Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 heures
Les prix de l’essence n’ont jamais été aussi élevés en Europe. Dans un contexte géopolitique extrêmement compliqué, la guerre en Ukraine et les tensions au Moyen-Orient rendent l’UE de plus en plus dépendante des importations américaines. Si l’Espagne et Allemagne décident de baisser les taxes, la France et le Portugal misent sur les aides ciblées. Alors que six des Etats-membres demandent de mettre à l’ordre du jour une taxe européenne sur les superprofits des compagnies pétrolières, la Commission européenne s’apprête à reporter les obligations environnementales des importateurs d’énergies. L’UE est-elle impuissante face à l’envolée des prix, quelles solutions pour éviter ces crises à répétition et comment freiner cette hausse des prix à l’entrée de l’hiver ? Caroline de Camaret et Alexandre Poussart ouvrent le débat sur la crise énergétique dans Ici l’Europe. Année de Production :

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00France 24, LCP, Public Sénat présente.
00:16Bonjour à tous, merci de nous rejoindre pour Ici l'Europe, votre rendez-vous sur France 24 et les chaînes
00:20parlementaires.
00:21Nous prenons tout de suite, et c'est assez rare qu'on aille aussi loin à l'Est, la direction
00:25de Varsovie,
00:25où nous attend en duplex un Polonais, qui est aussi le nouveau président de Business Europe.
00:31Business Europe qui réunit 40 organisations patronales issues de 35 pays, dont le MEDEF pour la France.
00:37Donc porte-voix des entrepreneurs européens, Maciej Wiktowski.
00:42Bonjour, merci d'être avec nous.
00:44Bonjour.
00:45Vous avez d'ailleurs fait carrière entre la France et la Pologne dans des groupes bancaires comme Paribas Crédit Agricole,
00:52des groupes de télécommunications comme Orange, avant de prendre la tête de la Confédération polonaise Léviathan,
00:58la principale organisation patronale polonaise.
01:00Donc j'ai envie de vous demander d'ailleurs, est-ce que les patrons européens sont en ce moment inquiets
01:06pour l'avenir ?
01:07Et de quoi en particulier ?
01:11Bien sûr que les patrons sont inquiets, comme tous les Européens sont inquiets de l'avenir,
01:16pour cause de la situation interne aussi, pour cause de toutes les crises mondiales et globales que nous avons devant
01:23nous.
01:24Mais je commencerai peut-être par la bonne nouvelle.
01:26J'avais fait dans les douze derniers mois des visites dans quasiment toutes les capitales européennes.
01:32J'ai visité tous les patrons européens, toutes les organisations de Business Europe.
01:35Et une conclusion de tout cela, c'est que les patrons européens, ils croient en Europe.
01:41Ils savent que c'est l'Europe des 27, ou l'Europe élargie aussi, la zone européenne,
01:47c'est le seul moyen de travailler ensemble, de développer les marchés uniques,
01:50de développer des projets économiques communs, c'est le seul moyen de rester significatif à l'échelle globale.
01:56Sans cela, il n'y a pas un seul pays qui croit qu'avec son potentiel nucléaire comme la France,
02:01son potentiel économique comme l'Allemagne, son potentiel culturel et entrepreneurial comme la Pologne,
02:08qu'un pays tout seul peut faire face à tous ces challenges globaux.
02:11Donc, bonne nouvelle, c'est qu'on n'a pas un plan B.
02:14Donc, les patrons européens, oui, ils sont inquiets.
02:17Oui, ils veulent plus de dynamisme dans les solutions européennes, mais ils croient en Europe.
02:24Alors, comme chaque semaine, je vous propose d'ailleurs quelques marchaux sois de l'actualité européenne.
02:30C'est l'Europe en bref, avec Florine Osfater.
02:38Deux leaders fragilisés sur le plan intérieur, mais unis sur la scène internationale.
02:43C'est l'image donnée par Pedro Sanchez et Emmanuel Macron les 29 et 30 septembre à Madrid.
02:49L'Espagne se démarque en Europe par sa fermeté face à Donald Trump et ses positions sur la Palestine.
02:54Mais les deux dirigeants ont réaffirmé leur unité face aux principaux défis européens,
02:58à commencer par l'augmentation du budget de l'Union européenne
03:01ou l'importance d'une gestion solidaire et coordonnée de la crise de Ceuta.
03:05Le président français a d'ailleurs souhaité...
03:08Welcome back.
03:09...en réponse à la suggestion du Premier ministre britannique Andy Burnham de se rapprocher à nouveau de l'UE.
03:14En matière de coordination, justement, les ministres européens de la Défense se sont réunis à Bruxelles
03:19pour discuter d'une réponse collective aux attaques hybrides de la Russie.
03:23La commission a proposé la création d'un mécanisme d'urgence inspiré de l'article 4 du traité de l
03:29'OTAN.
03:29Le but ? Organiser la riposte européenne face aux attaques ne constituant pas une agression armée,
03:35comme l'incendie survenu dans une entreprise de drones à Tallinn en Estonie en août dernier.
03:40Les autorités estoniennes ont accusé cette semaine la Russie d'être à l'origine de ce qu'ils désignent comme
03:45un acte de sabotage.
03:47Si la crainte d'une pénurie en approvisionnement a été écartée en Europe, les prix du pétrole et du gaz
03:51flambent.
03:52Le commissaire européen à l'énergie Dan Jorgensen alerte.
03:56Déjà, lors d'un hiver normal, près de 50 millions de personnes en Europe ne sont pas en mesure de
04:01chauffer correctement leur logement.
04:03Cet hiver pourrait donc être encore pire.
04:05Pour soulager les entreprises, l'UE propose de reporter d'un an la loi européenne contre les émissions de méthane
04:10liées aux importations d'hydrocarbures,
04:12au grand dam des organisations environnementales.
04:14La crise énergétique a déjà provoqué un surcoût de 100 milliards d'euros pour l'approvisionnement des 27.
04:22Quelles conséquences pour les entreprises, qui craignent d'ailleurs des restrictions des exportations, pense aux Etats-Unis,
04:28et quelles mesures vous préconisez ?
04:31Effectivement, on a l'augmentation des prix d'énergie en moyenne.
04:34La moyenne européenne, sur 12 derniers mois, c'est quasiment 13 % d'augmentation des prix d'énergie.
04:40Et ça, c'est la moyenne, sachant que l'augmentation liée à la crise des droits de dormeuse, ce n
04:46'est que 6-7 mois.
04:48Donc, la crainte, c'est encore la détérioration de la compétitivité des entreprises européennes.
04:54Mais ce n'est pas que pour les entreprises.
04:56Bien sûr, ça touche directement aussi les consommateurs.
04:59Donc là, il y a un, les marges européennes qui vont encore diminuer dans les entreprises,
05:03mais deux, les prix, l'inflation, on la voit un peu partout, l'inflation qui redémarre.
05:08Qu'est-ce qu'on attend ?
05:09Je dirais, à court terme, il y a des actions au niveau national.
05:11Donc, plusieurs pays, plusieurs gouvernements ont pris des mesures de diminuer les taxes,
05:16notamment sur le carburant.
05:18Mais nous, en qualité de business Europe, on parle des solutions à long terme.
05:22Et dans ces solutions à long terme, il n'y en a pas 36 000.
05:25Il y a le marché unique d'énergie.
05:27Donc, il faut que l'on partage plus nos actifs.
05:31J'ai commencé dans la première partie de votre émission.
05:33On a parlé de cette solidarité ou de cette vision européenne des patrons.
05:37Elle est de plus en plus visible.
05:39Elle est en plus en plus quelque part concrète.
05:41Mais les patrons ne sont pas pour, par exemple, une taxe sur les super profits
05:46générés justement par ces crises énergétiques pour les énergéticiens,
05:53en particulier les grands groupes pétroliers,
05:55qui finalement profitent de cette flambée des prix.
05:59Il n'y a pas une position commune.
06:01Il y a des positions par pays.
06:04Donc, notamment dans mon pays, en Pologne,
06:06cette super taxe vient d'être signée hier soir par le président.
06:10Donc, elle rentre en vigueur à partir de maintenant.
06:14Donc, ça, ça permettra de compenser les coûts.
06:17Mais il faut savoir que la compensation des coûts de pétrole
06:23pour les consommateurs et pour les entreprises,
06:24on parle des sommes énormes avec les États européens
06:26qui sont déjà quand même chargés lourdement en dette.
06:30Donc, les marges de manœuvre à court terme,
06:32je crois qu'elles ne sont pas énormes.
06:33Il faut compter sur, quelque part, l'accalmie globale
06:36pour que les prix reviennent à la normale.
06:38Vous êtes à la tête, on le disait, du plus grand lobby patronal européen
06:42qui a demandé à la Commission européenne
06:44de geler les nouvelles réglementations de l'Union européenne
06:47qui entraînent des coûts supplémentaires pour les entreprises,
06:50dans les domaines en particulier de la politique environnementale et sociale.
06:54Est-ce que jeter par la fenêtre la législation verte,
06:57le pacte vert de l'Union européenne,
06:59ça va restaurer notre compétitivité un temps soit peu ?
07:02Et les entreprises qui ont fait des efforts de transition écologique
07:05ne vont-elles pas être pénalisées ?
07:07Personne ne veut jeter par la fenêtre la défense de la planète.
07:10Je dirais, après la canicule qu'on a eue dans toute Europe cette année
07:14et l'année précédente, il n'y a personne qui dit
07:16« on veut arrêter la défense de la planète ».
07:20La question maintenant, et ça c'est un peu mon dada personnel,
07:23c'est qu'il faut qu'on arrive à mieux calculer les objectifs et les coûts
07:28et nos capacités et la rapidité d'action.
07:31Parce qu'on a parlé beaucoup dans les années passées des ambitions climatiques.
07:34Et donc on a imposé des régulations,
07:37mais ensuite on ne s'est pas beaucoup soucié des coûts associés,
07:40de l'impact sur les prix, de l'impact sur la compétitivité.
07:43Donc d'un côté, on va avoir une planète défendue,
07:47ça on en a besoin, on a besoin de défendre le climat,
07:51ça c'est très clair,
07:52mais en même temps on voudrait avoir des prix compétitifs pour les consommateurs.
07:57En même temps, on a aussi par exemple l'arrivée de l'industrie de la défense,
08:01donc si on a besoin d'investir de la défense,
08:03on a des images de fond avec la scédérurgie,
08:05on ne peut pas faire de la défense qu'avec des drones en plastique.
08:09On aura besoin plus de métallurgie,
08:11et si on veut être souverain,
08:12on aura besoin de la garder aussi fortement que possible
08:16dans l'Europe.
08:17Donc ça, ça remet en cause, pas la défense de la planète,
08:20mais ça remet en cause éventuellement des timings,
08:23et certaines régulations comme par exemple le fameux système ETS,
08:28donc le certificat d'émission CO2,
08:32qui était en train de déterminer l'industrie.
08:34Donc oui, on défend la planète,
08:35mais on a besoin d'objectifs,
08:37et on a besoin d'objectifs très clairs,
08:38et ici, il faudrait garder les coûts
08:40que ça va amener pour les entreprises et pour les consommateurs.
08:42Et vous êtes rendu plusieurs fois en Ukraine.
08:45Qu'est-ce que les entrepreneurs européens ont à apprendre de ce pays
08:49qui est particulièrement en pointe,
08:51notamment sur les industries de défense,
08:53on pense aux drones,
08:54et surtout, est-ce que la perspective d'une reconstruction
08:57de ce pays post-guerre,
08:59eh bien, enchante un petit peu,
09:00la future adhésion au club européen,
09:02intéresse les grands patrons ?
09:05La réponse est oui, dans toutes ces dimensions-là.
09:09Donc, il est clair que l'Ukraine a énormément d'atouts
09:12qui ne sont pas que des atouts d'éventuels profits des reconstructions,
09:16parce que les Ukrainiens, déjà,
09:18ils reconstruisent l'Ukraine depuis le premier jour de l'invasion russe.
09:21Donc, ils les font tout seuls,
09:23et ils se débrouillent plutôt très bien.
09:25Donc, le jour,
09:26et on veut tous que ça approche le plus vite possible,
09:30le jour où il y a la fin de cette guerre,
09:33il y aura des grands projets de reconstruction,
09:36mais ce qui est important,
09:38c'est la créativité de l'industrie.
09:39Il ne faut pas oublier que,
09:40déjà, du temps de l'Empire soviétique,
09:42l'Ukraine était un pays d'ingénieurs,
09:44était un pays d'aviation,
09:46de sciences spatiales ou de technologies spatiales.
09:49Donc, aujourd'hui, ça s'est traduit dans leur avantage
09:52dans ce qui est des technologies de drones,
09:55de tous ces outils de combat autonomes,
09:58et aussi l'informatique.
09:59Donc, ensuite, la traduction de ces drones
10:01vers les drones qu'on utilisera dans l'industrie,
10:03dans l'agriculture.
10:05Donc, ça, c'est un point très fort.
10:06Et puis, le dernier point très fort de l'Ukraine,
10:08aujourd'hui, ils ont des réseaux énergétiques,
10:11la capacité énergétique lourdement frappée,
10:13mais il faut dire que l'Ukraine,
10:14avant la guerre,
10:15avait des capacités de fournir de l'énergie pour l'Europe.
10:18C'est un pays d'une forte expérience nucléaire,
10:20et comme il y a la renaissance nucléaire en Europe,
10:23ça peut aussi contribuer à,
10:24à quelque part, équilibrer mieux nos réseaux européens.
10:26L'Union européenne a adopté l'an dernier un immense programme SAFE
10:29d'achat commun militaire,
10:32avec d'ailleurs une préférence européenne.
10:36Est-ce que les entrepreneurs européens commencent à en bénéficier ?
10:40Est-ce que vous le constatez ?
10:41Et puis, les Britanniques qui ont quitté l'Union européenne
10:44voudraient aussi percevoir ces financements.
10:46Paris est pour, Berlin est contre.
10:48Vous vous situez où ?
10:50Ces fameux projets SAFE,
10:51le premier pays qui bénéficie de ces projets,
10:54en chiffre absolu,
10:55plus de 40 milliards d'euros,
10:56c'est la Pologne.
10:57Et je peux vous dire que les contrats ont été signés
11:00quasiment dans les semaines qui suivaient
11:02les lancements des programmes.
11:03Donc oui, l'industrie locale,
11:05mais aussi les partenaires,
11:06les fournisseurs internationaux,
11:08ils commencent déjà à bénéficier,
11:10au moins côté contractuel,
11:12de cet argent-là.
11:14C'est très bien que dans les clauses,
11:15il y avait aussi les clauses de coopération avec l'Ukraine,
11:17parce que ça bénéficie au pays,
11:19parce que l'Ukraine,
11:20ce qui est assez remarquable,
11:21c'est qu'ils arrivent à se défendre contre les Russes,
11:23et en même temps,
11:24ils arrivent à vendre leur technologie
11:26et leur production,
11:26par exemple dans les pays de Golfe,
11:28pour les protéger.
11:29Et les Anglais, dans tout ça,
11:31qui veulent en plus maintenant
11:32se rapprocher de l'Union européenne un maximum ?
11:35Ils sont bienvenus, vraiment ?
11:37Il y a des choses.
11:38Je parlais déjà de cet esprit
11:40un peu fédéraliste des patrons.
11:42On comprend très bien
11:43que plus que nous sommes nombreux
11:45dans le club européen,
11:46plus nous allons avoir du poids
11:48par rapport aux États-Unis,
11:49à la Chine,
11:50à l'Inde,
11:51demain à l'Indonésie
11:52et toutes ces nouvelles puissances
11:53qui vont arriver.
11:55Donc, on a besoin des amis.
11:57L'Angleterre,
11:58on s'en plaignait
11:59quand elle était à l'intérieur
12:00de l'Union européenne.
12:02Mais aujourd'hui,
12:02je dirais,
12:02les comportements britanniques,
12:03il est quand même très inclusif.
12:05Et je crois que les discussions
12:07vont très bien.
12:07Donc, les patrons n'ont aucun problème
12:09avec les retours de l'Angleterre.
12:11Tout au contraire,
12:11ça augmentera la puissance
12:12des frappes européennes.
12:13Mathias Wytowski,
12:15patron des patrons européens,
12:16sur la concurrence chinoise
12:18qui écrase
12:19la voiture électrique européenne,
12:22qu'attendez-vous de l'Europe ?
12:23Qu'elle se défende ?
12:25Qu'elle ferme ses portes ?
12:26Que les constructeurs
12:28s'allient avec les Chinois ?
12:30Je pense que fermer les portes,
12:32ce n'est pas une option.
12:34Aujourd'hui,
12:35que de déclare une guerre commerciale
12:36ouverte à la Chine,
12:38je pense qu'on n'a pas vraiment
12:40les moyens,
12:41un, financiers,
12:42deux, aussi politiques.
12:43Parce qu'il est clair
12:44que comme nous ne jouons pas
12:46tous ensemble
12:46dans le 27 pays européen,
12:49on n'aura pas une possibilité.
12:50Et puis,
12:51on est d'être dépendants
12:52par naïveté,
12:53par une ouverture,
12:54par une volonté aussi
12:55de baisser les prix.
12:56Parce qu'il ne faut pas oublier
12:57que ça vient du fait
12:58que cette dépendance à la Chine,
13:01ça permettait d'avoir,
13:02d'un côté,
13:03les ambitions
13:04des développements d'Europe,
13:05d'autre côté,
13:06la pression vers les prix bas.
13:08Donc, maintenant,
13:08il va falloir malheureusement
13:09côté business,
13:10mais aussi côté employé,
13:12côté consommateur.
13:13On payait quelque part les prix,
13:14donc je crois que le temps
13:15des produits pas cher,
13:17il ne sera quelque part
13:18peut-être pas complètement terminé,
13:19mais modéré.
13:20Avec la Chine,
13:21il faut qu'on trouve un équilibre.
13:23Donc, aujourd'hui,
13:24il ne faut pas oublier
13:24que l'an dernier,
13:25on parlait d'un chiffre
13:26qui était très frappant,
13:27un milliard de déficits
13:30commerciales Europe-Chine
13:31par jour.
13:32Ce n'est plus vrai,
13:33c'est un milliard 300 millions,
13:36donc ça va monter
13:36de 30 % en un an.
13:38Et il y a la question
13:39des transferts de technologies,
13:41l'inquiétude pour les transferts
13:42de technologies.
13:43Voilà,
13:43nous avons quelque part
13:44naïvement investi
13:46toutes nos technologies
13:48à Shenzhen,
13:49en Chine,
13:49il y a 30 ans.
13:50Aujourd'hui,
13:51ce qu'on attend,
13:52c'est qu'il y ait
13:52des Shenzhen chinois
13:53en Europe,
13:54que cette technologie chinoise,
13:56qu'éventuellement,
13:57l'investissement chinois,
13:58mais sous un contrôle européen,
13:59de même que ça a été
14:00il y a 30 ans en Chine,
14:02soit développé ici.
14:03On ne peut pas couper le lien,
14:04mais il faut qu'on reprenne
14:05les contrôles.
14:05Les contrôles sur les technologies
14:07et aussi les contrôles
14:08sur les entreprises elles-mêmes.
14:09Alors,
14:10parlons de votre pays,
14:11la Pologne,
14:11si vous le voulez bien,
14:12au cours des dix dernières années,
14:13l'économie polonaise
14:14est devenue l'une
14:15des grandes réussites européennes.
14:16Son PIB a doublé.
14:18La croissance est
14:18de plus 3,8 %
14:21en 2026.
14:23Donald Tusk
14:23est revenu au pouvoir
14:25le libéral
14:26en 2023,
14:27battant le parti
14:29ultraconservateur
14:29et débloquant
14:30137 milliards d'euros
14:31gelés en raison
14:32de manquements
14:33à l'État de droit
14:33par l'Union européenne.
14:35Quelle leçon pour vous ?
14:36J'ai terminé mes études
14:37à l'université
14:38juste en 1989.
14:39Depuis 1989
14:40jusqu'à aujourd'hui,
14:42le PIB
14:43par habitant en Pologne
14:45a augmenté
14:45de 266 %.
14:47Donc,
14:48effectivement,
14:48c'est un pays
14:49d'une énorme réussite.
14:50La leçon,
14:51c'est quelque part
14:52de ne pas oublier
14:52l'entrepreneuriat.
14:53Je pense que la Pologne,
14:54elle a l'entrepreneuriat,
14:56cette ouverture
14:58à l'entreprise,
15:00c'est l'ouverture
15:00au business privé.
15:02C'est quelque chose
15:03qui revient maintenant
15:03en Europe.
15:04Moi,
15:04je sens,
15:05à ma position aujourd'hui
15:06à Bruxelles,
15:06qu'il y a beaucoup plus
15:07d'ouverture à discuter
15:08avec les business,
15:09un peu d'équilibre
15:10entre les partenaires sociaux
15:12qui sont hyper importants
15:13parce que les modèles
15:14européens sociaux,
15:15on ne peut pas se permettre
15:15de le perdre.
15:16Et l'État de droit,
15:17important aussi ?
15:19L'État de droit,
15:20je dirais,
15:21c'est la base.
15:22J'en sais quelque chose
15:23personnellement,
15:23on en sait quelque chose
15:24en Pologne,
15:25pendant les huit années
15:26du régime
15:27pas complètement libéral
15:28que nous avons eue.
15:29Donc,
15:30ça,
15:31on est définitivement
15:32pour la défense.
15:33Mais de l'autre côté,
15:33il faut que nous ayons
15:34des propositions intéressantes
15:36pour nos citoyens
15:36parce qu'on ne peut pas
15:37s'effacer contre les votes
15:38dans divers pays européens
15:40s'il n'y a pas
15:41une proposition
15:41de retour à la croissance
15:42des patrons,
15:43des partenaires sociaux
15:44et des politiques
15:44à Bruxelles
15:45et dans les pays nombreux.
15:46On termine sur les relations
15:47avec Donald Trump
15:48qui a imposé
15:50aux Européens
15:51un accord de commerce
15:53déséquilibré
15:53et les Européens
15:55qui en profitent
15:56pour signer 80 accords
15:57avec d'autres pays du monde,
15:59ce qui pose
16:00un certain nombre
16:00de questions
16:01aux citoyens.
16:02Pour vous,
16:03c'est la bonne voie ?
16:04Je pense quelque part
16:05pour rester un peu provocateur.
16:07Cette pression des États-Unis,
16:08ça nous a ouvert les yeux,
16:10ça nous a poussé
16:11vers plus
16:12d'agressivité
16:14et aussi
16:15d'action internationale.
16:17on ouvre des nouveaux
16:18traités de libre-échange
16:19comme celui
16:20avec Mercosur,
16:20comme celui
16:21qu'on va signer
16:21au mois de décembre
16:22je crois
16:22avec l'Inde.
16:24Il y a en fil d'attente
16:25aussi l'Australie
16:26et l'Indonésie.
16:27Donc ça,
16:28ça donne des ouvertures
16:29pour nos exportations,
16:30ça nous donne
16:31des accès
16:31à des matières premières
16:33dont on en aura besoin
16:34et ça,
16:35il n'y a pas
16:35que les États-Unis,
16:36il y a aussi la Chine
16:37et ça donne
16:39des arguments
16:39dans les négociations
16:41parce que
16:41qui que ce soit
16:42qui prenne
16:43la maison blanche
16:44après le président
16:45de la Trump,
16:45la relation je pense
16:46que ce n'est pas la même
16:47donc il faut qu'on ait
16:48des éléments,
16:48il faut qu'on ait des arguments
16:49pour passer
16:50les mots très à la mode
16:51des deals futurs
16:53avec les États-Unis,
16:55avec la Chine
16:55et avec d'autres puissances
16:56en essence
16:57sur la planète.
16:59Maciek Vitulski,
17:00merci d'avoir été
17:01notre invité aujourd'hui,
17:02merci à vous
17:03de nous avoir suivis.
17:03Restez en notre compagnie,
17:05on prend la direction
17:05de Bruxelles
17:06pour le débat
17:06sur la flambée
17:07des prix de l'essence.
17:09Quelle solution européenne ?
17:11C'est tout de suite le débat.
17:16Merci de nous rejoindre
17:17à Bruxelles
17:18au Parlement européen
17:19où il ne fait pas bon
17:20venir en voiture,
17:21pas à cause
17:22des embouteillages
17:23mais à cause
17:24des prix de l'essence
17:25qui n'ont jamais
17:25été aussi élevés
17:26en Europe.
17:27Dans un contexte
17:28géopolitique
17:29toujours tendu,
17:30tensions au Moyen-Orient
17:31et guerre en Ukraine,
17:33le coût du litre
17:34d'essence
17:34bat des records
17:35tout comme celui
17:36du litre de gazoil
17:37et d'ailleurs
17:38dans cette crise
17:38la Commission européenne
17:40laisse chaque
17:40quater membre
17:41apporter sa propre réponse
17:43à l'envolée
17:43des prix à la pompe.
17:44Oui,
17:45baisse des taxes
17:45en Espagne
17:46et en Allemagne,
17:47aide ciblée
17:48en France
17:48et au Portugal
17:49et au sein
17:50de l'Union européenne
17:51six Etats membres
17:51demandent de mettre
17:52à l'ordre du jour
17:53une taxe
17:54sur les super profits
17:55des compagnies pétrolières.
17:57Un exemple,
17:58le groupe français
17:58Total Energy
17:59a réalisé un résultat net
18:01de 11 milliards d'euros
18:02sur le premier semestre
18:03de 2026,
18:04une hausse de 70%
18:06par rapport
18:07à l'an dernier.
18:08Par ailleurs,
18:09Bruxelles s'apprête
18:10à reporter
18:11les obligations
18:12environnementales
18:13des importateurs
18:14d'énergie
18:14qui devaient déclarer
18:15leurs émissions
18:16de méthane.
18:17Pour débattre
18:18de diverses solutions
18:19à cette crise énergétique,
18:21Sandro Gaudzi,
18:22bonjour.
18:22Bonjour.
18:23Vous êtes député
18:24européen italien,
18:25membre de la délégation française
18:27au sein du groupe
18:28centriste Renew.
18:29Et puis nous sommes aussi
18:30bonjour avec
18:31Catherine Langen-Zippen.
18:33Vous êtes, vous,
18:34eurodéputé allemande
18:35écologiste.
18:36Et on accueille également
18:37sur ce plateau
18:37Radan Kaniev,
18:38bonjour.
18:38Bonjour.
18:39Vous êtes eurodéputé bulgare,
18:40membre du groupe PPE,
18:42Parti populaire européen,
18:43au centre droit
18:44de cet hémicycle.
18:45Alors on va regarder
18:46d'abord les prix
18:47de l'essence en Europe
18:48qui flambent
18:49avec une moyenne européenne
18:50à 2,09 euros
18:52le litre
18:53selon les prix
18:54du 21 septembre dernier.
18:56Et pour la même période,
18:58le prix du litre de gazole
18:59l'envolée
19:00est encore plus forte
19:01avec une moyenne
19:02de 2,23 euros
19:04en Europe.
19:05Alors on assiste,
19:06Sandro Gozzi
19:07a une envolée
19:08de ces prix
19:09pour des raisons extérieures.
19:11C'est un choc externe.
19:12L'Union européenne
19:14est impuissante
19:15pour contrer cela ?
19:16L'Union européenne
19:17en tant que telle,
19:18malheureusement,
19:19ne joue pas un rôle fondamental
19:20dans les détroits d'Hormuz.
19:22Mais c'est là
19:23qu'il faut agir.
19:23Et je crois
19:24que le président
19:24de la République française,
19:25Macron,
19:26a raison à dire
19:27qu'il faut concentrer
19:28les efforts
19:30sur les détroits d'Hormuz,
19:31sur la crise,
19:32sur la relation
19:33avec les États-Unis.
19:34parce que c'est là
19:35la raison principale
19:37de cette flambée
19:38des prix.
19:39Ceci ne veut pas dire
19:39qu'en même temps,
19:42on ne doit pas faire
19:43ce que plusieurs États font
19:44et qu'en France,
19:46les gouvernements
19:47ont fait
19:47des aides ciblées
19:49aux catégories
19:50les plus vulnérables
19:51ou les plus honnêtes
19:52citées.
19:53Les chauffeurs
19:54de taxi,
19:54les prestataires
19:55des services
19:56de santé à domicile,
19:59les secteurs
19:59de la production.
20:00mais il est clair
20:01que d'un côté,
20:02il faut répondre
20:03dans le court terme
20:04à la demande forte
20:05d'aide du public
20:07mais en même temps,
20:08il faut travailler
20:08sur la solution diplomatique.
20:10Alors,
20:10chaque État membre
20:10met en place
20:11sa stratégie
20:12d'aide à la population.
20:13Catherine Langenzipen,
20:14l'Allemagne qu'on a connue
20:15rigoureuse
20:16sur le plan budgétaire,
20:17eh bien là,
20:17elle s'est résignée
20:18à baisser les taxes
20:19sur l'énergie
20:21pour baisser le prix
20:22du litre d'essence
20:23même si ça coûte cher
20:24aux finances publiques,
20:25plusieurs milliards d'euros.
20:27Oui,
20:27mais on voit
20:28les gens,
20:29les citoyens,
20:30les citoyens sont en colère
20:31et on a un été,
20:34l'Europe est brûlée.
20:36Alors,
20:37qu'est-ce que la conséquence ?
20:39S'ils ont un vrai changement,
20:43il faut investir
20:44et donner l'argent
20:45aux citoyens et citoyennes.
20:48C'est cher,
20:49oui,
20:50mais rester
20:52et être dans le système
20:55qu'on a,
20:56c'est plus cher.
20:57Et le fait qu'il n'y ait pas
20:58de solution européenne
20:59en tant que fait,
21:00ça vous j'aime pas ?
21:00On a besoin
21:00d'une réponse
21:02et solution européenne.
21:03On a des Green Deal,
21:04on a le MFR,
21:07il faut investir
21:08enfin global,
21:10européen,
21:11pour l'Europe.
21:12On a besoin.
21:13de demander à votre voisin,
21:14la Bulgarie,
21:15c'est le prix de l'essence
21:16le plus bas d'Europe,
21:171,66 euros.
21:19Comment ça s'explique ?
21:21Disons que ce n'est pas nécessairement
21:24toujours.
21:26On a normalement
21:27les prix parmi les plus bas
21:30et la meilleure raison,
21:33c'est une raison fiscale.
21:35Les droits d'accès
21:37sont les plus bas en Europe,
21:39ils sont environ
21:40le minimum européen.
21:42Mais ça veut aussi dire
21:44que les possibilités
21:46du gouvernement
21:47de réagir
21:48sont très limitées
21:49parce qu'on ne peut pas
21:51baisser les taxes,
21:52les impôts plus.
21:54Et si on regarde
21:56les prix sans impôts,
21:59sans taxes,
22:00prix nets,
22:01ils ne sont pas
22:02les plus bas en Europe.
22:07Désolée,
22:08mais c'est la réalité.
22:09Mais ça c'est le problème,
22:10en réagir,
22:11en réagir sur une crise
22:13A, B ou C.
22:14Les crises restent là.
22:16C'est en Ukraine
22:18ou d'Hormuz.
22:19Mais enfin,
22:21qu'est-ce que la réponse
22:23en Europe,
22:24à Bruxelles,
22:24de Bruxelles ?
22:26Ça c'est un autre problème.
22:27Sur le long terme,
22:28vous dites.
22:28Alors dans ce contexte,
22:30la gauche du Parlement européen
22:31réclame une taxe
22:32sur les super profits
22:34des groupes pétroliers.
22:35Une mesure qui n'a
22:36toujours pas été
22:37mise en place.
22:38On écoute Manon Aubry.
22:39Le plein d'essence
22:41dépasse déjà
22:41les 100 euros
22:42et des millions de personnes
22:43doivent choisir
22:44entre se nourrir,
22:45se loger
22:46et se déplacer.
22:47Pendant ce temps-là,
22:48les milliardaires,
22:49eux,
22:49continuent de se gaver.
22:51Voilà l'état
22:52de votre Union européenne,
22:54Madame von der Leyen.
22:55Alors,
22:56qu'attendez-vous
22:56pour bloquer les prix
22:57et taxer les super profits
22:59des pétroliers
22:59comme Total,
23:00qui ont multiplié
23:01leurs marges par quatre ?
23:02Que l'essence
23:03atteigne 3 euros du litre,
23:05c'est à croire
23:06que vous ne vivez pas
23:07sur la même planète.
23:08Sandro Gaudzi,
23:09la gauche qui réclame
23:10une taxe sur les super profits,
23:12mais également
23:12six États membres
23:13qui veulent la mettre
23:14à l'ordre du jour
23:15des conseils européens.
23:16L'Allemagne,
23:17l'Espagne,
23:17le Portugal,
23:18l'Italie,
23:18la Pologne,
23:19l'Autriche,
23:19pas la France.
23:20Pourquoi ?
23:21Il faut demander à la France.
23:22Je ne suis pas
23:22la porte-parole
23:23du président de la République.
23:25Mais je crois que,
23:26déjà,
23:27ce qu'on a obtenu
23:28en France
23:29comme en Italie
23:30est déjà important
23:31parce que les plafonds
23:32au prix
23:32que Total a mis
23:33en France,
23:34qui est l'ENI,
23:35c'est un peu l'équivalent
23:36de Total en Italie,
23:37sauf que c'est un grand groupe
23:38public-privé
23:39a décidé
23:41de mettre
23:42en Italie
23:44comme plafond
23:46au prix.
23:47Ça est en train
23:48de pousser
23:49les autres acteurs
23:49du marché
23:50à suivre
23:51dans la même direction.
23:51Et finalement,
23:52moi,
23:53je m'intéresse
23:54au résultat final.
23:55Le résultat final,
23:55c'est que je veux
23:56que les consommateurs,
23:57les citoyens
23:58et notamment
23:58les secteurs
23:59les plus exposés
24:00payent moins
24:01pour un litre
24:02de gazole
24:03ou d'essence.
24:03Donc,
24:04si on arrive
24:04à voir ça
24:05avec un plafond
24:06de prix,
24:06je crois que c'est
24:07une réponse.
24:08Mais c'est une réponse
24:09dans le court terme
24:09et dans le long terme,
24:12il faut,
24:12je répète,
24:13travailler
24:14sous la voie diplomatique
24:15et continuer
24:16la transition énergétique.
24:18Ceux qui veulent
24:18utiliser cette crise
24:19pour remettre
24:20en question
24:21les choix fondamentaux,
24:22qui est la vraie réponse ?
24:23Parce que là,
24:24on est une crise
24:25de la dépendance
24:26de l'énergie
24:27à carbone fossile.
24:29Et si nous étions
24:30des indépendants
24:31du point de vue
24:31des énergies renouvelables,
24:33selon moi aussi
24:34du nucléaire
24:34et si on avait
24:35déjà diversifié,
24:37ce qu'on a décidé
24:37de faire en Europe
24:38mais on n'a pas encore
24:39mis en œuvre
24:40l'approvisionnement énergétique,
24:41on ne serait pas
24:42aussi exposé.
24:43Donc,
24:44je crois que c'est là
24:44que nous devons
24:45concentrer nos efforts
24:46en tant que choix
24:48fondamental
24:49de long terme européen.
24:50Catherine Langen-Zimpen,
24:51sur cette question,
24:52des taxes,
24:53il y a des pays
24:53en France
24:54ou en Italie
24:54où on fait confiance
24:55aux groupes pétroliers
24:56pour plafonner,
24:57limiter les prix
24:59du litre d'essence.
25:01Donc,
25:01si on taxe ces groupes,
25:02ils vont arrêter
25:03de limiter le prix
25:03et le résultat sera pareil
25:06pour le consommateur.
25:07Il y aura une hausse
25:08des prix à la pompe.
25:09Vous êtes pour la taxe
25:10des super profits ?
25:10Mais il faut taxer
25:11les géants pétroliers.
25:12Il faut taxer les grands,
25:14en fait,
25:15parce que les citoyens
25:17sont en colère
25:18et disent
25:20pourquoi ce n'est pas
25:21vraiment transparence
25:22de prix.
25:23Alors,
25:24je suis à la pompe
25:258h du matin
25:26et vers 12h,
25:28on paye un autre prix.
25:30Pourquoi ?
25:31Ce n'est pas transparence.
25:32Alors,
25:33au Parti Populaire Européen,
25:34je pense que vous n'aurez
25:34peut-être pas forcément
25:35la même analyse.
25:36D'abord,
25:36la taxe sur les super profits,
25:38vous êtes complètement contre
25:39ou vous entendez
25:41la colère des citoyens
25:42face aux inégalités
25:43qui se creusent ?
25:44C'est-à-dire que
25:45eux,
25:45ils sont taxés à la pompe
25:46et les énergéticiens
25:48qui font des profits
25:49incroyables,
25:50pas ?
25:50Non,
25:51je ne disais pas.
25:53C'est une question
25:54bien en vert.
25:56Je dirais que
25:57taxer les profits
25:59exceptionnels,
25:59les super profits,
26:00ça a une raison économique,
26:04aussi une raison sociale.
26:07Pour exemple,
26:08en Bulgarie,
26:09le gouvernement,
26:11la majorité,
26:12ont introduit,
26:13ont taxé
26:14sur les super profits,
26:17mais sans taxer
26:18la raffinerie
26:20et le secteur énergie,
26:24de l'énergie et des carburants.
26:26Ce qui me choque,
26:27je dois dire,
26:29parce qu'évidemment,
26:31le problème le plus grand,
26:33c'est avec le prix des carburants.
26:35Et ça aussi a une influence
26:40assez déterminante
26:43sur l'inflation générale,
26:45parce que le transport,
26:47pour exemple,
26:48la Bulgarie,
26:48est très dépendante
26:49du transport routier.
26:51C'est vrai que
26:52dans cette crise,
26:52l'Union européenne
26:53doit-elle assouplir
26:55ou non,
26:55et vous l'avez posé la question,
26:57sa politique de réduction
26:58des gaz à effet de serre ?
27:00C'est ce que la droite
27:01et plus fortement
27:01l'extrême droite
27:03réclament
27:03dans ce Parlement européen
27:05à propos,
27:06justement,
27:06de ce nouveau système
27:07européen
27:08ETS2,
27:09d'échange de droits de polluer
27:10entre les entreprises
27:12qui toucheraient
27:13le transport
27:13et donc
27:14le prix de l'essence.
27:15On écoute tout de suite
27:16sur ce thème,
27:16Jordan Bardella.
27:17Demain,
27:18avec votre fameux règlement
27:20dit ETS2,
27:21vous envisagez concrètement
27:23de renchérir encore
27:24le prix des carburants
27:25de 15 centimes
27:26supplémentaires par litre.
27:28Derrière ce sigle,
27:30imbitable pour beaucoup
27:31de nos concitoyens
27:32et un matraquage insupportable
27:34des classes moyennes
27:35et populaires,
27:36votre politique
27:37a une réalité très simple,
27:38la vie toujours plus chère
27:40pour nos concitoyens.
27:41Avec vous,
27:42l'ouvrier qui fait
27:4340 kilomètres pour travailler,
27:45l'artisan qui remplit
27:46sa camionnette,
27:47la famille rurale
27:48qui n'a ni métro
27:49ni tramway
27:50ne sont bons
27:51qu'à une seule chose,
27:52payer,
27:53encore payer,
27:54toujours payer.
27:55Sandro Gaudi,
27:56vous parliez
27:56de transition énergétique.
27:57Est-ce qu'il faut
27:58repousser encore
27:59cette hausse
28:00du prix du carbone,
28:02notamment pour le transport
28:03routier,
28:03pour soulager
28:04les Européens
28:05dans ces crises énergétiques ?
28:06La propagande
28:07des Jordans Bardella
28:09est comme d'habitude
28:10absolument inacceptable.
28:13Je crois qu'il faut
28:14tout d'abord
28:15regarder la réalité.
28:16La réalité,
28:16c'est que nous sommes
28:17en train d'aider
28:18en France et ailleurs
28:19avec des moyens différents
28:20les catégories
28:21les plus exposées
28:23et les catégories
28:24qui doivent
28:24dans l'immédiat
28:25absolument être aidées.
28:26Par le chèque,
28:27vous dites le chèque.
28:28Oui, c'est déjà une réponse
28:29dans l'immédiat.
28:30Après, il faut, selon moi,
28:33reporter certaines mesures
28:34qui sont très difficiles
28:36et très contraignantes
28:38à introduire maintenant
28:40les règlements
28:41sur les méthanes,
28:42les règlements
28:42sur les biocarburons.
28:44Il y a toute une série
28:45de règlements
28:45dont la mise en œuvre
28:46était prévue
28:47dans ce moment-là
28:48et qui risquent
28:49d'aggraver
28:50la question du prix
28:51et la crise.
28:53Mais les choix
28:54qui nous permettent
28:55à moyen et long terme
28:56d'être souverains,
28:58d'être indépendants,
28:59d'être moins dépendants
29:00de l'énergie carbone,
29:01d'être plus dépendants
29:03des énergies
29:04renouvelables nucléaires
29:05comme les systèmes
29:06des émissions carbone
29:07et TS,
29:08il faut les garder.
29:09Donc, à moyen terme,
29:09il faut continuer
29:10à augmenter
29:10le prix du carbone ?
29:11À moyen terme,
29:13il faut absolument
29:14accélérer
29:16notre dépendance
29:17du carbone
29:17parce que c'est une question
29:18de dépendance économique
29:20qui devient aussi
29:20indépendance politique.
29:21Est-ce que vous êtes d'accord,
29:22Catherine Lambert-Zippen,
29:24comme d'ailleurs
29:26vous êtes verte
29:27sur cette idée
29:28que la Commission
29:29va reporter
29:31un certain nombre
29:32de choses ?
29:32On parlait de ce système
29:33d'échange de carbone,
29:34mais elle veut reporter
29:35aussi les obligations
29:36des groupes énergétiques
29:37concernant la surveillance
29:38de leurs émissions
29:39de méthane,
29:40donc un des gaz
29:42à effet de serre
29:42les plus dangereux.
29:44D'un an encore,
29:46on n'est pas en train
29:47de sécuriser
29:48un maximum
29:49nos approvisionnements
29:51en énergie,
29:51mais au détriment
29:52de notre environnement
29:53et de notre lutte
29:54contre le changement climatique.
29:55Je suis super en colère
29:57si je vois
29:59que le Green Deal
30:01et Just Transition Fund
30:03et tous les trucs
30:05qu'on a votés
30:07dans la dernière
30:11mandature.
30:11et maintenant,
30:13on voit
30:14comme Mme von der Leyen
30:16et M. Merz
30:17coupent le Green Deal.
30:20Et ça,
30:21ce n'est pas la réponse.
30:22Ça me nerfe.
30:23On a fait des décisions
30:25pour le Green Deal
30:26et pour
30:28le Social Climate Fund.
30:30Oui,
30:31pour le fonds
30:31de transition juste.
30:32Ça,
30:33c'est la réponse
30:34pour les communes
30:35en Europe.
30:37Alors,
30:38M. Canef,
30:39parlons de cet hiver
30:40car cet hiver
30:41s'annonce très difficile
30:42pour les Européens
30:44et inquiète beaucoup
30:45la Commission européenne
30:46sur le prix du chauffage
30:48qui pourrait lui aussi
30:49exploser cet hiver.
30:51On le rappelle,
30:52chaque hiver,
30:5250 millions d'Européens
30:54ont du mal
30:54à se chauffer correctement.
30:56Radan Canef,
30:57est-ce que l'Union européenne
30:57doit mettre
30:58un plan d'urgence
30:59pour le chauffage
31:00des Européens
31:00cet hiver ?
31:02Premièrement,
31:03je dois répondre
31:05pour l'ETS2
31:07parce que je ne suis pas
31:09d'accord avec mes collègues.
31:10Sur les échanges
31:11de droits polluants
31:12pour le marché carbone.
31:13Disons,
31:14je n'ai jamais supporté
31:16l'introduction
31:17de l'ETS2
31:18dans la dernière
31:20mandature aussi,
31:21pas seulement maintenant.
31:24Et le problème
31:26est politique,
31:27fondamental,
31:29problème de philosophie politique.
31:30La raison
31:32de l'ETS2,
31:33c'est le signal
31:34prix,
31:35augmenter le prix
31:36des carburants
31:37pour motiver
31:39les ménages,
31:40les entreprises
31:41pour faire
31:43la transition
31:43vers une
31:45transportation
31:45soutenable
31:46ou bien
31:47un chauffage
31:48soutenable.
31:48Mais la voiture électrique,
31:49tolégétrique...
31:50Mais maintenant,
31:51le signal prix,
31:53ça existe
31:54d'un niveau
31:55détrimental.
31:56Imaginons
31:57que l'ETS2
31:58n'était pas
31:59reporté
32:00pour l'année 1927.
32:01Et maintenant,
32:02avec cet hiver
32:03que vous dites,
32:05et avec ces prix
32:06du gaz
32:07et ces prix
32:08des carburants,
32:09on ajoute
32:10encore 10,
32:1115 centimes
32:13sur le prix
32:14des carburants.
32:15Ça serait
32:15une révolution.
32:17Pour les transporteurs
32:18routiers,
32:18par exemple,
32:19vous voulez dire,
32:19parce que c'est
32:20les transporteurs routiers
32:21qui rentrent dans le système.
32:21de désordre
32:23complète.
32:24Alors,
32:26on peut
32:27donner aussi
32:29un exemple
32:30positif.
32:31En Bulgarie,
32:34l'achat
32:35des voitures électriques
32:36est doublé
32:37pour un an
32:38parce que
32:39le signal
32:39prix déjà existe.
32:40On n'a pas besoin
32:42de l'ETS2.
32:43Ni l'année dernière,
32:44ni l'année prochaine
32:45pour faire la transition.
32:48La transition marche
32:51pour des raisons
32:54économiques
32:55qui existent.
32:55Sandro Gaudzi,
32:56sur cet hiver,
32:57l'hiver qui arrive
32:58et qui s'annonce
32:59très difficile
32:59pour les Européens,
33:00pour le chauffage,
33:01est-ce qu'il faut
33:01un plan d'urgence ?
33:02Si on n'arrive pas
33:03à résoudre
33:04à l'origine
33:06ce choc pétrolier,
33:08un nouveau choc pétrolier
33:09à travers une action
33:10diplomatique
33:11de la députée
33:11de Hormuz,
33:12nous devons
33:13élaborer un plan
33:14d'urgence européen
33:15comme on a fait
33:16pendant la crise financière,
33:17comme on a fait
33:18pendant la crise Covid,
33:19parce qu'il est clair
33:20que d'un côté
33:21nous devons travailler
33:22sur le long terme,
33:23mais dans le court terme
33:24nos citoyens méritent
33:25et attendent
33:26des réponses concrètes
33:27et donc si la crise continue,
33:29oui,
33:29on devrait élaborer
33:30un plan d'urgence européen.
33:31Alors là,
33:31vous êtes d'accord tous
33:32sur le plan d'urgence.
33:33Merci à vous
33:33de nous avoir suivis
33:34pour ce débat
33:35sur le prix de l'énergie
33:36qui vous passionne aussi.
33:37Très bonne suite
33:38des programmes
33:38sur nos antennes.
33:39Sous-titrage Société Radio-Canada

Recommandations