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Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00Les équipes de BFMTV sont bien sûr mobilisées, elles suivent les cortèges et la mobilisation pour le pouvoir d'achat,
00:06contre la vie chère,
00:07elles sont aussi au plus près de la contestation lycéenne.
00:10Jean-Luc Mélenchon a qualifié cette journée de symbole de l'agonie d'un système, c'est ce qu'il
00:14a dit, le candidat de la France Insoumise.
00:16On va retrouver justement l'une des équipes de BFMTV au cœur de la manifestation du cortège parisien.
00:23À peu près, une petite.
00:27Écoutez, là, on est place de la nation et c'est vrai que les décibels ont monté d'un cran
00:29parce que les pompiers sont arrivés place de la nation.
00:32On a des pétards qui sont jetés, on a des explosions et on a évidemment des pompiers en colère.
00:37Et à ce jeu-là, on a trouvé Benoît. Benoît, il n'est pas syndiqué. Benoît, c'est la première
00:41fois qu'il manifeste alors que ça fait 26 ans que vous pratiquez.
00:43Oui, tout à fait.
00:44Mais là, vous m'avez dit, en juillet, c'était la goutte d'eau. Expliquez-nous.
00:46C'est la goutte qui fait déborder le vase. Quand on a vu les incendies en Gironde, en fait, il
00:50y a une remontée de la colère vis-à-vis des pompiers professionnels.
00:54Qui sont restés chez eux. Il fallait poser des vacances pour pouvoir aller aider nos collègues.
00:59Donc, nous, c'est inadmissible. Je pense qu'aucun ouvrier posera des vacances pour aller aider son employeur.
01:04Nous, on n'admet pas ça. C'est notre vocation et ça, on n'admet pas ça.
01:07Et quand on a vu le manque de matériel et d'effectifs qui manquaient, tout ça, il y a une
01:11colère qui monte.
01:12Et ça, on n'en peut plus. On n'a rien la casquette. Et à un moment donné, on est
01:15à la dernière roue de la charrette.
01:17Et ça, c'est plus possible. C'est justement plus possible. On a un manque de moyens. On n'est
01:20pas reconnu au niveau de notre santé.
01:22Voilà. Moi, j'ai chopé des choses. Voilà. Je ne sais pas si c'est dû au niveau professionnel.
01:27Vous avez vécu un été compliqué, vous, au niveau du travail ?
01:29Tout le monde a vécu un été compliqué. Ça a été très dur. C'est très exceptionnel.
01:33Vous l'avez relaté dans vos journaux et dans tous les articles. Tous les médias ont pu en parler.
01:38Ça a été très compliqué. Et je pense qu'il faudrait peut-être qu'ils pensent à nous.
01:42Sincèrement, on est à la dernière roue de la charrette. Il y a nos amis volontaires qui sont là.
01:46Mais il ne faut pas oublier surtout la catégorie professionnelle qui ont passé des concours et qui subissent les conséquences.
01:54Vous ne vous sentez pas entendu ? Aujourd'hui, vous avez eu des représentants qui ont été entendus à Beauvau.
01:58Vous m'avez dit que vous n'aviez pas eu le temps de savoir ce qu'ils étaient dits parce
02:00que vous étiez ici dans le bruit de la manifestation.
02:01Vous ne vous sentez pas entendu, même avec des rencontres avec le ministre de l'Intérieur ?
02:06Je ne sais pas exactement ce qui s'est dit avec le ministre de l'Intérieur.
02:11Tout ce que je peux vous dire, il va en découler des choses, des conséquences, des conclusions se feront à
02:16froid.
02:16Et on verra, on en tirera les conséquences à l'issue.
02:19Mais j'espère que ça... J'aimerais que ça s'arrête là.
02:22Franchement, qu'on puisse nous écouter.
02:24Nous, on demande des moyens. Des moyens pour les départements.
02:26Les financer. Les aider à financer aussi exactement.
02:29Parce que l'État ne finance que 5% vis-à-vis du département.
02:34Parce qu'on est départementalisé.
02:35Il faudrait qu'au niveau de l'État, on puisse être aidé plus suffisamment et plus soutenu.
02:39Merci Benoît. Revendication d'un pompier professionnel.
02:44Ici, à La Nation, il y a eu la convergence des syndicats.
02:47Qui, eux, demandent plutôt la revalorisation des salaires du pouvoir d'achat.
02:50Et des pompiers qui demandent plus de moyens, vous l'entendez.
02:52Et au jeu des décibels, c'est clairement les pompiers, là, à place de La Nation, qui sont en train
02:56de remporter la partie.
02:58Voilà les journalistes de BFM TV dans le cortège parisien, essentiellement là, auprès des pompiers.
03:03Plus de 300 000 manifestants en France, 70 000 à Paris selon la CGT, Amandine Atalaya.
03:10Des pompiers, mais surtout des fonctionnaires, pour dire ras-le-bol, notamment ras-le-bol des bas salaires.
03:16La fonction publique estime qu'elle est maltraitée.
03:18Elle a appris qu'on allait geler, cette année encore, le point d'indice.
03:22Est-ce que c'est une forte mobilisation ? Est-ce que c'est une mobilisation traditionnelle, j'ai envie
03:25de dire, de rentrée ?
03:26C'est une mobilisation traditionnelle, même plutôt faible, disons, mais qui traduit quand même une grande colère qui pourrait s
03:34'étendre aujourd'hui dans la population.
03:36On entend des revendications qui sont très pérennes sur le long terme, c'est-à-dire de vraies demandes de
03:41salaires qui doivent être augmentées pour faire face aujourd'hui au coût de la vie.
03:45Les Français qu'on écoute là ne disent pas qu'ils ont besoin d'une petite prime carburant, par exemple,
03:50dans les médias, ou d'une petite aide ponctuelle.
03:52Ils disent vraiment qu'ils ont du mal à survivre avec leur salaire à l'heure actuelle et qu'ils
03:57ont le sentiment que le gouvernement leur en demande trop.
04:00Et c'est vrai que dans le projet de budget aujourd'hui de Sébastien Lecornu, qui veut faire plus de
04:0350 milliards d'euros d'efforts budgétaires,
04:06il y a des demandes à des retraités très modestes sur les pensions.
04:09C'est-à-dire que quand même, au-dessous de 2 000 euros, les retraites vont être sous-indexées et
04:14gelées au-dessus de 2 000 euros.
04:16Donc c'est un vrai effort demandé aux retraités.
04:18Il y a ce gel du point d'indice des fonctionnaires et si on regarde les salaires des fonctionnaires sur
04:22les dix dernières années,
04:24ils ont été les traitements très peu augmentés et donc ces difficultés s'empilent.
04:30Un gel qui doit rapporter 2 milliards d'euros.
04:32Voilà, et les retraités, ça doit rapporter 6 milliards d'euros au gouvernement.
04:36Bien sûr, ce projet de budget est à l'étude.
04:38Tout ça peut bouger, mais c'est pour ça que c'est le moment pour ces Français de faire pression.
04:41Olivier Babaud, les fonctionnaires ont raison de se plaindre.
04:44Ils ont été plus nombreux sous la présidence Macron.
04:48Il faut rappeler que sous Emmanuel Macron, pendant près de dix ans,
04:52le nombre d'agents publics a progressé de plus de 300 000 sur un total actuel de 5,8 millions.
04:57Ils sont plus nombreux, mais pas mieux payés en fait.
05:00C'est ça, il y a deux manières de voir les choses.
05:02Du point de vue des dépenses de l'État, la rigueur n'a même pas commencé.
05:05C'est-à-dire qu'en fait, on n'a fait que dépenser plus.
05:08La masse salariale, c'est-à-dire la somme totale des salaires, continue à augmenter,
05:10même si on enlève les fameuses surcotisations des retraites,
05:13liées directement aux gens qui sont déjà à la retraite.
05:15Si vous regardez le nombre de fonctionnaires, on est effectivement à 5,8 agents publics.
05:19Ça dépend aussi des contrats que vous pouvez avoir.
05:20C'est plus 1,1 million depuis 1997 quand même.
05:23Donc, il n'y a pas encore eu de rigueur.
05:25En revanche, comment ça s'est payé ?
05:26Ça s'est payé effectivement par de la modération salariale.
05:29Alors, ça ne se voit pas forcément dans les carrières,
05:31parce qu'en une carrière de fonctionnaire, vous progressez ce qu'on appelle l'effet GVT,
05:33glissement, vieillesse, technicité.
05:35C'est-à-dire que vous augmentez un petit peu chaque année.
05:37C'est à l'ancienneté.
05:37Donc, il est possible que pour une personne, il ne voit pas de recul.
05:39En revanche, à un même niveau, vous avez un recul en pouvoir d'achat
05:43puisque vous gelez ce point d'indice.
05:45Le gel est devenu plutôt la norme que l'exception, en fait.
05:48Puisque, en réalité, depuis 2023, il n'a pas été...
05:51J'entendais un prof dire qu'en milieu de carrière, finalement,
05:54c'était une prof qui enseignait depuis 15 ans.
05:57Finalement, elle gagnait guère plus que sa jeune collègue qui venait d'être embauchée.
06:01Donc, en fait, c'est l'évolution de carrière qui est très faible.
06:03C'est possible qu'on ait eu un aplatissement des rémunérations
06:05puisqu'en fait, les rémunérations commençaient très bas.
06:07On les a un peu améliorées pour essayer de faire venir un peu plus de monde,
06:10ce qui n'a pas tellement, d'ailleurs, bien marché.
06:11Ça fait que, finalement, vous progressez moins vite.
06:14C'est ce qui est assez...
06:14Oui, mais là, on avait un problème spécifique.
06:16C'est sur les pompiers.
06:18Là, les pompiers, ils disent, écoutez, nous, on est au feu toute l'année.
06:21On est 365 jours par an sollicités.
06:25On n'a pas de moyens.
06:26Donc, est-ce que ce n'est pas plutôt de prioriser, aujourd'hui,
06:29pour la fonction publique, de voir ceux pour lesquels il faut donner des moyens ?
06:33Quand Jean-Luc Mélenchon dit qu'on est à la fin d'un modèle, c'est ça ?
06:36Oui, c'est ça. Il a dit que c'est le symbole, aujourd'hui, d'un système.
06:38En fait, il n'a pas tout à fait la même chose derrière.
06:41On en a fait au bout d'un système.
06:42On a des dépenses publiques qui sont à 57% par rapport au PIB.
06:46On a 43% de prélèvements obligatoires.
06:50On ne prélève pas beaucoup moins.
06:51On dépense toujours plus avec des dépenses qui sont globalement hors de contrôle.
06:55Et c'est ça qui fait qu'aujourd'hui, on n'a plus de marge de manœuvre
06:57pour allouer de nouveaux moyens là où ils peuvent être nécessaires.
07:01Et c'est ça qui craque de tout côté aujourd'hui.
07:02Nous sommes aussi avec Olivier Betch, qui est député apparenté EPR,
07:05donc le Bloc central, et candidat à l'élection présidentielle.
07:08Avec plus, j'ai envie de dire.
07:10Oui.
07:10Quelle drôle d'affaire, ça, cette histoire ?
07:12Vous trouvez qu'elle n'est pas assez ?
07:15Moi, c'est très simple.
07:16Si vous voulez, j'ai un fils de 14 ans et j'aimerais bien que lui et sa génération
07:19ne revivent pas ce que mes grands-parents ont vécu au siècle dernier,
07:23c'est-à-dire un siècle de chaos avec une guerre, deux guerres mondiales.
07:26Voilà.
07:26Et là, on est en train de prendre le chemin d'une révolution en France.
07:31À un moment, si vous voulez, et M. Babot vient de le dire,
07:34on n'a jamais dépensé autant d'argent dans toute l'histoire de notre pays.
07:36On a 1780 milliards d'euros de dépenses publiques, on a 3550 milliards d'euros de dettes.
07:40Pourtant, vous avez les fonctionnaires qui sont dans la rue.
07:42Et pourtant, mais pourquoi ?
07:43Parce que ça n'a jamais aussi mal fonctionné.
07:45Si vous voulez, le système de santé est au bord du gouffre,
07:47le système d'éducation est au bord du gouffre,
07:48le système de sécurité est au bord du gouffre.
07:51Donc, en fait, si vous voulez, on a aujourd'hui un choix très binaire.
07:54Soit on refonde notre système et notre modèle dans la paix, dans l'ordre et la démocratie,
07:59ou alors on attend qu'il s'effondre,
08:01et ça s'effondrera comme souvent dans l'histoire de France,
08:03c'est-à-dire dans la guerre ou la révolution.
08:04– Et ce sera le chaos ? – Voilà, et ce sera le chaos.
08:06– Vous êtes assez pessimiste ?
08:07– Je ne suis pas pessimiste, je suis combattif.
08:08C'est-à-dire que moi, je n'ai pas du tout envie qu'on revive la phase chaos.
08:11Et malheureusement, c'est celle qu'on a souvent vécue dans notre histoire de France.
08:14La révolution, la guerre civile, la guerre tout court.
08:16Moi, je pense qu'il faut aujourd'hui refonder un nouveau modèle.
08:18C'est-à-dire qu'il faut dire on met tout à plat.
08:20On refonde un nouveau modèle économique, un nouveau modèle social,
08:23un nouveau modèle de sécurité.
08:23– Mais en faisant des sacrifices ?
08:25– À la mode argentine ?
08:27– Non, mais en faisant des efforts, évidemment, en faisant des efforts,
08:30mais aussi en ayant une espérance, c'est-à-dire celui d'une France meilleure
08:36et d'un monde meilleur.
08:36– Mais c'est quoi les efforts ?
08:37– Les efforts qui sont à faire, ce sont lesquels ?
08:40D'abord, il faut retrouver de la croissance dans notre pays.
08:42Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui, on est scotché ?
08:44Si vous voulez, quand on a 0,4% de croissance,
08:46quand on a moins de 1% de croissance potentielle,
08:48quand nos amis espagnols sont quasiment à 3%,
08:51on ne crée pas assez de richesses pour financer notre modèle social.
08:54Donc il faut refonder un modèle économique,
08:58ça passe par l'énergie, ça passe par l'énergie,
09:00on le voit bien aujourd'hui.
09:01On est dépendant, je suis entier ministre du Commerce extérieur,
09:0360 milliards d'euros d'importation sur les produits hydrocarbures.
09:07C'est notre principal déficit.
09:08– L'énergie qui va battre tous les records cet hiver,
09:10dit l'Union Européenne, c'est très incroyable.
09:11– Et c'est une catastrophe, on ne se rend pas compte,
09:13si vous voulez, pour l'instant, on parle de l'essence,
09:15la saison de chauffe n'a pas encore commencé,
09:17je rappelle que le fioul a augmenté de 73% sur l'année 2026,
09:20quand il va falloir remplir les cuves,
09:22quand on va commencer à se chauffer au gaz, 30%, etc.
09:24Donc essayons de retrouver notre souveraineté énergétique.
09:26On peut le faire, il faut une vraie révolution,
09:28comme on l'a fait dans le nucléaire il y a 60 ans,
09:31ce sont les carburants de synthèse,
09:32il faut produire aujourd'hui, à travers l'électricité décarbonée,
09:35de l'hydrogène, il faut capter le carbone
09:37aux cheminées des usines,
09:38il faut produire nous-mêmes le carburant,
09:40il faut le massifier, aujourd'hui on sait le faire,
09:42mais c'est encore très cher, c'est 2 à 3 fois plus cher.
09:45– C'est dommage qu'on n'ait pas fait ça pendant 10 ans là ?
09:46– C'est exactement… – Je dis ça parce que vous avez soutenu
09:48pendant 10 ans Emmanuel Macron ?
09:50– Eh bien, c'est pas vrai, parce que figurez-vous qu'en 2017,
09:52moi j'ai battu une candidate macroniste aux élections législatives,
09:55je me suis présenté 3 fois sans étiquette,
09:58j'ai été constructif, j'ai voté ce qu'il fallait,
10:00lorsqu'il fallait le faire pour le bien du pays,
10:02et je me suis abstenu, j'ai voté contre un certain nombre de choses…
10:03– Vous avez été comme ministre de Mme Bor, ministre du Commerce extérieur,
10:06vous avez participé à l'exécution ?
10:07– Je ne le nie pas, si vous voulez, en tant que ministre du Commerce extérieur,
10:10j'ai contribué à baisser le déficit du Commerce extérieur
10:12de 60 milliards d'euros.
10:13Des ministres qui ont baissé les déficits dans les dernières années,
10:16il n'y en a pas eu beaucoup, moi je l'ai fait,
10:1760 milliards d'euros sur le Commerce extérieur.
10:18– Alors justement…
10:19– Voilà, donc c'est ça, aujourd'hui,
10:21refondons notre modèle, si on veut éviter qu'il s'effondre.
10:24– Manès Nadel, vous êtes d'accord avec ça ?
10:25Ancien président de l'Union syndicale lycéenne,
10:27alors il y a les corps…
10:28– On va parler des lycéens dans l'instant.
10:29– …de la fonction publique, il y a aussi les lycéens,
10:31mais il faut refonder le modèle, il faut réinventer une société, là, aujourd'hui ?
10:34– Je ne sais pas, monsieur disait que par exemple,
10:36en Espagne, la croissance était plus élevée,
10:38qu'est-ce qu'ils ont fait en Espagne ?
10:40Ils ont augmenté les salaires,
10:41ils ont fait des mesures sociales, etc.
10:43– Avant, ils ont fait des réformes, assez libérales,
10:45la droite était au pouvoir.
10:46– Et c'est quand qu'il y a eu de la croissance ?
10:47C'est quand que le déficit augmente ?
10:49C'est quand les gouvernements de gauche sont au pouvoir ?
10:50Ou c'est quand ceux ensuite font des œuvres aux entreprises ?
10:52– Malheureusement les deux.
10:53– Malheureusement les deux.
10:54– D'accord, il faut se mettre au centre.
10:56– Malheureusement les deux.
10:57– Ce qui permet d'augmenter les salaires,
10:59c'est quand vous faites des économies d'abord,
11:00vous faites les réformes en premier.
11:01– Oui.
11:02– Et ensuite vous pouvez augmenter les salaires.
11:03– C'est l'État qui doit augmenter les salaires,
11:05pas les entreprises.
11:05– Non mais on ne peut redistribuer que la richesse qu'on crée.
11:08– Comment ?
11:09– On peut redistribuer que la richesse qu'on crée.
11:11Donc si vous voulez, il faut d'abord créer de la richesse,
11:13et c'est la fondation du modèle économique.
11:15Une fois que vous avez créé de la richesse,
11:17vous pouvez la redistribuer,
11:19et ça c'est la refondation du modèle de solidarité
11:21qui est absolument indispensable.
11:23– Mais qu'est-ce que vous entendez par refondation, monsieur ?
11:25Ce que les macronistes ont fait depuis dix ans ?
11:27– C'est-à-dire par refonder, mais l'inverse ?
11:30– Non, je pense que sur le modèle social,
11:32je pense que de toute façon le modèle social il est cuit.
11:34Pourquoi ? Parce que quand il a été fondé,
11:36il y avait cinq personnes qui cotisaient pour un inactif,
11:38aujourd'hui il en reste 1,4 pour une.
11:39– La productivité a été multipliée par trois en même temps.
11:42– Oui, enfin de toute façon on voit bien que financièrement ça ne marche pas.
11:45– Vous attribuez des causes qu'on peut tout à fait discuter.
11:48– Ce que je veux dire, c'est que vous avez aujourd'hui
11:52la nécessité de refonder un modèle social
11:54qui soit à la fois plus protecteur, mais aussi plus juste et plus responsable.
11:59Voilà, donc protégez mieux les gens tout au long de la vie,
12:01pas nécessairement sous forme d'assurance,
12:02mais sous forme de contrat universel.
12:04Et après, vous dites, écoutez, vous êtes protégé,
12:08mais plus personne ne reçoit, sans donner quelque chose en échange,
12:12même un peu de son temps,
12:13vous serez capable de réhumaniser votre modèle social,
12:16de faire en sorte qu'on soit dans une société
12:17où on prend de nouveaux soins les uns des autres,
12:19et tout cela, évidemment, en faisant en sorte également
12:23que chacun participe à ce modèle.
12:25– Alors, on va retourner, avant de continuer de discuter,
12:27de parler de la contestation lycéenne,
12:29on va retourner dans le cortège,
12:30retrouver l'un de nos reporters
12:32qui est avec un fonctionnaire des finances publiques.
12:35– Oui, Sandra Demarque, secrétaire générale
12:41de Solidaire Finance Publique,
12:42merci de répondre à nos questions.
12:45Un mot très simple, déjà, sur les revendications,
12:47la raison de votre colère cet après-midi.
12:49– La raison de notre colère, c'est le mépris de ce gouvernement
12:52vis-à-vis des 5,8 millions de fonctionnaires en France
12:56et de tous les agentes et agents publics aujourd'hui
12:59quand ils décident de geler une nouvelle fois notre point d'indice,
13:03quand rien n'est fait pour améliorer nos conditions de travail,
13:07nous ne sommes pas des variables d'ajustement.
13:09– Les conditions de travail aux impôts se sont dégradées avec le temps ?
13:12– Les conditions de travail à la DGFIP sont aujourd'hui extrêmement dégradées.
13:19On est une administration qui connaît malheureusement
13:21beaucoup de tentatives de suicide et de suicide
13:24parce qu'on subit des suppressions d'emplois,
13:28parce qu'on subit des restructurations
13:30et incessantes depuis de très nombreuses années.
13:35– Le gouvernement répond qu'il n'y a plus d'argent,
13:37qu'est-ce que vous lui répondez ?
13:38– Nous, on lui dit que si, il y a de l'argent
13:40et si aujourd'hui il n'y a plus d'argent,
13:42c'est à cause des politiques fiscales
13:44qui ont été menées depuis ces dernières décennies en fait
13:49et que tout a été fait pour réduire les recettes de l'État
13:53et donc nous on pense qu'il y a de l'argent
13:55et l'argent elle est auprès des milliardaires et des grandes fortunes.
14:00– Merci beaucoup pour ce point direct,
14:02un point de vue qui est partagé par les pompiers que vous voyez autour,
14:04ça s'est mélangé dans le cortège
14:05entre la première manifestation et la deuxième,
14:08il y a une convergence
14:09et ils se retrouvent sur ce type de sujet,
14:11en tout cas sur la problématique des finances.
14:14Les pompiers eux aussi veulent plus de moyens
14:17et n'entendent pas l'argument du gouvernement
14:20qui dit qu'il n'y a plus d'argent dans les caisses.
14:23– Voilà, au cœur du cortège de la manifestation,
14:25donc on a le cortège fonction publique
14:27et puis il y a aussi la colère des lycéens.
14:30On va regarder avec Raphaël Grabli maintenant précisément
14:33si la France insoumise est derrière la colère des lycéens,
14:38s'ils ont la main mise, s'ils instrumentalisent.
14:41– Sous-titrage ST' 501
14:41– Sous-titrage FR 2021
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