00:07C'est votre émission du lundi au vendredi sur Europe 1, vous êtes au cœur de nos émissions,
00:11vous pouvez prendre la parole sur tous les sujets, vous êtes nos experts au quotidien,
00:14nous attendons vos avis, vos témoignages, vos coups de gueule, vos coups de cœur,
00:17nous sommes avec Géraldine.
00:18Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:20Qui a mis en place le clavier.
00:22Exactement.
00:23Et là c'est le téléphone dont vous vous occupez.
00:25Mon téléphone et mes lunettes que je nettoie toujours avant l'émission.
00:30C'est important d'avoir comme ça des rites.
00:32Exactement, j'ai mes petites habitudes.
00:34Exactement, nous, nos habitudes, c'est Fabrice Laffitte qui est à la console.
00:37Oui bonjour, je rattache mes lacets, moi voilà, chacun son truc.
00:40Écoutez, c'est bien.
00:43Olivier Guénèque est là également.
00:45Bonjour à tous.
00:45Olivier Guénèque, né boubouc.
00:47Comment allez-vous ?
00:48Vous allez dire boubouc comme ça encore ?
00:51Non, ça serait bien qu'on passe à autre chose peut-être, non ?
00:53C'est une proposition.
00:54Peut-être Olivier Guénèque tout court, non ?
00:56Peut-être, je ne sais pas, au bout d'huit ans.
00:58Aujourd'hui peut-être.
00:59D'accord.
01:00Merci.
01:00Ou alors demain.
01:01Indulgent.
01:01Alexandre Omar est là.
01:03Bonjour Pascal, belle référence à Michel et Fernand Sardou.
01:06Exactement, voilà quelqu'un qui a un peu de culture aujourd'hui peut-être,
01:09ou alors demain, je la couperai.
01:10Pour regarder qui là ?
01:11Comment ?
01:12Vous me regardiez ?
01:13Vous n'avez pas remarqué que lorsqu'on est dans le studio,
01:16la vitre de la régie est une sorte de glace sans teint ?
01:21Sans teint ?
01:21Sans teint, oui.
01:23Je ne sais pas ce que c'est qu'une glace sans teint ?
01:24Sans teint, non.
01:25Sans teint, en deux mots.
01:27Il n'y a pas le temps de la peau, non ?
01:29Écoutez, ça tombe bien parce que nous sommes avec Eva Vaguerland qui est enseignante au collège-lycée.
01:36Bonjour madame.
01:37Bonjour.
01:37Merci d'être avec nous, vous êtes agrégé et docteur en lettres modernes.
01:41Déjà, ce qui nous impressionne, parce que pour être agrégé, c'est un certain niveau, c'est vrai.
01:47Non mais on peut le dire comme ça.
01:49C'est un concours exigeant.
01:50C'est un concours exigeant.
01:51En plus, ça nous fait rêver, parce que lettres modernes françaises, c'est formidable.
01:55Mais c'est vrai qu'on a dans notre petite troupe, je salue également Laurent Tessier.
01:59Bonjour Laurent Tessier.
02:00Bonjour à tous.
02:00Il incarne cette jeune génération, il n'y est plus rien, puisque son intelligence n'est pas en cause,
02:06mais c'est vrai qu'il manque parfois de références.
02:09Et par exemple, une glace Saint-Tin.
02:10La glace Saint-Tin, c'est niche, excusez-moi.
02:13Personne utilise la glace Saint-Tin.
02:15Les mots les plus simples pour lui sont considérés comme...
02:19Vous voulez que j'aille dans la rue faire un sondage ?
02:21Oui, allez demander.
02:23Non, non, il pleut, il pleut.
02:25Il pleut, il pleut.
02:26Je pense qu'effectivement, vous seriez surpris.
02:28En tout cas, Ève Vaguerlant est là, et vous imaginez pourquoi elle est là ?
02:31Elle est enseignante au collège-lycée, elle est agrégée, je l'ai dit, de l'aide moderne.
02:34Elle enseigne dans plusieurs collèges et lycées la région parisienne depuis une dizaine d'années.
02:38Elle est auteure d'un livre.
02:39Un prof ne devrait pas dire ça.
02:41Chose vue et chose tue.
02:43C'est peut-être la deuxième partie qui est la plus intéressante.
02:46Chose tue dans l'éducation nationale aux éditions L'Artilleur.
02:51Avant cela, peut-être, écoutons Emmanuel Macron,
02:53puisque aucune des craintes ne légitime la violence, a-t-il dit.
02:57Moi, j'entends et je comprends les angoisses, parfois les colères, que notre jeunesse peut avoir,
03:04qu'il s'agisse du climat, des évolutions technologiques, des situations géopolitiques.
03:09Je ne vais pas ici laisser penser qu'au fond, notre jeunesse n'aurait pas de légitimes débats à avoir,
03:17de légitimes craintes, et puis des adhésions.
03:20Tout ça fait partie de la vie démocratique, et c'est une bonne chose.
03:24Par contre, aucun de ces débats, aucune de ces craintes ne légitime la violence.
03:27Et en aucun cas des responsables politiques, le terme, un espèce, est mal choisi,
03:33ne saurait légitimer une violence au carré.
03:35On a vu beaucoup de responsables aller devant les lycées pour exciter les élèves.
03:38Je pense que c'est grave.
03:40Donc, oui aux interrogations, aux débats.
03:43Non à la violence, quelle qu'elle soit, et rien ne la légitime.
03:46Et dans une démocratie, tous les débats sont légitimes, la violence, elle, ne l'est jamais.
03:52Jamais.
03:53Et donc, la première chose à laquelle j'appelle, c'est que tous les responsables politiques,
03:56quand ils sont élus de la République, se rappellent de leur rôle.
03:59Ils sont là parce qu'il y a un mandat démocratique,
04:01parce qu'ils ont été élus de manière calme, dans un cadre organisé,
04:06et ils ne sont pas là pour agiter les peurs et faire commettre le pire.
04:12Et j'appelle tout le monde au calme.
04:13Emmanuel Macron, alors c'est du Emmanuel Macron pur sucre.
04:17Chacun peut être content après ce qu'il a dit.
04:20Ils ont le droit de manifester, mais pas le droro.
04:22Ils ont le droit de revendiquer, mais pas trop.
04:24C'est légitime, mais pas vraiment, etc.
04:27Les lycéens en Savoie, parce que ça fait ma joie.
04:30Alors, vous, évidemment, Madame Wagerland, vous connaissez,
04:34vous êtes au contact de ces jeunes.
04:35Nous, on l'est moins.
04:36Donc, quand j'entends un jeune de Savoie,
04:38je ne sais pas si c'est la région d'ailleurs,
04:40mais ça ne va pas ou quoi ?
04:44Vous permettez tout, là.
04:45Quand j'entends un jeune dire,
04:47on a trop de cours,
04:49parce qu'il travaille de 8h à 17h,
04:52je me dis, effectivement, il faut qu'il aille au jardin d'enfants, peut-être.
04:55Écoutons ce jeune homme.
04:56Pourquoi on fait la grève, là ?
04:57Je fais la grève parce qu'il y a trop de cours et trop d'horaires.
05:02Il faut bien bosser, quand même, dans la vie.
05:04On bosse !
05:05On bosse toujours.
05:06C'est quoi, trop de cours, pour toi ?
05:07C'est faire du 8h à 17h30 tous les jours.
05:11Et au boulot, tu veux faire du 8h à 17h30 tous les jours, après ?
05:13Bah ouais, mais là, on est mineurs.
05:15Ah ouais, on est mineurs, donc pas assez...
05:16Ah, voilà, c'est ça.
05:20Et tu penses qu'on a la grève, ça va ranger les choses ?
05:22Bien sûr.
05:23Oui ?
05:23Oui, monsieur, il y a toute la France qui se mobilise, ça va changer quelque chose.
05:26Bien sûr, ça va changer quelque chose.
05:28Ça va moins de vous.
05:29Et qui est-ce qui doit changer ?
05:31Les conditions de travail, les emplois du temps, les profs sont là pour nous, la coaching, les règles, tout.
05:36Non, non, pas le mieux, monsieur.
05:38Alors, conditions de travail, quoi ?
05:40Bah, on est là, on est 25 dans des salles, il n'y a pas de profs.
05:43Ça manque de profs, ça manque de plein de choses, monsieur.
05:46On est 25 dans des salles, c'est pas mal d'ailleurs, 25 dans des salles.
05:49En lycée, c'est très peu.
05:50Nous, on était 40.
05:50Alors, lorsque j'entends, par exemple, j'ai été évidemment, comme nous tous, on a tous été lycéens, collégiens,
05:56quand j'entends un jeune homme dire, on a trop de cours et trop d'horaires,
05:59ce qui est assez drôle d'ailleurs comme formule, on a trop de cours et trop d'horaires.
06:03Il y a quelque chose de drôle d'ailleurs, dans la manière dont il s'exprime.
06:06Mais en même temps, ce qu'ils disent est effrayant.
06:08Oui, c'est une farce grotesque et totale.
06:13Donc voilà les revendications qu'Emmanuel Macron et le ministre de l'Éducation considèrent comme légitimes,
06:18parce qu'ils nous ont quand même dit que les revendications sont légitimes, pas la violence.
06:22C'est quand même n'importe quoi.
06:24D'autant que les mêmes personnes qui nous disent, voilà, notre revendication, c'est qu'on a trop d'heures
06:29de cours,
06:29ensuite se plaignent qu'il n'y a pas assez de profs.
06:31Donc, il faudrait savoir est-ce qu'ils veulent avoir des cours ou non.
06:34Et quand on entend ce jeune homme, on a envie de lui dire, mais à votre avis,
06:37pourquoi les profs n'ont pas envie d'être mutés en Seine-Saint-Denis ?
06:41Enfin, là c'était à Strasbourg en l'occurrence.
06:43Non, c'est en Savoie.
06:44Là, c'était en Savoie, pardon.
06:46J'ai vu qu'il y avait à Toulouse particulièrement des blocages, à Saint-Denis.
06:50Voilà, on voit très bien le type de zone ghettoïsée dont il est question,
06:55que les profs fuient depuis des années,
06:58parce que les élèves sont dans une hostilité foncière à l'enseignement qu'ils reçoivent
07:03et à l'enseignant qui les incarne.
07:06Et ensuite, ils se plaignent.
07:08En fait, on voit qu'il y a deux discours en même temps.
07:09Il y a le vrai discours de cette masse un peu, on va dire, en sauvagée,
07:16qui est manipulée en fait.
07:18Eux, leur vraie revendication, c'est oui, on a trop d'heures de cours,
07:21on voudrait plutôt être à faire plus ou moins rien dans la rue.
07:26Ils sont manipulés par une poignée d'élèves politisés
07:32qui, eux, reprennent de manière extrêmement maladroite
07:36les revendications habituelles des syndicats de l'éducation nationale,
07:39le SNES, entre autres, à savoir manque de moyens, manque de professeurs, voilà.
07:44Donc ils recrachent.
07:45On sent que c'est une récitation.
07:47La plupart du temps, c'est pseudo-revendication.
07:50Ils recrachent ce discours syndical tout fait.
07:53Ils entraînent les autres qui sont ravis.
07:55Moi, j'ai déjà assisté à ce type de blocage.
07:56Je sais très bien comment ça se passe.
07:58Vous allez avoir sur tout un lycée, deux ou trois élèves réellement politisés.
08:03Ils vont mettre deux ou trois poubelles le matin devant le lycée.
08:07Ensuite, on a une masse d'élèves qui va être ravis de sécher les cours
08:10et, en gros, d'attaquer l'institution, de mettre le bazar.
08:13Ils vont être rejoints par des élèves parfois extérieurs à l'établissement
08:16qui peuvent être dangereux et violents.
08:19Et voilà comment ça dégénère ensuite à partir de là.
08:23Parler de revendications légitimes, c'est vraiment, encore une fois, une farce.
08:26Il faut arrêter de faire ça.
08:28De toute façon, c'est illégal de bloquer un établissement.
08:30S'ils ont des revendications légitimes,
08:32personne ne leur interdit d'aller manifester le samedi dans la rue,
08:35en dehors de leurs heures de cours.
08:38Écoutez, je vous écoute.
08:40Je trouve ça tellement formidable, la manière dont vous vous exprimez
08:44et ce que vous rapportez, ce témoignage que vous donnez,
08:47qu'il n'y a rien d'autre à ajouter,
08:50sinon à laisser passer une page de réclame à 16h12.
08:54A tout de suite.
08:54Et vous pouvez réagir au 01-80-20-39-21,
08:57le numéro du Standard Europe 1 pour appeler Pascal Praud
08:59et non surtaxer.
09:01Vous envoyez aussi vos réactions et vos témoignages aussi
09:03sur WhatsApp au même numéro 01-80-20-39-21.