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  • il y a 13 minutes
Avec Pierre Priouret, Co-secrétaire général du SNES-FSU pour l'accadémie de Toulouse

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##A_LA_UNE_WK-2026-10-04##

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Transcription
00:00Sud Radio, le grand matin week-end, 7h10h, Anthony Martin Smith.
00:05Il est 8h17 et dans notre C'est à la Une d'aujourd'hui, je reçois le représentant du syndicat
00:11SNESFSU, le co-secrétaire général à l'Académie de Toulouse, Pierre Pirouret, bonjour.
00:19Pierre, vous m'entendez ?
00:21Oui, je vous entends, oui, bonjour.
00:22Bonjour. Vous appelez à une mobilisation générale ce mardi 6 octobre pour venir en soutien au mouvement des lycéens. Pourquoi
00:33vouloir rejoindre le mouvement des lycéens comme ça ?
00:37Alors, ce n'est pas dans cet ombre-là que les sols se présentent. Nous étions nous-mêmes mobilisés sur
00:43les mêmes revendications que les lycéens depuis plusieurs années, sur la question du manque de professeurs.
00:47Le défaut de moyens.
00:49Le défaut de moyens, la contestation d'un certain nombre de réformes. Donc, voilà, c'est des revendications que nous
00:55avons en commun.
00:56Une intersyndicale propose une mobilisation comme nous les organisons d'ordinaire. Après, les lycéens ne viendront ou ne viendront pas,
01:02ça c'est autre chose.
01:03Mais ce n'est pas nous qui rejoignons le mouvement lycéen, c'est eux qui ont rejoint nos revendications, en
01:07réalité.
01:08Pourtant, c'est quand même ce que vous écrivez sur votre communiqué à destination notamment de la presse.
01:14C'est inscrit que vous appelez à rejoindre le mouvement des lycéens.
01:18Donc, c'est pour ça que je vous pose la question dans ce sens-là.
01:20Mais j'entends que vos revendications sont quand même conjointes, que vous les portez depuis longtemps.
01:26Il y a à ce point-là un défaut de moyens dans l'éducation nationale.
01:30On a quand même le sentiment, malgré tout, que c'est un ministère qui est doté en nombre de fonctionnaires.
01:41La faute de moyens, elle est sur quoi ? Sur les infrastructures ? Sur les profs ? Sur l'ensemble
01:45?
01:46Il y a un ensemble de problématiques.
01:47Écoutez, depuis neuf rentrées préparées par Emmanuel Macron, nous avons accueilli dans le seconde gré plus de 8000 élèves en
01:53plus,
01:53quand on a supprimé dans le même temps 10 000 postes.
01:56Donc, il ne faut pas s'étonner du bilan aujourd'hui à la rentrée.
01:58Deux établissements sur trois ne sont pas en capacité de couvrir par des professeurs la totalité des enseignements.
02:04Ensuite, il y a la question bâtimentaire.
02:06Effectivement, on a bien vu l'inadaptation des bâtiments, notamment avec les épisodes caniculaires du mois de juin,
02:11mais même en ce mois de septembre.
02:12Vous mettez des réalités que nous partageons au quotidien avec les élèves,
02:17qui expliquent finalement qu'on ait les mêmes revendications,
02:20parce qu'on partage la même réalité dans nos salles de classe,
02:23les mêmes difficultés à assurer le remplacement,
02:25les mêmes angoisses vis-à-vis de Parcoursup, etc.
02:29Parcoursup, comme d'ailleurs aussi votre logiciel de suivi de la scolarité des élèves,
02:34je crois qu'il y a eu quand même une transition qui ne s'est pas forcément bien faite.
02:38L'objectif de Parcoursup, de toute façon, c'est d'écarter un certain nombre de jeunes
02:42de l'accès à l'enseignement supérieur.
02:43On a 100 000 jeunes qui restent sur le carreau chaque année avec Parcoursup.
02:47Donc voilà, il y a une forme de sélection, évidemment, c'est violent pour les élèves,
02:51mais c'est aussi la mise en avant d'une offre qui est payante,
02:56donc qui exclut de fait un certain nombre d'élèves issus du milieu populaire
02:59qui n'ont pas les moyens d'aller étudier beaucoup plus loin que la préfecture de leur département.
03:03Qu'est-ce qui ferait que vous sortiriez de cette mobilisation ?
03:09Et puis, j'imagine, les lycéens avec ?
03:12On jugera sur pièce les propositions du gouvernement,
03:15mais pour l'instant, la réponse n'est pas du tout adaptée.
03:18On le voit très bien.
03:19Mais c'est quoi ? Qu'est-ce qui serait la réponse adaptée, selon vous ?
03:22C'est un budget qui soit déjà différent de celui qui est annoncé par le Premier ministre.
03:25Il annonce pour la rentrée prochaine la nouvelle suppression de 1 500 emplois de professeurs.
03:30Ça, ce n'est pas la réponse que ni les professeurs ni les lycéens attendent.
03:34Et en même temps, il faut qu'on arrive à faire des économies à l'échelle de l'ensemble du
03:38pays.
03:38Donc c'est difficile, j'imagine, de trouver là où on doit mettre le curseur,
03:42même si on ne peut pas sacrifier notre éducation.
03:44On le voit bien avec le classement PISA.
03:47Il y a des choix politiques qui ont été faits sur les budgets.
03:51Il y a depuis des années et des années un certain nombre de montants qui sont attribués,
03:56des montants colossaux qui sont attribués sous forme de cotisations allégées pour les entreprises,
04:01qui sont ne pas interroger la fiscalité des plus riches.
04:04Il y a des choix politiques qui sont faits, qui conduisent effectivement à un budget contraint.
04:08Mais ça, c'est l'affaire de choix politique et de priorité qu'on se donne.
04:10Est-ce que la priorité, c'est d'enrichir quelques actionnaires ou est-ce que c'est au contraire de
04:15permettre à tous les jeunes de bénéficier d'un avenir,
04:18d'une meilleure condition de travail et d'études ?
04:19Dans l'OCDE, c'est la France qui a le nombre d'élèves le plus important par classe.
04:24Nous avons 12 millions d'élèves, c'est quand même un cinquième de la population.
04:27Je veux vous remercier, Pierre Prioré, d'avoir pris le temps de venir nous parler ce matin sur l'antenne
04:32de Sud Radio.
04:33Je vous rappelle, vous êtes co-secrétaire général du syndicat SNES-FSU pour l'Académie de Toulouse
04:37et vous en appelez à une mobilisation générale de manière insert syndicale ce mardi 6 octobre
04:43et rejoindre aussi les lycéens dans leur mouvement puisque vous portez les mêmes revendications.
04:48Allez, on va faire un tour du côté de l'économie avec InfoEco Plus et notre ami Didier.

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