- il y a 24 minutes
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Je voudrais qu'on écoute Gemmins en colère, voilà pour les témoins, ça c'est très politique quand même.
00:05Cédric, s'il vous plaît, s'il vous plaît Cédric Remenez, et je vous ferai réagir à ce dont nous
00:09allons parler.
00:10C'est ce qui s'est passé hier à Metz, où un collège a été incendié, c'est le collège
00:16François Rabelais.
00:17Le maire de la ville est avec nous.
00:19Alors je précise qu'on ne peut pas à ce stade faire le lien évidemment entre ce qui s'est
00:24passé à Metz,
00:24les manifestations des lycéens et l'incendie de ce collège, mais évidemment ça suscite des questions.
00:29Monsieur le maire, vous nous direz dans un instant ce que vous en pensez.
00:32Je voudrais quand même qu'on voit les images, parce que les images elles sont particulièrement impressionnantes.
00:37Regardons ces images de séquence.
00:53Bonsoir Monsieur le maire, merci d'être avec nous et d'avoir patienté,
00:57puisque je sais que vous êtes connecté depuis quelques minutes.
01:00Est-ce que vous, précisément, vous faites le lien direct entre ces mobilisations de lycéens,
01:07cette contestation et les violences qui l'ont entouré, parfois, pas à chaque fois, mais parfois,
01:11et l'incendie de ce collège ?
01:16Le lien reste à établir entre l'incendie de ce collège par deux individus hier soir vers 23h,
01:24et qui a failli se propager à l'ensemble du collège,
01:27si les sapeurs-pompiers d'Amoiselle n'étaient pas promptement intervenus.
01:31Mais je constate que depuis trois jours dans ma ville et dans l'euro-métropole de Metz,
01:34eh bien, nous avons une infime minorité de pseudo-lycéens,
01:39il y a certainement des lycéens, mais ils sont deux ou trois cents,
01:42alors que nous comptons plus de 10 000 lycéens.
01:44Et ces manifestations, c'est quoi ?
01:46C'est un groupe très mobile, ultra-violent,
01:49qui a incendié en pleine journée,
01:52et là, c'était bien lié aux manifestations,
01:54le lycée Léonard de Vinci.
01:56Je précise que le collège Rabelais et le lycée Léonard de Vinci,
01:59l'un a été fortement rénové,
02:02et l'autre est quasiment neuf.
02:03Donc, ils ont été incendiés,
02:05et dans ma ville, dans ma métropole,
02:07eh bien, ce sont des abribus qui sont détruits,
02:10ce sont des points d'apport volontaires,
02:12des containers à déchets qui sont incendiés.
02:15Donc, c'est du pur vandalisme,
02:17ça n'a rien d'une manifestation revendicative selon le droit,
02:24mais ce sont des actes de voyous,
02:27encouragés d'ailleurs par des élus LFI,
02:31puisque la chef de filet LFI du conseil municipal est allée devant l'hôtel de police,
02:36demander la libération immédiate,
02:39de garder à vue pour des bonnes raisons,
02:41il en avait trois ou quatre,
02:42après une quarantaine d'arrestations de voyous,
02:45et non pas de manifestants.
02:46Alors, dans une ville où on écoute les jeunes,
02:48on remonte des conseils de quartier jeunes,
02:50c'est-à-dire où on est en concertation totalement avec les jeunes.
02:53Monsieur le maire, plusieurs choses,
02:55on reviendra sur les profils de ceux qui commettent ces violences selon vous,
02:59mais sur la France insoumise,
03:02être présent devant un commissariat pour demander la levée des gardes à vue,
03:07ne veut pas dire encourager à aller brûler un collège.
03:11Le raccourci, il est un peu facile, voire un peu dangereux.
03:14Écoutez, je suis désolé, je ne vous suis pas,
03:17je ne vous suis pas,
03:19lorsqu'on va demander la libération immédiate
03:22de quelqu'un qui est gardé à vue pour des bonnes raisons,
03:24sans même connaître le dossier,
03:26c'est qu'on considère qu'a priori, il est victime,
03:29et que c'est la police qui est coupable.
03:31Et c'est une totale inversion des valeurs,
03:33une totale inversion des rôles.
03:35Jamais la police n'intervient brutalement
03:37quand il n'y a pas d'abord des exactions.
03:40Et c'est ce qui s'est produit à Metz,
03:41tous les habitants en sont les témoins,
03:44et c'est toute notre histoire qui est racontée,
03:47mais l'histoire réelle est là.
03:48Que des jeunes qui sont angoissés,
03:50et on peut le comprendre,
03:52devant les incertitudes du lendemain,
03:54crise économique, crise écologique, crise politique,
03:57mais je pense effectivement qu'elle les...
04:00Je pense qu'elle contribue à les manipuler.
04:03Ah, ce n'est pas le seul groupement d'extrême-gauche
04:04qui essaie...
04:05D'ailleurs, on entend bien ces pseudo-revendications,
04:08le monde est pourri,
04:09on en revient à quelques viennes d'une marxiste,
04:12on explique aux jeunes
04:12qu'ils n'ont pas besoin de travailler
04:14pour toucher un revenu,
04:15et j'entendais même des manifestants
04:17expliquer que ce n'était pas normal
04:18de devoir travailler de 8h à 18h.
04:21Donc, c'est entre Gaza
04:23et ce type de revendications.
04:24On voit bien d'ailleurs
04:25qu'il n'y a aucune revendication structurée.
04:27Il y a une vraie angoisse des jeunes,
04:28une vraie incertitude.
04:30Et nous, d'ailleurs,
04:31nous sommes tous inquiets pour nos jeunes
04:32parce qu'on sait que l'avenir
04:34qu'on leur prépare à l'échelle planétaire
04:35n'est pas celui que nos parents nous ont légué.
04:38Oui, il y a une vraie incertitude.
04:40Mais de là à détourner cela,
04:42cette colère pour la détourner
04:43contre les institutions de la République,
04:46contre, finalement, la démocratie,
04:47le continent de liberté,
04:49c'est ce que fait la France insoumise.
04:50Et en encourageant de ce fait,
04:53quand on excuse à l'avance des exactions,
04:55elles se produisent.
04:57Lorsque vous parlez de ceux
04:58qui commettent ces violences,
04:59vous parlez de pseudo-lycéens.
05:01Pourquoi ?
05:02Vous faites référence à quoi exactement ?
05:05Parce qu'on n'est pas du tout assuré
05:07qu'il n'y ait que des lycéens dans ces groupes.
05:09On verra avec les personnes interpellées.
05:11C'est évident qu'il y a des casseurs
05:14rodés dans ces groupes.
05:15C'est des techniques de guérilla urbaine
05:17qui sont pratiquées.
05:19Donc il n'est pas évident
05:20qu'il n'y ait que des manifestants.
05:21Mais là encore,
05:22les nombreuses interpellations
05:23permettront peut-être d'établir
05:25l'identité des uns des autres.
05:27Mais même si ce ne sont que des lycéens,
05:29je vous dis,
05:29c'est 2 à 300 sur l'agglomération Messines.
05:33Or nous avons 10 000 lycéens.
05:35Donc c'est une quantité infinitésimale.
05:37Et quand des lycéens agressent des enseignants,
05:40quand des lycéens agressent d'autres lycéens
05:42qui eux veulent travailler,
05:44où est en fait la défense de revendications ?
05:48Quand ils brûlent les collèges ou les lycées
05:50qui ont été rénovés.
05:52Quand ils, on les a vus,
05:55arrosaient d'essence un enseignant.
05:57Est-ce que c'est ça,
05:59soutenir la condition enseignante ?
06:00C'est un vrai détournement
06:02d'une angoisse de cause
06:04et de revendications
06:05qui peuvent être légitimes
06:07pour commettre des exactions
06:09et faire un peu un tour de chauve
06:11de ce qui peut nous attendre
06:12dans les mois à venir.
06:13Alors précisément,
06:15pas dans les mois à venir,
06:16mais à très court terme,
06:17oui ou non,
06:18s'il vous plaît,
06:19M. le maire,
06:19est-ce que le collège
06:20va pouvoir rouvrir lundi ?
06:21Les dégâts semblent impressionnants.
06:23Est-ce que c'est le cas ?
06:24Est-ce que le collège
06:25pourra rouvrir ses portes lundi ?
06:29Le département fait tout
06:30pour qu'il rouvre lundi.
06:32Ce sont les blocs sanitaires
06:33qui ont été brûlés.
06:35Un établissement ne peut pas fonctionner sans,
06:37mais des sanitaires de chantier
06:39peuvent être installés.
06:41Et le président du département,
06:42Patrick Weyton,
06:43a annoncé qu'il rouvrirait
06:45dès lundi matin.
06:46Et je serai avec lui
06:47pour bien montrer
06:48que les voyous n'ont pas raison
06:49et que l'activité scolaire,
06:51elle, va se poursuivre
06:52et ne sera pas interrompue.
06:54Merci.
06:54Merci M. le maire
06:55et merci à Nicolas Rodier
06:57qui a rendu possible ce duplex.
06:59Bonsoir Thierry-Paul Vallette,
07:00ancien membre du mouvement
07:02des Gilets jaunes
07:03et président du Centre européen
07:04de sécurité et de stratégie,
07:06analyste des mouvements sociaux.
07:08On voulait vous entendre ce soir
07:10parce que je trouvais intéressant
07:12de savoir quel regard
07:13vous vous portez
07:14sur ce qui est en train
07:15de se passer,
07:16le début de cette contestation,
07:19la manière dont elle évolue
07:20et ce qui se profile
07:21la semaine prochaine.
07:22Bien sûr, alors moi j'ai un regard
07:23qui va être neutre
07:24sans être syndicaliste,
07:26sans être politique.
07:27Je vais être objectif
07:27et je vais me servir aussi
07:28du militant que j'ai été.
07:30Je suis en train de revoir
07:32ce que nous avons vécu
07:33pendant le mouvement
07:34des Gilets jaunes,
07:35mais de manière
07:35beaucoup plus accélérée,
07:37de manière beaucoup plus violente
07:38dans un contexte
07:39où la France est installée
07:41finalement sur une poudrière.
07:43et puis ce qu'il faut comprendre
07:45c'est qu'aujourd'hui
07:47on doit faire face
07:48à ce mouvement-là
07:50qui a été spontané au départ
07:52en dehors des syndicats étudiants,
07:54doit faire face
07:55à la problématique
07:56des black blocs,
07:56des casseurs.
07:58Il y a aussi
07:59le contexte politique.
08:01On voit bien aussi
08:01que la France insoumise
08:02est en train de venir
08:04essayer de jouer
08:05une carte électoraliste.
08:07Bon, après...
08:08Mais pour vous,
08:08les casseurs
08:09que l'on voit
08:10sur ces images aujourd'hui
08:11sont les mêmes que ceux
08:12qui accompagnaient
08:14les manifestations
08:15des Gilets jaunes ?
08:16Même profil de personnes ?
08:18Ce ne sont pas
08:19les black blocs
08:19à proprement parler,
08:20mais il y a beaucoup
08:21de profils qui se ressemblent.
08:23Parce que finalement,
08:23j'ai envie de dire
08:24que le visage des black blocs
08:25est en train de changer.
08:28Là, on a quand même
08:29des personnes,
08:31donc des casseurs
08:32qui viennent,
08:33qui s'en prennent eux aux gens,
08:34à des policiers sur le terrain.
08:35Ça a été beaucoup plus violent
08:36qu'avec les Gilets jaunes.
08:37On vient asperger
08:38des mères de famille
08:38qui sont en train
08:39de prendre leur enfant
08:40pour essayer
08:41de les mettre en dehors.
08:42Alors, les étudiants,
08:42ils ont des revendications
08:44qui sont légitimes.
08:46Oui, il faut les entendre.
08:46C'est important.
08:47Le gouvernement a tardé
08:48à commis la même erreur
08:49qu'à l'époque des Gilets jaunes,
08:50à réagir sur le tard
08:52avec une forme aussi
08:53de violence,
08:54pas de violence,
08:54mais de répression policière
08:56peut-être un peu forte.
08:57Ça, c'était une erreur
08:58qui est redondante.
08:59Mais moi, je le dis,
09:00attention, il y a aussi...
09:02Mais vous diriez
09:02que vous, à l'époque,
09:03vous n'avez rien obtenu ?
09:04On n'a pas obtenu grand-chose.
09:06Et j'ai envie de dire
09:07que dans le contexte
09:07que traverse la France
09:09actuellement,
09:09qu'est-ce que les gens
09:10ont finalement obtenu ?
09:11On voit les revendications.
09:13Puis on voit aussi
09:13que l'ensemble des Français,
09:14à la suite du grand débat,
09:15n'ont pas été entendus
09:17plus que ça.
09:18Les cahiers de doléances,
09:19notamment,
09:20sont restés inutilisés.
09:23Il y a des cahiers de doléances.
09:24Il faut aller les chercher.
09:26Il faut aller s'en servir.
09:27Les jeunes, les étudiants,
09:28il faut les écouter.
09:29Il y a des revendications
09:30qui sont légitimes.
09:31Mais en dehors
09:32des partis politiques,
09:33en dehors de la casse de rue.
09:35Et moi, je dis, attention,
09:36ce mouvement,
09:36il vient aussi des banlieues.
09:39Les banlieues,
09:39il suffit que demain,
09:40qu'il y ait une main arrachée,
09:41qu'il y ait un jeune qui décède.
09:43Qu'est-ce qui va se passer ?
09:44C'est une véritable poudrière
09:45dans un contexte
09:46qui, je le répète,
09:47est explosif.
09:48Il y a la date du 17 octobre,
09:50nourrie par les algorithmes.
09:51Cette rue numérique aussi...
09:53Le rôle des réseaux sociaux
09:55a aussi, évidemment,
09:56Oui, mais surtout nourrie
09:57par une forte vague de colère
09:59quand même dans la société
10:00aujourd'hui.
10:00Vous en avez parlé.
10:01Non, parce que ce n'est pas
10:02les algorithmes ou des partis.
10:03Il y a une vraie colère.
10:04Et c'est normal que les gens,
10:06ils se mobilisent.
10:07Et vous l'avez expliqué.
10:09Juste ce qui est important aussi
10:10de dire ce soir, Hélène,
10:11et je vous ferai réagir
10:12Jérôme Rémenès rapidement,
10:14s'il vous plaît, Hélène,
10:15expliquer ce qui se passe
10:15du côté du gouvernement
10:17sur le plan de la réponse
10:20judiciaire.
10:20Il y a une accélération là
10:22en ce qui concerne
10:23une loi précisément.
10:24Je voulais juste préciser
10:25parce que François Gros-Died
10:26disait tout à l'heure
10:27quand on est en garde à vue,
10:28ce n'est pas qu'on n'a rien fait.
10:30Une mesure de garde à vue,
10:30et on l'a suffisamment entendue
10:31dans d'autres affaires,
10:33quelles qu'elles soient,
10:34ce n'est pas une présomption
10:35de culpabilité.
10:36Une mesure de garde à vue,
10:37elle est prise après
10:38une interpellation.
10:39Et on parlait tout à l'heure
10:39de l'affaire de Belfort.
10:40Et d'ailleurs,
10:41une personne interpellée
10:42dans le cadre de l'affaire
10:43de Belfort
10:43est ressortie libre
10:44de garde à vue.
10:45Et donc,
10:465 000 gardes à vue,
10:47ça ne veut pas dire
10:485 000 personnes
10:49qui ont commis des faits.
10:49Des raisons plausibles.
10:50Ce sont des raisons plausibles.
10:52Et c'est dans le cadre
10:52de l'enquête.
10:53Et je pense qu'il est important
10:54factuellement
10:54de rappeler
10:56ce qu'est aussi
10:57une garde à vue.
10:58Ce qui se passe
10:58du côté du gouvernement,
10:59deux choses.
11:00D'abord, Gérald Darmanin.
11:01Et encore une fois,
11:02on ne parle pas là,
11:03on ne va pas parler
11:04de vos revendications.
11:04Je vous le dis tout de suite,
11:05on parle de la réparation
11:06de la casse.
11:07On a une minute.
11:08Alors, la circulaire.
11:09La circulaire Darmanin
11:10qui veut faire payer
11:12les parents des casseurs,
11:14on va simplifier comme ça,
11:15à titre individuel
11:16et qui a demandé
11:16au procureur
11:17de le demander systématiquement
11:18et de demander systématiquement
11:20aux victimes
11:20d'exiger réparation
11:21auprès des parents
11:22qui sont insolidaires,
11:24titulaires de l'autorité parentale.
11:25Ils peuvent être sollicités
11:27pour payer.
11:28Et l'autre point,
11:29c'est cette loi
11:30casseur-payeur
11:32qui est une loi
11:32qui existe,
11:33qui est une loi
11:34qui a été présentée
11:35en Conseil des ministres
11:36le 16 septembre,
11:37qui est donc à l'Assemblée
11:38qui n'a pas encore
11:38été examinée,
11:39mais dont Sébastien Lecornu
11:41a demandé l'accélération
11:42de l'examen
11:43et parmi les mesures,
11:44il y a une mesure
11:45qui est la suivante,
11:47qui est de pouvoir demander
11:48une réparation collective.
11:49C'est-à-dire,
11:50un groupe est interpellé
11:52sur un lieu
11:53où des violences
11:53ont été commises,
11:54eh bien,
11:54vous faites partie
11:55du groupe,
11:56vous avez commis,
11:57vous n'avez pas commis,
11:58vous êtes dans le groupe,
11:59vous pouvez être...
11:59Ce qui jusqu'ici
12:00n'était pas possible,
12:02est-ce que ça va
12:02dans le bon sens,
12:03selon vous ?
12:04Est-ce que ça va
12:04dans le bon sens ?
12:05Je ne sais pas,
12:05mais en tous les cas,
12:06il va falloir bien faire payer
12:07les personnes
12:08qui commettent des exactions
12:09ou des dégâts
12:09aux mobiliers urbains.
12:10Moi, je n'ai pas envie
12:11personnellement
12:11de voir encore
12:12mes impôts augmenter
12:13parce que des jeunes
12:14font n'importe quoi.
12:15Il y a aussi
12:16une grande part
12:16de lycéens et de lycéennes
12:18qui ne sont pas politisés
12:19comme ces personnes
12:20qui tiennent leur agenda
12:21politique devant vous
12:22aujourd'hui ce soir.
12:22Il y a des lycéens
12:24et lycéennes
12:24qui ne se sentent pas
12:26concernés par ce mouvement
12:27et qui sont écœurés,
12:28je dis bien écœurés,
12:29parce que lundi,
12:30ils ne pourront pas
12:31aller en cours.
12:31Alors, excusez-moi,
12:32mais je pense que c'est bien
12:33de rappeler les chiffres
12:35de sa mobilisation.
12:36C'était d'avoir votre avis
12:37de vous relisser
12:38sur la réponse
12:39que veut apporter
12:40le gouvernement
12:40sur le plan judiciaire.
12:42Est-ce que vous avez
12:42le sentiment
12:43que ça va vous faciliter
12:44la tâche sur le terrain ?
12:45si ça va faciliter la tâche
12:45parce que le principe
12:46en droit pénal,
12:48c'est la personnalisation
12:48de la peine.
12:49Donc, c'est toute la difficulté.
12:51Encore faudra-t-il
12:52que cette mesure passe
12:53une fois que la loi
12:54sera votée
12:54et l'obstacle du conseil
12:56constitutionnel.
12:57Je vous dis,
12:57c'est ça,
12:57attendons de voir.
12:58Le principe de droit,
13:00c'est l'individualisation
13:00de la peine.
13:01Donc, sur un système
13:02de groupe,
13:02je ne sais pas
13:03si ça fonctionnera.
13:04Quand je vois déjà
13:04tout ce que l'on doit faire
13:05sur un dossier,
13:06j'en finis là,
13:07comment on doit caractériser
13:09les faits,
13:09comment on se doit
13:10être minutieux
13:11pour être sûr
13:11d'avoir interpellé
13:12la bonne personne.
13:13C'est nourri par des images
13:15corroborées par la téléphonie
13:16et les autres.
13:17C'est très évident.
13:18On doit partir en pub.
13:20Je suis désolée.
13:21J'aurais aimé prolonger
13:22ce débat.
13:23Merci aux uns
13:24et aux autres
13:24d'avoir été présents.
13:26On accueille dans un instant
13:27notre invité,
13:29c'est Pierre Moscovici,
13:30évidemment,
13:31membre de la Cour des comptes
13:32européenne
13:32et ancien ministre
13:33des Affaires européennes.
13:34On l'interrogerait
13:35notamment sur cette réaction
13:36de la Marine Le Pen.
13:37Première réaction
13:38depuis les dernières,
13:39toutes dernières révélations
13:40de Mediapart
13:40qui maintient totalement,
13:42je cite,
13:42sa confiance à Jordan Bardella,
13:44accusée par Mediapart
13:45d'écrit antisémite.
13:46et elle le dit dans la tribune dimanche.
13:48Je le ferai réagir
13:49à cette information.
13:50A tout de suite.