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  • il y a 21 heures
Après le sommet de Bruxelles sur les réfugiés, trois députés européens - Sylvie Guillaume, Stélios Kouloglou et Pascal Durand - dénoncent dans un débat les accords passés entre les chefs d'état européens et le gouvernement turc pour empêcher l'arrivée des réfugiés en Europe.
Débat animé par Jean-Jacques Régibier, journaliste.

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Transcription
00:11Bonjour et merci de nous rejoindre pour ce débat depuis le Parlement européen de Strasbourg.
00:15La crise des réfugiés, on en parle évidemment depuis plusieurs mois, aussi bien ici au Parlement
00:22européen de Strasbourg qu'à Bruxelles. On en parle beaucoup depuis le début de cette semaine.
00:27Ou est-ce qu'on en est, sachant que, comme tout le monde l'a souligné, cette question des réfugiés
00:31est en train de résonner,
00:32sinon comme le moment, en tous les cas, comme un grand moment de vérité pour l'Union européenne qui,
00:37jusqu'à maintenant, en tout cas, s'est gravement délité sur cette question. Et on en a encore eu un
00:43témoignage
00:43ce matin en assistant aux débats qui ont eu lieu ici au Parlement de Strasbourg. On va essayer d'y
00:48voir un
00:48petit peu plus clair avec vous, bien sûr. Sylvie Guillaume, vous êtes vice-présidente du Parlement
00:55européen et groupe de l'Alliance progressiste des socialistes et démocrates. Et vous revenez d'une
01:00mission en Turquie où vous avez été dans un certain nombre de ces camps où les réfugiés sont accueillis à
01:06l'heure actuelle. Vous allez nous en parler parce qu'au-delà des débats et des discussions politiques,
01:12il y a une réalité de terrain qu'on ne mesure peut-être pas toujours à sa valeur exacte pour
01:17ce
01:18qu'elle représente. On va en parler dans quelques instants avec vous. Stélios Kouloglou, vous êtes
01:22député grec, évidemment concerné au premier chef par cette question des réfugiés. Et vous êtes membre,
01:29je le rappelle, du groupe de la gauche unitaire européenne, gauche, verte, nordique. Et puis,
01:34Pascal Durand, merci d'être là également. Vous êtes député européen, bien sûr. Vous faites partie du
01:39groupe Vert Alliance Libre Europe. Commençons peut-être, on le disait avec vous directement,
01:43Sylvie Guillaume. Qu'on comprenne un petit peu quelle est la situation sur place, où vous a mené
01:49exactement votre mission et quelle est la situation, quels sont les constats que vous y avez faits,
01:54puisque j'imagine que vous n'étiez pas allé avant la situation qu'on connaît à l'heure actuelle sur
02:00ce secteur de la frontière entre la Turquie et la Grèce. Expliquez-le un petit peu.
02:04Si, mais la situation était très différente. Alors juste pour serrer les choses, la situation qu'on
02:10est allé voir, c'est la situation à la frontière avec la Syrie. Sachant que dans les choses à
02:16surveiller, il y a aussi ce qui se passe du côté de l'est de la Turquie avec les départs
02:21depuis Izmir.
02:22Mais là, effectivement, notre mission, c'était concentré sur les camps, les réfugiés. Un chiffre,
02:282 700 000 personnes syriennes arrivées sur le territoire. Nous sommes allés à Gaziantep,
02:33qui est vraiment au-dessus d'Alep, au-dessus de la frontière. 300 000 personnes sur place et un camp.
02:38Nous, on a visité un des nombreux camps sur place qui contenait une partie en conteneur.
02:475 000 personnes, une moitié d'enfants, des gens qui, pour certains d'entre eux, sont là depuis 4 ans,
02:52des enfants qui sont nés sur place et donc très bien équipés. De ce point de vue, on peut décerner
02:58par
02:58rapport à certaines situations connues en Europe, un label de 5 étoiles sur ce type de camp. Comme Calais, par
03:04exemple, disons-le.
03:06Mais là où c'était assez intéressant, c'est de contourner un peu la visite obligatoire. Et comme j'ai
03:10un peu l'esprit frondeur
03:11aussi moi-même, j'ai demandé au directeur du camp de me montrer, certes, la partie en dur, et puis
03:16celle qu'on ne voulait pas forcément nous montrer,
03:18qui était à côté, sous forme de tentes. Et là, 10 000 personnes, évidemment, là aussi, des facilités, c'est
03:24-à-dire supermarché, école, atelier, etc.,
03:27hôpital, mais effectivement, des conditions d'existence précaires. Je précise quand même, la chose, ce qu'il faut vraiment savoir,
03:34c'est que sur les 2,7 millions de personnes, maintenant, syriennes sur place, 10 % sont dans les camps.
03:4010 %.
03:41Ça veut dire que 90 autres % sont ce qu'on appelle des réfugiés urbains, les invités, ils disent les
03:47Turcs, urbains,
03:49qui vivent en ville, là, à Gaziantep, dans des conditions extrêmement précaires. Nous, on a visité des familles,
03:5513 personnes, dans un espace extrêmement réduit, très insalubre, avec 12 degrés, peut-être, dans la pièce, et un bébé
04:01d'un mois,
04:02des gens qui ne travaillent pas, dont les enfants ne vont pas à l'école parce qu'ils n'ont
04:05pas assez de classes,
04:06et que la question du langage se pose. Il faut quand même savoir si on continue d'apprendre le syrien,
04:12parce qu'on a le sentiment qu'on va repartir, ou si on se met tout de suite à apprendre
04:16le turc ou les deux.
04:17Il manque 6 000 classes sur place vers Gaziantep, donc une situation extrêmement précaire.
04:22Des associations qui aident ces réfugiés, qui ont des baisses de crédit assez importantes.
04:27J'insiste là-dessus, parce que quand il s'agit, par exemple, du programme alimentaire mondial,
04:31ça a un intérêt et un impact direct sur la vie de ces familles.
04:36Et puis, on a eu l'occasion de voir, évidemment, tout un tas d'officiels qui ont un discours,
04:41un peu dans une sorte de tunnel, on va dire, à la Turque.
04:44Et aussi, j'y insiste, pour ne pas être trop longue d'une phrase,
04:49de rencontrer également des associations turques,
04:53qui travaillent dans le domaine des libertés civiles et de la justice,
04:58et qui nous ont décrit une situation sur les libertés civiles extrêmement difficile, extrêmement délicate.
05:04Donc, ils insisteraient à la fois sur la situation des migrants,
05:07et à la fois sur la situation des Turcs,
05:09avec un pouvoir dont chacun peut reconnaître qu'il est sur une dérive autoritaire extrêmement lourde,
05:15avec des attaques sur la presse, sur les universitaires.
05:18On va en parler tout à l'heure.
05:19Et donc, sur les médias, qui est vraiment tout à fait inacceptable.
05:22Donc, simplement, je vous repose cette question, parce qu'évidemment,
05:24ce que vous y avez vu sur place nous importe tout particulièrement.
05:28On est là dans la première étape de gens qui fuient, évidemment, les combats en Syrie.
05:32Effectivement, Alep est juste à côté.
05:33Et certains qui sont là depuis longtemps, vous avez parlé quand même avec eux.
05:38Qu'est-ce qu'ils... C'est quoi ? Ils veulent aller où ?
05:40Quel est leur souhait ? Qu'est-ce qu'ils veulent faire au juste ?
05:43Quelle est leur intention, en fait ?
05:44C'est très diversifié, parce que les familles sont diversifiées,
05:47que les parcours individuels sont diversifiés.
05:49Il y a des gens qui sont là depuis très, très longtemps,
05:51et qui sont dans une espèce de nomad's land,
05:54d'un pass personnel, d'un pass familial, d'un pass de vie,
05:57un peu coincé entre deux choses.
05:59Comme on peut connaître au Liban, comme on a pu connaître en Cisjordanie.
06:04Voilà, parce qu'il n'y a plus d'espace.
06:06Les familles plus jeunes, les jeunes gens,
06:08ceux qui sont nés sur place ou qui ont grandi sur place,
06:10évidemment, leur rapport à ce trajet et à cette perspective de vie
06:14est extrêmement différent.
06:16Donc, rien ne sera réglé en totalité dans leur parcours de vie.
06:20Il y a ce qui est produit par la Turquie.
06:22Moi, j'ai beaucoup de critiques à formuler sur le pouvoir turc
06:24et sur la façon dont s'organise ce deal,
06:26sur lequel on reviendra probablement dans un instant.
06:29Mais au moins, je reconnais que les facilités de vie,
06:32elles ont été produites pour 10% de cette population existante.
06:36Ça ne règle en rien, ça ne règle en rien la trajectoire de ces personnes.
06:40Et une dernière chose en tête,
06:42c'est que quand la guerre en ex-Yougoslavie a été terminée,
06:4770% des gens qui étaient réfugiés en Allemagne sont rentrés.
06:51Pascal Durand, vous voulez dire un mot aussi sur ça,
06:54sur cet accueil, ce premier accueil, on va dire, dans ces camps,
06:58puisque c'est quand même ça la première étape.
07:01Non, ce que je fais, d'abord, la première des choses,
07:03c'est qu'avant de parler de la Turquie,
07:05il faudrait qu'on regarde aussi dans quelles conditions nous recueillons ces réfugiés.
07:11Moi, il y a quand même quelque chose qui me marque énormément,
07:14c'est que ces populations sont des populations en détresse.
07:17Je veux dire, quand on fuit la guerre, quand on fuit la misère,
07:20quand on fuit les bombardements,
07:22qu'il y a des femmes, des enfants, des personnes âgées,
07:24c'est pour eux, évidemment, une situation insupportable.
07:28Il ne faudrait jamais oublier cela.
07:30C'est-à-dire qu'à chaque fois, on traite ces personnes,
07:33notamment quand on en parle en France,
07:35bien, confortablement, installés, etc.
07:37On est en train d'en parler comme des gens qui viendraient profiter d'une situation.
07:41Il ne faut pas avoir vécu de conflits,
07:44il ne faut pas avoir vu la misère.
07:45Quand on parlait, effectivement,
07:47quand vous disiez tout à l'heure en Cisjordanie ou ailleurs,
07:49ces situations-là sont des situations qui durent depuis des dizaines et des dizaines d'années
07:53et qui sont des situations de misère inacceptables.
07:56Je le dis parce que Sylvie Guillaume parlait de la réception 5 étoiles.
08:00Quand j'entends, moi, en tant que Français,
08:02que Médecins sans frontières vient dire que les conditions
08:05dans lesquelles on accueille en France des réfugiés
08:08qui sont sous statut,
08:10qui sont sous statut,
08:11encore une fois, ces gens-là ne sont pas des hors-la-loi.
08:14Ils ont été reconnus comme...
08:15Ils sont reconnus, ils ont le droit de demander l'asile
08:18dans tous les pays dans lesquels il se présente.
08:21L'Union européenne a voté et a signé la Convention de Genève sur les réfugiés.
08:27Donc ces gens sont légalement admissibles à postuler pour une entrée en Europe.
08:32Et donc la situation dans laquelle ils se trouvent est absolument indigne.
08:37C'est un terme, le mot dignité est un mot qui devrait revenir plus souvent.
08:40Avant de parler de solidarité, on devrait parler de dignité.
08:43On ne peut pas être solidaire avec des gens qui ne sont pas traités comme des êtres humains.
08:47Donc, effectivement, bien sûr que je reconnais,
08:50après on va parler de la Turquie, on va parler des conditions,
08:52mais en amont, j'aimerais quand même qu'à un moment ou un autre,
08:56les gens, je parle d'une manière générale,
08:58les politiques, mais pas simplement,
08:59se souviennent qu'ils sont en train de parler d'êtres humains
09:02dans la souffrance, dans la détresse et dans la misère.
09:05Une fois qu'on a posé ce principe-là,
09:07alors peut-être, après, on peut se donner les moyens
09:10d'essayer de traiter différemment.
09:12Mais simplement, c'est là-dessus que je voulais réagir.
09:15C'est-à-dire que je n'arrive pas à accepter le fait
09:18qu'on parle de ces gens-là
09:19comme étant des personnes qui viennent profiter d'un système.
09:23C'est insupportable.
09:25Alors, ensuite, on l'a dit tout à l'heure,
09:28Stélius Kloglou, en tant que député grec,
09:30vous êtes évidemment la Grèce.
09:31On aura l'occasion de reparler sous différents angles,
09:34particulièrement concernés par la question des réfugiés.
09:36Revenons sur cette situation
09:39dont on entend tous les jours, évidemment.
09:41On a des informations nouvelles tous les jours.
09:43Mais sur la situation que connaissent actuellement
09:45les îles de la mer Égée grecque,
09:48qui sont en face, très proches pour certaines,
09:51je pense à Lesbos, proches de la côte de la Turquie.
09:55Quel est actuellement, aujourd'hui,
09:56puisqu'on en a parlé à plusieurs reprises
09:58au cours de nos débats,
09:59quelle est la situation actuelle
10:01de ces arrivées de personnes ?
10:03On lit là, on apprend que tous les jours,
10:05des gens arrivent, en réalité.
10:06Et que les chiffres, depuis le début de l'année,
10:09d'arrivées sont extrêmement importants.
10:12Je vous donne un exemple.
10:13Par exemple, à Lesbos,
10:14l'année dernière, 2015,
10:17c'était au mois de février, 2 000 personnes.
10:20Tandis que cette année,
10:21ils sont enlevés à presque 40 000 personnes.
10:24Ça veut dire 20 fois plus que l'année dernière.
10:28Alors maintenant, il y a quelques,
10:3130 000 personnes bloquées en Grèce,
10:34dont une quinzaine de milliers de personnes
10:38sont bloquées à la frontière
10:41avec les grécommercés.
10:43Alors on va en reparler,
10:44puisque pour qu'on comprenne bien
10:45ce voyage, entre guillemets,
10:47et j'imagine, Sylvie Guillaume,
10:49que vous avez rencontré,
10:49des gens qui vous ont dit
10:50« Non, on va partir. »
10:52On va tenter à un moment donné.
10:54Ça ne peut passer que par la traversée
10:55de la mer Égée,
10:57cette traversée plus ou moins longue
10:58selon les îles qu'on a devant soi.
11:02En tout cas,
11:03effectivement,
11:04une fois qu'on est sur le territoire grec,
11:06bien entendu,
11:07on essaie de gagner l'Europe.
11:09Et là, on se trouve maintenant bloqué,
11:11puisque si on a bien compris,
11:12et vous allez sans doute me le confirmer,
11:14la frontière avec la Macédoine,
11:16c'est-à-dire la frontière nord de la Grèce,
11:18qui est la porte d'entrée
11:20pour ensuite la fameuse route des Balkans
11:24dont on parle et dont on va reparler,
11:26à l'heure actuelle,
11:27les réfugiés sont bloqués.
11:29Elle est fermée.
11:30On est bloqués à cette entrée.
11:31Donc, les réfugiés vont
11:32soit à cette frontière macédienne,
11:37à Athènes aussi ?
11:38Ils sont partout.
11:39Maintenant, ils sont partout.
11:40Il y a déjà des gens qui sont désespérés.
11:44Ils espèrent toujours de partir.
11:46Mais ça devient de plus en plus difficile.
11:50Alors, ils essayent de trouver
11:52des autres voies pour échapper,
11:55arriver au paradis.
11:57Supposé.
11:58En guillemets.
11:59Mais, comme aller pas à travers
12:03le philom,
12:05mais à travers l'Albanie,
12:07ou bien à travers
12:08la Bulgarie,
12:10là, il y a...
12:14Mais là, ça devient
12:16de plus en plus difficile.
12:17Donc, si on résume,
12:18on se rend compte...
12:19Allez-y, intervenez.
12:21On parle de la route par l'Albanie.
12:23Ce sera plus dangereuse et plus chère
12:25que...
12:25Parce qu'on trouve toujours un cheval.
12:27Ils trouveront toujours,
12:28ça sera toujours plus long, plus difficile,
12:30plus de souffrances, plus de morts.
12:32Donc, mais le passage, ils le feront toujours.
12:34Oui, oui.
12:35Parce que les réfugiés
12:37sont comme de l'eau.
12:40Si l'eau coule...
12:41Bien sûr.
12:42Et les barrages...
12:43Faites attention à cette référence.
12:45Oui, parce que c'est ça.
12:46Parce qu'il y a eu quelques événements en France
12:48qui ont parlé de ça,
12:49qui étaient particulièrement malvenus,
12:50mais vous pouvez le savoir.
12:51Alors, simplement,
12:52si on résume,
12:53ça veut dire qu'on parle,
12:54au niveau européen,
12:56de la question des réfugiés,
12:57non pas depuis 15 jours,
13:00ni un mois,
13:00mais depuis déjà plusieurs années,
13:02et spécialement depuis cette rentrée.
13:04Il est vrai, rappelons-nous-le,
13:06on avait l'occasion d'en parler hier
13:08dans un autre débat,
13:09qu'ici même,
13:10il y a quelques mois,
13:12c'est-à-dire au mois d'octobre,
13:13nous avions un président,
13:15nous avions le président de la commission
13:17qui venait dire ici,
13:18nous sommes tous des descendants de réfugiés,
13:20ils sont chez nous ici,
13:22il faut les accueillir,
13:23notre richesse,
13:24c'est les migrants, etc.
13:25On se rend compte quand même,
13:26aujourd'hui,
13:28qu'on a énormément changé
13:30dans le cas de quelques mois.
13:31Moi, je voudrais dire un mot là-dessus
13:33parce que c'est peut-être le seul exemple,
13:34et Dieu sait que je suis assez critique
13:37à l'égard de cette commission
13:38sur beaucoup de sujets,
13:39mais c'est là, à ma connaissance,
13:42un des seuls exemples
13:43où la commission européenne
13:44a fait son rôle de défense
13:46de l'intérêt général européen
13:47et est venue devant le Parlement
13:50soutenir et demander au Parlement
13:52de l'aider sur un accueil
13:54qui soit, je parlais tout à l'heure de dignité,
13:56qui soit décent à l'égard des populations.
13:59Et je tiens à dire quand même,
14:00parce que l'Europe a bon dos,
14:01entre guillemets,
14:02sur ce sujet-là,
14:03je tiens à dire que les États,
14:05les États membres,
14:06ont une responsabilité majeure
14:08dans le fait que nous n'ayons pas réussi
14:10à répartir de manière possible,
14:13encore une fois,
14:14on parlait à l'époque de 20 000 personnes.
14:16il y a encore deux mois, j'allais dire.
14:17Oui, mais l'Union européenne,
14:18c'est 500 millions d'habitants,
14:20c'est la zone la plus riche du monde,
14:22et on parlait à l'époque
14:23de 25 000 personnes.
14:25Et à l'époque déjà,
14:26un certain nombre d'États
14:27au rang desquels la France,
14:28malheureusement,
14:29s'est illustrée en disant
14:30il n'est pas question
14:31de céder,
14:33et le terme avait été utilisé
14:34par notre Premier ministre,
14:36au diktat de Bruxelles,
14:37qui rappelait d'autres histoires.
14:40Et il est même allé le dire
14:41à la frontière à Menton
14:42avec M. Estrosi,
14:44député maire des Républicains.
14:46Est-ce que c'était l'Union nationale
14:52à ce moment-là ?
14:53Non, mais simplement,
14:54les États ont une part
14:55de responsabilité majeure.
14:56L'Europe, pour une fois,
14:58a essayé de faire son travail
14:59et essayé de répartir
15:01de manière humaine
15:02la commission.
15:04Parce que c'est exactement
15:05la commission,
15:05la commission.
15:05Non, mais je ne parle pas du conseil.
15:06C'est exactement la question
15:07qu'on proposait au départ.
15:10Pourquoi ce changement ?
15:11Hormis la question
15:12sur Emmanuel Macron.
15:13Hormis les petites banderies
15:15que vient de balancer
15:17Pascal sur certains sujets.
15:18On a cru Jean-Claude Juncker.
15:20Je partage vraiment
15:21beaucoup de choses
15:22qu'il a dites
15:22et qui sont consécutives aussi
15:25à ce que le Parlement
15:26dit depuis longtemps.
15:27On a toujours préconisé
15:29une politique.
15:30Alors eux,
15:31ils ont traduit ça
15:31en disant holistique.
15:32En gros,
15:32un truc coordonné
15:33qui part du moment
15:34où il y a un problème.
15:36Où est la source d'immigration
15:37et pourquoi ?
15:38Jusqu'au moment
15:38où les gens s'intègrent
15:39en passant par les voies d'accès,
15:40les voies légales.
15:41Comment on fait tomber
15:42les voies irrégulières
15:43en créant des corridors légaux.
15:46Donc ça,
15:47quand la commission arrive
15:48avec un plan,
15:49c'est-à-dire qu'on a l'impression
15:49qu'ils comprennent
15:50et je pense que le commissaire
15:51Avarmopoulos
15:52il se fait agonir en ce moment.
15:54Mais moi,
15:54je pense franchement
15:55qu'il a eu le courage
15:56d'aller dans ce sens.
15:57Il a présenté quelque chose
15:58soutenu par Juncker
16:00aussi par Timmermans
16:02et à un moment donné
16:03ça a rencontré
16:04l'objectif du Parlement européen.
16:07Mais derrière,
16:08qu'est-ce qui s'est passé ?
16:09C'est exactement
16:09ce qu'a dit Pascal.
16:10La volonté collective,
16:11on balance ça
16:12en disant
16:13que c'est l'Union européenne.
16:13La réalité,
16:14c'est que les États membres
16:15n'ont pas accepté
16:15un système de relocalisation
16:17qui soit obligatoire.
16:19Ils ont dit non.
16:21Donc à partir du moment
16:21où ce n'est pas obligatoire,
16:23on se retrouve
16:24avec 600 personnes
16:25qui ont effectivement
16:26fait l'objet
16:26de cette relocalisation.
16:27Entre parenthèses,
16:28la France est le premier
16:29bon élève dans cette affaire.
16:31Je ferme la parenthèse
16:31pour Pascal.
16:32Mais sur un petit volume,
16:34sur un petit volume,
16:35c'est le plus gros volume
16:37du petit volume.
16:37Mais ce qui reste
16:39dans les mémoires de tous
16:40comme un échec complet
16:41des États membres,
16:42c'est ces 600 personnes
16:43sur les 160 000
16:45qui devaient être
16:45l'objet de cette relocalisation.
16:47Alors maintenant,
16:48on arrive dans un débat,
16:50dans un troc,
16:51dans un troc,
16:52ce qui nous est proposé
16:53par la Turquie.
16:53On y reviendra sûrement.
16:54On va en reparler.
16:55C'est un troc.
16:55C'est-à-dire, en gros,
16:56il faudrait qu'il y ait
16:57un Syrien qui se noie
16:58ou qui manque de se noyer
16:59dans la mer
17:00pour qu'il y ait un Syrien
17:01qui soit passé
17:01par les voies régulières
17:02pour rentrer.
17:03C'est quand même sordide.
17:04Un Syrien noyé
17:05contre un Syrien accueilli
17:06en Europe.
17:07C'est juste le coup.
17:08Simplement,
17:09pour qu'on comprenne aussi
17:10quelle est la situation
17:11de la Grèce
17:11qui est compliquée
17:13pour les raisons
17:13qu'on connaît,
17:14pour les raisons
17:14de difficultés économiques,
17:16de chômage dans le pied,
17:17etc.,
17:23le premier pays d'accueil
17:24de ces réfugiés.
17:27Qu'est-ce qui se dit ?
17:28Quel est l'état de l'opinion ?
17:30On entend dire plein de choses
17:32tout à fait extraordinaires
17:33sur le comportement
17:34des Grecs,
17:35notamment les habitants
17:35des îles, etc.,
17:36par rapport aux réfugiés
17:37dont on ne parle
17:38peut-être pas assez.
17:40C'est-à-dire qu'il faut le dire,
17:41il faut le savoir,
17:42les Grecs sont extrêmement dévoués
17:44et font un travail extraordinaire
17:45pour accueillir les réfugiés
17:47dans des conditions
17:47extrêmement difficiles.
17:48Quel est l'état général
17:50de l'opinion
17:50à l'heure actuelle en Grèce ?
17:51L'état...
17:52Dans une situation difficile,
17:53l'état général reste toujours
17:55très positif,
17:56très généré.
17:58Il y a partout
17:59des actions de solidarité,
18:01pas seulement sur les îles
18:02concernées,
18:03mais aussi à Athènes,
18:05à Tessalonique,
18:05au nord,
18:06aux villages...
18:07Il y a un grand marché
18:08dimanche, je crois,
18:09à Athènes pour...
18:10On a ramassé
18:12des tons et des tons
18:13de vêtements
18:13et de la nourriture.
18:17Mais quand même,
18:19vous savez que c'est
18:20une situation
18:21qu'on peut changer
18:22parce que s'il y a
18:24des dizaines
18:27et des dizaines
18:27de personnes
18:27qui arrivent,
18:29ça pourrait
18:30un seul incident
18:31changer,
18:33comme c'était le cas
18:34avec les colognes
18:37à Köln,
18:37à l'Allemagne.
18:39Vous savez,
18:40parce que c'était comme ça
18:41que l'homme doré,
18:43dont on a vu
18:44le comportement
18:45aujourd'hui
18:46dans le Parlement
18:47des représentants
18:48qui a été
18:49viré
18:50expulsé
18:50de l'Assemblée.
18:52Alors,
18:53l'homme doré
18:54attend un coin
18:56pour qu'elle
18:57profite
18:58de la situation.
19:01Alors,
19:02ça devient
19:02de plus à plus
19:03difficile.
19:04Pour le moment,
19:05selon le sondage,
19:0690%
19:09à peu près
19:10accueillent
19:11favorablement
19:12les réfugiés
19:13en disant
19:13qu'il faut
19:15les accepter,
19:17il faut les traiter
19:17de façon humaine
19:20et tout ça,
19:21mais quand même,
19:21ça devient
19:22de plus à plus
19:23difficile
19:24si on prend compte
19:25aussi
19:25de la situation
19:28économique
19:29et de la question
19:31de l'austérité
19:32qui a démantelé
19:34les services publics
19:35et qui a fait
19:36beaucoup de gens
19:36qui n'ont pas...
19:37Il y a des familles,
19:39il y a des maisons
19:40toutes entières
19:41qui n'ont pas
19:42à se chauffer
19:43l'hiver.
19:44Et ce sont
19:45les mêmes familles
19:46qui vont aux réfugiés
19:48pour partager
19:49avec celles
19:51qu'ils ont
19:51et qu'ils possèdent,
19:53mais ça devient
19:54de plus à plus difficile.
19:55Alors,
19:56on va revenir
19:56après avoir décrit
19:57cette situation
19:57à ce qui s'est passé
19:58en début de semaine
19:59à Bruxelles.
20:00Donc,
20:01ce conseil
20:03dont on s'est rendu compte
20:04ce matin,
20:05notamment au cours
20:06du débat
20:07qui a eu lieu ici
20:08au Parlement européen,
20:10qu'on avait du mal...
20:11Enfin,
20:12vous aviez tous,
20:12tout le monde
20:13avait un peu de mal
20:13à savoir exactement,
20:15à comprendre
20:16exactement ce qui se passait.
20:17Alors,
20:18attendez,
20:19attendez,
20:19non, non, non,
20:19on en parlait avant,
20:20on en parlait avant,
20:21mais on va le redire,
20:22vous alliez le redire.
20:23On s'est rendu compte
20:24aussi que l'attitude
20:25du Parlement,
20:26on va dire globalement,
20:28il y a des exceptions,
20:29bien sûr,
20:29n'était pas du tout
20:30sur la ligne
20:31de ce qu'on a pu ressentir
20:33à la fin du conseil
20:34de lundi.
20:35Alors,
20:36bon,
20:37l'un après l'autre,
20:38peut-être expliquez-nous
20:39comment vous interprétez
20:41ce qui s'est passé,
20:42sachant qu'évidemment,
20:43comme dans toutes les histoires
20:45dont on n'est pas trop fier,
20:47il y a toujours,
20:47on divise le morceau,
20:48il y aura toujours un feuilleton après
20:49parce qu'on ne veut peut-être
20:50pas tout dire tout de suite,
20:51on va voir ce que ça va donner.
20:52Il se revoit le 17.
20:54Voilà,
20:54on se revoit le 17.
20:55Donc,
20:55on a déjà la...
20:56Mais quelle est votre première réaction ?
20:57Vous êtes tous intervenus ce matin
20:58dans un certain nombre d'entre vous,
21:00en tous les cas,
21:00vous êtes intervenus dans l'hémicycle.
21:02Quelle est votre réaction
21:03à ce qu'on nous présentait
21:04comme la grande réunion ?
21:06Alors maintenant,
21:06on dit que c'est la prochaine,
21:07effectivement,
21:08c'est le 17 et le 18,
21:09mais qui était quand même
21:10une réunion importante
21:11entre l'Union européenne,
21:14entre le Conseil
21:15et le gouvernement turc ?
21:17Oui, allez-y.
21:17C'est moi le premier,
21:18allez-y.
21:19Donc,
21:19c'est moi qui vais ouvrir.
21:21Vous piafiez d'en parler.
21:23Non, non,
21:23je ne piafe pas.
21:25Malheureusement,
21:26tout ça est tellement dramatique
21:27que le sourire,
21:30effectivement,
21:30n'est pas de mise.
21:31Ce que l'on a vu,
21:33moi,
21:33je voudrais quand même
21:33juste remonter
21:34un tout petit peu en amont
21:35parce que la situation
21:36dans laquelle nous nous trouvons
21:37actuellement,
21:38si je disais tout à l'heure
21:39qu'elle est le fait
21:39des États membres
21:40qui n'ont pas réussi
21:42à se mettre d'accord
21:43et à travailler
21:44de manière collective
21:45et solidaire,
21:46je tiens quand même
21:46à rendre hommage
21:47à ce qu'a fait
21:48Angela Merkel.
21:49Parce que Angela Merkel,
21:50dans un premier temps,
21:51a dit
21:51on ne peut pas laisser.
21:53On ne peut pas laisser
21:54cette misère se développer,
21:55etc.
21:55On accueille au dispatch.
21:56On va accueillir,
21:56ça va être compliqué,
21:58mais on va accueillir.
21:59Et à ce moment-là,
22:01si Angela Merkel
22:02avait eu un soutien
22:03des autres États européens,
22:05et donc je ne vais pas polémiquer,
22:06je ne vais pas revenir
22:06sur la question de la France,
22:07de l'Angleterre, etc.
22:08Mais si elle avait eu ce soutien,
22:11elle aurait pu peut-être
22:12gérer différemment la crise.
22:14Et là,
22:14il se trouve que maintenant,
22:15l'Allemagne se trouve
22:16confrontée à un problème majeur
22:17parce que les vannes
22:18ont été ouvertes,
22:19puisqu'on parlait tout à l'heure
22:20effectivement d'un afflux
22:22de population,
22:24et que la population allemande
22:25ne peut pas gérer
22:26à elle seule,
22:27exactement comme la Grèce
22:28à son niveau
22:28ne peut pas gérer
22:29l'accueil de tous les réfugiés.
22:31Donc l'Allemagne ne peut pas
22:32trouver cette solution seule.
22:34Et là,
22:35c'est pour ça qu'on est arrivé
22:36à ce sommet.
22:37On arrive à une situation
22:38qui est dramatique,
22:39c'est-à-dire que le pays
22:40qui a le plus ouvert
22:42ses frontières
22:42à l'accueil des réfugiés
22:44est en train de demander,
22:46notamment à la Turquie,
22:47de dire, écoutez,
22:48faites en sorte,
22:48puisque l'Europe n'arrive pas
22:49à gérer en interne
22:51cette question,
22:52faites en sorte
22:52qu'on bloque les réfugiés
22:54en amont
22:55sur le territoire turc.
22:57Et ça,
22:58c'est évidemment
22:59un recul démocratique,
23:01un recul de l'État de droit
23:02majeur.
23:03Je l'avais dit en amont,
23:04les valeurs humanistes,
23:06les valeurs légales
23:07faisaient qu'à ce jour,
23:09toute demande
23:10était traitée
23:11au niveau européen,
23:12à savoir si la personne
23:12pouvait ou non
23:13accepter...
23:14C'était le grand basculement
23:15d'il y a un mois et quelques.
23:17C'est pas vieux.
23:17C'est la première fois
23:18que ce Conseil européen
23:19en fait acte
23:20de fait
23:21le fait qu'on va bloquer
23:23en amont
23:24des réfugiés
23:25qui demandaient
23:26et qui demandent
23:27asile à l'Europe.
23:28Donc ça,
23:29c'est une première chose.
23:29La deuxième chose,
23:30c'est que pour arriver
23:31à cet accord,
23:32qui n'est pas très clair
23:33encore et qui en plus
23:34semble illégal,
23:35c'est qu'on a du dealé.
23:37Et là,
23:38le terme de deal,
23:39ça a été dit tout à l'heure
23:40par...
23:40Marchandage,
23:41etc.
23:42C'est lamentable.
23:43C'est-à-dire que
23:44la Turquie
23:45est en train
23:46de faire un chantage.
23:46La Turquie qui est en train
23:47de devenir un pays
23:48de plus en plus totalitaire.
23:49Il faut quand même
23:50utiliser les mots.
23:52Les avocats,
23:52on parlait des journalistes,
23:53mais les avocats
23:54se font assassiner
23:55dans la rue.
23:56Les universitaires,
23:57le statut de la femme
23:58est en train de régresser
23:59de manière considérable
24:00en Turquie.
24:01Donc cet État,
24:03qui est de plus en plus
24:04totalitaire en interne,
24:05donc qui répond
24:06de moins en moins
24:06aux normes
24:08acceptables
24:08pour l'Union européenne,
24:09est en train
24:10de faire un chantage
24:10pour obtenir
24:12de l'Union européenne
24:13ce qui,
24:13il y a quelques années,
24:14avait été bloqué
24:15déjà à l'époque.
24:16Donc on rentre
24:17dans une espèce
24:17de marchandage humain.
24:18Vous l'avez dit tout à l'heure,
24:20quelque chose d'ignoble
24:20qui consiste à dire
24:22on va en prendre un
24:23à condition
24:23que vous en repreniez un.
24:26Enfin, c'est quelque chose
24:27d'inimaginable
24:29et ça n'a pas résolu.
24:30La seule question
24:31en réalité
24:31qui se pose en Europe,
24:32c'est comment arriver
24:34à répartir,
24:34comment arriver à sortir
24:36du fait que c'est la Grèce,
24:38pays qui en plus connaît
24:39les difficultés
24:39qui sont les siennes
24:41actuellement
24:41et qui manque d'argent,
24:44tout simplement,
24:44qui manque d'argent
24:45pour accueillir les gens.
24:46Comment ne pas laisser poser
24:47sur la Grèce,
24:48donc cette situation,
24:49comment répartir ?
24:50Rien n'a été résolu.
24:51Absolument rien.
24:52On a promis de l'argent
24:53à la Grèce.
24:54J'attends de voir
24:55comment on va financer
24:56parce que là...
24:56Et qu'est-ce qu'on va financer
24:58exactement ?
24:58Et qu'est-ce qu'on va financer ?
25:00Comment on va financer ?
25:01Les gares de frontières grecques
25:02n'y arrivent plus.
25:03On ne met pas en place,
25:04on aurait pu mettre en place
25:05des bateaux.
25:06Moi, je l'ai proposé
25:07il y a plus de six mois
25:08en plénière.
25:08Le fait qu'on mette...
25:09À l'époque des Vietnaniens.
25:11Reprenons,
25:12parce qu'on nous explique
25:12que ce n'est pas possible.
25:14Moi, je suis d'une génération
25:15où on a vu arriver
25:16les boat people.
25:17150 000 vietnaniens
25:18et cambodgiens
25:19ont été accueillis
25:20sur le territoire
25:21rien qu'en France.
25:22150 000
25:23avec des bateaux
25:24qu'on a envoyés.
25:25Là, on a été
25:25et l'Europe se montre
25:26incapable
25:27de faire cette démarche-là.
25:29De faire franchir
25:29quelques milles...
25:30Autant vous dire
25:30que le Conseil,
25:31ce qui s'est passé là,
25:32ça n'est pas la gloire
25:33de l'Europe.
25:34Il y a une explication
25:35à ça encore une fois.
25:36On n'a pas été
25:36au rendez-vous
25:37quand Angela Merkel
25:38a demandé
25:39de l'aide à l'Europe.
25:40On n'a pas été
25:41au rendez-vous
25:41quand M. Juncker
25:43est venu le demander.
25:44On n'a pas écouté
25:44le Parlement européen.
25:45Et donc, effectivement,
25:46la situation actuellement
25:48est dramatique
25:49et humainement
25:50et juridiquement.
25:52Sylvie Guillaume,
25:52vous avez dit
25:53semer de la honte,
25:54vous, carrément,
25:55ce matin.
25:56Allez-y.
25:56Parce que c'est intéressant
25:58de reparler de l'attitude
25:59d'Angela Merkel
26:00il y a quelques mois.
26:01Parce qu'en même temps,
26:02c'est une décision
26:03totalement unilatérale.
26:04Bien sûr.
26:04Il se trouve que là,
26:05pour le coup,
26:06elle était humaine.
26:07Donc, c'était
26:08un peu moins critiquable.
26:09Mais ça restait
26:09une décision unilatérale.
26:11Et Pascal a raison.
26:12Si on avait pu
26:14organiser à ce moment-là
26:14une réponse collective,
26:16on n'en serait probablement pas
26:17à ce qui constitue,
26:18à mon avis,
26:19un retour en arrière
26:20de la position d'Angela Merkel.
26:21Terrible.
26:21D'accord, j'ai une certaine phrase.
26:23Parce que si ce sommet
26:25commence maintenant
26:26avec ce deal indigne,
26:27c'est parce qu'ils se sont vus
26:28la veille
26:29sur une proposition
26:31des néerlandais
26:32avec le Premier ministre turc
26:34sur ce deal-là.
26:35C'est-à-dire qu'on est passé
26:36d'une position extrêmement ouverte
26:38à quelque chose
26:39qui est extrêmement fermé
26:39parce que l'opinion publique allemande
26:41a considérablement
26:42beaucoup évolué.
26:44J'indique deux,
26:45trois choses complémentaires.
26:47C'est que ce qui est en train
26:48de se passer,
26:49c'est de la sous-traitance.
26:49C'est-à-dire que
26:50la solidarité interne
26:52à l'Union européenne
26:52ne fonctionne pas
26:53sur ce sujet.
26:54La co-responsabilité
26:55est à zéro.
26:56Et donc,
26:57par conséquent,
26:57on se dit
26:58qu'on va faire sous-traiter ça
26:59par quelqu'un d'autre.
27:01Les Turcs les ont déjà.
27:02Après tout,
27:02ça devrait fonctionner.
27:03Je rappelle quand même
27:03que quand la Libye
27:04était dirigée
27:05par des individus
27:06particulièrement non recommandables,
27:08déjà l'Union européenne
27:09avait passé un accord
27:10pour que tout le monde
27:11qui montait de la corde de l'Afrique
27:12reste bien campé sur place
27:14et ne franchisse surtout pas
27:16la Méditerranée.
27:18Dans cette affaire,
27:19le système,
27:19on en a parlé tout à l'heure,
27:20le système de relocalisation
27:22n'a pas fonctionné.
27:23Là maintenant,
27:23on nous voit
27:24un système de réinstallation
27:2520 000 personnes.
27:27Mon Dieu,
27:2720 000 personnes,
27:28ça ne fonctionne pas.
27:29Alors maintenant,
27:30on substitue l'un à l'autre,
27:32je ne veux pas être trop technique.
27:33On substitue un système
27:34à l'autre,
27:35on y rajoute des retours,
27:36pas forcément légaux,
27:37et on pense que ça va fonctionner.
27:39Mais comment ça fonctionne ?
27:40Et dernier mot,
27:41parce que vous avez commencé par là
27:42en indiquant
27:43qu'ils sont en train
27:44de discuter,
27:44commission et conseil,
27:47et que finalement,
27:48le Parlement a eu
27:49ce gros débat
27:50aujourd'hui,
27:51mercredi.
27:52Je pense que c'était utile,
27:53parce qu'il faut faire passer
27:54le message
27:55que le rôle du Parlement
27:56existe
27:56et qu'ils ne vont pas
27:58pouvoir,
27:59seuls,
28:00à deux,
28:00dans le triangle institutionnel,
28:03régler la totalité.
28:03Donc il fallait que notre parole
28:04de parlementaire
28:05soit extrêmement forte
28:06aujourd'hui.
28:07C'est ce que j'allais dire,
28:08pensons aux opinions publiques,
28:09c'est-à-dire qu'on est en train
28:10de décrire un certain nombre
28:11de revirements
28:12qui rendent clairement
28:13la situation incompréhensible,
28:14puisqu'on ne sait pas,
28:16ni les uns ni les autres,
28:17on sait vers quoi on va
28:18à l'heure actuelle,
28:18on peut le dire,
28:19avec des revirements permanents
28:21sur une période
28:22très très courte,
28:23déjà que c'est compliqué
28:24d'expliquer l'Europe
28:26aux opinions publiques,
28:27mais dans une situation
28:28comme celle-ci,
28:29c'est carrément
28:29mission impossible.
28:30Comment on explique
28:31par exemple
28:32ce qu'on organise,
28:33peut-être que Stélie
28:33reviendra là-dessus,
28:34on organise
28:35d'une certaine manière
28:37une cage en Grèce.
28:38C'est-à-dire qu'il y a
28:39des entrées,
28:40il n'y a plus de sorties
28:40possibles.
28:41Comment ça s'appelle ça ?
28:42Comment ça s'appelle ?
28:43C'est-à-dire qu'on bloque
28:44à l'intérieur d'un pays
28:45qui est déjà en difficulté
28:46économique,
28:47des gens qui sont
28:48trappes à l'intérieur,
28:48bloqués à l'intérieur.
28:49Moi, je ne sais pas
28:51comment on peut décrire
28:52la situation.
28:53C'est la raison
28:54pour laquelle
28:55je vous posais
28:55la question tout à l'heure,
28:57Stélios Kloglou.
28:58Comment les Grecs
28:59peuvent appréhender
29:00une situation
29:01comme celle-ci
29:02compte tenu
29:02de ces attermoiements
29:04et de cette attitude
29:05de l'Europe
29:05qui, j'imagine,
29:06en Grèce
29:07est encore plus incompréhensible
29:08qu'elle peut l'être
29:08en France,
29:09par exemple au Royaume-Uni ?
29:10Écoutez,
29:11il y a un scepticisme
29:14des Grecs
29:14envers l'Europe
29:15qui augmente,
29:17qui était déjà
29:20à cause
29:23de l'austérité
29:24et de toutes
29:25les péripéties
29:27avec la dette
29:28et le gouvernement
29:28en Syriza
29:29et tout ça.
29:31Et le désir
29:32de changer
29:32un petit peu
29:33la remède,
29:35la thérapie
29:36d'austérité.
29:37Alors maintenant,
29:38ça augmente.
29:40Mais quand même,
29:41il n'y a pas
29:42des gens
29:42qui...
29:43Maintenant,
29:44il n'y a pas
29:44une tendance
29:44de sortir
29:46de l'Europe,
29:48ce qui s'est passé
29:49c'est vraiment...
29:50Je vous donne un exemple.
29:52Par exemple,
29:52l'année dernière,
29:54on a essayé
29:56de changer
29:56la politique
29:57MTP,
29:57on a dit
29:58non, non, non,
29:58il faut respecter
30:00les accords.
30:01Point.
30:02on a essayé
30:04à la fin
30:04d'organiser
30:05un referendum
30:08comme réaction
30:09avec tout ce que vous voulez,
30:13des ultimatums,
30:14des menaces
30:16et tout ça.
30:16Tantique,
30:17maintenant,
30:18on a un seul pays,
30:19l'Hongrie,
30:20qui va organiser
30:22un referendum
30:23pour accepter
30:251200 personnes.
30:27Pour accepter,
30:28pas pour les discuter
30:29des citoyens,
30:30on croit,
30:31mais seulement
30:31pour les accepter
30:33pour un certain
30:33niveau provisoire.
30:35On dit rien.
30:37Il y a cet accord
30:3810 septembre
30:39sur la relocalisation
30:41qui devrait être
30:42expert par tout le monde.
30:44Il y a des pays
30:45qui n'expectent pas du tout.
30:46Il n'y a pas
30:47un seul,
30:49mais pas
30:50appennition,
30:51mais même
30:52aujourd'hui,
30:53j'entendais quelqu'un
30:54qui,
30:54de la part
30:55de la Commission,
30:56de mentionner
30:57qu'il y a des pays
30:58qui ne se comportent
31:01selon les décisions
31:03collectives.
31:05Alors,
31:06qu'est-ce qui s'est passé ?
31:08L'Europe avait
31:09une porte
31:11ouverte.
31:12La porte ouverte
31:13a été fermée.
31:15Elle a été fermée
31:16sous la pression
31:17de l'extrême droite
31:19qui monte partout
31:20dans l'Europe.
31:22Parce que c'est ça
31:22la vraie raison.
31:25Pas en Grèce pour l'instant.
31:26Pas en Grèce pour l'instant,
31:28mais dans d'autres pays.
31:29Ils ont obdoré
31:29quand même.
31:30Ils ont obdoré
31:30qu'il était là.
31:33C'est évident
31:33que ça,
31:35c'est la raison principale.
31:37Y compris à l'Allemagne,
31:38avec des difficultés
31:39que Mme Merkel
31:42affronte.
31:43Alors,
31:43qu'est-ce qu'on a fait ?
31:44On a donné
31:45les clés
31:46de la porte
31:47derrière.
31:50On a donné
31:50les clés
31:51au M. Erdogan
31:53pour qu'il ouvre
31:55la porte
31:56quand il veut
31:57ils envoient
31:58des
32:00je ne sais pas
32:00des
32:02sujets là.
32:03C'est quoi ça ?
32:04Ce sont des êtres humains
32:05mais quand même
32:06on les traite
32:06comme des chiffres
32:08et tout ça.
32:08Mais c'est lui
32:09qui maintenant
32:09qui a les clés.
32:10Bien sûr.
32:12Alors,
32:12il peut
32:12faire tout ce qu'il veut.
32:14Le problème
32:15qui se pose
32:16c'est que
32:16est-ce que
32:17M. Erdogan
32:18est un allié
32:20fiable
32:20de réussir ?
32:22Moi,
32:23je m'en doute
32:24beaucoup
32:25parce que
32:25son comportement
32:26récent
32:27t'as dit
32:27qu'aux premières années
32:28de sa réunion
32:29il avait beaucoup
32:30d'ouverture
32:30et tout ça
32:31il a changé
32:31beaucoup
32:32après
32:32ces dernières années
32:34il a complètement
32:35changé
32:36et maintenant
32:36c'est lui
32:36qui a déclencé
32:37la guerre civile
32:38au sein de la Turquie
32:39et tout
32:40est-ce que nous
32:40est-ce que vous
32:41autoriseriez
32:42à poser une question
32:42à ce que
32:42allez-y
32:43bien sûr
32:44on est là
32:45pour parler
32:45pour éclairer
32:46la situation
32:47Il y a une idée
32:48absolument saugrenue
32:49qui m'est venue en tête
32:51dont j'espère
32:51qu'elle ne se réalisera pas
32:52mais est-ce que
32:53vous pensez
32:53qu'il pourrait aussi
32:55se négocier
32:56ou se discuter
32:57une sorte de deal
32:57qui dirait aux grecs
32:58acceptez donc
32:59des Syriens
33:00et on verra
33:01ce qu'on peut faire
33:01sur la dette
33:03ça m'est venu en tête
33:04cette chose-là
33:04et avec un peu
33:06des froids
33:06à dire vrai
33:07Oui
33:07on l'a discuté
33:09est-ce que c'est réel ça
33:10il y avait aussi
33:11des déclarations
33:13des officiels
33:14européens
33:15qui faisaient allusion
33:16à ça
33:17de manière
33:18de faciliter
33:19un petit peu un pays
33:20on ne peut pas
33:21à la fois
33:22régler deux crises
33:24d'être comme ça
33:25mais quand même
33:26il faut
33:27selon le gouvernement
33:29et nous
33:30moi
33:30en tant que maison
33:31séparer
33:32les deux questions
33:35parce que
33:36d'abord
33:36nous avons besoin
33:38d'une espèce
33:38de solidarité
33:40aussi
33:40à la question
33:41de la crise économique
33:43et des mémorantums
33:44parce que ça devient
33:46de plus en plus difficile
33:47il y a une situation
33:48on n'a pas parlé
33:50de ces dernières fonds
33:50mais ça devient
33:52de plus en plus
33:54explosif
33:57nous avons aussi
33:58besoin de solidarité
33:59et dernièrement
34:00je pense que
34:01Mme Merkel
34:01ce qu'elle paye
34:03maintenant
34:03c'est la manière
34:05avec laquelle
34:07les Allemands
34:08ont comporté
34:09avec les pays
34:10d'ici
34:10notamment avec la Grèce
34:11quand la crise économique
34:12a éclaté
34:13parce que
34:14le manque de solidarité
34:15les égoïsmes nationaux
34:16le fait qu'un pays
34:18gagne
34:18au détriment des autres
34:19voilà
34:20après
34:21la leçon
34:22donnée à tous les pays
34:23européens
34:24était de s'occuper
34:26c'est vrai
34:27mais est-ce qu'on a le droit
34:28de dire aussi
34:29qu'à l'époque
34:29si la gauche européenne
34:31avait su soutenir
34:33à un moment
34:33pour essayer de constituer
34:34un front solidaire
34:35à l'égard de la position
34:37qui était adoptée
34:38par l'Allemagne
34:39et qui était une position
34:40j'allais dire
34:41cohérente
34:41par rapport
34:41madame Merkel
34:42a été une élue de droite
34:43qui est venue
34:44avec un programme de droite
34:45et qui a continué
34:46en Europe
34:46à essayer de mettre en place
34:47ce programme libéral
34:49au sens
34:50peut-être que la gauche
34:51a là des questions
34:52à se poser
34:53sur son incapacité
34:54à ce moment-là
34:55à pouvoir faire
34:56ce qu'on voit avec Cameron
34:57en Angleterre
34:58c'est-à-dire que Cameron
34:59arrive à peser
35:00sur les politiques
35:01en imposant
35:02un chantage
35:03et comment se fait-il
35:05comment se fait-il
35:06qu'à l'époque
35:06à l'époque
35:07où la Grèce
35:08était dans une grande souffrance
35:09et où Syriza
35:11est arrivée au pouvoir
35:11comment se fait-il
35:12qu'on n'est pas
35:13soutenir
35:14on a essayé
35:16de faire des alliances
35:17il faut adresser
35:18la question
35:19à Sylvie
35:19je pense
35:20et donc à moi
35:21excusez-moi
35:22mais il me semble
35:23quand même me souvenir
35:23qu'il y a un bon mois
35:24particulier de crise
35:26où du coup
35:27le soutien de la France
35:28et du président Hollande
35:29était particulièrement utile
35:30son implication
35:31oui oui oui
35:32à la fin
35:33il était seul
35:34on repasse sur un autre débat
35:36il a été seul
35:36oui oui mais c'est important
35:38sur la question
35:38pourquoi est-ce qu'à un moment donné
35:40quand il s'agit de solidarité financière
35:41tout le monde fait
35:43oula
35:43pourquoi on regarde ailleurs
35:44c'est parce que justement
35:45je pense qu'un certain nombre
35:46se sont dit
35:47ça peut m'arriver à moi
35:48donc cette question
35:49de solidarité financière
35:50bon il ne faut pas trop
35:51que je joue avec le truc
35:52parce qu'on ne sait jamais
35:53là tout le monde s'en fout
35:55il s'agit d'intégrer des gens
35:56de faire en sorte
35:57donc c'est chacun pour soi
35:58dans ces cas
35:59tu vois la situation
36:00est quand même un peu différente
36:00ça peut t'arriver à toi
36:02ou pas
36:02oui non mais bon
36:03alors Sylvie Guillaume le disait tout à l'heure
36:05le Parlement
36:05et le Parlement là-dedans
36:06alors j'allais dire
36:07au point où on en est
36:09qu'est-ce qui peut se passer
36:10comment ça peut évoluer
36:11et comment peut peser
36:12précisément le Parlement
36:13sachant qu'effectivement
36:14on l'a entendu ce matin
36:16la volonté des députés
36:17telle qu'elle s'est exprimée
36:18elle ne va pas dans le sens
36:19effectivement
36:19de ce qui s'est passé
36:20en début de semaine avant celle
36:22qu'est-ce qui peut se passer maintenant
36:24parce que clairement
36:25c'est ouvert tout ça
36:27on ne peut plus ouvert
36:28ça pourrait être ouvert
36:30sauf pour les frontières
36:31sauf les frontières
36:32qui elles sont fermées
36:33l'Europe est en train
36:34de se transformer en forteresse
36:36mais les solutions disparaissent
36:38je pense qu'on risque
36:40de rentrer dans une logique
36:41de conflit politique
36:44et personnellement
36:45je l'espère
36:46c'est-à-dire que
36:46je n'espère jamais
36:48un conflit politique
36:48mais le Parlement
36:50est en train de défendre
36:50des positions
36:51et défend des positions
36:53qui sont celles
36:53de l'intérêt général européen
36:55et essaye de remettre
36:56au cœur de l'Europe
36:57ces principes
36:59de solidarité
37:00et d'assistance
37:01on voit que ça va être
37:03très très compliqué
37:03que le Conseil
37:05donc les États
37:05essayent de s'affranchir
37:07et Sylvie a eu parfaitement raison
37:08de dire tout à l'heure
37:09qu'Angela Merkel
37:10elle a négocié
37:11en direct
37:12avec le président turc
37:14et avec
37:15le Premier Ministre
37:17des Pays-Bas
37:18parce qu'il préside
37:19le Conseil
37:20actuellement
37:20mais rien ne s'est passé
37:22de manière collective
37:24et c'est vrai
37:24qu'à un moment
37:24il faut que le Parlement européen
37:26joue son rôle
37:26et dise non
37:28et donc il va falloir
37:29que l'on se mobilise
37:30après il faut aussi
37:31trouver des majorités
37:32au Parlement européen
37:33ça c'est un autre
37:35parce que là
37:36on a des échéances
37:37on en parlait
37:37il y a quelques minutes
37:39c'est un tour
37:40mais vous savez
37:40on n'a pas réussi
37:40à avoir ne serait-ce
37:41qu'un débat à l'époque
37:42sur le Danemark
37:43qui était en train
37:44de confisquer
37:44les biens des réfugiés
37:45et quand les réfugiés
37:46entraient
37:47ce qui ne s'est jamais vu
37:48dans l'histoire de l'Europe
37:49jamais
37:50et on n'a pas réussi
37:51mais dans le très mauvais exemple
37:52de l'anniversaire de l'Europe
37:53exactement
37:54voilà l'Europe aussi
37:56et quand vous disiez
37:57tout à l'heure
37:57que l'Europe
37:58a des vitesses séparées
38:00selon qu'on est hongrois
38:01polonais
38:02en gros
38:02selon qu'on est de droite
38:03ou selon qu'on essaye
38:04de porter une alternative
38:05en Europe
38:06ce qu'essayent de faire les grecs
38:08clairement
38:08il y a deux visions
38:09qui s'affrontent
38:10donc là
38:10il faut que le Parlement
38:11essaye de reprendre la main
38:13Sylvie Guillaume
38:14là-dessus
38:14deux choses
38:16je suis parfaitement d'accord
38:17avec cet aspect-là
38:19parce que je pense
38:20que vraiment
38:20on est dans une phase
38:21de crash test
38:21il y a eu le crash test
38:24bancaire
38:24et tout ce qui s'est passé
38:25au moment de la crise
38:27financière et économique
38:27on a vécu les choses
38:29je ne suis pas sûre
38:29que ce soit complètement terminé
38:31mais en tout cas
38:31pour les raisons
38:32qu'on expliquait tout à l'heure
38:33la solidarité
38:34c'est quand même
38:35globalement organisé
38:36là on est à quelque chose
38:37où il n'y a absolument
38:38rien de solidaire
38:39il n'y a absolument rien
38:41de solidaire
38:42de partagé
38:42de co-responsable
38:44alors qu'il s'agit de personne
38:45donc à un moment donné
38:46le crash test
38:47il va être
38:47quelque chose
38:48de totalement déterminant
38:50pour l'avenir de l'Europe
38:51de ce qui se passe ensemble
38:52du fait que
38:52simplement de savoir
38:53ce qu'on fait encore ensemble
38:54la 28
38:55deuxième chose
38:56que je voulais ajouter
38:57dans tout ça
38:57en termes de pistes de réflexion
38:59c'est que
38:59on parle de la responsabilité
39:00du conseil et de la commission
39:01on voit que ce n'est pas
39:02tout à fait la même chose
39:03et que les
39:05quilles à tirer
39:05ne sont pas tout à fait
39:06les mêmes
39:06on parle du rôle du parlement
39:08et moi je partage
39:09ce que Célio et Pascal ont dit
39:11je pense que le parlement
39:12a vraiment son rôle à jouer
39:13et qu'il faut qu'on y aille
39:14en poussant des épaules
39:15et poussant des coudes
39:16troisièmement
39:16ayant en tête
39:17qu'il y a une question
39:17de l'égalité des accords
39:19qui sont en train de se faire
39:20moi je ne parlerai pas
39:21à ce stade
39:22je vais être responsable
39:23de l'examen
39:25de la réforme
39:25de la directive procédure
39:27d'asile
39:27pendant le précédent mandat
39:28je peux quand même
39:29vous dire que globalement
39:30si on regarde un peu
39:31dans les coins
39:31on n'est pas tout à fait
39:33au cordeau
39:33dernière chose
39:34il y a quand même
39:35des cours qui existent
39:37dans l'Union Européenne
39:37il y a des cours
39:38qui vont regarder
39:39un certain nombre d'éléments
39:41de ce qui se passe
39:41dans cette situation
39:42et je ne parierai pas
39:43à ce stade
39:44que les cours
39:45soient totalement d'accord
39:46avec ce qui est en train de se passer
39:47un mot Stelios
39:48pour clôturer
39:49ce patient de débat
39:50dont je vous remercie
39:52allez-y
39:53juste un petit mot
39:53par rapport
39:54à la conclusion grecque
39:57j'espère que les cours
40:01dont celui-ci vient de mesquennais
40:04ne s'attaquent
40:07encore une fois
40:08la Grèce
40:08en disant
40:08que c'est la Grèce
40:10qui viole les lois
40:12tandis que les autres
40:13jouent le pendium pilates
40:16c'est ça
40:17je vous remercie beaucoup
40:18merci beaucoup
40:18pour tout ce que vous nous avez
40:19apporté à ce débat
40:20merci à vous de nous avoir suivi
40:22et puis on se retrouve bientôt
40:22au revoir
40:23merci
40:31merci

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