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Retrouvez le podcast des indépendants en replay sur BFM Business
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00:02BFM Business, le podcast des indépendants, Ludovic Badeau.
00:07Très heureux de vous accueillir dans ce nouvel épisode du podcast des indépendants,
00:10un épisode spécial tourné ici à Bercy.
00:12Alors si vous avez suivi, on est à Bercy à l'occasion de BIG pour l'événement annuel de l
00:18'entrepreneuriat.
00:19Il y a beaucoup de monde, beaucoup de monde aussi autour du plateau et sur le plateau.
00:24Deux invités que je suis ravie d'accueillir.
00:26Pour commencer, Clara Morgan. Bonjour Clara.
00:28Bonjour.
00:29Alors quand j'ai donné ton nom, quand j'ai dit j'invite Clara Morgan, les gens étaient assez étonnés.
00:34Et puis très vite on m'a dit c'est génial d'inviter des entrepreneurs auxquels on ne pense pas.
00:38C'est génial parce que l'entrepreneuriat c'est la diversité de parcours, de profils et d'histoire.
00:43L'entrepreneuriat finalement c'est ouvert à tous.
00:45Qu'est-ce qui fait que selon toi ça étonne les gens que tu sois invitée aujourd'hui ?
00:50J'en ai aucune idée. Ah oui, il faut prendre ça ? Super.
00:54J'en ai aucune idée. En tout cas j'ai monté des entreprises, j'ai été créative dans ma vie.
00:59Et ce qui ne m'a pas étonné c'est que toi tu m'appelles parce que je sais que
01:03tu détonnes un petit peu dans l'audiovisuel spécifique business.
01:08Et ça ne m'a pas du tout étonné que tu m'appelles et je suis très content de faire
01:11équipe avec toi aujourd'hui.
01:12Et effectivement tu es une entrepreneuse, 80 000 calendriers vendus par an en moyenne depuis plus de 25 ans c
01:18'est ça ?
01:19Oui, des stores, des créations.
01:20Une société de production, une boutique notamment à Pigalle, des retraites spirituelles entre femmes.
01:26Et donc une activité business sur un nom que tu as créé il y a 25 ans, c'est impressionnant.
01:30Moi quand j'ai dit Clara Morgan, tout le monde sait qui tu es.
01:33Et on va parler justement de ces années qui sont passées et comment Clara a été créée.
01:39Et ma deuxième invitée c'est Alexandra Kruk, très content de t'avoir sur ce plateau.
01:44Alexandra, tu es la cofondatrice de Mesdames Média avec Maïté Nabi Rabin.
01:48Ce qui est intéressant chez toi c'est que tu es un peu l'entrepreneur qui n'était pas prévu.
01:52J'ai monté ma boîte à 48 ans avec une peur chevillée au corps.
01:56Et 7 ans plus tard nous sommes encore là avec un média qui est en ligne sur tous les réseaux
02:01sociaux.
02:02Avec plus d'un million cinq d'abonnés, une tournée en cours, des produits dérivés, la première culotte Mesdames.
02:08Voilà, donc je suis extrêmement contente d'être là et de partager le plateau avec Clara qui est une Mesdame
02:14puisqu'elle a 45 ans.
02:15Ah oui ?
02:16Oui en fait j'ai demandé à faire Mesdames il y a deux ans et on m'a dit pas
02:19du tout vous êtes beaucoup trop jeune.
02:21C'est à partir de 45 ans.
02:22C'est vraiment flatteur et bizarre donc.
02:24Et alors c'est du culot d'entreprendre finalement, le thème je rappelle de Big c'est le culot.
02:29C'est du culot de se dire ok à plus de 50 ans je vais entreprendre.
02:32C'est du culot à 19 ans puisque c'est à cet âge là que t'as créé Clara Morgane,
02:36d'inventer un personnage.
02:38Alors pour moi oui, moi c'est du culot, c'est du courage, c'est de l'audace, c'est
02:43un pas de côté.
02:44Mais c'est non seulement d'entreprendre et aujourd'hui c'est d'avoir créé un média sur les femmes
02:49de 50 ans.
02:50Mais si je regarde en arrière tout ce que j'ai fait dans ma vie c'était du culot.
02:52J'ai commencé à la télé avec le très culoté Thierry Ardisson, j'ai enchaîné avec le très culoté Mickaël
02:58Youn pour le morning live.
02:59Puis ensuite avec la très culoté Laurence Boccolini dans le maillon faible que j'ai produit.
03:04J'ai fait le premier doc sur l'endométriose sur TF1.
03:08Donc au fond si je regarde la ligne de ma carrière, c'est le culot.
03:12Oui d'ailleurs quand on préparait tu me disais soyez à contre courant.
03:16Parce que c'est quand on est à contre courant finalement qu'on fait des choses différentes et qu'on
03:19se fait remarquer.
03:20Je pense que quand on est normal comme je le suis, classique comme je le suis, c'est hyper intéressant
03:25de faire des choses différentes et d'aller là où les autres ne vont pas.
03:28Clara tu es aussi là aujourd'hui pour ce livre Anatomie d'une métamorphose.
03:33C'est un livre que j'ai beaucoup aimé lire et qui raconte finalement la construction du personnage de Clara
03:38Morgan.
03:39Est-ce que c'est culotté ?
03:40Alors la construction, la déconstruction, le regard, beaucoup d'anecdotes business, beaucoup aussi de recul sur la place de la
03:51femme dans les médias.
03:53Ce que on ne considérait pas tout à fait les femmes chez Ardisson par exemple à l'époque qu'on
03:58peut le faire aujourd'hui.
04:00Il y a quand même eu une évolution et j'ai envie d'être positive.
04:03Mais c'est vrai qu'on voit les fois où je suis tombée, les fois où je me suis relevée.
04:07Et j'avais envie aussi de mettre un coup de canif dans la marque parce que je sais que ma
04:12marque, Clara Morgan, a dépassé l'humaine que je suis.
04:16Et on met plein de choses là-dessus.
04:19Et en fait, je voulais déconstruire.
04:20Je voulais dire que j'étais quelqu'un qui se battait comme tout le monde et qu'il n'y
04:24avait pas de force absolue derrière.
04:27Oui, il y avait parfois un visage qui souriait, mais aussi quelqu'un qui était derrière.
04:33Et j'ai eu envie pour la première fois de me dévoiler autrement, on va dire.
04:36Et je le disais, ce qui vous rejoint toutes les deux, c'est vraiment d'aller à contre-courant.
04:40Et tu dis d'ailleurs dans ton livre, tu fais une critique assez marquée du système scolaire notamment en expliquant
04:45que finalement, on essaie de te mettre dans des boîtes et que ce n'est pas toujours les bonnes boîtes.
04:49Et que finalement, on n'essaie pas de te permettre de t'exprimer.
04:52On n'encourage pas tellement la créativité.
04:55Bon, peut-être de plus en plus, j'en sais rien, j'ai quitté l'école depuis quelques jours.
04:59Oui, seulement.
05:01Mais c'est vrai que je trouve qu'on forme d'abord des petits soldats censés rester sur les rails
05:06et bien obéir.
05:07Et voilà, entreprendre, être créatif.
05:09Ce n'est pas un truc qui nous est appris, c'est quelque chose d'inné.
05:13Et j'ai envie de dire, voilà, même que quand on fait des choix extrêmement compliqués qui peuvent ne pas
05:18être compris du tout,
05:21et bien parfois, il y a des idées derrière, il y a des démarches.
05:24Et peut-être qu'il ne faut écouter personne à certains moments parce qu'un jour, on peut leur donner
05:30tort.
05:30Oui, d'ailleurs, tu dis une citation que j'aime beaucoup et que je vais retrouver tout de suite.
05:35Tu dis, ceux qui vous disent aujourd'hui, c'est trop tôt, vous diront demain, c'est trop tard.
05:38Ah bah oui !
05:39Et en fait, du coup, ça veut dire, finalement, des fois, c'est aussi ça le culot, c'est de
05:41ne pas écouter son entourage,
05:43c'est de ne pas écouter les critiques, c'est de se faire confiance et d'y aller.
05:46Oui, mais ce n'est pas simple parce qu'il faut quelque part affronter.
05:50Et puis, il faut être sûr de ses appuis parce que c'est facile de quitter ses parents,
05:55c'est moins facile de revenir en sonnant la porte.
05:58Voilà, donc oui, j'ai pris des gros risques, mais aujourd'hui, je ne changerai pas une virgule
06:02parce que ma vie a été une succession d'aventures, de personnages aussi que j'ai créés,
06:10dont j'ai dû me séparer à un moment.
06:13Et voilà, quoi de merveilleux dans cette vie que de la saisir et de l'inventer.
06:18Personne ne peut inventer notre vie à notre place.
06:21Et un business qui dure quand même depuis 25 ans.
06:23Oui, alors à chaque fois que tu me le dis, j'ai comme un petit coup de marteau.
06:26Ah oui, pardon, je ne vais pas rappeler le nombre d'années, excuse-moi.
06:28Non, je suis très contente d'avoir 25 ans de carrière, mais oui, c'était intense et ça l'est
06:33encore.
06:34Et il y a une autre citation du livre de Clara que j'ai beaucoup aimée,
06:37donc j'en ai pas mal à vous donner, c'est « je n'avais pas envie d'entrer dans
06:41une carrière,
06:42j'avais besoin d'entrer dans ma vie ».
06:43Et ça m'a aussi fait penser à toi finalement, Alexandra,
06:46c'est qu'à un moment donné, tu décides de redéfinir ta carrière professionnelle
06:50pour rentrer dans la vie finalement et faire un truc qui fait tellement sens pour toi.
06:53C'est vrai que ça, c'est peut-être le privilège de l'âge.
06:57Je suis dans un alignement parfait de qui je suis, de ce que je fais au quotidien
07:01et je m'autorise aujourd'hui des choses que je ne m'autorisais pas hier.
07:05Et je pense que moi, j'ai été licenciée deux fois.
07:08Donc j'ai eu des N plus 1 qui sont arrivés, qui n'avaient pas envie de travailler avec moi,
07:12c'est OK.
07:12Donc je suis partie.
07:13Et la deuxième fois que j'ai été licenciée, j'ai voulu faire autre chose que ce que je faisais
07:17avant
07:18et personne ne voulait me le proposer, enfin ne l'accepter en tant que salariée.
07:21Donc j'ai dû monter ma boîte et me forcer, m'autoriser à monter une boîte.
07:27Et 7 ans plus tard, la boîte est là, elle fonctionne.
07:30On a créé un média, on fait une tournée.
07:32Tu me donnais des chiffres tout à l'heure.
07:34Oui, en fait, on a lancé notre média il y a deux ans.
07:36Donc un média 100% vidéo sur le digital, Instagram, Facebook, etc.
07:39On a 1,5 million d'abonnés.
07:41On produit un contenu, on met en ligne un contenu par jour tous les soirs à 18 heures.
07:45Et on fait une tournée aujourd'hui sur cette date.
07:47On a plus de 10 000 personnes qui viennent nous voir.
07:49Et des sourires à la fin du spectacle.
07:52Et des femmes qui sont hyper contentes de voir comment on les raconte
07:55et de nous quitter fiers de qui elles sont à l'âge qu'elles ont.
07:59Donc l'audace, c'est aussi ça.
08:01C'est aussi de se dire qu'à tout âge, on peut se réinventer,
08:04devenir la vraie version de nous-mêmes quand on ne l'a pas réalisé avant.
08:07Et je crois que même toi, tu deviens aujourd'hui la vraie version.
08:10Oui, je commence à être très bien alignée aussi avec mes propres envies.
08:15Arrêter de produire, d'être productive pour justement l'extérieur,
08:20pour prouver, pour devenir, pour être aimée.
08:23C'est bien un temps.
08:24Mais à un moment, il faut savoir aussi regarder vers l'intérieur
08:27et se demander quels sont ses propres désirs.
08:29Et on peut avoir une deuxième vie sur finalement ce qu'on s'interdisait avant.
08:34Il y a quelque chose qui est drôle dans ta vision.
08:36C'est qu'en fait, tu n'avais pas l'information,
08:39mais je viens de terminer le Média Mesdames.
08:41Donc je fais un petit peu la promo.
08:43L'interview a été incroyable.
08:44On a fait une heure.
08:44Elle vient de faire une grande interview chez vous.
08:46Voilà, parce que maintenant, je suis assez vieille pour faire Mesdames.
08:48J'ai 45 ans, c'est l'âge légal.
08:50C'est la majorité chez Mesdames.
08:51Voilà, et j'étais très heureuse d'enfin être assez mûre
08:54pour pouvoir faire le Média Mesdames.
08:56J'ai passé un excellent moment et je crois que ça sort vendredi prochain.
08:59Bon bah trop bien, parfait.
09:00Il y a un truc qui vous rejoint aussi toutes les deux,
09:02c'est d'inventer vos propres règles finalement.
09:05Et ça rejoint l'ADN du podcast des indépendants
09:07où je dis souvent que la vie mérite d'être vécue à fond
09:10et que ça passe aussi par une vie professionnelle épanouissante.
09:13Et c'est ce que j'essaye d'insuffler dans le podcast des indépendants.
09:16Il y a vraiment ce côté-là, inventer ses propres règles.
09:18Et je ferai un exemple très concret avec toi, Clara.
09:21Au début de ta carrière dans les films pour adultes,
09:23l'industrie finalement veut que tu fasses un certain nombre de films,
09:28que tu es un certain nombre de partenaires.
09:29Et toi, t'imposes ton cadre.
09:31Non, non, non, pas du tout.
09:32Quand j'arrive dans ce métier, on fait croire aux filles
09:36que plus elles vont être performantes, plus elles vont tourner,
09:39plus elles vont performer, plus ce sera des stars.
09:42Et moi, je n'ai pas le recul pour comprendre que mon incapacité,
09:45ma volonté d'être avec mon chéri de l'époque,
09:49en fait, va faire mon originalité et mon succès.
09:53Bon, je contredis un petit peu du coup le socle en place de l'époque
09:57et c'est plutôt pas mal.
09:59Mais je ne fais pas par stratégie.
10:00Pas du tout.
10:01C'est un genre de coup de pied dans la fourmilière.
10:03Et en fait, tu vois, c'est encore une histoire de conviction.
10:06C'est-à-dire que si on a confiance en qui on est
10:09et on se dit, ok, ça c'est ma limite, je ne vais pas la dépasser
10:12parce qu'en fait, ce serait me contraindre, ce serait me trahir,
10:17eh bien, parfois, ça peut être la seule option pour réussir.
10:21Ça, là-dessus, sur le fait de créer ses propres règles,
10:24parce que franchement, se lancer dans le digital,
10:26un média à destination des femmes de plus de 45 ans,
10:29quand on a soi-même plus de 50 ans,
10:31c'est beaucoup d'obstacles.
10:33Je ne sais pas, tout le cas.
10:34Et d'ailleurs, beaucoup de gens s'interrogeaient
10:35sur ce qu'on était en train de faire.
10:37Mais les règles, c'est par exemple de dire à Clara
10:39qui nous appelle à 43 ans pour venir sur le média,
10:41« Non, tu ne peux pas venir chez nous, il faut que tu aies 45 ans. »
10:44Beaucoup trop jeune.
10:44Là, à 43 ans, ça ne va pas.
10:46Mais les règles qu'on met en place aussi chez mesdames,
10:50c'est d'avoir la moitié de l'équipe qui a plus de 45 ans.
10:53On ne peut pas dire des choses et ne pas faire ce qu'on dit.
10:55Donc, notre rédactrice hors-chef a 66 ans,
10:59notre journaliste à 45 ans,
11:01notre chef d'aide à 47 ans.
11:03Et en face d'elle, on a des jeunes de 22, 23 ans
11:07qui sont évidemment digitales natives.
11:09Et c'est ce mariage entre les deux,
11:11cette transmission entre ces deux générations
11:13qui fait notre richesse et qui fait la richesse de mesdames.
11:16Donc, voilà une des règles qu'on invente.
11:18Et puis...
11:19Et ça, c'est fort aussi.
11:20Parce que dans la société dans laquelle on vit,
11:22on sait que les seniors, ce n'est pas forcément évident
11:24pour trouver du travail.
11:25Là, tu es en train de dire,
11:26lorsqu'on mixe tout ça, finalement,
11:28c'est là qu'on obtient le meilleur résultat.
11:30C'est extraordinaire.
11:31Ce qu'on peut...
11:31Surtout que les femmes de plus de...
11:32Enfin, les adultes de plus de 45 ans, 50 ans
11:34ont fait leur carrière.
11:36Donc, ils sont plutôt dans une sorte de...
11:37Ils sont là pour mettre la paix dans l'entreprise.
11:39Ils sont là pour transmettre.
11:41Ils sont là pour valoriser les autres.
11:42Et ça donne un climat entre les jeunes
11:45et les plus âgés que nous sommes.
11:48Extraordinaire.
11:49Mais comme entre un parent et un grand-parent, presque.
11:53C'est très, très fort.
11:54L'innovation face à l'expérience.
11:57La recette est parfaite.
11:59La richesse de l'expérience.
12:00Est-ce qu'elle est riche ?
12:01Tu as tout à fait raison.
12:02Et tu me disais quelque chose
12:03en préparant cette émission
12:05qui m'a marquée.
12:05Tu m'as dit,
12:06on peut avoir une vie à 20 ans,
12:08une vie à 30 ans,
12:08une vie à 40 ans,
12:09une vie à 50 ans.
12:10Et finalement,
12:11la société,
12:12elle a du mal à le comprendre,
12:13quand même, ça,
12:13encore aujourd'hui.
12:15En fait,
12:15on nous met dans une case
12:16dans laquelle on voudrait,
12:17on devrait être
12:18pendant toute notre vie.
12:19Moi, je ne suis pas du tout
12:20la même à 20 ans.
12:21J'aurais fait cette interview à 20 ans,
12:23j'aurais tremblé,
12:24j'aurais été toute rouge,
12:25et puis je n'aurais rien eu
12:26à vous raconter.
12:27Donc, voilà,
12:29je pense qu'on n'est pas les mêmes
12:30à tous les âges,
12:30qu'on s'enrichit
12:31d'expériences différentes
12:32et que la société doit entendre ça,
12:35elle doit évoluer.
12:36Et puis surtout,
12:37elle doit changer son regard
12:38sur les femmes ou les hommes
12:41que nous sommes après 50 ans
12:42parce que nous sommes
12:43dans un pays qui vieillit,
12:45que nous sommes en pleine forme
12:47entre 45 et 65 ans,
12:49que nous sommes au top
12:50de notre pouvoir d'achat,
12:50que nous avons du temps retrouvé
12:51parce que nos enfants sont grands.
12:53Et que tout ça,
12:54personne, avant qu'on arrive,
12:56ne l'intégrait.
12:56Moi, je me rappelle,
12:57on a fait les premiers rendez-vous
12:58avec des annonceurs
12:58qui sont aujourd'hui chez nous
12:59qui disaient,
13:00ouais, lancez-vous, on verra.
13:01Et aujourd'hui,
13:01ils nous appellent.
13:0390% du chiffre d'affaires de mesdames,
13:04c'est de l'appel entrant.
13:05Donc, des marques
13:06qui tout doucement ont compris,
13:07font compter.
13:09Font compter.
13:10Comme quoi, il faut croire.
13:11Il faut croire en soi.
13:12Et même quand on n'a pas
13:13grand-chose au démarre
13:14pour démarrer,
13:15il faut se démerder.
13:16Parce que c'est aussi ça le culot,
13:17c'est la démerde.
13:19Dans ton livre...
13:20Être inventif, oui.
13:22Être inventif.
13:22Dans ton livre
13:23Anatomie d'une métamorphose,
13:24Clara, tu racontes une anecdote
13:25qui est fascinante.
13:27Lorsque tu vas lancer
13:29ton premier spectacle,
13:30ton premier cabaret,
13:31tu vas rencontrer
13:31Eva Partouche,
13:32chargée de la programmation
13:33du casino de Lyon Vert.
13:35Et en fait,
13:35ton spectacle,
13:36il n'existe pas vraiment,
13:37mais toi, tu lui vends
13:37comme s'il existait déjà.
13:38Bien sûr, moi,
13:39je lui vends un rêve absolu.
13:41Il y a des paillettes,
13:42il y a des strass,
13:42il y a des femmes.
13:43Le produit n'existe pas.
13:43Parce que c'est très important
13:44de mettre les femmes en valeur,
13:46de mettre des femmes artistes.
13:47Je peux parler
13:48trois heures de ce truc
13:49et du coup,
13:50elle me dit
13:51mais je veux absolument ça.
13:52Il n'existe pas en vrai.
13:53Voilà, donc c'est vrai
13:54que quand je sors du cabaret,
13:55je me dis,
13:55pardon, pas du cabaret encore,
13:57quand je sors du rendez-vous,
13:58je me dis,
13:59il va falloir inventer tout,
14:02même rencontrer des artistes,
14:04etc.
14:04C'est un truc qui n'existe
14:05que dans ma tête.
14:06Mais je pense
14:07qu'en fait,
14:08il n'y a pas vraiment
14:09de mensonge
14:11quand il y a une idée
14:13dans la tête des gens.
14:14Ce n'est pas un mensonge,
14:15c'est une vision.
14:17C'est en fait
14:18transcender la matière.
14:20Et c'est ça aussi,
14:21entreprendre.
14:22C'est au début,
14:22on n'a pas forcément
14:23le produit,
14:24mais la première étape,
14:25c'est de le vendre.
14:26C'est le rêve surtout,
14:27c'est l'espoir.
14:28On y croit.
14:28Et quand il est comme ça
14:30dans votre tête,
14:31c'est incroyable
14:31de pouvoir l'insuffler
14:33dans celle des autres
14:34et rendre tout ça réel.
14:35Qu'est-ce que le réel
14:36sans rêve ?
14:38Et là,
14:38on sent encore
14:39le côté conviction,
14:40on est à fond,
14:41on y croit.
14:42Comment ça a démarré
14:43mesdames au début ?
14:44Parce que tu n'étais
14:45peut-être pas une pro
14:46d'Instagram au départ.
14:47Non, pas du tout.
14:48Moi, j'étais une pro
14:49de la télévision.
14:50Donc, on a essayé
14:50de vendre une émission
14:51qui s'appelait
14:51Mesdames d'aujourd'hui
14:52qu'avec des femmes
14:53de 50 ans autour de la table.
14:54On est allé voir
14:55TF1, France Télévisions,
14:56M6, que des hommes.
14:57Ils nous ont tous dit non.
14:59Moi, je l'ai un peu pris pour moi.
15:00Je me suis dit, mince,
15:01moi qui suis une grande
15:02professionnelle des médias,
15:03qui travaille dans les médias
15:04depuis 30 ans,
15:05ils sont en train de dire
15:06nom à qui je suis en fait,
15:08la femme que je suis
15:08à l'âge que j'ai.
15:11Et partant de là,
15:12on avait deux possibilités,
15:13soit abandonnée
15:14parce que notre métier
15:15dans l'audiovisuel,
15:16c'est de recevoir des noms
15:17en permanence
15:17sur les projets
15:18qu'on propose.
15:18Pour un projet
15:19qui passe à l'entête,
15:20il y en a 99 qui sont recalés.
15:23Ou alors de se dire,
15:24on le fait ailleurs.
15:24Et c'est Maïténa,
15:25Maïténa Birabin,
15:26mon associé,
15:26qui un jour m'appelle
15:27en me disant,
15:28mais Alexandra,
15:28en fait,
15:29on ne la regarde plus la télé,
15:29on est d'accord ?
15:36En fait,
15:36il faut qu'on vérifie
15:37s'il y a de l'argent
15:37sur les réseaux sociaux,
15:39s'il y a un business model.
15:40Donc on a pris un an,
15:41on a rencontré plein de gens
15:42qui faisaient du business
15:43sur les réseaux sociaux
15:44et on s'est lancé comme ça.
15:46Et ça a immédiatement pris
15:47parce qu'il n'y avait pas
15:48d'autres médias
15:49qui s'adressaient aux femmes
15:50de plus de 45 ans
15:51et que c'était une évidence.
15:53Et avec peu de moyens
15:54au départ ?
15:55En Ami,
15:56on s'est dit
15:56qu'on mettait 200 000
15:57de notre trésorerie
15:58sur ce projet.
15:59Donc un bel investissement
16:01quand même.
16:01Oui,
16:02un bel investissement
16:02mais du coup,
16:03ça a été un enfer.
16:04Je ne cache rien.
16:06En trésor,
16:06j'ai cru à un moment donné
16:07qu'on allait fermer la boîte,
16:09qu'on allait prendre le mur
16:10parce qu'on a mis
16:11beaucoup d'argent
16:12pour investir
16:12avant que des marques arrivent
16:13même si elles sont arrivées
16:14très vite.
16:15Donc on a pris énormément
16:16d'argent chez nous
16:17pour investir sur ce média
16:18et aujourd'hui,
16:19on ne le regrette évidemment pas.
16:21On est toujours 100% indépendante
16:22mais évidemment,
16:23notre trésorerie
16:24limite nos développements.
16:25Or,
16:26le développement de mesdames
16:26est absolument gigantesque.
16:28C'est impressionnant,
16:29il y a 14 collaborateurs
16:30aujourd'hui.
16:30Aujourd'hui,
16:32oui,
16:32c'est 14 collaborateurs
16:33mais en matière
16:34de produits dérivés
16:35qu'on peut...
16:35Là,
16:35on vient de lancer
16:36les culottes mesdames
16:37avec Chantel.
16:37Il y a même les culottes.
16:38Il y a les culottes.
16:39Quoi de plus culotté ?
16:40Le thème est à l'honneur
16:42que de lancer nos culottes.
16:43Il y a les culottes mesdames
16:44qui arrivent.
16:44On rêve de créer
16:45notre rouge à lèvres mesdames,
16:48du chocolat noir,
16:4978% cacao mesdames,
16:51de se développer
16:51à l'international.
16:52Mais pour ça,
16:53il faut un peu plus de trésor
16:54que ce qu'on a en magasin.
16:55Et on verra après
16:56à la fin de cet épisode spécial
16:58du podcast des indépendants
16:59sur BFM Business.
17:00Évidemment,
17:01on recevra Caroline Lutin
17:02qui a créé
17:03une activité de traiteur.
17:05On lui a refusé
17:05ses financements.
17:06Elle a dit
17:06« Cast Nantien,
17:07je vais aller me débrouiller
17:08autrement »
17:09et vous verrez,
17:09son histoire est vraiment
17:10hyper intéressante.
17:11Et pour moi,
17:12je trouve que c'est ça
17:12le culot en fait.
17:13C'est vraiment
17:15cette capacité
17:15à se démerder
17:16même quand...
17:17à se débrouiller,
17:20à proposer de nouvelles choses
17:21quitte à bousculer
17:22et quitte même parfois
17:25à être totalement incomprise,
17:26je peux en parler.
17:28J'ai mis 20 ans
17:30à essayer de me faire
17:31ensuite comprendre
17:32par rapport à des choix
17:34presque adolescents.
17:36Mais en fait,
17:36tout ça m'a donné
17:37une énergie folle,
17:38une joie de vivre
17:39à dire « Ok,
17:41du coup,
17:41je peux tout réinventer
17:43à partir de là ».
17:44Et je me suis rendu compte
17:45que la beauté,
17:46l'érotisme...
17:48En fait,
17:48il y avait tellement
17:49de choses là-dedans.
17:51Il y a la gourmandise
17:52avec les gâteaux,
17:53il y a la lingerie,
17:54il y a les médias.
17:56Et en fait,
17:57je n'avais pas de limite
17:58dans cette image
17:59dans laquelle
18:00on peut se sentir coincé.
18:01Mais moi,
18:02je me sentais justement
18:04libérée de toute injonction
18:06vu que de toute façon,
18:07dès le départ,
18:07je partais contre tous.
18:10Donc en fait,
18:10finalement,
18:11c'était une façon
18:11de me libérer,
18:12de me lancer
18:14de cette façon
18:16si différente.
18:16Tu as eu l'impression
18:17à un moment
18:17d'être contre,
18:19d'avoir des vents
18:20au contraire très forts ?
18:22Oui,
18:22mais moi,
18:22j'adore les fenêtres.
18:24Tu es passée
18:25par la fenêtre ?
18:26Voilà.
18:26J'aime bien
18:27qu'on me ferme
18:28des portes
18:28parce que ça m'émerveille,
18:31ça me motive un petit peu.
18:32D'ailleurs,
18:33je retape
18:33quand on me dit
18:34non à 43,
18:35je reviens à 45,
18:36il n'y a pas de souci.
18:37Moi,
18:37ce que j'adore
18:37dans vos histoires aussi,
18:38c'est qu'on voit
18:39que quand on a du culot,
18:40quand on ose penser autrement,
18:42on est aussi
18:42très souvent récompensé.
18:44quand ça marche,
18:45la vie,
18:45c'est une prise de risque.
18:46Il y a ce côté-là
18:47en se disant
18:48waouh,
18:48on l'a fait quoi.
18:49Oui,
18:49mais le culot,
18:50il ne marche pas
18:50sans la passion,
18:51il ne marche pas
18:52sans le travail,
18:53il ne marche pas
18:53sans l'effort,
18:54il ne marche pas
18:55sans la conviction.
18:56Donc,
18:56il n'y a pas que le culot,
18:57il ne faut pas juste
18:57être culotté,
18:58il y a plein de choses
18:59à mettre en œuvre à côté.
19:00Mais moi,
19:01je pense que le culot,
19:02c'est ce qui peut faire
19:03la différence.
19:05Encore une fois,
19:05c'est le pas de côté,
19:06c'est ce que ne font pas
19:07les autres,
19:07c'est ce qui va faire
19:09qu'on va proposer
19:11de l'aspérité.
19:13Et ça,
19:13moi,
19:13je crois très fortement
19:14à ça.
19:15Dans un marché saturé,
19:16par exemple,
19:17je posais la question
19:18à quelqu'un tout à l'heure
19:19qui sait quoi ta différence
19:21sur ton marché,
19:22qu'est-ce qui fait
19:22ta singularité ?
19:23Et je pense que le culot,
19:25c'est une manière
19:25de trouver sa singularité.
19:27Et la singularité,
19:28on le sait,
19:28on le dit souvent
19:28dans le podcast
19:29des indépendants,
19:29c'est un élément clé.
19:31Quand on fait du business,
19:32on parle de positionnement,
19:33on parle aussi de rareté,
19:35c'est important
19:35de réfléchir à tout ça
19:37pour se dire
19:37« Ok,
19:38comment est-ce que
19:38je vais me démarquer finalement ? »
19:40Parfois,
19:41il faut juste être
19:42parce qu'on est tous
19:43des êtres uniques
19:44et on n'ose pas
19:45toujours l'affirmer.
19:46Ce n'est pas du tout
19:47pour aller forcément
19:48dans ton sens,
19:49mais je sais que tu es
19:49un personnage très particulier
19:50sur BFM Business,
19:52tu as une personnalité à part,
19:55tu invites des gens à part
19:56et c'est ça qui fait
19:57qu'on est là aujourd'hui.
19:58C'est cette recette
20:00un peu spéciale
20:01qui tout à coup
20:01fait briller les yeux
20:02et on se dit
20:03« Ah, quelque chose de différent,
20:04fais voir,
20:05alors c'est pour moi ou pas ? »
20:06Mais en tout cas,
20:07ça m'a remarqué.
20:08Écoute,
20:09tu as bien résumé
20:09le podcast des indépendants
20:10et c'est vrai
20:11que j'ai aussi une chance
20:11d'avoir derrière
20:12des gens qui me font confiance.
20:14C'est aussi une histoire
20:15de rencontre la vie.
20:16Tu as un peu de talent aussi ?
20:17Oui, un petit peu.
20:19Un soupçon.
20:20Un soupçon de talent.
20:21Je voudrais qu'on accueille,
20:22comme je disais tout à l'heure,
20:23Caroline,
20:24qui est l'indépendante
20:25que j'avais envie
20:26de vous présenter,
20:26qui m'a vraiment
20:28beaucoup touchée
20:28par son histoire.
20:30Bienvenue Caroline.
20:30Elle est d'une douceur
20:32et détermination
20:34en même temps.
20:35Elle est plein de gourmandises.
20:36On adore !
20:37Oui, elle nous a ramené
20:38plein de trucs à manger.
20:39Ça va, on rentre dans l'hiver
20:40donc ça passe.
20:41Vous allez pouvoir
20:42vous préparer.
20:42Caro, si vous êtes à la radio,
20:45venez nous voir en vidéo
20:46sur BFM Business
20:47à la télé, bien sûr,
20:48et sur les réseaux.
20:51Alors, Caro,
20:51moi, ce que j'ai particulièrement aimé
20:53dans ton histoire entrepreneuriale,
20:55c'est que tu veux lancer
20:56une activité de traiteur.
20:57La banque devait te faire
20:58un financement autour
20:59de 60 000 euros
21:00et puis finalement,
21:00au dernier moment,
21:01c'est non.
21:02Et tu dis,
21:02attends, comment ça,
21:03c'est non ?
21:03Je ne vais pas lâcher.
21:04Qui va m'arrêter ?
21:05Moi !
21:06Qui va t'arrêter, toi ?
21:07Personne !
21:07Non, mais cette énergie !
21:09Une vraie énergie !
21:10Et donc,
21:11tu vas faire le tour des restos ?
21:12C'est ça !
21:13Pour louer une cuisine
21:14hors des heures de service ?
21:16Voilà, tout à fait.
21:17En fait, j'ai fait
21:17le tour des restos
21:19en Neure-et-Loire
21:20et il fallait trouver une cuisine
21:22parce que la pâtisserie,
21:24c'est très réglementé
21:25et il fallait que je trouve
21:26un endroit où je pouvais
21:27travailler dans des conditions
21:29d'hygiène irréprochables
21:30et j'ai frappé
21:31à toutes les portes
21:32et une, c'est ouverte.
21:34Et aujourd'hui ?
21:34Il en suffit d'une !
21:36C'est très bien résumé, Clara.
21:38Il en suffit d'une, en fait.
21:39C'est ça.
21:40Et aujourd'hui,
21:40c'est une activité qui tourne ?
21:41Aujourd'hui,
21:42c'est une activité qui tourne
21:43au Palais des Gourmands
21:44à deux ans.
21:46On fait des prestations
21:47jusqu'à 250 personnes.
21:49On travaille vraiment
21:50artisanalement
21:50et on a surtout
21:51notre propre laboratoire
21:53en Neure-et-Loire.
21:53Ok, tu peux me passer...
21:56Donc, séminaires d'entreprise,
21:58mariages,
21:59événements personnels,
22:01n'hésitez pas.
22:02En fait, oui,
22:03elle tient beaucoup
22:03à l'hygiène
22:04et aussi à la créativité
22:06parce que je lui dis
22:06mais est-ce que tu t'adaptes
22:08par exemple
22:08s'il y a des thèmes,
22:10etc.,
22:11des événements ?
22:11Et elle me dit
22:12oui, on a des collaborateurs,
22:13des créateurs
22:14et elle peut tout créer
22:16autour de votre idée
22:16chez vous.
22:18Votre commande,
22:18elle est unique.
22:19Je n'en fais pas deux.
22:21C'est vraiment pour vous.
22:23Et là, franchement,
22:24une page de publicité
22:25offerte par Clara Morgan.
22:27On m'a dit,
22:27franchement, c'est génial.
22:28Et je sais qu'il y a
22:29beaucoup d'entrepreneurs,
22:30beaucoup d'entreprises,
22:31beaucoup d'institutions.
22:31Oui, je sais ça aussi.
22:33Excellent.
22:33Merci, Clara.
22:34Il y a beaucoup de monde
22:35qui nous écoute.
22:36Si vous avez besoin
22:37d'un traiteur pour faire...
22:39Il n'y a pas que des sucres riches ?
22:40Non, non, il y a tout.
22:42C'est sucré et salé.
22:42Sucré et salé.
22:43Tout.
22:44C'est une traditionnelle,
22:44française, artisanale.
22:46On travaille vraiment
22:47tout artisanalement.
22:49Et Caro, du coup,
22:50je t'appelle Caro
22:50parce qu'on a tellement échangé
22:51pour préparer cette émission.
22:53Toi, c'est ce côté-là
22:54où vraiment,
22:55tu t'es débrouillée.
22:57Et aujourd'hui, d'ailleurs,
22:57tu me disais,
22:58moi, je réinvestis tout.
23:00Aujourd'hui, chaque euro,
23:02chaque personne qui achète
23:04chez Au Palais des Gourmands
23:05me permet de réinvestir
23:06dans mon laboratoire
23:07et de faire grandir la production.
23:09Et on a vraiment
23:11de grandes ambitions
23:12et on a besoin de soutien.
23:14Surtout à l'heure
23:15de l'industrialisation
23:16où tout est aseptisé,
23:19pareil,
23:19mis dans...
23:20Voilà,
23:20il y a de l'originalité,
23:21de la créativité.
23:22Il y a de l'amour.
23:24C'est ça.
23:24Et je vous ferai déguster
23:25tous ceux qui sont autour
23:26du plat.
23:26Voilà.
23:27Tout le monde a sourire,
23:28là.
23:28Ils attendent tous.
23:30Excellent.
23:31Sur ce côté, justement,
23:33sur ce côté débrouille,
23:36Alexandra ?
23:38Oui, moi,
23:38je pense que c'est une vraie force
23:39de se débrouiller
23:40en toutes circonstances.
23:41En tout cas, moi,
23:42je pense que c'est un de mes moteurs.
23:43En fait,
23:44je n'ai jamais rien attendu
23:46de qui que ce soit.
23:47J'ai créé mes propres opportunités.
23:50On n'est quasiment jamais venus
23:51me chercher dans ma carrière.
23:53Je suis arrivée à TF1
23:54par candidature spontanée.
23:56J'ai monté ma boîte
23:58quand je ne pouvais pas faire
23:58le job que je voulais faire.
24:00Donc, je pense que la...
24:02Enfin, voilà,
24:02la richesse,
24:04elle est dans nos mains
24:05et il ne faut rien attendre
24:06de personne
24:07et qu'il faut avancer
24:08et saisir les opportunités
24:09et les créer.
24:09Ça rebondit sur ce que je dis souvent.
24:11Je dis, finalement,
24:12on n'a même pas besoin
24:13d'oser dans la vie.
24:14Le seul sujet,
24:15c'est d'essayer.
24:16Oui, oui.
24:16Et puis, c'est de dire ce qu'on fait
24:18et de faire ce qu'on dit.
24:19Parce qu'il y a beaucoup de gens
24:19qui disent,
24:20mais qui ne font pas.
24:21C'est vrai.
24:21Quand on dit qu'on fait ce qu'on dit,
24:24tout d'un coup,
24:24on bascule à une vitesse supérieure.
24:26Donc, c'est passer à l'action, quoi.
24:28Mais c'est l'action
24:29qui nous fait avancer, finalement.
24:31C'est l'action
24:31qui nous fait grandir.
24:34Tu parlais tout à l'heure,
24:35tu me disais,
24:35c'est marrant,
24:37artiste, entrepreneuse,
24:38pourquoi, etc.
24:39Et du coup,
24:39je rebondis sur ce que dit Alexandra.
24:41C'est que, dans le fond,
24:42je sentais vraiment artiste.
24:44J'avais envie de créer.
24:46J'écrivais des chansons,
24:47des textes,
24:48des spectacles.
24:49Mais je savais que personne
24:50ne viendrait me chercher là-dessus.
24:52Du coup, j'ai dû...
24:53Personne ne m'entreprendrait.
24:55Donc, du coup,
24:55j'ai dû créer mes entreprises
24:58et toute la force d'action
25:00pour pouvoir, finalement,
25:01être artiste.
25:02Donc, en fait,
25:02on n'a pas de limite.
25:03Mais c'est vrai que si on attend
25:04qu'on vienne nous chercher,
25:05souvent, on peut attendre longtemps.
25:08Donc, investir sur soi-même,
25:09c'est ce que je propose
25:12à tout le monde.
25:13Et croire et se faire confiance.
25:14Si on ne croit pas en soi-même,
25:17ça ne va pas fonctionner.
25:17Et c'est vrai qu'il faut le rappeler,
25:18c'est toujours une question
25:19de passage à l'action, en fait.
25:22Oui, de passage.
25:23Je suis tout à fait d'accord
25:23avec ce que tu viens de dire, Clara.
25:25C'est vraiment se faire confiance.
25:27Même si on a peur,
25:29même si on pense
25:29qu'on ne va pas y arriver,
25:31c'est quand même d'essayer.
25:32Moi, j'avais un patron
25:33qui me disait toujours
25:34je ne vous engueulerais jamais
25:35d'essayer quand j'étais
25:36dans mon précédent emploi.
25:39Et je pense qu'essayer
25:40et tomber,
25:41c'est dix fois plus vertueux
25:43que de ne pas essayer du tout.
25:45Oui, et on est fiers de soi.
25:46En tout cas, moi,
25:46je suis très fier
25:47de vous avoir reçu
25:48dans cet épisode spécial
25:49du podcast des indépendants
25:50ici à Bercy.
25:51C'était vraiment un plaisir
25:53d'échanger avec vous.
25:53Je vous rappelle
25:54qu'on se retrouve
25:54sur BFM Business
25:55tous les vendredis
25:56à 11h
25:57avec des rediffusions
25:59le week-end
25:59et bien sûr
26:00sur le site
26:00de BFM Business.
26:01Je vous dis à bientôt.
26:02Le podcast des indépendants
26:05sur BFM Business.
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