00:00Les Kurdes en Syrie continuent de souffrir, les Kurdes en Turquie continuent de souffrir,
00:03les Kurdes en Iran continuent de souffrir.
00:06Et pour les Kurdes en Irak, qui ont une région semi-autonome, c'est peut-être un peu plus compliqué,
00:13parce que là aussi il y a des jeux d'alliances qui ne sont pas très évidents.
00:18Donc les Kurdes en Syrie, oui c'est très compliqué.
00:21Je voudrais quand même rappeler que grâce à leur courage,
00:23la première défaite qui avait été celle de Daesh, début 2015, c'était à Kobané.
00:29Ils ont combattu vraiment de manière héroïque l'État islamique et les djihadistes.
00:34Et aujourd'hui, ils se retrouvent un peu seuls,
00:37parce que dans leur redistribution des cartes moyennes orientales et dans le jeu qui se fait,
00:42ils risquent peut-être d'être un petit peu oubliés, parce qu'ils ne vont pas peser pour beaucoup.
00:47Et ils ne sont pas très nombreux en Syrie par exemple ?
00:49Ce n'est pas très nombreux.
00:51Les Turcs ne veulent pas de la reconnaissance du fait kurde pouvoir en place en Syrie auparavant non plus.
00:55Mais ce qui gêne en fait, c'est aussi leurs orientations politiques,
01:00parce que c'est une orientation très progressiste, très à gauche,
01:02qui prône l'égalité entre les hommes et les femmes,
01:05qui prône l'égalité entre toutes les communautés,
01:07qui prône l'égalité entre tous les cultes,
01:09ce qui est peut-être la solution pour le Moyen-Orient d'ailleurs.
01:12Et donc c'est ça qu'on veut éviter.
01:14Et donc l'expérience de l'administration autonome au nord-est syrien est intéressante à ce niveau-là,
01:20même si c'est évidemment compliqué, parce qu'il y a des poches de Daesh,
01:24donc de l'État estabique,
01:25et que c'est toujours un état de guerre, ce qui n'est jamais facile.