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  • il y a 3 minutes
Avec Vincent Jeanbrun, minsitre de la Ville et du Logement
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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-10-01##

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News
Transcription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Jacques Cardoze.
00:07Il est 8h29, merci d'être à l'écoute de Sud Radio.
00:10C'est l'heure du grand entretien politique et aujourd'hui, Jacques, vous recevez Vincent Jambrun, ministre de la Ville
00:15et du Logement.
00:16Bonjour Vincent Jambrun, on va évidemment vers les logements, sujet de préoccupation majeure pour les Français.
00:23Avant cela, vous êtes également le ministre de la Ville, vous avez vécu dans votre chair les émeutes urbaines en
00:272013.
00:27Votre propre maison avait été attaquée, une voiture bélier en feu.
00:32Quel sentiment avez-vous devant les images de destruction des lycées que l'on voit ces dernières heures ?
00:37Ça glace le sang pour deux raisons.
00:39D'abord parce qu'on voit à nouveau cette jeunesse pleine de violence, pleine d'envie d'en découdre avec
00:45les symboles de la République,
00:47à la fois les forces de l'ordre et les établissements scolaires.
00:49Et puis ça glace le sang parce qu'on voit à nouveau ce petit jeu malsain de la France insoumise
00:54qui vient jouer avec le feu, alimenter les braises, souffler sur tout ça pour faire en sorte que l'incendie
01:01prenne.
01:02Moi je me souviens très bien, vous citez les émeutes de 2023,
01:04quand M. Mélenchon faisait la liste sur Twitter de ce qu'on avait le droit de brûler ou pas de
01:08brûler.
01:08Et tout ça pour inciter à ce mouvement de conflictualisation dans le pays.
01:13On assiste là au début de campagne de la LFI, qui sera une campagne violente,
01:19qui sera une campagne de déstabilisation de notre pays.
01:23On voit bien que c'est extrêmement dangereux et il faut le condamner avec beaucoup de fermeté.
01:27Les facs pourraient suivre le mouvement de grogne.
01:29On voit ce matin qu'a priori dix facs sont déjà bloqués.
01:32Est-ce que vous craignez cette évolution ?
01:34Juste, est-ce qu'on peut arrêter deux secondes de dire que les lycées sont en train de manifester,
01:38que les facs sont en train de suivre le mouvement ?
01:40C'est pas vrai. Il y a une minorité, une minorité de lycéens,
01:44qui viennent saccager les entrées des lycées.
01:47Ça n'empêche pas qu'il puisse y avoir de vraies revendications lycéennes,
01:49pour qu'il y ait plus de profs, qu'il y ait plus de moyens.
01:52Ça, on l'entend, j'ai manifesté quand j'étais jeune.
01:54Simplement, moi je n'allais pas manifester avec une cagoule sur la tête,
01:56et je n'allais pas manifester avec des mortiers.
01:58Je ne tirais pas sur les forces de l'ordre ou sur le personnel enseignant.
02:01Donc, je pense que tous ensemble, il faut qu'on surveille notre langage.
02:04Ce n'est pas vrai que les lycéens de ce pays sont en train de mettre le pays à feu
02:07à sang.
02:07Il y a une minorité, instrumentalisée par la France Insoumise,
02:10qui est en train d'essayer de mettre le bazar dans ce pays,
02:14et de dégrader des choses qui sont pourtant des outils essentiels.
02:17Quand on vient brûler la grille d'un lycée, qui a été parfaitement rénové,
02:21Valérie Pécresse l'a très bien dit, en Ile-de-France,
02:23on a mis des millions pour rénover les lycées.
02:26Paul-Éloire, à Saint-Denis, venait d'avoir une rénovation à 45 millions d'euros.
02:32Résultat, après cette pseudo-manifestation,
02:34tout est brûlé, tout est cramé, on ne peut pas rentrer dans l'établissement.
02:37Et tout ça sous les applaudissements et les danses de joie des leaders de la France Insoumise.
02:41C'est inacceptable.
02:42Si je comprends bien ce que vous êtes en train de nous dire,
02:45Vincent Jambrun, il y a une forme de noyautage du mouvement par un parti politique ?
02:50Évidemment.
02:52Mais d'ailleurs, on l'entend, y compris sur les antennes des différents médias,
02:56vous avez des éléments de langage appris par cœur,
02:59par des responsables syndicats étudiants,
03:02qui sont liés à la France Insoumise et qui le font.
03:04Moi, je suis élu du Val-de-Marne,
03:06où on a la chance d'avoir des députés LFI bien impliqués, bien connus.
03:12M. Boyard, pour ne pas le citer,
03:14ça fait déjà plusieurs semaines qu'il est en train d'aller de lycée en lycée créer le mouvement.
03:19Et ce qu'on constate, c'est que ça ne le dérange pas d'être avec son écharpe tricolore,
03:23alors que derrière lui, il y a des gens cagoulés,
03:26on croirait des personnes qui s'apprêtent à braquer une banque,
03:29qui tirent aux mortiers sur des policiers et des citoyens.
03:32Quand on est élu de la République, on se doit d'être exemplaire.
03:34Justement, le maire de Saint-Denis, Bali Bagayoko,
03:37maintient ses propos sur la violence légitime tout en appelant au calme.
03:40Quelle est votre réaction ?
03:42Ça s'appelle se moquer du monde.
03:44Quand on dit qu'il y a une violence légitime,
03:46qu'on vient danser avec des personnes qui viennent dégrader un établissement scolaire
03:52qui, comme je viens de le dire, avait été parfaitement rénové,
03:54c'est une irresponsabilité majeure et c'est dangereux.
03:57Eux disent que c'est de la faute de la police.
03:59Mais pardon, mais quand on vient cagouler avec des mortiers et qu'on tire sur la police,
04:04on s'étonne que la police essaye de réagir pour remettre de l'ordre.
04:07C'est scandaleux.
04:08Est-ce qu'elle doit lever ?
04:09Je soutiens non seulement l'initiative de Valérie Pécresse
04:11qui est d'avoir envoyé la facture des dégradations au maire de Saint-Denis,
04:15et puis je soutiens également l'action du préfet de Seine-Saint-Denis
04:19qui a dit qu'il attaquerait le maire de Saint-Denis pour incitation à commettre des crimes.
04:27Est-ce que le gouvernement pourrait envoyer d'une certaine façon les factures,
04:30si vous considérez que la France insoumise est derrière tout cela,
04:33les factures à la France insoumise ?
04:35Ce qui est certain, c'est que dans ce pays,
04:36ce n'est pas aux gens honnêtes et responsables qui ne cassent rien
04:39de tout le temps payer pour ceux qui viennent casser,
04:41qui sont, je le rappelle, une minorité.
04:43Et de fait, il y a cette logique,
04:45et le texte qui est actuellement en train d'être travaillé
04:48de casseurs-payeurs,
04:50où on doit effectivement pouvoir dire
04:52quand vous participez à une manifestation violente
04:55et que vous y maintenez,
04:57et que vous applaudissez,
04:58que vous encouragez ceux qui brûlent, ceux qui cassent,
05:00eh bien on doit pouvoir, vous aussi,
05:02vous mettre à contribution.
05:03C'est de la justice.
05:05Pour finir, sur ce thème,
05:06est-ce que la police doit lever le pied
05:08pour éviter que ça dégénère ?
05:10Qu'est-ce que ça veut dire lever le pied ?
05:12On comptera toujours toute violence policière.
05:15Une violence policière, c'est quoi ?
05:16C'est quand la violence n'est pas légitime.
05:18En revanche, protéger un bien public,
05:20protéger des personnes innocentes,
05:22parce qu'il y a 83 policiers qui sont blessés aujourd'hui,
05:25vous avez aussi des personnels enseignants,
05:26vous avez aussi ce qu'on appelait les CPE à mon époque,
05:29vous savez, le personnel qui est en cadre,
05:31qui ont essayé de s'interposer,
05:32qui ont essayé avec des extincteurs
05:34d'aller éteindre les incendies.
05:35Ceux-là aussi ont été blessés.
05:37Donc, la police doit jouer son rôle
05:40avec le sérieux qui la caractérise
05:42et défendre les innocents et les biens publics.
05:45Vincent Jambrun, ministre de la Ville et du Logement.
05:48Aujourd'hui, c'est le grand jour pour le budget.
05:50L'idée est que plusieurs catégories de la population
05:53soient mises à contribution.
05:54C'est ce qu'on comprend à travers les informations
05:57dont on dispose.
05:58Est-ce que vous confirmez ce matin
05:59le gel des APL pour 2027 ?
06:01D'abord, je vais vous dire que ce budget,
06:03c'est un budget de courage,
06:05mais un budget qui va éviter
06:07que dans quelques années,
06:09il y ait un budget beaucoup plus brutal.
06:10Parce que c'est parce qu'on fera des efforts
06:12aujourd'hui, en les choisissant,
06:15qu'on évitera demain
06:17d'avoir des budgets ultra brutaux
06:19où on n'aura plus aucun choix sur rien.
06:21Donc, l'État, on est parti du principe simple,
06:23c'est que c'est lui qui devait faire le plus gros effort.
06:25Et donc, l'État, lui, va réduire ses budgets.
06:28Il va montrer l'exemple.
06:29Et ensuite, chacun va être mis un petit peu
06:32à contribution avec cette idée
06:34qu'il y a deux, trois choses
06:35qui ne seront, par exemple, pas revalorisées.
06:37C'est le cas des APL.
06:38Vous l'avez dit, il est proposé
06:39qu'elles soient gelées.
06:40Les APL sont gelées et, de fait,
06:43pas revalorisées à partir du 1er octobre 2027.
06:46Donc, c'est une mesure qui est assez éloignée quand même.
06:50Mais, je veux le redire ici,
06:52il n'y aura aucune allocation
06:53qui sera diminuée.
06:55Les allocations ne seront pas diminuées.
06:58Elles seront évidemment maintenues.
06:59Mais, simplement,
07:00elles ne seront pas revalorisées
07:01au niveau de l'inflation.
07:02Pas revalorisées, ça veut dire gel total
07:04à partir du 1er octobre 2027.
07:06C'est ce qui est la copie d'entrée du gouvernement.
07:08Effectivement, vous le savez,
07:09on vient au-devant des parlementaires
07:11pour discuter avec eux
07:13de cette réalité budgétaire
07:14avec quelques fondamentaux.
07:16Le premier, pas d'augmentation d'impôts.
07:18Le deuxième, il faut tenir le déficit.
07:20On va vous répondre, monsieur le ministre.
07:22Parce que c'est nos enfants et nos petits-enfants
07:23qui seront en difficulté.
07:25Avec une inflation à 3%,
07:26c'est forcément du pouvoir d'achat en moins ?
07:29Les impôts aussi,
07:29ce serait du pouvoir d'achat en moins.
07:31Et, en l'occurrence,
07:32c'est une des règles qu'on s'est fixées.
07:34Un déficit qui doit être maintenu,
07:36parce que sinon,
07:36c'est notre avenir direct,
07:38le nôtre,
07:39ce sont nos enfants et nos petits-enfants
07:40qui seraient mis à contribution.
07:42Et, encore une fois,
07:43l'État montre l'exemple
07:44en faisant le plus d'efforts.
07:45Comment ça doit rapporter ?
07:46Ça a été estimé ?
07:47Vous voulez dire à l'échelle des APL ?
07:50On est sur plusieurs centaines de millions d'euros.
07:52Plusieurs centaines de millions d'euros ?
07:54En année pleine,
07:55ce sera évidemment plusieurs centaines de millions d'euros.
07:58Les APL, c'est un budget considérable,
08:00c'est 17 milliards.
08:01L'idée, c'est de dire,
08:02cette année,
08:03dans le contexte que nous connaissons,
08:05il n'y a pas cette revalorisation
08:07à partir du 1er octobre 2027.
08:08Certains vous diront,
08:09est-ce que ce n'est pas dérisoire
08:11à l'échelle de l'État ?
08:12On se souvient,
08:14au début de la présidence Macron,
08:16en 2017,
08:17des fameux 5 euros
08:18qui avaient fait polémique.
08:20Est-ce que, finalement,
08:22ce n'est pas dérisoire,
08:24ce gel-là,
08:25de plusieurs centaines de millions,
08:26au regard d'un budget,
08:27lorsque l'on parle de 54 milliards d'économies ?
08:29D'abord,
08:30dans la situation dans laquelle on est,
08:33c'est toutes les petites rivières
08:34qui vont faire les grands fleuves.
08:35Et pour que, justement,
08:36ce soit le plus indolore possible,
08:38il faut que ce soit des petites choses
08:40par-ci, par-là.
08:42Deuxièmement,
08:42vous aurez noté qu'à l'époque,
08:43vous avez cité les 5 euros,
08:45c'était moins 5 euros.
08:46Il y avait une diminution des APL.
08:48Là, en l'occurrence,
08:49ce n'est pas du tout le propos.
08:50Il n'y a pas de diminution des allocations.
08:51Elles ne sont simplement pas revalorisées
08:53au niveau de l'inflation.
08:55Par ailleurs,
08:55il y a quand même des bonnes nouvelles
08:56pour le monde du logement dans ce budget,
08:58avec notamment moins 500 millions,
09:00donc un demi-milliard de prélèvements
09:02sur les bailleurs sociaux
09:03pour que les bailleurs sociaux
09:04puissent produire du logement social
09:06et abordable
09:07et rénover le parc existant
09:08qui en a grand besoin.
09:09Il y a une autre bonne nouvelle
09:11pour le secteur privé,
09:12c'est la possibilité d'accéder
09:13à la propriété
09:14avec un prêt à taux zéro,
09:16celui qu'on connaissait jusqu'ici
09:17qui est prolongé dans le temps.
09:18C'est une première bonne nouvelle.
09:20Et puis la création,
09:21l'invention d'un nouveau prêt à taux zéro
09:23qu'on appelle le prêt à taux zéro parentalité
09:25qui permettra à celles et ceux
09:26qui nous écoutent
09:28de pouvoir accéder à la propriété
09:30en étant soutenus par l'État
09:31dès l'instant où il y a un enfant à naître
09:33ou jusqu'aux 3 ans de l'enfant.
09:35C'est une nouveauté
09:36qui coûte elle aussi
09:37plusieurs centaines de millions d'euros
09:38et ça permet de relancer
09:40la machine du logement,
09:41c'est important.
09:41On va revenir sur justement
09:42toutes les nouvelles annonces
09:44que vous allez
09:46et sur lesquelles vous travaillez actuellement
09:48mais d'abord sur les APL
09:49et notamment pour les APL
09:50pour les étrangers.
09:51Vous allez instaurer un délai de carence ?
09:55Là, il y a une question de justice.
09:57Il faut que vos auditeurs comprennent
09:59que quand vous êtes français expatrié,
10:01donc vous ne payez plus vos impôts en France,
10:04vous revenez en France,
10:05il y a un délai de carence
10:07qui est grosso modo de 12 mois
10:09pour pouvoir avoir droit à nouveau aux allocations.
10:13Ça s'adressera à qui exactement ?
10:14Ça c'est pour les français expatriés.
10:16Là, le propos est de dire
10:17on va aligner les personnes étrangères
10:20qui arrivent sur le territoire national
10:21sur ce régime des français expatriés
10:24qui reviennent en France.
10:25Je pense que c'est une justice.
10:27On ne va pas considérer
10:28qu'un français qui revient en France
10:30serait moins bien traité
10:31que quelqu'un qui arrive pour la première fois.
10:33On l'aligne.
10:34C'est une économie, là aussi,
10:36c'est une petite rivière
10:37mais qui participe à cet effort collectif.
10:40Là aussi, on avoisine
10:42la centaine de millions d'euros.
10:43Il faut le regarder comme quelque chose
10:46qui ensuite est sur la durée
10:47et c'est pour ça que c'est rentable sur la durée.
10:50Certains y voient une façon de s'attirer
10:51le vote du RN
10:52ou en tous les cas la clémence du RN
10:54pour le vote final.
10:55Ce n'est pas du tout le sujet.
10:56Le sujet, c'est d'aller regarder
10:57dans le budget
10:59des choses qui pourraient être,
11:01j'allais dire, mises à jour
11:02et vous m'accorderez quand même
11:04que si un français expatrié
11:06peut attendre 12 mois
11:07pour avoir droit à nouveau
11:09à ses allocations
11:09puisque de fait,
11:10il ne contribuait pas
11:11et ne payait pas ses impôts avant,
11:13une personne qui arrive
11:13pour la première fois
11:14sur le territoire national
11:15va pouvoir attendre aussi
11:17une douzaine de mois.
11:19Alors, on précise
11:20qu'en parallèle du vote du budget,
11:21il y a une loi logement
11:22en préparation
11:23et au menu des discussions parlementaires.
11:25Gabriel Attal a estimé lundi
11:27que la politique du logement
11:28a été, je cite,
11:29un grand plantage économique
11:30du macronisme depuis 2017.
11:32Qu'est-ce que vous lui répondez ?
11:33Je réponds que
11:35dès que j'ai pris mes fonctions,
11:36j'ai souvent dit
11:37que je n'étais pas ministre du logement,
11:38mais ministre de la crise du logement.
11:39Mais c'était vrai ?
11:40On connaît dans ce pays
11:41la pire crise du logement
11:43depuis l'après-guerre.
11:44Donc la situation,
11:45elle est gravissime
11:46et c'est pour ça d'ailleurs
11:47que je compte sur la mobilisation
11:48de toutes les formations politiques.
11:50lorsque le texte arrivera
11:51à l'Assemblée nationale
11:52parce que le logement
11:53n'est même plus un sujet
11:54de droite ou gauche.
11:54Quand arrivera-t-il
11:55à l'Assemblée nationale ?
11:56D'ici la fin de l'année,
11:57j'espère au mois de novembre.
11:59C'est ce qui est aujourd'hui
12:00dans les tuyaux.
12:01On parle de la date du 16 novembre.
12:02Vous la confirmez ?
12:05C'est ce qui est envisagé,
12:06je vous le confirme.
12:07Maintenant, on va voir.
12:08D'autant plus que vous savez,
12:09il faut qu'on soit très souple
12:10sur les dates
12:10parce qu'on va commencer
12:12l'analyse du budget prochainement.
12:14Et l'année dernière,
12:15par exemple,
12:15la partie 1 du budget
12:16avait été rejetée,
12:17ce qui avait libéré du temps.
12:18Donc peut-être même
12:19que ce texte
12:20pourrait être examiné
12:20avant même le 16 novembre.
12:21Donc l'idée,
12:22c'est que ce soit
12:22le plus rapidement possible.
12:24Plus tard en novembre,
12:25le Premier ministre
12:26a écrit au monde du logement
12:29que ce texte
12:30serait examiné à fond
12:31avant la fin de l'année.
12:32Donc on a besoin
12:33que les forces politiques
12:34se concentrent dessus,
12:36soient mobilisées
12:36dans l'hémicycle
12:37parce que je crois
12:37que le logement,
12:38ce n'est plus un sujet
12:39de droite ou de gauche.
12:40C'est un sujet
12:41qui touche tous les Français
12:43dans le monde
12:44du logement social,
12:45dans le monde du secteur privé.
12:46C'est ça qu'on veut relancer
12:47avec ce texte de loi.
12:48L'un des points
12:48qui apparaît aujourd'hui
12:50assez choquant,
12:51c'est celui de retraités
12:52qui ont du mal à se loger.
12:54Une femme de 65 ans
12:55témoignait ces dernières heures
12:57en disant qu'on lui avait demandé
12:57une caution
12:58alors qu'elle avait
12:59une bonne pension.
13:00Aujourd'hui,
13:01il y a de plus en plus
13:01de retraités
13:02qui ont du mal à se loger.
13:03Je parle de location
13:04dans le privé
13:05alors qu'ils ont les moyens
13:06et on dit que c'est la faute
13:07des assurances
13:08qui ne couvrent pas les impayés.
13:10Est-ce que c'est un point
13:10sur lequel vous travaillez ?
13:12La vérité,
13:12c'est que vous citez les retraités
13:13mais on pourrait prendre
13:14toutes les catégories.
13:15Des étudiants
13:16qui n'arrivent pas à se loger,
13:17des jeunes actifs
13:18qui n'arrivent pas à se loger.
13:19D'ailleurs,
13:19on a dans notre pays aujourd'hui
13:20du renoncement aux études
13:22faute de logement,
13:23du renoncement au premier emploi
13:24faute de logement.
13:25Vous avez les logements
13:26qu'on n'arrive pas à avoir
13:27mais aussi les logements
13:28qu'on n'arrive plus à quitter.
13:29On parle souvent
13:30de violences faites aux femmes
13:31par exemple.
13:31Vous avez des femmes
13:32qui restent dans un logement
13:33où elles ne se sont pas en sécurité
13:35faute de pouvoir en trouver un autre.
13:36Donc la situation
13:37est extrêmement grave.
13:39Sur cette question
13:40du fait au fond
13:42que les propriétaires
13:43aujourd'hui
13:44qu'on appelle propriétaires
13:44bailleurs,
13:45ceux qui mettent en location
13:46leurs biens
13:47sont très inquiets
13:48pendant longtemps
13:49parce qu'ils avaient peur
13:50des squats.
13:50Aujourd'hui,
13:51les lois,
13:51d'abord avec Guillaume Casbarian
13:53et aujourd'hui
13:55avec la loi Riposte
13:56qui vient d'être adoptée,
13:57on a à peu près
13:58protégé nos...
13:59Enfin pas à peu près,
14:00d'ailleurs,
14:00on a protégé
14:00les bailleurs du squat.
14:03En revanche,
14:03il y a la question
14:04des impayés
14:05et pardon de le dire comme ça
14:06de ce que parfois
14:07on ne peut appeler
14:08les professionnels
14:08de l'impayé.
14:09C'est une minorité
14:10mais elle fait beaucoup de mal
14:11à tous les locataires
14:12parce qu'on est sur des profils
14:14qui vont régulièrement
14:15ne pas payer leur loyer.
14:17Je distingue ça
14:17de ceux qui à un moment donné
14:18ont un coup dur
14:19et vont avoir du mal à payer.
14:20Résultat,
14:21problème de confiance du propriétaire
14:23qui va demander des garanties
14:24sur des garanties
14:24sur des garanties.
14:25Et comment vous faites
14:26pour lutter contre cela ?
14:27Est-ce que vous allez proposer des choses ?
14:28On travaille actuellement
14:29et j'ai missionné
14:31un rapport là-dessus
14:32sur ce qu'on appelle
14:33la relation locataire-propriétaire
14:34pour se garantir
14:36et se sécuriser
14:37à la fois pour protéger
14:38le locataire
14:39des marchands de sommeil
14:40et des propriétaires véreux.
14:41Là aussi,
14:42on a une toute petite minorité
14:43mais elle fait du mal
14:44à tout le monde.
14:45Et puis de l'autre côté,
14:46les professionnels
14:47de l'impayé.
14:47Il y aura, j'espère,
14:48des solutions fortes
14:49dans ce rapport
14:50de façon à ce qu'on puisse
14:52améliorer les choses
14:52dans ce pays.
14:53Et qui pourraient figurer
14:54dans le projet de loi ?
14:55Cette partie-là,
14:56pas forcément
14:56puisque le calendrier
14:57n'est pas le même.
14:58En revanche,
15:00il y a beaucoup de choses
15:00qui pourraient être faites
15:01de façon réglementaire
15:02donc pas forcément
15:03avoir besoin d'une loi.
15:03En tous les cas,
15:05il y a également
15:05la question de la construction.
15:07Votre priorité
15:08dans ce plan de relance,
15:09c'est de relancer
15:10la construction plus vite.
15:12Comment ?
15:13En fait,
15:13je parle souvent
15:14des Jeux Olympiques du logement.
15:15L'idée,
15:16c'est que dans ce pays,
15:17les normes,
15:18les procédures
15:19ont tellement complexifié
15:20les choses
15:21qu'il faut parfois
15:21jusqu'à 8 ans
15:22pour faire sortir
15:23un projet de terre
15:24quand la construction physique,
15:26elle,
15:26elle est de 2 ans,
15:272 ans et demi maximum.
15:28Donc tout le reste,
15:29c'est quoi ?
15:29C'est de la paperasse,
15:30c'est l'administratif,
15:31c'est des procédures
15:31trop longues,
15:32la bureaucratie
15:33comme on sait la faire.
15:34Tout ça,
15:35il faut l'écraser
15:35et pour le coup,
15:36on a su le faire
15:37pour les Jeux Olympiques
15:38où on a construit
15:39de la qualité,
15:40de la sécurité,
15:41des choses accessibles.
15:42En période normale,
15:42on ne sait pas le faire.
15:43Et en période normale,
15:44jusqu'ici,
15:44on ne savait pas le faire.
15:45Dans le projet de loi,
15:46on a des articles
15:47qui vont permettre
15:47de s'inspirer
15:48des Jeux Olympiques.
15:49J'ai appelé ça
15:50opération d'intérêt local.
15:51Le maire et le préfet
15:52décident d'une zone
15:53où on peut construire
15:54beaucoup plus vite
15:55et on va pouvoir le faire.
15:56Combien ?
15:56Vous vous fixez l'objectif ?
15:57Combien d'objectifs
15:58de logements construits
16:00chaque année ?
16:00Le Premier ministre
16:01a fixé un cap
16:02à 2 millions
16:03de logements supplémentaires
16:04d'ici 2030.
16:05Qu'on se comprenne,
16:06ça signifie
16:07de la construction neuve
16:08et de la réhabilitation à neuf
16:10parce qu'il y a aussi
16:11du patrimoine abîmé
16:12qui n'est plus exploitable
16:14aujourd'hui
16:14qu'il faut aller rénover.
16:16En faisant les deux
16:17et en faisant
16:17du logement privé
16:18et du logement social,
16:19on doit pouvoir
16:20atteindre cet objectif.
16:21Est-ce que cet objectif
16:22sera atteint réellement ?
16:23Si on a un texte de loi
16:24qui permet
16:25d'accélérer les choses
16:26comme on vient de se le dire,
16:27de ramener l'investissement
16:30et notamment
16:30l'épargne des Français
16:31vers le logement,
16:32qu'on fait confiance aux maires
16:33et qu'on en profite
16:34pour avoir de vrais outils
16:35de réhabilitation
16:36et de rénovation du logement,
16:37alors oui,
16:37on peut y arriver.
16:37En tous les cas,
16:38c'est la promesse.
16:39Christian Jambrun,
16:39ministre du Logement
16:40et de la Ville...
16:40Vincent Jambrun, presque.
16:41Pardon ?
16:42Vincent Jambrun.
16:43Vincent Jambrun, pardon,
16:43décidément.
16:44J'écorne votre nom.
16:45Pardon,
16:46ministre du Logement
16:47et de la Ville,
16:47vous êtes notre invité
16:48ce matin dans la deuxième partie.
16:50Un auditeur vous interpellera
16:51sur la reconstruction
16:52suite aux incendies en Gironde
16:54et puis il y aura
16:55l'actualité des réseaux sociaux
16:56qui nous emmènera
16:56vers la polémique
16:57Bardella-Médiapart
16:58et j'y ajouterai
16:59que le président
17:00a également donné votre avis
17:01et puis il y aura
17:02vos trois minutes
17:03pour convaincre
17:03et notamment
17:04votre souhait
17:06par rapport
17:07à la santé environnementale
17:08dans le logement.
17:09A tout de suite.
17:16Vincent Jambrun,
17:18ministre du Logement
17:18et de la Ville
17:19est notre invité
17:20ce matin
17:21dans le grand entretien
17:23sur Sud Radio.
17:24Dans vos trois minutes
17:25pour convaincre,
17:26vous avez souhaité,
17:27monsieur le ministre,
17:28revenir sur la santé
17:29environnementale du logement.
17:30Vous vous demandez
17:31comment adapter
17:32les bâtiments à cela ?
17:34Oui, c'est un vrai sujet
17:35la santé environnementale.
17:36Au fond,
17:37tout ce dans quoi on baigne.
17:39quand on parle
17:39de santé environnementale,
17:40c'est l'alimentation,
17:41c'est l'air qu'on respire,
17:42c'est le bruit
17:43autour de nous par exemple.
17:46J'ai créé
17:48avec quelques amis
17:49un think tank
17:49sur la santé environnementale
17:51dans les logements
17:52et en ville
17:53et maintenant
17:54que je suis ministre du Logement
17:55je vois à quel point
17:55tout ça est nécessaire.
17:57Je me souviens
17:58quand j'étais député
17:58d'avoir reçu en permanence
18:00une jeune fille
18:00qui suite à une infiltration d'eau
18:02dans le mur de son logement
18:04une bactérie s'était développée
18:05et elle en a perdu
18:07les deux poumons
18:08elle a subi une greffe
18:09totale des poumons.
18:10C'est quelque chose
18:11qu'il faut qu'on mesure
18:13collectivement.
18:13Est-ce que le plan
18:14de relance logement
18:15contiendra des points
18:16spécifiques par rapport
18:17à cela ?
18:17Alors sur la santé environnementale
18:19en tant que telle,
18:19pas forcément parce que
18:20c'est du réglementaire
18:21et c'est quelque chose
18:22que je veux travailler
18:22avec des associations.
18:24J'ai eu la chance
18:24cette semaine
18:24de lancer un institut
18:27porté par des entreprises
18:28responsables
18:29autour de la maison saine
18:30et puis en revanche
18:32quand on parle de santé
18:33maintenant il faut aussi
18:34prendre en compte
18:34la canicule
18:35et effectivement
18:36là dans le plan
18:37relance logement
18:38il y a tout un volet
18:39qui va permettre
18:40d'améliorer
18:41le fait de protéger
18:43pour dire les choses
18:43simplement
18:44les logements
18:45de la chaleur
18:45l'été
18:46notamment les mètres
18:47trassoirs
18:47et les fameuses
18:48bouilloires
18:48exactement
18:49et en fait
18:50maintenant il faut
18:50qu'on pense le logement
18:51non plus comme simplement
18:52une boîte dans laquelle
18:53on vit ou on dort
18:54mais bien un élément
18:57qui participe de notre santé.
18:58Quelle décision ?
18:59Qu'est-ce qu'il y aurait
19:00comme disposition
19:00par rapport à cela ?
19:01Une idée ?
19:02Déjà pouvoir installer
19:03des volets partout
19:04sans que la réglementation
19:06vous en empêche
19:06parce que c'est bien beau
19:07de dire au propriétaire
19:08ce serait bien de mettre
19:09des volets
19:09sauf que si vous avez
19:10l'État qui de l'autre côté
19:11via par exemple
19:12les architectes
19:13des basses du monde de France
19:13dit non c'est pas possible
19:14bon ben là on a un problème
19:16donc il faut que tout le monde
19:17à la fois on préserve
19:18le patrimoine
19:18c'est évident
19:19mais qu'on le fasse
19:19intelligemment
19:20pour préserver
19:21la santé des gens
19:21le logement
19:22c'est la santé des gens.
19:23Monsieur le ministre
19:24on passe à la question
19:24d'un auditeur.
19:26Bonjour monsieur le ministre
19:27je suis Béatrice
19:28sur la commune du Porges
19:30et je voulais savoir
19:32quel délai
19:33vous vous donniez
19:35pour reconstruire
19:36notre commune
19:38sachant que des habitants
19:39ont toujours des problèmes
19:41sur les permis de construire
19:42ils n'arrivent pas
19:43à avoir leur autorisation
19:45donc voilà
19:46juste savoir
19:47quel délai
19:48vous mettiez
19:49pour la reconstruction
19:49de notre commune.
19:53Merci pour cette question
19:54moi j'ai eu
19:54l'occasion de le dire
19:56je veux qu'on puisse
19:56reconstruire
19:57la Gironde
19:58plus vite que Notre-Dame.
19:59On a dans le projet
20:00de loi relance logement
20:03introduit un article
20:03qui va permettre
20:04d'avoir des procédures
20:06accélérées
20:06et dérogatoires
20:07pour pouvoir reconstruire
20:09toutes les zones
20:10victimes
20:11de ces incendies terribles
20:12et en plus
20:13c'est quelque chose
20:13qui restera dans le droit
20:14après
20:15c'est-à-dire
20:15une fois que ce sera installé
20:16le Premier ministre
20:18pourra sur simple décret
20:19dire
20:20suite à telle catastrophe
20:21eh bien
20:21je déclenche
20:22ce statut dérogatoire
20:23dit autrement
20:24ça ce sera pour après
20:25j'ai envie de dire
20:26mais pour ceux qui
20:27aujourd'hui
20:27pour ceux qui sont là
20:28donc on se l'est dit
20:29tout à l'heure
20:29d'ici on l'espère
20:30fin novembre
20:31texte de loi voté
20:32ce qui permettra
20:33de déclencher
20:34des outils dérogatoires
20:36pour que petit 1
20:37on gagne du temps
20:395 à 24 mois
20:42pour tout ce qui est
20:43délai de recours
20:43etc
20:44et puis
20:45des normes
20:46de construction
20:47accélérées
20:47en gros
20:48l'idée c'est de permettre
20:49à gabarit identique
20:50de reconstruire
20:51peu importe ce que dit
20:53le nouveau PLU
20:54et de le faire
20:55avec des délais raccourcis
20:58sur les délais de recours
20:59on a même des recours
21:00qui ne pourront pas
21:01être faits contre ces projets
21:03ce qui va vraiment
21:04faire gagner du temps
21:05les indemnisations
21:06n'arrivent toujours pas
21:06aux habitants
21:07qui se plaignent
21:07de cette lenteur
21:08pour le moment
21:08est-ce qu'on ne peut pas
21:09les accélérer ?
21:10là on parle du volet
21:11assurantiel
21:13on est en train
21:14avec les services
21:15de l'état locaux
21:16de faire le point
21:17quelles sont les assurances
21:18qui jouent le jeu
21:18quelles sont les assurances
21:19qui jouent moins le jeu
21:20et le premier ministre
21:21l'avait dit
21:21quand il s'était déplacé
21:22à Bordeaux
21:23on dira
21:23ceux qui sont exemplaires
21:25et qui font le boulot
21:26et on dira aussi
21:27ceux qui ne font pas le boulot
21:28et à un moment donné
21:30il faut que la vérité
21:31soit dite
21:31on passe à l'actualité
21:32des réseaux sociaux
21:33avec vous Félix Mathieu
21:34Emmanuel Macron a réagi
21:35hier aux propos antisémites
21:36prêtés à Jordan Bardella
21:37par Mediapart
21:38les réactions du président Macron
21:40lors de sa conférence de presse
21:41depuis Madrid
21:42après sa rencontre
21:43avec le premier ministre espagnol
21:44le chef de l'état
21:45a été interrogé
21:46sur ces propos
21:47violemment antisémites
21:49tenus selon Mediapart
21:50par Jordan Bardella
21:51lorsqu'il était jeune militant du FN
21:53la lutte contre l'antisémitisme
21:55est une des priorités
21:56de la république
21:57parce qu'elle est existentielle
21:59à la république elle-même
22:01jamais nous n'accepterons
22:02de propos antisémites
22:03les propos qui ont été rapportés
22:05sont évidemment
22:07gravissimes et inacceptables
22:08ils ne souffrent pas
22:09quelques commentaires que ce soit
22:10ils appellent à la condamnation
22:11la plus extrême
22:12ça n'est pas la république
22:13et la deuxième chose
22:14ils impliquent
22:16que les responsables clarifient
22:17la ligne
22:18les mots
22:19et les gens qui sont dans leur parti
22:21peuvent prononcer telle chose
22:23alors cette réaction présidentielle
22:25elle a provoqué la colère
22:26de Jordan Bardella
22:27lui conteste
22:28avoir tenu ses propos antisémites
22:29qui lui sont attribués
22:31par Mediapart
22:31en réponse à cette réaction
22:32du président Macron
22:33le président du RN
22:34a commenté
22:35je le cite
22:36après le 7 octobre 2023
22:37j'ai marché dans les rues de Paris
22:39je me suis rendu en Israël
22:40pas lui
22:41alors Vincent Gendrin
22:43est-ce que vous avez un doute
22:43vous sur la véracité
22:45de ces propos attribués
22:46à Jordan Bardella
22:47par Mediapart
22:48et est-ce que le chef de l'Etat
22:49a eu raison de réagir
22:50à ce stade ?
22:50dans les propos du chef de l'Etat
22:52il y a une condamnation
22:53de l'antisémitisme
22:54et du racisme
22:55et là-dessus
22:57défendre la république
22:57c'est évidemment condamner
22:59toutes les formes
22:59d'antisémitisme
23:00et de racisme
23:01d'ailleurs au passage
23:02il faut les condamner
23:03d'où qu'elles viennent
23:04et j'espère que Mediapart
23:06mettra la même énergie
23:07à les débusquer
23:08les propos antisémites
23:09et les propos racistes
23:11à la France insoumise
23:12qui en ce moment
23:14joue là aussi
23:15beaucoup avec le feu
23:16maintenant
23:17M. Bardella
23:18aura à dire
23:19si ces propos
23:20sont vrais ou pas
23:22s'ils sont vrais
23:23ils sont évidemment
23:24absolument condamnables
23:25et ça le discrédite
23:26et ça le disqualifie
23:27c'est une évidence
23:28et si ces propos
23:29sont vrais
23:30est-ce que la carrière
23:31de Jordan Bardella
23:31est terminée ?
23:33encore une fois
23:35il tombera
23:36sous le coup de la loi
23:37puisque l'antisémitisme
23:38et le racisme
23:39sont condamnables
23:40donc c'est à la justice
23:41derrière de s'en saisir
23:42et de voir s'il faut
23:43le rendre
23:44enfin le condamner
23:45peu importe
23:46éligible ou pas éligible
23:48c'est même pas le sujet
23:48on est d'accord
23:50en République
23:50pour condamner
23:51mais il sera discrédité
23:52il sera hors du champ
23:53du jeu politique
23:54selon vous
23:55évidemment
23:56Vincent Jeanbrun
23:57Bruno Retailleau
23:58a estimé ce matin
23:59que la question
24:01se pose
24:01de l'interdiction
24:02de la France insoumise
24:04on en parlait
24:05au début
24:05de cet entretien
24:06et vous disiez
24:07vous-même
24:07que la France insoumise
24:08jouait un jeu
24:09dangereux
24:10est-ce que vous êtes d'accord
24:11avec les propos
24:12de Bruno Retailleau ?
24:14en fait
24:14c'est très simple
24:15aujourd'hui vous avez
24:16une formation politique
24:17qui assume
24:18et le dit régulièrement
24:20de vouloir tout
24:21bordéliser
24:22dans une philosophie
24:23trotskiste
24:24pour mettre le chaos
24:25dans le pays
24:25donc effectivement
24:27il faut qu'on les combatte
24:28par tous les moyens possibles
24:29mais est-ce que la question
24:30de l'interdiction se pose ?
24:31et notamment condamner
24:31je ne suis pas juge
24:33je ne suis pas juriste
24:34mais en fait
24:34on en vient
24:35à se poser cette question-là
24:36parce que
24:37vous avez une formation politique
24:38qui défile écharpe tricolore
24:40à la poitrine
24:42avec des violents
24:43avec des gens cagoulés
24:45qui tirent au mortier
24:46sur des policiers
24:47à un moment donné
24:48ça interpelle
24:48ça interpelle
24:49la question se pose
24:50pour Bruno Retailleau
24:51et pour vous
24:53le sujet
24:54encore une fois
24:54c'est moins de les interdire
24:56que de les combattre
24:57c'est de faire en sorte
24:58que leur idéologie recule
25:00et qu'à chaque fois
25:01qu'ils se retrouvent
25:02à participer
25:03à un événement violent
25:04ils puissent être
25:05eux aussi
25:06tenus responsables
25:07et condamnés
25:07Merci infiniment
25:08Vincent Jambrun
25:09ministre du logement
25:10et de la ville
25:10d'avoir été notre invité
25:11sur Sud Radio
25:12très bonne journée à vous
25:14je crois que vous avez
25:14un rendez-vous important
25:15avec le conseil des ministres
25:16aujourd'hui
25:17avec donc ce budget
25:192027
25:19dont on ne manquera pas
25:21de continuer de parler
25:22sur les antennes
25:22de Sud Radio
25:23à 9h bien sûr
25:24c'est la vérité

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