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  • il y a 5 minutes
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:0016h, 18h, Pascal Proulx et vous sur Europe 1.
00:04Nous sommes donc à la veille d'une nouvelle journée de mobilisation que plusieurs syndicats appellent à soutenir.
00:09L'exécutif recense 5 000 interpellations dont environ 85% de mineurs, 24 établissements incendies ou saccages, 78 personnels de
00:17l'éducation nationale.
00:18Moi on m'affirme que ce mouvement c'est à cause des téléphones portables.
00:23Beaucoup de gens me disent c'est les téléphones portables, c'est vraiment le...
00:27Evidemment ce n'est pas dit comme ça, parce qu'on préfère être sur les revendications, on préfère sur les
00:33moyens,
00:33mais beaucoup de gens me disent le problème qu'il y a eu en cette rentrée c'est qu'on
00:37a dit aux gosses plus de téléphones portables.
00:39Et ça les met en PLS.
00:41Oh, pas mal !
00:43Non mais vérifiez ça...
00:44Vous pensez vraiment que c'est pour ça ?
00:46Mais je ne le pense pas, je dis que je l'entends.
00:48Donc vérifiez ça auprès de certains...
00:50Et comment je peux vérifier ce que vous entendez ?
00:51Appelle les jeunes.
00:52Appelle les jeunes, effectivement.
00:54Géraldine a trouvé la solution.
00:55Je ne vais pas sonder votre entourage.
00:58Demandons à WhatsApp, la boucle WhatsApp qui est en place.
01:05On a une boucle WhatsApp sur lequel...
01:07Tout à fait, 01, 80, 20, 39, 21.
01:09Et bien c'est la première question du jour.
01:11Est-ce que les blocages sont dus à l'interdiction des téléphones portables dans les lycées et les collèges au
01:21début de l'année ?
01:22Voilà une question simple que vous pouvez poser.
01:25Les collèges étaient déjà le cas depuis l'année dernière.
01:27Alors, au lycée simplement.
01:28De toute façon, les collèges, manifestement, ne sont pas bloqués.
01:31À 12 ans, ils ne bloquent encore pas.
01:33Donc à mon avis, dans une dizaine d'années, ils seront sur les barricades.
01:36Mais pour le moment, à 12 ans, ils se tiennent encore tranquilles, à peu près.
01:39Le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, craint un embrasement national.
01:44On le remercie, effectivement, de prendre la parole pour dire ça.
01:49Ce matin, sur CNews Europe 1, la porte-parole du gouvernement, Maude Bréjean,
01:52a annoncé que le projet de loi Casseur-Payeur serait examiné en première lecture le 27 octobre.
01:57Et M. Godon est avec nous.
02:00Et avant cela, je précise qu'un lycéen de 15 ans a eu la main arrachée lundi matin lors d
02:06'une manifestation à Lens.
02:08C'est ce qu'a déclaré le préfet du Pas-de-Calais, lors d'un point presse,
02:12un accident qui s'est produit après que l'adolescent a ramassé une grenade selon une source policière.
02:17Ce qui est un drame, évidemment, pour ce gosse et pour ses parents,
02:20qui doivent être dans une détresse absolue.
02:22Que faisait-il, effectivement, dans la rue ?
02:25Ce gosse, il manifestait.
02:27Alors, il a le droit de manifester, bien sûr.
02:29On est inquiet, M. Godon, et vous ?
02:32Ben non, on est inquiet pour tout le monde, en fait.
02:35Parce que je rappelle quand même qu'il y a quelques jours, on était à pratiquement 500 blessés dans nos
02:39rangs.
02:39D'ailleurs, curieusement, le ministère de l'Intérieur a arrêté le décompte des policiers blessés.
02:44Je ne sais pas pourquoi.
02:45Donc, j'espère qu'on aura des chiffres consolidés.
02:48Parce que nous, on a des retours du terrain où il y a des collègues blessés quand même tous les
02:52jours.
02:52Et on voit que ce chiffre, il a l'air de stagner.
02:55Donc, c'est un peu curieux.
02:56Mais j'espère qu'on aura toute la lumière qui sera faite.
02:59Au moins, la transparence, voilà.
03:00Ensuite, pour évidemment, ce jeune homme, c'est malheureux.
03:05Mais ça nous rappelle beaucoup les gilets jaunes.
03:07Tous ceux qui se sont amusés à ramasser des grenades de désencerclement
03:11ont eu des incidents extrêmement graves.
03:14Donc, voilà, c'est quand même dramatique de vouloir relancer,
03:18notamment sur les forces de sécurité, les grenades de désencerclement, par exemple.
03:22Qui tentait que ce soit là, dans ce cas.
03:25Il faut que soyons prudents.
03:26Mais la plupart du temps, c'est comme ça que ça se passe.
03:28Voilà, et c'est malheureux parce qu'au bout du bout, il est grillément blessé.
03:32Est-ce qu'il y a des consignes ?
03:33Parce qu'on se demande, et beaucoup d'éditorialistes répètent ça sur les plateaux de télévision,
03:38que les policiers n'interviennent pas, ils attendent.
03:40Ils sont statiques parce qu'ils savent qu'il faut éviter plutôt le contact.
03:45Est-ce que vos collègues ont des consignes ?
03:47Alors, il y a plusieurs cas de figure, en fait.
03:49Ça dépend de la situation.
03:49Il y a des cas de figure où on nous dit, effectivement, d'intervenir, d'aller au contact,
03:53de rétablir l'ordre public, comme on dit après qu'il y ait deux sommations qui aient été effectuées.
03:58C'est pour ça que personne ne peut dire qu'il ignorait qu'on allait faire usage de la force
04:02légitime.
04:03Et puis, évidemment, il y a quand même la consigne de dire, voilà, utilisez la force,
04:10mais attention, ce sont des mineurs.
04:11Vous voyez, c'est un peu la pression qui s'exerce.
04:13Donc, en fait, mes collègues sur le terrain, ils doivent faire usage, notamment, de manière proportionnée de la force, bien
04:21évident,
04:21puisqu'on a des jeunes lycéens quand même, il faut le reconnaître.
04:24Mais, attention, parce que certains aussi sont capables du pire.
04:30Exemple, Belfort, par exemple.
04:33Exemple, Paris 20ème, avec la collègue stagiaire qui est poursuivie et on dit, tu es là.
04:38Voilà.
04:38Et tout ceci illustre quand même quelque chose de l'ultra-violence.
04:42C'est pour ça qu'il faut aussi séparer des lycéens qui font des blocus,
04:46bon, même si c'est interdit, mais pacifiques, entre guillemets.
04:49Et puis, de l'autre côté, comme on a vu ce matin, sur un lycée, de brûler une porte,
04:54d'empêcher l'extinction, notamment, de l'incendie,
04:57et d'empêcher, notamment, la venue, par exemple, des pompiers.
05:00Vous voyez ?
05:00Il est 16h11, on va marquer une pause.
05:02Je remercie Olivier Guénèque, parce qu'il m'a apporté un café.
05:04Je ne sais pas le message qu'il a voulu me donner à travers ce café.
05:09Je ne sais pas s'il me retrouvait.
05:11Non, je peux vous dire la vérité ?
05:12Vous ne baillez pas souvent comme ça, mais là, vous baillez beaucoup.
05:15Donc, je me suis permis, on s'est dit, il a l'air un petit peu fatigué.
05:17Le café pour vous rebooster un petit peu.
05:20Ça va vous faire du bien.
05:21Il est 16h11.
05:23Vous êtes un petit peu en dessous.
05:24Je suis pardon ?
05:25Pardon ?
05:25Non, non, je disais peut-être que...
05:27Un peu de respect, quand même.
05:27Non, la fois, on sait la pub.
05:28Ouais, c'est la pub.
05:3016h12.
05:31A tout de suite, s'il vous plaît.
05:3516h18h, vous écoutez Pascal Freu et vous sur Europe 1,
05:37et vous avez bien sûr la parole.
05:38C'est votre émission.
05:39Un seul numéro, le standard d'Europe 1 non surtaxé,
05:4101-80-20-39-21.
05:44Et sur WhatsApp aussi, c'est le même numéro de téléphone,
05:4601-80-20-39-21.
05:48A tout de suite, sur Europe 1.
05:49Sous-titrage Société Radio-Canada
05:52Sous-titrage Société Radio-Canada

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