00:00Même si les ex-djihadistes français ont été rapatriés et jugés en France pour association de malfaiteurs terroristes,
00:05il reste environ 200 Français sur place, toujours aux porte-parole du ministre des Affaires étrangères en France.
00:10Nous avons abordé cette question.
00:12Encore une fois, il s'agit de gens qui ont décidé d'eux-mêmes de partir en Syrie et de
00:17combattre aux côtés de Daesh.
00:19Selon nous, ils doivent être aujourd'hui jugés au plus proche de là où ils ont commis leurs crimes.
00:26Et cela, c'est un principe sur lequel nous avons toujours été constants.
00:31Il doit y avoir une justice et cette justice doit se faire là où se sont commis les faits.
00:37Et quelques jours plus tard, Djémil, tu as pu te rendre directement sur place dans un camp aux abords de
00:42la ville d'Ahlol.
00:43Exactement. Comme vous le voyez sur ces images, j'ai pu filmer ce camp au sol et dans les airs,
00:48chose inédite avec un drone,
00:49un camp très complexe car abritant des populations diverses, autant des réfugiés, notamment irakiens, fuyant Daesh,
00:56que des ex-djihadistes faisant encore allégeance à l'organisation terroriste.
01:00Ce camp qui abrite 39 000 personnes, dont beaucoup d'enfants, est donc divisé en plusieurs sections.
01:06Certaines ouvertes, d'autres fermées.
01:08J'ai pu poser mes questions à la co-responsable du camp, Djihan Khalil.
01:13Pour les personnes détenues françaises, qu'est-ce qu'ils bloquent aujourd'hui pour effectuer leur départ vers la France
01:18?
01:20Il faut demander ça à l'État français, à son gouvernement.
01:27Vous disiez juste avant pour les étrangers, c'est aux pays étrangers en question de juger, de rapatrier et juger
01:32les ressentissants.
01:33Nous avons posé la question au ministère des Affaires étrangères français et celui-ci dit l'inverse.
01:39Les personnes doivent être jugées ici. Est-ce que c'est une situation qui est vouée à être jugée pour
01:43un moment ?
01:44Très bien. Si eux, ils disent qu'ils doivent être jugés ici, qu'ils nous en donnent les moyens pour
01:50organiser un tribunal.
01:53Dans ce cas-là, oui, on pourra les juger ici.
01:58Mais pendant très longtemps, nous disions vouloir faire un tribunal international et personne ne nous a jamais soutenus là-dessus.
02:04Le camp d'Al-Hol semble alors apparaître comme une bombe à retardement dans l'angle mort du champ de
02:10vision de la communauté internationale.
02:12Une charge laissée sur les bras des autorités du Rojava qui ont pourtant d'autres préoccupations urgentes.
02:17Djihan Khalil, ici que vous avez vu, nous rappelait à ce moment-là que la Turquie les attaque, encore une
02:21fois,
02:21et que cela complique la gestion du camp régulièrement lui-même attaqué par les cellules de Daesh pour y libérer
02:26ses soutiens.
02:27Merci d'avoir regardé cette vidéo !