00:00J'ouvre et je ferme une parenthèse très rapidement, puisque je vous parlais des gardés à vue et des détentions
00:03provisoires.
00:04Il y a un compte Twitter qu'il faut suivre, il s'appelle Duralex Sedlex,
00:09et qui recense les nouvelles condamnations de majeurs, par exemple, au 9 octobre.
00:15Je vous donne un exemple, d'accord ?
00:17Ça se passe au Havre, tiens, il faudrait peut-être que M. Philippe, qui était hier sur France 2,
00:22fasse un point sur la situation au Havre.
00:25Vous avez une mise en feu de deux barricades visage dissimulé,
00:29jeune majeur, 240 heures de travaux d'intérêt général,
00:336 mois de prison en cas de non-exécution, 1000 euros d'amende.
00:36Le parquet avait requis 15 mois avec sursis et 140 heures de travaux d'intérêt général.
00:41Donc il y a eu une augmentation de 100 heures du nombre de travaux d'intérêt général.
00:45La peine encourue, c'est 10 ans de prison.
00:47Non mais il faut rappeler quand même, parce qu'on pourrait se dire,
00:49c'est fort quand même, vous avez vu, 240 heures de travail et de travaux d'intérêt général.
00:54Que le jeune peut refuser, on rappelle.
00:56Donc c'est 10 ans encourus.
00:57Le Havre, mise en feu de Sachou, l'est déjà dit, de The Barricade.
01:02Le Havre, toujours, incendie au préjudice de la mairie et du lycée,
01:06Jeanne d'Arc, transport et détention de cocktail Moloktov,
01:11majeur, 6 mois avec sursis probatoires, peine encourue, 10 ans de prison.
01:17Mais c'est factuel.
01:20Villefontaine, tir de mortier sur les gendarmes, visage dissimulé sous un trapeau tunisien,
01:25majeur de 24 ans, il venait de purger une peine de 8 ans de réclusion, 12 mois de prison,
01:327 ans encourus.
01:34C'est incroyable.
01:35Je vous assure, allez voir ce compte qui vous permet de recenser,
01:38vous comprenez pourquoi on est parti pour deux semaines supplémentaires peut-être.
01:42Cédric est avec nous. Bonjour Cédric.
01:45Bonjour Lyot.
01:46Vous vouliez parler de ces casseurs qui ne sont jamais inquiétés.
01:49Je vous ai hâte de vous en donner quelques exemples.
01:52Oui, mais ils sont peu inquiétés.
01:54Et je trouve que le gouvernement va devoir rendre des comptes
01:58parce que quand je vois ce qui s'est passé avec les agriculteurs,
02:02qu'ils ont eu les blindés en phase 2, qu'ils ont été délogés,
02:06c'est vrai qu'ils ont fait des dégâts matériels,
02:09mais c'était beaucoup de salissures et ils ont nettoyé.
02:11Moi, je me rappelle, la 64 a été complètement nettoyée, tout ça,
02:14après, par la suite et tout.
02:15Mais là, aujourd'hui, ils cassent et finalement, il n'y a rien qui est...
02:21On leur ouvre les portes et nos agriculteurs qui ont besoin de vivre,
02:25il y a eu encore autour de chez moi, il y a eu quatre suicides.
02:28D'accord ?
02:29Donc aujourd'hui, le gouvernement, il est peanuts, il ne sert absolument à rien.
02:33Il a peur.
02:34Et 98% des gens qui ont manifesté, c'est des voyous.
02:39On les voit autour.
02:41Il y en a quelques-uns qui se tiennent bien.
02:44Ils revendiquent des choses, au départ, qui peuvent être légitimes.
02:48Mais aujourd'hui, ils veulent des lycées, mais ils les brûlent, ils veulent des profs,
02:51et ils les attaquent au couteau.
02:52Donc à un moment donné, je crois qu'il y a une sanction importante à faire.
02:57J'écoutais Lévy tout à l'heure, j'étais complètement d'accord avec lui.
03:00Il est bon, Cédric Lévy ?
03:01Effectivement.
03:02Comment ?
03:02Il est bon, Cédric Lévy.
03:05Ah, il va bien, il va bien.
03:06Et je pensais exactement la même chose, donc je ne vais pas répéter ce qu'il a dit,
03:09mais c'est vrai que devant chez nous, moi je suis dans les villages, dans les arrières-pays éroletés,
03:17oui, on a besoin de gens pour faire le curage, on a besoin de tous ces gens-là.
03:21Il faudrait les faire travailler un petit peu.
03:22Et là, vous avez expliqué, les peines qui ont été encourues pour certaines personnes,
03:27elles ne seront jamais faites.
03:29Parce que les gars, ils vont partir, ils sont en Seine-Saint-Denis, hop, ils vont aller dans le 92.
03:33Ils sont dans le 92, hop, ils vont aller dans le 94.
03:36Et on ne les chopera jamais, parce qu'il n'y a personne qui court après eux.
03:39Non, le problème, c'est qu'aujourd'hui, les gens qui payent, alors que c'est vous, c'est moi,
03:45c'est les gens qui travaillent, c'est vrai, on est les gens qui travaillent.
03:48Donc, il y a 0,01% sur les assurances maintenant, pour les trucs qui sont cassés dans les départements
03:55et machin et tout et tout.
03:56Eh bien, on paye déjà ça, on a un petit pourcentage qui est en place.
04:00Mais aujourd'hui, j'estime que la violence qu'il y a, aujourd'hui, ne mérite pas le silence de
04:09la police.
04:09Alors, je sais qu'il y a M. Mathieu Vallée qui est là avec vous, mais ils ont des ordres.
04:14Et c'est le problème, c'est que la police a des ordres.
04:16Par contre, les agriculteurs, aller mettre les véhicules militaires devant les agriculteurs, ça, ils savent le faire.
04:24Par contre, lorsqu'il y a des choses, aller ramasser.
04:27Et j'entends et je conçois...
04:28Cédric, Cédric, Cédric, on continue d'en parler dans un instant.
04:31On en continue, pardonnez-moi de vous couper de manière un peu brutale, mais on doit faire une courte pause.
04:37Je vous remercie de nous avoir appelés et restez avec nous, on en parle un peu après.
04:40Mais si vous souhaitez avoir un échange avec les, je le dis pour les autres auditeurs également, avec nos chroniqueurs
04:46ou même avec Mathieu Vallée,
04:48essayez d'être un tout petit peu plus concis pour qu'on puisse justement pouvoir échanger entre vous, chers auditeurs,
04:54qui êtes le cœur battant de cette émission, et les personnes qui sont sur le plateau.
04:59Vous voyez ce que je veux dire, Cédric ?
05:00Tout à fait, écoutez, voilà, c'est ça, on arrive à échanger de manière naturelle.
05:06Vous avez dit, il y a des étudiants, des lycéens ou des représentants syndicaux
05:10qui aspirent à ce que les choses progressent, notamment dans l'éducation nationale ou dans l'enseignement supérieur.
05:17Et il y a des visages qui émergent.
05:18Louise Montandon, elle est extraordinaire cette Louise.
05:22Ah, il nous a quittés, Cédric.
05:24Non, je suis là, je suis toujours là.
05:25Il n'a pas voulu répondre.
05:27On revient dans un instant.
05:30Mais Louise, vous voyez le nouveau visage de cette mobilisation, Louise, qui calme un peu les casseurs.
05:35Vous l'avez entendu ou pas ?
05:37Ah, tout à fait, tout à fait.
05:39Elle est resplendissante cette personne, c'est bien ce qu'elle fait.
05:42Et il en faudrait des comme ça.
05:43Le problème, c'est qu'il y a peu de gens qui prennent du courage, malgré des fois les difficultés
05:50qu'il peut y avoir derrière.
05:51Eh bien, on va parler de Louise dans un instant.
05:53Maintenant, justement, cette France majoritaire, Louise Montangon, qui est représentante de l'Uni, notamment à Bordeaux,
06:00et qui, aujourd'hui, est devenue la nouvelle étoile montante sur les plateaux de télévision,
06:05parce qu'elle a le malheur de dire tout haut, ce que des millions de Français pensent tout bas,
06:09et n'osent pas dire, ou avant, du moins, ils n'étaient pas invités.
06:12Ils étaient personnellement gratta sur les plateaux.
06:14Donc, midi 15, on revient dans un instant.
06:1611h13, vous avez la parole avec Eliott Deval sur Europe 1.
06:19Et comme Cédric, vous nous appelez au 01 80 20 39 21.
06:22Le standard d'Europe 1 est non surtaxé.
06:24Et vous envoyez aussi vos réactions sur WhatsApp au même numéro.
06:27A tout de suite avec Eliott Deval sur Europe 1.
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