Passer au playerPasser au contenu principal
Avec Marc Endeweld, journaliste d'investigation, auteur de "L'argent magique, enquête sur les illusions du capitalisme français." aux éditions du Seuil

Retrouvez La France dans tous ses états du lundi au vendredi de 12h à 14h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos de Bercoff dans tous ses états : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQe5oKZlhHutOQlGCq7EVU4


##LE_FACE_A_FACE-2026-10-26##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00France dans tous ses états, le face à face.
00:04Vous êtes bien sur ceux de radio, en ce lundi 26 octobre, il est 13h04.
00:08Nous avons parlé pendant une heure d'organisation de la police,
00:11des défaillances de l'état, de manque de courage de la classe politique.
00:14Et là nous allons parler d'un autre sujet qui concerne la France,
00:17un sujet tout aussi douloureux que le précédent.
00:19Nous allons comprendre pourquoi mon ami c'est la finance.
00:23Vous savez, il y avait une déclaration du président Hollande,
00:25mon ennemi c'est la finance.
00:27On avait compris qu'il avait totalement menti, c'était aussi ses copains.
00:30Mais là, mon ami c'est la finance, cet homme, ce personnage,
00:35a construit sa vie, sa destinée sur les relations avec la haute finance française,
00:41le free qu'on peut dire.
00:42Et nous apprenons grâce à ce document historique,
00:45cette somme de 529 pages que j'ai engloutie,
00:48comme je veux engloutir un plat préféré,
00:53je l'ai englouti, avec un, au final,
00:57comment vous dire, on est conscient qu'il y a un traumatisme,
00:59et là on comprend pourquoi ce traumatisme revêt, c'est important.
01:02Je suis avec Marc Andeveld, journaliste, enquêteur,
01:06limier, investigateur, qui a écrit
01:08« L'argent magique, enquête sur les illusions du capitalisme français »
01:12aux éditions du Seuil.
01:15Votre titre dit tout, et en même temps il ne dit pas tout,
01:18parce que c'est encore plus grave que ça, quand on est louverable.
01:21L'argent n'est pas que magique, il est satanique, il est pervers.
01:24Et surtout, Marc Andeveld, vous expliquez que la France est,
01:28allez, de toutes les grandes puissances démocratiques,
01:30celle où l'État a peut-être le plus participé dans une forme de compromission
01:35à l'enrichissement et à la création d'immenses pouvoirs financiers,
01:40et que du coup ces pouvoirs financiers sont ceux qui gouvernent ce pays.
01:45Marc Andeveld, merci d'être avec nous à l'antenne sur Sud Radio.
01:50Trois ans de travail, on le voit, c'est une somme énorme.
01:53Est-ce qu'on peut dire aujourd'hui que, dans cette phrase caricaturale,
01:57le fric dirige la France aujourd'hui, directement ou indirectement ?
02:01Alors je vais rebondir sur une citation d'un de mes interlocuteurs.
02:05Effectivement, sur trois ans d'enquête, j'ai rencontré beaucoup de gens,
02:08des banquiers d'affaires, des avocats d'affaires,
02:10des grands patrons, des PDG du CAC 40,
02:12mais également plusieurs personnalités des différentes grandes fortunes propriétaires de médias.
02:18Et à travers cette enquête, qui a été de longue haleine,
02:22j'ai aussi rencontré l'inénarrable Alain Minck, conseiller des grands patrons.
02:28Et Minck dit, la place de Paris, donc la place financière de Paris,
02:32c'est le compartiment français de Wall Street.
02:34C'est une phrase terrible.
02:36C'est une phrase terrible, parce que ça montre justement,
02:39pour rebondir sur mon sous-titre, les illusions du capitalisme français.
02:43Quelles sont-elles, ces illusions ?
02:45Elles sont de deux ordres, en fait.
02:46C'est le choix du tout-finance, qui a été fait à la fois par les dirigeants économiques,
02:50mais également les dirigeants politiques.
02:52Et vous parliez de l'État, justement.
02:54L'État français, et ça remonte à une vieille histoire,
02:58d'ailleurs je fais une sorte de flashback sur les années 80,
03:00et même les années Mitterrand, c'est le moment où l'État...
03:03Vous expliquez que c'est là, le grand basculement.
03:05Jusqu'à présent, l'État français, l'État gaullien, l'État pompidolien,
03:09évidemment qu'il avait eu une collusion avec la haute finance.
03:13Mais là, on n'est plus dans la collusion.
03:14On est dans une forme de compromis.
03:16Et Mitterrand fait rentrer l'argent dans la vie politique française.
03:19En tout cas, les socialistes, les hauts fonctionnaires de l'époque,
03:23font le choix du tout-finance.
03:25Et c'est un choix qui sera renouvelé par la suite, ultérieurement.
03:28Notamment, bien évidemment, sur les deux quinquennats d'Emmanuel Macron,
03:32François Hollande, Nicolas Sarkozy.
03:33Et on a cru que si on faisait le choix de ce tout-finance-là,
03:36ça allait profiter à l'ensemble des Français.
03:38On a parlé de ruissellement,
03:40on a parlé justement de cet argent magique.
03:42Je reviendrai plus tard, peut-être, dans l'émission,
03:45qu'est-ce qu'on appelle argent magique, notamment dans la finance.
03:48Pourquoi il y a eu cette explosion,
03:50cette hyper-concentration du capital,
03:53y compris sur la place financière de Paris ?
03:55Parce qu'il y a un mantra du côté des responsables politiques
03:58pour justifier cette politique du tout-finance.
04:00Ça a été de dire, il manque du capital en France.
04:03En fait, rien n'est plus faux que cette affirmation-là.
04:06La Bourse de Paris, c'est 2500 milliards de capitalisation.
04:10Les fonds d'investissement, les fameux fonds d'investissement,
04:13c'est à peu près 400 milliards de gestion, d'actifs sous gestion.
04:19Donc, en réalité, il n'y a pas de manque de capital en France.
04:22Il y a un problème d'affectation du capital.
04:25C'est-à-dire que ce capital ne va pas dans l'investissement,
04:28dans la vie économique, dans les industries, dans les entreprises.
04:32Mais ce capital, il est d'abord fait pour maximiser son profit.
04:38Et elle se fait justement par la finance,
04:40par la pression actionnariale sur les entrepreneurs.
04:44Et ce dont je me suis aperçu à travers cette enquête-là,
04:47c'est qu'il n'y a peut-être jamais eu autant
04:51d'intérêts contradictoires dans le monde économique lui-même.
04:54C'est-à-dire, le petit entrepreneur,
04:56même le moyen entrepreneur, les fameuses PME,
04:58mais également, y compris les managers aujourd'hui des groupes du CAC 40,
05:02pour revenir sur votre constat de départ,
05:05sont effectivement sous la contrainte financière.
05:07Et ils n'ont pas, en réalité,
05:09contrairement à ce que le monde de la finance voudrait leur faire croire,
05:12ils n'ont pas les mêmes intérêts.
05:14Et ça, ce n'est pas moi qui le dis,
05:15c'est mes interlocuteurs,
05:16y compris des PDG actuels,
05:19qui, en fait, font le constat
05:21que le système du tout-finance
05:22ne fonctionne même pas pour assurer la pérennité de leurs propres activités.
05:26Vous expliquez clairement que longtemps,
05:28la place de Paris, la bourse de Paris,
05:30l'économie française,
05:31était régie par un capitalisme dynamique,
05:34entrepreneurial, courageux,
05:35qui prenait des risques,
05:36soutenu par un État régulateur
05:37qui n'était pas là pour décider à sa place,
05:39mais qui lui donnait les moyens,
05:41justement, d'avoir cette force d'investissement.
05:43Et qu'aujourd'hui, avec cette mutation du capitalisme,
05:46c'est devenu un capitalisme un peu de pépère,
05:48qui gère...
05:49De rentier.
05:49De rentier,
05:50avec quand même au milieu un monstre,
05:53un éléphant,
05:53qui est quand même LVMH, Bernard Arnault,
05:55qui reste à l'eau du coup.
05:56Du coup, il s'est distingué des autres.
05:58Alors, même s'il y a des Bolloré,
05:59il y a des Pinot,
06:00il vous dit attention,
06:01ces gens-là n'ont existé dans cette proportion
06:03que parce que la gauche a permis à l'État
06:06de les aider à s'enrichir à ce point.
06:08Ce qui n'était pas le CAF totalement avant.
06:10Alors, la gauche,
06:11ça dépend ce qu'on entend par la gauche,
06:13mais effectivement...
06:13La gauche social-démocrate,
06:14le Parti socialiste,
06:16Bérégovoy,
06:17il était le favori des financiers,
06:19et on dit,
06:19sous Bérégovoy,
06:20la bourse ne s'est jamais aussi bien portée,
06:23et le CNPF,
06:24à l'époque, ça s'appelait le CNPF,
06:25disait,
06:26c'est le meilleur Premier ministre
06:27qu'on n'a jamais eu.
06:28C'était quand même incroyable.
06:29Oui, mais parce qu'à l'époque,
06:31dans les années 80,
06:31il y a tout un chapitre
06:32qui s'appelle Génération Mitterrand,
06:34et je reviens sur la manière
06:36dont les grandes fortunes
06:37que vous avez évoquées,
06:40notamment Bernard Arnault,
06:41on pourrait parler,
06:42François Pinault,
06:43Vincent Bolloré,
06:44toutes ces grandes fortunes-là
06:45ont émergé dans les années 80.
06:46Donc, je rappelle cette histoire-là
06:48parce que les plus jeunes d'entre nous
06:50n'étaient pas forcément là
06:51et donc ne l'ont pas forcément en mémoire
06:53et c'est une histoire
06:54qu'on raconte assez peu.
06:55Pourquoi je la rappelle,
06:56cette histoire-là ?
06:57Parce qu'aujourd'hui,
06:59j'entendais un de vos précédents interlocuteurs
07:02dire
07:02la finance,
07:03le tout-finance,
07:04ça atteint au régalien,
07:06ça atteint...
07:06C'était Jean-Pierre Colombiès
07:07qui disait finalement
07:08on se rend compte,
07:10on réalise
07:10qu'Emmanuel Macron
07:12est un président libertarien.
07:13Voilà.
07:13Il a réussi à nous le cacher
07:14un certain temps,
07:15aujourd'hui c'est flagrant.
07:16Et donc,
07:17pourquoi je reviens
07:18et pourquoi je fais ce flashback
07:19dans les années 80
07:21sous Mitterrand ?
07:22C'est parce que
07:22ces grandes fortunes-là
07:23ont émergé sous Mitterrand,
07:25effectivement,
07:25ont bénéficié des choix
07:27de l'État
07:28sur le tout-finance
07:29et ces grandes fortunes
07:31aujourd'hui,
07:31la plupart en tout cas,
07:32vous parliez de Bernard Arnault,
07:34mais ont une fascination
07:36pour le modèle libertarien
07:38venant des États-Unis principalement,
07:40modèle libertarien
07:41qui est en fait un modèle
07:42du sans-fois-ni-loi,
07:43si je le résume,
07:44et anti-État totalement.
07:46Et donc,
07:47ça va totalement
07:47à l'encontre
07:48de la Constitution,
07:49on va dire,
07:50de comment s'est formée
07:51la France,
07:52d'une certaine manière.
07:53L'idée n'est pas
07:54d'être plus étatique
07:55ou moins étatique,
07:56l'idée est tout simplement
07:57de revenir à l'histoire.
07:59Et en tout cas,
07:59ce courant libertarien,
08:01aujourd'hui,
08:01fascine la plupart
08:03des grandes fortunes
08:04en France,
08:05c'est-à-dire,
08:05alors même
08:06qu'elles ont bénéficié
08:07de l'aide de l'État
08:08depuis 40 ans.
08:09Et donc,
08:09c'est un de ces paradoxes-là
08:12que je souligne
08:12à travers mon enquête.
08:13Pour autant,
08:14Marc-Andevelle,
08:15hormis pour eux,
08:16cet échec est retentissant.
08:18La facture est apocalyptique
08:20pour les États,
08:21pour les nations,
08:22pour les peuples.
08:23Alors eux,
08:23par contre,
08:23ils se portent très très bien.
08:24Alors eux,
08:25ils se portent très très bien.
08:26Il y a un de mes interlocuteurs
08:27qui me dit,
08:27aujourd'hui,
08:28la place de Paris financière,
08:29c'est 15 grandes fortunes,
08:3115 grands fonds.
08:32Et en fait,
08:33qu'est-ce qu'il s'est passé ?
08:35Vous parliez tout à l'heure
08:36de mutation du capitalisme.
08:38Après la crise financière de 2008,
08:39il y a eu effectivement
08:40une mutation du capitalisme.
08:41Pourquoi ?
08:41Parce que les banques centrales,
08:43la Banque Centrale Européenne,
08:44la Fed aux États-Unis,
08:45ont injecté énormément de liquidités
08:47dans le système financier
08:48pour le sauver.
08:49On parlait de la crise
08:51des banques systémiques.
08:52On était à deux doigts
08:53d'un krach mondial total.
08:55Et donc,
08:55toutes ces liquidités,
08:56elles ont été quelque part.
08:57Elles n'ont pas été
08:58sur le financement
08:59de la vie économique,
09:00comme on a pu le dire au peuple.
09:02Non.
09:02Et parce qu'au bout du compte,
09:04cet argent-là,
09:05ces liquidités,
09:06cette planche à billets
09:07qui a fonctionné,
09:08en fait,
09:09c'est les peuples
09:09qui finalement
09:10ont fini par le rembourser.
09:12Et donc,
09:13on a sauvé les grandes banques,
09:15mais en réalité,
09:15c'est encore les peuples
09:16qui ont casqué,
09:17pour parler vulgairement.
09:19Et donc,
09:20ce mécanisme-là,
09:21ça aboutit à quelque chose.
09:23Ça aboutit que
09:24ceux qui gagnaient
09:25déjà beaucoup d'argent
09:26ont encore gagné
09:27beaucoup plus d'argent.
09:29J'ai envie de dire,
09:31on connaît l'adage populaire,
09:33on ne traite qu'aux riches.
09:34Et donc,
09:35au bout du compte,
09:36il y a aujourd'hui,
09:38en fait,
09:38les dés sont pipés.
09:39C'est-à-dire,
09:40vous parliez du capitalisme
09:41entrepreneurial.
09:43Marc-Andebel,
09:43est-ce que c'est ça
09:44que l'on appelle
09:44le fameux néolibéralisme financier ?
09:47Jean-François Kahn,
09:48que vous avez bien connu,
09:48c'est un capitalisme
09:49qui utilise le fric
09:50pour faire du fric.
09:51Pas pour créer des richesses,
09:53pas pour créer des...
09:53c'est du fric pour faire des richesses.
09:54C'est vraiment
09:55la financiarisation
09:56du libéralisme
09:57qui nous mène dans le mur.
09:59Oui, tout à fait.
10:00Et donc,
10:01ce mécanisme-là
10:02de l'art pour l'art,
10:03la finance pour la finance,
10:05qui tourne en rond
10:06et qui bénéficie toujours
10:08à un plus petit nombre
10:10d'acteurs.
10:10Parce que c'est ça
10:11qui m'a frappé
10:12quand je dis
10:14qu'il y a aujourd'hui
10:15des intérêts divergents
10:16entre le simple entrepreneur
10:18et ces grandes fortunes-là.
10:19C'est que ces grandes fortunes-là,
10:20elles sont extraterritoriales.
10:22Elles ne regardent plus le pays,
10:23en fait.
10:24Elles regardent le monde.
10:25Elles bénéficient
10:26de tout un tas
10:27de mécanismes
10:27d'optimisation fiscale
10:30que j'évoque dans le livre.
10:32Il y a des avocats fiscalistes
10:33qui m'ont parlé
10:34assez longuement de tout.
10:35Vous avez rencontré
10:35beaucoup de monde.
10:36Oui, j'ai rencontré
10:37beaucoup de monde.
10:37Et ils vous ont reçu.
10:38Il y en a certains,
10:39je me suis dit,
10:39c'est pas vrai qu'ils vous ont reçu.
10:41Ils m'ont reçu.
10:41Mais ils m'ont reçu
10:42parce qu'il y en a certains
10:43qui ont quand même
10:44encore un peu de sens moral,
10:46encore un peu d'intérêt général
10:47et qui voient surtout
10:48que le système dysfonctionne.
10:50C'est que ça ne fonctionne
10:51pas au final.
10:52Et quand je disais
10:53les dés sont pipés,
10:55c'est qu'il y a
10:56une quarantaine d'années,
10:56on était encore
10:57dans un capitalisme
10:59libéral, étatisto-libéral
11:00mais qui permettait en gros
11:01de pouvoir jouer
11:03dans le jeu économique
11:04à peu près à un jeu égale.
11:06Aujourd'hui,
11:06ce n'est plus le cas.
11:07En fait, encore une fois,
11:08c'est toujours les mêmes
11:09qui gagnent
11:09et on n'est plus dans l'ère
11:11du que le meilleur gagne.
11:12Nous sommes avec
11:12Marc Andeveld.
11:13Anissa, on continue
11:14cette émission.
11:15Merci, on continue.
11:16La thématique
11:17Les derniers secrets
11:18d'une fin de réunion.
11:19On poursuit notre face-à-face
11:20avec Marc Andeveld,
11:21auteur de
11:23l'argent magique
11:26enquête
11:26sur les illusions
11:27du capitalisme français
11:28aux éditions
11:29du Seuil.
11:30Et vous, d'ailleurs,
11:31que pensez-vous
11:31du bilan des années Macron ?
11:33Quelles questions
11:34vous posez-vous
11:35sur les liens
11:35entre l'argent
11:36et le pouvoir ?
11:360826 300 300.
11:45Il est 13h18,
11:47vous êtes bien sur
11:47Sud Radio,
11:48je suis avec Marc Andeveld,
11:49l'auteur de
11:50L'argent magique
11:50enquête sur les illusions
11:51du capitalisme français.
11:52Nous voyons la dimension
11:54des imbrications
11:55entre la haute finance
11:56et le pouvoir politique
11:56et surtout,
11:57l'immixion
11:58depuis une quinzaine d'années
11:59du grand capital
12:00dans les décisions,
12:01j'allais dire,
12:02carrément dans la ville
12:02de la République
12:03et nous parlerons
12:03avec Marc Andeveld
12:04dans quelques instants
12:05des liens quelquefois
12:06très amicaux
12:07pour ne pas dire affectifs
12:08entre certains
12:09grands capitalistes
12:10et des grands ténors
12:11de l'économie
12:12et le pouvoir politique.
12:14Anissa,
12:15pour reprendre
12:16ce que dit Marc Andeveld,
12:17est-ce qu'il y a
12:18une dilapidation
12:19du patrimoine
12:20et de l'économie ?
12:20Alors écoutez,
12:22des turbines,
12:23des équipements télécom,
12:24des pièces pour nos avions
12:25et même nos médicaments,
12:26en tout cas depuis son passage
12:27à Bercy,
12:28plusieurs entreprises stratégiques
12:30sont passées
12:30sous contrôle étranger
12:31avec l'autorisation
12:33d'Emmanuel Macron
12:33et de ses gouvernements.
12:35Alors qu'est-ce qui a été vendu
12:36et pourquoi ?
12:37On va commencer évidemment
12:37par Alstom.
12:38Le 5 novembre 2014,
12:40Emmanuel Macron
12:41est ministre de l'économie
12:42de François Hollande.
12:43Il donne son feu vert
12:44à la vente des activités énergétiques
12:46à l'américain
12:47Général Électrique.
12:48Pour Alstom,
12:49l'objectif est de se concentrer
12:50sur les trains.
12:51Pour le gouvernement,
12:51il y a des garanties,
12:52notamment 1000 créations
12:53d'emplois nets.
12:54Cette promesse
12:55ne sera pas tenue
12:56et Général Électrique
12:57devra financer
12:58un fonds de réindustrialisation
13:00de 50 millions d'euros.
13:02Dans les télécoms,
13:02Alcatel Lucent Bercy
13:05autorise son rachat
13:06par le Finlandais Nokia
13:08en octobre 2015.
13:09Nokia prend le contrôle
13:10début 2016.
13:11L'idée défendue à l'époque,
13:13c'est de construire
13:14un champion européen.
13:15Emmanuel Macron
13:16assure que l'emploi français
13:17sera préservé.
13:18Mais les restructurations
13:20se succèdent
13:21et en juin 2020,
13:22Nokia annonce
13:22un projet de suppression
13:23de 1233 postes en France.
13:26les syndicats contesteront
13:28le respect
13:29des engagements
13:30pris auprès de l'État.
13:32Bon,
13:32alors ça c'était avant...
13:33Ça va s'addire par quoi
13:34ensuite concrètement ?
13:34Alors disons que ça
13:35c'était ce qui était
13:36avant l'élection
13:37d'Emmanuel Macron
13:39à la présidence.
13:40Ça c'est quand il était
13:40encore à Bercy.
13:41Donc depuis,
13:42il y a eu d'autres ventes
13:43de ce type.
13:43Je ne vais pas être exhaustif
13:45sinon nous serons encore
13:46là dans deux heures.
13:48Ceci étant dit,
13:48les plus importants
13:49dans l'aéronautique,
13:50il y a
13:50l'ATECO Air.
13:53Fin 2019,
13:54le fonds américain Searchlight
13:55possède plus de 65%
13:56du capital.
13:57La direction défend
13:58les moyens apportés
13:59pour investir
14:00et développer l'entreprise.
14:01Des syndicats,
14:01des parlementaires
14:02s'inquiètent pour les savoir-faire.
14:03Le gouvernement
14:04autorise l'opération.
14:06Puis viennent les médicaments.
14:08Le 30 avril 2025,
14:09vous vous en souvenez,
14:10Sanofi cède le contrôle
14:11d'Opela
14:12qui commercialise
14:13notamment le Doliprane.
14:14Au fonds américain
14:15CD&R,
14:16celui-ci obtient
14:1750% du capital.
14:18Sanofi veut concentrer
14:20et consacrer
14:20davantage de moyens
14:21aux traitements innovants.
14:22Malgré les protestations
14:23syndicales et politiques,
14:25la vente aboutit.
14:26Et puis bon,
14:27j'en ai bien deux autres,
14:29deux gros dossiers
14:30à vous signaler.
14:31Je ne sais pas
14:31si on a encore le temps.
14:32Allez-y.
14:33Eh bien c'est parfait.
14:34Fin décembre 2025,
14:35autre vente sensible.
14:37LMB Aerospace.
14:38Pareil,
14:39nous en avons
14:39beaucoup entendu parler.
14:41Cet équipementier
14:42de l'aéronautique
14:43et de la défense
14:43est racheté
14:44par l'américain
14:45Loar
14:45pour 367 millions d'euros
14:47auxquels s'ajoutent
14:50la reprise de sa dette.
14:51Loar veut élargir
14:52sa gamme de composants.
14:53Selon le journal
14:54La Lettre,
14:55la direction générale
14:56de l'armement
14:56demandait une entrée
14:57de BPI France
14:58au capital.
14:59Bercy autorise
15:00finalement la vente
15:01et défend
15:02les protections
15:03imposées à l'acheteur.
15:04Un dernier pour la route ?
15:06Allez,
15:06un dernier pour la route.
15:07Le tout dernier.
15:10Le 30 janvier
15:112026.
15:12Bio Garant
15:13quitte Servier.
15:14Le fonds britannique
15:15BC Partners
15:16prend 85% du capital.
15:19BPI France
15:19les 15% restants.
15:21Servier veut investir
15:22davantage
15:22dans les traitements
15:23contre le cancer
15:24et les maladies neurologiques.
15:25A l'époque,
15:26certains partis
15:27dénoncent une nouvelle perte
15:28de souveraineté sanitaire
15:29mais il faut le préciser.
15:30Selon les acquéreurs,
15:31le comité social
15:32et économique
15:32avait donné
15:33un avis favorable.
15:34Merci Anissa.
15:35Marc-Andeveld,
15:36on peut parler
15:37du grand dilapideur
15:39à propos d'Emmanuel Macron
15:41de l'économie française
15:42parce que le tableau
15:42que vient nous dresser
15:43Anissa est absolument effarant
15:45ou au contraire
15:46les nouvelles règles
15:47du capitalisme mondialisé
15:48font qu'il n'a pas le choix.
15:50Il est obligé de subir.
15:51On se souvient
15:52de l'anecdote
15:52avec Mantebou
15:53qui dit
15:54il y a moyen
15:56et on le dégage.
15:57Hollande le dégage.
15:58Tout à fait.
15:58Alors en fait,
15:59il a accepté
16:01les règles du jeu
16:01telles que les puissants
16:03et le capitalisme mondial
16:04aiment les présenter.
16:08En fait,
16:09il n'a pas lutté
16:10contre ce capitalisme
16:11largement américain,
16:13ce capitalisme
16:14des fonds d'investissement.
16:15Alors qu'il y avait
16:16des moyens,
16:16y compris,
16:17là vous parliez
16:18d'Arnaud Montebourg,
16:19des moyens étatifs.
16:20Il veut sauver Alstom.
16:21Tout à fait.
16:22Il y a des solutions
16:23pour contrer
16:24ce capitalisme financier,
16:26y compris
16:26dans ce que certains
16:27appellent la prédation
16:29des entreprises
16:29industrielles françaises.
16:30Et on le rappelle,
16:31il est remplacé
16:31par Emmanuel Macron
16:33à Bercy,
16:34sur décision de Valls et de Hollande.
16:36Et Alstom
16:37sera finalement privatisé.
16:38Oui,
16:38alors dans le livre,
16:39j'évoque également
16:40le dossier plus récent
16:42d'Atos,
16:44entreprise stratégique,
16:45parce que c'est
16:46les hypercalculateurs
16:46qui permettent...
16:47Alors là du coup,
16:47c'est un autre capitaliste,
16:48c'est le Tchèque-Kretinsky
16:49qui met son nez dedans.
16:50Voilà, tout à fait.
16:51Avec Richard Ferrand
16:51qui tira un politique...
16:53qui conseille Daniel Kretinsky.
16:56Richard Ferrand
16:57qui conseille Daniel Kretinsky.
16:58Après il devient
16:59président du conseil constitutionnel.
17:00Et après il devient
17:01Et après il devient
17:01président du conseil constitutionnel.
17:01Et ces choses-là sont dites.
17:02Voilà, et donc là
17:03on est dans l'entre-soi
17:05entre une partie,
17:06je dis bien une partie,
17:07il y a toujours des gens
17:07qui font bien leur boulot,
17:08qui ont encore le sens
17:09d'un intérêt général,
17:10heureusement.
17:10Mais on est dans
17:11cette imbrication
17:13assez incroyable,
17:14de plus en plus importante,
17:15entre pouvoir politique
17:16et force financière,
17:17entre pouvoir politique
17:18et grande fortune.
17:19Ça se focalise,
17:20et d'ailleurs je le raconte
17:21dans le livre,
17:22notamment sur l'Elysée,
17:23où en fait c'est la cour
17:24quasiment,
17:26sauf que les ménobles
17:28ont été remplacés
17:29par les grands financiers.
17:30Les témoignages
17:30que vous apportez,
17:31le discours d'Emmanuel Macron
17:32à la remise
17:33de Légion d'honneur
17:34de la fille
17:35de Bernard Arnault
17:36est un chef-d'oeuvre
17:37de littérature
17:38de compromission politique.
17:39Si le général de Gaulle
17:41lit ça,
17:41je pense qu'il fait
17:42ventilateur dans sa tombe.
17:43Oui, alors effectivement
17:45vous faites référence
17:46à un long discours
17:47d'Emmanuel Macron
17:48lors d'une cérémonie
17:49pour remettre
17:50la Légion d'honneur
17:51à Delphine Arnault
17:52qui est donc la fille
17:53de Bernard Arnault.
17:54Patronique Christian Dior.
17:55Voilà,
17:56et donc
17:57Emmanuel Macron
17:59discours
18:00devant ses invités,
18:01devant ses 200 invités,
18:02et moi j'ai eu accès
18:04à l'intégralité
18:04de ce discours
18:06parce qu'un contact
18:07m'a transmis
18:08l'enregistrement.
18:09Un document historique.
18:10Voilà,
18:11c'est un document historique.
18:11Je l'ai retranscrit
18:12dans son entièreté
18:14sur ce premier chapitre
18:15introductif
18:16pour montrer quelque chose,
18:18c'est-à-dire en fait
18:18la soumission du pouvoir politique
18:20à ces forces financières-là.
18:21D'ailleurs,
18:22il y a un des ministres
18:23du gouvernement Macron
18:23qui m'a quand même
18:24donné son inquiétude,
18:25un ministre de droite
18:26qui m'a expliqué
18:27que ces grandes fortunes
18:29n'ont jamais eu
18:29autant de pouvoir
18:30sous la Vème République.
18:31Pourquoi ?
18:31Parce que ces grandes fortunes
18:32sont en particulier
18:33aujourd'hui
18:33propriétaires de médias.
18:35Et par ailleurs,
18:35ces grandes fortunes
18:36ont totalement tiré
18:37leur épingle du jeu
18:38des fameuses règles financières
18:40qu'on présente,
18:41qu'on aime présenter
18:42comme naturelles.
18:43Elles ne sont pas naturelles
18:44ces règles financières.
18:45les États européens
18:46pourraient très bien
18:47les remettre en cause.
18:48D'ailleurs,
18:49aujourd'hui,
18:50aux États-Unis
18:50comme en Chine,
18:51les règles ne se passent pas
18:52exactement de la même manière.
18:54C'est-à-dire...
18:54Je cite la dernière phrase
18:56et la conclusion
18:56de votre ouvrage
18:57est la 529 page.
18:59Si on en croit
18:59Xavier Niel,
19:00ouvrez les guillemets,
19:01un entrepreneur
19:01est plus capable
19:03de changer le monde
19:03qu'un homme politique
19:05à toutes les échelles
19:06de la société.
19:06Oui, alors ça...
19:07Ça, on l'a en France.
19:08Ça, ça montre
19:09le mépris
19:10de ses grandes fortunes
19:11pour le pouvoir politique.
19:12C'est-à-dire que
19:12comme le pouvoir politique
19:13se soumet,
19:14en face,
19:15la réponse des puissants
19:17et des dirigeants économiques,
19:18de ces dirigeants économiques,
19:19c'est finalement
19:20le mépris
19:21des institutions démocratiques.
19:23Et c'est aussi l'idée
19:24qu'aujourd'hui,
19:26ces dirigeants,
19:27enfin ces dirigeants,
19:28disons que
19:28ces grandes fortunes,
19:29et on le voit aux États-Unis,
19:31elles ont le fantasme,
19:32et on retrouve
19:32le fantasme libertarien,
19:34elles ont le fantasme
19:34de...
19:35Il faut que l'État
19:36fonctionne comme une entreprise.
19:37Un État,
19:38ça ne fonctionne pas
19:38comme une entreprise.
19:39Et donc,
19:40ils ont le fantasme
19:41de...
19:41On va prendre les commandes
19:42directement.
19:42Et ça,
19:43c'est ce que j'appelle
19:43l'effet Trump,
19:44c'est l'effet Musk également.
19:46Et on retrouve ça
19:47du côté
19:48des grandes fortunes françaises,
19:49parce que Bernard Arnault
19:49comme Xavier Niel,
19:50Vincent Bolloré,
19:51sont tous fascinés
19:52par ce modèle-là
19:53anglo-américain.
19:54Bolloré,
19:54c'est un petit peu différent.
19:55Lui,
19:56Bolloré,
19:56il est très proche
19:57d'un grand mania
19:59des médias anglo-américains
20:00qui s'appelle
20:01Robert Murdoch,
20:02qui est le plus grand mania
20:03des médias internationales,
20:05qui est d'origine australienne,
20:06qui est maintenant américaine.
20:07Parce que vous dites bien,
20:08il y a un rapprochement
20:12et ensuite,
20:13il va y avoir
20:13une divergence flouante.
20:14Et aujourd'hui,
20:15on est dans une confrontation.
20:16Une confrontation totale,
20:17mais il y a eu des va-et-vient.
20:18C'est-à-dire que,
20:19par exemple,
20:20en 2022,
20:21quand on a présenté
20:21en 2022
20:22qu'il y avait toujours
20:24le divorce entre Bolloré et Macron,
20:25ce n'était pas le cas,
20:26par exemple.
20:27Et donc,
20:27ça a expliqué pas mal de choses
20:29pendant cette période-là.
20:30Je rappelle que Bolloré
20:32a décidé de vendre
20:33ses activités africaines
20:34au groupe MSC,
20:35premier armateur mondial,
20:36dont la famille propriétaire.
20:38Avec un petit accident juridique
20:39qui a dû a coûté cher.
20:40Et dont la famille propriétaire
20:42est celle d'Alexis Collère,
20:44l'ancien premier collaborateur
20:45d'Emmanuel Macron à l'Elysée,
20:46comme secrétaire général de l'Elysée.
20:47Comme quoi,
20:48les liens sont très étroits
20:49quelquefois entre la politique,
20:50la finance,
20:51et puis les milieux,
20:52les milieux d'affaires.
20:53Vous restez avec nous,
20:53nous sommes sur Sud Radio.
20:55Anissa,
20:55on continue.
20:56Au terme de ces années Macron,
20:57votre confiance a-t-elle résisté ?
20:59Quel événement l'a renforcée
21:00ou au contraire brisée ?
21:01Et qu'est-ce qui pourrait
21:02la rétablir à votre avis ?
21:04Emmanuel Macron a-t-il tort
21:05ou raison
21:06de vendre des fleurons français
21:07à des entreprises étrangères ?
21:09Appelez-nous pour en discuter
21:10directement avec Marc Andeveld,
21:12journaliste d'investigation
21:13et auteur de l'argent magique,
21:16enquête sur les illusions
21:17du capitalisme français
21:18aux éditions du Seuil
21:19et au 0826 303.
21:23Midi 14h,
21:24Sud Radio,
21:25la France dans tous ses états,
21:27Péricault-Légas.
21:28Vous êtes bien sur Sud Radio,
21:30ce lundi 26 octobre,
21:32il est 13h30,
21:32je reçois Marc Andeveld,
21:34auteur de l'argent magique,
21:35enquête sur les illusions
21:36du capitalisme français
21:37où cet investigateur
21:39repère ce limier
21:40qui fait peur
21:41au grand capital
21:41et une partie
21:42de la classe politique
21:43par ses révélations
21:44nous explique
21:45l'étroite imbrication
21:46mais à un échelon
21:47qu'on ne pouvait pas imaginer
21:48entre la haute
21:49et la grande finance,
21:50le grand capitalisme français
21:52contre lequel on n'a rien,
21:53c'est des gens
21:53qui créent des richesses
21:54mais voilà,
21:55l'imbrication
21:56avec le pouvoir politique,
21:57la confusion
21:58jusqu'à la compromission
21:59peut être
22:00dans certains cas
22:01problématique
22:01et ne fait pas forcément
22:03du bien
22:03au pays.
22:04Marc Andeveld,
22:04je voudrais qu'on dise à moi
22:05que vous avez déjà évoqué
22:06tout à l'heure
22:07le discours d'Emmanuel Macron
22:08lorsqu'il remet la médaille
22:09de Légion d'honneur
22:10à Delphine Arnault,
22:11PDG de Christian Dior,
22:12c'est un éloge,
22:13c'est un cri d'amour,
22:14mais surtout c'est un aveu
22:16de collusion terrible.
22:17Est-ce qu'il y a
22:18des liens
22:20là,
22:21différents
22:21de ce qui a été
22:22entre
22:23le grand capital,
22:24les grands patrons français
22:25et
22:27carrément
22:27les chefs d'État ?
22:28L'amitié entre François Pinault
22:29et Chirac
22:30est historique
22:31et là,
22:32Emmanuel Macron,
22:33il en a plusieurs,
22:34dont Bernard Arnault
22:35mais pas que.
22:36C'est-à-dire que c'est des gens
22:36qui vont à l'Élysée,
22:37qui parlent à l'Élysée,
22:38qu'on consulte,
22:39qu'on appelle,
22:40on se voit en privé,
22:41les épouses sont très amies,
22:43je suis désolé,
22:44on est dans un système,
22:45je ne vais pas utiliser
22:46le mot mafia,
22:47ça n'a rien à voir.
22:48Enfin,
22:48c'est quand même
22:48de la compromission
22:49qui peut mettre en péril
22:51les intérêts de l'État.
22:53Ce qui m'a le plus frappé
22:54à travers mon enquête,
22:55c'est qu'y compris
22:56les histoires de famille,
22:57et là,
22:57je parle de la famille Arnault
22:59parce que j'évoque
23:00toutes les questions
23:01de la succession
23:02de Bernard Arnault,
23:03eh bien,
23:04je me suis aperçu
23:04que le chef de l'État,
23:06comme son épouse,
23:06Brigitte Macron,
23:07était impliqué
23:08dans ces sujets-là.
23:09Pourquoi ?
23:09Parce que les grandes fortunes,
23:11donc Bernard Arnault d'un côté
23:13et Xavier Niel de l'autre,
23:14qui, je le rappelle,
23:15est donc le compagnon
23:17de Delphine Arnault,
23:18de Xavier Niel,
23:20ces deux grandes fortunes-là
23:21se bataillent sur
23:22qui contrôlera
23:24le groupe LVMH
23:24dans les prochaines années.
23:26Et ça,
23:26c'est ce que je relate
23:27avec pas mal de détails
23:28et de révélations,
23:29parce que la presse
23:30a déjà chroniqué le sujet,
23:31mais il n'évoque pas
23:32le fond du dossier.
23:33Le fond du dossier,
23:34c'est cette bataille
23:35entre Xavier Niel
23:36et Bernard Arnault.
23:37Et dans cette bataille
23:38entre Xavier Niel
23:39et Bernard Arnault,
23:39Bernard Arnault a lui-même
23:40qualifié Xavier Niel
23:42de « gendre »
23:43dans un tweet cet été.
23:44Le tweet du chapitre
23:44s'appelle
23:45« Le gendre et le patriarche ».
23:46Oui, c'est ça.
23:47LVMH,
23:48le patriarche et le gendre,
23:49tout à fait.
23:50Et donc,
23:50dans ce chapitre-là,
23:51je reviens
23:51dans ces histoires de famille,
23:52mais ce qui m'a frappé,
23:53c'est que le président
23:54de la République
23:55et Brigitte Macron
23:55sont impliqués
23:57parce que tant
23:58Bernard Arnault
23:58que Xavier Niel
24:00essayent d'avoir
24:01de l'attention,
24:02d'avoir des coups
24:03de téléphone,
24:04d'avoir tel dîner,
24:05d'avoir même
24:06en gros
24:07l'attention
24:08et même
24:09les décisions favorables
24:10du chef de l'État.
24:11Alors même que c'est
24:12un groupe de luxe
24:12qui ne concerne pas
24:13l'État
24:14en proprement parlé.
24:16Et donc,
24:17il y a une imbrication
24:18totale,
24:19là pour le coup,
24:19de ces puissants-là
24:20qui vivent
24:21entre jet privé,
24:23entre villégiature
24:25internationale
24:25qui vivent entre
24:26New York,
24:27le Japon,
24:28le Moyen-Orient
24:29ou l'Italie
24:30et le président
24:31de la République française.
24:32Et on est bien loin,
24:33on va dire,
24:34d'une hygiène de pouvoir
24:35comme celle
24:36que vous parliez
24:36du général de Gaulle
24:37qui avait d'ailleurs,
24:39qui s'était confronté
24:40au milieu financier
24:40à l'époque
24:41pour sauver
24:42l'industrie française
24:43parce qu'il faut le rappeler,
24:44en gros,
24:44le général de Gaulle
24:45avait décidé d'investir
24:46via l'État notamment
24:47dans l'industrie française,
24:49c'est ce qui a permis
24:49notamment le programme nucléaire
24:51mais pas uniquement
24:51et il avait dit
24:52aux financiers
24:54qui l'accusaient
24:55de ne pas suffisamment
24:56investir dans l'industrie,
24:57le général de Gaulle
24:58avait dit
24:58cette fameuse phrase
24:59qu'on connaît,
25:00la politique de la France
25:01ne se fait pas
25:02à la corbeille,
25:03la corbeille étant
25:03l'espace
25:04qui était au Palais Broagnard
25:06là où il y avait
25:07la bourse de Paris.
25:08Complété 30 ans plus tard
25:09par la phrase
25:09de la bourse
25:12de la Premier Ministre.
25:16La bourse
25:16en est rien assurée.
25:18Alors là,
25:19je n'ai pas l'arrêt de faire.
25:20Si, si, si,
25:21la Première Ministre,
25:21je connais
25:22qui est la Première Ministre
25:23de François Mitterrand.
25:25Edith Cresson.
25:27D'ailleurs,
25:27Edith Cresson,
25:28je l'ai interviewée
25:29dans le livre
25:30et Edith Cresson,
25:31elle rappelle
25:32qu'à l'époque,
25:33justement,
25:34l'industrie
25:34n'était pas le problème
25:35des responsables socialistes
25:37ou des hauts fonctionnaires,
25:38qu'elle avait énormément de mal.
25:39Elle,
25:39qui venait d'une ville industrielle,
25:41c'est-à-dire Châtellerault,
25:42qui était maire de Châtellerault,
25:43elle avait un attachement
25:44pour l'industrie,
25:45pour les industries stratégiques,
25:46pour les ouvriers.
25:47Elle me disait,
25:48je la cite assez longuement
25:49dans le livre,
25:50elle dit, justement,
25:51que ce n'était pas la mode
25:52à l'époque,
25:52les industries,
25:53parce que l'industrie,
25:54en gros,
25:54je le fais de mémoire,
25:56mais en gros,
25:56ça pue.
25:58Et y compris les ouvriers,
26:00ça c'est ce qu'elle dit,
26:01c'est pas elle qui dit ça,
26:03c'est ses interlocuteurs.
26:04C'est une population,
26:05voilà,
26:06un prolétariat
26:06qui est un peu deuxième.
26:07C'est ses interlocuteurs.
26:09Puis ça vote mal.
26:10Ça vote mal.
26:10C'est ses interlocuteurs-là
26:11qui, à l'époque,
26:12lui disaient.
26:13Et donc,
26:13elle était assez démunie
26:15pour convaincre
26:16qu'il fallait que l'État
26:18soutienne l'industrie française,
26:19les industries stratégiques françaises.
26:20On voit que 30 ans plus tard,
26:22elle avait en réalité raison,
26:23parce qu'aujourd'hui,
26:24dans le monde malveillant,
26:26le monde compliqué
26:26qu'on connaît,
26:27notamment sur un point de vue géopolitique,
26:29l'industrie,
26:29les industries stratégiques,
26:30c'est une question vitale
26:33pour le pays.
26:33Alors, Marc-Ande Debel,
26:34vous expliquez que Bernard Arnault
26:36est peut-être
26:36la plus grande puissance économique
26:38que la France ait jamais connue.
26:39Elle a eu des grands patrons,
26:40des grands capitalistes,
26:42lui dépasse toutes les mesures
26:43par ses chiffres d'affaires,
26:45par sa puissance,
26:45par sa diversité.
26:47Il vient lui aussi
26:48à la possession des médias.
26:51Vous dites,
26:52il ne possède pas tous les médias,
26:53même s'il a constitué,
26:54à l'image de Jean-Luc Lagardère,
26:55qui est son image,
26:57il a constitué
26:58un groupe de presse
26:59très important,
27:00mais ça ne se limite pas là.
27:02Le fait qu'il fasse
27:03de la publicité
27:03dans beaucoup de médias
27:04fait que même
27:05si ce sont des journaux
27:06ou des médias
27:07qui ne sont pas à lui,
27:08il y exerce quand même
27:09une certaine influence.
27:10On l'a vu encore très récemment
27:11où il a annoncé
27:12qu'il y aurait,
27:14en tout cas,
27:14je ne sais plus si c'est lui
27:14qui l'a annoncé,
27:15mais en tout cas,
27:16on a appris
27:17que le groupe LVMH
27:18avait décidé d'enlever
27:20la pub dans le journal
27:21Le Monde,
27:22suite à une série
27:23de papiers
27:24sur Bernard Arnault.
27:24Bien évidemment,
27:26il faut rappeler également
27:28que la pub,
27:29l'arme de la pub,
27:30parce qu'on oublie
27:31assez souvent
27:32l'arme de la pub
27:32pour les grands propriétaires,
27:34mais par exemple,
27:34Vincent Bolloré
27:35a l'agence d'achat
27:36d'espace Avas,
27:38qui est également
27:38un outil
27:39pour influencer
27:40sur les lignes éditoriales
27:41et surtout aussi
27:43sur ce que les journaux
27:45seront capables
27:45ou non de révéler
27:46au grand public
27:47en termes d'informations.
27:48Vous l'avez rappelé,
27:49je suis journaliste d'investigation,
27:50je fais des enquêtes
27:51et donc je sais très bien
27:51que ces puissants-là
27:53n'aiment pas quand des informations
27:54sont délivrées dans les journaux.
27:56Leur souci n'est pas
27:57l'information au grand public,
27:59au contraire.
28:00Leur souci,
28:00c'est que ces informations
28:01ne soient jamais révélées
28:02au grand public.
28:03C'est d'ailleurs pour ça
28:04que les réseaux sociaux
28:05leur posent autant de problèmes
28:06et c'est pour ça aussi
28:07qu'ils cherchent absolument
28:08à contrôler la presse
28:10et les médias
28:10depuis quelques années.
28:11S'ils pouvaient vous faire taire,
28:13certains auraient
28:14et ils ont essayé
28:15de vous faire taire
28:16mais vous ne vous taisez pas
28:17et quand vous ne pouvez pas
28:17vous exprimer dans les médias,
28:19peu importe,
28:19vous écrivez un livre.
28:20Marc Andevêle,
28:21je voudrais qu'on rejoigne
28:22un petit peu l'actualité.
28:23Vous êtes un journaliste
28:24d'investigation,
28:25vous êtes un journaliste
28:26engagé sur les questions sociales,
28:27la fracture sociale,
28:28elle est quelque part
28:29sous-jacente dans votre livre.
28:30On sort et on vit encore
28:32une période de violence,
28:35de revendications,
28:36de violences policières,
28:38alors justifiées,
28:39pas justifiées,
28:40de mécontentements,
28:41de protestations.
28:42Est-ce que c'est le fruit
28:44justement de ce capitalisme
28:46macronien qui a provis
28:48une partie du pays,
28:48qui exaspère les gens,
28:49l'indignation,
28:50qui provoque un désespoir
28:52et donc des colères
28:53qui aboutissent aux scènes
28:53terribles auxquelles
28:54on a assisté ?
28:55Je vous parlais
28:56des illusions
28:57du capitalisme français.
28:58Les illusions
28:59du capitalisme français,
29:00c'est quoi ?
29:00C'est 211 milliards
29:02de dettes publiques
29:03et de subventions publiques
29:04au grand groupe du CAC 40.
29:06Pourquoi, au final ?
29:07C'est la banque publique
29:08d'investissement
29:09qui a largement permis
29:11le développement
29:12de ce qu'on appelle
29:13la French Tech,
29:13mais pour combien d'emplois
29:14et pour quels Français ?
29:16Donc, c'est tout un tas
29:18de décisions
29:19de politiques économiques
29:20qui ont toujours
29:22eu comme bénéficiaires
29:23en fait
29:24les gens,
29:25comme je le répétais
29:25tout à l'heure,
29:26qui avaient déjà
29:27de l'argent
29:27en réalité
29:28et le fameux ruissellement
29:29n'a pas fonctionné.
29:31Et ce n'est même pas moi
29:32qui le dit.
29:33C'est des patrons,
29:34c'est des PDG du CAC 40.
29:36Par exemple,
29:37j'ai interrogé
29:38Benoît Bazin,
29:39PDG de Saint-Gobain,
29:41grand groupe industriel français,
29:42l'un des derniers
29:43grands groupes
29:43industriels français.
29:44Benoît Bazin
29:45en appelle carrément
29:46à la planification écologique.
29:48C'est une terminologie
29:49très mélancelienne.
29:50Retour au gaullisme.
29:51Il faut planifier.
29:51L'État est là pour planifier.
29:52Il n'est pas là
29:53pour se mêler
29:54de la gestion.
29:55Il est là pour permettre
29:56au grand capital
29:57de fructifier
29:58et de se développer.
29:59Tout à fait.
30:00Les fameux carnets de commandes
30:01pour avoir
30:02de la perspective.
30:04Et donc, ça,
30:04ce n'est pas la politique
30:05qui a été faite.
30:06Parce que la politique
30:06qui a été choisie,
30:07c'est celle, au contraire,
30:09du rêve de la finance,
30:10mais qui, en réalité,
30:11n'est qu'une illusion.
30:13Pourquoi ?
30:13Parce que le capital
30:14est hyper concentré
30:16aux Etats-Unis,
30:16en réalité.
30:18Je vais vous donner...
30:19Wall Street
30:19est vraiment
30:20la capital financière du monde.
30:21Oui, complètement.
30:22Donc, la phrase d'un à main
30:23que la France
30:23n'est plus qu'un compartiment.
30:24Et juste,
30:25Wall Street,
30:26c'est 32 000 milliards
30:28de dollars
30:28de capitalisation boursière.
30:29Le Nasdaq,
30:30qui représente
30:31les valeurs
30:31de haute technologie américaine,
30:33c'est 39 000 milliards
30:34de dollars.
30:35Et en réalité,
30:36le rêve français
30:37de la finance
30:38n'arrivera jamais
30:39à rivaliser
30:40avec cette finance-là
30:41américaine.
30:42Qu'est-ce qui se passe
30:42quand on se fâche
30:42avec Trump ?
30:43On se fâche avec Wall Street,
30:44c'est très dangereux.
30:46Donc là,
30:46je vois qu'il y a des gens...
30:47Oui, mais là,
30:48on revient
30:49à quelque chose
30:50que j'évoquais tout à l'heure.
30:51C'est face à la Chine,
30:52face aux Etats-Unis,
30:54il faut que les règles du jeu,
30:55notamment dans le cadre européen,
30:57changent.
30:58Et donc,
30:58et ça,
30:59ça répondrait
31:00à la question sociale.
31:01Pourquoi ?
31:01Parce que le cadre européen,
31:02ils étaient dans une idéologie
31:04à Bruxelles
31:05d'assurer la concurrence,
31:06la concurrence dite
31:07libre et parfaite
31:08du marché.
31:09Ça,
31:09ça ne fonctionne pas.
31:10Libre et non fossé.
31:11Libre et non fossé.
31:13ça ne fonctionne pas.
31:14Pipo total,
31:15échec total.
31:16Échec total.
31:16Échec total du néolibéralisme.
31:18Le néolibéralisme,
31:19c'est quoi ?
31:19C'est la privatisation des profits
31:21et la nationalisation des pertes.
31:23Et là,
31:23aujourd'hui,
31:24à travers la finance,
31:25je l'évoquais sur le sauvetage
31:27du système financier international
31:28après 2008,
31:29on n'est même pas
31:30à la nationalisation des pertes,
31:31on est à la socialisation du risque.
31:33C'est-à-dire que,
31:35je vais reprendre
31:35une terminologie
31:36très macronienne,
31:37il dit souvent,
31:39il faut prendre son risque
31:40et j'aime prendre mon risque.
31:42Mais le problème,
31:42aujourd'hui,
31:43c'est que dans les dirigeants
31:44économiques français,
31:45dans les plus puissants,
31:46ils ne prennent pas leur risque.
31:47C'est le peuple.
31:48Ils le font prendre au peuple.
31:49Ils le font prendre au peuple.
31:50Et donc,
31:50il y a un inversement
31:51des responsabilités
31:52où on dit toujours,
31:54c'est aux français
31:55de faire des efforts,
31:56mais en réalité,
31:56les grandes fortunes
31:57ne font pas assez d'efforts
31:58pour le bien du pays.
31:59D'ailleurs,
32:00même Macron
32:01s'en est aperçu
32:01parce que depuis 2024,
32:03entre lui et les grandes fortunes,
32:05ce n'est plus vraiment
32:06la même musique.
32:08Il est un peu perdant,
32:09il aime bien les gagnants,
32:10ces gens-là.
32:10Et voilà,
32:11et donc,
32:13chacun s'envoie des critiques
32:14à la face
32:15et le président de la République
32:16a plusieurs reprises,
32:17mais sans que ça soit
32:20suivi des faits,
32:20des décisions.
32:21Il a plusieurs fois rappelé
32:23la responsabilité nationale
32:25de ces grandes fortunes,
32:28cette responsabilité.
32:29Marc Andemette,
32:30quand il parle de ruissellement,
32:31on se dit,
32:31bon, effectivement,
32:32les riches vont s'enrichir,
32:34mais ce qui va déborder
32:36retombera.
32:36Alors,
32:36le premier de cordée,
32:37la cordée d'en bas,
32:38ils diront quelque chose.
32:40Il y croit,
32:40puisque vous le connaissez bien là,
32:42il y croit
32:43où c'est un leurre
32:44pour endormir les masses,
32:45où il pense vraiment
32:46qu'à un moment donné,
32:47ce qui capitalise
32:47va tellement s'enrichir
32:48qu'il y aura des restes
32:50qui vont déborder,
32:51et qui vont retomber
32:51sur les caches
32:52et les coûts sociaux défavorisés.
32:54J'allais dire,
32:54il y a cru comme tout un tas
32:56de ses supporters
32:57il y a une dizaine d'années,
32:58c'est-à-dire,
32:59le fameux cercle de la raison
33:00promu depuis une vingtaine,
33:02trentaine d'années
33:02par Alain Minck, d'ailleurs.
33:04Alain Minck, récemment,
33:05a sorti un livre
33:06qui s'appelle
33:06Ce capitalisme fou.
33:08En réalité,
33:08sur le constat,
33:09il fait quasiment les mêmes
33:10que les miens,
33:10sauf que moi,
33:11c'est par l'enquête
33:11et c'est en citant des noms,
33:14parce que,
33:15contrairement à ce que dit
33:15François Hollande,
33:21mais cette finance
33:21n'est pas sans visage,
33:22justement,
33:23dans mon livre
33:23et dans l'enquête,
33:24je dis les noms.
33:25Je dis,
33:26quels sont les fonds
33:27tant américains
33:28que les fonds français ?
33:29Aujourd'hui,
33:30pour revenir également
33:31à une de vos questions,
33:32la place économique
33:33et financière de Paris,
33:35qui dirige cette place-là ?
33:36C'est, en gros,
33:37à la fois les grandes fortunes,
33:39donc qu'on a citées,
33:40c'est à peu près 20%
33:41du CAC 40.
33:42À côté des grandes fortunes,
33:43il y a ce qu'on m'a présenté
33:45comme les nouveaux maîtres du monde,
33:46ces fameux fonds
33:47de gestionnaires d'actifs
33:48qui sont 90% américains.
33:51Ces gestionnaires d'actifs,
33:53ils utilisent de l'argent
33:54qu'on leur donne
33:56pour investir
33:56sur les marchés boursiers.
33:58Et enfin,
33:59il y a cette nouvelle finance
34:00qui existait depuis très longtemps
34:01en réalité,
34:02mais qui a explosé
34:03après la crise financière de 2008,
34:05une finance,
34:06une aristocratie financière,
34:07les fameuses aristocraties financières
34:09des fonds d'investissement
34:10qui ne se fait pas
34:11sur les marchés boursiers,
34:13mais qui se fait à l'ombre
34:14entre initiés.
34:15De façon parallèle.
34:16Nous sommes avec Macron de Nevelle,
34:17Anissa.
34:18Bien sûr,
34:18on continue,
34:19on va continuer
34:20et le système est-il fait
34:21pour servir les seuls avantages
34:23des grandes fortunes ?
34:23Ce sont les questions
34:24que l'on se pose
34:25ici effectivement
34:26avec Marc Andevelle,
34:27journaliste d'investigation
34:28et auteur de l'argent magique,
34:30enquête sur les illusions
34:30du capitalisme français.
34:32Aux éditions du Seuil,
34:34il parle d'aristocratie
34:35et vous dites-nous financières
34:37d'aristocratie financière.
34:38Pensez-vous qu'Emmanuel Macron
34:40est au service
34:41de ces grandes entreprises ?
34:42Dites-nous ce que vous en pensez.
34:43Au 0826 300 300...
34:4514h, Sud Radio,
34:47la France dans tous ses états,
34:49Péricault-Légas.
34:50Vous êtes bien sur Sud Radio,
34:52il est 13h46,
34:53nous sommes avec Marc Andevelle,
34:54d'auteur de l'argent magique,
34:55enquête sur les illusions
34:56du capitalisme français
34:57aux éditions du Seuil.
34:58Nous dissertons depuis 45 minutes
34:59avec lui
34:59sur les implications étroites
35:01entre la haute finance,
35:02le grand capital
35:03et le pouvoir politique français
35:05jusqu'à les niveaux
35:06qui peuvent être
35:07de la collusion
35:07ou de la compromission.
35:09Nous avons Abdelhak
35:10qui nous appelle
35:10de Mont-de-Marsan.
35:11Bonjour Abdelhak.
35:12Et bonjour à vous.
35:14Bonjour.
35:14Que vous inspirent,
35:15j'allais dire,
35:16les révélations,
35:17peut-être qu'on en savait
35:18déjà un petit peu,
35:19de Marc Andevelle
35:20sur les collusions
35:21entre le pouvoir
35:22et la finance ?
35:23En tout cas,
35:24j'admire son travail,
35:25je le remercie,
35:26j'en félicite vraiment.
35:28En plus,
35:29il explique clairement
35:29les choses
35:30et votre émission,
35:31c'est une des meilleures
35:32que j'ai entendues
35:33depuis quelques mois.
35:33Merci.
35:34On va essayer
35:35d'être digne
35:35que du compliment.
35:37Marc Andevelle
35:37reviendra de temps en temps
35:38à ce moment-là.
35:40Oui,
35:40j'ai écouté évidemment
35:41avec beaucoup d'intérêt
35:43tout ce qui a été dit.
35:44Voilà,
35:45c'est pas qu'on le sait
35:47parce que lui,
35:47il a fait l'investigation.
35:48En plus,
35:48lui,
35:49c'est qu'il confirme en plus.
35:50Moi,
35:50ce qui me fait mal au cœur,
35:52vous savez,
35:53j'adore mon pays
35:54comme beaucoup de Français
35:55et vous savez,
35:56on est entre 1800
35:58et 4000 millionnaires
35:59et milliardaires en France
36:01et voilà,
36:02c'est plutôt de gauche
36:03et vous savez,
36:03rien que la taxe
36:04que je suppose Zuckman,
36:05on sait que ça rapporte
36:06entre 15 et 25 milliards par an.
36:0815 et 25 milliards par an.
36:10C'est des personnes,
36:11je rappelle,
36:11qui seraient taxées de 2%
36:13quand ils ont 100 millions d'euros
36:15au minimum de patrimoine.
36:16100 millions d'euros.
36:18Donc voilà,
36:18et je trouve que la gauche
36:20pour laquelle j'ai voté
36:21tout le temps,
36:21puisque je suis plutôt
36:22socialiste,
36:23centriste,
36:23même,
36:24voilà,
36:25m'a clairement écœuré,
36:26dégoûté.
36:27Quand on voit les difficultés
36:28que dans notre pays,
36:29quand on voit les étudiants
36:30qui réclament 10 milliards
36:30pour avoir le droit
36:31d'étudier
36:32et d'étudier
36:33dans des conditions normales,
36:34ça me donne envie
36:35de vomir
36:35de ces 2%
36:36qu'on n'est même pas capable
36:38de droite et de gauche,
36:40d'assumer.
36:41Donc je trouve que,
36:42voilà,
36:42le cancer de la France
36:43c'est cette putain d'hypocrisie,
36:45voilà,
36:45ça me dégoûte.
36:45Mais Abdellac,
36:47le Parti Socialiste,
36:48l'a payé très cher
36:48lorsqu'Anne Hidalgo
36:49a fait 1,75% des voix.
36:51Je vous signale
36:52qu'elle succédait
36:53à quelques années près
36:54à la gauche
36:55de François Mitterrand.
36:56L'effondrement
36:57de la social-démocratie française
36:59accusée de compromission
37:00et, j'allais dire,
37:01de démission devant le capital
37:02lui a été fatal.
37:04Marc Randevelle,
37:05Abdellac,
37:06il parle au coin du bon sens,
37:07il se frappe au coin du bon sens.
37:08Oui, oui, bien sûr,
37:09hypocrisie, bien sûr.
37:11J'ai interrogé
37:11un ancien conseiller industriel
37:12de François Hollande, justement,
37:14et qui me disait
37:15qu'en gros,
37:16pour relancer
37:16la machine industrielle française,
37:18il faudrait 300 milliards d'euros.
37:20Alors, ça peut apparaître
37:21beaucoup d'argent,
37:22mais en réalité,
37:23300 milliards d'euros,
37:24comme il me le présentait,
37:25c'est à peine 2 à 3%
37:26de l'épargne française
37:28qui représente
37:296600 milliards d'euros.
37:31Et en réalité,
37:31il m'expliquait
37:32que si on pouvait affecter
37:33davantage de capital
37:34sur l'industrie
37:35chaque année,
37:36c'est-à-dire
37:3680 à 90 milliards par an,
37:38la machine économique
37:39d'un point de vue industriel
37:40pourrait tout à fait se faire.
37:42Et donc,
37:42mais ça,
37:42c'est des choix politiques
37:43qui n'ont pas été faits,
37:44tout simplement.
37:47L'hypocrisie
37:47qui est pointée également
37:48d'un point de vue budgétaire,
37:49parce qu'aujourd'hui,
37:50on parle beaucoup
37:50de la dette publique,
37:51mais la dette publique,
37:52elle est uniquement liée
37:52aux choix en amont
37:54qui ont été faits.
37:55On a asséché
37:56les finances publiques
37:57et le problème
37:58que les auditeurs
37:59doivent entendre,
38:01c'est que,
38:01bien évidemment,
38:02la question n'est pas
38:04celle des impôts
38:05par rapport,
38:06encore une fois,
38:06aux PME.
38:07Ça, bien évidemment,
38:08qu'il faut les alléger,
38:09il faut soutenir les PME.
38:10Mais la question,
38:11c'est qu'est-ce qu'on fête
38:12ces grandes fortunes-là
38:13ou de ces fonds d'investissement
38:15financiers
38:15qui, en réalité,
38:17ont démontré
38:17leur inefficacité
38:19d'investissement économique ?
38:21C'est-à-dire,
38:21ces fonds financiers
38:22ont fait fructifier,
38:24ont spéculé,
38:25ont gagné énormément d'argent.
38:26Un chiffre,
38:27en 10 ans,
38:29on est passé
38:30de 20 milliardaires
38:30en France
38:31à plus d'une cinquantaine
38:32de milliardaires en France.
38:33Mais parmi ces milliardaires-là,
38:35il n'y a pas que
38:35les grandes fortunes
38:36qu'on connaît,
38:36qu'on connaît tous
38:38et qu'on a citées,
38:39il y a également
38:40des patrons de fonds d'investissement
38:41qui, en quelques années,
38:42ont gagné des centaines
38:43de millions d'euros
38:44chaque année sur la place.
38:46Et alors,
38:47pourquoi ?
38:47Je l'explique dans le livre,
38:49mais par exemple,
38:50ça explique que
38:51parmi mes interlocuteurs,
38:52y compris au cœur même
38:53du système économique,
38:54il y a des gens
38:55qui ont du ressentiment,
38:56qui ont de la jalousie.
38:57Il y a par exemple
38:58un ancien banquier d'affaires
38:59de Rothschild
38:59qui m'a lancé
39:00un peu cyniquement.
39:02si vous êtes banquier d'affaires
39:03aujourd'hui à Paris,
39:04c'est que vous avez raté
39:05votre vie.
39:05Pourquoi il disait ça ?
39:07Parce qu'en gros,
39:07pour gagner énormément
39:09d'argent aujourd'hui,
39:10il faut être patron
39:10de fonds d'investissement.
39:11Donc, il y a un petit peu
39:12de règlement de compte.
39:12Nous avons Florent
39:13qui nous appelle de DAX.
39:14Bonjour Florent.
39:15Oui, bonjour.
39:16Bonjour.
39:17Ce que Marc Landevelle
39:18nous révèle,
39:19on le savait déjà un petit peu,
39:20c'est quelque chose
39:21qui vous choque ou non,
39:22cette implication ?
39:23Non, ça ne me choque pas du tout.
39:26Tout ça colle très bien
39:28avec ce que fait M. Macron
39:30depuis des années
39:31et avant qu'il soit
39:33d'ailleurs président.
39:37Je ne sais pas quoi dire de Brice.
39:39Ce n'est qu'une révélation
39:41dont vous soupçonniez
39:43déjà la réalité.
39:45Et puis, on nous disait
39:46qu'on était des complotistes
39:47encore à l'époque.
39:48Donc, voilà.
39:51Je ne vais pas...
39:54Là-dessus, je ne vais pas
39:54parler en plus.
39:57Moi, je...
39:58Ça ne m'étonne pas.
40:00Il n'y a plus un
40:00qui m'étonne d'ailleurs.
40:02Non, non, mais...
40:03C'est clair, c'est clair, Florent.
40:05Marc Landevelle,
40:06c'est ce que dit Florent.
40:08Est-ce que Florent, vous...
40:11Je suis un peu surpris
40:12parce que je devais intervenir
40:13pour Trappes.
40:14Oui, oui, je vous redonne la parole.
40:17Juste dire, voilà,
40:18on découvre Macron,
40:18il y a des gens
40:19qui ne découvrent rien du tout,
40:20on se doutait depuis le départ.
40:21Oui, mais ça va.
40:22Le problème, c'est que
40:23c'est juste ce que je raconte
40:23dans le livre.
40:25Macron, je le connais.
40:26J'ai suffisamment enquêté
40:28sur lui,
40:28sur ce qu'on appelle
40:30la Macronie
40:30et depuis très longtemps.
40:33Ce que j'avais peut-être
40:34sous-estimé sur certains aspects,
40:35c'est à quel point
40:37le monde économique français,
40:38comme on disait
40:39au début de l'émission,
40:40est aujourd'hui
40:40sous la soumission
40:41du capitalisme américain.
40:43Et donc,
40:43ce capitalisme américain
40:45qui devient d'ailleurs
40:45prédateur pour l'Union européenne,
40:47pour les pays de l'Europe.
40:48On le voit bien.
40:49Et en fait,
40:50le rêve des Américains
40:51aujourd'hui,
40:52c'est de mettre
40:53sous la coupe
40:53quasiment
40:54d'une forme
40:55de colonialisme économique
40:57l'Europe
40:57et la France en particulier.
40:58Et on donne de l'argent
40:59à l'Ukraine
40:59pour acheter des...
41:00Ça, c'est aussi un autre sujet,
41:01mais effectivement,
41:02c'est ce contexte-là.
41:04Et ce contexte-là,
41:05il devrait être débattu
41:06dans les prochains mois
41:06à l'élection présidentielle.
41:07Alors, Marc Hennveld,
41:08on va revenir sur l'actualité
41:09parce qu'évidemment,
41:10ce qui s'est passé à Trappes
41:11et je pense que vous avez
41:12vous aussi une analyse.
41:14Florent, je vous écoute
41:15sur Macron à Trappes.
41:17Alors, avant d'attaquer Macron,
41:19moi, il y a une chose qui m'a...
41:21Il y a deux choses
41:21qui m'ont surpris.
41:22Une surprise
41:24pendant que les événements
41:25venaient une heure après
41:27qu'ils aient...
41:28Ou deux, trois heures après
41:29qu'ils se soient intervenus.
41:31Il y a d'abord Ali Rabé.
41:33Alors, je rappelle
41:34qu'il est quand même
41:34sous le coup
41:35de suspicion de fraude électorale
41:37quand même,
41:38qui dénonce déjà
41:38une attaque probablement raciste.
41:41Et ensuite,
41:41on a le parquet.
41:43Depuis quand
41:43la qualification des faits
41:45par le parquet
41:46tient lieu de parole sacrée
41:47alors que l'enquête débute ?
41:49Vous voyez,
41:50il y a déjà un problème là-dessus.
41:51On veut mettre ça déjà
41:53sur le bout d'un racisme.
41:54Alors, ça a priori,
41:56c'est vrai.
41:56Mais on voit bien aussi
41:57que c'est un acte
41:59un peu de...
42:01Enfin, un acte de folie.
42:02Voilà.
42:03Mais par contre,
42:04la mise en place,
42:05la présentation
42:07auprès
42:07de nos...
42:09du communiqué d'information
42:11ont déjà en pointe du doigt
42:13le racisme pur et dur.
42:16C'était limite
42:17si c'était pas
42:18des gens issus du RN
42:20qu'on allait pointer du doigt.
42:22Donc, on voit bien
42:23qu'il y a une machination là-dessus
42:26qu'on essaye
42:27de manipuler la réalité.
42:29Donc, une qualification de fait,
42:30pour moi...
42:31Oui, oui.
42:32Florent, je vous rappelle
42:33qu'à l'Irabé,
42:34son élection a été confirmée
42:35par la justice.
42:36Voilà.
42:37Et quant à l'interprétation
42:38du parquet,
42:39elle fait partie
42:39de la polémique
42:40et du débat politique.
42:41Alors ensuite,
42:41on peut considérer,
42:43effectivement...
42:44On ne pointe pas d'abord
42:45du bon doigt
42:46de cette manière-là.
42:47Bon, et après,
42:48pour revenir à Macron,
42:49ben voilà,
42:49je confirme,
42:50moi,
42:51confirme,
42:51moi,
42:53cette pseudo-qualification
42:55bidon
42:55qui veut absolument
42:57nous amener
42:58à un équilibre,
42:59en gros,
43:00avec ce que fait
43:02l'extrême-gauche
43:03et ses fachois-là.
43:05Qu'est-ce que ça veut dire ?
43:07Parce qu'il y a bien
43:08un problème,
43:09je vous signale,
43:10et ça,
43:10c'est factuel,
43:11à l'heure actuelle,
43:12depuis plus d'un an
43:13ou deux ans,
43:14tous les gros pousscules
43:15extrémistes de droite,
43:17ben,
43:18ils se cachent.
43:19Ils se cachent,
43:20ils ne font plus rien.
43:21Par contre,
43:22de l'autre côté,
43:23là,
43:24on a un purée
43:25de contrepoids
43:25où on a des actions violentes,
43:27des appels à la haine
43:28qui ne sont toujours pas jugés.
43:31Je signale que
43:32les appels à la haine
43:33de Bayacourt
43:34et tous les filistes
43:36ne sont toujours pas...
43:38Florent,
43:39vous connaissez aujourd'hui
43:40la lenteur de la justice,
43:42la lourdeur des procédures,
43:44les entraves
43:45qui peuvent...
43:46Non, mais je comprends
43:46votre interrogation.
43:48Enfin,
43:48pour l'instant,
43:49on laisse les institutions
43:51faire leur travail.
43:52On a Laurent
43:52qui nous appelle
43:53deux fois.
43:54Bonjour, Laurent.
43:55Oui, bonjour.
43:58Vous voulez réagir,
43:59vous aussi,
43:59à la fusillade de Trappes
44:00et la déclaration
44:01du président de la République
44:02qui vous interpelle ?
44:03Entre autres,
44:04entre autres,
44:05parce que j'estime
44:07que les paroles
44:08qu'il y en a eues
44:08ne sont pas les paroles
44:10que doit avoir
44:11un chef d'État,
44:12surtout actuellement
44:13dans les tensions
44:14qu'il y a
44:15entre les militants,
44:17entre la population
44:19en général.
44:22ça, moi,
44:22j'appelle ça
44:22mettre de l'huile
44:23uniquement sur le feu.
44:24Voilà.
44:25Parce que, déjà,
44:26il n'y a rien
44:26qui est prouvé.
44:27Ce matin,
44:28on a eu une information,
44:29alors,
44:29à confirmer,
44:30bien sûr,
44:31mais que le Kevin,
44:34soi-disant,
44:35serait un militant
44:36de LFI,
44:38serait apparenté à LFI.
44:40Donc, voilà.
44:41Et de suite,
44:42les premières paroles
44:43de Bakayoko
44:44et de toute sa bande,
44:44de Mélenchon
44:45et compagnie,
44:46c'est, oui,
44:47c'est l'extrême droite,
44:47et l'extrême droite
44:48te tue.
44:49Je pense qu'actuellement,
44:50dans le climat social
44:51actuel,
44:52il y avait une chose
44:53à faire du premier
44:54représentant de l'État.
44:55Alors, bon,
44:56je sais qu'il est habitué
44:57à des conneries,
44:57on le connaît,
44:58Gasson.
45:00Mais,
45:02c'est ne pas mettre
45:03d'huile sur le feu.
45:04On est d'accord.
45:06De suite,
45:06c'est un attentat raciste,
45:08c'est ci,
45:08c'est ça,
45:09et forcément,
45:10en face LFI,
45:11vous leur dites
45:11un attentat raciste,
45:12eh bien,
45:13forcément,
45:13c'est le RN,
45:14c'est l'extrême droite,
45:15c'est ça.
45:16C'est le sujet
45:17de la polémique
45:18qui anime aujourd'hui
45:19la classe politique française.
45:20Marc-Andevel,
45:21la façon dont Emmanuel Macron
45:23a géré cette affaire de Trappes,
45:24il y a de la maladresse
45:25de sa part
45:26ou une tentative plutôt
45:27de jeter lui sur le feu ?
45:31Il y a de la maladresse
45:33chez lui
45:33depuis le départ,
45:34mais ce n'est pas lié
45:35à cet événement.
45:36Après,
45:37moi,
45:37je ne partage pas
45:38ce qui a été dit
45:38à l'antenne.
45:39Clairement,
45:40c'est un attentat raciste,
45:42c'est incontestable,
45:43les faits sont là.
45:45Même si le responsable
45:46a des problèmes
45:46qui graissent,
45:47c'est quand même
45:47un attentat raciste.
45:48Après,
45:49qu'il y ait
45:50des responsables politiques
45:51qui polémiquent,
45:53c'est leur problème,
45:54que le président
45:55de la République
45:55essaye de,
45:57en gros,
45:58reprendre la main
45:59d'un point de vue
46:00de pouvoir,
46:01ça,
46:01c'est un autre sujet.
46:02Ça ressemble.
46:03Merci Marc Andeveld
46:03d'avoir été avec nous.
46:04Je rappelle le titre
46:05de votre livre,
46:06Marc Andeveld,
46:07l'argent magique
46:08en quête
46:08sur les illusions
46:09du capitalisme français
46:10aux éditions du Seuil,
46:12les collusions
46:12entre la haute
46:13et la grande finance
46:14et le pouvoir politique français.
46:16Allez,
46:16529 pages,
46:17ça vous fera vos vacances
46:18de Noël
46:19si vous l'offrez en cadeau.
46:20En tout cas,
46:21une information essentielle
46:22pour comprendre aujourd'hui
46:23ce qui se passe en France.
46:25Je rappelle également
46:26que Marc Andeveld
46:28est auteur d'une newsletter
46:29qui s'appelle
46:29Big Picture
46:30et qui propose
46:31des décryptages
46:32des coulisses
46:32et des révélations
46:34exclusives
46:34portant sur les réseaux
46:35du pouvoir.
46:36Je rappelle également
46:37à ceux qui le souhaitent
46:37qu'une campagne officielle
46:38de soutien
46:39aux forces de l'ordre
46:40policier-pompier-gendarme
46:41est lancée sur
46:42Allodon.fr
46:43par l'amicale
46:44de la police nationale.
46:45C'est ce que nous disait
46:46un petit peu plus tôt
46:47M. Silvéra.
46:49à suivre évidemment
46:50Brigitte Laé.
46:51Merci et à demain.
Commentaires

Recommandations