- il y a 13 heures
Pour les députés européens, Isabelle Thomas (Socialistes et Démocrates) et Stélios Koulouglou (Gauche unitaire européenne-GVN), le discours sur l'état de l'Union de Jean-Claude Juncker, n'a pas apporté de solutions nouvelles aux inégalités et aux défis que doit affronter l'Europe. Débat animé par Jean-Jacques Régibier.
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00:11bonjour et bienvenue dans ce débat depuis le parlement européen de strasbourg le président
00:16de la commission européenne jean claude juncker a fait ce matin son traditionnel discours sur
00:21l'état de l'union européenne quels en sont les principaux points et points pardon pas
00:27quelles sont vos analyses et vos réactions on en parle avec vous isabelle thomas bonjour vous êtes
00:32député socialiste et démocrate vous êtes intervenu d'ailleurs ce matin en hémicycle estelios
00:37koulouglou vous êtes député de la gauche unitaire européenne gauche verte nordique vous êtes député
00:43grecque qui est une autre manière disons plus large de voir ce qui s'est dit ce matin commençons peut
00:48-être
00:48un peu par la tonalité générale de ce discours on a entendu finalement un président de la commission
00:54européenne qui s'est voulu assez rassurant sur l'avenir de l'europe l'année dernière on avait
00:58l'impression que rien n'allait plus que tout allait mal que l'europe allait à sa perte etc et
01:02puis
01:02d'un seul coup la miracle les vents sont favorables dit jean claude juncker qui a retrouvé semble-t-il
01:07un peu de morale il parle d'un rebond économique vous vous partagez un peu cette espèce de on va
01:13pas dire d'optimisme extraordinaire mais en tous les cas de de petite tranquillité on va dire non je
01:20partage pas du tout son optimisme je pense qu'effectivement le président juncker a eu très
01:23peur des élections des dernières élections nationales et notamment aux pays bas et en
01:29france et en autriche où les nationalistes étaient très très haut dans les sondages et qui finalement
01:34n'ont pas réalisé les scores prévus et donc il est un peu rassuré il en déduit une accalmie qui
01:44n'est
01:44pas vécu de la même manière par les européens qui continuent à souffrir soit du chômage soit de
01:51boulot enfin de travail qui sont sous rémunérés et donc dans les deux cas la satisfaction règne sans
01:58compter que par exemple sur le climat on en est encore aux déclarations et pas encore aux actes
02:13pour moi c'était la déception totale j'attendais plus de choses après l'expérience de la montée de
02:21l'extrême droite qui est l'effet l'effet principal des politiques d'austérité qu'on sens un petit peu
02:29qu'on après on on respire un petit peu on sens le temps sens la politique rien du tout et
02:37c'était
02:37discours à mon ami reflète l'attrait la l'optique la vision très sur le terme de toute la direction
02:49européenne qui après qu'on n'a pas perdu les élections on met les problèmes sous le tapis et on
02:57continue comme c'est le cas business as usual ça c'était avec quelques très bonnes intentions
03:05très bonnes paroles quelquefois je doute je doute pas de toutes les intentions de monsieur Juncker il a
03:14aussi des bonnes intentions je suppose mais que les bonnes intentions sa pragmatisme sa vision conduisent
03:22quelquefois à l'infer c'est marrant que vous utilisiez le terme déception parce que quand je suis intervenue
03:27ce matin j'ai commencé comme ça monsieur le président de la commission je suis déçu et j'étais
03:32effectivement déçu d'abord parce que on est à on a encore un an utile de mandat cette année l
03:39'an
03:39prochain à la même période on en parlera tout à l'heure de cette question là puisqu'effectivement il y
03:44a
03:48la fin de mandat on avait l'impression qu'on était déjà dans l'après mandat donc ça c'est
03:52à mon avis la
03:53première déception qu'est ce qu'on fait là maintenant tout de suite dans le temps utile qui nous reste
03:57pour
03:58répondre aux aux exigences des européens deuxième déception pour ce qui me concerne et ça revient rejoint
04:04tout à fait ce que vous dites c'est que il n'y a pas de concret il ya des
04:08paroles il ya des paroles et des
04:10paroles mais on passe jamais à l'acte et notamment moi je suis à la commission des budgets et sur
04:15le budget il a dit oui
04:16je préfère un budget plus important que ce que le carcan dans lequel on travaille aujourd'hui très
04:22bien mais il a rien dit sur le fait que on dépasse le plafond de 1% du PIB il
04:28a rien dit sur le fait
04:29que on mette en place des ressources propres et notamment la fameuse taxe sur les multinationales
04:35qui arrangeraient bien les budgets et le budget européen et les budgets nationaux d'ailleurs donc
04:40il arrangerait bien tout le monde qui serait en plus de la justice fiscale à l'état pur et qui
04:45serait
04:45partagé par les européens en termes de projets donc voilà des grands discours il ya des choses
04:51qu'on peut partager comme vous dit dans son discours mais les actes c'est ça sur les multinationales
04:58jean claude juncker a dit bien sûr il faut qu'ils payent l'impôt là où ils sont etc on
05:02peut tout le
05:02monde est d'accord avec ça j'allais dire ça fait consensus mais en même temps on ne parle pas
05:07de ce
05:07que vous disiez à l'instant on va peut-être rester sur ces questions économiques parce qu'il ya plusieurs
05:11aspects à la question économique qu'est ce que vous y voyez j'allais dire vous aussi en tant que
05:16député grec dans la mesure où l'économie un point central pour vous également qu'est ce que vous avez
05:21entendu dans ce discours de jean claude juncker qui sur l'économie nous dirait quelque chose de nouveau
05:26est ce que vous avez entendu quelque chose d'intéressant ou d'important comment vous l'avez entendu sur la
05:30question économique non pas très intéressant c'est toujours le les accords commerciaux on va
05:38ouvrir on va faire beaucoup de cétats avec de ça on a fait avec les gens le canada le japon
05:44aucune contestation en ce moment c'est la nouvelle jeanlande on attend petit qu'est ce qui va se passer
05:53avec les qu'est ce que le tram va décider j'ai pas prononcer c'est ça mais sur les
05:59autres n'est pas
06:00c'est mais c'est l'économie d'elle non évidemment il ya quelques indices et qui disent que par
06:09rapport à
06:09la dernière ça c'est la situation est meilleure mais écoute les chiffres prospèrent mais les lettres
06:21humaines ne prospèrent pas ça c'est là ça c'est la question mais je sais pas et on n
06:25'essaye pas
06:26de l'échanger c'est ça c'est ça qui on essaye pas déjà c'est un petit peu les
06:31deux choses non non non
06:33j'ai pas dit quelque chose très intéressante alors sur ce sur cette question banalise il est parce que
06:39sur l'économie mais c'est même un pire parce qu'on attendait des déclarations importantes sur la
06:46question de la zone euro la question monétaire la limite on attendait des un engagement de la
06:53part de la commission et en fait qu'est ce qu'on a eu l'annonce d'un ministre de
06:59la zone euro qui
07:00serait commissaire mais rien sur un parlement de la zone euro alors il a dit le parlement c'est celui
07:06là en fait il s'est même prononcé contre le parlement de la zone euro quand il dit le parlement
07:13c'est
07:13celui là il ne lui confère aucune prérogative nouvelle sur la question économique et monétaire
07:18et à l'inverse on a donc ni même un budget de la zone euro d'ailleurs ni parlement ni
07:23budget de la
07:24zone euro et même à l'inverse puisqu'il dit il y aura un ministre qui sera un commissaire ça
07:28veut
07:29dire qu'on aura le gendarme sans avoir la démocratie prendra le gendarme de l'austérité
07:35le gendarme de l'austérité sans la démocratie en fait on remplace la troïka par un commissaire
07:39et ils sont financement par ailleurs c'est le problème c'est aussi qu'il dit qu'il faut pas
07:46et moi j'étais un petit peu étonné qu'il qui s'est prononcé contre les propositions de
07:53du macron de président macron à ce qui concerne l'assemblée le parlement de la zone euro il a
08:00dit que tout le monde doit entrer dans la zone euro c'est ça mais ça c'est pas réaliste
08:06du tout
08:06parce que d'abord il y a les pays pauvres qui ont qui ont vu l'expérience de la grèce
08:10et des
08:11autres pays et ne veulent pas d'aucune manière s'y entrer et aussi il y a des pays riches
08:17qui ne veulent
08:18pas entrer au prix par exemple qui va persuader les danois qui se considèrent les les gens les plus
08:28heureux du monde d'entrer dans une aventure de l'euro pourquoi comment on va le faire ça c'est
08:35pas il
08:36parlait pas réaliste il était réaliste et seulement en ce qui concerne les accords commerciaux les budgets sur la
08:45la défense la défense ça c'est bien sûr mais pas vraiment si des propositions concrètes pour les
08:53gens alors c'est ça c'est là dessus que je voulais revenir vous parliez tout à l'heure effectivement
08:57de ce qui est important pour pour pour les citoyens tout simplement on a alors il a on a parlé
09:05ce matin
09:05de cette question des travailleurs détachés du dompique social à l'intérieur de l'union européenne est ce que
09:09vous avez entendu quelque chose de nouveau là dessus qui pourrait avoir un sens depuis 2014 c'est ça le
09:16problème c'est que l'engagement sur la directive détachement et sur le pilier social il existe
09:24depuis la candidature de Jean-Paul Juncker à la présidence de la commission devant le parlement bon
09:31alors j'espère qu'il a donné une deadline je crois que c'est novembre 2017 donc là pour le
09:39coup j'espère
09:40la deadline sera tenue mais c'est vrai que à part ça il n'a même pas parlé de la
09:46jeunesse alors que
09:48on a un programme contre le chômage des jeunes qui a été en grande difficulté budgétaire qu'on a sauvé
09:54par la pression du parlement contre le conseil lors des dernières lors de la dernière révision du cadre
09:59financier pluriannuel et dans le budget 2018 mais bon ça il n'en a pas dit un mot sur un
10:08peu sur
10:08l'industrie il a eu un discours mais c'est pareil on reste dans le vague on reste dans le
10:13flou et même
10:15je vais même vous dire même sur la question de la défense et de la sécurité qui est le grand
10:22sujet
10:22des états membres du conseil dans le débat européen même là dessus avec quel budget avec quel budget
10:30puisque il n'est pour l'instant pas question encore en tout cas dans ce qu'on a entendu de
10:37dépasser le
10:38le fameux plafond du 1% avec lequel on ne s'en sort pas aujourd'hui déjà c'est à
10:44dire sans parler de défense
10:45aujourd'hui et en se limitant à quelques milliers de gardes frontières pour la sécurité donc voilà je
10:54suis sûr c'est sur cette question dumping social à l'heure actuelle qui dont on parle au niveau
11:03européen on n'a pas entendu effectivement de choses très très très nouvelles la situation devient des
11:11brise à plus grave même aux pays riches par exemple il ya un très un article très intéressant au monde
11:17diplomatique qui parle de l'enfer de travailler en allemagne avant les élections il ya notre une
11:26autre question qui n'a pas touché profondément à mon avis c'est qu'il est la question de de
11:31refuser
11:31alors on va bien sûr j'avais prévu d'en parler simplement pour terminer à terminer un petit peu
11:36sur ce chapitre et économique et social quand jean claude juncker dit bon l'europe sociale l'europe
11:45sociale il a fond on va la faire etc on a l'impression que c'est effectivement une phrase mais
11:49que derrière
11:50ça on est en train d'analyser les différents points sur lesquels ça pourrait avancer il n'y a pas
11:54énormément de choses nouvelles est ce que c'est votre votre impression europe sociale ça veut dire
11:58quoi parce que ça on va être vous allez être vous en tant que députés interrogés par les citoyens sur
12:03cette question c'est quoi plus d'europe sociale aujourd'hui qu'est ce que vous leur répondrez au vu
12:09de
12:09ce qui vient d'être dit tout à l'heure après on peut le débat va être long alors mais
12:12en tout cas pour
12:13essayer de faire court à partir du moment où on a marché unique c'est à dire où les marchandises
12:19sont échangées sur un espace sans aucune frontière barrière douanière etc à partir de ce moment là
12:28évidemment pour pour que l'activité se poursuive et pour qu'on n'ait pas une concurrence à la baisse
12:34entre les travailleurs il faut mettre des règles identiques pour tous c'est dans le cadre d'un marché
12:40unique il faut mettre des règles identiques pour tous alors après il ya effectivement ça paraît
12:44simple il ya un principe de réalité qu'il ya des pays qui sont très en retard mais ça aussi
12:48ça fait
12:48partie du débat moi je fais pas pardon comme emmanuel macron et je ne dis pas les méchants polonais
12:55ou les méchants tchèques ou je ne dis pas ça parce que effectivement il y a un déficit un décalage
13:07de richesses de conditions de vie et de travail pour ces peuples qui est telle que forcément y compris
13:17on peut pas de lutter contre le fait que l'heure de travail soit moins chère à tout point de
13:23vue donc le seul moyen c'est de permettre le rattrapage et le problème qu'on a depuis l'élargissement
13:28c'est qu'on a fait l'élargissement sans rattrapage alors qu'il fallait comme ça avait été fait
13:33précédemment avec l'espagne portugal c'est mettre le paquet dans les politiques de cohésion mettre le paquet budgétairement pour
13:41favoriser
13:43cette égalité finalement entre les territoires quels qu'ils soient au sein de l'union européenne et qu'effectivement les
13:49conditions de vie des gens les conditions de salaire les conditions de travail
13:53puissent être harmonisés c'est ça l'enjeu mais pour ça faut pas être naïf pour ça c'est pour
13:59ça que je suis énervé sur ce 20% budgétaire parce que pour ça il faut un paquet de moyens
14:04mais à la fin tout le monde gagne
14:05tout le monde gagne parce qu'on arrête justement cette espèce de spirale descendante du dumping et qu'on pourra
14:14enfin et sur le plan de l'industrie et sur le plan de la rémunération des salariés
14:19et sur le plan des retraites avoir une situation équilibrée au sein de l'europe voilà c'est ça le
14:26sujet à mon avis
14:26juste un petit mot sur la grèce peut-être c'est ce que nous j'imagine que cette question la
14:32situation cette situation là évidemment pèse d'une manière très particulière en grèce à l'heure actuelle
14:37évidemment parce que la grèce a connu le sort des pays de l'est disons ça veut dire il n
14:45'a pas été aidé
14:46quand la crise a éclaté et alors maintenant il n'y a pas de aussi des moyens
14:54de minimiser la distance qui est encore beaucoup plus grande qu'elle était il y a 10 ans
15:06mais la seule chose positive en ce qui concerne la grèce c'est que la grèce n'a pas été
15:13mentionnée
15:14oui c'est ce que j'allais vous dire j'allais vous en parler tout à l'heure
15:17on a bien noté que le mot grèce n'avait pas été prononcé
15:20sauf c'est sur les ports c'est une phrase sur les ports
15:23je sais même pas si on a parlé de grèce ou il a parlé des ports mais c'est vrai
15:27j'ai noté aussi ça la grèce on en a pas parlé
15:29on a parlé de la turquie mais pas de la grèce ça veut dire que la grèce devient un pays
15:32normal
15:35qui n'est pas là et qui ne fait pas la ligne aux journaux et à la brèche
15:39bien sûr ça c'est un courage ça c'est un courage à mon avis
15:44la grèce n'a été mentionné qui est par patrick l'hieric notre collègue à la gauche qui a
15:52qui a qui a qui qui s'est prononcé pour faciliter le l'emploi en grèce en utilisant les les
16:00paquets
16:01juncker tout ça de manière favorable il y avait quand même un point positif mais c'est peut-être
16:06que je trouvais quand même que sur les libertés publiques on il ya des il ya des annonces qui
16:11sont courageuses quand même je trouve que l'affaire de l'affaire de dublin enfin qui pénalise il là il
16:22parle de la grèce la grèce et l'italie qui sont pénalisées par les accords de dublin
16:27puisque le pays d'arrivée des réfugiés sont finalement responsables de ces réfugiés donc
16:38ça c'est absolument injuste donc ça il est bon là il a dit qu'il allait réformer dublin
16:48après il ya les les corridors pour les pour les les corridors pour les les migrants voilà quelques
16:57points et puis les sanctions pour les sanctions sur les droits de l'homme la turquie madame c'est
17:03la première fois la turquie la pologne et la hongrie d'une certaine manière il n'a pas il n
17:12'a pas
17:13attaqué directement la pologne non il a parlé génériquement en général qu'il allait prendre
17:21des sanctions mais on verra là aussi si alors ça va nous permettre d'enchaîner sur évidemment la
17:26question des migrants parce que vous vous parlez de la turquie la turquie il en a été question à
17:29deux reprises une fois pour dire que quand même l'accord sur les migrants c'était quand même
17:33quelque chose de formidable et deuxièmement pour dire qu'effectivement l'absence de droits de
17:37l'homme les journalistes en prison etc c'était pas bien et qu'ils se rangeaient derrière la décision
17:42que vous avez prise en tant que député il ya deux mois maintenant un peu plus de deux mois à
17:47savoir de geler les négociations d'adhésion bien ou pas enfin bref c'est comme ça sur cette question
17:53des migrants alors ce qu'on a entendu ce matin de la part de jean claude juncker c'est il
17:58faut
17:58continuer à accueillir mais il faut on a accueilli d'ailleurs on accueille plus que les états unis le
18:06canada et l'australie réunis formidable et mais en même temps attention faut pas trop accueillir et
18:14puis ceux qui n'ont pas le droit en fait parce que leur dossier dit qu'ils n'ont rien
18:19à faire en
18:20europe cela il faudra les renvoyer il a cité un chiffre 36% des demandeurs d'asile qui sont déboutés
18:26c'est à dire qu'ils devraient retourner normalement dans leur pays sont ne sont pas renvoyés restant en
18:30europe et ça il a dit c'est pas bien du tout donc c'est pareil sur cette question des
18:34demandeurs d'asile
18:34qu'est-ce qu'on a entendu de neuf finalement et sur cette question des migrants tout simplement
18:39qu'est-ce qu'on a entendu de neuf aujourd'hui qui nous permettrait de dire que cette question qui
18:45est centrale tout de même en europe depuis ne serait-ce que deux ans qui se pose de manière
18:49critique et qui se pose de manière critique aujourd'hui encore on trouverait une nouvelle
18:55voie un nouveau chemin est-ce que vous avez entendu quelque chose dans ce sens là il faudrait il faudrait
18:59vérifier mais moi il me semble pas l'avoir entendu de la bouche du président de la commission qu'il
19:06fallait réformer dublin dans le sens d'une responsabilité partagée et non pas d'une
19:13responsabilité aux frontières et au niveau des arrivées donc je me trompe peut-être il l'a
19:18peut-être déjà dit mais il me semble que c'est la première fois même si c'est une évidemment
19:23une
19:25idée qui qui bat depuis un petit moment les couloirs du parlement mais voilà effectivement et
19:36puis la nouveauté par la contradiction par rapport à la turquie puisque d'un côté on délègue à la
19:44turquie la plupart des arrivées de demandeurs de d'asile on paye la turquie 4 milliards d'euros
19:51je me suis dit excusez moi du chiffre précis et de l'autre côté une analyse du régime d'herban
20:00qui est
20:00quand même très critique de la part du président juncker donc comment est-ce que y compris ça pose
20:04une contradiction majeure comment est-ce qu'on allie cette critique du gouvernement fondamentale
20:12sur les libertés publiques et le fait qu'on leur délègue la possibilité enfin qu'on leur délègue
20:17les réfugiés qui veulent venir en europe et la gestion des réfugiés qui veulent venir en europe je
20:21trouve que là il ya vraiment une contre une contradiction majeure de la part du président
20:25de la commission sur cette question stérus coulou alors et bien sûr aussi en tant que député grec vous
20:31êtes particulièrement vous êtes particulièrement concerné par cette question de l'immigration est
20:36ce que vous vous avez entendu quelque chose de nouveau qui pourrait permettre vous permettre de
20:40dire en grèce aujourd'hui attendez là il ya un petit peu quelque chose qui se débloque du point de
20:43vue de l'europe quoi au niveau de l'europe malheureusement pas rien du tout par contre et tu sais
20:50la situation se détériore en grèce qui n'a pas été mentionné même aussi j'ai des réfugiés et parce
20:59qu'il y a maintenant augmente le nombre des émigrés qui arrive chaque jour et cette fois ci il ne
21:08part pas vers le nord l'allemagne je sais pas où il reste bloqué en grèce il reste bloqué pas
21:16seulement
21:16en grèce il reste bloqué sur les îles et c'est ça et si ici une île reçoit chaque jour
21:25deux cents
21:26personnes ça fait six mille à la fin du mois six filles dans deux mois trois mois l'île est
21:34complètement
21:35débordée par les alors ça je n'ai rien écouté et en plus j'ai rien écouté même d'une
21:44espèce de
21:44de même pas des menaces mais d'une intention de punir les pays qui encore résistent à appliquer les
21:56accords il ya deux ans maintenant il ya deux ans des accords pour la relocalisation de réfugiés qui
22:04sont pourtant pas très enfin je veux dire on n'accueille pas un nombre contrairement à 10 il faut rétablir
22:09dans
22:09quelques vérités contrairement à ce que dit président juncker on n'accueille pas un nombre extraordinaire
22:14pour l'europe pour un pour un continent de 500 millions d'habitants on n'accueille pas un nombre
22:19considérable de de réfugiés si on compare effectivement des pays comme la turquie au rapport
22:25même à vous en grèce rapport entre la population grecque une population peu nombreuse et le nombre de
22:32de migrants vous prenez à l'heure actuelle dans le pays l'europe en tant que telle n'est pas
22:36un pays de
22:36grand accueil à l'heure actuelle des des migrants il faut dire non pas du tout pas du tout il
22:41ya des
22:42des gens qui arrivent qui arrivent la procédure pour l'examination des demandes d'asile prend du
22:49temps parce qu'on peut pas le faire comme ça avec les gens là ce sont des vies qui sont
22:54en jeu et alors
22:57il reste il ya il ya un mécontentement aussi de la part de la population et aussi de la part
23:03des
23:03réfugiés il est à la montée de l'extrême de l'extrême droite des néo nazis qui en profitent
23:08qui essayent d'en profiter en Italie aussi et maintenant c'est ça alors non je suis pas
23:18satisfait si je pense qu'à ce qui concerne la question à la fois de la turquie aussi de réfugiés
23:24ce
23:24sont aussi les élections en allemagne qui pèsent parce qu'il ne veut pas se prononcer ça veut dire
23:29d'abord sur la turquie il a pris la position de bergla mais c'est ça ça veut dire après
23:37moi j'aimerais
23:38bien qu'ils le disent il y a quelques mois avant les élections en hollande et pas maintenant parce que
23:46l'autre c'est le problème c'est qu'évidemment il veut pas provoquer des réactions à l'allemagne en
23:54disant davantage de choses sur la quai des réfugiés et tout ça parce que la question de
23:58réfugiés reste toujours vivant dans la campagne électorale allemagne un mot peut-être sur le
24:05l'un des autres grands thèmes sur laquelle en principe l'europe à barres à savoir les
24:11questions du changement climatique là encore on a entendu des affirmations de principe il faut il
24:17faut c'est à relever c'est à l'europe de relever le défi mais quoi derrière c'est pareil
24:24est-ce que vous
24:24avez entendu quelque chose de nouveau sur cette question de changement climatique est-ce que l'europe qui
24:29quand même a un rôle particulier à jouer peut jouer quoi et quoi concrètement mon attention a
24:37peut-être été détourné à un moment du discours mais je ne je n'ai rien entendu si ce n
24:44'est le
24:45sempiternel discours sur le respect des accords de paris and so what et là encore pardon c'est la
24:54budgétaire qui parle encore une fois mais pour être sérieux sur la mutation écologique et notamment
25:04sur la mutation énergétique eh bien c'est beaucoup d'argent il ya des grosses conséquences parce que
25:11ou alors on prend le risque de mettre des activités en difficulté ou alors on accompagne la mutation
25:24évidemment dans une europe qui est déjà sur le plan industriel et sur le plan de l'emploi en difficulté
25:33mettre de nouvelles de mettre des activités de nouveau en difficulté c'est très grave donc il
25:38ne faut pas pour autant les ressets au statu quo c'est le contraire de ce que je dis il
25:42faut
25:42effectivement que ça nous la mutation se fasse prendre le taureau par les cordes quand même
25:46il faut prendre le taureau par les cordes mais ça demande des moyens d'investissement en recherche en
25:53accompagnement des activités économiques donc là aussi s'il n'y a pas les moyens conséquents et pour
26:01l'instant j'en entends toujours rien sur la question du changement climatique que vous auriez entendu
26:06quelque chose c'est juste le lieu qu'on n'aurait pas entendu si j'étais député vert j'aurais
26:12explodé
26:15après moi j'attendais beaucoup plus de choses sur la question sociale et tout ça mais quand même
26:22après les catastrophes naturelles qui se passent de tout le monde il fallait payer beaucoup plus de
26:30adaptations sur ce sujet et moi j'ai écouté presque rien sauf des généralités mais très des choses très
26:39générales moi je pense qu'il est qu'il a oublié que le sujet a été oublié par un hasard
26:46du discours
26:47je n'arrive pas vraiment je ne me souviens même pas d'avoir à part ça respect des engagements de
26:54paris peut-être et c'est tout terminé bon la situation que vous nous décrivez là bon on entend
27:00on écoute alors est ce que j'allais dire à l'issue de cette de ce discours qui quand même
27:06détermine la
27:07politique de la commission européenne pour la l'année qui va venir sachant que cette année qui
27:11va venir vous le disiez tout à l'heure et isabelle thomas va être la dernière après on est dans
27:16l'année
27:17électorale on est parti sur autre chose donc il va falloir se présenter devant les électeurs
27:21européens pour dire voilà ce qu'on a fait voilà ce comment on a résolu un certain nombre de
27:27problèmes j'allais dire est ce qu'un programme comme celui ci vous paraît de nature quand même
27:32à réconcilier un peu l'europe avec les citoyens ou est ce que ça va être difficile selon vous
27:37moi très franchement tout ce que j'espère à ce jour tout ce que j'espère par rapport à la
27:45commission
27:46européenne pas dans la vie en général tout ce que j'espère c'est qu'il prendra conscience que ce
27:53discours très général et très futur pour l'union européenne de demain n'est pas du tout en mesure
28:02de satisfaire les attentes des européens et que dès demain matin on va passer un vrai programme de
28:08travail un vrai programme d'action avec un agenda un calendrier d'ici la fin du mandat voilà c'est
28:12tout
28:13ce que j'espère j'ai des doutes comme vous mais je pense que c'est le seul moyen de
28:16rattraper les
28:17choses et d'être sérieux et d'être conséquent et de donner les moyens et de foncer voilà et si
28:24ce
28:25n'est pas ça et bien nous connaîtrons l'europe connaîtra encore de grandes difficultés et continuera
28:33à être très critiqué par par les européens alors la question va se poser de manière j'allais dire encore
28:38plus critique peut-être dans un pays comme la grèce bien entendu parce que là aussi il va falloir dire
28:42quelque chose aux citoyens et l'europe c'est un c'est un chapitre pour les les citoyens grecs
28:48est ce que vous voyez quelque chose qui change qui puisse permettre de dire attendez ça sert à
28:51quelque chose l'europe c'est utile et intéressant non mais quand même les grecs sont vraiment satisfaits
28:57qu'ils ne sont pas dans l'actualité mais à mon avis en ce qui concerne le site de l
29:05'europe et aussi
29:07l'avenir de l'europe je suis très préoccupé et parce que à mon avis je l'ai dit le
29:15discours
29:15et flètre la vision très courte à très court terme et nous avons des questions ouvertes et dont la
29:25principale à mon avis c'est l'Italie parce que si l'Italie va avoir l'appareilment des élections si
29:35on
29:36on n'essaye pas de calmer les choses de renforcer les camps pro-européens c'est l'autre camp
29:45le camp aérosceptique qui se renforce alors là on va voir des problèmes à nouveau j'attendais de
29:57de grande ouverture de la part de Juncker et je ne l'ai pas vu malheureusement
30:03voilà on a l'impression qu'il jouait la roulette russe pardonnez moi cette expression mais à chaque
30:08élection joue la roulette russe et de plus en plus c'est à dire à quand la prochaine élection est
30:13ce
30:13que ça va être celle d'une victoire du fascisme quelque part c'est vraiment une interrogation
30:19maintenant permanente et on a l'impression que qu'ils n'ont pas conscience on souffre et on oublie quoi
30:27on souffle et on oublie voilà exactement c'est exactement ça voilà merci à vous bien sûr ce
30:32débat se continuera on le continuera tout au long de l'année merci à vous également qui nous avez
30:37suivi ne manquez pas l'autre débat sur le site de l'humanité.fr les leçons des ouragans dans les
30:45caraïbes avec deux députés européens ultramarins louis-joseph pansecourt de la martinique et puis
30:50d'un ou ce margis qui est réunionnais à suivre donc sur notre site l'humanité.fr merci à vous
30:56avec qui nous sommes totalement solidaires évidemment bien sûr merci à vous tous à bientôt au revoir merci