34:44est réélu
00:34:45autre LR réélu
00:34:47une personnalité
00:34:48ici au Sénat
00:34:49dans le territoire
00:34:50de Bellefort
00:34:51c'est le LR
00:34:51Cédric Perrin
00:34:53qui est réélu
00:34:54dès le premier tour
00:34:55c'est l'actuel président
00:34:57de la commission
00:34:57des affaires étrangères
00:34:59autre LR réélu
00:35:00dès le premier tour
00:35:00Jean-Jacques Panuzzi
00:35:02en Corse du Sud
00:35:03et puis dans les Hautes-Alpes
00:35:05cette fois
00:35:05le centriste
00:35:06Jean-Michel Arnaud
00:35:07est réélu
00:35:08il bat le candidat
00:35:10du Rassemblement national
00:35:11Jérôme Sainte-Marie
00:35:12une personnalité
00:35:13du parti du RN
00:35:14car il est chargé
00:35:15de la formation
00:35:16des cadres
00:35:17et puis je termine
00:35:18par un résultat
00:35:19Wallis et Futuna
00:35:20Lafaélé Tukumouli
00:35:22est élu sénateur
00:35:23dès le premier tour
00:35:24Alexandre
00:35:25Merci beaucoup
00:35:26Audrey
00:35:27on va parler
00:35:28des enjeux
00:35:28de ces sénatoriales
00:35:29pour le RN
00:35:29et l'UDR
00:35:31l'allié
00:35:32Eric Ciotti
00:35:33justement
00:35:34Jean-Sébastien Ferjoux
00:35:34on parlait
00:35:35des Alpes-Maritimes
00:35:36avec Clémentine Louise
00:35:37là c'est un vrai test
00:35:38pour Eric Ciotti
00:35:39qui a raflé
00:35:40la mairie de Nice
00:35:41au municipal
00:35:42il va essayer
00:35:42de remplacer
00:35:43au niveau sénatorial
00:35:44les républicains
00:35:46Oui effectivement
00:35:47et il a joué
00:35:48ce pari là
00:35:48sans
00:35:49d'ailleurs en être
00:35:51toujours si heureux
00:35:52que ça
00:35:53le groupe UDR
00:35:54a obtenu
00:35:54un certain nombre
00:35:55de députés
00:35:56a-t-il la visibilité
00:35:57qu'il souhaite
00:35:58et passe-t-il autant
00:35:59qu'il le voudrait
00:35:59sur ce que sera
00:36:01la ligne de la campagne
00:36:01de Marine Le Pen
00:36:03on peut en douter
00:36:04je crois qu'il y a
00:36:05vraiment des choses
00:36:05très spécifiques
00:36:06dans les Alpes-Maritimes
00:36:07parce qu'il y avait
00:36:08aussi des accords
00:36:09qui se sont passés
00:36:09vous savez un peu
00:36:10avec David Lissnard
00:36:11qui est aussi
00:36:12une personnalité
00:36:12du département
00:36:14et une manière
00:36:14de se répartir
00:36:15les choses
00:36:16entre Eric Ciotti
00:36:17et David Lissnard
00:36:18David Lissnard
00:36:18le maire de Cannes
00:36:19et le président
00:36:20de l'association
00:36:20des Mardons
00:36:20et candidat lui aussi
00:36:21à l'élection présidentielle
00:36:24parce que je vous le disais
00:36:25tout à l'heure
00:36:25il y a plusieurs Frances
00:36:26et la France
00:36:27des Alpes-Maritimes
00:36:28ce n'est pas la France
00:36:29par exemple
00:36:29qu'on pourrait trouver
00:36:30dans la Mayenne
00:36:31ou dans l'Allier
00:36:32c'est une France
00:36:33où il y a
00:36:34beaucoup plus
00:36:34de continuité sociologique
00:36:36entre la droite
00:36:37et le Rassemblement National
00:36:38dans la France de l'Ouest
00:36:39ça n'est pas le cas
00:36:40dans la France de l'Ouest
00:36:41justement
00:36:41c'est beaucoup plus difficile
00:36:42pour le Rassemblement National
00:36:43de faire élire un sénateur
00:36:45parce que dans la France de l'Ouest
00:36:46si vous êtes candidat
00:36:47aux élections municipales
00:36:48sous l'étiquette RN
00:36:49d'où le fait que beaucoup
00:36:50dans les petites communes
00:36:51d'ailleurs
00:36:52n'aient pas d'étiquette
00:36:53il reste un stigma social attaché
00:36:55ça n'est plus le cas en Moselle
00:36:57alors là
00:36:57il n'y a pas de renouvellement
00:36:58dans le Nord
00:36:59ni le Pas-de-Calais
00:37:00ni les départements
00:37:01de l'Est de la France
00:37:02mais cette grande différence-là
00:37:04elle explique justement
00:37:05le décalage de représentation
00:37:07entre l'Assemblée Nationale
00:37:08et le Sénat
00:37:10et c'est là
00:37:11où on va voir
00:37:11si le vrai test
00:37:13pour le Rassemblement National
00:37:14ça serait de parvenir
00:37:15à faire irruption
00:37:16dans une France
00:37:17où justement
00:37:18il y a encore un stigma social
00:37:19attaché à cette étiquette politique
00:37:21Lucille Schmitt
00:37:21Oui
00:37:22ce que je trouve intéressant
00:37:23dans ce que vous dites
00:37:24c'est que
00:37:24bon d'abord
00:37:25Eric Ciotti
00:37:26c'est un transfuge
00:37:27c'est-à-dire que c'est quelqu'un
00:37:28qui vient des LR
00:37:28et donc effectivement
00:37:30et il a son parti
00:37:31et en même temps
00:37:31il est associé au RN
00:37:32donc on mesure
00:37:33à travers le parcours
00:37:34d'Eric Ciotti
00:37:35qui a été une grande personnalité
00:37:36des LR
00:37:38un adversaire
00:37:39enfin en tout cas
00:37:40un rival de Bruno Rotaillot
00:37:41on mesure au fond
00:37:42ce qui est en train de se passer
00:37:43c'est-à-dire que
00:37:44s'il réussit là
00:37:45c'est aussi parce qu'il y a
00:37:46cette porosité
00:37:47entre la droite
00:37:48et le Rassemblement National
00:37:50dans les Alpes-Maritimes
00:37:51et vous avez tout à fait raison
00:37:52de rappeler l'importance
00:37:53des territoires
00:37:54et de leur sociologie
00:37:55sachant que
00:37:56les 50% des sénateurs
00:37:58qui sont renouvelés
00:37:58cette année
00:37:59il se trouve que
00:38:00c'est une géographie
00:38:01qui correspond plutôt
00:38:02qui est plutôt favorable
00:38:03à la droite
00:38:03et à l'extrême droite
00:38:04d'ailleurs j'observe
00:38:05que depuis tout à l'heure
00:38:06on ne parle jamais de la gauche
00:38:07on va en parler
00:38:08on va en parler
00:38:08mais c'est intéressant
00:38:09mais à mon avis
00:38:10ce n'est pas dû
00:38:10à l'éditorial
00:38:11de cette émission
00:38:12c'est juste dû
00:38:13à l'aspect territorial
00:38:14au fond de ce qu'on est
00:38:15en train de vivre
00:38:16c'est-à-dire qu'il y a
00:38:17des territoires de droite
00:38:18dans lesquels
00:38:19l'extrême droite
00:38:19progresse fortement
00:38:20et puis je voudrais rappeler
00:38:21que c'est aussi
00:38:22on parlait de Nice
00:38:23c'est aussi un lieu
00:38:24dans lequel les républicains
00:38:26ont été très embarrassés
00:38:27puisque c'est là
00:38:27qu'ils ont donné
00:38:27une double investiture
00:38:28à la fois à une sénatrice
00:38:30reconnue
00:38:31et puis effectivement
00:38:32à Marie-Dominique Estrosi
00:38:34Sassonne
00:38:34je ne sais plus
00:38:35si elle s'appelle
00:38:36Marie-Dominique
00:38:36Dominique Estrosi Sassonne
00:38:38pardon
00:38:38mais qui se lamentait
00:38:40un petit peu
00:38:41en disant
00:38:41on a fait 5 sur 5
00:38:43et là
00:38:43on va peut-être faire
00:38:46un ou deux
00:38:47donc c'est ça
00:38:47la réalité
00:38:48et c'est en fait
00:38:49le fait que
00:38:51on n'est pas
00:38:52en train de
00:38:52on n'est pas en train
00:38:53de prédire les résultats
00:38:54mais ce qui est important
00:38:55c'est de mesurer
00:38:56que l'appareil des partis
00:38:57ne maîtrise plus rien
00:38:58par rapport au territoire
00:38:59et qu'ils se sont adaptés
00:39:00à des circonstances
00:39:01qui les dépassaient
00:39:02On va parler de la gauche
00:39:04dans quelques minutes
00:39:05mais l'un des enjeux
00:39:05de ces élections sénatoriales
00:39:06c'est de savoir
00:39:07si le Rassemblement National
00:39:08va pouvoir former
00:39:09un groupe politique au Sénat
00:39:11ce serait une première
00:39:11dans l'histoire
00:39:12de la Ve République
00:39:13c'est-à-dire
00:39:13est-ce que l'ERN et l'UDR
00:39:15vont avoir plus de 10 sénateurs
00:39:17Anne-France Téclet
00:39:18compte tenu de la popularité
00:39:20du Rassemblement National
00:39:21aujourd'hui en France
00:39:22est-ce que c'est une anomalie démocratique
00:39:23que l'ERN n'est pas de groupe
00:39:25encore au Sénat ?
00:39:27C'est simplement la continuité
00:39:28de ce qu'on a dit tout à l'heure
00:39:29c'est-à-dire le décalage temporel
00:39:32sénatorial par rapport
00:39:33à d'autres dynamiques politiques
00:39:35à d'autres échelles institutionnelles
00:39:37mais en tout cas
00:39:40si le Rassemblement National
00:39:41obtient pour la première fois
00:39:43un groupe
00:39:43ça aura aussi des effets
00:39:46par rapport à ce qu'on évoquait
00:39:47tout à l'heure
00:39:47y compris sur le groupe
00:39:48Les Républicains
00:39:49parce que le jeu des groupes
00:39:52de la fluidité entre les groupes
00:39:53alors au mercato initial
00:39:55mais aussi en cours de législature
00:39:57ça révèle aussi
00:39:59les recompositions
00:40:00toujours à l'oeuvre
00:40:01de cette structure partisane nationale
00:40:03et il y a l'enjeu aussi
00:40:05du groupe macroniste
00:40:07dont il est d'une certaine manière
00:40:08le témoin
00:40:09de la difficulté
00:40:10d'implantation territoriale
00:40:12pendant ces dix ans
00:40:13justement de présidence
00:40:15d'Emmanuel Macron
00:40:16puisqu'ils n'ont pas augmenté
00:40:19leur nombre d'élus locaux
00:40:21ils n'ont pas beaucoup de maires
00:40:22et donc ils n'ont pas aussi
00:40:23augmenté leur groupe au Sénat
00:40:24et là il est en risque
00:40:25un petit peu de décomposition
00:40:27on verra bien
00:40:27et la dynamique de l'union centriste
00:40:29peut aussi s'appuyer
00:40:30sur peut-être
00:40:31quelques déplacements
00:40:32on verra bien
00:40:32on verra bien
00:40:33et donc la création
00:40:35d'un groupe RN
00:40:36pourrait aussi
00:40:38pénaliser éventuellement
00:40:39le groupe LR
00:40:40sur sa droite
00:40:41en fonction encore une fois
00:40:42de ce qui va se jouer
00:40:43à d'autres échelles
00:40:44donc voilà
00:40:45ça reflète quand même
00:40:46aussi la réalité
00:40:47des dynamiques politiques actuelles
00:40:48Romain Gaspard
00:40:49vous souhaitiez réagir
00:40:50oui
00:40:51s'il y a des surprises
00:40:52on peut les expliquer
00:40:55également
00:40:55par le fait que
00:40:57certains sénateurs disent
00:40:58c'est l'une des seules élections
00:41:01où les candidats
00:41:01mentent plus
00:41:02où les électeurs
00:41:03mentent plus que les candidats
00:41:04parce qu'on peut avoir
00:41:06des maires qui signent
00:41:07par exemple
00:41:07et il y a plein d'anecdotes
00:41:08de ce type là
00:41:09des lettres de comités de soutien
00:41:11pour certains sénateurs
00:41:12et finalement découvrir
00:41:13qu'ils ont voté
00:41:13pour l'opposant
00:41:14et donc
00:41:15cette
00:41:16entre-soi
00:41:18et cette
00:41:18interconnaissance
00:41:20peut protéger
00:41:20certains sénateurs
00:41:21et même s'ils perdent
00:41:22une part
00:41:23de majorité
00:41:24d'élus locaux
00:41:26comme il y a
00:41:27une connaissance
00:41:28une confiance
00:41:29on va continuer
00:41:30à voter pour
00:41:31le LR par exemple
00:41:32alors que
00:41:33le territoire
00:41:34est majoritairement
00:41:35RN
00:41:35dans les votes
00:41:36de ses électeurs
00:41:36mais dans l'autre sens
00:41:37on peut croire
00:41:38avoir un lien
00:41:39avec tel et tel
00:41:40élu local
00:41:41et en fait
00:41:42par
00:41:42différents
00:41:44enjeux
00:41:45il va voter
00:41:45pour l'opposant
00:41:47et on va le découvrir
00:41:48au dernier moment
00:41:49dans les résultats
00:41:50donc cette
00:41:51incertitude là
00:41:52sur un certain
00:41:53nombre de cas
00:41:53elle existe
00:41:54et on le verra
00:41:55au résultat
00:41:56et ça peut expliquer
00:41:57des basculements
00:41:57et justement
00:41:58on va aller dans
00:41:58un département
00:41:59où il y a
00:41:59de l'incertitude
00:42:00on va se diriger
00:42:02dans le département
00:42:03du Var
00:42:03à retrouver
00:42:03Guilhem Récavi
00:42:05directeur du journal
00:42:05Var Matin
00:42:07bonjour Guilhem
00:42:09bonjour
00:42:09alors Guilhem
00:42:10vous allez nous expliquer
00:42:11que ces sénatoriales
00:42:12dans le Var
00:42:12sont très incertaines
00:42:14et qu'il pourrait
00:42:15avoir quelques surprises
00:42:17oui vous avez raison
00:42:18de souligner
00:42:19le caractère
00:42:19très incertain
00:42:20de ce scrutin
00:42:21dans le Var
00:42:22puisque pas moins
00:42:23de 11 listes
00:42:24se présentent
00:42:25aux 2348
00:42:26grands électeurs
00:42:28du département
00:42:2911 listes
00:42:29pour seulement
00:42:304 sièges
00:42:32ça offre
00:42:32un panel
00:42:33de choix
00:42:34très important
00:42:35possible
00:42:36aux grands électeurs
00:42:37incertitude également
00:42:38parce que sur les
00:42:394 sénateurs sortants
00:42:40et bien
00:42:41une seule
00:42:42repart au combat
00:42:43se présente de nouveau
00:42:44il s'agit de
00:42:45la candidate
00:42:46des républicains
00:42:47Françoise Dumont
00:42:49c'est la seule
00:42:49qui repart
00:42:50ce qui là aussi
00:42:51donc laisse un échiquier
00:42:52assez largement
00:42:53disponible
00:42:54pour de nouvelles formations
00:42:56il est important
00:42:57aussi de préciser
00:42:58que dans le département
00:42:59du Var
00:43:00et bien la droite
00:43:01part de façon
00:43:02très fragmentée
00:43:03puisque aux côtés
00:43:04de cette liste
00:43:05de Françoise Dumont
00:43:06candidate sortant
00:43:07entre les républicains
00:43:08et bien
00:43:09d'autres listes
00:43:10à droite
00:43:10se sont fait jour
00:43:11c'est le cas
00:43:11de la liste
00:43:12portée par
00:43:13Valérie Morel
00:43:14c'est la présidente
00:43:15de l'union patronale
00:43:16du Var
00:43:17une chef d'entreprise
00:43:18très implantée
00:43:19très connue
00:43:20c'est également
00:43:20le cas de la liste
00:43:22d'hiver droite
00:43:23portée par
00:43:24Marc L'Oriol
00:43:25associée à
00:43:26Nathalie Leroux
00:43:28qui est la maire
00:43:29de la Roquesse-Clapon
00:43:30et puis il y a
00:43:31également
00:43:32la candidature
00:43:33dissidente
00:43:33chez les républicains
00:43:34de Jean-Pierre
00:43:36Collin
00:43:36figure là aussi
00:43:37bien connue
00:43:37de la droite du Var
00:43:38donc une droite
00:43:39qui part en ordre
00:43:40dispersé
00:43:41et bien malin
00:43:42qui pourra
00:43:43prédire
00:43:44les résultats
00:43:45ce soir
00:43:46il y a une certitude
00:43:47toutefois
00:43:48dans ce scrutin
00:43:49c'est le poids
00:43:50vous le disiez
00:43:51à l'instant
00:43:52que peut jouer
00:43:53les candidats
00:43:54du Rassemblement
00:43:55National
00:43:56associé à l'UDR
00:43:57fort bien évidemment
00:43:58des résultats
00:43:59aux dernières municipales
00:44:01dans le Var
00:44:01avec des villes
00:44:02qui ont été gagnées
00:44:03c'est le cas
00:44:04de la ville
00:44:05de la Seigne-sur-Mer
00:44:06deuxième ville
00:44:07du département
00:44:08juste en face
00:44:09de Toulon
00:44:09c'est également
00:44:09le cas
00:44:10de la ville
00:44:11de Sifour
00:44:11où c'est là aussi
00:44:12un maire et reine
00:44:13qui a été choisi
00:44:14puis c'est le cas
00:44:15du côté
00:44:15de la Valette
00:44:17commune
00:44:17à l'est
00:44:18de Toulon
00:44:19qui a été remportée
00:44:20par un proche
00:44:21d'Éric Ciotti
00:44:22étiquette UDR
00:44:23donc on le voit bien
00:44:25candidature nombreuse
00:44:26à droite
00:44:27dans le département
00:44:28du Var
00:44:28et sans doute
00:44:29tentation aussi
00:44:30d'accorder
00:44:31des suffrages
00:44:32au Rassemblement
00:44:33National
00:44:33ou à ses alliés
00:44:34le Rassemblement
00:44:35National
00:44:35assure
00:44:36et espère
00:44:37faire deux sièges
00:44:38sur les quatre sièges
00:44:39de sénateurs
00:44:40dans le Var
00:44:40ce soir
00:44:40Merci beaucoup
00:44:42Guilhem
00:44:42et vous parliez
00:44:43de la commune
00:44:43de la Seine-sur-Mer
00:44:45Jordan Bardella
00:44:46le président
00:44:46du Rassemblement
00:44:47National
00:44:47sera ce soir
00:44:48à la Seine-sur-Mer
00:44:49pour faire une déclaration
00:44:49après ses résultats
00:44:51aux élections sénatoriales
00:44:52et ce sera à suivre
00:44:53en direct
00:44:53sur Public Sénat
00:44:54on va faire un nouveau
00:44:55point résultat
00:44:55avec Audrey Vettaz
00:44:57Oui avec des personnalités
00:44:59qui sont réélus
00:45:00dès le premier tour
00:45:01le patron de LR
00:45:02au Sénat
00:45:03Mathieu Darnot
00:45:03est réélu
00:45:04en Ardèche
00:45:05tout comme
00:45:06Claude Maluret
00:45:07le patron du groupe
00:45:08Les Indépendants
00:45:09un proche
00:45:10d'Edouard Philippe
00:45:12qui voulait
00:45:12conforter l'ancrage
00:45:14local d'Horizon
00:45:15et des Indépendants
00:45:15avant les présidentielles
00:45:16ces choses faites
00:45:17dans son département
00:45:18autre personnalité
00:45:20dans Lyon
00:45:20Jean-Baptiste Lemoyne
00:45:22le macroniste
00:45:23et ancien ministre
00:45:24du Tourisme
00:45:25est réélu
00:45:26lui aussi
00:45:27et enfin
00:45:28un dernier résultat
00:45:29qui vient de nous parvenir
00:45:31en haut de Corse
00:45:31Paul Toussaint Paris-J
00:45:32qui est rattaché
00:45:33au groupe Union Centriste
00:45:35et est aussi réélu
00:45:36dès le premier tour
00:45:37Alexandre
00:45:38Merci beaucoup Audrey
00:45:40Jean-Christophe Roland
00:45:41peut-être un point
00:45:41sur l'importance
00:45:42des groupes politiques
00:45:43on a vu plusieurs
00:45:44présidents de groupes
00:45:44réélus
00:45:45le but du RN
00:45:46dans ses sénatoriels
00:45:47c'est d'avoir un groupe politique
00:45:48qu'est-ce que ça change
00:45:49concrètement
00:45:49dans le quotidien
00:45:50des parlementaires au Sénat
00:45:52Alors ça va paraître
00:45:53un peu paradoxal
00:45:54parce qu'aujourd'hui
00:45:54je crois qu'ils sont à 3
00:45:55et s'ils dépassent les 10
00:45:56ils ont effectivement
00:45:57la possibilité de créer un groupe
00:45:58c'est d'abord
00:45:59il ne faut pas se le cacher
00:46:00des moyens
00:46:01et des dotations financières
00:46:02supplémentaires
00:46:03vous pouvez vous structurer
00:46:04de manière un peu plus aisée
00:46:06donc vous êtes plus audible
00:46:06et puis il y a ce qu'on a dit
00:46:07tout à l'heure
00:46:08le fameux droit de tirage annuel
00:46:10pour lancer la commission
00:46:11d'enquête
00:46:12ou une mission d'information
00:46:13et donc par conséquent
00:46:14même si vous avez
00:46:1510, 12 ou 13 sénateurs
00:46:17ça peut paraître faible
00:46:18au regard des 348 membres
00:46:20mais en termes de logistique
00:46:22vous changez de dimension
00:46:23il y a aussi la question
00:46:24mais je vous laisserai poursuivre
00:46:25parce que vous aviez commencé
00:46:26quelque chose de très intéressant
00:46:27sur la présidence
00:46:28la conférence des présidents
00:46:29en fait
00:46:29et ça effectivement
00:46:31le RN va pouvoir avoir un poids
00:46:32qu'il n'a pas actuel
00:46:33s'il a un groupe
00:46:34bien sûr au Sénat
00:46:35Romain Gaspard
00:46:36sur l'importance
00:46:37de cette conférence des présidents
00:46:38oui c'est là
00:46:38où il y a les présidents de groupe
00:46:40et c'est là
00:46:41où se fait
00:46:42certains
00:46:42certains deals
00:46:44entre groupes
00:46:45même si
00:46:46tel groupe
00:46:47ne va pas voter un texte
00:46:48on peut discuter
00:46:49sur quelles sont les conditions
00:46:50pour s'abstenir
00:46:51quelles sont les conditions
00:46:52pour voter pour tel amendement
00:46:54et il y a une vraie discussion
00:46:56qui est très consensuelle
00:46:59aujourd'hui au Sénat
00:47:00ce qui n'est pas le cas
00:47:01du tout à l'Assemblée nationale
00:47:02où c'est beaucoup plus conflictuel
00:47:04et si arrive
00:47:07une présidente
00:47:08ou un président de groupe
00:47:09RN-UDR
00:47:11les relations ne seront pas les mêmes
00:47:12par exemple
00:47:13dans nos colonnes
00:47:14Cécile Kukerman
00:47:15la présidente du groupe communiste
00:47:17disait
00:47:17si je vois
00:47:18déjà si j'ai le RN à table
00:47:20ça ne va pas être la même chose
00:47:22pour discuter avec la droite
00:47:23et si je les vois
00:47:24même dans les salons autour
00:47:26discuter avec des sénateurs
00:47:27avec qui je m'entends bien
00:47:28et voir qu'il y a des deals
00:47:29qui se créent en coulisses
00:47:30entre eux
00:47:31forcément
00:47:31mes relations vont être
00:47:32plus distendues
00:47:33avec ces sénateurs-là
00:47:34et à gauche
00:47:35il y a pas mal
00:47:36de sénateurs et sénatrices
00:47:37qui pensent ça
00:47:39et qui se disent
00:47:40que ça peut changer la donne
00:47:41et même au sein
00:47:41des missions d'information
00:47:43ou des commissions d'enquête
00:47:44ça veut dire que
00:47:44même si ce n'est pas les leurs
00:47:46ils vont pouvoir avoir
00:47:46certains membres RN
00:47:48et donc être autour de la table
00:47:49pour discuter de qui est auditionné
00:47:52quelle position on prend
00:47:55sur tel ou tel sujet
00:47:56donc ça aussi
00:47:57ça va changer les relations
00:47:57Émilie Isabelle
00:47:58Oui juste un commentaire sur ça
00:48:00c'est vrai que ça serait
00:48:00un événement
00:48:01si le RN
00:48:03le Rassemblement National
00:48:04arrivait à avoir un groupe
00:48:05donc 10
00:48:0510 sénateurs
00:48:06au lieu de 3
00:48:07mais j'ai l'impression
00:48:09qu'il faut prendre aussi
00:48:10du recul
00:48:11à l'Assemblée Nationale
00:48:12on a eu une explosion aussi
00:48:13de députés
00:48:13au Rassemblement National
00:48:14ça n'a pas changé
00:48:16fortement
00:48:16la façon
00:48:17d'intervenir
00:48:19de la part du RN
00:48:20dans les lois
00:48:20parce qu'il reste cornerisé
00:48:22franchement
00:48:23regardez le projet
00:48:24de loi de finance
00:48:24de l'année dernière
00:48:26qui a été construit
00:48:27par le Premier ministre
00:48:28plutôt avec les forces de gauche
00:48:30parce que
00:48:31auparavant
00:48:32Michel Barnier
00:48:33avait tenté l'alliance
00:48:35avec le Rassemblement National
00:48:36qui n'avait pas du tout
00:48:37été fiable
00:48:37et ce que je veux dire
00:48:39c'est qu'on a tendance
00:48:39à focaliser notre attention
00:48:41là-dessus
00:48:41parce qu'évidemment
00:48:42c'est historique
00:48:43s'ils arrivent à un groupe
00:48:44mais ça ne va pas changer
00:48:46la face de la Terre
00:48:47ce qui change
00:48:48c'est qu'en effet
00:48:48ils ont de plus en plus d'élus
00:48:49qu'ils ont de plus en plus
00:48:51de moyens
00:48:51qu'ils se structurent un peu
00:48:53mais globalement
00:48:54on a l'impression
00:48:55qu'il y a un stress
00:48:55et j'allais dire
00:48:56on le voit
00:48:56dans la pré-campagne présidentielle
00:48:58qui se fait
00:48:59c'est qu'on fait tout
00:48:59par rapport au RN
00:49:00donc on ne réfléchit même pas
00:49:02la droite au Sénat
00:49:03la droite en campagne
00:49:05et pareil pour la gauche
00:49:06on ne réfléchit pas
00:49:07que par rapport
00:49:08au Rassemblement National
00:49:09comment on fait
00:49:10pour éviter ça
00:49:11et je trouve que ça donne
00:49:12une pauvreté
00:49:13que ça soit pour les sénatoriales
00:49:15ou pour la campagne
00:49:15qui s'annonce
00:49:17une pauvreté
00:49:18en termes de thématiques
00:49:19défendues
00:49:19de projets de société
00:49:21portés
00:49:22par chacun des partis
00:49:23ça se dissout complètement
00:49:25Lucille Schmitt
00:49:26oui je voudrais réagir
00:49:26par rapport à ça
00:49:27je pense que vous avez
00:49:28tout à fait raison
00:49:28de faire la comparaison
00:49:29avec l'Assemblée Nationale
00:49:30mais moi j'ai un point de vue
00:49:31radicalement inverse
00:49:32c'est à dire que je pense
00:49:33que ce qui se passe
00:49:34c'est que le RN
00:49:35alors c'est plus
00:49:36ça a été assez souterrain
00:49:37et ça se voit de plus en plus
00:49:38mais par exemple
00:49:39lorsqu'on a élu
00:49:40le bureau de l'Assemblée Nationale
00:49:41on a directement
00:49:42eu la révélation
00:49:44qu'en fait
00:49:44il y avait des accords
00:49:45en coulisses
00:49:45quand on a eu la loi
00:49:47sur l'immigration
00:49:48on voit bien
00:49:49que la tonalité
00:49:50de cette loi
00:49:51où on assume
00:49:51d'avoir plus de 30 articles
00:49:52qui sont contraires
00:49:53à la Constitution
00:49:54c'est quelque chose
00:49:55où on donne la préférence
00:49:55aux idées du RN
00:49:57donc ça a une influence
00:49:59éditoriale
00:50:00à mon avis
00:50:00sur le contenu
00:50:01de ce qu'on discute
00:50:02sur les textes
00:50:02et puis ça a une influence
00:50:04sociologique
00:50:04et quand vous discutez
00:50:06avec ces députés
00:50:08du RN
00:50:10comme Jean-Philippe Tanguay
00:50:11extrêmement médiatique
00:50:12ça leur donne
00:50:12une résonance médiatique
00:50:14également
00:50:14donc on est dans
00:50:15non mais on est
00:50:15pour dire
00:50:16ce qui sort
00:50:17le rassemblement libre
00:50:18je pense que ça
00:50:20ça décerne aussi
00:50:20non mais je termine
00:50:22juste
00:50:22oui mais c'est important
00:50:24je termine
00:50:24il me semble que par ailleurs
00:50:26ça leur donne aussi
00:50:26une espèce de légitimité
00:50:27institutionnelle
00:50:28y compris vis-à-vis
00:50:29de l'administration
00:50:29le contre-budget
00:50:30du RN
00:50:32était peut-être nul
00:50:33mais en tout cas
00:50:33il reposait sur des chiffres
00:50:34qui ont pu être fournis
00:50:35par certains hauts fonctionnaires
00:50:36et donc à mon sens
00:50:37c'est la deuxième étape
00:50:39de l'institutionnalisation
00:50:40rapidement
00:50:40Jean-Sébastien Ferjou
00:50:41et puis après on parle de la gauche
00:50:42je crois que ça s'appelle
00:50:43la démocratie
00:50:44la représentation
00:50:44de tous les électeurs français
00:50:46il y a des électeurs français
00:50:47s'appelent
00:50:48ça déplaît
00:50:48mais qui votent
00:50:49pour le rassemblement
00:50:50national
00:50:50et moi je crois
00:50:51que justement
00:50:52le rassemblement national
00:50:53c'est pas le parti
00:50:54qui a créé le plus de problèmes
00:50:55à l'assemblée nationale
00:50:56et quand vous regardez
00:50:57sur des tas d'amendements
00:50:58finalement le rassemblement national
00:50:59d'une certaine manière
00:51:00a parfois plus voté
00:51:02que d'autres partis
00:51:03donc c'est important
00:51:05parce que vous ne pouvez pas
00:51:06avoir une démocratie stable
00:51:07et c'est ce qui se passe
00:51:08depuis des années
00:51:09si vous excluez
00:51:11de la représentation nationale
00:51:13en gros un tiers
00:51:14de l'électorat
00:51:15c'est ce qui a fini
00:51:15par emporter la 4ème république
00:51:17la 5ème république
00:51:18c'est pas les institutions
00:51:19qui ont créé
00:51:19la stabilité politique
00:51:21ce qui a créé
00:51:22la stabilité politique
00:51:23c'est que les communistes
00:51:24et les gaullistes
00:51:24qui étaient structurellement
00:51:25en dehors de toutes
00:51:26les coalitions gouvernementales
00:51:28ils sont rentrés
00:51:29donc réfléchissant
00:51:30à deux fois
00:51:30avant de vouloir stigmatiser
00:51:32à tout prix
00:51:32le rassemblement national
00:51:33parce que c'est quand même
00:51:34la démocratie
00:51:35et la stabilité
00:51:35des institutions
00:51:36qui y est attachée
00:51:37parce que c'est simplement
00:51:37regarder les choses
00:51:3810 sénateurs
00:51:393 ou 10 sénateurs
00:51:40c'est pas non plus
00:51:41la fin du
00:51:42enfin c'est pas une orientation
00:51:43complètement extrême droite
00:51:44du Sénat
00:51:45alors on va parler de la gauche
00:51:46désormais dans ces élections
00:51:48sénatoriales
00:51:48et d'un département
00:51:49où il y a beaucoup
00:51:50d'enjeux pour la gauche
00:51:51le département du Rhône
00:51:53on va retrouver à Lyon
00:51:54Mathias Arraes
00:51:55qui observe ce scrutin
00:51:56des sénatoriales
00:51:57dans le département du Rhône
00:51:59bonjour Mathias
00:52:01bonjour Alexandre
00:52:02alors on peut dire que dans ce département
00:52:03au sénatorial
00:52:04et bien la gauche
00:52:04part plus divisée
00:52:05que jamais
00:52:08absolument
00:52:08la gauche qui part en ordre
00:52:10dispersé
00:52:10trois listes
00:52:11sur la ligne de départ
00:52:13une première issue
00:52:14de l'accord national
00:52:15entre le parti socialiste
00:52:16et les écologistes
00:52:17elle sera menée
00:52:18par le sénateur sortant
00:52:19Thomas Dossu
00:52:20qui sera donc
00:52:21accompagné de l'ancienne maire
00:52:23de Vaud-en-Velin
00:52:24et ancienne ministre socialiste
00:52:26sous François Hollande
00:52:27Hélène Geoffroy
00:52:28en dissidence
00:52:29de cette liste
00:52:30un candidat s'est déclaré
00:52:31il y a quelques semaines
00:52:31il s'agit de Bruno Bernard
00:52:33ancien président
00:52:34de la métropole de Lyon
00:52:36qui pourra lui
00:52:37compter sur le soutien
00:52:39de quelques grands électeurs
00:52:41de son ancienne majorité
00:52:43et enfin la dernière liste
00:52:44elle est inscrite
00:52:45depuis de longues dates
00:52:47c'est Gabriel Amard
00:52:48député
00:52:49la France Insoumise
00:52:49de Villeurbanne
00:52:51qui peut nourrir
00:52:51quelques espoirs
00:52:52puisque comme vous le savez
00:52:53lors des dernières élections
00:52:55municipales
00:52:56la France Insoumise
00:52:56a réalisé ici
00:52:57dans le département du Rhône
00:52:58quelques belles prises
00:53:00à savoir les communes
00:53:01de Vaud-en-Velin
00:53:01de Saint-Fond
00:53:02ou encore de Vénitieux
00:53:03tout cela
00:53:04sans compter sur les élus
00:53:06à la ville de Lyon
00:53:07ou encore les élus d'opposition
00:53:08à la métropole de Lyon
00:53:09Alors dans ce scrutin rhodanien
00:53:11les divisions à gauche
00:53:12auraient pu
00:53:14profiter à la droite
00:53:15mais là encore
00:53:15la question de l'unité pêche
00:53:19Oui c'est vrai
00:53:19que la droite
00:53:20aurait pu tirer profit
00:53:21de ces divisions
00:53:23mais là aussi
00:53:25les ambitions
00:53:26ont créé
00:53:27les conditions
00:53:27parfaites
00:53:28de la division
00:53:29d'autant plus
00:53:29que la droite
00:53:30peut compter
00:53:31sur la métropole
00:53:32qu'elle a réussi
00:53:33à rafler
00:53:33en mars dernier
00:53:34avec les listes
00:53:35hétérogènes
00:53:36de Véronique Sarcelli
00:53:38il y a donc
00:53:38quatre listes
00:53:39à droite
00:53:40une première menée
00:53:41par le maire
00:53:41des culis
00:53:42Sébastien Michel
00:53:43qui sera là
00:53:44accompagnée
00:53:44de la sénatrice
00:53:45sortante
00:53:46Catherine
00:53:46Diffolco
00:53:47une deuxième liste
00:53:49de droite
00:53:49qui sera menée
00:53:50par Christophe Guillotto
00:53:51président
00:53:51du nouveau département
00:53:53du Rhône
00:53:53il pourra lui compter
00:53:54sur le soutien
00:53:55d'Horizon
00:53:56et des forces vives
00:53:57de cœur lyonnais
00:53:57vous le savez
00:53:58ce mouvement
00:53:59lancé par Jean-Michel Aulas
00:54:01pour les élections
00:54:02municipales
00:54:02une troisième liste
00:54:04qui ne sera elle
00:54:04pas encartée
00:54:05les républicains
00:54:06c'est celle
00:54:06de Paul Vidal
00:54:07qui avait récupéré
00:54:08le siège
00:54:10de François-Noël Buffet
00:54:11lors de son départ
00:54:11au gouvernement
00:54:13enfin
00:54:13dernière liste
00:54:14de droite
00:54:14celle de Serge
00:54:15Bérard
00:54:16maire de Brignet
00:54:18lui encarté
00:54:18Nouvelle Énergie
00:54:20le mouvement
00:54:21de David Lissnard
00:54:22président
00:54:22de l'association
00:54:24des maires de France
00:54:24vous le voyez
00:54:25aussi bien à gauche
00:54:26qu'à droite
00:54:27ces divisions
00:54:27rendent difficile
00:54:29les scrutins
00:54:30ou en tout cas
00:54:31les pronostics
00:54:31sur l'issue
00:54:33du scrutin
00:54:33ce qui est certain
00:54:34c'est que le paysage
00:54:35sénatorial
00:54:36devrait changer
00:54:37ce soir
00:54:38ici dans le Rhône
00:54:39puisque des figures
00:54:39importantes
00:54:40ne repartent pas
00:54:42on pense à
00:54:42François-Noël Buffet
00:54:43à Étienne Blanc
00:54:44qui est candidat
00:54:45mais dans une position
00:54:46non éligible
00:54:47ou encore à gauche
00:54:48à Raymond de Poncet-Monge
00:54:49ou encore
00:54:50Gilbert-Luc Devinas
00:54:51Merci beaucoup
00:54:52Mathias Ares
00:54:53pour toutes ces explications
00:54:55on va parler de la gauche
00:54:56John-Christopher Roland
00:54:57alors il y a
00:54:58l'exception rhodanienne
00:54:59où il y a beaucoup
00:54:59de divisions
00:55:00mais globalement
00:55:01dans ces sénatoriales
00:55:01il y a des listes d'union
00:55:02entre les socialistes
00:55:03et les écologistes
00:55:04mais pas d'alliances
00:55:06avec la France insoumise
00:55:08ça reflète
00:55:09ces divisions
00:55:10de la gauche nationale ?
00:55:12Oui
00:55:12alors en plus
00:55:13il y a un deuxième paramètre
00:55:14c'est que
00:55:14c'est plutôt
00:55:15aux élections de 2029
00:55:16qu'on verra
00:55:17l'influence
00:55:17des prises municipales
00:55:18de la France insoumise
00:55:20puisque
00:55:20je pense à la banlieue
00:55:21enfin l'île de France
00:55:22et puis même le Nord-Pas-de-Calais
00:55:23ça sera plutôt
00:55:24à ce moment-là
00:55:24mais oui
00:55:25alors Patrick Cannaire
00:55:26je disais qu'il estimait
00:55:27à peu près
00:55:27à une perte
00:55:28de 3 à 5 sièges
00:55:29ça ne devrait pas
00:55:30rebattre les cartes
00:55:31précisément
00:55:32parce qu'il repart
00:55:32avec ses accords
00:55:33avec les écologistes
00:55:34on vient de voir
00:55:35c'est un contre-exemple
00:55:36qu'ils peuvent aussi partir
00:55:37dans la diversité
00:55:38mais globalement
00:55:39c'est important pour eux
00:55:40parce que
00:55:41ce n'est pas le second groupe
00:55:42on peut dire
00:55:44qu'il y a la droite
00:55:44le centre
00:55:45enfin LR le centre
00:55:46et puis les socialistes
00:55:47arrivent un peu
00:55:48un peu derrière
00:55:49mais c'est important aussi
00:55:50parce que
00:55:51Alors les socialistes
00:55:51c'est le deuxième groupe
00:55:52en termes de nombre de sénateurs
00:55:5464 sénateurs au Sénat
00:55:55mais ils ne font pas partie
00:55:56bien sûr de la majorité
00:55:56Voilà
00:55:57et par conséquent
00:55:58il y a aussi derrière
00:55:59l'aspect présidentiel
00:56:00qu'il ne faut pas oublier
00:56:00parce que
00:56:01c'est là que je dis
00:56:01qu'il y a une forme
00:56:02de distorsion
00:56:03entre la représentation
00:56:04populaire et sénatoriale
00:56:05c'est que c'est quand même
00:56:07au Sénat
00:56:07que le parti socialiste
00:56:08est le plus en position
00:56:09alors il y a plus de députés
00:56:10socialistes que de sénateurs
00:56:11mais il y a moins de sénateurs
00:56:12en tout
00:56:12donc il y a quand même
00:56:13un enjeu
00:56:14leur enjeu
00:56:14si je devais le résumer
00:56:15en une phrase
00:56:15c'est limiter la casse
00:56:16Anne-France Téclet
00:56:17on a au sein du Sénat
00:56:18un groupe socialiste
00:56:20qui est fort
00:56:21le deuxième groupe
00:56:21en termes arithmétiques
00:56:23de la Haute Assemblée
00:56:24mais ça ne reflète pas
00:56:25forcément
00:56:26la situation politique nationale
00:56:28de la gauche
00:56:28Non non
00:56:29pas vraiment
00:56:30effectivement
00:56:30avec un enjeu
00:56:31pour le parti socialiste
00:56:32non pas tellement
00:56:33de rester le deuxième groupe
00:56:34ça c'est très symbolique
00:56:35et ça n'a pas beaucoup
00:56:36de conséquences
00:56:36mais de garder
00:56:37un minimum de 60 sénateurs
00:56:39ce qui lui permet
00:56:39une saisine autonome
00:56:41du conseil constitutionnel
00:56:42ce qui n'est pas
00:56:42complètement anecdotique
00:56:44sur les rapports
00:56:45entre la gauche
00:56:46là on voit bien
00:56:47comment effectivement
00:56:48c'est l'écho
00:56:49des très fortes tensions
00:56:51qu'il y a actuellement
00:56:52et notamment
00:56:53sur les alliances
00:56:55pour l'élection présidentielle
00:56:57les écologistes
00:56:58en décembre
00:56:59doivent se prononcer
00:57:00justement
00:57:01sur leur positionnement
00:57:03par rapport
00:57:03à la présidentielle
00:57:04donc on peut comprendre
00:57:06aussi la stratégie
00:57:07de la France insoumise
00:57:08dans ses sénatoriales
00:57:09comme une forme
00:57:10de mise en tension
00:57:11précisément
00:57:12de cet enjeu
00:57:12c'est pas tellement
00:57:13l'enjeu
00:57:14d'avoir des sénateurs
00:57:15si jamais
00:57:16Gabriel Amart
00:57:17était élu
00:57:18à Lyon
00:57:19bon ça serait un bonus
00:57:20mais en soi
00:57:21là pour le coup
00:57:21c'est vraiment
00:57:22quasi anecdotique
00:57:23donc le député insoumis
00:57:24on le rappelle
00:57:24voilà
00:57:26je sais pas
00:57:27il sera élu ou pas
00:57:28mais c'est pas
00:57:29l'enjeu
00:57:30c'est par contre
00:57:31de bien mettre
00:57:31la pression
00:57:32et de montrer
00:57:33voilà
00:57:34il faut choisir son camp
00:57:35à un moment donné
00:57:36la pression sur les écologistes
00:57:37en particulier
00:57:38avec je pense
00:57:40à Lyon aussi
00:57:40l'enjeu plus particulier
00:57:41de ne pas faire élire
00:57:42Hélène Geoffroy
00:57:44parce que voilà
00:57:45ça c'est des
00:57:45qui est la mère socialiste
00:57:46des inimitiés locales
00:57:47très très fortes
00:57:49voilà
00:57:49mais ça pèse aussi
00:57:51on va faire un nouveau
00:57:52point résultat
00:57:53avec Audrey Vuettaz
00:57:54Audrey il y a
00:57:55des nouveaux résultats
00:57:56notamment dans le département
00:57:57des Vosges
00:57:57et dans celui du Cantal
00:57:58oui tout à fait
00:57:59mais avant je vais vous parler
00:58:00des personnalités
00:58:01qui ont été réélus
00:58:02deux présidents de groupe
00:58:03Mathieu Darnot
00:58:04le patron des Républicains
00:58:06ici au Sénat
00:58:08est réélu en Ardèche
00:58:10autre président de groupe
00:58:11réélu
00:58:12Claude Maluret
00:58:13le patron du groupe
00:58:15Les Indépendants
00:58:16un proche d'Edouard Philippe
00:58:18et du parti Horizon
00:58:19personnalité aussi
00:58:21ancien ministre
00:58:22Jean-Baptiste Lemoyne
00:58:24est réélu dans Lyon
00:58:26l'ancien ministre du Tourisme
00:58:28et puis vous l'évoquiez
00:58:29Primo Sortant
00:58:30dans les Vosges
00:58:31et dans le Cantal
00:58:32les deux sénateurs
00:58:33de chacun de ces départements
00:58:34sont réélus
00:58:35dans les Vosges
00:58:36c'est le LR
00:58:37Daniel Grumillet
00:58:38et Jean Ingret
00:58:40de l'UDI
00:58:41et dans le Cantal
00:58:42Bernard Delcroix
00:58:43le centriste
00:58:44et le LR
00:58:45Stéphane Sautarelle
00:58:47Merci beaucoup Audrey
00:58:48pour ces points
00:58:49résultats sur les élections
00:58:51sénatoriales
00:58:52Lucille Schmitt
00:58:52on continue à parler
00:58:53des enjeux pour la gauche
00:58:54au sein de la Haute Assemblée
00:58:56c'est quoi ?
00:58:56C'est de limiter la casse
00:58:57ne pas perdre de siège ?
00:58:59Oui
00:58:59je crois qu'on revient
00:59:01à l'idée
00:59:01que les municipales
00:59:02ont été déjà
00:59:03une manière de limiter
00:59:04la casse
00:59:05pour les socialistes
00:59:06mais en revanche
00:59:07ont entraîné
00:59:07beaucoup de casse
00:59:08pour les écologistes
00:59:09et du coup
00:59:10cette question
00:59:10de faire liste commune
00:59:11entre les écologistes
00:59:12et les socialistes
00:59:13c'était évidemment
00:59:14aussi une question
00:59:15très essentielle
00:59:15très importante
00:59:16pour les écologistes
00:59:18parce qu'ils ont
00:59:1916 sénateurs
00:59:22eux aussi
00:59:22il faut qu'ils limitent
00:59:23la casse
00:59:23on parle trop peu
00:59:25me semble-t-il
00:59:25de ces petits groupes
00:59:26mais moi j'ai vécu
00:59:27le moment où les écologistes
00:59:28ont eu
00:59:30on commençait à avoir
00:59:31un groupe au Sénat
00:59:31et c'était un moment
00:59:32très important
00:59:32parce qu'à l'époque
00:59:33il y avait deux groupes
00:59:35parlementaires
00:59:36et donc maintenir le groupe
00:59:37il sera maintenu
00:59:38mais limiter la casse
00:59:40c'est important
00:59:40et je crois
00:59:41que ce qui est important
00:59:42aussi c'est de rappeler
00:59:43que très souvent
00:59:44il y a des majorités
00:59:45socialistes et écologistes
00:59:47qui au fond
00:59:47mènent
00:59:48j'allais dire
00:59:48des contrats de ville
00:59:50social-écologistes
00:59:51donc là ça correspond
00:59:52me semble-t-il
00:59:52à un contenu
00:59:53en revanche
00:59:54ce que vous avez montré
00:59:55pour le Rhône
00:59:55est assez navrant
00:59:56parce qu'on sait
00:59:57que Grégory Doucet
00:59:58est resté maire de Lyon
00:59:59de façon totalement
01:00:00miraculeuse
01:00:01alors même que
01:00:02tous les sondages
01:00:02lui prédisaient
01:00:03une défaite en race campagne
01:00:04contre Jean-Michel Aulas
01:00:05et là on voit
01:00:06que Bruno Bernard
01:00:07qui était président
01:00:08de la métropole
01:00:08mène une liste
01:00:10autonome
01:00:10on peut dire dissidente
01:00:11mais en tout cas
01:00:12disons autonome
01:00:13alors même qu'il était
01:00:14plutôt quelqu'un
01:00:15qui avait une position
01:00:15institutionnelle
01:00:16donc ça éclaire aussi
01:00:17le fait que
01:00:18lorsqu'il s'agit
01:00:19d'être raisonnable
01:00:21de porter
01:00:22une dynamique collective
01:00:24on est sur les sénatoriales
01:00:26aussi à la merci
01:00:26d'aventures individuelles
01:00:28et ça c'est très dommage
01:00:29parce que dans le Rhône
01:00:30ça a été rappelé
01:00:31au fond
01:00:31la gauche pouvait
01:00:33aller par rapport
01:00:34à des élections
01:00:35qui ont été très compliquées
01:00:36pour elle
01:00:36de façon à renforcer
01:00:37son positionnement
01:00:38au sénatorial
01:00:39et c'est tout à fait regrettable
01:00:40enfin je veux dire
01:00:41en même temps
01:00:42ce qui est rassurant
01:00:43d'une certaine façon
01:00:44c'est que dans tous les camps
01:00:45les aventures individuelles
01:00:47assez déraisonnables
01:00:48emportent
01:00:48Romain Gaspard
01:00:49une question
01:00:49sur les écologistes
01:00:50ces élections sénatoriales
01:00:51elles arrivent après un été
01:00:52qui a été
01:00:54catastrophique
01:00:54sur le plan
01:00:55des chaleurs extrêmes
01:00:57incendies de forêt
01:00:59sécheresse
01:00:59est-ce que
01:01:00dans les attentes
01:01:01des grands électeurs
01:01:02des conseils municipaux
01:01:02ça peut jouer
01:01:03dans ce scrutin ?
01:01:04Il y a des enjeux
01:01:06qui arrivent tout de suite
01:01:07sur du financement
01:01:08de la transition écologique
01:01:09on pense à des rénovations
01:01:11énergétiques
01:01:12de bâtiments publics
01:01:13les écoles notamment
01:01:14il y a énormément
01:01:14d'enjeux financiers
01:01:16sur la transition écologique
01:01:17avec les incendies
01:01:18il y a le financement
01:01:18des pompiers
01:01:19qui est un des gros enjeux
01:01:20des départements
01:01:21notamment
01:01:22et qui est un des enjeux
01:01:23qui va arriver
01:01:25avec le projet de loi pompier
01:01:26et le budget
01:01:26on peut parler
01:01:28de la reconstruction
01:01:29après les différents incendies
01:01:32notamment en Gironde
01:01:33et dans les Landes
01:01:33où c'est compliqué
01:01:35pour des élus locaux
01:01:36d'expliquer
01:01:36qu'à tel endroit
01:01:38on ne pourra pas reconstruire
01:01:39la maison à l'identique
01:01:40voire pas reconstruire
01:01:41du tout la maison
01:01:42à des habitants
01:01:43qui sont dans une grande détresse
01:01:45après les incendies
01:01:46et on pense
01:01:47notamment à des villes
01:01:48comme le Porges
01:01:49où beaucoup de maisons
01:01:50ont brûlé
01:01:51et où il faut poser
01:01:52cette question-là
01:01:53de la reconstruction
01:01:55et dans quelles conditions
01:01:56donc il y a un certain
01:01:57nombre d'enjeux
01:01:57après
01:01:58c'est pas
01:02:01à part par le prisme financier
01:02:03mais sinon
01:02:03c'est pas la principale question
01:02:05qui monte dans les préoccupations
01:02:07des élus locaux
01:02:08en le liant
01:02:09avec les sénatoriales
01:02:09c'est une vraie préoccupation
01:02:10elle est très forte
01:02:11chez les élus locaux
01:02:12mais le lien
01:02:13n'est pas toujours fait
01:02:14avec ces élections sénatoriales
01:02:16et leurs élus
01:02:18surtout que certains
01:02:21dans d'autres groupes
01:02:22que les écologistes
01:02:24vont avoir comme relais
01:02:25leurs sénateurs
01:02:26pour faire avancer
01:02:26des sujets
01:02:27on pense sur la transition écologique
01:02:28notamment au fond vert
01:02:29le sujet du fond vert
01:02:30il est porté
01:02:31par beaucoup plus de groupes
01:02:32qu'uniquement les écologistes
01:02:33donc c'est pour ça
01:02:34que ce lien
01:02:34n'est pas forcément évident
01:02:36sur un report
01:02:38enfin un effet de l'été
01:02:40sur le vote écologiste
01:02:41au sénatorial
01:02:42Jean-Sébastien Ferjoux
01:02:43pour la France Insoumise
01:02:44l'objectif de ces sénatoriales
01:02:45c'est de faire élire
01:02:46un premier sénateur
01:02:47les insoumis
01:02:48n'en ont pas actuellement
01:02:50là encore
01:02:51pourquoi la France Insoumise
01:02:53n'a pas cette implantation locale
01:02:54qu'a le Parti Socialiste ?
01:02:56Parce qu'elle a une sociologie
01:02:57extrêmement concentrée
01:02:59et que vous pouvez faire
01:03:0080% dans une ville
01:03:02ça ne vous donne pas
01:03:03pour autant plus d'élus locaux
01:03:04dans les communes
01:03:05à l'extérieur
01:03:07en plus la France Insoumise
01:03:08bien souvent
01:03:09a des représentants
01:03:10des députés
01:03:10à l'Assemblée nationale
01:03:11qui sont élus
01:03:11avec relativement peu
01:03:13d'électeurs
01:03:13parce que ce sont aussi
01:03:13des zones
01:03:14où l'abstention est élevée
01:03:15mais ça ne retire rien
01:03:18à la légitimité
01:03:19de leur élection
01:03:21évidemment
01:03:22il faut simplement regarder
01:03:23toutes ces nuances-là
01:03:25et sur les rapports
01:03:26de la gauche
01:03:27au Sénat
01:03:28je pense que là encore
01:03:29la distorsion de représentation
01:03:30elle est intéressante
01:03:31parce qu'elle complète
01:03:32la démocratie
01:03:33elle n'est pas meilleure
01:03:34ou moins bonne
01:03:35que celle de l'Assemblée nationale
01:03:36elle la complète
01:03:38sur un autre registre
01:03:38bien souvent à l'Assemblée nationale
01:03:40vous avez les débats nationaux
01:03:41qui l'emportent
01:03:41la visibilité à la télévision
01:03:44finalement
01:03:44mais regardez
01:03:45je me souviens
01:03:46que les frondeurs
01:03:47à l'époque de François Hollande
01:03:48étaient à la télévision
01:03:49mais tous les jours
01:03:50sur les chaînes d'information
01:03:51pas un d'entre eux
01:03:53n'a été réélu
01:03:54et justement
01:03:55le Sénat
01:03:56apporte aussi
01:03:56cette stabilité-là
01:03:57parce que c'est la réalité
01:03:58de la vie politique
01:03:59dans le pays
01:04:00il y a des débats
01:04:01très visibles
01:04:02et puis il y a aussi
01:04:02des débats au quotidien
01:04:03dans le pays
01:04:04qui sont un peu moins
01:04:05parfois polarisés
01:04:06que ceux qui sont
01:04:08les plus visibles
01:04:09et un dernier point
01:04:09sur l'environnement
01:04:10je crois que ça a laissé
01:04:11des traces quand même
01:04:11cet été
01:04:12mais pas forcément
01:04:13uniquement dans le sens
01:04:14de ce qu'on imagine
01:04:15à savoir une inquiétude
01:04:17environnementale
01:04:17bien sûr qu'il y a
01:04:18une inquiétude climatique
01:04:20chez les Français
01:04:21mais il y a aussi
01:04:22des députés
01:04:23ou des élus
01:04:24pardon
01:04:24locaux
01:04:25qui de manière très idéologique
01:04:27ont parfois favorisé
01:04:28les incendies
01:04:29et ça les élus locaux
01:04:29ils ne l'ont pas oublié
01:04:30ni par des décisions
01:04:32très idéologiques
01:04:33comme le fait
01:04:33de ne pas vouloir
01:04:34justement entretenir
01:04:35les forêts
01:04:35de ne pas vouloir
01:04:36faire les coupes
01:04:36nécessaires
01:04:38au nom de la biodiversité
01:04:39ou ce type d'argument-là
01:04:41et ça dans les zones
01:04:42en question
01:04:43ça a laissé vraiment
01:04:44des traces
01:04:44Lucille Schmitt
01:04:45et après
01:04:45Mélis Apelski
01:04:46Oui je voulais juste
01:04:47dire une chose
01:04:47par rapport à ces questions
01:04:48écologiques
01:04:48c'est qu'il me semble
01:04:50que l'un des enseignements
01:04:51de cet été
01:04:52c'est évidemment
01:04:53que ça concerne
01:04:53l'ensemble
01:04:54des familles politiques
01:04:55mais je voudrais aussi rappeler
01:04:57que le Rassemblement National
01:04:57et ça serait un des paradoxes
01:04:59de cette élection
01:04:59un discours climato-sceptique
01:05:01assumé
01:05:01et en tout cas
01:05:02on nous dit
01:05:03qu'un climatiseur
01:05:04par foyer
01:05:04permettra de résoudre le sujet
01:05:06donc la question
01:05:07c'est au fond
01:05:08aussi pour ces grands électeurs
01:05:09de ne pas se dire
01:05:11on verra ça plus tard
01:05:12après
01:05:13je ne suis pas très optimiste
01:05:14mais se dire en permanence
01:05:16qu'on verra ça plus tard
01:05:17c'est un sujet
01:05:18et il me semble
01:05:19que peut-être
01:05:20un des problèmes
01:05:21dans cette campagne
01:05:22des sénatoriales
01:05:23c'est de ne pas avoir réussi
01:05:23à faire suffisamment
01:05:24le lien
01:05:25entre l'été
01:05:26qu'on a vécu
01:05:26et puis
01:05:29l'invisibilité
01:05:29déjà de la campagne
01:05:30sénatoriale
01:05:31disons-le clairement
01:05:32et le fait
01:05:33que je ne sais pas
01:05:33ce qu'ils se sont dit
01:05:34dans leur déjeuner
01:05:35entre soi
01:05:36mais j'espère
01:05:36qu'ils ont parlé
01:05:37des questions climatiques
01:05:38et j'espère
01:05:39que ça peut renforcer
01:05:40l'idée
01:05:40que
01:05:42élire des climato-sceptiques
01:05:43n'est pas une bonne manière
01:05:44de lutter contre la canicule
01:05:45je n'en suis pas sûre
01:05:46Émilie Zapelski
01:05:47il y a des gens
01:05:48qui se sont ouverts
01:05:49au climat
01:05:49et au changement climatique
01:05:50très récemment
01:05:51et au centre aussi
01:05:52donc attention
01:05:53non moi simplement
01:05:54sur cette question
01:05:55de l'écologie
01:05:55mais je dirais plus largement
01:05:56la question du travail
01:05:58la question des jeunes
01:05:59la question des femmes
01:06:01voilà
01:06:02moi je questionne
01:06:03la capacité
01:06:03à ces sénateurs
01:06:05de s'engager
01:06:06sur des thématiques
01:06:07comme ça
01:06:08et d'une façon moderne
01:06:09on le sait
01:06:09et on le dit
01:06:09depuis le début
01:06:10le Sénat est plus à droite
01:06:12donc plus conservateur
01:06:13et il a du mal
01:06:14je pense
01:06:15à travailler
01:06:16sur ces thématiques
01:06:17on est beaucoup
01:06:17sur le régalien
01:06:18je citais le narcotrafic
01:06:19qui a donné des bonnes choses
01:06:20évidemment
01:06:21mais peut-être
01:06:22qu'il faudrait aussi
01:06:23ouvrir à d'autres sujets
01:06:24parce que la société bouge
01:06:26parce que l'Assemblée
01:06:27a du mal à avancer
01:06:28parce qu'il n'y a pas
01:06:28de majorité
01:06:30on rappelle qu'il y a une délégation
01:06:31aux droits des femmes
01:06:32au Sénat
01:06:32qui travaille sérieusement
01:06:33sur tous ces sujets
01:06:34non mais ce que je veux dire
01:06:35c'est que je ne suis pas sûre
01:06:36qu'il y ait quand même
01:06:38un ADN suffisamment évolutif
01:06:41ou progressiste
01:06:41pour plein d'autres sujets
01:06:43et qu'il va falloir s'y mettre
01:06:44parce que la société bouge
01:06:46et on a l'impression
01:06:47qu'on est en train
01:06:47de courir derrière
01:06:48ces changements
01:06:49je pense au travail
01:06:51évidemment l'industrie
01:06:52là les sénateurs
01:06:53sont très impliqués
01:06:54parce que localement
01:06:55il y a des choses
01:06:55qui se passent
01:06:56et il y a besoin
01:06:56mais voilà
01:06:57je pense qu'il y a
01:06:58beaucoup de travail
01:06:59devant nous
01:07:00et en effet
01:07:01dans les campagnes
01:07:02dans les messages
01:07:03dans tout ça
01:07:04on n'a pas l'impression
01:07:04que c'est encore ça
01:07:05et en même temps
01:07:06Romain Gaspard
01:07:07par exemple
01:07:07sur la question climatique
01:07:09de lutte d'atténuation
01:07:11du réchauffement climatique
01:07:12et bien les sénateurs
01:07:12avaient à l'époque
01:07:14protesté contre
01:07:15la baisse des financements
01:07:16du fonds vert
01:07:17qui sert à aider
01:07:18les élus locaux
01:07:18justement à faire
01:07:19ces travaux de rénovation énergétique
01:07:21on peut particulièrement
01:07:23à droite
01:07:23il y a une tension
01:07:24entre certains sénateurs
01:07:26je pense à Martha de Sidraque
01:07:28qui pousse pour plus d'écologie
01:07:30mais une écologie de droite
01:07:31au sein de Laurent
01:07:33et un côté un peu plus réactionnaire
01:07:37climato-sceptique
01:07:38qui reste assez fort
01:07:39dans le groupe
01:07:40et on voit ces tensions-là
01:07:41et à l'Assemblée
01:07:42et au Sénat
01:07:44diviser la droite
01:07:45et c'est le lancement récent
01:07:47et assez intéressant
01:07:48d'un think tank
01:07:50de maires de droite
01:07:51qui s'engagent
01:07:52sur l'écologie
01:07:53autour de Florence Portelli
01:07:55des maires
01:07:56et vice-président
01:07:57de l'Association
01:07:57des maires de France
01:07:58qui essaie d'amener
01:07:59un autre discours
01:08:00et de créer
01:08:01un discours écolo
01:08:03de droite
01:08:03est-ce qu'il y a
01:08:04quelle réalité
01:08:05on y met derrière
01:08:05c'est ça la question
01:08:07et c'est ça qui est intéressant
01:08:07mais ils travaillent
01:08:08sur les forêts
01:08:08ils travaillent
01:08:09sur un certain nombre
01:08:09de sujets
01:08:09et ils sont aidés
01:08:10par certains sénateurs
01:08:11dont des sénateurs
01:08:13de la commission
01:08:13développement durable
01:08:14et bien au-delà
01:08:15donc c'est intéressant
01:08:17à suivre
01:08:18et ça débouche
01:08:18sur certaines propositions
01:08:19de loi
01:08:19et certains textes
01:08:20très intéressants
01:08:22et de ce point de vue-là
01:08:23je crois qu'il y a incontestablement
01:08:24des gens qui ont une sensibilité
01:08:25climato-sceptique
01:08:26et qui ne s'en cachent pas
01:08:28parce que leur expression
01:08:29publique porte là-dessus
01:08:30mais ne mettons pas tout
01:08:32dans le même panier
01:08:33il y a aussi des gens
01:08:33qui ont une vision différente
01:08:35de l'écologie
01:08:35vous parlez vraiment
01:08:36d'une écologie droite
01:08:37regardez ce que nous sommes
01:08:38en train de vivre là
01:08:39la crise énergétique
01:08:40on peut fixer des objectifs
01:08:42le règlement méthane
01:08:43par exemple
01:08:43qui est censé entrer en vigueur
01:08:45au 1er janvier
01:08:46et en même temps
01:08:47se préoccuper
01:08:48de pouvoir d'achat
01:08:49et je crois qu'il ne faut pas
01:08:50opposer l'un à l'autre
01:08:51je pense que c'est une réalité
01:08:52en tension
01:08:53mais qu'il y ait
01:08:54des représentants
01:08:55des français à l'Assemblée nationale
01:08:56ou au Sénat
01:08:57qui disent
01:08:57attention parce que
01:08:58parfois nous nous fixons
01:09:00des objectifs
01:09:00qui sont un peu plus
01:09:01de l'étalage
01:09:02de signal
01:09:04ou de l'étalage
01:09:05de vertu
01:09:05que ça n'est
01:09:06la prise en compte
01:09:07de la réalité
01:09:08c'est important aussi
01:09:09pour que les dossiers écologiques
01:09:10avancent vraiment
01:09:10allez on continue à suivre
01:09:12les premiers résultats
01:09:13de ces élections
01:09:14sénatoriales 2026
01:09:15on va retrouver
01:09:16Audrey Vuettaz
01:09:17avec un nouveau point résultat
01:09:18oui tout à fait
01:09:19et je vous le rappelle
01:09:20deux personnalités
01:09:21du Sénat
01:09:22ont été réélus
01:09:24le patron du groupe
01:09:25Les Républicains
01:09:26Mathieu Darnot
01:09:27réélu
01:09:28dès le premier tour
01:09:29en Ardèche
01:09:30vous le voyez
01:09:31autre président de groupe
01:09:32Claude Maluré
01:09:33un proche d'Edouard Philippe
01:09:34président du groupe
01:09:35Les Indépendants
01:09:37est réélu
01:09:37lui aussi
01:09:38dans l'Allier
01:09:39et dans trois autres départements
01:09:42des sénateurs sortants
01:09:43sont réélus
01:09:43dans les Ardennes
01:09:44l'ALR
01:09:45Else-Joseph
01:09:46en Indre
01:09:47Nadine Malureau
01:09:48pour l'ALR aussi
01:09:49et puis premier socialiste
01:09:50réélu dans la Creuse
01:09:52cette fois
01:09:52Jean-Jacques Lozac
01:09:54voilà pour ses premiers résultats
01:09:56Alexandre
01:09:57Merci beaucoup Audrey
01:09:59alors ce sont
01:09:59les dernières élections
01:10:01sénatoriales
01:10:01avant la fin du second
01:10:03quinquennat
01:10:04d'Emmanuel Macron
01:10:05et c'est l'occasion
01:10:05de revenir sur
01:10:06ces dix années
01:10:07de relations compliquées
01:10:08entre le président
01:10:09de la République
01:10:09et la Haute Assemblée
01:10:11et on va faire
01:10:11un bond dans le temps
01:10:12on va revenir en 2017
01:10:14au moment de l'arrivée
01:10:15au pouvoir
01:10:15d'Emmanuel Macron
01:10:17ce jeune président
01:10:18de 39 ans
01:10:19voulait tout bousculer
01:10:20réformer les institutions
01:10:21réduire le nombre
01:10:23de parlementaires
01:10:23mais au final
01:10:24il ne s'est pas passé
01:10:25grand chose
01:10:26sur ce plan là
01:10:26séquence archive
01:10:27concoctée par Céline Schmitt
01:10:31C'est le projet
01:10:32de réforme constitutionnelle
01:10:34qui a mis le feu
01:10:35aux poudres
01:10:36entre Emmanuel Macron
01:10:37et le Sénat
01:10:37Dès les tout premiers mois
01:10:39de son premier mandat
01:10:40présidentiel
01:10:41le 3 juillet 2017
01:10:42le chef de l'Etat
01:10:43s'adressait aux parlementaires
01:10:45réunis en congrès
01:10:46à Versailles
01:10:46Notre temps collectif
01:10:48est aujourd'hui
01:10:49trop lent
01:10:51et il faut qu'au temps long
01:10:52du travail législatif
01:10:54que je viens d'évoquer
01:10:55soit ajouté
01:10:56la faculté d'agir vite
01:10:57Pour cela
01:10:58il est une mesure
01:10:59depuis longtemps
01:11:00souhaitée par nos compatriotes
01:11:02qu'il me semble
01:11:03indispensable
01:11:04de mettre en oeuvre
01:11:06la réduction
01:11:07du nombre
01:11:08de parlementaires
01:11:09Dans son projet
01:11:10de réforme
01:11:11des institutions
01:11:11de 2018
01:11:12le chef de l'Etat
01:11:13souhaitait notamment
01:11:14une réduction de 30%
01:11:15du nombre des sénateurs
01:11:17et une généralisation
01:11:18de la procédure accélérée
01:11:19pour plus d'efficacité
01:11:21Le principe
01:11:22réduire le nombre
01:11:23de navettes parlementaires
01:11:24avec une seule lecture
01:11:25par chambre
01:11:26d'un projet
01:11:27ou d'une proposition
01:11:28de loi
01:11:29Au Sénat à l'époque
01:11:31la pilule
01:11:31est difficile à avaler
01:11:33mais la Chambre haute
01:11:34accepte de plancher
01:11:35sur la réforme
01:11:36On est passé par exemple
01:11:37à 250 sénateurs
01:11:39et le 348
01:11:40on y était
01:11:41favorable
01:11:42à condition
01:11:42que les pouvoirs du Sénat
01:11:43restent complets
01:11:45sur la loi
01:11:46et le contrôle
01:11:47du gouvernement
01:11:47Réduction
01:11:48d'accord
01:11:49mais pouvoir
01:11:50non
01:11:50on reste
01:11:51sur un équilibre
01:11:52Rapidement
01:11:53le chef de l'Etat
01:11:54se heurte au fonctionnement
01:11:55même des institutions
01:11:56Car pour que sa réforme
01:11:58soit adoptée
01:11:59encore fallait-il obtenir
01:12:00le vote des sénateurs
01:12:01eux-mêmes
01:12:02A ce premier obstacle
01:12:03s'est ajouté
01:12:04un contexte politique
01:12:05particulièrement défavorable
01:12:07Ceux qui portaient
01:12:08cette révision
01:12:09à savoir le garde des Sceaux
01:12:11François Bayrou
01:12:12a été amené
01:12:13au bout de quelques semaines
01:12:14à quitter le gouvernement
01:12:16d'Edouard Philippe
01:12:17en 2017
01:12:19Et puis ensuite
01:12:20la place
01:12:22qui a été prise
01:12:24de facto
01:12:24par le Sénat
01:12:26notamment
01:12:27à la faveur
01:12:28de l'affaire Benalla
01:12:29lui a donné
01:12:31une aura
01:12:31je dirais
01:12:32une reconnaissance
01:12:34de la société
01:12:35en général
01:12:36de l'opinion
01:12:37qui rendait
01:12:39difficile
01:12:39de s'en prendre
01:12:41justement
01:12:42au Sénat
01:12:43L'instabilité politique
01:12:44et l'absence
01:12:45de majorité
01:12:46à l'Assemblée
01:12:47ont depuis conforté
01:12:48le renforcement
01:12:48du rôle du Sénat
01:12:50sous le quinquennat
01:12:51Macron
01:12:52Voilà pour ce sujet
01:12:53de Céline Schmitt
01:12:55qui nous replonge
01:12:56dix ans en arrière
01:12:57au début du premier quinquennat
01:12:58d'Emmanuel Macron
01:12:59John Christopher Roland
01:13:00Pourquoi ça n'a pas marché
01:13:01finalement
01:13:02tout ce projet
01:13:03de réforme constitutionnelle
01:13:04d'Emmanuel Macron
01:13:04qui voulait tout changer
01:13:05au sein de notre Parlement
01:13:06et qui n'a pas su
01:13:08coopérer avec la Haute Assemblée
01:13:09D'abord
01:13:10quand même
01:13:11parce qu'il faut rester objectif
01:13:12que je trouve d'abord
01:13:13que c'était effectivement
01:13:14très gadget
01:13:15ça l'est toujours
01:13:16la réduction du nombre
01:13:16de parlementaires
01:13:17ça répand à une aspiration
01:13:18symbolique
01:13:19mais en fait
01:13:20en pratique
01:13:20on ne sait pas trop
01:13:21et d'ailleurs
01:13:21quand Roger Carucci
01:13:22dit qu'il aurait probablement
01:13:23été pour une réduction
01:13:24j'y crois moyennement
01:13:25parce que c'est important
01:13:26maintenant il ne faut pas
01:13:27oublier ce qu'est le Sénat aussi
01:13:28c'est que c'est aussi
01:13:29la chambre de la temporisation
01:13:31et c'est pas
01:13:32alors en soi
01:13:33en théorie
01:13:33c'est pas mauvais
01:13:34et si vous voulez
01:13:35pour faire une réforme constitutionnelle
01:13:37vous devez
01:13:37si vous passez en plus
01:13:38par la voie du Congrès
01:13:39obtenir les trois cinquièmes
01:13:42de droite au Sénat
01:13:43donc il faut avoir
01:13:44soit une très forte majorité
01:13:45à l'Assemblée
01:13:46et puis il y a aussi
01:13:48quelque chose de très important
01:13:49c'est qu'ils défendent
01:13:50certes les collectivités territoriales
01:13:51mais on ne va pas se le cacher
01:13:53ils défendent aussi
01:13:53d'une certaine manière
01:13:54les élus locaux
01:13:55et ça c'est une caisse de résonance
01:13:57on est en plein dedans
01:13:57puisqu'on est en élection sénatoriale
01:14:00et dernière chose
01:14:02que je voulais dire
01:14:02ils parlent d'efficacité
01:14:03de rapidité
01:14:04mais c'est justement
01:14:05pas ce qu'on demande au Sénat
01:14:06c'est justement
01:14:07d'être la chambre
01:14:07de la sagesse
01:14:09et du temps nécessaire
01:14:10pour prendre les bonnes réformes
01:14:12Anne Trosteclay
01:14:13la volonté d'accélérer
01:14:15le rythme politique
01:14:15d'Emmanuel Macron
01:14:16ce fameux nouveau monde
01:14:17ça n'a pas collé
01:14:18avec le temps long
01:14:19que représente le Sénat
01:14:20non et d'autant plus
01:14:22que ce qui était
01:14:23dans cette espèce
01:14:24de procédure accélérée
01:14:25généralisée
01:14:26qui était au coeur
01:14:27de ce projet
01:14:28il y avait notamment
01:14:28la réduction de la navette
01:14:30or dans le volet législatif
01:14:32du Sénat
01:14:33le circuit de la loi
01:14:35entre l'Assemblée nationale
01:14:35et le Sénat
01:14:36c'est comme ça
01:14:37que le Sénat existe principalement
01:14:38puisqu'in fine
01:14:39ils n'ont quand même
01:14:40pas le dernier mot
01:14:41et comme je le rappelais
01:14:42tout à l'heure
01:14:42ils n'ont pas la possibilité
01:14:43non plus de renverser
01:14:44le gouvernement
01:14:45de censurer le gouvernement
01:14:46donc la navette
01:14:47c'est vraiment
01:14:48leur moment d'existence
01:14:50dans une contribution
01:14:51substantielle
01:14:52réelle à la fabrication
01:14:53de la loi
01:14:54mais pas décisionnaire
01:14:56in fine
01:14:56donc réduire la navette
01:14:58c'est vraiment
01:14:58une amputation
01:14:59assez forte
01:15:00du rôle du Sénat
01:15:02et donc je pense
01:15:03que c'est aussi
01:15:03là que ça a tiqué
01:15:05et que par ailleurs
01:15:06je pense qu'un certain nombre
01:15:07de députés
01:15:08n'était pas trop mécontent
01:15:09que le Sénat bloque
01:15:10parce que finalement
01:15:12c'est globalement
01:15:14la conception
01:15:14du rôle du Parlement
01:15:15par Emmanuel Macron
01:15:16qui était en cause
01:15:17dans ce projet
01:15:18de révision constitutionnelle
01:15:19il se trouve qu'il avait
01:15:20une très forte majorité
01:15:21à l'Assemblée nationale
01:15:22à ce moment-là
01:15:22dans son premier quinquennat
01:15:23donc c'était pas un problème
01:15:24mais il était quand même
01:15:25porteur de cette idée
01:15:26que le Parlement
01:15:27ça freine
01:15:28ça encombre
01:15:29etc.
01:15:30ça empêche l'efficacité
01:15:31donc c'est ça aussi
01:15:31quand même
01:15:32cette conception aussi
01:15:33de l'exercice démocratique
01:15:34qui était en jeu
01:15:35Emile Isabelski
01:15:36sur cette conception
01:15:37du Parlement
01:15:37d'Emmanuel Macron
01:15:38ces dix dernières années
01:15:39je crois que c'est même
01:15:39plus global
01:15:40que le Parlement
01:15:41c'est-à-dire qu'il y a eu
01:15:42une volonté
01:15:44une envie en tout cas
01:15:45d'Emmanuel Macron
01:15:46de court-circuiter
01:15:47tout ce qu'on appelle
01:15:47les corps intermédiaires
01:15:49dont les parlementaires
01:15:49les élus
01:15:50les syndicats même
01:15:51qui au début
01:15:52voilà
01:15:53ça le gênait en fait
01:15:54les syndicats
01:15:55il faut qu'ils restent
01:15:55dans les entreprises
01:15:56et on ne négocie pas
01:15:57les choses
01:15:57donc je pense que forcément
01:15:59ça ne donnait pas vraiment
01:16:00les meilleures conditions
01:16:01pour faire passer
01:16:02ce type de réforme
01:16:04je pense qu'après
01:16:05la considération
01:16:06d'Emmanuel Macron
01:16:07vis-à-vis des élus
01:16:08ça a un peu changé
01:16:09parce qu'il a compris
01:16:09que c'était indispensable
01:16:11et on l'a vu
01:16:11notamment au moment du Covid
01:16:12de travailler avec eux
01:16:14que ça faisait partie
01:16:15des rouages
01:16:15et de l'organisation
01:16:16de la France
01:16:17et que c'était comme ça
01:16:18que ça fonctionnait
01:16:18et que c'était pas mal aussi
01:16:19de se reposer sur des élus
01:16:21même si tout au long
01:16:22je pense
01:16:23de ces deux quinquennats
01:16:24il y a eu cette
01:16:25voilà
01:16:25amour-haine
01:16:26un petit peu
01:16:27manque de considération
01:16:28mais je trouve que
01:16:30même si c'était gadget
01:16:31cette réforme
01:16:32il y a quand même
01:16:33dans la population
01:16:34on sait qu'il y a
01:16:35une forte défiance
01:16:36vis-à-vis des politiques
01:16:37il y a des idées
01:16:38il y a des préjugés
01:16:39ils s'en mettent
01:16:41plein les poches
01:16:41ils ont un train de vie
01:16:42et je pense que
01:16:43c'est mauvais aussi
01:16:44de montrer que
01:16:45c'est pas possible
01:16:45de faire évoluer
01:16:46y compris
01:16:48ces instances-là
01:16:49non non mais je sais
01:16:50mais je pense que
01:16:51c'est aussi un mauvais message
01:16:52parce que
01:16:53voilà ça alimente
01:16:55l'idée de se dire
01:16:56c'est eux qui votent
01:16:56donc ils vont voter
01:16:57pour des bonnes conditions
01:16:58souvenez-vous
01:16:59quand au moment du Covid
01:17:00il y avait eu
01:17:01des rémunérations
01:17:03fixées en plus
01:17:04ou quoi
01:17:04ça alimente
01:17:05je pense
01:17:05cette défiance
01:17:07c'est mal expliqué
01:17:08c'est aussi utilisé
01:17:09d'une manière
01:17:10très populiste
01:17:11par on sait où
01:17:12plutôt l'extrême droite
01:17:13mais ça marche
01:17:14ça fonctionne
01:17:15ça fonctionne
01:17:15allez on va retrouver
01:17:17Audrey Vuettas
01:17:18pour un nouveau
01:17:19point résultat
01:17:20oui tout à fait
01:17:21Alexandre
01:17:21avec des résultats
01:17:22politiques importants
01:17:24on va s'intéresser
01:17:25à la Corrèze
01:17:26le fief de François Hollande
01:17:28ce sont deux LR
01:17:30qui sont élus
01:17:31et notamment
01:17:32Julien Bouni
01:17:33il était opposé
01:17:34à l'assistant parlementaire
01:17:36de François Hollande
01:17:37ici en Corrèze
01:17:38vous le voyez
01:17:39carton plein donc
01:17:40pour les LR
01:17:41dans le fief de François Hollande
01:17:43et puis je vous donne
01:17:44deux autres résultats
01:17:46qui montrent
01:17:46dans ces départements
01:17:48dans l'Aude
01:17:49et dans les Alpes
01:17:50de Haute-Provence
01:17:51on commence par l'Aude
01:17:52où le RN
01:17:53et ses alliés
01:17:55de l'UDR
01:17:55le parti d'Éric Ciotti
01:17:57échouent à faire élire
01:17:58un sénateur
01:17:59dans l'Aude
01:18:00ce sont donc
01:18:00deux socialistes
01:18:02qui sont élus
01:18:03Sébastien Plas
01:18:05qui est réélu
01:18:06et Claudine Faucon-Méjean
01:18:07qui remplace
01:18:08la socialiste
01:18:09Gisèle Jourdat
01:18:10qui ne se représentait pas
01:18:12le RN
01:18:12échoue aussi
01:18:13dans les Alpes
01:18:14de Haute-Provence
01:18:15où c'est
01:18:16le sénateur
01:18:17Jean-Yves Roux
01:18:18sénateur du Parti Radical de Gauche
01:18:19qui est sénateur
01:18:20depuis 2014
01:18:21qui était candidat
01:18:22à sa réélection
01:18:23il est donc réélu
01:18:24face à lui
01:18:25il avait un candidat
01:18:26UDR ciottiste
01:18:28et un candidat
01:18:29du Rassemblement National
01:18:31dissident
01:18:31ils essouent donc
01:18:32c'est donc ce sénateur
01:18:34du Parti Radical de Gauche
01:18:35Jean-Yves Roux
01:18:35qui est réélu
01:18:36merci beaucoup
01:18:37Audrey Vuittas
01:18:38pour tous ces résultats
01:18:39avec notamment
01:18:40des réactions en plateau
01:18:41sur les premiers enseignements
01:18:43de ces sénatoriales
01:18:44dans certains territoires ruraux
01:18:46oui moi ça me fait penser
01:18:47aux municipales
01:18:48où on s'était dit
01:18:49oh là là c'est terrible
01:18:50il y a plein de villes
01:18:51qui vont passer à Rennes
01:18:51et on a vu
01:18:52qu'il y avait en effet
01:18:53des prises
01:18:53comme la Seine-sur-Mer
01:18:54dont vous avez parlé
01:18:55mais pas tant que ça
01:18:56finalement
01:18:56alors oui
01:18:57c'est un grignotage
01:18:58aussi une présence
01:18:59de plus en plus d'élus
01:19:00et là c'est pareil
01:19:01on voit que c'est pas si facile
01:19:02non plus
01:19:02l'étiquette Rennes
01:19:03elle est pas simple
01:19:04à assumer
01:19:05pour une partie de la population
01:19:06et on voit que voilà
01:19:07après je sais pas
01:19:09ce qui va se passer
01:19:10jusqu'à ce soir
01:19:11mais le groupe a dit
01:19:13c'est pas forcément gagné
01:19:14Jean-Sébastien Ferjot
01:19:15parce que je crois
01:19:17je l'ai évoqué
01:19:17à plusieurs reprises
01:19:18il y a deux manières
01:19:19en réalité
01:19:19de s'adresser aux Français
01:19:21ou de créer un lien
01:19:22avec les Français
01:19:22il y a la manière
01:19:23très macroniste
01:19:24ou macronienne
01:19:25jupitérienne
01:19:25en quelque sorte
01:19:26de s'asseoir
01:19:27sur tout le reste
01:19:28de considérer
01:19:28que les corps intermédiaires
01:19:29n'ont pas d'intérêt
01:19:31parce qu'on crée
01:19:31ce lien direct
01:19:33et puis il y a le fait
01:19:34de créer des liens
01:19:34justement dans les territoires
01:19:36de créer des liens
01:19:37avec des représentants
01:19:38avec les gens
01:19:38qui sont encore susceptibles
01:19:39d'exercer une influence
01:19:40ou d'inspirer confiance
01:19:42parce que c'est de ça
01:19:43dont il s'agit
01:19:43parce que c'est peut-être
01:19:44quelqu'un
01:19:45votre beau frère
01:19:46votre pharmacien
01:19:46je ne sais pas
01:19:47qui dans les discussions
01:19:49du quotidien
01:19:49va emporter votre adhésion
01:19:51à une vision politique
01:19:52ou à une autre
01:19:53et moi je pense
01:19:54que la défiance
01:19:54elle ne se joue pas
01:19:55oui elle est projetée
01:19:56sur le genre de sujet
01:19:57qu'on a évoqué
01:19:59les revenus supposés
01:20:01ou réels
01:20:02des parlementaires
01:20:03ou bref
01:20:03la manière
01:20:03dont ils abuseraient
01:20:05mais qu'elle n'est absolument
01:20:07pas liée à ça
01:20:07la défiance
01:20:08elle est un sentiment
01:20:09de défaut
01:20:10de représentation
01:20:11qu'éprouvent les français
01:20:12et un sentiment
01:20:13de blocage institutionnel
01:20:14parce qu'on voit bien
01:20:15qu'il y a des revendications
01:20:16majoritaires
01:20:16dans le pays
01:20:17qui sont bloquées
01:20:18par un certain nombre
01:20:19de verrous juridiques
01:20:21de verrous idéologiques
01:20:22ou parfois
01:20:23de modes de représentation
01:20:24et il est là
01:20:25le malaise démocratique
01:20:26et le vrai échec
01:20:27du macronisme
01:20:27c'était ça
01:20:28c'était une promesse
01:20:30de renouveau démocratique
01:20:31c'est pas le pouvoir d'achat
01:20:32on pourrait faire
01:20:33une longue liste
01:20:34mais le coeur
01:20:35de l'échec
01:20:36c'est celui-là
01:20:37Lucie de Schmitt
01:20:38l'échec d'Emmanuel Macron
01:20:39ça a été de créer
01:20:40ce lien avec les territoires
01:20:41les élus locaux
01:20:42non je crois que le sujet
01:20:43c'est la promesse
01:20:44non tenue
01:20:44d'Emmanuel Macron
01:20:45d'un nouveau monde politique
01:20:47je crois que ça a été dit
01:20:48par plusieurs d'entre nous
01:20:50un nouveau monde politique
01:20:51n'est pas tourné
01:20:52le dos à l'ancien
01:20:53et ça c'est la grande erreur
01:20:54d'Emmanuel Macron
01:20:55c'est à dire que
01:20:56sans avoir jamais été élu
01:20:57sans connaître au fond
01:20:58la façon dont les choses fonctionnent
01:21:00il y a des rituels
01:21:01ils connaissaient les rituels
01:21:02de la haute administration
01:21:03ils ne connaissaient pas
01:21:04les rituels politiques
01:21:05qui permettent
01:21:05comme la navette par exemple
01:21:07de faire une sorte
01:21:08de compromis
01:21:09ou en tout cas
01:21:09de donner une place à chacun
01:21:10donc l'échec d'Emmanuel Macron
01:21:12c'est d'avoir théorisé
01:21:13le nouveau monde politique
01:21:14et de ne pas avoir réussi
01:21:15à faire advenir
01:21:16un nouveau monde politique
01:21:17dans lequel il y aurait eu
01:21:18moins de défiance des citoyens
01:21:20par rapport à ceux
01:21:21qui sont élus
01:21:21et en ce sens
01:21:22plutôt que de faire du mécano
01:21:23c'est à dire
01:21:24de transformer la constitution
01:21:25on n'arrête pas d'en parler
01:21:26depuis qu'elle est née
01:21:27la cinquième république
01:21:28il faut transformer la constitution
01:21:29la sixième
01:21:30que sais-je
01:21:30il aurait mieux fait
01:21:31par exemple
01:21:32de se poser la question
01:21:32des moyens des parlementaires
01:21:34et sans doute
01:21:34du bon équilibre
01:21:35entre la représentation locale
01:21:37et la représentation nationale
01:21:39on voit bien
01:21:39peut-être que les sénateurs
01:21:42représentent très bien
01:21:42les territoires
01:21:43mais ils représentent
01:21:43les élus locaux
01:21:44et pas forcément
01:21:45les électeurs
01:21:46par exemple
01:21:47les électeurs
01:21:48ceux qui élisent
01:21:50le président de la république
01:21:51ils connaissent assez mal
01:21:52leurs sénateurs
01:21:53les élus locaux
01:21:53le connaissent
01:21:54donc moi je pense
01:21:55que le sujet
01:21:56c'est ça
01:21:56c'est ne pas théoriser
01:21:57retrouver la capacité
01:21:59au fond
01:21:59à faire du nouveau
01:22:00avec de la réalité
01:22:02c'est un point essentiel
01:22:03je voudrais aussi rappeler
01:22:04que la Corrèze
01:22:04est certes le fief
01:22:05de François Hollande
01:22:06mais a été le fief
01:22:07de Jacques Chirac
01:22:08et que c'est un territoire
01:22:09qui n'est pas seulement de gauche
01:22:10il est au fond
01:22:11un territoire
01:22:12qui représente
01:22:13la capacité
01:22:14peut-être
01:22:14à une forme de bon sens
01:22:15de ruralité
01:22:16et donc
01:22:17c'est pas un échec
01:22:18de François Hollande
01:22:19là ce qui vient de se passer
01:22:20c'est sans doute
01:22:21que ce territoire
01:22:21a trouvé
01:22:22à élire des sénateurs
01:22:23qui au fond
01:22:24le représentaient
01:22:25le mieux
01:22:25et puis on rappelle aussi
01:22:27que la mairie de Tulle
01:22:27était passée à droite
01:22:28au dernier municipal
01:22:29et ça illustre aussi
01:22:30ce résultat
01:22:31le dernier round
01:22:32Romain Gaspard
01:22:33oui et puis il faut se souvenir
01:22:34qu'au début
01:22:35du premier mandat
01:22:37d'Emmanuel Macron
01:22:38c'est la création
01:22:38de territoires unis
01:22:39autour de Gérard Larcher
01:22:40et donc
01:22:41d'un tir de barrage
01:22:42d'associations d'élus
01:22:44majoritairement à droite
01:22:45entre les régions
01:22:46les départements
01:22:47et l'association
01:22:47des maires de France
01:22:48pour défendre
01:22:49les collectivités
01:22:50et s'opposer notamment
01:22:51à la suppression
01:22:52de la taxe d'habitation
01:22:53qui a profondément
01:22:54abîmé
01:22:55les relations
01:22:57entre le gouvernement
01:22:59et les élus locaux
01:23:00et aujourd'hui
01:23:02ça s'est un peu amélioré
01:23:03avec les gilets jaunes
01:23:04mais on ne peut pas dire
01:23:05que les relations
01:23:06entre Sébastien Lecornu
01:23:07et la majorité
01:23:08de droite et du centre
01:23:09soient totalement apaisées
01:23:10avec beaucoup de reproches
01:23:11sur le fait
01:23:12qu'on favorise encore trop
01:23:13l'Assemblée nationale
01:23:14et qu'on préfère discuter
01:23:16avec le Parti socialiste
01:23:17à l'Assemblée nationale
01:23:18qu'avec les sénateurs
01:23:19à l'exception
01:23:20de la période courte
01:23:22de Michel Barnier
01:23:22donc il y a des vraies tensions
01:23:24qui existent encore
01:23:25et qui sont assez fortes
01:23:26et le Sénat
01:23:28est un peu
01:23:28un représentant
01:23:30de l'ancien monde politique
01:23:32parce qu'on voit
01:23:32par exemple
01:23:33dans les résultats
01:23:33le président de la Corée
01:23:34ce qui gagne
01:23:35qui est des élus
01:23:35très implantés
01:23:36et qui sont des élus
01:23:37historiques dans ses coins
01:23:39Alors il y a des tensions
01:23:40actuelles entre le Sénat
01:23:41et l'exécutif
01:23:41mais quand même
01:23:42Émilie Zapalski
01:23:42si on regarde
01:23:43le second quinquennat
01:23:44d'Emmanuel Macron
01:23:45le Sénat
01:23:46avec sa majorité
01:23:47de droite et du centre
01:23:48ça était aussi
01:23:49un appui
01:23:51pour un exécutif
01:23:52du Bloc central
01:23:53qui n'avait plus trop
01:23:54de majorité
01:23:55à l'Assemblée
01:23:55Clairement
01:23:56surtout après la dissolution
01:23:57qui a été catastrophique
01:23:59pour Emmanuel Macron
01:23:59parce que c'était même
01:24:00plus une majorité
01:24:01enfin il n'y a plus
01:24:02de majorité du tout
01:24:02donc impossible
01:24:04de faire passer
01:24:04quoi que ce soit
01:24:05donc il s'en est servi
01:24:06et c'est vrai que ça
01:24:07le reportage
01:24:08le disait déjà
01:24:09le Sénat
01:24:10avec l'affaire Benalla
01:24:11pourtant c'était contre
01:24:12Emmanuel Macron
01:24:13les commissions d'enquête
01:24:14et missions d'information
01:24:15dont on parlait
01:24:16avaient repris
01:24:17une espèce d'aura
01:24:18dont parlait Jean Garrigue
01:24:19mais là
01:24:20il est redevenu
01:24:21encore plus important
01:24:22parce que Emmanuel Macron
01:24:24s'est appuyé
01:24:24sur cette majorité
01:24:26de droite
01:24:26au Sénat
01:24:27pour faire passer
01:24:28beaucoup de lois
01:24:29et c'était la seule manière
01:24:31qu'il avait
01:24:31et puis c'est vrai
01:24:33que ce quinquennat
01:24:34qui s'annonçait en 2017
01:24:35ni de droite ni de gauche
01:24:36a été plutôt de droite
01:24:38donc c'était
01:24:39et de plus en plus
01:24:40au fur et à mesure
01:24:41des mesures prises
01:24:42par Emmanuel Macron
01:24:43donc c'était en toute logique
01:24:44et puis par défaut
01:24:45qu'il a dû s'appuyer
01:24:47sur le Sénat
01:24:48pour avancer
01:24:49et c'est encore
01:24:50le cas maintenant
01:24:50Anne-France Téclay
01:24:51est-ce que vous diriez
01:24:52que dans ces deux quinquennats
01:24:53le Sénat est passé
01:24:54de contre-pouvoir
01:24:55à appui du pouvoir ?
01:24:57Alors je relativiserai
01:24:58peut-être un petit peu ça
01:24:59dans le sens où
01:25:00juste voilà
01:25:01Michel Barnier
01:25:02a été censuré
01:25:03et le budget
01:25:042026
01:25:05a été adopté
01:25:06avec un accord
01:25:07avec le Parti Socialiste
01:25:08à l'Assemblée Nationale
01:25:09voilà
01:25:10donc bon
01:25:11ce qui ne veut pas dire
01:25:14qu'il faut négliger
01:25:14tout le travail
01:25:15et tous les textes
01:25:16qui ont pu être adoptés
01:25:17en collaboration
01:25:18avec le Sénat
01:25:18etc
01:25:19mais dans les grandes lignes
01:25:20dans le cœur
01:25:21des rapports de pouvoir
01:25:22ça reste quand même
01:25:23à l'Assemblée Nationale
01:25:24que ça se joue malgré tout
01:25:25en revanche
01:25:26pendant ces deux quinquennats
01:25:27il me semble que
01:25:28le Sénat a trouvé
01:25:29des moyens finalement
01:25:31d'étoffer
01:25:32d'enrigir
01:25:33ces modalités
01:25:33publiques d'existence
01:25:35à travers
01:25:36les commissions d'enquête
01:25:37on en a parlé
01:25:38Benalla
01:25:39sur les cabinets de conseil
01:25:40McKinsey etc
01:25:41ça a été un grand moment
01:25:43d'alimentation
01:25:44d'un débat public
01:25:45intéressant
01:25:46donc on parlait
01:25:47du manque aussi
01:25:47un peu de substance
01:25:49de matière
01:25:49de débat structurant
01:25:50voilà
01:25:51vous évoquiez
01:25:52la commission aussi
01:25:54sur les aides aux entreprises
01:25:56et donc aussi
01:25:57s'affirmer
01:25:57comme
01:25:59pas tellement
01:25:59un pôle de stabilité
01:26:01parce que je ne suis pas sûr
01:26:02que ça le soit tant que ça
01:26:03encore une fois
01:26:04si l'Assemblée Nationale
01:26:05ne l'est pas
01:26:06mais en même temps
01:26:07s'affirmer
01:26:08comme un contre-pouvoir
01:26:09aussi sur le contrôle
01:26:10une instance de contrôle
01:26:11et là
01:26:12avec les perspectives
01:26:13on va avoir le même Sénat
01:26:14c'est la seule chose
01:26:14finalement qu'on sait
01:26:15sur la vie politique
01:26:17en 2027
01:26:17c'est la composition du Sénat
01:26:18on le saura précisément
01:26:20ce soir
01:26:20Jean-Sébastien Ferjour
01:26:21rapidement
01:26:21puis après on fait
01:26:22un résumé des résultats
01:26:23Moi je trouve que ce qu'a dit
01:26:24Lucille Schmitt
01:26:25est très intéressant
01:26:26il faut savoir faire
01:26:27parfois du nouveau
01:26:28avec du réel
01:26:29avec de l'existant
01:26:30et que nous avons
01:26:31cette tendance française
01:26:32à toujours vouloir
01:26:32tout réinventer
01:26:33comme si un système parfait
01:26:34allait d'un seul coup
01:26:36tomber du ciel
01:26:36ça n'arrivera
01:26:37jamais
01:26:38parce que vous avez
01:26:38un syndrome au Sénat aussi
01:26:40que je résumerai
01:26:40en disant le syndrome UDI
01:26:41c'est-à-dire que
01:26:42quand vous êtes
01:26:43essentiellement un parti
01:26:44d'élus locaux
01:26:45vous n'avez plus tellement
01:26:45d'ambition nationale
01:26:46ça peut être une erreur
01:26:47d'ailleurs de certains
01:26:48candidats à la présidentielle
01:26:49si vous vous appuyez
01:26:50sur un parti d'élus locaux
01:26:51en général les élus locaux
01:26:52ils savent qu'ils perdent
01:26:53toutes les élections
01:26:54intermédiaires
01:26:54quand ils détiennent
01:26:56l'Elysée
01:26:57et cette jurisprudence-là
01:26:58elle est politiquement
01:26:59très intéressante
01:27:00Allez on va retrouver
01:27:02Audrey Vuittas
01:27:02dans la cellule
01:27:03un résultat
01:27:04pour faire un point
01:27:04complet sur
01:27:05ces premiers résultats
01:27:06des élections sénatoriales
01:27:07qui sont tombés
01:27:08Avec d'ores et déjà
01:27:09deux présidents de groupe
01:27:11ici au Sénat
01:27:12réélus
01:27:13le républicain
01:27:14le patron des républicains
01:27:16Mathieu Darnot
01:27:18est donc réélu
01:27:18dès le premier tour
01:27:20ça se passe en Ardèche
01:27:21autre président
01:27:22de groupe réélu
01:27:23Claude Maluret
01:27:25cette fois
01:27:25dans l'Allier
01:27:26c'est le patron
01:27:27du groupe
01:27:28Les Indépendants
01:27:29membre du parti Horizon
01:27:30très proche
01:27:31d'Edouard Philippe
01:27:32il voulait conforter
01:27:32l'ancrage local
01:27:34de son parti
01:27:35avant la présidentielle
01:27:36c'est chose faite
01:27:37dans son département
01:27:39autre personnalité
01:27:40qui compte
01:27:40ici au Sénat
01:27:42Cédric Perrin
01:27:43est réélu
01:27:43dès le premier tour
01:27:44dans le territoire
01:27:45de Belfort
01:27:46c'est le président
01:27:47de la commission
01:27:48des affaires étrangères
01:27:49ici au Sénat
01:27:49et puis un ancien ministre
01:27:51Jean-Baptiste Lemoyne
01:27:53un macroniste
01:27:54qui est réélu
01:27:55dès le premier tour
01:27:56dans le gnole
01:27:57Alexandre
01:27:58et puis Audrey
01:27:59on attend encore
01:27:59des résultats
01:28:00dans ces sénatoriales
01:28:01Oui parce qu'il y a
01:28:02deux types de votes
01:28:03en fonction de la population
01:28:04du département
01:28:06on va regarder ça
01:28:06sur une carte
01:28:08dans les départements
01:28:08les moins peuplés
01:28:09ceux que vous voyez
01:28:10en bleu clair
01:28:11c'est un scrutin majoritaire
01:28:12à deux tours
01:28:13c'est pour ça
01:28:13qu'on a eu
01:28:14des premiers résultats
01:28:15très tôt
01:28:16c'est les résultats
01:28:16qu'on a pu vous fournir
01:28:18mais dans les départements
01:28:19les plus peuplés
01:28:20c'est un scrutin
01:28:21de listes
01:28:21à la proportionnelle
01:28:23les listes
01:28:24se partagent
01:28:25le nombre de sièges
01:28:26en fonction
01:28:26des résultats
01:28:27qu'elles ont obtenus
01:28:28et dans ces départements
01:28:30ceux que vous voyez
01:28:30en bleu foncé
01:28:31on a les Bouches du Rhône
01:28:32on a le Rhône
01:28:33la Gironde par exemple
01:28:34et bien on vote
01:28:35jusqu'à 17h30
01:28:37on attend donc
01:28:37des premiers résultats
01:28:39dans ces départements
01:28:40dès 18h30
01:28:41ou peut-être un peu avant
01:28:42des résultats
01:28:43que vous pouvez retrouver
01:28:44sur notre site
01:28:45publicsénat.fr
01:28:46sur notre carte interactive
01:28:47Alexandre
01:28:48Merci beaucoup Audrey
01:28:49pour tous ces points
01:28:50résultats
01:28:51c'est la fin
01:28:53de cette émission
01:28:54spéciale
01:28:56consacrée aux élections
01:28:56sénatoriales
01:28:57ce midi
01:28:58sur Public Sénat
01:28:59merci à tous les six
01:29:00d'y avoir participé
01:29:02alors restez avec nous
01:29:04aujourd'hui
01:29:04puisqu'on va continuer
01:29:05dans la suite de la journée
01:29:07à parler de ces élections
01:29:08sénatoriales
01:29:08rendez-vous
01:29:09à 17h30
01:29:10sur Public Sénat
01:29:11pour connaître
01:29:11tous les résultats
01:29:12de ces sénatoriales
01:29:142026
01:29:14Tam Tranuy
01:29:15Steve Jourdain
01:29:16et Thomas Hugues
01:29:17analyseront
01:29:18avec leurs invités
01:29:19les conséquences politiques
01:29:20de ce scrutin
01:29:22et de ce renouvellement
01:29:23de la Haute Assemblée
01:29:24très bonne journée
01:29:25sur Public Sénat
01:29:26et à ce soir
01:29:28Sous-titrage Société Radio-Canada
01:29:38Sous-titrage Société Radio-Canada

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