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  • il y a 1 heure
Jeudi 1 octobre 2026, retrouvez François Fourmentin (cofondateur, Le Cercle des langues), Julien Charlier (directeur général, Manpower France) et Yahya Fallah (Co-fondateur OpenAleph, SEVEN, Président Commission IA, Comex Les Entrepreneurs, Ambassadeur Osez l'IA) dans SMART JOB, une émission présentée par Arnaud Ardoin.

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Transcription
00:08Bonjour à tous, vous regardez SmartJob, votre rendez-vous emploi, RH et management sur Bsmart.
00:13Aujourd'hui, on s'intéresse à la langue anglaise.
00:14Peut-on se faire virer parce qu'on parle mal la langue de Shakespeare ?
00:18C'est peut-être un peu exagéré de le dire, mais une étude nous montre que ça peut freiner la
00:22carrière,
00:22ça peut freiner les embauches aussi.
00:24Et c'est peut-être moins une question de savoir parler l'anglais que d'avoir confiance en sa capacité
00:30à le faire.
00:30Dans la seconde partie d'émission, un débat sur l'IA, dans le recrutement pour les TPE, PME.
00:36Est-ce que c'est un risque ou est-ce que c'est une opportunité ?
00:38On sait que les petites structures se sont beaucoup moins appropriées, la technologie, que les grands groupes.
00:44On va voir qu'elles peuvent tout aussi bien optimiser leur production grâce à cette modernité.
00:49On va en parler avec deux experts.
00:50Yaya Fala, des entrepreneurs, qui est le président de la commission IA.
00:54Et Julien Charlier, qui est le directeur général France de Manpower.
00:58C'est tout de suite après le jingle.
01:12Ne pas bien parler anglais, est-ce que ça peut freiner votre carrière ?
01:15Cas extrême, est-ce que vous pourriez perdre un emploi, perdre un contrat ?
01:19C'est peut-être un peu exagéré, mais en tout cas, ne pas avoir confiance en vos capacités à parler
01:24anglais dans l'entreprise.
01:25Dans le cadre professionnel, ça peut rendre l'expérience beaucoup moins agréable.
01:28On va en parler avec François Fourmentin.
01:30Bonjour.
01:31Bonjour Nicolas.
01:32Co-fondateur du Cercle des Langues, donc l'une des grandes structures avec d'autres concurrents qui sont sur ce
01:37marché,
01:37qui offre donc des cours.
01:39Il y a des cours personnels, il y a des cours en groupe.
01:41Et il y a aussi beaucoup de vidéos, j'imagine, depuis le Covid et même un peu avant.
01:45Vous avez fait une étude qui est sortie en septembre.
01:48Tout à fait.
01:49Et ce qu'on voit, c'est qu'on a 36% des sondés qui estiment qu'une mauvaise maîtrise
01:55de la langue anglaise a pu les pénaliser dans leur carrière.
02:00Avant toute chose, est-ce qu'un tiers, c'est beaucoup au final par rapport à ce type de situation
02:06?
02:07D'avoir eu un tiers des personnes qui se sentent pénalisées ?
02:09Alors oui, il y a un tiers des personnes qui se sentent avoir eu vraiment à un moment donné un
02:15vrai blocage dans leur carrière.
02:16Mais au global, si on regarde le chiffre plus de la confiance, il y en a plutôt deux tiers qui
02:21se sentent pas à l'aise
02:23pour justement pouvoir progresser dans un milieu qui mobilise beaucoup l'anglais.
02:28Donc ça va être pour leur carrière personnelle, mais aussi en tant que représentant de leur entreprise
02:33pour conquérir un nouveau contrat, lancer un nouveau produit, un nouveau marché.
02:37Oui, ça peut être la maîtrise de la langue anglaise dans un entretien d'embauche, dans un rendez-vous client,
02:41dans une réunion d'équipe avec des collègues internationaux.
02:45Alors, il y a un peu un mythe comique dans le monde du travail, c'est de mettre niveau C2,
02:50le plus haut niveau en anglais sur le CV,
02:52puis arriver à l'entretien où on galère à faire une phrase.
02:55Ça, est-ce que les gens osent encore ?
02:58Ou est-ce qu'on n'est plus du tout dans ce niveau-là ?
03:00On est vraiment sur des gens qui ont peur de leur niveau d'anglais, mais qui pourtant ne parlent pas
03:05si mal ?
03:06Alors, aujourd'hui, niveau C2, c'est sûr qu'à l'écrit, on peut faire beaucoup de choses, donc c
03:12'est plus simple d'afficher.
03:12On rappelle, c'est le niveau le plus haut dans les classifications.
03:15Oui, tout à fait, il y a A, B et C.
03:17Et si on est C1, c'est déjà bien.
03:18Et si on est C1, c'est déjà très très bien, on a un anglais fluide.
03:22Non, donc aujourd'hui, effectivement, les candidats savent que l'anglais peut être un frein à l'embauche,
03:27et donc on a toujours tendance à un peu inflater son propre niveau lorsqu'on postule.
03:33Ce n'est pas forcément une bonne idée, en fait, en réalité.
03:35Non, pas toujours, parce que si vous tombez sur un emploi qui réellement nécessite l'anglais,
03:40le recruteur va tester votre anglais, et là, vous allez vous retrouver en live.
03:44Et la relation de confiance est brisée d'entrée.
03:45Exactement.
03:46Mais quand on regarde les chiffres, moi, ce qui m'a marqué,
03:49c'est qu'on n'est pas tant sur une évaluation du vrai niveau d'anglais,
03:53mais plutôt le ressenti des gens par rapport à leur niveau d'anglais.
03:56Et c'est pour ça que je vous parlais aussi des questions d'accent.
03:58C'est que certaines personnes parlent très bien anglais,
04:01mais estiment que leur accent va les décrédibiliser.
04:05Dans ce cas spécifique, combien de personnes s'autocensurent,
04:08non pas parce qu'elles parlent mal anglais,
04:09mais parce que leur accent, elles ne l'estiment pas assez crédible.
04:12Oui, on va avoir 7 personnes sur 10 qui vont s'autocensurer.
04:15À cause de l'accent ?
04:16À cause de l'accent, à cause de cette nécessité de devoir s'exprimer à l'oral.
04:21On a l'impression d'être complètement mis à nu.
04:24Et donc, effectivement, c'est ce côté psychologique qui va nous freiner
04:26et qui va nous empêcher de parler,
04:30et du coup, qui va effectivement faire à terme que notre niveau va baisser.
04:33Donc, il y a vraiment un côté psychologique.
04:35Et à l'inverse, si on a un niveau qui est correct,
04:37mais sans plus, mais qu'on a de la confiance,
04:39on va être dans une dynamique positive et on va plus parler et progresser.
04:43Oui, mais justement, là-dedans, ce qui est marquant,
04:47c'est qu'en fait, la prononciation, on peut très bien travailler très bien
04:51sur 5 phrases et parfaitement maîtriser la prononciation de 5 phrases
04:54et ne pas avoir le vocabulaire pour tenir la route.
04:56Donc, il faut aussi convaincre les gens que l'accent, en fait,
04:59ce n'est pas sur quoi on est jugé, notamment quand on parle
05:02avec un collègue américain ou irlandais.
05:04Non, complètement.
05:05La base de la communication, c'est juste se faire comprendre.
05:08Vocabulaire, syntaxe.
05:09Vocabulaire, syntaxe et puis aussi toute la communication non corporelle.
05:13Donc, je pense qu'en France, on a tendance à être très dur avec soi-même.
05:17Là où, si on prend le sujet de l'accent en particulier,
05:21globalement, quel que soit notre accent,
05:23on réussit plus ou moins toujours à se faire comprendre.
05:25Donc, il ne faut pas se focaliser là-dessus.
05:27L'accent dans la grande vadrouille, pour citer un classique du cinéma français,
05:32en fait, cet accent-là ne pose aucun problème sur le plan professionnel
05:35quand on deal avec un client potentiel américain, en fait.
05:37Non, pas du tout.
05:38C'est plus les Français qui vont s'auto-juger là où les Américains font ça charmant.
05:42C'est les non-natifs, souvent, qui sont critiques sur la prononciation.
05:45Exactement.
05:46Surtout qu'il y a un point, alors vous allez le confirmer ou l'infirmer,
05:48mais notre manière de prononcer dépend aussi du contexte.
05:52C'est-à-dire que quand on parle avec quelqu'un avec qui on discute régulièrement,
05:56on va être plus à l'aise et donc notre prononciation va peut-être être plus fluide.
05:59Puis, je ne sais pas, on appelle quelqu'un au téléphone,
06:01on s'attend à voir un interlocuteur français.
06:03Finalement, la personne ne parle pas français.
06:05J'imagine que pendant les premières minutes, notre accent est très mauvais
06:08parce qu'on est surpris, on est tendus.
06:11Le stress génère aussi des dérives, des mauvaises prononciations.
06:15Effectivement, après, le stress, chacun le vit différemment.
06:19Moi, j'aurais plutôt tendance à dire que sur les premières minutes,
06:22on va au contraire essayer de beaucoup s'appliquer justement sur cette notion de prononciation
06:26pour pouvoir bien se faire comprendre.
06:29Mais la difficulté, c'est de maintenir le niveau de langage
06:32et aussi de prononciation dans le temps.
06:34Et donc, peut-être qu'après, il va un petit peu péricliter,
06:37mais ce n'est pas non plus gravissime.
06:39Et donc, si on devait garder un conseil, c'est quoi ?
06:42C'est de ne pas avoir peur de votre accent ?
06:44Exactement, c'est les erreurs.
06:46On s'en fiche, osez, foncez.
06:48Nous, on dit souvent à nos élèves, faites des erreurs.
06:50Ce n'est pas grave.
06:50L'essentiel, c'est de se faire comprendre.
06:52Et c'est comme ça qu'on avance.
06:53Merci beaucoup, François Fourmentin.
06:55Donc, je rappelle qu'au fondateur du Cercle des Langues,
06:57avoir un mauvais accent en anglais ou en espagnol ou en chinois ou en japonais,
07:01ce n'est pas grave.
07:02Si vous avez la bonne syntaxe, c'est le bon vocabulaire.
07:04C'est un peu ça qu'on retiendra de cette interview.
07:07Merci beaucoup.
07:08On va s'adresser à un autre sujet qui est essentiel, l'IA.
07:11L'IA qui a été que les grands groupes se sont appropriés depuis 2022.
07:16Est-ce que les TPE, PME arrivent à suivre ?
07:19On sait que c'est beaucoup plus compliqué pour les petites structures, moins équipées.
07:22Mais ce n'est pas une fatalité.
07:24Et deux spécialistes du sujet vont venir nous expliquer comment mettre en place des bonnes pratiques
07:28quand on a 50, 100, 150 salariés.
07:32Comment les former ?
07:33Comment faire en sorte qu'on utilise cette technologie de manière efficace ?
07:49L'IA est-elle réservée aux gros groupes ?
07:52Non, les TPE, PME peuvent aussi bien utiliser la nouvelle technologie.
07:56Le tout est de savoir comment, d'avoir une méthode, d'accompagner les salariés également.
08:00On va en parler avec deux spécialistes.
08:02Julien Charlier, bonjour.
08:04Bonjour.
08:04Directeur général Manpower France.
08:06Il y a une PME Week Manpower à partir de lundi.
08:10Je pense que l'IA, vous allez aussi beaucoup en parler.
08:13Tout à fait, c'est un des thèmes.
08:15Peut-être quelques mots sur Manpower et sur cette PME Week.
08:19Manpower, c'est un des leaders français de l'intérim et du recrutement.
08:22On a plus de 650 agences en France, donc très près des territoires.
08:26Avec une belle capillarité.
08:28Plus de 80 000 intérimaires chaque jour en poste avec nous.
08:32Plus de 20 000 recrutements chaque année.
08:33Donc, on est vraiment un acteur très important de ce marché.
08:37Et 40 000 clients.
08:38Dans ces 40 000 clients, beaucoup de PME, c'est plus de la moitié de nos clients.
08:43C'est 90 % de nos nouveaux clients.
08:46Et dans l'activité recrutement, c'est plus de trois quarts de notre activité.
08:50Donc, étant un des clients importants, forcément, on se tourne vers eux.
08:54C'est tout le sens de cette PME Week la semaine prochaine.
08:58Avec trois thèmes clés dans cette PME Week.
08:59Le premier que vous indiquiez, c'est recrutement et évaluation augmentés par l'IA.
09:04Donc, l'IA est vraiment au cœur de nos préoccupations.
09:07Et doit l'être aussi pour les PME.
09:09L'attractivité des PME, qui est une question clé.
09:11Versus les grands groupes, comment ces PME peuvent attirer aussi des talents.
09:14Et puis, un thème très fort, très important pour nous, qui est un thème de différenciation pour Manpower, c'est
09:19la prévention et la sécurité au travail.
09:21Les clients que vous avez, dans les TPE, PME, ils sont de plus en plus à demander des compétences IA
09:26sur les profils qu'ils recherchent.
09:28Quand ils lancent un recrutement, le mot clé IA dans la liste des compétences, il apparaît concrètement ou pas ?
09:33Il y a beaucoup d'hétérogénéité.
09:35On voit que l'utilisation de l'IA par les PME est à un niveau bien moins important que dans
09:41des ETI ou des grands groupes.
09:42Dans les entreprises de moins de 50 collaborateurs, l'utilisation de l'IA est inférieure à 10%.
09:49Alors que dans des grands groupes, plus d'un tiers des salariés vont utiliser régulièrement l'IA.
09:55Donc non, ce n'est pas encore un thème de recrutement.
09:58En revanche, l'IA au service du recrutement, du processus de recrutement, rédiger des annonces, faire des synthèses d'entretien,
10:04débriefer des entretiens, c'est de plus en plus utilisé.
10:08C'est de plus en plus perçu. Alors beaucoup d'actualité, Yaya Fala, cofondateur de Seven et Open Alep.
10:15Rapidement, ces deux structures, quels services elles proposent ?
10:19Alors Seven, c'est notre activité historique.
10:21On a cofondé avec mon associé en 2014 et c'est un organisme de formation.
10:25Donc on accompagne les entreprises sur leur plan de développement de leurs collaborateurs, développement de compétences.
10:30Et aussi, on a une activité de conseil au sein de Seven, toujours sur ces thématiques de développement de compétences
10:35globales au sein de l'entreprise.
10:38On travaille autant avec des PME que des ETI ou des grands groupes depuis 12 ans maintenant.
10:44Et Open Alep, c'est une activité où on a développé en fait notre propre plateforme SIRH et LMS.
10:50Donc c'est un système de, pareil, pour piloter, on va dire, la vie du collaborateur au sein de l
10:55'entreprise, de sa prise de poste jusqu'à ses entretiens de fin d'année ou différents types d'entretiens.
11:01Et aussi, ses formations, que ce soit en e-learning ou le pilotage des programmes de formation.
11:06Et donc, la réunion, on va dire, de ces deux activités nous permet d'avoir une perspective assez intéressante et
11:12riche sur les entreprises.
11:14Tant sur la partie, encore une fois, formation, on va dire, classique, historique, que sur la partie technologique avec toutes
11:21les données qu'on arrive à avoir et la manière dont on accompagne les entreprises sur le traitement de ces
11:26données-là.
11:27Vous êtes également un membre important des entrepreneurs, ex-CPME, président de la commission IA.
11:31Et je voulais, avant qu'on rentre dans le vif du sujet, vous demander comment elle fonctionne, cette commission, par
11:35exemple, les sujets actuels à l'ordre du jour, on a quoi ?
11:38C'est vrai que c'est une nouvelle commission qui a été créée suite à l'élection de notre président
11:42Amiréza Tofighi début 2025.
11:45Donc on a créé la commission d'intelligence artificielle à ce moment-là, dont j'ai pris la présidence.
11:51Et effectivement, on a globalement trois objectifs.
11:54Le premier, c'est accompagner nos adhérents, les entreprises, les PME, TPE, ETI et parfois des grands groupes sur l
12:02'adoption de l'intelligence artificielle, son utilisation et sa compréhension.
12:05Cette phase-là, d'ailleurs, est assez avancée.
12:07Aujourd'hui, on voit, je peux faire un petit commentaire, mais on voit que la partie évangélisation, je vais dire,
12:14est en grande partie faite.
12:16Maintenant, il s'agit de vraiment accompagner les entreprises sur la manière dont ils vont adopter, de manière peut-être
12:23un peu plus profonde dans leur chaîne de valeur, concrète, l'intelligence artificielle.
12:27Parce qu'on constate d'ailleurs que c'est là où il y a vraiment des gains en termes de
12:31productivité ou de la création de nouveaux services ou produits qui se font de manière significative.
12:38Je me tourne vers vous, Julien, parce qu'on a eu beaucoup d'actualité.
12:42Il y a Trump qui vient de signer un décret pour nous dire que le secteur de l'intelligence artificielle
12:46a été autorégulé.
12:47On a le ministère du Travail qui va essayer de faire passer un plan à 80 millions d'euros pour
12:51former notamment des jeunes apprentis aux outils IA.
12:55Vous, au quotidien, Manpower étant en contact avec beaucoup de TPE, PME, comment vous voyez les choses ?
13:02Qu'est-ce que vous voyez sur le terrain dans l'adoption de l'IA par les TPE, PME ?
13:06Qu'est-ce qui, par exemple, est freinant ? Qu'est-ce qui fonctionne bien ?
13:10J'ai cru comprendre que déjà sur le recrutement, l'évangélisation, pour reprendre le terme de l'IA, semblait un
13:15peu plus avancée.
13:16On avait perçu les bénéfices de l'IA.
13:18C'est vrai. Ce qu'on voit, c'est qu'il y a trois types de freins.
13:22Le premier, c'est le coût.
13:24Alors, quand on est un particulier, l'IA, ça ne coûte rien ou ça ne coûte pas cher.
13:27Ça dépend quel modèle.
13:28Ça dépend. Ça dépend quoi ?
13:30Quand on est en entreprise, l'IA a quand même un coût certain.
13:33Donc, un des éléments de blocage, particulièrement pour des TPE, PME, c'est le prix.
13:37Ensuite, il y a la compétence.
13:40Je pense qu'on y reviendra.
13:41Le sujet de la formation, à la fois pour les entrepreneurs eux-mêmes et pour les salariés, est un point
13:46clé.
13:47Et ensuite, il y a un sujet dont on parle peut-être un peu moins.
13:50C'est celui de la souveraineté.
13:52C'est-à-dire, même si on le met à l'échelle d'une TPE, PME, c'est la protection
13:55de mes données.
13:56Donc, ces trois sujets-là sont des...
13:58Pour les données, c'est une crainte ?
13:59C'est une crainte de voir les données absorbées par les outils d'IA.
14:04Surtout, pour rebondir sur ce que dit Julien, c'est que quand on n'a pas soi-même en tant
14:08qu'entreprise dirigeante ou dirigeante
14:10mis en place des outils officiellement à utiliser, qu'on n'est pas soi-même en tant que patron à
14:14disposition des outils,
14:16il y a le risque que ce soit les gens qui utilisent leurs propres outils, ce qu'on appelle le
14:20shadow IA.
14:21Ça, ça peut être intéressant si la personne utilise bien son outil, mais ça a quel risque pour une TPE,
14:27PME ?
14:27Qu'on ait des gens, des collaborateurs qui utilisent des outils IA sans forcément avertir leurs dirigeants ?
14:33Parce que, pour les données notamment, peut-être que quand on rentre des informations sur Cloud ou sur une autre
14:39plateforme IA,
14:41c'est des données qui potentiellement peuvent partir.
14:43Sur ce sujet-là, il faut être extrêmement clair.
14:44C'est sûr que le risque est majeur si on utilise ces outils d'intelligence artificielle générative, ces outils de
14:54chat globalement,
14:55si on prend chat GPT ou Cloud, avec des abonnements perso, voire même gratuits, avec son compte personnel, le risque
15:04est majeur.
15:04Parce que là, la donnée n'est absolument pas protégée et elle part.
15:08Donc, au sein des entreprises, d'ailleurs, peu importe la taille de l'entreprise,
15:11il est essentiel que si on considère qu'on veut utiliser des outils d'intelligence artificielle,
15:17on soit sur des abonnements, en fait, des services professionnels, avec toute la sécurité qui va avec.
15:23Et une fois qu'on a dit ça, en fonction du secteur, de l'entreprise, de son soi, on a
15:27différents degrés de sécurité.
15:29C'est-à-dire que vous pouvez utiliser différents services avec des abonnements, on va dire, classiques,
15:36dont on a l'habitude, qui coûtent entre 10 et 20 euros ou dollars par mois.
15:41Mais aujourd'hui, on voit de plus en plus arriver la possibilité, d'ailleurs, c'est un secteur que je
15:47connais bien,
15:47parce que c'est une de nos activités, qui est le coût, en fait, de développement de logiciels propres a
15:53chuté par rapport à il y a quelques années.
15:55C'est-à-dire que le rapport, dans certains cas, est de 5 à 10, c'est-à-dire quelque
15:58chose qui coûtait peut-être...
16:00Est-ce qu'il y a plus d'offres ?
16:00Pas plus d'offres, en fait. L'intelligence artificielle permet de coder beaucoup plus vite et beaucoup plus efficacement.
16:05Donc, un logiciel qui coûtait 500 000 euros peut-être à développer il y a 5 ans,
16:10aujourd'hui, vous pouvez l'avoir globalement pour peut-être un coût aux alentours de 50, 60, 70 000 euros.
16:15On va développer plus rapidement.
16:16L'effet de ça, c'est que du coup, vous avez des entreprises et des secteurs et des tailles d
16:20'entreprises
16:21qui, jusque-là, ne se posaient même pas la question de développer des logiciels propres.
16:25Qui, aujourd'hui, peuvent le faire.
16:27Moi, j'ai le cas, pas plus tard que la semaine dernière, où j'ai un cabinet d'avocats de
16:328 associés, 8 collaborateurs,
16:34donc qui fait quelques millions d'euros de chiffre d'affaires,
16:36qui nous a demandé de leur développer un système, un logiciel spécifique pour leur métier,
16:42avec de l'intelligence artificielle entièrement fermée,
16:45pour qu'ils soient certains que la donnée reste de manière sécurisée sur leur propre serveur.
16:51Dans ce cas-là, ils voulaient aussi prendre des fournisseurs français,
16:56donc ça, c'est possible aujourd'hui pour, on va dire, pour un coût entre 50 et 100 000 euros,
17:01tout compris.
17:02Ce qui veut dire que pour une entreprise, une PME, une grosse PME de 50, 100 salariés avec un bon
17:07chiffre d'affaires,
17:08ça peut rentrer dans les coûts assez facilement.
17:09Ce sera peut-être plus dur pour des beaucoup plus petites structures.
17:13Vous, sur le terrain, Julien, quand vous avez vos équipes qui sont face à vos clients de TPE, PME,
17:18quelles sont les principales erreurs, les principaux écueils que vous voyez,
17:22que vous observez dans l'usage de l'IA,
17:25et quels sont les premiers conseils en général que vos équipes donnent,
17:29justement pour adopter des pratiques plus sécurisées, plus efficaces,
17:33et peut-être moins coûteuses aussi ?
17:37Alors, la principale erreur, c'est de ne rien faire.
17:40De laisser le train passer ?
17:41De laisser le train passer, c'est impossible aujourd'hui.
17:43L'IA est un outil de performance associé à l'humain, associé à l'organisation qui convient,
17:48mais c'est un outil de performance qu'on ne peut pas négliger.
17:50Donc ça, c'est la principale erreur.
17:52Donc le conseil qu'on donne aux TPE, PME,
17:54notamment sur les sujets de recrutement, que l'on connaît bien,
17:58c'est le pragmatisme.
18:00C'est-à-dire, plutôt que de tenter de tout faire,
18:02avoir un, deux, trois cas d'usage extrêmement précis.
18:05Et les optimiser.
18:06Et les optimiser.
18:07Rédiger une annonce.
18:08Assez simple.
18:10Aller au bout de ça, c'est déjà un succès.
18:12Et après, en avoir de plus en plus.
18:14Donc du pragmatisme, du pas à pas,
18:16et l'accompagner par la formation des collaborateurs.
18:19Justement, la formation des collaborateurs,
18:21c'est quelque chose qui a un coût.
18:23On prend l'exemple du ministère du Travail
18:25qui annonce, qui essaiera de faire passer
18:27au prochain budget de finances de la Sécurité sociale
18:3080 millions d'euros
18:31pour former essentiellement des apprentis,
18:34donc des gens qui sont éloignés
18:35de ces offres de formation-là.
18:38C'est peut-être pas énorme
18:40si on compare au budget qu'on a
18:41dans les grandes entreprises américaines,
18:43mais pour, imaginons, une PME,
18:46voire petite ETI,
18:47on est entre 250 et 500 salariés
18:50peut-être pour l'ETI.
18:52Ça peut revenir à combien annuellement
18:53d'acculturer les salariés ?
18:56Il faut prévoir un budget important quand même.
18:58C'est probablement plusieurs dizaines
18:59de milliers d'euros.
19:01Donc ces 80 millions d'euros,
19:03ça peut paraître peu,
19:04mais ils ont le mérite d'être potentiellement là
19:07si la loi est votée.
19:09Donc ça va dans le bon sens.
19:10En tout cas, nous, ça va complètement
19:12dans notre ADN, notre philosophie.
19:15La formation, elle est clé pour le succès
19:18de l'adoption de l'IA
19:20et pour l'employabilité,
19:21soit de ses apprentis,
19:23soit des salariés des gens d'entreprise,
19:25parce que s'ils ne sont pas formés,
19:28le danger, ce n'est pas vraiment l'IA,
19:29c'est de ne pas savoir s'en servir
19:30et donc de laisser le train passer,
19:32de perdre de l'employabilité
19:34et peut-être un jour de perdre son emploi.
19:36Et justement, perdre son emploi,
19:38il y a beaucoup de gens qui s'en inquiètent
19:40même dès aujourd'hui,
19:41même en utilisant l'IA,
19:42en s'y formant, il y a une inquiétude.
19:44D'ailleurs, aux États-Unis,
19:45la position de Trump,
19:46sa posture de signer un décret
19:48pour rassurer,
19:48c'est parce qu'il y a eu des sondages
19:49qui ont annoncé jusqu'à 75% d'actifs
19:53aux États-Unis inquiets pour leur job.
19:55Donc c'est beaucoup,
19:55c'est peut-être trop,
19:56mais ça reste une impression.
19:58Elle vaut ce qu'elle vaut.
19:59Comment on fait IA-IA
20:02pour faire en sorte que les gens
20:03n'aient pas peur
20:04d'être remplacés par l'outil IA
20:07qu'on leur demande d'utiliser ?
20:08Parce qu'il y a aussi ça,
20:09certaines personnes se disent
20:11« On me demande d'utiliser l'IA,
20:12voire éventuellement parfois
20:13de la nourrir. »
20:15Et peut-être que derrière,
20:16dans 6 mois, 1 an,
20:18on me dit « On n'a plus besoin de toi
20:19parce qu'on a un outil
20:20qui fait ça très bien. »
20:21Et d'ailleurs,
20:22on voit beaucoup ce problème-là
20:23chez les nouveaux entrants
20:24sur le marché du travail.
20:25Une étude de l'AMDRH
20:27qui nous disait que beaucoup de...
20:28Je crois que c'est 10 ou 15% de DRH
20:31qui ne cherchent même plus
20:31à recruter des stagiaires
20:32ou des alternants
20:33parce qu'en fait,
20:34les fonctions sur lesquelles on les met
20:35ne servent plus à rien.
20:36Alors je vois qu'il y a une moue de IA-IA,
20:41et comment on fait pour rassurer les gens ?
20:43Et vous pourrez réagir après une heure.
20:45Je pense que tout changement
20:47de tout temps,
20:48toute évolution technologique
20:50ou révolution technologique
20:53apporte son lot de changements
20:54et le changement apporte des craintes.
20:56On a parlé du tracteur hier
20:58dans cette émission
20:59et on comparait le tracteur
21:01et son impact à celui de l'IA.
21:03Et l'impact du tracteur
21:04a mis 30 ans à vraiment se matérialiser.
21:06L'IA, peut-être que le réel impact,
21:07c'est dans 20 ou 30 ans.
21:09Non, mais donc,
21:10si vous en avez déjà parlé hier,
21:11je ne vais pas reprendre
21:12des exemples historiques.
21:14La métaphore du tracteur.
21:15Maintenant,
21:17le sujet majeur,
21:18c'est que les métiers
21:21toujours et de tout temps
21:22vont continuer à se transformer.
21:23C'est plutôt une bonne chose, en fait.
21:25C'est-à-dire,
21:26au cours d'une vie,
21:26on peut faire différents métiers
21:27ou on fait un seul métier,
21:28mais ce métier change.
21:29Et l'enjeu majeur,
21:30que ce soit pour les entreprises
21:31et de manière plus large
21:32pour notre société,
21:34c'est d'accompagner ce changement-là,
21:35c'est de mettre un système
21:37initialement éducatif
21:39et puis tout au long de la vie
21:41des différentes personnes,
21:42des moyens pour que les gens
21:44puissent se former et évoluer,
21:45que ce soit au sein de leur entreprise
21:47ou dans d'autres organisations
21:49ou dans d'autres endroits,
21:51c'est ça l'enjeu majeur
21:52de notre société.
21:53On a une technologie,
21:54quand elle est bien utilisée,
21:55qui peut être formidable,
21:56qui nous donne des opportunités
21:58exceptionnelles,
21:58soit pour créer
21:59de nouveaux produits ou services,
22:00soit pour faire
22:01des gains de productivité majeurs.
22:03Notre position est assez claire,
22:05c'est qu'on doit accompagner
22:06ce changement-là,
22:07adopter ce changement technologique-là
22:09et que ce soit au sein
22:10d'une entreprise
22:11ou de manière plus large
22:12pour l'ensemble de la société,
22:14l'utiliser pour adresser
22:16les défis majeurs
22:17qui sont déjà là
22:18et qui sont devant nous.
22:19Il y a le défi, par exemple,
22:20en termes d'écologie
22:21ou de développement durable,
22:22il y a un défi démographique
22:24qui est devant nous,
22:24les défis technologiques
22:25dont on est en train de parler.
22:26Donc, l'ensemble
22:27de ces sujets-là,
22:28on peut les aborder
22:31collectivement.
22:31Et la question de savoir
22:32est-ce qu'il va rester du travail,
22:34notre réponse est claire
22:35et nette
22:36et sans ambiguïté ?
22:37Oui.
22:37C'est-à-dire,
22:38il n'y a pas de lien direct
22:39pour nous,
22:40en tout cas,
22:40même sur un plan presque,
22:41j'ai envie de vous dire,
22:42philosophique,
22:43entre la productivité
22:45ou la technologie
22:45et le travail.
22:46Le travail,
22:47c'est un individu,
22:48un homme,
22:49une femme
22:49qui se réveille chaque matin
22:50et qui se demande
22:51comment il peut créer
22:52de la valeur
22:52pour sa communauté,
22:53pour sa société,
22:54pour sa ville,
22:54pour son pays,
22:55etc.
22:56Donc, on se lève
22:57et on crée de la valeur.
22:58Maintenant qu'on le fasse
22:58avec de l'intelligence artificielle,
23:00qu'on le fasse
23:04chaque matin,
23:04on se lève
23:05et on travaille.
23:05Donc, c'est vraiment
23:06une vision de société ici
23:08qu'on veut adopter
23:08et quand on voit
23:09les choses comme ça,
23:10on a beaucoup moins de craintes.
23:11Je pense qu'on a ensemble,
23:13collectivement,
23:13une vraie responsabilité
23:14pour porter un discours
23:16beaucoup plus ambitieux
23:17et beaucoup plus positif
23:19sans ignorer,
23:20encore une fois,
23:21les peurs et les craintes
23:21des uns et des autres
23:22parce que parfois,
23:23elles sont justifiées
23:24et il faut qu'on les accompagne,
23:25notamment sur l'axe
23:26de l'éducation
23:27et de la formation.
23:27Julien,
23:28vous vouliez réagir
23:28et puis moi,
23:29je voulais rapporter
23:30un peu de contexte.
23:31C'est que notamment
23:32un invité du plateau d'hier
23:33nous disait
23:34il y a quand même
23:34certaines entreprises
23:35qui ont justifié
23:36des plans de licenciement
23:37grâce à l'IA
23:38et sa productivité augmentée
23:40et vous parliez
23:41de responsabilité.
23:42Donc, les employeurs
23:43qui tendraient à dire
23:44on peut supprimer des postes
23:45parce que l'IA
23:46nous donne des gains
23:47de productivité,
23:49là, ils font passer
23:49un message peut-être
23:50qui est contre-intuitif
23:52et qui n'est pas justifié
23:53par rapport à l'impact
23:54de l'IA en fait.
23:55Oui.
23:56Alors, si déjà,
23:57je vais réagir
23:58en disant que je partage
23:59complètement ces convictions,
24:00nous, on mène des études
24:01à prospective
24:02à horizon 5 ans
24:03au niveau français
24:04comme au niveau mondial
24:05et on ne voit pas
24:06de disparition d'emplois,
24:08on voit plutôt
24:08des évolutions
24:09qui doivent être accompagnées
24:10par la formation
24:12et un point
24:12que je voulais ajouter aussi,
24:14notre évolution démographique
24:15en France
24:15fait que par nature
24:17on va avoir besoin
24:18de travailler.
24:19Oui, et on aura besoin
24:20des jeunes
24:20et donc l'important
24:22c'est de développer
24:23des nouvelles compétences
24:24qui sont peut-être
24:25un petit peu moins
24:25dans le savoir-faire technique
24:26mais plutôt dans le savoir-être,
24:28dans l'adaptabilité,
24:29s'adapter à la fois à l'IA
24:31et puis s'adapter
24:32à la superviser,
24:34devenir un superviseur
24:35de l'IA.
24:35C'est ce que disait
24:36un autre invité hier,
24:37c'est que grâce à l'IA
24:38en fait, il y aura
24:39beaucoup plus de travail
24:40puisqu'il y aura
24:40beaucoup plus de matière
24:41à vérifier par des humains.
24:43Tout à fait.
24:44C'est un peu le paradoxe.
24:45Mais c'est un bon paradoxe.
24:46C'est un bon paradoxe
24:47et puis aussi
24:48à mettre plus en avant
24:48des valeurs
24:49des compétences humaines,
24:50des compétences relationnelles,
24:52de communication
24:54et de savoir-être.
24:55J'ai lu,
24:56je ne me souviens plus
24:57de l'étude,
24:57mais j'ai vu passer
24:58le mot esprit critique
25:00comme étant
25:01la compétence du futur,
25:03pas la maîtrise de l'IA
25:04mais plutôt l'esprit critique
25:05par exemple face à l'IA.
25:06Vous, vous en pensez quoi ?
25:07L'esprit critique,
25:09ça va être le...
25:10Je ne l'ai pas mis
25:12à ma liste
25:13du savoir-être,
25:14des compétences
25:15que j'ai listées
25:16mais clairement,
25:16l'esprit critique,
25:17c'est ça que je voulais dire
25:18par supervision,
25:19c'est appliquer
25:20notre esprit critique
25:21à ce que nous fournit l'IA
25:24et par rapport
25:25à ce que vous disiez
25:25précédemment
25:26sur des employeurs
25:27qui justifient
25:28des licenciements
25:29par l'IA
25:30et l'image
25:30que ça peut projeter,
25:31on en parlait
25:32avec AIA juste avant,
25:34ce qu'on observe aussi,
25:34c'est des employeurs
25:35qui augmentent
25:37la valeur créée
25:38par leurs salariés
25:40et pas pour faire
25:41de la productivité
25:42sur les coûts
25:42mais plutôt
25:43de la productivité
25:43pour faire plus,
25:45y compris avec des jeunes,
25:45y compris avec des profils
25:46qui sont encore très juniors
25:47qu'on pourrait peut-être
25:49ne plus utiliser.
25:50Alors après,
25:51il y a des marchés
25:51qui sont différents,
25:52il y a des marchés
25:52qui ce contractant
25:53ne permet pas de le faire
25:54mais là où il y a
25:55des opportunités,
25:56au contraire,
25:57l'IA est un accélérateur
25:57qui donne,
25:58comme on se disait,
25:59plutôt envie de recruter plus
26:00pour produire encore plus
26:01et encore plus vite
26:02et mieux
26:04plutôt que l'inverse.
26:05Je ne sais pas
26:06si vous lisez la littérature
26:07mais quand je vous écoute
26:08IA, par exemple,
26:09j'ai l'impression
26:09que vous,
26:09vous êtes plutôt IA
26:10façon Isaac Asimov
26:12avec une IA
26:13qui existe
26:14et qui est programmée
26:16pour l'intérêt humain.
26:17C'est-à-dire que vous,
26:18les inquiétudes,
26:21qui dit l'IA dans 10 ans
26:22va tous nous tuer.
26:23Vous, ça,
26:24vous vous dites
26:24que ce n'est pas réaliste en fait.
26:27C'est quoi votre posture
26:27sur ces visions alarmistes
26:29qui sont à contre-courant
26:30de ce que vous me dites
26:31depuis 10 minutes ?
26:34Pour répondre à ça,
26:35moi, je dirais
26:37que le...
26:38Qu'est-ce qui va se passer
26:39dans 10 ans ?
26:40C'est difficile
26:41de le savoir vraiment
26:42mais en tout cas,
26:43on peut se préparer
26:44à ce que les choses
26:45se passent plutôt bien.
26:47Et une des manières aussi
26:48de se préparer,
26:49c'est que
26:50chaque pays,
26:51peut-être chaque continent
26:53ait aussi
26:54la liberté
26:55d'avoir à sa disposition
26:56différents outils.
26:58Donc, il faut que par exemple
26:59en France et en Europe,
27:00nous disposions
27:01de technologies avancées
27:02de la même manière
27:03que l'Asie doit en avoir,
27:04de la même manière
27:05peut-être que
27:05différents pays d'Afrique,
27:07du continent africain
27:08doivent pouvoir l'avoir aussi.
27:09Pour éviter
27:10qu'on ait une économie
27:10à deux vitesses ?
27:11Exactement.
27:12Et donc, à partir de là,
27:14nous,
27:14ce qu'on pousse aussi,
27:16c'est de pouvoir
27:17permettre à des hommes
27:18et des femmes,
27:19à des entrepreneurs,
27:20à des ingénieurs,
27:21à des créateurs,
27:22de prendre beaucoup plus
27:22d'initiatives aussi
27:23sur nos territoires,
27:24qu'on leur fasse confiance
27:25et qu'on puisse accompagner
27:27ou même être précurseur
27:29sur les révolutions
27:30technologiques futures
27:31à venir.
27:32Donc, comment est-ce que
27:33les humains,
27:34les hommes et les femmes
27:35de notre société,
27:36comment est-ce qu'on va utiliser
27:37ces technologies-là ?
27:39On va essayer de plutôt
27:40bien le faire.
27:41Mais le vrai sujet,
27:42en tout cas,
27:42et dans l'intérêt commun,
27:43évidemment,
27:44le vrai sujet,
27:45c'est d'avoir le choix
27:46de le faire
27:46et de le faire
27:47avec nos valeurs
27:47et ce que nous pensons
27:49être juste
27:50et bien dans l'intérêt commun.
27:52J'avais plein de questions
27:52à vous poser,
27:53alors pas sur Isaac Asimov
27:54et la littérature,
27:55je pensais à la Chine,
27:55je pensais à l'alliance
27:56robotique IA,
27:57parce que ça,
27:57ce sera peut-être
27:58la nouvelle étape.
28:00Mais j'ai envie
28:00de vous laisser le mot
28:01de la fin,
28:01Julien Charlier,
28:02si on devait résumer
28:03en 15 secondes
28:04nos échanges,
28:05quels conseils
28:06vous donneriez
28:07aux patrons
28:07et patronnes
28:08de TPE, PME
28:09par rapport à l'IA,
28:11notamment pour ceux
28:11qui ne sont pas encore
28:13acculturés ?
28:14En deux mots,
28:15rester pragmatique,
28:17former,
28:18parce que c'est l'humain
28:19qui fera la différence.
28:20Merci beaucoup,
28:21Yaya Fallah,
28:22je le rappelle,
28:22président de la commission
28:23IA chez les entrepreneurs
28:24et patron cofondateur
28:26de Seven Open Alep,
28:28Julien Charlier,
28:28directeur général
28:29de Manpower France,
28:31avec donc une PME Week
28:32qui commence lundi.
28:34Donc,
28:34c'est des portes ouvertes
28:35dans vos agences,
28:35en fait,
28:36les dirigeants de TPE,
28:37PME peuvent venir.
28:38Exactement,
28:38des rencontres,
28:39des conférences,
28:40des job dating,
28:41ça va parler IA.
28:42Et on reparlera,
28:43nous,
28:43de l'IA,
28:43parce que c'est un des fils
28:44conducteurs de la saison
28:45sur SmartJob.
28:46Merci beaucoup à vous deux,
28:47à très bientôt
28:48dans cette émission.
28:49L'émission qui est terminée,
28:50je remercie Alexis Mathieu
28:52qui me parlait dans l'oreillette
28:53pour me rappeler l'importance
28:54d'avoir le bon timing.
28:55Je remercie Charles
28:56à la réalisation
28:57et Saïd Osson.
28:59À très bientôt,
29:00demain,
29:00c'est le Big Boss
29:01qui revient à Renoir d'Ouin.
29:07Sous-titrage Société Radio-Canada
29:08et Saïd Osson.

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