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  • il y a 31 minutes
Mercredi 7 octobre 2026, retrouvez Nicolas Brault (Directeur Associé, Hottinguer banque privée), Anthony Morlet-Lavidalie (Économiste, pôle Macroéconomie-Conjoncture, Rexecode et membre de BSI Economics) et Laurent Martin (Trésorier Direction administrative et financière, CIBTP France) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Pauline Gratelle.

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00:01Générique
00:05...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne consacrée à l'écoute des marchés.
00:12Chaque jour, vous nous suivez en direct à la télévision à midi 30 et à 17h30.
00:17Vous nous retrouvez en rattrapage, en replay sur notre site bismart.fr
00:21et vous pouvez également nous écouter en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute
00:26préférées au sommaire de cette édition ce soir.
00:29Les marchés obligataires sont sous haute surveillance à travers le monde,
00:32mais en particulier en France.
00:34On va évidemment revenir sur ce cas français avec nos invités sur ce plateau dans un instant.
00:40Dans le détail pour les taux à travers le monde, le rendement américain à 10 ans repasse au-delà du
00:45seuil de 5,30%
00:47et retrouve des niveaux plus vus depuis 2002 et le 30 ans se traite au-delà de 5,70%.
00:55Un mot aussi sur le rendement japonais à 10 ans qui est au plus haut, jamais vu, au plus haut
01:01historique, pardon, à 3,12% aujourd'hui.
01:05Côté britannique, les taux des obligations d'État à 30 ans grimpent à un sommet inédit depuis 28 ans.
01:11En Europe, le rendement allemand à 10 ans évolue autour de 3,50% et le rendement français de même
01:18échéance s'envole même de près de 20 points de base
01:21cet après-midi au-delà de 4,90% des niveaux inédits depuis 2012.
01:27Au moment où on parle, le rendement français à 10 ans s'est très légèrement détendu et évolue un peu
01:34sous 4,90%.
01:37Le spread franco-allemand retrouve les 140 points de base alors qu'il s'était légèrement détendu hier.
01:45On savait la France sous pression, l'INSEE l'a confirmé la semaine dernière.
01:49La dette française frôle désormais les 3,600 milliards d'euros, soit 119% du PIB, un niveau inédit depuis
01:561946.
01:57C'est ce qui inquiète évidemment les investisseurs.
02:00L'explosion de la dette et le fait que la France n'arrive plus à tenir ses dépenses.
02:04Résultat, la vente d'obligations s'emballe.
02:07Cette situation pèse également sur les indices européens qui évoluent tous globalement en repli de 1% ou plus.
02:15Le CAC 40, par exemple, cède encore 1,5% aujourd'hui sous les 7,800 points.
02:21L'indice parisien est à la traîne cette année et voit aujourd'hui en tout cas ses valeurs bancaires en
02:26repli de 4 à 5%.
02:29Et puis la géopolitique, c'est l'autre sujet qu'on surveille évidemment.
02:33L'Iran intensifie ses attaques contre des pétroliers dans le détroit d'Ormuz alors même que le trafic maritime revenait
02:41à ses niveaux d'avant-guerre.
02:43Alors, faut-il craindre une interruption des livraisons de pétrole et de gaz à l'approche de l'hiver ?
02:48C'est une des questions qui inquiètent les marchés aujourd'hui mais globalement évidemment depuis le début du conflit.
02:56Dans le détail, le baril de Brent progresse aujourd'hui de plus de 1% et repasse au-delà de
03:01100 dollars.
03:02Et le WTI américain se rapproche du seuil de 90 dollars.
03:06On parlait du CAC 40 en France qui était à la traîne, ce n'est pas vraiment le cas des
03:11indices américains qui ont inscrit hier de nouveaux records.
03:14Une hausse des indices qui n'a d'ailleurs jamais été aussi concentrée.
03:1819% des titres seulement surperformaient les indices la semaine dernière au sein du Nasdaq qui consolide.
03:25Aujourd'hui, SpaceX prévoit de lever 40 milliards de dollars de dettes pour financer l'achat massif de puces d
03:33'intelligence artificielle NVIDIA.
03:35Une annonce qui fait un petit peu réagir les marchés avec une action SpaceX qui cède 2% à l
03:42'ouverture.
03:42L'indice SOX des semi-conducteurs également.
03:553 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
03:59Anthony Morley-Lavidali, vous êtes économiste au pôle macroéconomie-conjoncture chez Rex & Code et membre de BSI Economics.
04:07Bonsoir.
04:08Bonsoir Pauline.
04:08Nicolas Abraud, directeur associé chez Autingre Banque Privée.
04:11Bonsoir Nicolas.
04:12Bonsoir Pauline.
04:13Et Laurent Martin, trésorier à la direction administrative et financière de CIPTP France.
04:18Bonsoir Laurent.
04:19Bonsoir Pauline.
04:20Anthony, je vous propose de commencer avec ce cas français, avec cette dette française.
04:25Je disais en intro, l'endettement de la France a franchi un nouveau cap historique.
04:293 600 milliards de dollars, d'euros pardon, 79% du PIB.
04:35Est-ce que ce prime de risque politique est déjà pricé sur les marchés ?
04:40Et que peut-on dire de cette OAT à 10 ans, je le disais aussi, qui s'est envolé encore
04:46cet après-midi, et ce depuis déjà plusieurs jours ?
04:49Alors, c'est compliqué de connaître le bon niveau de prime de risque sur un pays.
04:53Les modèles de dit fair value, on en a plein.
04:55On ne sait jamais à quel niveau forêtait la France.
04:59Ce que l'on sait, c'est qu'on avait une prime de risque qui était quand même anormalement basse
05:03et faible pour un pays dont les fondamentaux sont quand même en dégradation depuis plusieurs années.
05:08Et là, il faut bien reconnaître qu'on a accumulé un certain nombre de signaux très négatifs.
05:12Le fait qu'on soit à 5,4% a priori de déficit public rapporté au PIB en 2026, ça
05:17a quand même été accueilli de manière très négative par les marchés.
05:21Donc ça, c'est un premier point.
05:23Et puis plus généralement, on n'a pas de croissance, pas beaucoup d'inflation, des taux qui montent.
05:27Donc ça veut dire un fameux R-G, effet boule de neige, qui va probablement devenir très positif dans les
05:33années à venir.
05:33Donc au sens négatif, puisque la charge d'intérêt va s'alourdir de par elle-même.
05:38Donc on a des fondamentaux qui, objectivement, se dégradent.
05:40Est-ce qu'aujourd'hui, c'est bien payer 150 points de base ?
05:43Pour certains, oui, mais probablement pas pour l'entièreté des acteurs.
05:47D'ailleurs, la preuve, c'est qu'on continue d'avoir des pressions.
05:49Il n'est pas impossible qu'à certains seuils, on ait des rachats.
05:53Par exemple, on peut se dire qu'à 200 points de base, on peut avoir des vagues de rachats,
05:56parce qu'un certain nombre d'acteurs se disent au fond, là, ça vaut le coup de re-rentrer.
05:59Mais on n'en est jamais complètement certain.
06:00Il y a un peu deux écoles, pour le dire en un mot.
06:02Il y a ceux qui vous disent, pas de tendrisse que ça, parce qu'assez rapidement,
06:06plus les spreads augmentent, au fond, plus ça devient attractif et plus on va revenir.
06:09Et puis ceux qui se disent, oui, mais il y a un moment où le spread est un peu tellement
06:12incontrôlé,
06:14incontrôlable, que plus personne ne veut vraiment toucher à ça.
06:16Parce que quand vous ne savez pas bien où va le spread, quand vous rentrez,
06:20vous avez intérêt à ce que vous soyez bien sur un plafond.
06:22Sinon, vous continuez, surtout pour ceux qui sont en market-to-market,
06:25sinon ils continuent de prendre des paumes.
06:27Et puis le dernier point que je mentionnerai, là, c'est vraiment pour être provoquant,
06:30mais la dette publique, objectivement, si vous la regardez, telle qu'elle est sa dynamique,
06:34donc la soutenabilité de la dette publique,
06:37en France, à modèle inchangé, si on ne fait pas de réforme,
06:40notre dette est non soutenable.
06:41Ça, pour moi, je trouve que c'est le secret de politique.
06:43C'est la question que j'allais vous poser.
06:44Est-ce que cette dette française est soutenable sur le long terme ?
06:47Le gouvernement adore dire maintenant à politique inchangée, le fameux tendanciel.
06:50En tendanciel, non.
06:52Pourquoi ? Parce qu'on est en train de prendre 3-4 points de pipe par an d'endettement public.
06:55On n'a pas fait de réforme suffisante sur les retraites, mais sur la santé aussi.
06:59Donc si vous tracez le tendanciel, vous allez juste dans le mur.
07:02Donc évidemment, les marchés se disent, la France va finir par réformer,
07:05ce qu'on espère tous.
07:06Mais en attendant, on est quand même sur des trajectoires
07:08qui, si vous tirez le trait, ce n'est pas soutenable.
07:10Et ça, je crois que c'est en train quand même de cristalliser un peu sur les marchés
07:13en se disant, si on ne fait rien, ça va vraiment devenir de plus en plus compliqué
07:17de se dire, la France va finir par se réformer.
07:19Parce qu'on dit, c'est toujours demain, mais quand demain n'arrive jamais, ça pose un problème.
07:22Oui, c'est sûr.
07:23Et puis, il y a cette élection présidentielle aussi qui arrive.
07:26Il faudra voir après si une majorité sera élue à l'Assemblée
07:31pour faire passer effectivement toutes ces réformes, possiblement.
07:36Nicolas, Anthony mentionnait justement ce spread,
07:38l'écart entre la France et l'Allemagne à 150, 160 points de base
07:42même dans les jours passés.
07:45Est-ce qu'il y a un seuil, alors Anthony disait 200 points de base,
07:49mais est-ce qu'il y a un seuil où la Banque Centrale Européenne,
07:51elle pourrait utiliser ses outils pour agir justement sur ce spread
07:56comme elle l'avait fait en 2022 avec l'Italie par exemple ?
08:02Compliqué.
08:02Je vais essayer de compléter quelques éléments
08:05par rapport à ce qu'Anthony vient de nous dire.
08:09Si on se met deux mois en arrière,
08:12la seule chose qui était certaine, qui n'a pas changé,
08:15c'est l'échéance présidentielle.
08:17Et le cas de la dégradation française et des risques
08:21attachés à la notation française,
08:24à la prime de risque française,
08:26était identifié.
08:27Donc on s'est dégradé de 70 points de base, très rapidement.
08:33Et j'ai un peu l'impression, mais c'est un commentaire très basique,
08:37que c'est un scénario qu'on pouvait imaginer pour l'approche du premier tour
08:42ou l'entre-deux tours.
08:42– Sauf si c'est Mélenchon…
08:46– Mais donc c'est arrivé bien avant cette période ?
08:48– Donc c'est arrivé avant.
08:49Alors, peut-être que dans tout mal, il y a un bien.
08:53Il est tellement temps que ce sujet commence à prendre une importance politique.
09:00– Et il vaut mieux qu'il s'invite,
09:02alors qu'on est encore à six mois,
09:04de mettre un bulletin dans les urnes,
09:05que les Français sont appelés à voter,
09:07plutôt que d'être sur tout sauf.
09:11Tout sauf la catastrophe.
09:14Je ne vais surtout pas rentrer dans les sujets politiques,
09:16mais la prise de position de Mme Le Pen hier,
09:21met au moins le débat de l'économie
09:25et du financement de l'économie dans la balance électorale,
09:29et on ne parle pas que de sécurité, d'immigration
09:31ou tant d'autres sujets
09:32qui sont plutôt des territoires naturels du Rassemblement national.
09:36Donc, je ne veux pas positiver,
09:39ça fait tellement longtemps que notre crédibilité a été cornée,
09:43mais de ce point de vue-là,
09:48que les positions se révèlent.
09:52Deuxième chose, j'ai une impression
09:54qu'un certain nombre de traders
09:57ou de gens qui prennent des positions
09:59dans un horizon relativement court terme
10:02sont plutôt en train de clôturer leur position vendeuse.
10:06Donc, c'est le début peut-être d'un rééquilibrage
10:09ou de dire les choses autrement,
10:11à 140, 150 points de base,
10:13ça commence à être pas mal pricé.
10:16Voir, il y a des signes que des institutionnels,
10:20Français, non Français,
10:22commencent à regarder de nouveau
10:24en ayant envie de se repondérer, sensibiliser.
10:28Après, la Banque centrale,
10:31Emmanuel Moulin, je crois, a pris une position aujourd'hui,
10:33il dit ce que tout le monde sait,
10:34c'est pas le rôle de la Banque centrale
10:36de venir au secours de gouvernements
10:38qui ne font pas leur job.
10:41C'est pas le rôle.
10:42Maintenant, la Banque centrale a des outils
10:44et la Banque centrale est en appui
10:46de ceux qui donnent des signes
10:49d'amorce de changement de trajectoire.
10:53Et alors après, est-ce que c'est 150 ou 200 ?
10:57À 150, c'est pas mal pricé,
10:59mais si on se rappelle du cas de l'Italie,
11:01ça peut aller 50 ou davantage.
11:03C'était 250 ?
11:04On peut s'élargir encore.
11:05Quelques éléments d'appréciation.
11:10Effectivement, vous l'avez rappelé,
11:11pas de politique sur ce plateau,
11:12même si tout est étroitement lié, Nicolas.
11:15Laurent, vos commentaires sur ce cas français,
11:18sur ce spread aussi,
11:20si vous voulez, franco-allemand,
11:22et peut-être aussi sur le sujet,
11:24c'est peut-être la rapidité
11:25de cette remontée de taux.
11:27Alors, en France évidemment,
11:29en Europe plus globalement,
11:31et puis même à travers le monde,
11:32on parle des États-Unis, du Japon,
11:35du Royaume-Uni, etc.
11:37Alors, à travers le monde,
11:38j'en avais parlé sur ce même plateau
11:41il y a déjà un petit moment,
11:42j'avais appelé ça la guerre du capital.
11:45La guerre du capital entre les gouvernements
11:49qui émettent de plus en plus
11:50les besoins d'investissement à la défense,
11:53à transition, etc.
11:55Le changement de politique de la Banque du Japon,
11:58à quel on a certainement fait trop peu attention
12:01et on commence à s'en inquiéter,
12:04et les investissements des hyperscalers colossaux
12:09dans l'intelligence artificielle,
12:10qui avant étaient plutôt investisseurs,
12:13avec une trésorerie et des cash flows très positifs,
12:16et qui aujourd'hui sont maintenant émetteurs de dettes.
12:19Donc tout ça crée un environnement
12:20où la croissance va plutôt pas mal dans le monde,
12:25où l'inflation a plutôt tendance à remonter
12:28parce qu'il y a de l'investissement
12:29et parce qu'il y a de l'activité.
12:31Donc que les taux longs, globalement, montent
12:34n'est pas une surprise.
12:36Après, il faut rester très humble,
12:38parce que vous m'aviez posé la question
12:42au mois de juin sur
12:43où seraient les taux français fin septembre 2026,
12:47j'aurais été assez loin de la cible.
12:50Donc ça, à un moment,
12:51il y a un équilibre qui se crée,
12:53c'est-à-dire que les taux trop élevés,
12:56plus les marges de crédit
12:59qui se tendent un petit peu quand même,
13:01pas énormément, mais ça se tend un petit peu,
13:03fait que certains investissements
13:04ne deviennent plus rentables,
13:05donc sont reportés.
13:07Donc tout ceci se rééquilibre.
13:11Sur l'accélération du spread,
13:15de la hausse du spread de France-Allemagne
13:17ces 15 derniers jours,
13:19voir ce que j'ai entendu,
13:20c'est Jérôme Legras chez Axiom
13:22qui est très très bien connecté,
13:24qui m'a dit ça.
13:27Apparemment, il y a deux hedge funds
13:29qui avaient des positions de carry trade
13:31sur la dette française,
13:32c'est-à-dire qu'ils avaient emprunté
13:34dans d'autres devises
13:36où les taux d'emprunt sont nettement plus bas
13:37et avaient des obligations françaises
13:40pour profiter de l'écart de taux
13:42et le fait que ça a été des ventes forcées.
13:45Ce qui serait à peu près cohérent
13:49avec les mouvements de marché qu'on a vus,
13:51avec des écartements de spread
13:52quand même assez violents
13:53sur une ou deux journées,
13:55donc des ventes forcées.
13:57Et le début de cette vente d'OAT,
14:01ce serait plutôt des Japonais,
14:03parce que,
14:04donc là aujourd'hui,
14:06on est à 3,80...
14:084,80 !
14:094,80 !
14:09Même 4,80 dit au cours de la silence.
14:124,80 !
14:13Donc le mois dernier,
14:14on était aux alentours de 4 sur le 10 ans,
14:17quand le 10 ans japonais était déjà à 3.
14:20Donc l'écart de taux entre le 10 ans japonais
14:23et le 10 ans français
14:24ne justifiait plus,
14:25ou beaucoup moins pour ces investisseurs
14:27qui renouvellent leur position en francs,
14:31et plutôt qu'ils investissent sur un marché domestique.
14:35J'en suis un bon exemple.
14:37Le réflexe d'un investisseur institutionnel,
14:40c'est plutôt d'investir sur son marché domestique,
14:43parce que s'il y a un accident,
14:45on ne lui repranchera pas.
14:47Sauf si le rendement justifie,
14:49l'écart de rendement justifie
14:50d'aller chercher ailleurs.
14:53Donc cette partie-là,
14:54Japon,
14:55qui se désinvestirait de la dette française,
14:57je ne suis pas sûr que ce soit terminé.
15:00La spirale de vente forcée,
15:02je suis assez d'accord,
15:03je pense qu'on arrive peut-être
15:04un petit peu au bout.
15:05D'accord.
15:06Parce que la hausse du spread
15:07fait que tous ceux qui ont dû vendre,
15:09qui n'ont pas eu le choix de vendre,
15:11ont déjà vendu.
15:12Donc je serais plutôt
15:14dans le camp de la stabilisation
15:17stabilisation dans la volatilité,
15:20mais je ne mettrai pas ma chemise
15:23sur la table là-dessus.
15:25Je dirais avec parcimonie.
15:27On va suivre évidemment
15:28tous ces mouvements.
15:30Anthony ?
15:30Oui, je vais être le signe noir volontairement,
15:32parce que ça, ce n'est pas drôle,
15:33même si je suis largement d'accord
15:35avec ce que vient de dire Laurent.
15:36Mais peut-être deux éléments.
15:38Déjà sur le Japon,
15:38on voit qu'ils se sont désengagés
15:39depuis la crise Covid-11.
15:41Il y a déjà un mouvement,
15:41on a des données FMI dessus,
15:43et puis même des données de balance des paiements
15:44qui nous montrent que ça fait déjà plusieurs années,
15:46mais le mouvement s'est amplifié récemment.
15:47Ce qui fait que,
15:48quand on essaie de calculer,
15:50ce qui est très dur,
15:51la répartition de où est-ce que la dette française
15:53est détenue chez les non-résidents,
15:54nous, on arrive à un calcul
15:55que c'est à peu près 5%
15:56qui est détenue par le Japon.
15:57D'accord.
15:58Donc c'est beaucoup,
15:58mais en même temps,
15:59c'est plus que 5%,
16:01c'était plutôt 8% avant Covid.
16:03Donc ça a diminué.
16:05Donc aujourd'hui,
16:06la capacité du Japon
16:07même à faire pression sur la dette française,
16:09elle est un peu plus limitée.
16:11Ce que l'on a vu par contre,
16:12c'est que les fortes émissions
16:13que l'on a faites au cours des dernières années,
16:15c'est plutôt des non-résidents
16:15qui les ont absorbées.
16:16Donc il y a quand même un petit sujet,
16:18parce que forcément,
16:19c'est un peu plus volatile
16:19quand elle est détenue ailleurs.
16:22Et pour rejoindre ce qui a été dit,
16:23parce que je trouve que c'est le bon point,
16:25c'est de dire,
16:25oui, à la fois,
16:26c'est une très bonne nouvelle,
16:26je trouve que la campagne présidentielle
16:29porte désormais
16:29sur des questions budgétaires-économiques,
16:32la bonne nouvelle,
16:32parce que ça évitera
16:33qu'on se réveille après.
16:34La problématique,
16:35c'est que même en ayant conscience
16:38du phénomène,
16:39comment voulez-vous être élu
16:40avec un budget
16:42qui vraiment tient la route
16:43et répond à l'ampleur du problème ?
16:44Honnêtement,
16:45vous n'avez aucune chance.
16:45Donc soit vous masquez votre jeu
16:47et vous faites bien pire
16:48en arrivant au pouvoir,
16:50soit vous dites finalement
16:51à arriver au pouvoir,
16:52je n'ai pas de consensus
16:53et vous faites appel à la BCE
16:55ou à d'autres organisations internationales,
16:56aidez-nous
16:57parce qu'on ne peut pas réformer le pays.
16:59Et puis la balle est un peu partie.
17:00Sur les charges d'intérêt,
17:02on ne voit pas comment
17:03on pourrait être en dessous
17:04de 4% du PIB
17:05à horizon 2030.
17:064% c'est du jamais vu
17:07depuis l'entre-deux-guerres.
17:08La Ve République n'a jamais connu ça.
17:09Donc c'est quand même
17:10quelque chose à gérer
17:11pour un pouvoir politique
17:12qui est très dur
17:13parce que vous mettez
17:14un niveau de pression
17:16sur le budget
17:16qui est colossal.
17:17Donc c'est très dur
17:18de trouver les arbitrages
17:20parce qu'à la fin,
17:21il faut quand même expliquer
17:21à la population
17:22que tout le monde va payer.
17:22Je sais qu'aujourd'hui,
17:23on adore trouver
17:23un épouvantail ici ou là.
17:25La réalité,
17:26c'est que les 120 milliards
17:27qu'on doit aller chercher
17:28et ça va même être
17:28un peu plus,
17:29vont peser sur tout le monde.
17:31Mais donc le programme
17:32présenté hier
17:33par Marine Le Pen,
17:34il tient la route
17:35ou il ne tient pas la route ?
17:36Non, il ne tient pas la route
17:37mais il n'y a aucun programme
17:38qui tient la route aujourd'hui.
17:39Précisément,
17:40parce que si vous voulez être élu,
17:41il n'y a aucune chance
17:42que vous puissiez dire
17:43voilà,
17:44on va réformer les retraites,
17:45la santé,
17:46le ticket modérateur,
17:47on augmente.
17:48Tout ça,
17:48c'est inaudible.
17:50Et alors même
17:50si vous êtes un peu sophistiqué,
17:51honnêtement,
17:52ça ne prend pas.
17:53Les Français ont envie
17:53d'entendre
17:54que c'est les autres
17:54qui vont faire des efforts.
17:55Au passage,
17:56souvent les entreprises,
17:56ce qui est un peu
17:57une mauvaise idée
17:57parce que si vous finissez
17:59par massacrer le tissu productif,
18:00c'est dans la durée
18:01que vous allez avoir
18:01beaucoup plus de problèmes.
18:02Donc s'il y a peut-être,
18:03j'allais dire,
18:04une entité qu'il faudrait sauver
18:05dans cette affaire,
18:05ça serait les entreprises
18:06parce que c'est ce qui vous permet
18:07de redécoller
18:08quand ça va un peu mieux.
18:10Donc j'ai envie de croire
18:11que oui,
18:11un bout de stabilité est possible
18:13mais on est quand même embarqué
18:14dans une histoire
18:15où ça va se secouer
18:16pendant un petit moment.
18:17Et moi,
18:17j'aime bien employer
18:18l'image de la France,
18:19c'est un bel Airbus,
18:20on ne va pas se cracher
18:21mais par contre,
18:21il y a des turbulences
18:22qui vont arriver
18:23et qui ne sont pas prêts
18:23de se calmer.
18:24Nicolas,
18:26si vous voulez réagir
18:27mais sinon au-delà
18:28du cas français,
18:29peut-être,
18:30j'ai quand même une question
18:31sur est-ce que c'est possible
18:32que ce risque France
18:35se diffuse
18:35à l'ensemble de la zone euro
18:37parce qu'il y a
18:37d'autres échéances
18:38pour d'autres pays
18:39de la zone euro,
18:40des échéances politiques
18:41par exemple en Espagne,
18:43alors ce n'est pas
18:43la même chose
18:44que chez nous évidemment
18:45mais élection anticipée
18:47fin novembre,
18:48des élections
18:48qui arrivent en Italie
18:49également,
18:50l'AFD évidemment
18:51en Allemagne
18:52et quand on regarde
18:54la devise
18:55qui est au plus bas
18:56depuis 17 mois
18:58il me semble,
18:59depuis mai 2025
19:00par rapport au dollar
19:01et là aujourd'hui
19:02qui est encore
19:03à 1 euro dollar
19:04à 1,1180,
19:06le plus bas
19:06c'était 1,1160
19:08avant-hier,
19:09est-ce que ce risque
19:10de diffusion
19:11est possible
19:11à l'échelle
19:13de la zone euro ?
19:14Toujours,
19:17toujours,
19:17il est déjà
19:19en partie à l'œuvre
19:20puisqu'il y a des phénomènes
19:20d'extension
19:22des spreads
19:22sur d'autres signatures,
19:25à dire vrai,
19:26je ne les ai pas regardées
19:26tellement ça bouge vite
19:28mais j'ai regardé
19:28en particulier
19:29le cas de l'Italie
19:31donc l'Italie
19:32est presque en train
19:34de recoller
19:35au mauvais élève
19:36qui est devenu la France
19:37après que l'Italie
19:37l'ait été.
19:40Maintenant,
19:41nouvelle crise
19:42de la dette européenne,
19:44écoutez,
19:46je serai dans le camp
19:47de l'optimisme
19:48malgré tout,
19:49il y a un pilote
19:49dans l'avion,
19:50il y a beaucoup de choses
19:51qui sont connues,
19:52l'état des entreprises
19:53est de qualité,
19:56il y a quand même
19:56un tissu industriel
19:57même en France
19:58où c'est quand même
20:00la panade
20:01allez,
20:02j'ai essayé de trouver
20:03un mot qui n'est pas
20:03trop grossier
20:05où c'est du grand
20:06n'importe quoi
20:07et pourtant
20:07on est un pays de paysans
20:08on sait en principe
20:09compter
20:10et ne pas mettre
20:10tous ses œufs
20:11dans le même panier
20:12et savoir ce qu'on a
20:12dans la poche
20:13mais il n'y a pas
20:14le basique
20:15du bon sens
20:17collectif
20:18il n'y a pas de collectif
20:19non,
20:19il n'y a pas de collectif
20:21donc
20:23je dirais non
20:24le tissu
20:25des entreprises
20:26en Europe
20:26va bien
20:27les taux d'épargne
20:29sont élevés
20:29il y a des actifs
20:31l'endettement
20:33des ménages
20:34est à peu près
20:35Anthony serait sûrement
20:36plus précis que moi
20:37à l'inverse
20:38de l'endettement
20:39des états
20:40donc
20:40bon
20:41c'est bien
20:42on a du mal
20:44à sourire
20:45mais on ne va pas
20:46faire que se faire peur
20:47non,
20:48ce n'est pas la peine
20:48il est temps
20:49que la France
20:50mérite
20:51tout ce qui se produit
20:53est quelque chose
20:54qui est archi-justicier
20:56de longue date
20:56et si ça n'intervient pas
20:58au moment où
20:59il y a un nouveau
21:01rendez-vous politique
21:02de l'ampleur
21:04d'une présidentielle
21:06avec les conséquences
21:07derrière sur les législatives
21:09c'est maintenant
21:10que ça doit se produire
21:10je trouve ça plus sain
21:12que ça soit
21:12dans les prochains mois
21:14plutôt que
21:15trop tard
21:16au mois d'avril
21:17oui, c'est ce que vous disiez
21:18tout à l'heure
21:19maintenant il faut être accroché
21:20oui, il faut être accroché
21:21mais
21:22bon
21:23peut-être aussi
21:24au-delà du cas français
21:27bon nous
21:28on a connu
21:308 années
21:30de taux
21:31ou 6 années
21:328 années
21:32de taux zéro
21:34un peu
21:35partout
21:37je ne suis pas très
21:39obligataire
21:40enfin
21:41on est rémunéré
21:44on ne découvre pas
21:45que les Etats-Unis
21:46ont un déficit
21:48la soutenabilité
21:49de la trajectoire
21:51budgétaire américaine
21:54on pourra peut-être
21:55en reparler tout à l'heure
21:55mais elle est posée également
21:57ok, il y a de la croissance
21:58Laurent l'a dit tout à l'heure
22:00il y a plein d'autres choses
22:01mais c'est un sujet
22:02qui est endémique
22:05ça glisse
22:08mais à 5%
22:09sur du disant américain
22:12pour quelqu'un
22:13qui n'a pas de risque
22:14de change
22:16il n'est pas certain
22:17qu'on ait 5%
22:19chaque année
22:20sur du risque
22:22equity
22:23oui c'est sûr
22:25donc ça devient
22:27regardable
22:28il y a le bon côté
22:29des choses
22:29c'est que ça devient
22:30c'est pas un non-sens
22:31on a peur
22:32parce qu'on ne sait pas
22:33jusqu'où ça peut aller
22:33mais ça n'est pas un non-sens
22:35que de dire
22:36j'achète des obliques
22:37d'ailleurs
22:38ce que je comprends
22:39attention
22:40ce n'est qu'un acteur
22:41mais aux Etats-Unis
22:42dans une maison
22:43comme Vanguard
22:45qui est évidemment
22:46très connectée
22:47avec des flux
22:48de particuliers
22:49il y a des flux
22:51quotidiens
22:51sur la dette américaine
22:53des flux
22:53entrant
22:54je précise
22:55entrant
22:55donc
22:58on n'aura pas
22:59le temps
23:00je pense
23:00d'aller dans le détail
23:01comme vous le disiez
23:03de cette dette
23:05américaine
23:06Laurent
23:06il nous reste 5 minutes
23:07pour un tour de table
23:08rapide
23:09si vous voulez réagir
23:10sur les Etats-Unis
23:11sur ce taux
23:12à 10 ans
23:13au-delà de 5%
23:14maintenant
23:14et sur ce que
23:15Nicolas
23:16vient de nous dire
23:17sur les Etats-Unis
23:19je reviendrai avec plaisir
23:21on en parlera plus
23:23plus en détail
23:24parce qu'il y aurait
23:24beaucoup de choses à dire
23:27je voudrais rebondir
23:28sur crise de la dette
23:29de la zone euro
23:31j'y crois pas une seconde
23:32d'accord
23:34pas oublier que la BCE
23:35elle a quand même
23:36outre le mandat
23:37de l'inflation
23:38elle a le mandat
23:38d'assurer la stabilité
23:39de la zone euro
23:40et elle sera
23:41beaucoup plus rapide
23:42qu'en 2011-2012
23:45pour sortir le
23:46whatever it takes
23:47and believe me
23:47it will be enough
23:50donc ça
23:50j'y crois pas
23:51peut-être que les marchés
23:52vont tester un petit peu
23:53attention
23:54c'est dur de se mettre
23:54en face d'une banque centrale
23:56c'est très très dur
23:57parce que là
23:58dans la situation
24:00dans laquelle on est
24:01où tout le monde
24:02se dit
24:03mais il n'y a qu'un sens
24:05les taux vont monter
24:06si les gens sont short
24:07et qu'il se passe
24:08quelque chose
24:09comme une banque centrale
24:10qui va dire
24:10maintenant ça suffit
24:11elle ne le dira pas comme ça
24:12mais quelque chose
24:15vous n'arriverez pas
24:16à vous racheter
24:17avant que ça vous coûte
24:18très très cher
24:19Anthony
24:19que regardez-vous
24:21au-delà de cette situation
24:22française
24:22pour la fin d'année
24:23et puis pour 2027
24:25au-delà de ces taux
24:27est-ce qu'il y a
24:28d'autres centres
24:29d'attention
24:31sur lesquels
24:31vous prêtez attention ?
24:32J'ai été pessimiste
24:33maintenant je vais devenir optimiste
24:35c'est vrai qu'il n'y a pas
24:36au fond la zone euro
24:37on a un problème
24:38de décrochage technologique
24:39c'est surtout ça
24:40notre sujet
24:40c'est qu'on est déclassé
24:42collectivement par rapport
24:43à ce qui se passe aux Etats-Unis
24:44et en Chine
24:44mais c'est vrai que nos comptes financiers
24:46vont bien
24:46nos entreprises vont bien
24:49comme la dette publique
24:50augmente beaucoup en France
24:51j'ai regardé un petit peu
24:52comment ont évolué
24:52les dettes publiques
24:53depuis une dizaine d'années
24:54quand vous prenez l'Europe
24:55dans son ensemble
24:56les administrations publiques
24:57ne se sont pas endettées
24:58on est très français
24:59donc on a l'impression
25:00que la dette publique
25:00augmente en Europe
25:01mais ce n'est pas vrai
25:02en Europe c'est le seul continent
25:04d'ailleurs où la dette publique
25:04n'a pas monté
25:05donc s'il y a bien une zone
25:06j'ai envie de dire au fond
25:07où il y a de l'épargne
25:08et où on n'a pas trop de sujets
25:09d'endettement public
25:09c'est bien l'Europe
25:10donc c'est dur d'imaginer
25:11comme vous le mentionniez
25:13une éventuelle crise
25:14je pense que là-dessus
25:15on est plus solide que la moyenne
25:16et puis nos entreprises
25:17vont pas mal
25:18alors la problématique
25:19c'est que les cadres politiques
25:21ont souvent beaucoup d'influence
25:22et parfois négatif
25:23sur les entreprises
25:24mais si on les laisse faire leur job
25:26honnêtement
25:27on peut avoir un peu de croissance
25:28on a juste nos sujets d'innovation
25:30qui moi me paniquent
25:32toujours un petit peu
25:32parce que je sens bien
25:33qu'on n'a plus vraiment
25:34le goût du risque en Europe
25:35et ça dans un monde
25:36qui bouge vite
25:36c'est toujours un peu compliqué
25:38mais sinon c'est vrai
25:39que les fondamentaux
25:39pris au niveau européen
25:41ne sont pas mauvais
25:41il y a juste nous
25:42qu'il faut arriver à traiter
25:43dans cet ensemble
25:44Nicolas
25:44alors c'est à vous
25:46que revient le mot de la fin
25:47il nous en reste deux minutes
25:47peut-être un commentaire
25:49donc sur ce que vous regardez également
25:50mais surtout
25:51sur cette saison des résultats
25:53qui s'ouvre dès vendredi
25:54avec les résultats de Delta
25:56et puis la semaine prochaine
25:57évidemment avec le vrai top départ
25:59les résultats des banques américaines
26:01bon vous avez mis
26:03la première matière
26:05que j'attends avec impatience
26:06parce que c'est sûr
26:07que j'aime beaucoup
26:08la microéconomie
26:08la macro
26:09on ne peut pas faire sans
26:10la micro traduit
26:12de façon concrète
26:13ce que les acteurs économiques font
26:15et comment ils réagissent
26:17donc il y a des attentes
26:18qui sont élevées
26:19il y a aussi
26:20une attente
26:21de gens qui sont comme nous
26:22comme moi
26:23sur la défensive
26:24et qui espèrent
26:25que la qualité
26:28des publications
26:29sera à la hauteur
26:30de ce qu'on en attend
26:30il y a franchement
26:32pas mal d'indications
26:33que le momentum
26:36qu'on a constaté
26:37au troisième trimestre
26:38à l'occasion
26:40du deuxième trimestre
26:41se soit poursuivi
26:43cet été
26:43et raisonnablement
26:45confiant
26:45sur la fin d'année
26:46oui des publications
26:47du deuxième trimestre
26:48qui étaient
26:48assez exceptionnelles
26:50même en Europe
26:50même en Europe
26:52en fait le fait nouveau
26:53c'est surtout ça
26:54c'est même en Europe
26:55après il y a évidemment
26:56les mid-term elections
26:57avec des interprétations
26:59on ne va pas se lancer là-dedans
27:00je regarderai surtout
27:02le côté
27:03peut-être data center
27:05là ça peut être
27:06avec des applications
27:07concrètes
27:08de conséquence
27:09il ne faudra pas
27:10surextrapoler
27:10le message politique
27:12des mid-terms
27:12il y a le sujet anthropique
27:15ira ou ira pas
27:16l'IPO
27:17et puis évidemment
27:18connaître
27:19les plans de budget
27:22de l'AI
27:23des géants
27:23des hyperscalers
27:25parmi tant d'autres choses
27:2711-11
27:29et d'autres éléments
27:31liés à la consommation
27:32qui est vraiment
27:33le parent pauvre
27:34de l'investissement
27:35depuis déjà
27:36un petit moment
27:36merci beaucoup messieurs
27:37Nicolas Brault
27:38Autingre
27:39Banque privée
27:40Anthony Morley
27:40Lavidali
27:41économiste
27:42chez Rex & Code
27:43et membre de BSI Economics
27:44et Laurent Martin
27:45CI BTP France
27:46merci à tous les trois
27:48d'avoir été sur ce plateau
27:49ce soir
27:50on va regarder
27:51les minutes
27:52de la réserve fédérale
27:53la première réunion
27:55où la Fed
27:56a monté ses taux
27:57depuis 2023
27:58et à l'unanimité
28:00pardon
28:00donc on va rester
28:01évidemment
28:02attentif à cette publication
28:03à 20h
28:04tout à l'heure
28:04merci à vous
28:05de nous avoir suivis
28:06on se retrouve demain
28:07à midi et demi
28:08sur Bsmart
28:09Sous-titrage Société Radio-Canada
28:13Sous-titrage Société Radio-Canada
28:16Sous-titrage Société Radio-Canada

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