Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 semaines
Des travailleurs sans-papiers, embauchés par une entreprise sous-traitante de l’association Coallia, en charge de l’hébergement social à l’hôtel Ibis de Bagnolet, occupent depuis le 20 juillet l’établissement afin d’alerter sur leurs conditions de travail. L'Humanité a rejoint leur piquet de grève.

Ils sont salariés sans papiers et pour beaucoup d’entre eux, ils ne sont plus payés depuis cinq mois. Depuis le mercredi 20 juillet, sept d’entre eux se sont mis en grève afin d’alerter sur leurs situations.

Tout a commencé au début de l’épidémie de Covid-19, alors que le pays entre dans son premier confinement. L’État réquisitionne l’hôtel Ibis de Bagnolet afin d’offrir un hébergement d’urgence aux personnes les plus vulnérables et les plus fragiles.

C’est l’association Coallia, un gros opérateur associatif de politiques publiques qui se voit confier la mission. Mais l’organisme décide de sous traiter à une entreprise, baptisée société Gaba Global Service International.

Depuis le mois de février, les retards sur salaires deviennent la règle alors que les bulletins de paie se font de plus en plus discrets. Les semaines de travail varient de 48 à 60 heures alors que le tarif est de 8 euros de l’heure.

« 5 mois sans salaires, il faut que les chèques arrivent avec les fiches de paie et le paiement des heurs supplémentaires ! » martèle Jean-Albert Guidou, responsable du collectif travailleurs migrants de la CGT

Le syndicaliste tient à préciser : « Si nous n’obtenons pas tout, les procédures se poursuivront au niveau du tribunal des Prud’hommes, voir sur d’autres tribunaux ».

« Concernant la demande de régularisation des camarades, il y a un engagement de l’association Coallia afin de favoriser la situation des travailleurs en grève » conclue le représentant de la CGT.

« Aujourd’hui, nous ne pouvons plus accepter cela au moment où la crise sociale tape aussi fort. Il faut faire respecter le droit de chacun et ça passe par le droit de l’ensemble des salariés », déclare Émilie Lecroq, conseillère départementale PCF de Seine-Saint-Denis.

📣 SUIVEZ L'HUMANITÉ !
Retrouvez tous nos articles sur 👉 https://www.humanite.fr/
Notre page Facebook 👉 https://fr-fr.facebook.com/humanite.fr/
L'Humanité est aussi sur Twitter 👉 https://twitter.com/humanite_fr

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00On a commencé à travailler là depuis 2020 et jusqu'en 2022.
00:03Ça fait cinq mois qu'on n'est pas payé et là on demande un peu notre organisation, notre salaire.
00:08Avant tout, on a pression des salariés et après je le disais,
00:11les différentes interpellations des personnes qui ont travaillé,
00:14les différentes services sanitaires.
00:16Parce qu'en Covid, il n'y a eu personne pour travailler.
00:19Du coup, on s'est donné volontaire.
00:20J'aimerais bien que l'État français pense un peu à nos conditions de vie.
00:26Et nous avons tenu cet hôtel pendant deux ans, sans assistance, sans quoi que ce soit.
00:31Je pense que nous, on a habilité, on est formé pour ce métier.
00:34Et donc, je demande à Pollyad pour voir ce qu'il peut faire pour pouvoir nous réhabiliter
00:38dans certains de les centres, si possible.
00:49Cinq mois sans salaire, il faut que les chèques arrivent, les virements arrivent le plus rapidement possible.
00:56La deuxième chose, évidemment, c'est l'établissement de feuilles de paille,
01:01le paiement des heures, en particulier les heures supplémentaires.
01:06Nous verrons ce que nous pourrons obtenir.
01:09Si nous n'obtenons pas tout, les procédures se poursuivront au niveau du tribunal des prud'hommes,
01:16voire sur d'autres tribunaux, parce qu'au vu de ce qui se passe,
01:20ça dépasse même le cadre simplement de la justice prud'hommale.
01:23Sur la régularisation des camarades, il y a un engagement de Coalia
01:27à faire en sorte de favoriser la régularisation de l'ensemble des travailleurs
01:33qui aujourd'hui sont en grève.
01:40Il n'est pas acceptable aujourd'hui que pendant cinq mois, des personnes, des travailleurs ne puissent pas toucher leur
01:45salaire.
01:46Il n'est pas acceptable qu'aujourd'hui, des gens voient changer leur fiche de paie, même pas,
01:49mais en tout cas le montant de ce qu'ils touchent, sans discussion, sans négociation, sans rien.
01:54Et aujourd'hui, nous ne pouvons plus accepter ça au moment où la crise sociale tape aussi fort.
01:59Il faut faire respecter le droit de chacun, et le droit de chacun passe par le droit aussi de l
02:04'ensemble des salariés.
02:05Et donc nous sommes complètement avec vous et solidaires avec vous.
02:08Je vous remercie.
02:11Bravo aux salariés de l'Etat Libis qui se sont mobilisés.

Recommandations