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Avec Jérémy Marot, journaliste auteur du livre "Le crépuscule des Princes, ses dauphins veulent le trône... mais pas son héritage", aux éditions du Rocher.
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NewsTranscription
00:00Dans tous ces états, le face-à-face.
00:03Vous êtes très très bien sur Sud Radio en ce lundi 28 septembre
00:06parce que nous allons parler de la fin de la Macronie
00:09et nous allons nous poser la question
00:11est-ce que les vautours sont autour de ce qui pourrait être le cadavre du Président de la République ?
00:16La couverture du livre écrit par Jérémy Marot qui est avec nous ici en studio
00:21et avec Pauline, alors Jérémy Marot lui aussi l'AFP, Pauline Tevnio, CRTL
00:25ce sont deux journalistes qui sont féruits de politique et qui sont très expérimentés dans cet univers
00:30qu'ils ont pénétré en profondeur pour voir justement quelles sont les coulisses,
00:34quels sont les dessous de ce crépuscule des princes.
00:36C'est le titre du livre, ces dauphins veulent le trône mais pas son héritage.
00:39Et sur la couverture, il y a un trône royal, Emmanuel Macron est un peu avachie,
00:44sa couronne est chancelante et il y a deux corbeaux qui tournent autour.
00:47En attendant que, voilà, je ne sais pas si on peut l'avoir à l'image,
00:52aux éditions du Rocher et ça mérite, l'éditeur mérite une promotion.
00:56Je pense que c'est un bouquin, j'en ai déjà parlé à quelques amis
01:00placés dans différentes strates de la vie politique française
01:03et ils m'ont dit on va l'acheter, on va l'acheter.
01:06Je vous ai fait une promo, je vous ai fait une promo plus personnelle.
01:08Il y a une partie de droit d'auteur.
01:09Et je dois dire, je vous disais merci Jérémy Marot d'être avec nous en direction et dans le studio.
01:14Je disais que ça faisait longtemps là, depuis que je suis à la tête de cette émission
01:18et depuis m'avant, j'adore la politique, les ouvrages politiques.
01:21Il y en a eu des portraits du président de la République gentil et méchant,
01:23il y en a eu des dizaines et des décryptions, des décryptages de la vie politique.
01:29Je ne me suis jamais autant régalé dans la pertinence, l'acidité du propos
01:33sur des éléments totalement factuels.
01:35Il n'y a pas un mot méchant, il n'y a pas un coup bas, il n'y a
01:37pas une infamie,
01:38il n'y a pas une perfidie.
01:39Ce sont les faits, rien que les faits.
01:41Mais tels que vous les avez construits, agencés,
01:43on voit bien quand même qu'à l'Elysée, là aujourd'hui, c'est un bouleversement total.
01:48Donc il y a des gens qui sont en embuscade, qui attendent de prendre le poste
01:51et on a le roi qui est encore vivant, malgré tout, sur son trône, dans son château,
01:55qui n'a pas décidé du tout de se laisser bouffer pour l'instant.
01:58C'est à peu près le tableau auquel on est confronté.
02:00C'est ça, oui. Non, alors merci pour vos mots doux.
02:02Déjà, c'est le fruit de deux ans de travail avec Pauline.
02:05Le vrai travail.
02:06Oui, c'est-à-dire qu'on a mené plus de 160 entretiens avec différentes personnalités,
02:11quasiment une centaine, durant ces deux années.
02:13L'idée, c'était vraiment de documenter cette fin de règne,
02:17parfois crépusculaire, comme le titre l'indique, d'Emmanuel Macron.
02:20Et puis, cette guerre impitoyable de succession dans cet espace
02:24du bloc central, de LR, de la droite,
02:27où chacun cherche à partager les restes de cette Macronie.
02:32et en fait, on s'aperçoit qu'il ne reste plus grand-chose non plus.
02:36Chacun veut succéder à Emmanuel Macron,
02:37mais il n'y a personne non plus qui veut vraiment son héritage.
02:40Et c'est ça qu'on a essayé de montrer dans le livre.
02:41Mais héritage, c'est catastrophique.
02:43Je comprends qu'effectivement, les deux premiers ministres qui ont porté...
02:47On rappelle quand même que cette constitution est dotée d'un article 20
02:50qui dit que c'est le gouvernement qui détermine et conduit la politique de la nation.
02:53Que cet article 20 a été assumé par Édouard Philippe de 2017 à 2020
02:58et de 2020 à 2024 par ensuite M. Castex
03:03et quelques pendant six mois par Gabriel Attal
03:06qui, après avoir été ministre de l'Éducation, est parti.
03:08Tout ça engendre des règlements de comptes, des rivalités et des jalousies.
03:13Personne ne semble assumer la responsabilité du fait d'avoir gouverné ce pays.
03:17On parlera un petit peu de Jean Castex ensuite.
03:19Ensuite, on a Michel Barnier et François Bayrou.
03:21Vous faites des tableaux tout à fait précis et délicieux et savoureux
03:25de ce qui se passe en France aujourd'hui.
03:27Pour autant, quel manque de courage de ces responsables de ne pas s'assumer ?
03:30On a câble le président de la République, mais on n'assume pas sa part.
03:33Alors, tout cela dont vous parlez, pour invoquer que cet article 20
03:37n'a pas toujours été tout à fait respecté à la lettre par le président de la République lui-même
03:40qui s'est expliqué parfois de gouverner.
03:43Oui, mais c'est compliqué quand on a un président au-dessus.
03:45Chacun fait son interprétation de la Constitution.
03:47D'ailleurs, Édouard Philippe en tire comme conclusion de tout ça
03:51qu'il faut revoir le fonctionnement et que lui, président,
03:53laissera vraiment cet article 20 s'exprimer complètement.
03:58C'est-à-dire qu'il laissera les coups des franchises à son Premier ministre.
04:01Donc voilà, c'est ce que chacun finit par tirer comme conclusion.
04:05François Hollande, Nicolas Sarkozy, eux, en tirent comme conclusion
04:07qu'il faut supprimer le Premier ministre complètement,
04:10ce qui n'est pas encore tout à fait dans les tuyaux, me semble-t-il.
04:14Après, concernant ses successeurs, Attal, Philippe et les autres,
04:21ils assument que moyennement cet héritage parce qu'ils s'aperçoivent
04:25que le président est devenu un peu radioactif.
04:27Sa popularité est en berne et surtout l'héritage qu'il s'était bâti
04:32au moins durant le premier quinquennat a fini par s'effilocher,
04:35se détricoter au fur et à mesure du second,
04:38à tel point qu'il ne reste plus grand-chose non plus à revendiquer,
04:41tout du moins dans les grands marqueurs de la campagne de 2017.
04:44Vous démontrez bien en même temps que c'est lui qui s'est coupé de ses réseaux
04:46parce qu'ensuite il y a une arrière-garde, il y a des réseaux,
04:49il y a les anciens, il y a les copains,
04:50il y a les premiers conseillers du premier cycle,
04:53ensuite il y a une nouvelle génération qui arrive autour de lui,
04:56tous ces gens-là intriguent pour savoir est-ce qu'ils seront, eux,
04:59s'il y a un retour, ou s'il y a un nouvel épisode,
05:01ou s'il y a un sursaut, est-ce qu'ils seront du bout-compte et du manche.
05:03Là, pour l'instant, on a Edouard Philippe qui est en pôle position,
05:06on va dire, Gabriel Attal attend en embuscade,
05:09vous titrez la période où Gabriel Attal est premier ministre d'Emmanuel Macron,
05:14vous titrez la guerre des boutons.
05:16On est bien d'accord, ce sont des gamins dans une cour de récréation.
05:19Exactement, c'est ça la politique.
05:20Des fois, ça ne va pas beaucoup plus loin qu'une pièce de théâtre un peu amusante,
05:25ça peut être inquiétant, ça peut être divertissant aussi,
05:27c'est ce qu'on a chroniqué.
05:29Entre Attal et Emmanuel Macron, ça a dû tenir peut-être deux ou trois semaines à Matignon,
05:34et puis après, c'est parti directement à volo.
05:36Il y a ce qu'on raconte dans le livre, à savoir cette visite par Gabriel Attal du Salon de
05:40l'Agriculture,
05:41qui suivait de quelques jours celle faite par Emmanuel Macron.
05:45Où ça s'était mal passé.
05:46Très très mal passé.
05:47Avec Attal, ça se passe bien.
05:49Et puis Attal s'empresse de le souligner.
05:51Il s'est y faire.
05:52Il dit désolé de causer du dérangement,
05:55pour mieux souligner que le dérangement causé par le Président de la République,
05:58lui, avait été bien plus important.
06:00Il faut se rappeler de ce qu'avait été la visite d'Emmanuel Macron,
06:03la pire de ces dix années au Salon de l'Agriculture.
06:06Ça avait complètement dégénéré.
06:07En tout cas, la succession est ouverte.
06:10Elle est ouverte dans tous les scénarios possibles,
06:12y compris dans le camp de la Macronie, mais aussi dans le camp annexe.
06:15Et puis, on ne sait pas ce qui va se passer exactement,
06:17parce que, j'allais dire, la vie politique française s'est explosée.
06:21Cette dissolution a créé un désordre infini,
06:23où on n'arrive pas à remplir les cases.
06:25Et dans le camp même du camp présidentiel,
06:27il y a les ensembles et sous-ensembles, les rivaux, les concurrents.
06:30On entend ce que le général de Gaulle, c'était en mai 1962,
06:34moi j'avais trois ans, vous alliez naître,
06:36il vous restait 21 ans, je crois, pour naître quelque chose comme ça.
06:38Même un peu plus.
06:39Un peu plus, voilà.
06:40On entend ce que disait le général de Gaulle avec beaucoup d'humour à l'époque.
06:42Mesdames, Messieurs, il me reste à vous remercier de votre attention.
06:46Cependant, je veux répondre à M. Altshuler,
06:47qui m'a demandé si je voulais mettre à l'ordre du jour
06:50l'élection du Président de la République au suffrage universel.
06:55Ah, eh bien, j'en ai parlé, j'en ai dit un mot l'année dernière.
07:00Je vous réponds que ce n'est pas pour le moment.
07:03Je dirai à ce sujet, puisque j'ai le plaisir de vous voir et de vous parler,
07:09en pensant à ce qui est une idée assez répandue,
07:13c'est-à-dire à ce qui arrivera quand de Gaulle aura disparu,
07:16je vous dis ceci.
07:18Peut-être que ça vous expliquera dans quelle direction nous allons marcher à cet égard.
07:22Ce qui est à redouter, à mon sens,
07:26après l'événement dont je parle,
07:29ce n'est pas le vide politique, c'est plutôt le trop-plein.
07:34Mesdames, Messieurs, je vous remercie de votre aimable attention.
07:38Jérémy Marot, on est un peu dans cette même configuration.
07:41On est en 1962, le général de Gaulle.
07:42Bon, on se doute que, comme il avait dit lui-même quelques moments avant,
07:46comme tout un chacun, je ne manquerais pas de mourir.
07:48Et effectivement, ce qui l'inquiète, ce n'est pas le vide politique,
07:51c'est le trop-plein.
07:53Là, on est dans un trop-plein absolument phénoménal.
07:55Le président de la République est encore en poste jusqu'au mois de mai 2027.
07:59Et là, ça tire absolument dans tous les sens.
08:01Ça tire dans tous les sens.
08:02Et puis, ça raconte beaucoup de choses de ce qu'a été la période.
08:04C'est-à-dire, d'une part, un affaissement qui précédait Emmanuel Macron
08:08de la classe politique, un éclatement des partis.
08:11On pourra toujours débattre à l'infini si Emmanuel Macron a été un symptôme
08:14ou un détonateur, ou la cause de tout ça.
08:17Et puis, ce que ça raconte aussi, c'est ce rétrécissement des partis.
08:23À tel point que, finalement, plus les partis sont petits,
08:25et à ce titre-là, LR est peut-être l'un des exemples les plus flagrants,
08:29plus les partis sont petits, plus il y a moins de chefs,
08:32et plus il y a d'ambitions qui sont complètement dévergondées.
08:36C'est vrai pour l'EPS, c'est vrai qu'on concentre tous ces partis
08:38qui sont amenuisés.
08:40Il y a quand même une redistribution, et votre livre en témoigne,
08:43co-écrit avec Pauline Théveniot,
08:47votre livre témoigne d'une recomposition totale,
08:50pour ne pas dire d'une décomposition de la vie politique française,
08:54un affaissement du niveau culturel, ça c'est clair,
08:57vous ne le dites pas, mais on le sent bien à travers les témoignages que vous avez.
09:01Finalement, on a la classe politique qu'on mérite,
09:03ce pays a des faiblesses au niveau de l'éducation nationale,
09:06et on retrouve dans cette vie politique des lacunes
09:09par rapport à ce qu'on a pu connaître de certains ténors,
09:11de certains niveaux intellectuels, de certaines connaissances culturelles.
09:14Ils sont un petit peu ignares, ils lisent pas beaucoup,
09:16pas tous, bien sûr, mais quelle pauvreté politique par rapport...
09:19Je vous dis ça parce que, à un moment, on a...
09:22J'ai lu vraiment le bouquin en entier,
09:24c'est peut-être...
09:25Pas un moment, dans leur bouche, on entend le mot
09:28France, République, Avenir.
09:29Ils parlent du concret, ils parlent de leur façon de gouverner,
09:32ils parlent de leur équipe, ils parlent de leur bilan,
09:34ça manque de vision, on en convient que ça manque de vision.
09:37Vous l'avez dit, on a les politiques qu'on mérite,
09:40et on a aussi le modèle démocratique qu'on se choisit.
09:43On peut s'interroger,
09:44c'est une question que je pose sur la table,
09:46j'ai pas la réponse,
09:47c'est pas mon rôle d'ailleurs de l'apporter,
09:50mais est-ce que notre système démocratique
09:52est fait de telle sorte qu'on peut y attirer les meilleurs ?
09:56Quand on voit le niveau de rémunération
09:57d'un président de la République,
09:59c'est beaucoup,
10:01un président touche beaucoup,
10:03tout simplement,
10:04et on peut aussi s'interroger par rapport à un grand patron,
10:07un grand dirigeant d'entreprise,
10:09sa rémunération est ridicule.
10:10Est-ce qu'on est dans un système...
10:11Celle du président de la République.
10:12Celle du président de la République.
10:14Est-ce qu'on est dans un système
10:15qui nous permet d'attirer les meilleurs
10:17à nos postes de dirigeants politiques ?
10:19Je ne suis pas sûr.
10:20Vous pensez que si c'était mieux payé,
10:22il y aurait peut-être...
10:22Et c'est vrai aussi pour les parlementaires.
10:25Les gens qui sont au SMIC vous disent,
10:26ils sont déjà trop payés
10:27pour le merdier dans lequel ils nous ont mis.
10:29Ça c'est une lecture politique.
10:31Mais effectivement,
10:32et dans d'autres pays,
10:32je crois qu'ils ne sont pas toujours aussi bien payés,
10:35le président de la République,
10:35on le rappelle juste,
10:36il a...
10:37Ce n'est pas une liste civile comme les monarchies,
10:39il a un budget pour l'Elysée
10:40qui est gigantesque,
10:41voté par le Parlement,
10:42dont il dispose comme il veut.
10:44Et effectivement,
10:45ce n'est pas...
10:46Pour son salaire personnel,
10:47ce n'est pas mirobolant.
10:48Voilà.
10:48Ce n'est pas 40 000 ou 50 000
10:50ou 60 000 euros.
10:51Non, c'est bien moins de 20 000 euros.
10:52C'est moins.
10:52C'est 14...
10:53Très précisément,
10:54je pense qu'on est entre 14 et 17,
10:55selon le calcul.
10:56Voilà, ça doit être 20 000 euros brut,
10:58et un peu moins.
10:59En net.
11:00C'est beaucoup, hein.
11:01Voilà.
11:01Mais la question mérite de se poser.
11:03Voilà.
11:04Est-ce que tout n'est que question de rémunération ?
11:06Pas certainement,
11:07mais tout du moins,
11:08ça en fait partie.
11:09À ce niveau-là,
11:10on a quand même des à-côtés
11:10quand on occupe cette fonction.
11:12Il y a les commodités, bien évidemment.
11:13Voilà.
11:13On est quand même comme un prince.
11:14C'est une présidence de la République régalienne,
11:17monarchique,
11:18sur le fonctionnement,
11:19pas sur le plan politique.
11:20Bien sûr, on est quand même...
11:21La preuve,
11:21et vous le dites,
11:22on y reviendra,
11:22on a du mal à partir
11:24et quand on s'en va contre son gré,
11:26on n'a qu'une envie,
11:27c'est d'y revenir.
11:29Mais rappelez-vous,
11:29il y a beaucoup de macronistes
11:30qui en arrivent en 2017
11:31disaient,
11:31je gagnais beaucoup plus dans le privé
11:32et je viens,
11:33je fais des sacrifices
11:34pour venir dans...
11:36Voilà.
11:37Pour l'intérêt général.
11:38Tout à fait, Jérémy.
11:39On connaît beaucoup
11:40d'engagement politique
11:41où les gens disent,
11:42je suis sénateur ou député,
11:43je gagnais beaucoup plus
11:43quand j'éteins le privé.
11:44Vous restez avec nous
11:45sur ce de radio.
11:46Je reçois Jérémy Marot
11:48qui a co-écrit
11:48avec Pauline Théveniot
11:50Le Crépuscule des Princes
11:51et Dauphins Veulent le Trône
11:52mais pas son héritage
11:54aux éditions du Rocher.
11:56Et je peux vous dire
11:57que le contenu de ce livre
11:58il est détonnant,
11:59il est percutant,
12:00il est pertinent.
12:00On se régale, Anissa.
12:02Où est-ce qu'il faut nous appeler pour...
12:03Au 0826 300 300,
12:06si vous souhaitez réagir,
12:07si vous pensez
12:08que le président de la République
12:09vit ses derniers jours
12:11en tant que maestro politique,
12:15vit-il la fin de son règne
12:17ou alors au contraire,
12:18pensez-vous qu'il est prêt
12:19à rester encore longtemps
12:20dans le paysage politique ?
12:22Dites-nous ce que vous en pensez
12:23au 0826 300 300.
12:26Sud Radio.
12:28Parlons vrai.
12:30Midi 14h.
12:31Sud Radio.
12:32La France dans tous ses états.
12:34Péricault-Légas.
12:35Vous êtes bien sûr Sud Radio,
12:37il est 13h19
12:38et je reçois Jérémy Marot,
12:40co-auteur avec Pauline Théveniot.
12:42Jérémy est en studio.
12:43Le Crépuscule des Princes,
12:44ses dauphins veulent le trône
12:45mais pas son héritage.
12:47C'est un tableau,
12:48je ne vais pas dire apocalyptique,
12:49mais en tout cas,
12:50très très très très saisissant
12:51de la situation politique du pays.
12:53Les coulisses du pouvoir,
12:55ses anciens premiers ministres
12:56et les autres candidats
12:58à la candidature
12:58qui sont en train d'essayer
13:00de se répartir les tâches
13:01et savoir en fonction des sondages
13:02qui sera l'élu
13:03qui devra s'opposer
13:05en partie à Marine Le Pen,
13:06en partie à Jean-Luc Mélenchon.
13:07Et surtout,
13:08cette fin de règne
13:09dans les couloirs de l'Elysée,
13:11les intrigues,
13:12les complots,
13:13les coups bas,
13:13les règlements de comptes,
13:15les jetés,
13:15moi non plus,
13:16les retrouvailles.
13:16Enfin voilà,
13:17tout est décrit
13:17avec une prose
13:19et une fraîcheur
13:20absolument,
13:21j'allais dire,
13:22délicieuse.
13:23C'est un ouvrage
13:24qui vous captive.
13:25Jérémy Marot,
13:27vous en avez rencontré,
13:28vous disiez 160 personnes.
13:31Les macroniens parlaient de,
13:32il y en a qui sont
13:33un petit peu durs,
13:34ils parlaient le cœur libre,
13:35le cœur ouvert ou non ?
13:36Oui,
13:37plus tôt,
13:37certains sont désabusés
13:39de la tournure prise
13:40à l'issue du deuxième quinquennat
13:42et surtout,
13:44les conditions de la réélection
13:45en 2022,
13:48la façon dont le président
13:49n'a pas fait vraiment
13:50campagne pour les législatives
13:52en 2022,
13:53les députés,
13:54pour certains,
13:54sont sentis abandonnés.
13:56Frustrés,
13:57très frustrés,
13:57bien sûr.
13:58Et puis,
13:59bien sûr,
13:59la dissolution
14:00qui a créé énormément
14:01de ressentiments
14:01dans le camp présidentiel
14:03et qui amènent certains
14:04à avoir la dent dure.
14:06Alors,
14:07je voudrais avoir l'avis
14:08d'Arnaud Benedetti
14:09qui est le politologue
14:10que nous consultons
14:11plus que souvent
14:13sur Sud Radio
14:14parce que son expérience
14:15et sa connaissance
14:15est totale.
14:16Je ne sais pas
14:17si Arnaud Benedetti
14:18a lu le livre,
14:18je pense qu'il le lira,
14:19mais j'ai besoin de son avis
14:21sur cette fin de règne.
14:22Bonjour Arnaud Benedetti,
14:23vous nous recevez ?
14:25Je vous reçois parfaitement.
14:27Voilà,
14:28donc le titre s'appelle
14:30du livre
14:30Le crépuscule des princes,
14:32ces dauphins veulent le trône
14:33mais pas son héritage.
14:34Est-ce que déjà pour vous
14:35le titre signale
14:37et décrit quelque chose
14:38de réel ?
14:40Oui,
14:40parce que nous assistons
14:41à ce qu'on appelle
14:42communément
14:43une fin de règne
14:44après dix années
14:46de mandat.
14:47C'est long,
14:47dix années de mandat.
14:48C'est Jacques Chirac
14:50qui avait fait,
14:51lui aussi,
14:52dix années de mandat.
14:53La vérité,
14:54c'est qu'avec...
14:54Douze pour être précis,
14:56c'était cinq,
14:56c'était cinq,
14:57mais avec de la cohabitation.
14:59Il y avait le septennat,
15:00septennat plus quinquennat.
15:02Mais la réalité,
15:04c'est que si vous voulez,
15:05à la différence de Jacques Chirac
15:07et à la différence
15:07de nombre de ses prédécesseurs,
15:10Emmanuel Macron
15:11a été élu très jeune.
15:12Il va sortir de l'Elysée,
15:14il aura 49 ans.
15:1549 ans,
15:15c'est quasiment l'âge
15:16qu'avait Valéry Ducard d'Estaing
15:17qui avait été élu.
15:18Il avait 48 ans absolument.
15:2148 ans,
15:22mais bon,
15:23c'était une cinquantaine.
15:25Il a un avenir politique,
15:29enfin en tout cas,
15:29un avenir qui se présente à lui.
15:32Après,
15:32si vous voulez,
15:33le problème d'Emmanuel Macron,
15:35c'est que c'est quelqu'un
15:36qui,
15:37in fine,
15:38sous une apparence de nouveauté,
15:41le fameux nouveau monde,
15:42a réuni,
15:43in fine,
15:44en 2017,
15:46des forces politiques,
15:48qui étaient des forces de gouvernement,
15:50qui étaient des forces politiques
15:51très essoufflées déjà.
15:52sa grande habileté,
15:54c'est d'avoir essayé
15:55d'espacer les clivages
15:57en prenant globalement
15:58le centre-gauche
15:59et le centre-droit
16:00et en permettant,
16:04finalement,
16:04à coup de marketing,
16:06de faire une promesse
16:07de renouvellement
16:09qui,
16:09de fait,
16:10renouvelait,
16:11qui ne renouvelait pas grand-chose,
16:13mais qui perpétuait
16:13des forces de gouvernement
16:15qui déjà étaient en difficulté.
16:17Il a débauché,
16:18oui,
16:19Arnaud Médédic,
16:20il a débauché quand même
16:21dans les grands partis
16:21aux Républicains
16:22et chez les socialistes
16:23quelques personnalités
16:25qui se sont,
16:26je l'ai dit,
16:26recomposées autour de lui
16:27pour un résultat,
16:28finalement,
16:29qui est loin des espoirs
16:30énoncés au départ.
16:32Oui,
16:33clairement,
16:33mais si vous voulez,
16:34Emmanuel Macron,
16:36sous une esquisse
16:38de rénovation,
16:41de faire de la politique
16:42autrement,
16:44n'a finalement
16:45pas mis en question
16:47le logiciel politique
16:49qui a amené déjà
16:51à une situation
16:52de très grande défiance
16:54en 2017.
16:55Il a fait perdurer
16:57quelque part
16:58de vieilles forces
16:59de gouvernement
17:00qui se sont retrouvées
17:02à travers une marque
17:03qui était plutôt habile
17:05sur le plan,
17:06encore une fois,
17:06de la communication politique,
17:08mais qui ne changeait pas
17:09fondamentalement
17:11finalement ce que nous avions connu.
17:12donc il n'est pas
17:15tellement surprenant
17:15qu'il se retrouve aujourd'hui
17:16dans une situation
17:17où il est particulièrement
17:18essoufflé
17:18et où, par ailleurs,
17:20il faut quand même le dire,
17:21sa pratique du pouvoir
17:22qui est une pratique
17:23qui, pour certains,
17:25est apparue comme
17:26parfois très arrogante,
17:28a vraisemblablement
17:30quelque part
17:31encore plus approfondi
17:32la défiance,
17:34le fossé de défiance
17:35qui existe entre
17:35une grande partie
17:37de nos concitoyens
17:37et leur classe dirigeante.
17:39Jérémy Marot,
17:40est-ce que justement
17:40le fait
17:41de ne pas avoir
17:42vraiment remplacé
17:43l'ancien monde
17:44par un nouveau monde
17:45parce que l'espoir
17:46était là en 2017,
17:47notamment avec cette promesse,
17:49je détruirai les causes
17:51qui font que les Français,
17:52des Français votent
17:53pour le Rassemblement National.
17:54Non seulement ce n'est pas le cas,
17:56mais il est presque,
17:56ils sont aux portes du pouvoir
17:57et comme dit Arnaud Benedetti,
17:59l'ancien monde finalement
18:00peut-être remaquillé
18:02ou redessiné,
18:03il ne s'est jamais
18:03aussi bien porté.
18:04Est-ce que c'est ça
18:05qui est à l'origine
18:05du fiasco de ce monde ?
18:07Oui, alors,
18:08regardez qui est candidat
18:09à la présidentielle
18:10ou quasi-candidat,
18:11à Ségolène Royal,
18:12Dominique de Villepin,
18:13François Hollande,
18:13quelqu'un qui aurait été
18:14dans le coma
18:15ces dernières années
18:16et se réveillerait là maintenant,
18:17il dirait,
18:17mais il n'y a rien
18:18qui a changé.
18:18Il n'y a rien qui a changé,
18:19je suis mort en entier.
18:20Ce qui est sûr,
18:21c'est qu'Emmanuel Macron,
18:21il ne s'est jamais vraiment
18:22soucié de son parti politique,
18:24par exemple.
18:24Il a créé un parti,
18:25il l'a même créé
18:27avec le nom
18:27ses initiales,
18:28En Marche.
18:29Tout à fait, En Marche.
18:29Et puis après,
18:30une fois la conquête
18:31du pouvoir terminée,
18:32il ne s'est jamais dit,
18:33je vais créer
18:41Elisabeth Borne,
18:42vous l'expliquez dans le livre
18:43très très bien,
18:43elle essaie de l'en empêcher
18:44et elle jette l'éponge.
18:45Donc, Gabriel Attal
18:46prend la présidence du groupe,
18:48il prend la présidence du parti,
18:49en fait, c'est lui qui tient...
18:50Il pique la caisse, en fait.
18:51Il pique la caisse.
18:51En plus, c'est les moyens financiers.
18:52C'est surtout ça.
18:53C'est lui qui tient l'appareil
18:54de la Macronie.
18:55Il y a 25 millions d'euros
18:55dans la caisse de Renaissance.
18:56C'est extraordinaire.
18:57C'est de quoi payer
18:58une campagne présidentielle
19:00et même avoir un petit peu
19:01de rabat à la fin.
19:02Alors, cet argent vient du fait
19:03qu'il y a beaucoup de parlementaires
19:04et quand on a des voix
19:05du système électoral français
19:06que lorsque vous avez des voix,
19:07même si vous n'avez pas d'élus,
19:09vous touchez un peu d'argent.
19:10Donc, appuie forte raison
19:11si vous avez des élus.
19:12Je voulais faire une petite parenthèse
19:14et je demanderai son avis
19:15à Arnaud Bénéditier également.
19:16Je vois que,
19:17que ce soit Emmanuel Macron
19:19quand il était ministre de l'économie,
19:22il fait un certain nombre
19:23de dîners à Bercy
19:25qui sont des dîners de préparation
19:26ou des récoltes de fonds
19:27pour sa campagne présidentielle.
19:29On ne le saura qu'après.
19:30On voit Gabriel Attal
19:31qui fait aussi,
19:32qui prépare sa campagne.
19:33Avec les fonds du parti,
19:35il y a ce fameux lancement de campagne
19:37à Mur-en-Barrez
19:38avec le maire Pierre Ignace
19:39qui est exactement,
19:41il reconstitue ce que Chirac
19:42avait fait à Avignon
19:43avec Madame Rouag.
19:44Donc, il lance
19:45sa candidature présidentielle
19:46et ensuite,
19:46il y a un banquet
19:46avec de la Ligos aussi,
19:48ça m'a beaucoup interpellé.
19:49Tout ça est payé par le parti
19:50donc au frais des contribuables
19:52quelque part directement.
19:53Oui, mais ça,
19:54c'est le jeu de la vie politique.
19:56Ah oui, mais au niveau moral.
19:57C'est le cas de tous les événements.
19:58C'est pas illégal.
19:59C'est pas illégal.
19:59C'est le cas de tous les événements
20:00Ça choque les gens.
20:01On pourrait le dire
20:02pour n'importe quel parti.
20:03Mais tout à fait,
20:04il n'y a pas que.
20:04Mais voilà.
20:06Après, est-ce qu'on préfère
20:07des financements privés
20:08par exemple des partis ?
20:09Comme aux Etats-Unis ?
20:10Voilà.
20:11Sans plafond, etc.
20:12Donc, c'est aussi
20:13une façon de réguler l'argent
20:14qui rentre dans le système politique
20:17avec les possibilités
20:18de corruption derrière.
20:19Donc, très honnêtement,
20:20tous les partis le font
20:21et c'est peut-être
20:22pas le meilleur système
20:23mais le moins pire de tous aussi.
20:25Arnaud Benedetti,
20:26est-ce qu'il y a une...
20:28On avait depuis
20:29une vingtaine d'années
20:30après les lois Rocard
20:31voulu moraliser
20:33le fonctionnement
20:33de nos partis politiques
20:34et des campagnes électorales.
20:36Il y a une moralité
20:37qui s'est installée,
20:38c'est mieux tenu qu'autrefois
20:40ou il y a encore,
20:41à votre avis,
20:41des dérives
20:41qui mériteraient
20:42d'être rectifiées ?
20:45En tout cas,
20:46il y a eu un encadrement.
20:47Les lois
20:48qui ont été votées
20:49entre 89,
20:5090,
20:5191 par les gouvernements
20:53de Michel Rocard
20:55ont installé
20:56une régulation,
20:57j'allais dire,
20:58du financement
20:58de la vie politique
21:00qui était quand même
21:01pour le moins
21:03quasi inexistante
21:04ou en tout cas
21:04avec beaucoup de trous
21:06dans la raquette auparavant.
21:07Donc,
21:08il y a eu un progrès
21:09de ce point de vue-là.
21:10Après,
21:11on est évidemment
21:12comme dans tout système
21:14nullement à l'abri
21:15d'un certain nombre
21:16de dérives
21:16mais je rejoins
21:17ce qui a été dit.
21:18C'est-à-dire que là,
21:19ce qui se passe
21:19en l'occurrence,
21:21le financement
21:22de la vie politique,
21:24il passe entre autres
21:25par les partis politiques,
21:26par les partis politiques
21:27qui ont des élus.
21:29Donc,
21:29il n'est pas choquant
21:30en effet
21:30que des candidats
21:32à l'élection présidentielle,
21:34lorsqu'ils sont dépendants
21:35de ce parti,
21:36dans ce qui représente
21:37ce parti,
21:38évidemment,
21:39utilisent les fonds
21:40de ce parti
21:40pour faire compagne.
21:43J'allais dire
21:43que rien de véritablement
21:45anormal
21:46dans ce système-là.
21:48La démocratie
21:48a un coût,
21:49de toute façon,
21:49elle a un prix,
21:50on le sait
21:51et donc,
21:52il faut aussi
21:53en accepter le principe.
21:55Merci Arnaud Benetti
21:56pour votre témoignage.
21:57Je suis avec Jérémy Marot.
21:59Vous restez avec nous,
22:00vous êtes sur Sud Radio.
22:02Nous allons savoir
22:03comment se passe
22:05cette fin de règne.
22:06J'allais dire,
22:08de quel signe politique
22:08a-t-elle le nom
22:09et qui peut succéder,
22:11qui veut succéder
22:12à Emmanuel Macron
22:13et qu'il reste quelques mois,
22:15mais quel peut-être
22:16le scénario
22:17qui se présente devant nous
22:18pour savoir
22:19qui succédera
22:20au président de la République
22:21en mai 2027.
22:21Les jeux sont ouverts
22:22et je peux vous dire
22:23que le panel est large.
22:24Vous restez sur Sud Radio
22:25et à Nyssa,
22:26bien sûr,
22:26on nous appelle au...
22:27Au 0826 300 300
22:29et répondez à la question
22:31si vous vous la posez,
22:32est-ce qu'Emmanuel Macron
22:33peut encore peser
22:34sur sa succession ?
22:34Dans tous ses états,
22:36Péricault et Gass.
22:37Vous êtes bien sur Sud Radio,
22:39il est 13h32.
22:40Je reçois Jérémy Marot
22:41qui est en studio
22:42avec nous en direct,
22:44co-auteur avec Pauline Théveniot.
22:45Le crépuscule des princes,
22:47ces dauphins veulent le trône
22:48mais pas son héritage
22:49aux éditions du Rocher.
22:51Un document politique passionnant,
22:52un feuilleton
22:53et surtout pour nous
22:54qui suivons ça
22:55derrière les médias
22:56et le peu que nous avons.
22:58Là, les deux auteurs
22:59sont rentrés dans les coulisses,
23:00ils sont entrés là
23:01dans le secret de l'État,
23:02ils ont confessé
23:03un certain nombre
23:03de personnalités
23:04qui leur ont parlé
23:05très librement
23:05et on apprend exactement
23:06ce qui se passe
23:07et ce qui s'est passé
23:08dans les instants de crise
23:09et les instants de tension
23:10que peut avoir
23:11cette élite
23:12et cet exécutif.
23:14Jérémy Marot,
23:15comment se passe là
23:16aujourd'hui
23:16la fin de règne
23:18à l'Élysée ?
23:19Le président en train de savoir
23:20qui va lui succéder.
23:21Est-ce qu'il doit soutenir
23:22quelqu'un
23:23de son camp
23:24dans cette campagne ?
23:25Et puis ensuite,
23:26vous en parlez,
23:26on en reparlera un petit peu.
23:28Quel est son avenir ?
23:29Est-ce que c'est un adieu définitif
23:30comme il l'a laissé dire ?
23:31Et puis il y a d'autres fois
23:32où il a laissé entendre
23:33que pas du tout.
23:34C'était un départ
23:35mais qu'il était jeune
23:36et qu'il pouvait revenir
23:36un peu comme l'a sous-entendu
23:37Ardo Benedetti.
23:38Pour l'heure,
23:39il fait bien attention
23:40de ne pas se mêler
23:40officiellement de la campagne
23:41qui est à venir.
23:42De plus loin,
23:43c'est ce qu'on raconte aussi,
23:44il s'en inquiète quand même.
23:45C'est-à-dire qu'il voit bien
23:46qu'il y a un problème
23:47dans le bloc central
23:48et dans son espace politique
23:49et que les différents candidats
23:51vont droit dans le mur
23:52et il dit
23:52qu'il va bien falloir
23:54qu'il se parle à un moment.
23:55C'est qu'il le constate.
23:57Après,
23:57il n'a pas de capacité,
23:58il n'a pas la crédit politique
23:59pour soutenir un candidat.
24:02Est-ce qu'il voudrait être soutenu
24:04d'ailleurs les candidats ?
24:05Est-ce que ça ne serait pas
24:05la pire de l'ours ?
24:06C'est la bonne question.
24:07Alors,
24:07Emmanuel Macron,
24:08il garde quand même un socle
24:10qui finalement,
24:11au regard des sondages
24:12pour Edouard Philippe
24:13qui est entre 15 et 20%
24:15grand maximum
24:16ou Gabriel Attal
24:17qui est entre 10 et 15
24:18voire moins,
24:19le socle macroniste
24:20en entier reconstitué
24:22il est assez élevé.
24:22Il reste autour de 20%.
24:2420-24.
24:25Je pense que s'il était candidat,
24:26il ferait de meilleurs scores
24:27dans les sondages
24:28que Gabriel Attal
24:29ou Edouard Philippe.
24:29Probablement,
24:30avec la force de l'expérience
24:31en plus.
24:31Bien entendu.
24:33Pour le coup,
24:34il garde un socle
24:35mais néanmoins,
24:35il n'y a personne
24:35qui se précipite
24:36pour avoir son soutien
24:37et ce serait probablement
24:38contre-productif.
24:39C'est paradoxe.
24:40C'est pour ça,
24:40mais je pense que lui
24:41en est tout à fait conscients.
24:42Ce n'était pas avec Sarkozy,
24:43vous vous souvenez ?
24:44On effaçait le nom de Sarkozy
24:45des affiches
24:45parce que c'était pour de malheur.
24:47Exactement.
24:48Et Hollande aussi.
24:49Du coup,
24:49il ne s'est pas représenté.
24:50Et quand Chirac soutient Sarkozy,
24:51c'est du bout des lèvres,
24:52ça dure une minute trente
24:53et personne n'a cherché
24:54vraiment le soutien
24:56de Jacques Chirac.
24:57Oui, jusqu'au moment
24:59où il appelle
25:00à voter François Hollande
25:01et qu'on essaie de corriger
25:02en disant
25:02mais non,
25:03il a eu un petit moment
25:03de diversion.
25:05Nous avons Nicolas
25:07qui nous appelle
25:08de Bois-la-Pierre.
25:10Bonjour Nicolas.
25:12Bonjour Périco.
25:13Bonjour Jérémy.
25:13Est-ce que cette fin de règne
25:15de Macron,
25:16elle vous interpelle,
25:18elle vous déçoit ?
25:18Au contraire,
25:19vous trouvez que c'est normal
25:20que ce quinquennat
25:21finisse comme ça
25:22un petit peu piteusement ?
25:24Non.
25:25Il est anormal
25:26qu'un quinquennat
25:27se termine de la sorte
25:28en eau de boudin
25:29avec une impopularité telle.
25:32Après,
25:32je vous dirais bien
25:33que la France
25:34est un pays régicide.
25:35Oui, c'est vrai.
25:37Le président en cours
25:38est toujours mal aimé.
25:40Là, on a des sommets
25:41avec un type
25:43dont j'ai été partisan,
25:45dont je suis
25:45d'une certaine manière
25:47encore partisan,
25:48qui a quand même
25:51fait quelque chose
25:52qui est très...
25:54qui a sollicité
25:56l'impopularité,
25:56c'est la fin
25:58de la bipolarité.
25:59Oui, c'est vrai.
26:00Qui l'a du coup
26:03augmenté.
26:03Parce qu'autrefois
26:04on parlait de l'UMPS,
26:05bon,
26:06il y avait la bipolarité,
26:07tantôt l'un,
26:08tantôt l'autre,
26:08il les a tués
26:11en les embrassant
26:12l'un et l'autre
26:14et on se retrouve
26:15à ce jour
26:15avec d'un côté
26:17LFI
26:18qui pour moi
26:18n'est pas une gauche
26:19de gouvernement
26:20et l'ERN
26:22pas plus.
26:23Vous voulez dire,
26:23il a cassé
26:24le clivage gauche-droite,
26:26c'était son objectif,
26:28c'était justement
26:29et on attendait ça
26:29de casser
26:30ce magma politique
26:31pour recréer finalement
26:33les deux extrêmes
26:34et au milieu
26:35un vaste marée.
26:36Je ne sais pas si c'était
26:36pour les recréer
26:37mais en tout cas
26:38ça a eu cet effet-là
26:39et je pense que
26:40ça a donné lieu
26:41à l'impopularité
26:42la pire qu'il soit
26:43parce que quand
26:44vous n'étiez pas content
26:46de l'UMP
26:46vous votiez pour le PS
26:47ou inversement.
26:49Vous voyez ?
26:49Et là,
26:50on est face à des extrêmes
26:51et face à des gens
26:52qui disent
26:52mais quel marasme ?
26:54Bon, après,
26:54il faut dire
26:55qu'il n'y a pas eu
26:56beaucoup de bol,
26:57il y a eu quand même
26:58beaucoup de choses
26:59qu'il a affrontées.
27:00Il y a aussi eu le fait
27:01que moi personnellement
27:03même en étant partisan
27:04il y a des trucs
27:04que je n'ai jamais compris
27:05de sa part à lui
27:07ou à son gouvernement.
27:07Évidemment,
27:08la dissolution
27:09en tout premier lieu
27:09mais d'autres choses
27:10que j'ai trouvées
27:11tout à fait incongrues.
27:13La reconnaissance
27:14de la Palestine
27:15dans les circonstances
27:16à lesquelles il l'a fait.
27:18La reconnaissance de l'État
27:19très bien,
27:19dans les circonstances
27:20non.
27:21La réforme du baccalauréat
27:22qui a été une énorme
27:23usine à gaz
27:24qui a donné des résultats
27:25contre-productifs.
27:27Aujourd'hui,
27:27je crois que bon,
27:28Macron est devenu impopulaire
27:30mais le macronisme
27:31il a des beaux jours
27:34devant lui
27:34d'une part
27:35et que d'autre part
27:36il y a autre chose
27:37c'est qu'on juge
27:38toujours
27:39toujours
27:40de la qualité
27:41ou des défauts
27:42d'un président
27:44à terme,
27:45à distance.
27:46Alors Nicolas,
27:47justement,
27:48je comprends bien
27:49la façon dont vous dessinez,
27:51vous campez bien
27:51la situation.
27:52Jérémy Marot,
27:53est-ce que justement
27:54d'avoir voulu
27:56casser ce clivage
27:58gauche-droite-PS
27:59en l'UMP
28:00est-ce qu'il n'a pas
28:01reconstitué
28:02avec En Marche,
28:03Renaissance et Lui
28:04en même temps
28:04l'UMP-S ?
28:05C'est-à-dire cette fusion
28:06de cette droite
28:07qui n'en est plus
28:08tout à fait une,
28:09de cette gauche
28:09qui n'en est plus
28:10non plus tout à fait une,
28:11une espèce de grand centre.
28:12Finalement,
28:12les Français ont été
28:13désabusés.
28:14Ça va vers les extrêmes
28:15puisque le mécontentement
28:16de la population est total
28:17et on a un parti présidentiel
28:20centre-gauche,
28:21centre-droite
28:22qui reprend tout
28:22qui finalement
28:23laisse un bilan
28:24où il n'y a aucune visibilité,
28:25où il n'y a aucune construction.
28:27En fait,
28:28il ne reste plus grand-chose
28:29du parti macroniste
28:30et même si Gabriel Attal
28:32est amené à se retirer
28:33à un moment ou à un autre
28:34d'un conseil présidentiel,
28:35il n'y a aucune idée
28:36et plutôt des doutes d'ailleurs
28:38sur la façon
28:39dont ce parti
28:40va pouvoir survivre
28:41à 2021.
28:41Qui s'appelle Renaissance
28:42aujourd'hui.
28:43Qui s'appelle Renaissance
28:44aujourd'hui.
28:45Renaissance et Moribond.
28:46Exactement.
28:47Donc j'ai l'impression
28:48qu'il n'y a rien de durable
28:49et peut-être que ce sera
28:50démenti par les faits
28:52qui sera laissé
28:53tout du moins
28:54je vois mal comment
28:54en 2027
28:55et encore une fois
28:56si Gabriel Attal
28:58ne peut pas aller
28:59ne va pas
29:00ne gagne pas
29:00l'élection présidentielle
29:01comment il va garder
29:04quelque chose
29:04de tangible.
29:05On disait
29:06Arnaud Médicillisi
29:07vous disait aussi
29:07et tout le monde le dit
29:08il est jeune
29:09il a encore de l'avenir
29:10les autres présidents
29:11avaient un certain âge
29:11quand ils abandonnaient
29:12la fonction
29:12et peut-être une usure
29:14qui fait qu'il n'en est pas
29:15venu.
29:16Emmanuel Macron
29:16garde tout sa fraîcheur
29:19et Anissa
29:20est-ce que Macron
29:21n'est pas le président
29:22qui veut revenir
29:23à mander de parti ?
29:24C'est en tout cas
29:24l'idée qu'il laisse
29:26paraître
29:27surtout au regard
29:28de ses dernières déclarations
29:29alors veut-il briguer
29:30un troisième mandat
29:31il laisse désormais
29:32la porte ouverte
29:33un retour en 2032
29:34mais il n'a annoncé
29:35aucune candidature
29:37et il ne peut pas
29:38se représenter
29:39en 2027
29:39là-dessus on est clair
29:40l'article 6
29:41de la constitution
29:42l'interdit expressément
29:44ce qu'il a dit
29:45dans l'ordre
29:45en tout cas
29:46on sait qu'en août 2023
29:48lors d'un échange
29:49à huis clos
29:50avec les chefs de parti
29:51il aurait qualifié
29:52la limite
29:52des deux mandats consécutifs
29:54de funeste connerie
29:55je cite
29:56deux participants
29:57ont confirmé
29:58les propos à l'AFP
29:59en mai 2025
30:00interrogé directement
30:01sur une candidature
30:02en 2032
30:03sur TF1
30:04il répond
30:05qu'il n'y a pas
30:06encore réfléchi
30:07ce qui veut dire
30:07qu'il ne ferme pas
30:08la porte
30:09en juillet 2025
30:12devant les jeunes
30:13de son mouvement
30:14un petit rétro-pédalage
30:15parce qu'il sait
30:16faire planer le doute
30:17Emmanuel Macron
30:19il répond
30:20que
30:22lorsqu'on lui demande
30:23s'il se représentera
30:25on ne lui demande pas
30:26pardon
30:27s'il se représente
30:28on lui pose
30:29quelques questions
30:29il dit qu'il aura besoin
30:30de ces fameux jeunes
30:31qu'il aura besoin
30:32d'eux dans 2 ans
30:33dans 5 ans
30:33et dans 10 ans
30:34c'est un signe
30:35finalement aussi
30:36qu'il entend rester
30:37présent
30:37sans que cette phrase
30:39désigne à elle seule
30:39finalement
30:40la présidentielle
30:41de 2032
30:42et là
30:43vous avez
30:43un changement
30:44de ton radical
30:45en 2026
30:48pardon
30:50en septembre
30:502026
30:51interrogé par Variety
30:53sur un éventuel
30:54troisième mandat
30:54il rappelle
30:55qu'un autre président
30:56serait élu en 2027
30:58et dit
30:58je n'exclus rien
31:00on restera
31:00sur cette parole
31:01épisodes
31:02qui sont totalement
31:02relatés dans le détail
31:03par Jérémy Marot
31:04et
31:05j'ajoute juste
31:07pardon
31:07à cet excellent inventaire
31:09que vous avez fait
31:11commencer en 2023
31:11et c'est tout à fait juste
31:12mais même
31:13c'est ce qu'on raconte
31:14dans le livre
31:14janvier 2018
31:15il est élu depuis
31:16à peine 8 mois
31:179 mois
31:18on est en Auvergne
31:20il est avec des jeunes
31:21à Chamalières
31:22chez Giscard
31:22chez Giscard
31:23et il dit
31:24c'est quand même dingue
31:25je suis le seul élu
31:26de cette république
31:27à ne pas pouvoir faire
31:283 mandats
31:29déjà
31:29il n'est même pas
31:30là depuis 8 mois
31:31qu'il y a ça
31:31qui lui trompe
31:32dans un coin de la tête
31:33il a à peine
31:33commencé son mandat
31:34qu'il n'est déjà
31:34pas content
31:35de ne pas pouvoir
31:35en faire un troisième
31:36comme tous ses prédécesseurs
31:37oui surtout qu'à l'époque
31:38il est dans une euphorie totale
31:39on peut dire
31:40qu'il bénéficie
31:41d'un aura
31:42et il se dit
31:42mais quel dommage
31:43de n'en faire que deux
31:44et là finalement
31:45je crois qu'il finit
31:46ce deuxième quinquennat
31:47d'une façon assez pénible
31:49même s'il garde toujours
31:50de la ferveur
31:51alors le camp
31:53comme disait le général de Gaulle
31:54le trop-plein
31:55le trop-plein
31:56il est réel
31:57est-ce qu'il y a un risque
31:59pour autant
31:59et c'est vraiment
32:00le coeur du débat
32:03actuel
32:03aujourd'hui
32:04est-ce qu'il va falloir
32:05à un moment donné
32:05qu'on se désiste
32:06y compris
32:07est-ce que Retailleau
32:08va devoir dire
32:09j'arrête
32:09parce que si je me maintiens
32:10ça sera ni Attal
32:12ni Edouard Philippe
32:13ça sera mais Jean-Luc Mélenchon
32:14qui sera au deuxième tour
32:15est-ce que
32:15et là vous décrivez
32:16une situation
32:17qui est quand même
32:19assez originale
32:19c'est-à-dire que personne
32:20n'est prêt à faire des concessions
32:22et tout le monde
32:23croit en sa bonne étoile
32:24est-ce qu'on peut se retrouver
32:25avec un camp présidentiel
32:26disloqué
32:27un centre-droite
32:29qui est discrédité
32:30et un deuxième tour fatal
32:31comme on essaie de l'éviter
32:32c'est-à-dire le paix de Mélenchon
32:33en tout cas
32:34chacun dans cet espace-là
32:35du centre
32:36Philippe, Attal, Retailleau
32:37etc.
32:38fait le même constat
32:38vous l'avez dit
32:40si on part divisé
32:41ça va être très compliqué
32:42de se hisser au second tour
32:44sauf à l'éa de campagne
32:46après
32:46personne n'a l'air
32:47pour l'instant
32:48volontaire
32:49pour se désister
32:50chacun mène sa barque
32:51c'est la régulation
32:52par la fureur de vivre
32:53c'est le théorème
32:54que nous expose
32:55Édouard Philippe
32:57c'est-à-dire que
32:58le premier qui freine
32:59a perdu
33:00mais le dernier qui freine
33:01est mort
33:01ce qui ne laisse pas
33:02beaucoup de gagnants
33:03dans l'affaire
33:03vous le constaterez
33:05et pour l'instant
33:06l'enjeu principal
33:07pour eux
33:08c'est de ne pas trop
33:08s'abîmer entre eux
33:09c'est pas tout à fait
33:10bien parti
33:11puisqu'il y a des
33:13pics de part et d'autre
33:14et d'arriver à chacun
33:15mener sa barque
33:16pour un moment
33:17se rejoindre
33:17on n'en voit pas du tout
33:19l'horizon pour l'instant
33:20en tout cas
33:20et c'est le point fort
33:22c'est la ligne rouge
33:23ou l'élément principal
33:24il y a beaucoup d'éléments
33:25dans votre livre
33:25qui nous permettent
33:26de décrypter la situation
33:27politique
33:27dans sa complexité
33:28avec quand même
33:29des échecs
33:30des déceptions
33:31des fiascos
33:31on est passé à côté
33:32de l'histoire
33:32dans beaucoup de cas
33:33là vous expliquez clairement
33:35le président de la République
33:35n'a pas la main
33:37sur son successeur
33:38il n'a pas la main
33:39sur la campagne
33:40qui fera suite
33:40à son emplacement
33:43avec ses troupes
33:44avec ses fidèles
33:44ça va dans tous les sens
33:45on se tire dans toutes les
33:47parce qu'il y a encore
33:47une bande de macronistes
33:48autour de lui
33:49qui sont fidèles
33:50évidemment
33:50qui dénoncent
33:51la trahison d'Atal
33:52qui dénoncent
33:52la trahison d'État Philippe
33:53rappelons que les deux
33:54premiers ministres
33:54ont appelé
33:55à quelques heures d'intervalle
33:57ont suggéré
33:58que le président de la République
33:59démissionne
33:59ou abandonne sa fonction
34:00aujourd'hui
34:01la macronie
34:02elle est totalement décomposée
34:03complètement
34:04après le fait
34:05qu'un président
34:06regarde de loin la campagne
34:07c'est arrivé à François Hollande
34:08votre auditeur disait
34:11il se retirait
34:12François Hollande
34:12oui mais on parle
34:13de sommet d'un peu
34:14popularité pour Emmanuel Macron
34:15mais rappelez-vous
34:16François Hollande
34:17on est vite amnésique
34:17même chiffre
34:18le plus bas
34:1914% pour les deux
34:21exactement
34:21ce qui n'empêche pas
34:22vous le remarquerez
34:25à François Hollande
34:26de penser
34:26qu'il puisse se représenter
34:27donc aussi
34:28ça va très très vite
34:29en politique
34:30c'est un désenseignement
34:30et c'est pour ça
34:31qu'Emmanuel Macron
34:33a un oeil sur 2032
34:34vous restez bien
34:35sur Sud Radio
34:36je reçois Jérémy Marot
34:37co-auteur avec Pauline Théveniou
34:38du crépuscule des princes
34:40ces dauphins veulent le trône
34:41mais pas son héritage
34:41aux éditions du Rocher
34:43nous aurons dans quelques instants
34:44Théodore qui nous appelle
34:45de Port-Marly
34:46et on peut continuer
34:46à nous appeler Marisa
34:47évidemment
34:48si Anissa
34:49si avez-vous voté
34:51Emmanuel Macron
34:52en 2017
34:52ou en 2022
34:53le regrettez-vous
34:54aujourd'hui
34:55ou pensez-vous
34:55que vous le regretterez
34:56quand il sera parti
34:57si vous n'avez jamais
34:58voté pour lui
34:59est-ce que ces dauphins
35:00vous semblent capables
35:01de faire mieux
35:02appelez-nous au 0826 300 300
35:05Sud Radio
35:07parlons vrai
35:08midi 14h
35:10Sud Radio
35:11la France dans tous ses états
35:13Péricault-Légas
35:14vous êtes bien sur Sud Radio
35:15il est 13h47
35:16je reçois Jérémy Marot
35:18co-auteur avec Pauline Théveniou
35:19du crépuscule des princes
35:20ces dauphins veulent le trône
35:21mais pas son héritage
35:22on décrypte effectivement
35:24la situation
35:24avec les vautours
35:25qui attendent
35:26le cadavre présidentiel
35:28le cadavre politique
35:28parce qu'Emmanuel Macron
35:30est en très bonne santé
35:31et voilà
35:32comment se passera
35:33cette succession
35:34et avant que la succession
35:35n'intervienne
35:35comment va finir
35:37ce règne
35:37ce quinquennat
35:38qui est mal
35:39qui est mal emmanché
35:40nous avons Théodore
35:41qui nous appelle
35:41de Port-Marly
35:43bonjour
35:43bonjour Théodore
35:45est-ce que pour vous
35:46c'est vraiment une fin de règne
35:47ou c'est une fin de mandat
35:49normale
35:50Perico
35:51bonjour
35:51on s'était parlé
35:52il y a quelques semaines
35:53avec Pierre Gattaz
35:54oui tout à fait
35:55je me souviens de vous
35:56je me suis présenté
35:57en 2027
35:57tout à fait
35:58Perico
35:59je crois qu'on complique
36:00trop les choses
36:01en réalité
36:01son calcul
36:02est très simple
36:04peu importe
36:05la fin du mandat
36:06peu importe
36:07son successeur
36:08dont il se fiche
36:10il laisse en réalité
36:11une situation
36:12suffisamment dégradée
36:14pour que la prochaine présidence
36:16n'ait aucune marge
36:17de manœuvre
36:19il deviendra impopulaire
36:203-4 mois
36:21après l'élection
36:23quel que soit
36:24l'élu
36:25et là
36:26il reviendra
36:27dans les médias
36:28et nous dira
36:29vous voyez
36:29je vous l'avais dit
36:30et donc en 2032
36:32il revient
36:33tout frais
36:33tout beau
36:34et on en aura
36:35jusqu'en 2042
36:36Perico
36:37on n'a pas fini
36:38avec ce personnage
36:39voilà mon avis
36:40vous pensez donc
36:41alors il n'a peut-être
36:42pas prémédité
36:43mais vous voyez
36:44un scénario
36:44où Emmanuel Macron
36:46finalement se réjouit
36:47de laisser le pays
36:48entre guillemets
36:49à feu et à sang
36:50si l'option
36:51d'un deuxième tour
36:51Mélenchon-Le Pen
36:52se présente
36:53encore mieux
36:54parce que comme vous le dites
36:55ça ne pourra qu'annoncer
36:56un scénario catastrophe
36:57pendant le 15h27
36:59et finalement
37:00du cauchemar
37:01qu'il est aujourd'hui
37:01il deviendra
37:02à votre avis
37:03un bon souvenir
37:03en 2032
37:04notre cauchemar
37:05il est
37:06on en a pour encore 15 ans
37:07on n'a pas fini
37:08avec ce funès personnage
37:09et vous dites
37:11qu'il n'a pas calculé
37:12si si si Perico
37:13tout est calculé
37:14en réalité
37:15ni vous
37:16ni moi
37:16ni la France
37:17ne l'intéresse
37:17il n'y a que le pouvoir
37:18qui l'intéresse
37:19et moi je vous prédis
37:22on n'en a pas fini
37:23et on en a jusqu'en 2042
37:25au minimum
37:26et on verra
37:27ce qui se passera après
37:27Docteur Jérémy Marot
37:29est-ce que vous partagez
37:30le diagnostic du Docteur Théodore
37:31qui n'est pas réjouissant du tout
37:33Le Docteur Théodore
37:34à Portmarly
37:34dans les Yvelines
37:35il doit se sentir bien seul
37:36ou il a dû se sentir bien seul
37:37parce qu'on est dans des fiefs macronistes
37:39et ce serait intéressant
37:40de voir
37:41comment tout ça débouchera
37:43Successeur dont il se fiche
37:45moi je ne suis pas sûr du tout
37:47d'ailleurs c'est ce qu'on raconte
37:48dans le livre
37:48il a quand même théorisé
37:50dès sa réélection en 2022
37:51que s'il était raccompagné
37:53sur le perron
37:53par Marine Le Pen
37:54ce serait très compliqué
37:55pour lui
37:55de se faire réélire derrière
37:58On lui dira
37:58vous avez tout fait pour
37:59il aurait pu faire en sorte
38:01d'être avec un scénario différent
38:02on pourra lui dire
38:03vous avez tout fait pour
38:04Exactement
38:04mais lui il a le spectre
38:06le syndrome Barack Obama
38:08il a peur de
38:08tout comme Barack Obama
38:10après un mandat
38:11où un réputé progressiste
38:13s'est vu raccompagné
38:14par Donald Trump
38:16sur le perron de la Maison Blanche
38:18je ne sais pas si on le formule ainsi
38:19lui il a très peur
38:20de se faire raccompagner
38:21par Marine Le Pen
38:22l'image serait dévastatrice
38:23ce sera celui qui aura
38:24ouvert les portes du pouvoir
38:27à l'extrême droite
38:28Est-ce que vous pensez
38:29que ça lui fait aussi peur
38:30que de se faire accompagner
38:32par Gabriel Attal
38:33comme Nicolas Sarkozy
38:34a récupéré
38:35a raccompagné
38:37Jacques Chirac
38:37qui avait dit
38:37je décide
38:38il exécute
38:39autrement
38:40Nisiel Larbin
38:40et là se faire accompagner
38:42par Gabriel Attal
38:43sur le perron
38:43n'est pas une idée
38:44à mon avis
38:45qui doit le séduire
38:45je pense que ce serait
38:46une peur d'une différente nature
38:48je ne suis pas sûr
38:49que ça lui fasse très plaisir
38:50de raccompagner Gabriel Attal
38:51mais toujours plus
38:51que d'accompagner
38:52Marine Le Pen
38:53se faire accompagner
38:54ou Edouard Philippe
38:55éventuellement
38:55exactement
38:56alors il pourra toujours dire
38:57vous voyez
38:57c'est quand même
38:58mon équipe qui a gagné
38:59c'est quand même
39:00des gens à moi
39:01qui ont sauvé la France
39:02d'un épisode cauchemardesque
39:04je pense que ces exégètes
39:05feront ce récit là
39:06par la suite
39:08qu'est-ce qu'on peut envisager
39:10pour plus tard
39:10alors vous gardez
39:11à la fin du juin
39:12je ne devrais pas raconter
39:13parce que c'est un suspense permanent
39:16voilà
39:16mais bien sûr
39:17il faut vraiment lire ce livre
39:18en tout cas
39:19vous passerez un beau moment
39:20de détente
39:20parce que c'est tout
39:21ce qu'on entend aujourd'hui
39:22à travers les médias
39:23cette actualité politique
39:25qui nous exaspère
39:26qui nous scandalise
39:28qui nous énerve
39:29qui nous espère
39:30qui nous déprime
39:30mais là
39:31présenté par vous
39:32on lit ça avec délectation
39:33moi qui suis gastronome
39:34c'est un plein
39:37de gourmandise politique
39:38alors vous parlez
39:39vous faites allusion
39:40donc à monsieur
39:41Jean Castex
39:43qui a été premier ministre
39:44loyal
39:46obéissant
39:47et tout à fait sympathique
39:48et vous émettez
39:49vous émettez
39:50l'hypothèse
39:51de
39:51le Menvedex
39:53c'est-à-dire que
39:54il accepterait peut-être
39:56comme Menvedef
39:57premier ministre
39:58de Poutine
39:59de faire une transition
40:00qui permette
40:00à Macron de revenir
40:02scénario un petit peu osé
40:03évidemment
40:04scénario tiré par les cheveux
40:05évidemment
40:06mais il y a l'anecdote
40:07et puis il y a ce que ça raconte
40:08l'anecdote
40:09c'est qu'effectivement
40:10Emmanuel Macron
40:11a pensé à Jean Castex
40:13pour lui succéder
40:14c'était son premier ministre
40:15favori
40:16son chouchou
40:17avant le cornu
40:18qui est devenu foufou aujourd'hui
40:19et pour lequel
40:20il y a eu à un moment donné
40:20une petite tentative
40:21de voir
40:22est-ce que c'est pas lui
40:23qui pourrait aussi aller
40:24en 2027
40:24pour le mettre tout le monde d'accord
40:25c'est ça que ça raconte
40:26c'est que ça raconte
40:27la volonté
40:28et finalement
40:29l'impossibilité derrière
40:30pour un président
40:31de se choisir
40:32son propre successeur
40:34et pour Jean Castex
40:36c'est assez clairant
40:36c'était un premier ministre
40:38qui ne lui a pas fait d'ombre
40:39qui l'a même protégé
40:42il voulait que Jean Castex
40:43reste même au-delà
40:44pour commencer
40:45le second quinquennat
40:47finalement
40:47je crois que Jean Castex
40:48n'a pas tant envie
40:50que ça d'y aller
40:50il est flatté évidemment
40:52et on raconte
40:53on raconte tout ça
40:53alors
40:54ils ont tous
40:55je vais pas utiliser
40:56le nom de l'animal
40:57parce que ce ne sont pas des rats
40:58mais ils ont tous
40:58quitté le navire
40:59à un moment donné
41:00qui sont les fidèles
41:02qui sont toujours autour
41:03j'allais dire
41:04les Jean-Louis Debré
41:05et les Alain Juppé
41:08qui étaient pour Jacques Chirac
41:09les fidèles
41:10qui ont tenu
41:10et même Philippe Séguin
41:11qui autour d'Emmanuel Macron
41:13restent autour de lui
41:14fidèles
41:15engagés
41:16et surtout
41:17qui disent
41:17il reviendra
41:18et nous serons à ses côtés
41:20et nous le persuaderons
41:21de revenir s'il le faut
41:22c'est une des caractéristiques
41:23politiques je crois
41:24les plus frappantes
41:25d'Emmanuel Macron
41:26c'est qu'il ne s'est pas
41:26vraiment construit
41:28d'entourage
41:28de réseaux de fidélité
41:30Chirac
41:31Sarkozy
41:32il n'y a pas de Jean-Louis
41:32on est d'accord
41:33il n'y a pas de Jean-Louis Debré
41:34il n'y a pas ça
41:34il y avait Gilles Le Gendre
41:36il l'a tué
41:36il y avait des gens
41:38comme Julien Denormandie
41:39qui sont partis
41:39il y avait Richard Ferrand
41:40qui était le fidèle des fidèles
41:41alors ceux-là
41:42ils restent encore
41:43ils sont encore là
41:44mais c'est des gens
41:45qui prennent l'initiative
41:46de rester fidèles
41:47je peux vous dire
41:48qu'ils sont usés
41:48et quand ils parlent
41:49ils sont usés
41:50ils sont fatigués
41:51ou désabusés
41:53donc il y a ce petit réseau
41:55encore là
41:56mais ce n'est pas du tout
41:56Emmanuel Macron
41:57qui l'organise
41:59quand Emmanuel Macron
42:00est attaqué à la télévision
42:01on le raconte dans le livre
42:03quand il y a des offensives
42:04contre lui
42:04il n'y a personne
42:05pour organiser vraiment
42:06une riposte
42:06il y a une petite cellule
42:07de communication à l'Elysée
42:08mais très honnêtement
42:09quand il y a eu ces appels
42:10à la démission
42:11d'Edouard Philippe
42:11Gabriel Attal
42:12les boucles macronistes
42:14étaient mortes
42:15il n'y avait personne
42:16pour les animer
42:17pour leur dire
42:17allez sur les plateaux
42:18allez défendre le patron
42:20et ça c'est une des caractéristiques
42:22incroyables
42:23je trouve pour Emmanuel Macron
42:24qui pourra le desservir
42:24pour 2032
42:25il y a des petites associations
42:26de collaborateurs
42:27qui se créent
42:28mais pour l'instant
42:29il n'y a rien
42:30il n'y a pas de réseau
42:31très organisé
42:31il y a quelques noms
42:32peut-être comme
42:32Philippe Grandjon
42:34bon et encore
42:34vous le citez
42:35il n'est pas très connu non plus
42:36mais enfin c'est un fidèle
42:37c'est les quelques
42:39derniers carrés de fidèles
42:40qui restent
42:41comment vous implique
42:42dans votre précédente
42:44parce que Jérémy Marot
42:45connaît la vie politique
42:46quel est le titre
42:47de votre livre sur Castaner
42:48rappelez-le moi
42:49c'était le kéké de la république
42:51voilà
42:52donc il n'y a pas mal
42:52et finalement
42:53il n'est pas le seul kéké
42:54de la république
42:55comment vous expliquez ça
42:56Emmanuel Macron
42:57est un homme
42:57qui n'a pas d'empathie
42:59qui n'a pas d'oeil
42:59est-ce qu'il a un coeur
43:00est-ce qu'il a du sang
43:02qui coule dans ses sentiments
43:03ou est-ce que c'est une machine
43:04géniale
43:05avec un cortex
43:06tout à fait
43:06tout à fait sophistiqué
43:07qui ne roule que pour lui
43:09qui prend les êtres
43:10qu'il aime
43:10et qui se dévoue
43:11qu'il est presque
43:11comme des citrons
43:12on les jette
43:12et finalement
43:13est-ce qu'on pourra le voir
43:14un peu comme dans le film
43:15Aguirre la colère de Dieu
43:16vous avez Klon Skinsky
43:18qui est sur son radio
43:18sur son radeau
43:19avec les singes
43:20qui dansent autour de lui
43:21c'est un peu cette image-là
43:22qu'on a de la fin de l'Elysée
43:23on a des images d'empathie
43:24des présidents
43:25mais est-ce qu'on peut vraiment
43:26avoir de l'empathie
43:26et avoir un coeur
43:27quand on est président
43:28lui il dit
43:28si j'étais sentimental
43:30je me suiciderais
43:31quand on est un président
43:32on a aussi
43:34une succession de gens
43:35qui ne vous parlent
43:36que par intérêt
43:36que par le pouvoir
43:37que vous exercez
43:38une succession de trahisons aussi
43:42que ça emporte
43:42d'être président de la République
43:44on a discuté dans le livre
43:45avec un de ses amis
43:46d'enfance
43:47enfin d'études
43:49Aurélien Le Chevalier
43:50Aurélien Le Chevalier
43:50qui est tout juste nommé
43:52ambassadeur à Washington
43:53après quelques...
43:53Il était à Sciences Pour Ensemble
43:54je crois
43:54Il était à Sciences Pour Ensemble
43:55à l'ENA etc
43:56et on lui a posé la question
43:57qu'est-ce que c'est
43:58d'avoir un copain
43:58président de la République
43:59parce que finalement
44:00quelqu'un avec qui
44:01vous avez passé des soirées
44:03avec qui vous avez bu des bières
44:04vous avez passé des moments conviviaux
44:06et tout d'un coup
44:06ça devient le boss
44:07le patron
44:08c'est compliqué
44:08d'avoir un ami comme ça
44:09et en fait c'est assez compliqué
44:11d'avoir tout d'un coup
44:13quelqu'un avec qui
44:13vous pouvez vraiment
44:14baisser la garde
44:15tomber le masque
44:16quand vous êtes président de la République
44:17parce que tout finit par se savoir
44:19et se retourner contre soi
44:20Sauf que Macron a toujours
44:21au contraire des autres présidents
44:23qui ont dit
44:23attention je ne suis plus le même
44:24Macron a toujours maintenu
44:25un lien assez
44:26j'allais dire
44:27de simplicité
44:28de contact direct
44:29avec ses amis
44:30tout en étant président de la République
44:31Avec certains amis
44:32de toute façon
44:33il y a ce besoin de respiration
44:34c'est comme
44:35on en parle dans le livre
44:36de Mitterrand
44:37qui entretenait
44:39une relation
44:40avec un sabotier
44:41dans la Nièvre
44:42juste à qui il écrivait
44:43des cartes postales
44:44durant les conseils européens
44:45juste pour rester connecté
44:46au pays réel
44:47il y a ce besoin là
44:48chez les présidents
44:49de rester connecté
44:50Emmanuel Macron
44:51il est un très bon copain
44:52dans les Pyrénées
44:52avec qui il va
44:53de temps en temps
44:54boire des coups
44:54Alors je laisse gazoste
44:56Jean-Jean Clemenceau
44:57disait
44:59un homme politique
45:00n'est jamais mort
45:00tant qu'il n'est
45:02pas six pieds
45:03sous terre
45:03si je comprends bien
45:05Emmanuel Macron
45:06n'est pas mort
45:06il a une fin de rime difficile
45:08et une succession hasardeuse
45:09mais voilà
45:10vous lirez ce livre
45:11Jérémy Marot
45:12Pauline Théveniot
45:13Le crépuscule des princes
45:15ses dauphins veulent le trône
45:16mais pas son héritage
45:17une friandise
45:18c'est plus qu'une friandise
45:19c'est un document
45:19mais c'est un délice
45:21à lire
45:21aux éditions du Rocher
45:23vous en aurez
45:23pour votre argent
45:24Anissa
45:25on se dit
45:26pour aujourd'hui
45:26tous nos invités
45:27déjà
45:27le docteur Martin Blachier
45:29qui nous a accompagné
45:30sur le Covid
45:30Jérémy Marot
45:31évidemment
45:31auteur du crépuscule
45:33des princes
45:33ainsi que le politologue
45:34Arnaud Benedetti
45:35pour son regard
45:36également sur la fin
45:37du règne de Macron
45:38merci à tous ceux
45:39qui nous ont écoutés
45:40à suivre sur Sud Radio
45:41Brigitte La Haye
45:43avec pour thème
45:44le hashtag
45:44MeToo
45:45les garçons aussi
45:46subissent des viols
45:48Ah !
45:49et bien comme quoi
45:51ça pourrait être
45:52un sujet politique
45:53à demain
45:54ça c'est pas